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 Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]

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Nathaniel Brady
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DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 691

MessageSujet: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Lun 30 Avr - 22:19

Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips
ft. Daisy & Nate

Daisy.
Daisy, Daisy, Daisy.
Voilà ce que j’ai eu à l’esprit durant ces six derniers jours. Ces six jours in-ter-mi-nables qui nous mènent enfin à notre premier rendez-vous « officiel », ce soir.

Etrangement, j’ai le trac. Je me sens nerveux depuis ce matin, quand je suis sorti de la caserne après ma garde. Heureusement, la nuit a été relativement calme et j’ai pu dormir quelques heures pour être suffisamment en forme pour ce soir. J’ai bien voulu faire une sieste cet après-midi, mais impossible de fermer l’œil, la nervosité me tenait bien éveillé. Et toute la journée, mon cœur s’est emballé sans prévenir, le sentant taper fort dans ma poitrine durant plusieurs minutes, avant de se calmer quand je faisais l’effort de penser à quelque chose d’apaisant. Mais ça ne fonctionne pas à tous les coups.

Et j’ai hâte. Hâte de pouvoir revoir le visage de Daisy, de sentir son âme près de la mienne. Parce que durant six jours, je rêve de ce moment où mes lèvres retrouveront les siennes. Nous nous sommes quittés samedi soir sur un baiser inattendu. Espéré, mais inattendu. Daisy a franchi le pas que je pensais infranchissable pour elle, et juste avant de filer vers la voiture de Bernie, elle m’a laissé le plus merveilleux des souvenirs. Et cette empreinte est toujours là, sur mes lèvres que mes doigts ont pris l’habitude de frôler au souvenir de ce baiser. Un léger sourire les étire alors et mon esprit commence à divaguer.

Comment sera-t-elle habillée ce soir ? Est-ce que ma tenue lui plaira ? Est-ce que JE lui plairai ? Assez pour qu’elle m’embrasse à nouveau ? Et la question qui m’a tourmenté toute la semaine : de quelle façon devrons-nous nous saluer ? Cela fait presque une semaine qui s’est écoulée entre ce soir et la dernière fois que nous nous sommes vus. Aussi, je pense que nous devons tout reprendre de zéro, et aller crescendo jusqu’au bout de ce rendez-vous galant. Ou est-ce une mauvaise idée ? Qu’attend-elle de ce rendez-vous ? De moi ?
Je n’ai jamais été du genre stressé, bien au contraire, mais Daisy a toujours eu le don de me faire me poser mille questions. Et aujourd’hui est un jour pire que les autres. Et dans le même temps, le plus merveilleux. Divine contradiction.

Je prends une grande bouffée d’oxygène que j’expire lentement, me vidant la tête de toute pensée parasite, les yeux clos et l’esprit à présent neutre. J’actionne la poignée de la portière pour l’ouvrir et je descends de mon pick-up. Mes yeux scrutent l’immeuble de Daisy comme si c’était la première fois qu’ils le voyaient, et mon cœur se remet à battre anormalement. Doucement, un sourire se dessine et une chaleur envahit mon corps, se diffusant comme une enveloppe moelleuse et réconfortante. Je parcours les quelques pas jusqu’à la porte d’entrée, et je sonne au nom de Green. L’attente me paraît anormalement longue, je ne sais pas si c’est moi ou simplement parce que Daisy met du temps à répondre, impossible à déterminer. « C’est moi ! » j’annonce avec un sourire quand j’entends le décrochement du haut-parleur. « Nate », je préfère préciser. Le son de l’ouverture de porte retentit et je pousse la porte pour rentrer dans le hall. Je connais le chemin par cœur et je suis pressé de me retrouver devant sa porte d’appartement. De me savoir aussi près du but m’aide à mettre de côté mon stress. D’ailleurs, il a totalement disparu, ne laissant que l’excitation et une touche de bonheur. La montée en ascenseur me laisse le temps de me recoiffer dans le miroir et d’ajuster le col de ma chemise en jean que j’ai décidé de porter ce soir. Je n’ai pas voulu sortir le grand jeu, après tout, nous n’allons que dans un petit restaurant, celui de Ray, là où je n’ai encore jamais emmené personne d’autre que ma famille. Chez Ray, c’est un bout de mon jardin secret. Un lieu rempli de souvenirs d’enfance et jusqu’à nos jours. Dirigé par notre ami Ray Johnson, qui approche maintenant de la retraite, cet établissement a toujours régalé les papilles des Brady depuis plusieurs générations. Petit resto sans prétention, leur variété de poissons et de fruits de mer frais a de quoi éblouir tous les amateurs. Je me rappelle les dimanches passés là-bas, avec Charlie et sa famille. Je connais les moindres recoins de ce restaurant qui a gardé son authenticité d’antan. J’y jouais à cache-cache avec Charlie et Caroline. C’est un lieu où l’on peut encore entendre aujourd’hui nos rires d’enfants. Ray m’a vu grandir, et aujourd’hui j’ai toujours l’habitude d’y aller, quand je le peux, avec mes parents ou seul. J’aime me poser à la table près de la devanture, donnant sur l’océan en contre-bas. Ah comme j’aime cet endroit… Et c’est au tour de Daisy d’y laisser son empreinte ce soir. J’ai une pensée pour ma mère, car c’est elle qui a acheté ce dîner lors du gala caritatif des pompiers. Et le moment est enfin venu de le « dépenser ».

La porte s’ouvre et je découvre une Daisy toute en beauté. Comme d’habitude. Mieux que d’habitude, même, parce qu’elle a ce petit air heureux et malgré tout intimidé, et qu’au coin de ses lèvres, je peux à présent deviner la trace de notre baiser. A mon tour de lui renvoyer son sourire. « Bonsoir, tu es… magnifique. Comme toujours ! » j’annonce en la scrutant. Son haut court dévoile son nombril et mes yeux s’y attardent un peu, sans pouvoir lutter contre. Elle est habillée de façon décontractée, c’est parfait. Ca enlève un peu de pression à l’enjeu de ce soir, on va dire. En revanche, je reste planté devant sa porte, laissant délibérément l’espace entre nous aussi grand que possible, comme ça, pas de tentation de venir la rapprocher de moi et de l’embrasser avec passion. Je ne suis pas certain qu’elle comprendrait. Ce soir, et j’entends la voix de ma mère dans ma tête en pensant à ça, je me comporterai en parfait gentleman. « Tu es prête à y aller ? Votre carrosse vous attend, Miss Daisy. » Je rigole légèrement, en me disant que je lui sors souvent cette phrase. Eh oui, Daisy, c’est ma princesse. Elle mérite son carrosse. Même s’il n’a l’air de rien, étant donné que c’est un pick-up et pas la dernière voiture de luxe qu’elle mériterait pourtant. Mais ma voiture est à mon image, on va dire : simple et sans prétention.

Porte verrouillée, je suis désormais Daisy jusqu’à l’ascenseur. La cabine se présente immédiatement à nous et nous nous y engouffrons. Et c’est là que commence une descente quelque peu éprouvante pour moi. Adossé contre l’une des parois, j’observe ma belle qui me jette des regards de temps en temps, suivis de quelques sourires pleins de timidité. Ses joues se rosissent et il ne m’en faut pas plus pour trouver ce tableau tout à fait charmant. Et indéniablement attirant. Je m’oblige à tenir la barre dans mon dos pour ne pas me rapprocher d’elle, alors que mon cœur palpite à un rythme effréné. Le parfum qu’elle porte arrive même jusqu’à mes narines et commence à m’enivrer. Au-se-cours. Je me sens obligé de parler pour faire obstacle à mon désir profond. « Ca s’est bien passé, ta semaine ? » je demande, alors qu’on s’est envoyé des SMS et que je connais déjà la réponse. « Ca avait l’air sympa votre soirée d’Halloween, avec Ashley. Jake m’a sorti quelques anecdotes… » Les filles sont sorties sans nous, bon, on avoue, on l’a un peu mal pris. C’était mardi dernier, et du coup on a fait notre soirée entre mecs. Mais je sais que Daisy a bien bu à cette soirée et qu’elle a été très loquace par rapport à moi. Secrets qu’Ashley n’aurait jamais dû révéler à Jake, cela va s’en dire, mais comme il l’a lui-même récupérée alcoolisée, on va dire que l’alcool délie les langues. Mais ce qui a été raconté entre les filles n’a fait que me rassurer sur les envies de Daisy concernant notre relation, et ça m’a aidé à passer ces derniers jours. Ca a aussi attisé mon excitation d’être à ce soir. Et me voilà, coincé avec Daisy, dans cet ascenseur. Dieu merci, elle n’habite pas au centième étage et les portes se rouvrent enfin. Je me précipite de sortir et m’empresse de lui tenir la porte d’entrée ouverte. « Après vous, Miss Daisy… » J’accompagne le geste à mes paroles. Mon sourire est heureux et je sens mon regard s’illuminer lorsqu’il croise le sien. Une fois dans la voiture, je me retourne pour vérifier que ma guitare est toujours sur la banquette arrière. Ce soir, après le restaurant, nous prendrons la direction du bar où j’ai l’habitude de chanter. Mais je n’ai pas donné de concert depuis mon accident, alors c’est un peu mon grand retour que je signe là. Marcus est très content de pouvoir me remettre sur les programmes de ses soirées spéciales « live ». Daisy ne le sait pas encore, ce sera une surprise, d’autant plus que je compte lui chanter la chanson que j’ai écrite pour elle.

