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 Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah

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Delilah Goldstein
Admin esclave
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DATE D'INSCRIPTION : 14/04/2018
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MessageSujet: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Sam 14 Avr - 1:05




"Il est des sentiments qui méritent qu'on vole en éclats "



"Delilah Goldstein"


◑ Nom Goldstein, son nom d'épouse. Un nom qu'il faut savoir porter, mériter, endurer. Son nom de jeune fille est Miles, mais elle ne veut plus en entendre parler. ◑ Prénom(s) Delilah, un doux prénom. La seule chose dont elle n'ait jamais eu honte. Il l'accompagne, il la reflète, il la dessine... ◑ Date et lieu de naissance le 6 juin 1984 à Phoenix. ◑ Nationalité américaine pure souche. ◑ Orientation sexuelle Hétérosexuelle, la question ne s'est jamais vraiment posée. ◑ Statut civil Mariée depuis bientôt six ans. Un long voyage teinté de rêves, de désillusions, de mirages et de peine.   ◑ Profession et/ou études Véritable mère au foyer, attentive au moindre besoin de son enfant, à ses soupirs et ses douleurs. Elle caressait autrefois le rêve d'être une violoniste reconnue. Ce rêve lui paraît si lointain... ◑ Quartier d'habitation Beverly Hills, dans une merveilleuse cage fait d'or. ◑ Qualités et défauts de ton personnage Douce ~ Discrète ~ Lunatique ~ Maternelle ~ Ambitieuse ~ Rêveuse ~ Protectrice ~ Mélancolique ~ Têtue ~ Créative ~ Mélomane ~ Dévouée ~ Intelligente ~ Forte et fragile à la fois ~ Secrète   ◑ Avatar Holliday Grainger. ◑ Groupe L'hémorragie de tes désirs. ◑ Crédits @Killer from a gang pour l'avatar,

L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire



Tics et manies et de ton personnage L'existence de Delilah tourne uniquement autour de sa fille, de ses faiblesses, de sa distraction et de ses besoins. Elle voue sa vie entière à modeler un univers fantastique à Mélodie, de la même manière qu'elle savait créer le sien pour échapper à son quotidien. Le matin, elle se lève pour préparer le petit déjeuner de sa fille avant d'aller réveiller celle-ci. Ensuite, elle la prépare, elle l'habille, elle veille sur elle. Toujours après que Gabriel soit parti, elle lui commence la classe, entrecoupant de pauses où elles jouent ensembles. Quelquefois, elle se permet des écarts plus grands pour jouer du violon comme autrefois car sa fille lui demande avec autant d'entêtement que son père. Son violon, c'est son regret et son sacrifice. En jouer lui provoque cette sensation douce-amère, cette impression d'avoir égaré un bout d'elle-même. Alors elle ne joue que rarement, préférant privilégier le piano. Le soir lui est dédié aussi. Quelquefois, des jours sont noyés par les rendez-vous à l'hôpital.
Et au jour suivant, cette même rengaine reprend, inlassablement, avec une odeur d'éternité...

Le petit cocon de ton personnage
Delilah n'est pas née dans le luxe. Pourtant, en vivant auprès de Gabriel Goldstein, elle s'est rapidement habituée à ce confort permanent. Tous les trois vivent dans une somptueuse villa qui comptent une multitude de pièces et de recoins où Mélodie et Delilah peuvent se cacher durant leurs jeux. Le lieu est immense. Parfois trop vide, trop froid, trop silencieux. Alors Delilah aime s'asseoir au piano avec sa fille, et comme si elle prenait les traits de Livia, elle lui apprend la musique avec patience.

Que pense-t-il de la ville de Los Angeles ?
Los Angeles était une nouvelle vie et un nouveau départ, la fin d'une existence médiocre et d'une cohabitation avec sa mère. Delilah n'a jamais regretté d'avoir quitté sa ville natale pour gagner la cités des Anges... Cette ville était son rêve. Elle y a débuté une carrière, trouvé un mari, fondé une famille. Pourtant, tout ce qu'elle a bâti lui semble comme sculpté dans le sable, prêt à s'effondrer à la moindre vague trop grosse. Son univers est fragile et l'avenir incertain...