Le trajet se passe comme d’habitude : en musique et avec quelques bavardages. Evidemment, je ne peux m’empêcher de fredonner sur quelques-unes des chansons qui passent. « Comment tu te sens, ce soir ? » je demande alors, en jetant un regard vers elle, très curieux de sa réponse. Je me demande si elle est comme moi, à naviguer entre stress et excitation, et frustration aussi. Nous n’avons pas abordé le baiser dans nos messages, sauf dans l’heure qui a suivi ce moment, une fois que Daisy était partie. Nous avons surtout parlé comme avant, comme de simples amis, mais peut-être en relâchant un peu les barrières. Je ne sais pas vraiment. Le problème avec Daisy, c’est que tout paraît naturel, et en même temps j’ai l’impression de marcher sur des œufs, je prends cette précaution, en tout cas, car cela ne vient pas d’elle. Mais je souhaite la ménager le plus possible afin de la mettre à l’aise. Connaissant son passé, je ne peux que comprendre son appréhension à se lancer dans une nouvelle histoire. « Parce que moi, je suis vraiment content d’être là. Je suis tout excité ! » je lui dis d’un air enthousiaste, que je modère immédiatement pour ne pas lui faire peur. « Et en même temps… » je reprends sur un ton plus hésitant. « ça me fait très bizarre de me dire que ce soir, c’est un véritable rendez-vous. Enfin… je veux dire, les autres fois, c’était pas « officiel », quoi. Même si le gala, finalement, il comptait un peu. Je te l’ai jamais dit, mais c’était important pour moi », je lui confesse en souriant, un peu gêné. Et puis elle y a rencontré mes parents. C’était sûrement un peu trop d’un coup, mais j’avais besoin de ça, de la savoir accueillie à bras ouverts par mes parents, de la faire déjà rentrer un peu dans notre famille, pour lui montrer qu’elle compte pour moi. Et je sais qu’elle compte déjà beaucoup pour ma mère et mon père, parce qu’ils voient à quel point elle me rend heureux et m’a changé, en bien. Naturellement, ma main vient chercher la sienne et la retrouve avec soulagement. Nous avons passé la fin de la soirée de mon anniversaire collés l’un à l’autre, nos doigts entrelacés. Ca aussi ça m’a manqué durant ses derniers jours. « Merci de me donner cette chance de me faire rentrer dans ta vie. Je sais que ça te coûte, après ce que tu as vécu. Alors… merci. » Je la regarde brièvement en détournant le regard de la route et je souris avec humilité. Si j’arrive à gagner le cœur de Daisy, je sais que j’aurai accompli mon plus grand rêve. Cette femme, que je tiens par la main en cet instant, sera ma dernière, j’en suis persuadé. Et en pensant à cela, je vois défiler devant mes yeux le film de notre histoire. Ce premier jour d’hospitalisation, notre rencontre qui a bouleversé mon cœur, au sens propre comme figuré, ces jours d’attente interminables quand elle m’a puni avec son absence et son silence, sa présence qui m’a sauvé puis rassuré quand j’ai failli y passer, ces moments où nous nous sommes découverts mutuellement, cette plage où nous avons affronté sa plus terrible peur, et tous ces autres moments de flirt, de douceur, de questionnement, de tendresse et d’amour.
Daisy, un jour, je l’épouserai.

Durant tous ces mois, l’amour que je lui porte a grandi en moi et je le sais fort et durable, aujourd’hui. Et cela me prouve que cette histoire ne sera pas une histoire comme j’en ai vécu auparavant, car elle sera à la mesure de mes sentiments.

Arrivés sur le parking du restaurant, je m’empresse à nouveau d’aller aider ma belle à descendre de la voiture. Je lui présente ma main sur laquelle elle peut s’appuyer, et j’en profite pour ne pas la lâcher, puis ensemble, nous nous dirigeons vers la porte de l’établissement. Ca me fait bizarre d’emmener quelqu’un ici, mais je suis aussi très heureux. Je connais Ray, je sais qu’il sera surpris de me voir avec quelqu’un qu’il ne connait pas. Pas encore. Mais je sais que nous reviendrons ici, Daisy et moi, persuadé que ce dîner n’est que le premier d’une longue série. Avant d’ouvrir la porte du restaurant, je me retourne un peu brusquement vers Daisy pour la regarder en face et je lui souris tendrement. « Cet endroit est très spécial pour moi, Daisy. Ici, tu rentres dans ma vie, dans mon jardin secret. C’est le restaurant de mon enfance, et il n’a pas changé depuis, d’ailleurs, et il fait partie de moi… » Mon regard tente de la sonder et je commence à me perdre dans les couleurs magnifiques de ses yeux. « … tout comme toi, aujourd’hui, tu fais partie de moi… » je termine presque dans un murmure. Mes yeux descendent vers ses lèvres et j’ai la folle envie de l’attraper par la taille et de la serrer contre moi avant de l’embrasser avec passion. Ma main vient trouver sa joue qu’elle caresse doucement et je me sens fasciné par ce geste et le plaisir qu’il procure. Je suis prêt à plonger vers ses lèvres mais quelque chose me bouscule derrière moi. « Oh pardon ! » dit une voix de femme. Alors je me retourne vers l’élément perturbateur et je vois une femme qui tient une fillette par la main. « Désolée, Kathy a ouvert la porte un peu brusquement, j’espère qu’elle ne vous a pas fait mal ! » J’ai du mal à sortir de mon « moment » avec Daisy et mes yeux scrutent à présent la fillette. « Pardon monsieur », fait-elle d’un ton désolé. « Ce n’est pas grave, ne t’en fais pas, ça arrive ! » Je hausse les épaules et je leur souhaite une bonne soirée. Je regarde alors Daisy, et je lui souris, un peu gêné d’avoir raté ce moment. « Bien, rentrons ! » On ne va pas s’éterniser sur cet échec et je tiens la porte à ma dulcinée pour la laisser passer. L’odeur de la mer et des épices vient embaumer nos narines et j’en ai l’eau à la bouche. Je vois Ray qui sort de sa cuisine pour aller servir une table et lorsqu’il me voit, un large sourire vient illuminer son visage. J’ai toujours aimé le contraste de son sourire blanc éclatant et de sa peau noire. Ca me fascinait quand j’étais enfant. Aujourd’hui, ses cheveux courts et crépus sont tout blancs, mais autrefois, il arborait cette tignasse brune que j’aimais beaucoup toucher, d’après mes parents. « Naaaaate ! » s’exclame-t-il en se dirigeant vers moi. Nous nous prenons dans les bras et il me laisse une tape amicale dans le dos. « Ca fait plaisir de te voir ici, mon garçon ! » Sa bonne humeur et son empathie sont contagieuses, et je souris, heureux de revoir mon ami d’enfance. Il est comme un père pour moi. « Moi aussi ça me fait plaisir, Ray ! » Ray vient à présent contempler Daisy et il lui sourit également. « Bonsoir mademoiselle, je suis Ray ». La main tendue, il attend la sienne. Ray ne fait pas ça avec tous ses clients, je le sais. Et je sais qu’il sait que Daisy compte pour moi, si elle est ici ce soir. Je le vois se retourner vers moi. « Alors une table pour deux, c’est ça ? » Je lui fais signe de la tête que c’est tout à fait ça. « Je t’ai réservé ta table, comme d’habitude. Je pensais que tu venais avec Caroline, c’est une jolie surprise que tu me fais là, Nate ». Je lui souris alors que nous le suivons vers notre table, « ma » table. Les chaises en paille couinent un peu lorsque nous nous asseyons dessus et Ray prend le menu qu’il tend à Daisy. « Je vous laisse regarder et choisir, mademoiselle. » Puis il se tourne vers moi en souriant. « Est-ce que Nate vous a dit qu’il n’a jamais emmené personne ici ? Vous êtes la première… Et je comprends pourquoi il vous a choisie » me taquine-t-il. « Je ne veux pas faire de plan sur la comète, mais je sais que si vous êtes ici ce soir, c’est qu’il tient à vous ! Et je suis ravi de faire votre connaissance ! » Ce qu’il vient de dire me fait m’empourprer mais je ne le contredis absolument pas. Comme je disais, ce vieux Ray me connait par cœur. Je me racle la gorge pour me redonner une contenance et tout en me redressant sur ma chaise, je congédie Ray avec un simple « Merci, Ray ». Il me lance un clin d’œil et pose sa main sur mon épaule d’un geste paternel avant de retourner dans sa cuisine.
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Daisy Green
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DATE D'INSCRIPTION : 17/05/2017
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Jeu 10 Mai - 15:09



« Oui, je sais Bea, jamais… Jamais le premier soir, oui. Non, c’est un vrai rendez-vous. On verra, on verra. » Elle écoute distraitement sa belle-sœur en s’appliquant un peu de baume sur les lèvres, tout en vérifiant dans le miroir si tout va bien. C’est dans le reflet que lui renvoie celui-ci qu’elle distingue l’heure et se rend compte que Nate peut arriver à tout instant. « Dis… Un crop-top, c’est pas vulgaire, hein ? Non parce que je me suis dit que j’allais pas sortir une robe. Surtout maintenant, après il fait frais en soirée, là je… » Elle sourit en entendant la réponse de la Brésilienne. « D’accord, donc ma première idée est la bonne, je ne change rien ? Et le rouge à lèvres ? Non, toujours pas ? » Elle repose le tube sur le côté et s’observe pendant un instant dans le miroir, remarquant qu’elle n’a pas mis de blush mais que ses joues sont déjà rosies, sûrement par l’anxiété qui l’a gagnée depuis qu’elle est rentrée du travail. Il faut dire qu’elle ne s’est pas posée un instant, elle a pris une douche, a arrangé ses cheveux en les laissant légèrement onduler, et ensuite elle a mis du vernis, s’est maquillée, a eu le temps d’hésiter trente-six mille fois sur sa tenue avant de revenir à son idée de départ : un jean moulant noir, sobre et un top-crop jaune doré, faisant ressortir son hâle naturel. Rien de sophistiqué : elle veut se sentir à l’aise ce soir, l’enjeu est trop important pour se sentir mal dans ses vêtements, ou gênée par eux. « Tu ne dis rien à Vince, ok ? Je n’ai pas envie qu’il m’envoie des messages pour me dire d’être prudente, tu sais. Oui tu le connais aussi bien que moi. Et, par contre… » Elle est interrompue par le son de l’interphone et plaque son téléphone contre sa poitrine. « Oh bon sang, il est là, je te laisse, je te raconterai, oui, promis. Bisous ma Bea. » Sa main tremble et elle a du mal à faire glisser la touche sur l’écran tactile pour raccrocher, tout en se déplaçant jusqu’à son interphone pour faire entrer Nate. Lorsqu’elle entend sa voix, son cœur fait un bond et elle répond presque en murmurant : « Je t’ouvre. » Elle cherche des yeux son petit sac à main qu’elle a déjà préparé et y glisse son téléphone, puis elle décroche son perfecto et le tient dans sa main en attendant patiemment près de la porte d’entrée l’arrivée de Nate.
Dans le silence le plus complet, elle entend le bruit de la porte de l’ascenseur qui s’ouvre, alors elle anticipe et ouvre doucement sa porte d’entrée, pour voir la silhouette du pompier juste là devant elle. Elle tient la poignée dans sa main et l’observe une seconde, un peu hypnotisée. La dernière fois qu’ils se sont vus, elle l’avait quitté en l’embrassant, alors qu’elle était passablement éméchée. Mais tout à fait maître de ses faits et gestes. Daisy le trouve attirant au possible et se demande s’il attend qu’elle s’approche ou non, mais elle se sent absolument incapable de réitérer le baiser maintenant. Par chance, il semble garder une distance de sécurité et elle peut souffler et éviter de se mettre une pression supplémentaire, pour l’instant. « Bonsoir, tu es… magnifique. Comme toujours ! » Son sourire s’accentue sous l’effet du compliment alors qu’elle le détaille à son tour, lui dans sa chemise en jean qui lui va divinement bien. Sois forte DeeDee. Elle le remercie du bout des lèvres et il enchaîne, la soulageant. « Tu es prête à y aller ? Votre carrosse vous attend, Miss Daisy. » - « Oui, prête, j’ai tout ce qu’il me faut. » Et si elle pose son regard sur lui, en même temps, est-ce qu’elle lui signifie qu’il le lui faut, lui aussi ? Elle chasse cette pensée, et tire la porte en le rejoignant dans le couloir, la verrouillant rapidement. Son index appuie sur le bouton d’appel pour l’ascenseur et par magie, celui-ci s’ouvre directement, et ils n’ont qu’à avancer pour se glisser à l’intérieur. La scène prête à rire alors qu’ils se retrouvent à chaque extrémité de la cabine, un silence s’abattant fatalement sur eux. Lorsqu’il ouvre la bouche, elle sursaute presque, surprise alors qu’elle le regardait discrètement. « Ca s’est bien passé, ta semaine ? » - « Oui, bien, pas très reposante, mais ça va, et la tienne ? » demande-t-elle par politesse, tout en connaissant la réponse. « Ca avait l’air sympa votre soirée d’Halloween, avec Ashley. Jake m’a sorti quelques anecdotes… » Un sourire amusé file sur ses lèvres. Si Jake lui a sorti quelques anecdotes, Ash lui a laissé savoir que les deux hommes s’étaient vexés d’avoir été mis sur le banc de touche pour cette soirée. Mais elles avaient prévu ça entre filles, depuis des mois, bien avant d’avoir prévu de se mettre en couple ou de l’envisager ensuite. « Ca l’était. Jake t’a montré les photos que Ashley lui a envoyées ? » demande-t-elle, curieuse afin de savoir s’il avait vu Daisy déguisée ou non. L’ascenseur les a menés à bon port, au rez-de-chaussée, et ils en sortent aussitôt, rejoignant la rue devant l’immeuble où Daisy remarque le pick-up de Nate garé juste devant eux. Elle apprécie la galanterie dont il fait preuve, et se laisse faire, c’est toujours agréable de sentir qu’on est aux petits soins pour soi. La brune se glisse à l’intérieur de l’habitacle où elle remarque que l’Hawaïenne qui se dandine est toujours bien installée sur le tableau de bord. Elle attache sa ceinture, et c’est sans un mot de plus que la voiture démarre et qu’ils s’engagent dans la circulation. Le paysage défile devant ses yeux alors qu’ils échangent quelques mots de temps à autre, et  qu’elle essaie de ne pas rester fixée sur lui. Elle se demande à quoi il pense. S’il revoit lui aussi le moment où elle s’est jetée à l’eau, s’il s’attend à ce qu’elle recommence ? En est-elle seulement capable ? Elle s’est jurée de ne pas abuser sur l’alcool ce soir. Deux verres maximum, juste de quoi.. se détendre et après fini. « Comment tu te sens, ce soir ? » Il la sort de ses pensées et elle détourne le regard de la route vers lui. Elle hésite à mentir en disant que tout va bien, mais… Elle n’est pas douée pour le bluff. « Anxieuse. » commence-t-elle pour résumer globalement son état, mais en le disant avec le sourire, ça prouve que ce n’est pas une anxiété toxique. « Ca fait longtemps, que je ne me suis pas retrouvée dans cette situation. Pour un vrai rendez-vous. » finit-elle par avouer, un peu honteuse. Elle sait qu’il a des occasions à tous les coins de rue, à commencer dans son groupe d’amis. Nate a une aura qui sonne comme une invitation à le connaître, en dehors du fait qu’il est beau, et avenant, au premier coup d’œil. « Parce que moi, je suis vraiment content d’être là. Je suis tout excité ! » Elle le regarde avec des yeux légèrement arrondis en captant la différence entre eux : elle, stressée, et lui plein de confiance. Quelque part, c’est rassurant, mais déstabilisant quand même. « Et en même temps… ça me fait très bizarre de me dire que ce soir, c’est un véritable rendez-vous. Enfin… je veux dire, les autres fois, c’était pas « officiel », quoi. Même si le gala, finalement, il comptait un peu. Je te l’ai jamais dit, mais c’était important pour moi. » Un sourire doux étire les lèvres de l’infirmière qui se remémore des brefs instants de cette soirée. Pour elle aussi, ça avait été un événement assez important. C’est vrai que, sans en être un, cette soirée avait des airs de rencard officiel. Mais, Daisy avait eu affaire à plusieurs éléments à gérer ce soir-là, et pas des moindres. D’abord les parents de Nate ; elle avait rencontré sa mère mais jusque là, pas son père. Ils avaient dîné tous ensemble, et Daisy s’était sentie comme à une présentation officielle. Elle avait rencontré également des collègues du pompier, et finalement Jessica. Et c’était sûrement le point noir de la soirée. Peut-être se serait-elle laissée aller, si elle n’avait pas fait sa rencontre, lorsque Nate avait essayé de l’embrasser ? Elle n’en a aucune idée. Mais toujours est-il qu’il aurait eu davantage de chances de réussir. « Ce n’était pas rien, cette soirée… » confirme-t-elle, surtout pour le côté présentation aux parents. Mais de ce côté-là, le pompier l’avait rassurée en lui disant qu’elle avait été appréciée. Elle a douté, et sûrement doute-t-elle encore un peu, de l’avis positif de sa mère sur elle. Mais pour l’heure, il ne faut pas penser à ça, et à moins que ça ne fasse partie du rendez-vous, ils ne sont pas censés se retrouver avec ses parents. La main de Nate vient soudainement chercher la sienne, qui répond naturellement à son appel, en se laissant saisir et faisant glisser ses doigts entre les siens. Son cœur se serre légèrement sous la sensation, alors que ses yeux se reportent sur leurs semblables, en amande et bleus. « Merci de me donner cette chance de me faire rentrer dans ta vie. Je sais que ça te coûte, après ce que tu as vécu. Alors… merci. » Ses sourcils se froncent légèrement, puis son visage se détend, lui offrant un sourire timide, et pour simple réaction, elle presse d’abord sa main, attendant qu’il regarde à nouveau la route pour trouver les mots de sa réponse. Quelques secondes silencieuses passent, puis elle lui rétorque doucement : « Merci de m’avoir attendue. » Elle sait que ça n’a pas été simple de trouver la patience nécessaire pour l’amadouer calmement. Daisy et sa méfiance naturelle ont sûrement donné pas mal de fil à retordre au pompier qui ne s’est pourtant pas découragé au fil des semaines et même des mois. Et pour ça, pour ce respect envers elle dont il a su faire preuve, c’est à son tour de le remercier. Il a réussi à lui montrer, lui prouver, qu’un homme était capable de composer avec ses défauts et ses peurs. De s’adapter à son rythme pour lui laisser le temps d’être apprivoisée et mise en confiance. Si aujourd’hui, Nate la tient par la main, c’est davantage grâce à sa persuasion et sa patience qu’il le doit.