Pourquoi avoir choisi ce groupe ?
Delilah est un être silencieux et rêveur. Une créature que la vie a malmené mais qui a toujours su garder son cap. L'horizon s'éclairait à la lumière de ses rêves, lui montrant la voie de la musique. Toutefois, le destin ne s'est pas montré aussi clément qu'il n'aurait dû. Ses rêves et ses ambitions, elle a dû les enterrer pour accompagner Mélodie dans son combat perpétuel contre la maladie. Son existence n'est qu'une succession de renoncements, de sacrifices, de peurs et de solitude.

Quel est le petit secret de ton personnage ?
Des secrets véritables, Delilah n'en a pas. Elle n'est pas une personne qui parle énormément. Elle ne dévoile que peu de choses. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle ne pourrait survivre à la mort de sa fille. Alors elle espère, chaque jour, chaque seconde. Mais quelquefois, dans ses douleurs hagardes, elle en vient presque à espérer que la mort puisse délivrer sa fille de son calvaire, et les délivrer eux de ces jours teintés d'incertitude.

Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


Parce que nous sommes curieuses, forcément, nous allons te demander touuuuut un tas d'informations bien croustillantes à ton sujet. Ton prénom/pseudo Mayelle, vous ne vous débarrasserez jamais de moi What a Face   Ton petit âge 22ans. Ce que tu fais dans la vie à part tuer des gens Vendeuse de tapis. Personnage inventé ou scénario Le merveilleux scénario de Gabriel amour Où as-tu connu le forum? Sans doute au moment de sa création... huhu Un dernier petit mot ? Il faut que j'aille me moucher !!

Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque

Code:
[url=http://vice-et-versa.forumactif.org/t3973-si-on-veut-que-rien-ne-nous-separe-alors-rien-ne-doit-nous-unir-delilah][color=red]◑[/color][/url] <span class="titlecat1">Holliday Grainger</span> - Delilah Goldstein
[b]Delilah Goldstein : [/b][i]Beverly Hills[/i]
[b]Delilah Goldstein : [/b] [i]Mère au foyer[/i]

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Delilah Goldstein
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Sam 14 Avr - 1:06



Nous ferons semblant, comme d'habitude...


Les couleurs dansent sur la feuille blanche. Ça éclate, ça tournoie, ça explose comme un millier de feux d'artifice. Un monde se hisse, sous les étoiles chatoyantes des crayons, des stylos et des feutres ; il y pullule des créatures merveilleuses, des ciels qui touchent la mer et le soleil qui caresse la terre, des diamants éclaboussés sur la surface rouge et lisse de l'océan et la nature qui déborde de sa feuille de papier. Les idées fusent, s'enchaînent, se bousculent, se tassent dans l'esprit de la fillette, se lient et se délient en une fraction de seconde, en un coup de crayon, en un éclat de couleur.
Il y en a des tas qui l'enrobent et la confortent. Elles l'emportent dans un nouvel univers mielleux, joyeux et étincelant, dépouillé de la brutalité et de l'amertume de l'existence. Elles éloignent les cris, les insultes, et cette maison dépourvue désespérément d'amour.
Les odeurs chaudes et rassurantes de la vie de famille les avaient quittés depuis bien longtemps, emportant dans ses bagages les gestes tendres, les parfums de l'enfance, les baisers et les richesses de l'innocence. À croire que devenir adulte, c'est embrasser toutes les douleurs, les désillusions et la violence de la réalité. Les rêves n'existent plus pour les adultes, comme une bulle qui éclate et qui submerge les armures en carton, les épées en bois et les casques en papier mâché.
« Eh bien va-t’en ! Dégage d'ici et ne reviens plus jamais ! »
Le dragon se dresse sur ses pattes immenses, ouvre sa gueule gigantesque et vomit des gerbes de flamme. Ses écailles se dessinent plus durs que le métal, aussi incandescentes que le brasier qui gronde dans sa gorge, plus scintillantes qu'un millier de rubis. Majestueux et redoutable à la fois.
« Delilah restera avec moi ! Je refuse qu'elle soit élevée par ta garce !
C'est ma fille ! J'ai le droit de la voir ! »
Le petit lutin valse sur la page. Ses souliers usés, surmontés d'une boucle d'or ternie par le temps, gesticulent et s'approchent de la petite fille aux boucles d'or. Il vient pour faire la fête avec elle, pose des étoiles dans ses yeux, sillonne la route en faisant jaillir des fleurs sur son passage, et quand sa bouche s'ouvre pour chanter, des perles et des joyaux fantastiques en tombent. Quelquefois, quand la nuit s'installe et que le ciel est paisible, le lutin la prend dans ses bras avec tendresse à la frontière de son sommeil. Il lui murmure qu'il l'aime et qu'il la protège. Paisiblement, elle s'endort dans la chaleur des battements de son cœur.