Quelques minutes plus tard, après avoir rejoint le quartier de Venice Beach, Nate se gare sur un parking en bord de mer. Voyant qu’il s’active à faire le tour de la voiture, elle patiente sagement et résiste à l’envie d’ouvrir la portière. La main dans la sienne, ils se dirigent vers un restaurant en bord de mer, et Daisy, après avoir porté son regard sur l’étendue d’eau, détaille rapidement la devanture du lieu. Chez Ray. Jamais venue ici, ce qui attise d’autant plus sa curiosité. Arrivés à la porte, il se retourne soudainement vers elle, la stoppant nette dans son mouvement. Elle l’interroge du regard, voulant savoir ce qui lui prend tout à coup. Est-ce qu’il veut lui demander quelque chose d’important, ou a-t-il simplement oublié quelque chose dans la voiture ? « Cet endroit est très spécial pour moi, Daisy. Ici, tu rentres dans ma vie, dans mon jardin secret. C’est le restaurant de mon enfance, et il n’a pas changé depuis, d’ailleurs, et il fait partie de moi… tout comme toi, aujourd’hui, tu fais partie de moi… » Un sourire étire ses lèvres lorsqu’il lui avoue l’emmener dans un endroit tout particulier à son cœur pour leur premier rendez-vous, l’attention la touche. Puis lorsque son regard plonge dans le sien, elle sent sa respiration s’arrêter et attendre sagement la suite. Elle le laisse approcher sans résistance, avec peut-être même une pointe d’impatience au fond d’elle, juste pour s’assurer que tout va bien, qu’ils sont sur la même longueur d’ondes ce soir, peut-être même pour donner le ton de la soirée. Alors, lorsque sa main glisse sur sa joue, elle attend patiemment, qu’il vienne à elle, elle se sent incroyablement sereine à cet instant et… « Oh pardon ! » Daisy recule de quelques centimètres, reprenant sa respiration calmement et sortant de ce moment où elle se sentait dans cette petite bulle pleine de douceur. Une mère et sa fille s’excusent pour la gêne après avoir bousculé Nate près de l’entrée, et DeeDee en profite pour se ressaisir un peu. « Bien, rentrons ! » Et elle ne se fait pas prier lorsque le pompier l’invite à entrer. Une fois la porte passée, la brune s’imprègne du lieu en regardant la décoration, et en humant les diverses odeurs appétissantes qui lui parviennent. Elle suit Nate qui s’avance près des tables et se fait rapidement interpeller par un homme d’un certain âge, dont le sourire est extrêmement communicatif. Les retrouvailles passées, l’homme s’intéresse maintenant à elle, et soudainement elle se sent intimidée, mais le sourire qu’il lui offre la rassure. « Bonsoir mademoiselle, je suis Ray ». Elle saisit sa main et se présente à son tour. « Bonsoir Ray, je m’appelle Daisy. » Puis il s’adresse de nouveau à Nate, et Daisy suit patiemment les deux hommes qui se dirigent vers une table, près des fenêtres qui donnent sur l’océan. Un léger sourire éclaire le visage de Daisy : elle ne s’étonne pas du positionnement de la table. « Je t’ai réservé ta table, comme d’habitude. Je pensais que tu venais avec Caroline, c’est une jolie surprise que tu me fais là, Nate. » Les yeux mordorés suivent l’échange avec intérêt, tandis qu’ils s’assoient à cette table. « Je vous laisse regarder et choisir, mademoiselle. » Elle récupère le menu en le remerciant et s’apprête à l’ouvrir mais Ray reprend la parole et elle est bien plus curieuse de l’entendre que de découvrir le menu à cet instant. « Est-ce que Nate vous a dit qu’il n’a jamais emmené personne ici ? Vous êtes la première… Et je comprends pourquoi il vous a choisie. Je ne veux pas faire de plan sur la comète, mais je sais que si vous êtes ici ce soir, c’est qu’il tient à vous ! Et je suis ravi de faire votre connaissance ! » Si elle se sent d’abord gênée sous les commentaires du restaurateur, un seul regard dans la direction de Nate fait pencher la balance. Elle remarque alors que pour la première fois, le pompier se retrouve à prendre quelques couleurs devant l’interprétation de Ray à propos de la venue de Daisy, ici. Cette dernière arbore à présent un sourire particulièrement amusé et à la fois sincère, et répond simplement à Ray : « Je suis également ravie de vous connaître. » avant de le laisser filer et de se retrouver en tête à tête avec Nate. Décidant de laisser planer le silence pendant quelques secondes, elle s’empare du menu et l’ouvre en scrutant rapidement ce qui est proposé, avant que ses yeux ne se reposent sur la carrure de son rencard pour la soirée. Le menu ouvert entre ses mains, elle pèse le pour et le contre avant de prendre la parole. « Alors… Il faut un rencard officiel pour arriver à te mettre mal à l’aise ? » le taquine-t-elle avec une pointe de malice et le rire dans la voix. « Tu m’excuses, d’habitude c’est moi, alors j’en profite. » Elle repose les yeux sur le menu où s’étale un choix imposant en plats. Des crustacés, du poisson, essentiellement, mais l’estomac et l’esprit de Daisy hésitent longuement devant la liste qui s’affiche sous ses yeux. Entre les gratins de fruits de mer, les poissons cuits à la plancha avec une sauce aux épices, les gambas flambées, ou les plateaux de fruits de mer… Elle ne sait pas quoi prendre. Un soupir s’échappe d’entre ses lèvres. « Puisque tout me donne envie d’y goûter, qu’est-ce que tu me conseilles ? » Elle réfléchir un court instant après sa réponse et lui demande : « Les plateaux de fruits de mer sont grands comment ? Généralement c’est pour deux, alors… Si ça ne te fait pas peur ? » le questionne-t-elle avec ses yeux de biche qui le fixent. Bon, finalement elle a fait son choix mais elle a besoin d’un partenaire pour ce repas.

Après s’être décidés, elle referme le menu devant elle et tourne le visage vers la vue sur l’océan en contemplant le soleil qui a largement décliné en cette soirée de novembre. Le mouvement des vagues est si régulier qu’elle s’y perd. Elle soupire de nostalgie, en pensant à tous les bons moments qu’elle aussi a pu vivre en évoluant au milieu de l’océan Pacifique. Grâce à Nate, peut-être réussira-t-elle à se sentir un jour, à nouveau à l’aise dans l’eau ? « Tu viens souvent dans ce restaurant avec Caroline ? Elle ne m’en a jamais parlé, ça doit être quelque chose de vraiment sacré pour vous, les Brady. » dit-elle avec un sourire en se concentrant à nouveau sur lui. La silhouette de Ray apparaît alors qu’il vient à leur hauteur. « Vous avez choisi ? » Daisy répond par un hochement de tête avant de laisser répondre Nate qui en profite pour choisir un vin blanc pour accompagner le repas. Ray les quitte un instant pour revenir rapidement avec une bouteille qu’il ouvre et le pompier n’a plus qu’à goûter le vin. Ca semble lui convenir et le restaurateur repart en cuisine après leur avoir servi un verre à chacun. Daisy saisit son verre, et souhaite éviter le moment d’un toast, elle préfère trinquer simplement avec lui. « Promis, je n’en abuserai pas ce soir. » dit-elle, à la fois gênée et amusée en repensant à la dernière soirée où elle s’était laissée aller auprès de lui après avoir bu.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Dim 15 Juil - 21:59

« Oui, prête, j’ai tout ce qu’il me faut. » Et bien plus encore, si elle me compte. Je suis le magicien qui pourra tout lui offrir ce soir, puisque je compte la traiter en princesse qu’elle est. Ma « pineapple princess », je pense brièvement en entendant la chanson dans ma tête, celle qui a bercé mon enfance, jouée par mon père à l’ukulélé. Dans la cabine d’ascenseur, la tension monte d’un cran. Me retrouver dans un espace aussi fermé avec elle réveille en moins des pulsions que je me force à maîtriser. Mes yeux se posent à nouveau sur la partie dénudée révélée par son top court, dévoilant sa peau halée que je me retiens de toucher. Puis je remonte le regard vers son visage. Son maquillage est discret, elle est vraiment magnifique. Ses yeux sont mis en valeur de telle façon que deux émeraudes brillent au milieu de son visage. J’en suis ébloui. « Oui, ça a été. J’ai eu pas mal de boulot, en plus des interventions de sauvetage. Beaucoup de paperasse et une enquête en cours qui m’a pas mal accaparé », je réponds calmement. Heureusement que le travail a bien occupé mes pensées, m’évitant de penser à elle 24h sur 24. Puis je lui parle de sa soirée d’Halloween avec Ashley. « Ca l’était. Jake t’a montré les photos que Ashley lui a envoyées ? » Je lui souris en réponse. « Non, je lui ai demandé, mais il m’a répondu qu’il fallait demander à la source. » Ce vilain n’a même pas voulu me montrer alors qu’il a bien fait exprès de me narguer avec ces photos. « Enfin, si t’as envie de me montrer… Tu étais déguisée en quoi ? Il n’a même pas voulu me dire, il a seulement dit que ça m’aurait plu ». J’en ai déduit qu’il s’agissait d’un déguisement assez sexy, mais je n’en suis même pas sûr, Jake n’a rien voulu lâcher. Nous terminons cette discussion dans ma voiture et j’enchaîne sur comment ma douce se sent, en introduisant le sujet par moi. C’est important pour moi de savoir, peut-être pour me rassurer, mais aussi pour lui montrer que je vois toujours notre relation de façon sérieuse et que j’ai vraiment hâte de la vivre à 100%. Et je sais que Daisy a aussi le besoin d’être rassurée, après ce qu’elle a vécu. Alors je ne me prive pas de lui dire ce que j’ai sur et dans le cœur. « Anxieuse. Ca fait longtemps, que je ne me suis pas retrouvée dans cette situation. Pour un vrai rendez-vous. » Je lui jette un regard furtif avec le sourire aux lèvres. « Et moi donc ! » je réponds immédiatement pour lui montrer qu’elle n’est pas la seule dans ce cas-là. On a chacun vécu nos traumatismes et c’est toujours difficile de remonter en selle. « Mais je suis confiant pour nous, ça va bien se passer, Deedee », j’ajoute sur un ton jovial. Pourquoi ça n’irait pas ? On a déjà passé le cap du baiser, je ne vois pas pourquoi on ferait machine arrière ce soir. Et j’ajoute être content d’être là, évidemment. Au cas où elle ne l’aurait pas compris, appuyant mes mots avec ma main qui vient trouver la sienne. Retrouver, plutôt, car depuis samedi, elle lui a manqué. Et comme nous parlons de révélations, je la remercie d’avoir accepté de me laisser entrer dans sa vie. Ca a commencé par ces leçons de barbotage qu’elle a acceptées, pour affronter sa peur de l’océan. Où en serions-nous si elle avait dit non ? Je m’en serais voulu de ne pas avoir tenté avec elle. Il m’était impossible de passer à côté, parce que je savais, dès que mon regard avait croisé le sien, que Daisy Green allait prendre une place incommensurable dans ma vie. Nous échangeons un regard attendri, et mon attention se reconcentre sur la route. Je sens sa main presser la mienne, ce qui étire davantage mon sourire. « Merci de m’avoir attendue » me dit-elle alors. Je lui lance un nouveau regard empreint de douceur et d’amour et je porte sa main à mes lèvres pour y déposer un baiser. « Ca en vaut mille fois la peine », je réponds simplement, l’étincelle au fond des yeux. « Si c’était à refaire, je le referai sans hésiter », sachant que rien n’est encore officiellement fait jusqu’à présent. Mais j’espère bien goûter à nouveau à ses lèvres ce soir, pour qu’ainsi, notre relation débute « pour de vrai ». C’est quelque chose qui m’obsède depuis samedi, alors je vais devenir fou si l’univers nous met encore des obstacles sur notre chemin.

Au restaurant, chez Ray, les présentations se déroulent à merveille. Même si Ray me met un peu mal à l’aise en révélant à Daisy combien elle compte pour moi si elle est la première personne que j’amène dans ce lieu sacré. Mais il a raison et ce sont des choses qu’il faut dire, et je sais que Daisy apprécie de l’entendre. Je la regarde se concentrer sur le menu ouvert sous ses yeux, mais son regard se lève à nouveau sur moi. Je sais déjà ce que je vais prendre pour ma part, l’habituel plateau de fruits de mer et demi-homard. « Alors… Il faut un rencard officiel pour arriver à te mettre mal à l’aise ? » Sa question m’arrache un sourire, encore gêné. « Tu m’excuses, d’habitude c’est moi, alors j’en profite. » Mon regard se porte sur les dents de ma fourchette que mon doigt s’amuse à gratter. « C’est le fait de laisser quelqu’un qui compte beaucoup pour moi entrer dans mon jardin secret qui me fait monter le rouge aux joues. » Je relève les yeux sur elle et je lui souris. « Je n’ai pas cette habitude, Deedee. Ca a toujours été plus facile pour moi de tenir les autres éloignés, pour qu’ils ne puissent pas m’atteindre, pour me protéger. Parce que… » Je repense à Charlie mais je pense qu’il ne faut pas en parler ce soir, ce n’est ni le moment, ni l’endroit. « … parce que mon cœur ne se remettra pas d’être à nouveau brisé comme il l’a été dans le passé ». Mon regard sonde le sien à la recherche d’un réconfort. Si Daisy savait le pouvoir que je lui accorde, elle a mon cœur entre ses mains et à tout moment, elle peut le jeter, l’écrabouiller, le torturer. Je me redresse, pour reprendre un minimum de contrôle sur moi et je détourne la conversation. « Alors, le menu te fait envie ? » je demande d’une voix enthousiaste. « Puisque tout me donne envie d’y goûter, qu’est-ce que tu me conseilles ? Les plateaux de fruits de mer sont grands comment ? Généralement c’est pour deux, alors… Si ça ne te fait pas peur ? » Et même nos goûts sont les mêmes… Quand je dis qu’on est fait l’un pour l’autre ! Je rigole légèrement avant de lui répondre. « Ray me fait toujours un plateau bien garni, avec en plus un demi-homard. On peut en prendre un pour deux, si tu veux. Au moins on peut goûter à plein de choses. Tu vois, Deedee, même pour le restau, nous sommes compatibles ! » Je rigole à ma remarque, amusé et ayant repris confiance en moi. Nos regards se portent tous deux vers l’étendue miroitant les reflets du coucher de soleil au loin, arborant des couleurs rougeâtres et rosées. Le spectacle est magnifique, comme d’habitude. J’aime venir seul ici aussi, parce que je n’ai pas besoin de compagnie quand j’ai l’océan. « Tu viens souvent dans ce restaurant avec Caroline ? Elle ne m’en a jamais parlé, ça doit être quelque chose de vraiment sacré pour vous, les Brady. » La voix de Daisy ramène mon attention à elle. « On vient de temps en temps. J’y viens avec elle ou mes parents, en général. Charlie aussi, quand elle est de passage. On a tous les trois grandi ici et joué à cache-cache dans le restaurant. Ray me connait depuis toujours, je crois. Depuis le moment où je n’étais qu’un petit haricot dans le ventre de ma mère », je termine en rigolant. « Mon grand-père venait déjà ici, alors imagine ! C’était le père de Ray qui tenait le restaurant autrefois. De père en fils. Et ce sera sûrement son fils Cornelius qui reprendra. Il vient parfois faire quelques services ici, déjà ». J’observe le restaurant dans ses détails et je souris, plein de nostalgie. « C’est comme un sanctuaire ici, on n’aime pas trop amener de nouvelles personnes. On n’a pas envie d’un endroit bondé et Ray non plus n’en a pas envie. Il a juste ce qu’il lui faut et c’est parfait comme ça. » Dans la plus pure tradition. Et en parlant du loup, voici le retour de Ray. « Vous avez choisi ? » Je regarde Daisy, si jamais elle veut commander, ou est-ce qu’elle préfère que je le fasse ? Je crois que oui, pour la dernière option. « On prendra comme d’habitude, Ray, mais pour deux. Et puis tu me mettras un petit vin blanc avec » Ray n’a pas besoin de prendre note, c’est un sourire qu’il nous renvoie. « Excellent choix, les tourtereaux ! Je m’occupe de tout » Il envoie un clin d’œil à ma douce, ce qui me fait sourire, et s’éclipse rapidement. « Tu ne seras pas déçue du repas, c’est vraiment succulent, tu verras. » Ray, aux petits soins avec nous, revient immédiatement avec une bouteille de blanc. « Tiens, goûte-moi ça, Nate. C’est nouveau, on a dégoté ça avec Cornelius dans un vignoble pas très loin d’ici, c’est une merveille ! » Je le laisse verser le liquide doré dans mon verre et rien que sa robe donne envie. J’en hume le parfum et une fois mes lèvres trempées dedans, je laisse échapper un « mmmmm » de plaisir. « Effectivement ! » je dis en regardant l’étiquette de la bouteille de plus près. « A garder sur la carte, absolument ! » Je le laisse remplir nos verres tout en observant Daisy. Ce qu’elle est belle… J’en reviens toujours pas d’être ici ce soir avec elle. Je me remémore notre rencontre et j’ai le cœur qui s’emballe à nouveau, pas besoin de monitoring pour me le faire entendre. « J’espère que vous avez les mêmes goûts que Nate et que vous aimerez, Daisy » dit-il à l’encontre de ma dulcinée. « Je reviens avec votre plateau rapidement », nous annonce-t-il avant de repartir en cuisine. Je sais qu’il ne met guère de temps pour me servir. « Promis, je n’en abuserai pas ce soir, » me dit alors Daisy en saisissant son verre. J’émets un léger rire et je fais de même, tenant le verre en l’air, réfléchissant à un toast à prononcer tout en lui répondant. « J’aime assez quand tu en abuses, à vrai dire. Ca crée de belles surprises… » je lui réponds, taquin. « Mais ce soir tu peux m’embrasser sans avoir trop bu, tu seras toujours bien accueillie… » je lui glisse doucement, plein de confiance, pour la faire rougir et la rendre encore plus craquante. « A nous, Daisy ! » je dis brièvement avant de faire tinter mon verre délicatement contre le sien, mon regard plongé dans le sien. « Premier rencard après ces longs mois d’attente, et je sens qu’il sera réussi ! » Mon sourire s’accentue et je bois une gorgée du blanc. Après avoir posé mon verre, j’annonce la suite du programme de ce soir. « Après le restaurant, je t’emmène dans le bar où je chante habituellement. Si tu le veux bien. Bon à vrai dire, je me suis déjà engagé à chanter ce soir, alors ça ne te laisse pas trop le choix, mais au pire, je peux te ramener chez toi si tu n’as pas envie de rester. » Mais elle en aura envie, non ? « Si ça peut faire pencher la balance, ce soir je compte chanter la chanson que j’ai écrite pour toi… » Allez, reste ! Bizarrement, il m’est plus facile de révéler mes sentiments en chansons plutôt qu’en parlant simplement. Et pourtant, ça peut être tellement plus puissant. La musique fait tellement partie de moi que j’imagine que c’est un moyen d’expression plus naturel pour moi. Ray arrive rapidement avec notre immense plateau bien garni avec le homard qui trône majestueusement au milieu. Cette vision me fait saliver instantanément. Je vais me régaler ! « Et voilà, bonne dégustation à vous deux, vous m’en direz des nouvelles ! » dit-il fièrement. Aucun doute sur la qualité de ses produits pour ma part. J’espère que Daisy sera du même avis.

(…)

« La bouteille est offerte par la maison, Nate. Pour te remercier de m’avoir présenté ta jolie fleur, ce soir » Il me lance un clin d’œil et je le remercie. Mais je me rattraperai sur le pourboire, hors de question de le laisser m’offrir une bouteille entière. Il fait le tour du comptoir en bois pour retrouver Daisy et lui dépose un baiser sur le dos de la main. « Tu essaies de la draguer ou quoi ? » je demande pour plaisanter, ce qui le fait rire. « Oh mon garçon, si seulement je pouvais avoir une chance de lui plaire… Mais face à toi, je ne fais pas le poids, je présume… » Il se retourne vers Daisy et ajoute « n’est-ce pas, Daisy ? » Il lui tapote le dos de la main, comme un grand-père le ferait à sa petite-fille. « J’espère vous revoir ici à l’avenir, mais mon petit doigt me dit qu’on se reverra. J’ai été très heureux de faire votre connaissance, Daisy. Prenez bien soin de ce garçon, il a un cœur en or, vous savez. Tendre, et en or. » Sa gentillesse m’émeut et c’est avec une longue accolade que je lui dis au revoir. « A bientôt Ray. Avec Daisy, si elle le veut bien », je fais à son encontre, le sourire aux lèvres. Mais je suis confiant.

Il est l’heure d’aller au bar pour le concert et nous n’avons malheureusement par le temps de nous attarder davantage. Il fait nuit à présent, et le vent s’est levé sur la côte, glaçant un peu nos corps alors que nous nous dirigeons vers la voiture.