Au creux de ses rêves, rien ne peut lui arriver. La nuit est une muraille impénétrable.

Des éclats. Des cris. Des rugissements, comme ceux du dragon. Des complaintes, comme celles du lutin. Puis le bruit sourd d'une porte qui se claque. Peut-être pour toujours. La petite fille sursauta et lâcha le crayon qui venait de barrer le visage du lutin dans sa maladresse.
Le dragon déploya ses ailes immenses, les agita bruyamment dans les airs avant de se poser lourdement sur le canapé. Les épaules frémissantes de la bête se reflétèrent dans les prunelles pâles de l'enfant. Prudemment, elle se redressa, s'approcha de la créature sanglotante et leva une main pour écarter une mèche qui striait son visage.
« Maman, il pleut dans tes yeux. »
Elle entendit le dragon gémir, puis ses ailes s’étirèrent et se refermèrent autour des épaules de la petite fille.


***


Elle était belle la nouvelle femme de papa. Son nom était Livia. Quand Delilah la contemplait, elle voyait en elle tout ce que sa mère n'était pas. Souvent, elle s'imaginait que ses doigts fins caresseraient tendrement son visage, que ses lèvres pulpeuses lui offriraient des baisers et de la tendresse. Son parfum délicat et fruité s'égrainait sur son passage, éclatait dès qu'elle relâchait sa chevelure noire de jais, souple et brillante.
Son univers, c'était la musique. Et quand elle se mettait à jouer du piano, les notes agitaient les rêves de Delilah. Ils se multipliaient. Ils jouaient à leur tour. Ils voulaient sortir de sa tête. Alors elle capturait l'instrument quand il était solitaire. Et au jour où Livia surprit les activités secrètes de l'enfant, elles jouèrent ensembles.
De ses doigts agiles, elle tissa un nouveau monde à Delilah.
Elle n'avait plus besoin de crayons et de feutres pour dessiner son imaginaire. Les notes étaient les couleurs qu'elle pouvait modeler à sa pensée. Les mélodies ordonnaient ses gribouillages en quelque chose de construit et de gracieux. Les bords de sa feuille blanche ne pouvaient plus la retenir. Elle était libre. Les barrières s'étaient effondrées, dévoilant un horizon somptueux.
Son père, il était parti vivre en Italie, dans la merveilleuse Rome ; et c'était là que son cœur avait trouvé Livia. Le destin. Une évidence. Un rendez-vous.
Alors pour les vacances, Delilah quittait son existence terne et maussade pour retrouver l'ambiance chaleureuse et colorée de l'Italie. Elle se berçait dans les bras rassurants de son père, la tête remplie de symphonies, de mouvements et de concerto. Les souvenirs de cette époque étaient auréolés d'une grâce pure.
En Amérique, la médiocrité des jours la happait, la serrait contre sa poitrine à l'en étouffer. Elle était loin de son père, de l'accent chantant de Livia et de ses airs de musique. Elle dépérissait dans cette cage silencieuse où elle n'entendait que les pas sourds de la bête.
Elle ne voyait guère sa mère. Du matin jusqu'au soir, elle travaillait ; et dès lors que la nuit étendait son long manteau, elle désertait la maison pour parcourir la ville et ses bras. Parfois, la quiétude du sommeil de Delilah était troublée par l'arrivée de sa mère et d'une autre personne. Les murs fins de l'appartement ne dissimulaient pas les rires, les gémissements, les cris d'extase et les paroles. Ces soirs-là, Delilah engouffrait son visage dans son coussin et elle songeait à la musique. Les compositions de Livia emplissaient sa tête et noyaient le chaos extérieur.
La musique lui manquait, comme il manquerait un œil à un borgne.