Le bar bénéficie d’un parking, ce qui est bien pratique pour moi puisque je vois que l’heure tourne, et je prends rapidement ma guitare et mon ukulélé avant d’entrer, Daisy à mes côtés. « Salut Marcus ! » j’annonce au gérant du bar qui est aussi barman à ses heures perdues. Il vient à ma rencontre et me fait une accolade. « Nate ! Ca fait plaisir de te voir. Tu es attendu ce soir, regarde un peu ! » Effectivement, la salle est bien remplie et je vois des têtes connues parmi le public. « C’est Daisy ? » me demande-t-il alors, plein de curiosité. Je lui souris en guise de réponse et me tourne vers ma dulcinée. « En chair et en os ! » Et tout en charme aussi. Il vient également lui faire une accolade. « Enchanté Daisy, et merci d’avoir sauvé notre Nate à l’hôpital. Il m’a raconté un peu… Qu’est-ce qu’on deviendrait sans lui ?! » dit-il avec sincérité, ce qui me touche. « N’exagérons rien ! » je rectifie. « Non mais c’est vrai, et puis regarde, dans la salle je suis sûr que plein de personnes auraient été tristes de te savoir… parti à tout jamais, mec. Tu te rends pas compte à quel point tu es apprécié ici, je crois ! » Il veut me faire pleurer ou quoi ? Je hausse les épaules et je me penche vers Daisy pour l’embrasser sur la joue. « Je file me mettre en place, commande ce que tu veux, ce sera sur ma note », je lui dis en posant ma main sur le bas de ses reins. « Marcus, je te la confie ! Sois gentil, hein ! » Il s’étonne de ma remarque et prends un air innocent. « Tu me connais ! Y a pas plus angélique que moi ! » Ce qui me fait éclater de rire. C’est que Marcus peut être très coriace quand il le faut. Etant gérant de bar, j’imagine qu’il doit faire face à d’innombrables problèmes. Je pars installer mes instruments et les accorder alors que le public m’applaudit déjà, m’apportant une dose de bonheur. Ah ce qu’il m’avait manqué !
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Daisy Green
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Mar 7 Aoû - 16:03



Elle a hésité à laisser planer le doute un peu plus longtemps. Le regard curieux qu’il arbore au sujet de sa tenue pour la soirée de Halloween lui arrache un sourire amusé. Ainsi Jake n’avait rien dit… C’était étrange. Les photos en question devaient probablement laisser voir que l’alcool avait tenu une place importante au cours de la soirée et que l’amusement était de mise. « En chauve-souris fluorescente, voire.. sous-acides. » confie-t-elle dans un haussement d’épaules en se rappelant de sa perruque d’une couleur improbable. « Je pourrais éventuellement te montrer une ou deux photos, si j’estime que tu les mérites ! » dit-elle finalement sur un ton joueur.
Une fois en route, les paroles échangées sont là pour les rassurer tous deux. Bien sûr qu’elle est stressée ! Et elle espère pouvoir maîtriser son anxiété au fil de la soirée. Daisy se rend compte qu’il lui suffit de se souvenir de ce premier baiser échangé la semaine précédente pour passer du stress à une gêne mêlée d’envie. Mais au fond, ce rencard est là pour donner un cadre et rendre les choses plus officielles entre eux. Peut-être même pour faire les choses bien et mettre toutes les chances de leur côté. Deedee ne s’imagine plus faire machine arrière à présent. Alors ce soir, c’est décidé, tout se passera à merveille ; le baiser qu’il dépose sur sa main confirme son pressentiment et l’angoisse qui l’assaillait jusque là fond sous la chaleur qui lui gagne le cœur.

Ses yeux s’égarent sur la décoration simple du restaurant, sur la vue infinie qui s’étend par la fenêtre et sur lui, Nate. Apercevant une gêne visible, elle ne réfléchit pas plus et saute sur l’occasion pour glisser une petite réflexion. Il s’en amuse assez pour qu’elle ne l’épargne pas, cette fois. Elle s’en veut presque l’instant d’après, alors qu’il ose à peine la regarder. Ainsi le tout confiant pompier aurait quelques failles assez grandes pour lui faire perdre pied lors d’un rencard ? Elle hésite à garder ses iris posés sur lui, mais voulant à tout prix voir ses réactions à travers ses mimiques, l’infirmière est incapable de le quitter du regard. Daisy écoute attentivement ses paroles, prenant conscience de la portée de sa venue ici. Ses doigts s’entortillent entre eux, alors qu’elle se mord l’intérieur de la lèvre, sous l’effet de l’angoisse. « C’est le fait de laisser quelqu’un qui compte beaucoup pour moi entrer dans mon jardin secret qui me fait monter le rouge aux joues. Je n’ai pas cette habitude, Deedee. Ca a toujours été plus facile pour moi de tenir les autres éloignés, pour qu’ils ne puissent pas m’atteindre, pour me protéger. Parce que… parce que mon cœur ne se remettra pas d’être à nouveau brisé comme il l’a été dans le passé ». Elle aimerait lui dire que briser des cœurs, ce n’est pas son truc. Elle ignore seulement si le moment est opportun ; peut-être serait-ce même présomptueux de sa part de souligner cela. Au moment où son regard remonte vers elle, sa gorge se noue : aucune parole ne sera susceptible de sortir, alors elle lui offre un doux sourire, dans lequel se lisent des promesses et une bienveillance à son encontre. Comment faire comprendre à quelqu’un que l’on souhaite tout le contraire ? Nate ne le réalise peut-être pas, mais la brune joue gros aussi de son côté, en tentant le coup avec lui, prête à donner une confiance aveugle et un amour sans limite. Après des années de solitude, elle a enfin décidé de leur laisser une chance, pour écrire un bout d’histoire à deux.
Elle ne peut retenir un léger rire lorsqu’il souligne leur compatibilité, même en goûts culinaires. L’idée de partager littéralement un plat avec lui la ravit d’autant plus pour ce premier rendez-vous. « Imagine, si j’avais détesté les produits de la mer, ou que j’étais vegan ! Tu aurais été obligé de m’emmener dans un fast-food ou me trouver des carottes à grignoter ! » dit-elle, taquine à souhait, sentant la tension l’abandonner doucement. Le pompier répond à sa question au sujet de ce restaurant, si spécial à ses yeux, dont elle n’avait jamais entendu parler, ni par Caroline, ni par quelqu’un d’autre ; une vraie découverte. « On vient de temps en temps. J’y viens avec elle ou mes parents, en général. Charlie aussi, quand elle est de passage. On a tous les trois grandi ici et joué à cache-cache dans le restaurant. Ray me connait depuis toujours, je crois. Depuis le moment où je n’étais qu’un petit haricot dans le ventre de ma mère. Mon grand-père venait déjà ici, alors imagine ! C’était le père de Ray qui tenait le restaurant autrefois. De père en fils. Et ce sera sûrement son fils Cornelius qui reprendra. Il vient parfois faire quelques services ici, déjà. C’est comme un sanctuaire ici, on n’aime pas trop amener de nouvelles personnes. On n’a pas envie d’un endroit bondé et Ray non plus n’en a pas envie. Il a juste ce qu’il lui faut et c’est parfait comme ça. » Elle l’écoute avec attention et esquisse quelques sourires en imaginant le garçon qu’il était. Ils n’ont pas de lieu favori dans sa famille, où se retrouver pour partager un repas. Ils préféraient davantage organiser des pique-niques sur la plage, et ensuite des barbecues au fond du jardin, durant la période où la brune était incapable de poser un pied près de l’océan. Ray arrive alors, dissipant les pensées envahissantes. Acquiesçant d’un simple sourire, elle lance un regard à Nate, l’invitant à répondre pour eux deux. « Excellent choix, les tourtereaux ! Je m’occupe de tout. » Les commentaires du propriétaire la font sourire et ce sont deux billes pétillantes qui retrouvent l’azur des iris de Nate. « Tu ne seras pas déçue du repas, c’est vraiment succulent, tu verras. » Puis le restaurateur propose une bouteille. « Tiens, goûte-moi ça, Nate. C’est nouveau, on a dégoté ça avec Cornelius dans un vignoble pas très loin d’ici, c’est une merveille ! » Daisy le regarde servir, puis Nate s’occuper de goûter le vin, elle s’en remettra à son jugement ; ce soir, il la guide, et elle suit les yeux fermés. Ce dernier valide le blanc qui accompagnera le repas et juste avant que Ray ne reparte il s’adresse à elle : « J’espère que vous avez les mêmes goûts que Nate et que vous aimerez, Daisy. » Alors, tout sourire, elle répond simplement : « On le saura ce soir ! » Lorsque Ray repart en cuisine, elle laisse entendre ses intentions quant au vin. « J’aime assez quand tu en abuses, à vrai dire. Ca crée de belles surprises… Mais ce soir tu peux m’embrasser sans avoir trop bu, tu seras toujours bien accueillie… » La réflexion lui arrache un petit rire alors qu’elle appuie son menton dans le creux de sa main, sous la gêne qui l’accable tout à fait. Le clin d’œil au baiser lui fait détourner le regard, se mordant la lèvre pour essayer de se concentrer et éviter de tourner au rouge pivoine. Les iris fuyants regardent au loin, espérant calmer le trouble qui vient de l’envahir. En vain. Elle renonce et les prunelles mordorées se reposent sur lui au moment de trinquer ; puis, elle trouve refuge, enfin, derrière son verre, faisant naviguer son regard entre son visage et un point vague sur la table, tout en goûtant au vin par la même occasion. Gardant le verre en main, en le faisant très légèrement tourné entre ses doigts, elle écoute le programme de la soirée qu’il lui énonce. « Après le restaurant, je t’emmène dans le bar où je chante habituellement. Si tu le veux bien. Bon à vrai dire, je me suis déjà engagé à chanter ce soir, alors ça ne te laisse pas trop le choix, mais au pire, je peux te ramener chez toi si tu n’as pas envie de rester. Si ça peut faire pencher la balance, ce soir je compte chanter la chanson que j’ai écrite pour toi… » - « Si les fruits de mer sont frais et qu’on ne commande pas trois bouteilles comme celle-ci, je ne vois aucune raison qui me ferait écourter la soirée. Surtout s’il y a une chanson rien que pour moi. » confie-t-elle, voulant le rassurer quant à ses intentions.

Le repas s’est écoulé dans une ambiance détendue, un brin teintée de séduction lorsque Daisy eut terminé son deuxième verre de vin blanc. Alors qu’ils quittent leur table, Ray vient échanger quelques mots avant de lui faire un baisemain en guise d’au revoir sous le regard amusé de la brune qui savoure la réaction de Nate, bien qu’elle soit humoristique. « Oh mon garçon, si seulement je pouvais avoir une chance de lui plaire… Mais face à toi, je ne fais pas le poids, je présume… N’est-ce pas, Daisy ? » Ray la fait à nouveau sourire, mais elle répond gentiment : « Vous êtes arrivés un peu trop tard, navrée. » Elle ose à présent à peine regarder le pompier. « J’espère vous revoir ici à l’avenir, mais mon petit doigt me dit qu’on se reverra. J’ai été très heureux de faire votre connaissance, Daisy. Prenez bien soin de ce garçon, il a un cœur en or, vous savez. Tendre, et en or. » La recommandation du vieil ami de son partenaire pour la soirée la touche, alors elle lui serre doucement la main qui retient la sienne. « Je sais. Je ne lui veux aucun mal, n’ayez crainte. » finit-elle par avouer, comme si le concerné n’était pas là. « A bientôt Ray. Avec Daisy, si elle le veut bien. » Ce dernier lance cette dernière remarque, et d’un simple regard, elle lui confirme que oui, elle reviendra avec lui. Et comme pour confirmer sa pensée, elle glisse une main autour de son bras en sortant du restaurant, leur donnant un air de vrai couple, alors qu’elle lui offre un sourire derrière ses mèches de cheveux balayées par le vent.