La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent.

Puis il y eut ce jour.
Sa main s'accrochait toujours désespéramment à celle de Livia, sachant que leur temps était toujours compté. Pourtant, elle avait soudain lâché la sienne quand les notes s'étaient élevées dans l'agitation de la rue. Un vieux violoniste. Elle s'était focalisée sur cette mélodie qui se mêlait au vent. Plus qu'une musique, c'était une plainte déchirante qui s’élevait à chaque fois que l’archet se mettait à faire grincer les cordes et qui meurtrissait le crin. La mélodie était si envoûtante, si bouleversante qu'elle avait l’impression d’entendre son cœur qui pleurait. Cet instrument possédait un étrange écho dans son esprit, comme s’il savait prendre les tourments de son âme et les transposer en notes. Le temps était comme suspendu. Il s'était arrêté et elle s'était immobilisée devant ce musicien qui jouait la symphonie de son cœur. Pour la première fois, elle ne s'était plus sentie seule et démunie. Il venait d'amener la véritable musique de son âme à elle...

C'est dans ta tête depuis toujours. Ça vibre, ça frétille et ça danse. Ça veut naître au creux de toi.

Elle ne le quittait plus, ce violon qu'ils lui avaient offert. Il était son père et Livia quand elle n'était pas avec eux. Chaque fois qu'elle posait l'archet sur les cordes, c'était la voix de Livia qu'elle entendait, le rire de son père, l'agitation ensoleillée de Rome, le chant des cigales... Depuis l'Italie, son père lui payait ses cours du soir pour apprendre le violon. Sa mère rugissait de l'entendre jour à la maison par ce cadeau qui ramenait un peu son père parmi elles, à la maison.
Alors le soir, par pur bravade, quand sa mère recevait un homme, Delilah jouait de son violon pour couvrir l'éclat de leurs ébats. Cela lui avait valu de nombreuses remontrances jusqu'à qu'elle ne cesse sous la menace de perdre son précieux instrument.



***


« Tu vois, je te l'avais bien dit ! Maintenant qu'il est mort, elle récupère tout. Il s'est mis avec une plus jeune, c'est sa faute, elle l'a tuée ! » avait vociféré sa mère, entre colère et regret. Ses paroles résonnaient encore dans la tête de la jeune fille, même à des milliers de kilomètres.
Parfois, Delilah ressentait de la pitié pour elle. La rage avait usé sa beauté et son âme au fil des années. Elle n'était qu'une carcasse vide et malheureuse. Elle n'était plus grand chose. Elle n'était que regret et déception.
Pourtant, même face au visage ravagé de douleur de Livia, elle ne pouvait s'empêcher de la trouver belle. Son chagrin était gracieux. Ses larmes étaient semblables à des perles qui roulaient sur sa peau si douce.
Elle n'en doutait pas une seule seconde. Son père l'avait aimée ; et elle l'avait tant aimé en retour. Les accusations de sa mère n'étaient que fiel et venin.
A l'enterrement, elle n'avait pas pleuré. Son père serait toujours ce lutin qui viendrait la prendre dans ses bras pour la faire rire et lui dire que tout irait bien. Quand elle avait joué pour lui, c'était pour le faire danser... quelque part où il l'entendrait forcément.
« Tu me manqueras, petit ange. Tu me manqueras tant... »
Livia l'avait serrée dans ses bras et avait longuement pleuré. Pleuré sur son sort. Sur son amour perdu. Sur l'impartialité de l'existence. Et elle avait aussi pleuré pour Delilah.
Du jour où elle avait quitté son doux visage à l'aéroport, elle ne l'avait plus revue. Mais Delilah se souvenait de cette dernière image, imprimée à jamais sur sa rétine. Elle revoyait ce sourire infiniment triste, mais ce sourire qui indiquait que tout se passerait bien.
Delilah, en dépit de l'innocence de son jeune âge, n'en était pas si sûre...

Quand j’étais malheureux… je dormais… je rêvais… Mais les gens n’aiment pas qu’on rêve… alors ils vous cognent dessus « histoire de vous réveiller un peu » Heureusement, j’avais le sommeil dur, plus dur que les coups, et je leur échappais en dormant, en rêvant… Oui je rêvais… j’espérais, j’attendais…

« Tu vois ça ? » Sa mère releva brusquement ses manches pour montrer les bleus à ses poignets et retira son écharpe d'un geste vif pour exposer la rougeur à son cou. « Ce sont les hommes. » cracha-t-elle avec amertume. Assise à la table de la cuisine, tirée de ses devoirs, Delilah ne disait rien. « C'est ça, les hommes. C'est comme cela qu'ils sont. Tous. Méfie-toi toujours, Delilah. »
Jeune fille, elle ne connaissait pas grand-chose aux hommes, hormis les garçons qui peuplaient son école. Pour elle, l'homme prenait le visage de son père. Un être généreux, bienveillant et aimant... mais il n'était plus là, emportant ses caresses, ses mots tendres et ses rêves avec lui.
Alors oui, peut-être qu'il ne restait plus que tous les autres. Tous ceux qui n'étaient pas tendres. Tout ceux qui n'étaient pas aimants. Tous ceux qui n'étaient pas généreux. Tous ceux qui n'étaient pas son père.
Sa mère les multipliaient pourtant ses conquêtes. Il y en avait des tas, de tous les genres. Et elle, perdue dans une névrose malheureuse qui enferme dans un regret des jeunes années, elle parlait à Delilah comme à une confidente. Mais ce n'étaient pas les mots de sa mère qui s'agitaient dans son esprit. C'étaient les notes, les mesures, les gammes, les silences et les soupirs. Son violon était son deuxième souffle. Elle se plongeait dans l'étude de ses partitions avec autant d'acharnement que dans ses livres scolaires. C'était une enfant brillante.
La part d'héritage de son père avait permis de payer ses dernières leçons de violon, avant que la somme ne soit dilapidée par sa mère. Alors Delilah s'était mise à travailler plus fort encore, à trouver un emploi sur ses temps libres pour financer son entrée au Conservatoire.
Elle avait la volonté de s'en sortir, Delilah.
A chaque minute où elle s'épuisait, s'abîmait, se malmenait dans son travail, elle savait qu'elle ne tendait que vers un but. Cette vie médiocre qui était la sienne ne le demeurerait pas.
Delilah grandissait et elle calquait sa grâce sur celle de Livia. Son souvenir emplissait sa tête et habitait chacun de ses gestes. Elle avait appris à se maquiller comme elle, à se coiffer comme elle, à relever le menton comme elle, à enrober son regard de douceur et de détermination comme elle, à éprouver la beauté du monde en se fondant dedans. Elle apprenait à être superbe. Et elle devint terriblement belle, lovée dans cette tendresse résolue.
Talentueuse, elle l'était aussi. Suffisamment pour qu'on lui demande de quitter le Conservatoire de Phoenix pour partir au prestigieux établissement de Los Angeles. Son archet était un prolongement parfait de son bras, oscillant sur les cordes en une caresse languissante et déchirante. Jouer du violon lui ôtait toutes ses pudeurs. Son âme était à nue. Son cœur à la merci de son auditoire. Sa chair si vulnérable. Elle ne craignait plus les regards du monde dès lors qu'elle tenait son violon entre ses doigts agiles et tremblants à la fois.

Tu ne l'attendais pas. Il était pourtant là, au bout du chemin. Et de l'aimer, tu le détestais. Et de le détester, tu l'as aimé. Tu l'avais inscrit en toi.