Daisy passe la porte du bar à la suite d’un Nate chargé d’instruments. Un type, la quarantaine, les accueille avec enthousiasme. « Nate ! Ca fait plaisir de te voir. Tu es attendu ce soir, regarde un peu ! C’est Daisy ? » Très vite, il devine son identité et Daisy tourne un regard surpris vers le pompier. Comment se fait-il que cet homme, qu’elle n’a jamais rencontré, sache qui elle est ? Elle repousse les questions dans un coin de sa tête et le salue dans l’accolade qu’il lui donne sans hésiter. « Enchanté Daisy, et merci d’avoir sauvé notre Nate à l’hôpital. Il m’a raconté un peu… Qu’est-ce qu’on deviendrait sans lui ?! »  - « Ravie d’avoir sauvé un de vos.. artistes ?! » plaisante-t-elle légèrement, ne sachant jamais comment réagir quand on la félicite sur son travail, alors que tout lui paraît normal, puisque c’est son métier ! « Je file me mettre en place, commande ce que tu veux, ce sera sur ma note. » Elle accueille son baiser avec un sourire entendu et sent sa main dans le creux de son dos une seconde plus tard. « Un jus de fruits certainement… » marmonne-t-elle entre ses dents, à son adresse ; après avoir fini cette bouteille de vin avec lui à table, hors de question de commander de l’alcool, elle a promis de ne pas en abuser, elle va s’y tenir. Nate est sur le point de partir, mais elle le retient du bout des doigts, déposant à son tour un baiser sur sa joue. « Bonne chance ! » lui souhaite-t-elle à son oreille. Pour son concert ? Sa chanson ? La séduire ? Sur un air énigmatique, elle s’en va rejoindre Marcus qui lui fait signe d’approcher au bar pour qu’elle puisse passer commande. S’installant sur un tabouret haut, elle entend alors les personnes présentes applaudirent en voyant Nate sur scène. Cela la surprend un peu, quand il disait avoir l’habitude de jouer ici, elle n’imaginait pas qu’il avait tout un public à ses pieds. « Alors, qu’est-ce que tu veux boire Daisy ? » Elle n’hésite pas longtemps avant de répondre. « Un cocktail sans alcool ! » Marcus éclate de rire, se moquant un peu d’elle. « Même pas une petite goutte de rhum ? » Elle secoue la tête, amusée : même pas ! Tapotant ses doigts sur le comptoir, elle observe ce qui se passe autour d’elle, découvrant ce nouveau lieu. Il y a tellement de bars à Los Angeles, et Deedee est accrochée à ses lieux habituels, alors elle loupe un bon nombre de découvertes. Marcus s’affaire en lui jetant quelques coups d’œil de temps à autre, puis revient vers elle, le verre à la main. « Merci Marcus ! » dit-elle en récupérant le verre orné d’une paille. « Il vient souvent jouer ici ? Ca fait longtemps ? » questionne-t-elle en désignant d’un signe de tête la scène où se trouve le pompier. Tout en servant un autre client, il se met à réfléchir, relevant les yeux vers le plafond. « Hmm, ça doit faire une petite dizaine d’années maintenant. Et il vient quand il en a envie, souvent une fois par mois. » Les sourcils s’arquent légèrement sous la surprise alors qu’elle sirote son verre. Une dizaine d’années ! Elle comprend mieux pourquoi les personnes ici étaient pressées de le voir revenir jouer et chanter. Tout à coup, elle sent une main sur son épaule et lorsqu’elle se retourne, se trouve face à Otto, accompagné d’un autre type qui a tout de la dégaine du surfeur, tout sourire. « Salut Daisy ! Alors, tu es venue encourager la star de la soirée ? » La brune répond à son sourire, haussant les épaules. « Je suis venue écouter, c’est déjà pas mal ! Il y a déjà tout un fan club en place ! » Otto rigole à sa remarque, puis l’invite à se joindre à eux deux, à une table plus loin. Ouvrant la conversation sur des sujets larges, Daisy échange avec les deux jeunes hommes, le meilleur ami de Nate ayant toujours été adorable envers elle. Puis, ils s’interrompent lorsque quelques notes de guitare résonnent dans la salle et que Nate commence à chanter. Une boule se loge dans le ventre de DeeDee, stressée pour lui, alors qu’il semble tout à fait à l’aise là où il se trouve. Elle remarque que plusieurs personnes viennent glisser des papiers dans son étui de guitare, et Otto se dirige près de la scène pour, lui aussi, déposer un morceau de papier. En revenant, l’infirmière le questionne du regard alors il lui explique simplement qu’il vient de proposer un titre à tirer au sort, et qu’il espère que Nate tirera sa chanson. « Et tu as mis quoi comme titre ?! » demande-t-elle, la curiosité piquée au vif ! Otto reste silencieux quelques secondes, et elle lui trouve un air de sale gosse. Un air qu’il porte fréquemment d’ailleurs… « Tu verras ! »
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Dim 26 Aoû - 0:25

Je m’éloigne de ma dulcinée afin de rejoindre la scène, mais je sens sa main prendre la mienne lorsque cette dernière termine sa course au bas de son dos. Je me retourne alors vers elle, légèrement surpris. Mais avant que je ne pose ma question, Daisy se rapproche de moi et ses lèvres viennent caresser doucement ma joue dans un tendre baiser. Un sourire nait immédiatement sur mon visage. « Bonne chance ! » me dit-elle. Mes yeux s’attardent dans les siens et à cette distance si courte, mon être tout entier la réclame. J’ai envie à nouveau de goûter à ses lèvres, me remémorant notre premier baiser échangé lors de mon anniversaire, et cela me donnera des ailes pour le concert, assurément. Mes pupilles viennent scruter ses lèvres charnues et mon cœur s’emballe sans prévenir. « Merci, » je bredouille difficilement, ce qui, néanmoins, me sort de mon désir ardent. Daisy m’envoie un sourire énigmatique et s’en va auprès de Marcus alors que je franchis les quelques pas jusqu’à la scène, sous les applaudissements de mon public.

Cela me touche drôlement… Le lendemain de mon accident, je devais venir jouer ici. Mais je n’ai jamais pu m’y rendre, étant donné que j’étais à l’hôpital. Marcus a dû apprendre la nouvelle par Otto. Je sais qu’il a été mis rapidement au courant, car durant mon hospitalisation, j’ai reçu des messages touchants de la part de certaines personnes qui sont sûrement là ce soir pour fêter mon grand retour sur scène. Et je tiens à les remercier ce soir. Je vois Otto approcher de la scène, justement. Il vient déposer un petit papier dans mon bocal à chansons. Je le regarde d’un air suspicieux alors qu’il me jette un regard plein de malice sous un air de fausse innocence. Je parie qu’il a encore mis un titre ridicule, mais honnêtement, ça me fait plus rire qu’autre chose. Et ce sont de bons challenges. Je n’ai aucune honte à chanter du Britney Spears ou du One Direction.

Après avoir accordé mes instruments, je prends enfin la parole dans le micro, scrutant chaque personne qui compose mon public ce soir, chaque visage, pour pouvoir l’ancrer en moi. « Bonsoir tout le monde… » je commence avec enthousiasme. Mes yeux se posent à présent sur Daisy qui est assise à côté de mon meilleur ami, à une table dans le fond, et un large sourire se pose sur mes lèvres. « Cette soirée sera sous le signe de l’amour, en hommage à tout l’amour dont vous avez fait preuve à mon égard après mon accident. Alors je ne sais pas qui exactement remercier ici mais sachez que je le ferai personnellement après le show, venez vous manifestez, je suis réellement reconnaissant pour ce que vous avez fait pour moi. Vos messages de soutien et d’encouragement m’ont touché. Vos remerciements aussi pour avoir simplement fait mon travail. Le Fire Department de Los Angeles tout entier veillera toujours sur vous, soyez-en sûrs ! » Ces derniers mots déclenchent de nouveaux applaudissements du public et je suis plus que fier d’exercer mon métier ce soir. « Merci… » j’ajoute en toute humilité. Mes yeux se posent à nouveau sur Daisy, au loin. « Alors j’ai pioché dans les chansons que vous m’aviez données lors de mon dernier concert ici et j’ai tenté de choisir celles qui parlaient d’amour, et j’espère que mes versions vous plairont. » J’envoie un sourire à mon public avant de saisir ma guitare et de passer la sangle autour de mon cou. « Je suggère d’ailleurs qu’on lève tous nos verres pour trinquer à ce merveilleux sentiment qu’est l’amour ! » je saisis la bière que Marcus m’a déposée il y a moins d’une minute sur la table au bord de la scène, et je lève ma pinte, suivi par tous les mélomanes venus m’écouter ce soir. Evidemment, j’accorde une attention toute particulière dans le fond et je lève davantage mon verre en direction de ma Daisy, le regard brillant et un sourire tendre aux lèvres. Mon cœur bat déjà plus vite et plus fort, et j’ai le sentiment que cette soirée marque réellement le début du reste de ma vie. « A l’amour ! » Tous répètent ce toast et j’entends les verres s’entrechoquer dans la salle. Certains couples s’embrassent même, sous mes yeux attendris. J’aurais aimé pouvoir faire de même. Quelques gorgées plus tard, je commence à chanter tout en faisant courir mes doigts sur les cordes. Il ne me faut que quelques secondes pour rentrer dans ma musique, oubliant presque la petite centaine d’yeux qui me regardent ce soir. Le public m’applaudit entre chaque chanson et m’encourage. J’ose quelques plaisanteries entre chacune, je me sens bien ici, complètement détendu, comme si j’étais chez moi. Cela fait plus de dix ans que je viens ici alors on peut dire que c’est chez moi, non ? Le concert se poursuit gentiment jusqu’à son terme imminent, mais je garde le meilleur pour la fin, la fameuse chanson que j’ai écrite pour Daisy. Voilà déjà plusieurs semaines – presque deux mois – qu’elle est achevée, et son écriture a été d’un seul jet. Daisy, ma muse. Pour elle, j’écrirais mille chansons, célébrant ainsi l’amour et la joie qu’elle m’inspire. Ce sentiment de sécurité et cette perspective d’un bonheur immense. Daisy Green, j’en suis tombé amoureux dès lors que nos regards se sont croisés. Je ne croyais pas au coup de foudre, pas plus qu’à l’amour heureux, mais cette femme, qui se dissimule dans la pénombre du fond de la salle, a bouleversé toutes mes convictions. Cette femme, un jour, je l’épouserai. « Alors j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer… » Je bois à nouveau quelques gorgées de ma pinte et je reprends mon discours. « Je vais commencer par la mauvaise, comme ça, c’est fait. » J’émets un léger rire avant d’annoncer qu’il s’agit maintenant de la dernière chanson du concert, puis j’enchaine. « Mais la bonne, c’est que cette dernière chanson est une composition personnelle, inspirée de ce que j’ai vécu durant ces derniers mois. Voyez… comme certains le savent ici, au début de l’été, j’ai été obligé de rester allongé dans un lit d’hôpital pendant des semaines, au lieu d’aller faire ce que j’aime le plus au monde, à savoir surfer et sauver des vies. Ca n’a pas été facile, je peux vous dire… Mais tout ça en valait la peine… Parce que j’ai rencontré un ange. Un ange qui m’a littéralement sauvé la vie durant mon hospitalisation. Un ange qui donne de sa vie pour accompagner les autres dans la maladie et la douleur, qui vient leur apporter sa douceur et sa lumière. Un ange qui est entré dans ma vie et n’en est plus jamais ressorti… à tel point qu’elle est ici ce soir… » Je ne peux m’empêcher à présent de regarder ma Deedee, tapie dans le fond. Certaines personnes du public suivent mon regard et se tournent pour tenter d’apercevoir l’ange en question, levant un léger bruit de fond alors que ma dulcinée soulève les questionnements du public. « Sans elle, je ne serai pas là ce soir, je vous regarderais de là-haut », dis-je en pointant mon index vers le plafond. « Enfin… j’espère que je ne vous regarderai pas d’en bas », je plaisante. « Deedee, je voudrais te remercier du fond du cœur pour tout ce que tu as fait pour moi, » et elle n’imagine même pas à quel point sa magie a changé mon quotidien. « Tu es ma super-héroïne, tu as dédié ta vie aux autres et je te dois la vie. Et je pense qu’on peut l’applaudir pour ça… » Je lance les applaudissements, rapidement suivi par toute la salle. Je vois les curieux chercher à apercevoir la tête de Daisy. Je sais qu’elle n’aime pas être le centre d’attention, mais cet hommage n’est qu’une infime partie de ce qu’elle mériterait pourtant. « Cette chanson est pour toi, tu en es l’essence » je termine avant de reposer mes mains sur ma guitare et de commencer à chanter, les yeux clos et le cœur battant la chamade tant cet instant signifie beaucoup pour moi.