Elle était la violoniste. Il était le pianiste. Tous les deux beaux. Tous les deux jeunes. Tous les deux talentueux. Ils vibraient d'une passion commune pour cet art si noble qu'était la musique. Quand ils jouaient, leurs âmes s'assemblaient pour ne produire plus qu'une symphonie merveilleuse, dans une symbiose parfaite que la dernière note faisait lentement mourir.
Il n'était pas comme elle. Il représentait tout ce qu'elle n'était pas. La facilité, la richesse, la froideur, la suffisance, l'arrogance. Si différents et si semblables à la fois... comme deux miroirs qui se confrontent.
Son épiderme se hérissait à ces regards terribles qu'il posait sur elle. Elle n'y décelait que défi, intransigeance et jugement. Sa poitrine s'étouffait de rage dès lors qu'enflait le son de sa voix. Suffisante, froide et cynique. Son âme se révoltait aux grandes idées qu'il dispensait à son bon vouloir. Des paroles de gosse de riche. D'un homme qui ne s'est jamais battu pour obtenir quoi que ce soit. Pas même pour sa place.
Mais aussi sûrement que la haine est un sentiment fort, l'amour renverse tout sans mégarde.
Il s'appelait Gabriel Goldstein et elle l'aimait en dépit de tout.
L'amour lui était tombé dessus sans alarme, comme la foudre qui s'abat sur un corps démuni. Cet amour l'avait balayée, emportant les mots de sa mère et le souvenir de son père. Comme au moment où son archet faisait chanter son violon, son âme s'était mise à nue. Un vent étrange avait chassé la colère, l'amertume et la défiance.
C'était comme changer subitement de corps et d'être pourvu d'un cœur capable d'aimer et de s'embraser ; d'avoir un souffle qui pouvait se couper à un unique frôlement, un murmure, une note éternelle ; une peau qui frissonnait à une caresse. Ses caresses à lui.
Ils étaient liés l'un à l'autre.
Dans une parfaite évidence, leurs âmes s'étaient reconnues.
Ils jouaient pour n'être plus qu'un.
Ils étaient nés pour la lumière.
Ils étaient nés pour s'aimer.

Dans la boîte à musique un petit ressort s'est cassé... et l'air est toujours le même mais la musique a changé !

Elle est cette douce symphonie à entendre. Elle est ce trésor qui ne brille que dans les poitrines des cœurs conquis. Elle est ce rêve qui prend une forme si charmante. Elle est tout ce que Delilah avait pu redouter. Elle est la fin d'un rêve, mais le début d'un nouveau. Elle est toutes ses angoisses, mais tous ses instants de bonheur. Elle est la plaie de leur couple, mais tout ce qui le consolide encore. Elle est sa raison de vivre et sa raison d'être. Elle est sa volonté de se lever au matin. Elle est ce qui la pousse à se battre jour après jour, nuit après nuit, en dépit de la peur et des doutes. Elle est la fin de sa solitude et de ses longs silences. Elle est son amertume et ses renoncements. Elle est celle qui la fait pleurer silencieusement dans le noir, quand elle se dérobe à tous les regards. Elle est celle qui lui permet d'inventer un nouveau monde, plus doux, plus beau, dépourvu du chagrin et de la maladie. Elle est celle qui la rend forte. Elle est celle qui la rend mère.
Elle est cette petite fille aux boucles blondes.
Elle est ce minois si joli qui ne sait que sourire.
Elle est ce corps qui se meurt lentement.
Elle est cet amour qui brûle dans le cœur de Delilah.
Elle est sa vie.
Elle est sa fille.
Elle est Mélodie.



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Gabriel Goldstein
Admin infidèle
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Sam 14 Avr - 7:46

   
(Ceci est l'expression d'une joie intense)

MA CHOUQUETTEEEEEEEEEEE heart3 heart3 heart3 heart3
MA DELILAAAAAAAAH heart3 heart3 heart3 heart3 heart3 heart3

Rhoooo que je suis contente de te voir tenter ma Delilou de l'amour cute en plus toaaaa, toaaaaa, toaaaaaaa, pour tout ce que tu es et tu représentes, depuis ces années et à jamais comme il a dit Rogue mardi cryyy cryyy
TU es si belle avec Holliday et j'ai tellement hâte que nous jouons ces piou pious ensemble, on va se tailler les veines comme d'habitude huhu et on fera des bébés aussi Un jour j'amènerai Mademoiselle Patricia ici et elle lui fera des sandwichs à la paprika, en lui racontant que les requins ont trente dents fuck

Je t'aime tellement ma chouquette de l'amouuuuur, même si je te le dis tout le temps coeur coeur coeur mais voilàààà, ce nouveau personnage méritait le plus beau des romans de bienvenue  mouton  mouton
Que de chemins parcourus depuis ce jour où je me suis arrêtée sur le scénario de Jack Cooper, que de rps avalés, de personnages créés, des émotions en montagne russe, des hurlements, de la peine, des larmes ... de vrais drama queens en somme Cool Cool Cool

Et maintenant, on est capable de se faire peur au beau milieu de la nuit, mais je t'aime malgré tout coeur

Allez, goodbye... thank you.
Cordialement hein.
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Luce H. Kane
Admin soutif en perdition
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Dim 15 Avr - 10:47

Je n'ai qu'une chose à dire : Chris a hâte de te rencontrer héhé

Bonne chance avec Milie toussa toussa huhu
Je t'aime cute
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Leah Neverson
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Dim 15 Avr - 15:28

Re bienvenue chez toi heart2
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Alastar Black
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MESSAGES : 986

MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Dim 15 Avr - 16:17

Ohhh la jolie madame Goldstein amour
Rebienvenue à la maison coeur
Hâte de vous lire avec Milie, ça s'annonce... intéressant héhé
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Sasha Kennedy
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DATE D'INSCRIPTION : 08/04/2018
MESSAGES : 75

MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Dim 15 Avr - 18:50

Je sens que vous allez encore nous broyer le coeur avec Milie.
Des bisous d’amour. hug
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Joan L. Miller
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Dim 15 Avr - 21:06

@Sasha Kennedy a écrit:
Je sens que vous allez encore nous broyer le coeur avec Milie.
Des bisous d’amour. hug
Tout à fait d'accord avec Sasha ** Vous nous broyer le coeur mais on est tellement accro à vos rps **

Rebienvenue Marion !
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Elsa D. Wilkerson
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DATE D'INSCRIPTION : 23/02/2016
MESSAGES : 999

MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Lun 16 Avr - 0:19

Re-bienvenue !!!!

Et je dis ... Encore. What a Face

Amuses-toi bien avec cette Delilah hola
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Delilah Goldstein
Admin esclave
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DATE D'INSCRIPTION : 14/04/2018
MESSAGES : 49

MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Jeu 19 Avr - 23:06

Merci à tous pour vos gentils mots ! cute coeur Nous avons hâte de vous faire pleurer avec la Chouquette... huhu


Ma Chouquette de l'amour, c'est trop beau ce qui tu m'as écrit !! amour
Hâte d'incarner Delilah auprès de toi ! C'est tellement un beau personnage... Des RPs tragiques et du taillage de veines en perspective, mais on aime ça !! cute
Tellement de chemin parcouru ensembles, mais toujours cette envie dévorante d'écrire avec toi, de composer de nouveaux personnages et de nouvelles histoires.. Et dire que tout cela a commencé avec nos loulous Jack et Héloïse... coeur Hâte de voir Miss Patricia à l'oeuvre... huhu
Je t'aime de tout mon cœur même si tu te fous dans le noir dans ma salle de bain telle une sataniste du savon amour
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Gabriel Goldstein
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MESSAGES : 1183

MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Ven 20 Avr - 6:12

HAAAAAN CETTE FIIIIIICHEEEEE ❤️❤️
Je l’ai dévoré du début à la fin, ma Delilah elle est tellement belle au travers de tes mots, j’en suis amoureuse cute Je n’aurais pas pu mieux rêver que toi. Ils seront tellement beaux à jouer. Es-tu prête ? What a Face Mademoiselle Patricia veille au grain et elle mettra des fleurs dans tes cheveux, et cætera Ouaaaaaah
Je te valide love of my life coeur coeur
Cordialement.
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Caroline Brady
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MESSAGES : 1008

MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Mer 25 Avr - 14:23

Je suis en retard - comme d'hab - mais hug hug hug hug hug
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Ven 27 Avr - 8:08

hattttttte de vous lire avec ce duo!!! le perso est trop cool
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Ven 27 Avr - 8:18

Merci pour vos mots amour coeur
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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   Dim 6 Mai - 8:56

Rohhhh enfin le temps de lire le perso
mais.....
cute cryyy cute hug2
Elle a un coté princesse prisonnière dans le Crystal, piégée dans son propre monde, un pas en dehors de la réalité
très touchante
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MessageSujet: Re: Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah   

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Si on veut que rien ne nous sépare, alors rien ne doit nous unir ❅ Delilah
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