>► ♫♪♫<
She is the sweetest thing that I know
You should see the way she holds me when the lights go low
Shakes my soul like a pot hole, every time
Took my heart upon a one way trip
Guess she went wandering off with it
Unlike most women I know
This one will bring it back whole

J’ouvre à présent les yeux pour regarder l’objet du désir, la muse qui m’a inspiré ce texte, et un sourire perce alors mon visage. J’aime le clin d’œil que je m’apprête à faire, révélant de façon dissimulée le prénom de ma douce, et j’attends d’observer sa réaction.

Daisies, daisies perched upon your forehead
Oh my baby, lately I know
That every night I'll kiss you you'll say in my ear
Oh we're in love aren't we?

Alors que nos regards sont verrouillés, j’entends mon cœur tambouriner dans mes tempes. Daisy, sommes-nous tous les deux amoureux ? Ressens-tu tout ce que je ressens pour toi ? Ressens-tu le bouleversement qui s’est opéré dans ma vie et peut-être dans la tienne aussi ? Ressens-tu ce désir ? Celui d’être toujours près de toi, de pouvoir te toucher, te sentir, frôler ta peau, ton corps et ses courbes. Ressens-tu cette chaleur qui se diffuse dans les entrailles, et ce cœur qui bat pour l’être aimé ? Voilà tout ce que je ressens quand je pose les yeux sur toi… Quand une seule pensée vers toi déclenche toute cette cascade de réactions et de sentiments.

Hands in your hair, fingers and thumbs baby
I feel safe when you're holding me near
Love the way that you conquer your fear
You know hearts don't break around here
Oh yeah yeah yeah , yeah yeah yeah yeah
Yeah yeah yeah yeah

Tu as su braver tes peurs pour moi, d'abord celle de l'eau, puis celle de me laisser entrer dans ta vie. Et non, Daisy, rassure-toi, aucun cœur ne sera brisé, je ne serai pas cet homme qui piétinera ton cœur comme certains ont pu le faire auparavant. Et je t’ai remis le mien il y a bien longtemps déjà, et peut-être que ce soir… tu sauras quoi en faire.

She is the river flow in Orwell
And tin wind chimes used for doorbells
Fields and trees and her smell, fill my lungs
Spent my summer time beside her
And the rest of the year the same
She is the flint that sparks the lighter
And the fuel that will hold the flame
Oh roses roses laid upon your bed spread
Oh my, hold this, oh this, I know

That every night I'll kiss you you'll say in my ear
Oh we're in love aren't we?
Hands in your hair, fingers and thumbs baby
I feel safe when you're holding me near
Love the way that you conquer your fear
You know hearts don't break around here
Oh yeah yeah yeah

Well I found love in the inside
The arms of a woman I know
She is the lighthouse in the night that will safely guide me home
And I'm not scared of passing over
Or the thought of growing old
'Cause from now until I go

Je me rappelle ce moment où j’ai écrit ce passage. Tout me paraissait évident : Daisy a su me ramener à la maison, parce que ma maison, c’est nous. Elle est le rêve que j’avais volontairement oublié et que je peux toucher du doigt maintenant, celui de vieillir auprès de la femme que j’aime, entouré par nos enfants, puis petits-enfants, je l’espère. Ce rêve que j’avais soigneusement rangé dans un coin de ma tête, pour ne plus abîmer mon cœur trop meurtri. Ce rêve qui me hante depuis que je suis tout jeune mais dans lequel il manquait un visage. Et celui de Daisy est à présent clairement dessiné, ancré en moi, dans ma tête et dans mon cœur.

Every night I'll kiss you you'll say in my ear
Oh we're in love aren't we?
Hands in your hair, fingers and thumbs baby
I feel safe when you're holding me near
Love the way that you conquer your fear
You know hearts don't break around here
Oh yeah yeah

Every night I'll kiss you you'll say in my ear
Oh we're in love aren't we?
Hands in your hair, fingers and thumbs baby
I feel safe when you're holding me near
Love the way that you conquer your fear
You know hearts don't break around here
Yeah yeah yeah
You know hearts don't break around here
Oh yeah yeah yeah yeah

Les dernières notes résonnent et alors que j’entends les premiers applaudissements qui s’intensifient rapidement, je reste bloqué sur la vision de mon ange au loin, le sourire aux lèvres, perdu dans cette contemplation. J’ai une furieuse envie de me lever et d’aller l’embrasser, mais j’arrive encore une fois à me retenir et je reporte mon attention sur mon auditoire. « Merci… merci beaucoup ! » je tente, pour atténuer les applaudissements qui ne faiblissent pas pour autant. « Merci, ça me touche beaucoup… Je vous souhaite une excellente fin de soirée, et n’hésitez pas à venir me voir si vous voulez discuter, je ne mange personne, promis ! » J’émets un léger rire et je commence à ranger mes instruments alors que le public applaudit encore. Heureusement, la musique que remet Marcus arrive à les faire taire petit à petit, pour qu’ils reprennent leurs discussions de bar. Il vient d’ailleurs me rejoindre sur scène et me prend dans ses bras pour une accolade amicale. « T’as été génial, Nate. Cette chanson… je pense que Daisy n’y a pas été insensible… » me dit-il en jetant un signe de tête dans sa direction. Je lui souris, à présent légèrement intimidé. « J’espère… » Cela déclenche de la taquinerie de la part de mon vieil ami. « Ooooh ! Mais c’est que t’es bien mordu, toi ! » Je soupire en regardant Daisy au loin, captant à nouveau son regard, puis je souris. « Elle est parfaite… » je souffle, avant de reprendre mes esprits. « File la rejoindre ! Laisse ton bazar ici, c’est pas urgent ! » Marcus me donne une tape amicale sur l’épaule avant de retourner derrière son bar rejoindre Anthony, l’autre barman. Je descends les quelques marches pour retrouver Daisy que je ne lâche pas du regard. Je suis pressé de la retrouver, à vrai dire, et mon cœur s’emballe à nouveau. Qu’a-t-elle pensé de ma chanson ? J’espère qu’elle lui a plu. Je jette un regard à mon meilleur ami, non loin de là, qui m’envoie un signe de tête entendu. Je ne suis plus qu’à deux petits mètres de la table et je vois Daisy se lever. Arrivé à son niveau, je me sens comme un adolescent qui attend la réponse de la fille qu’il convoite et qu’il vient d’inviter à son premier rencard alors qu’il attend la réponse. Oui ou non ? Je me sens stupide et je m’empêche de rire nerveusement, surtout que je me sais épié par Otto. « Salut… », je dis en souriant d’une voix grave, réfrénant l’envie de venir la prendre dans mes bras, coller son corps contre le mien, et de l’embrasser avec passion. Je sens d’ailleurs que mes pieds sont nerveux. J’ai l’impression que mon cœur va sortir de ma poitrine tellement il tape fort. Une chaleur monte et se répand le long de ma colonne vertébrale alors que mes pieds font un pas de plus en avant, me rapprochant très dangereusement du visage de Daisy. Ma main glisse le long de son bras en descendant jusqu’à trouver la sienne, et je lui souris, happé par la beauté de son regard. « Ca t’a plu ? » je demande alors, en parlant du concert mais surtout de la chanson. Je suis hypnotisé par ma dulcinée et instinctivement, ma main vient se poser sur sa joue, la caressant délicatement. Mon pouce finit par s’attarder sur le coin de ses lèvres et j’entrouvre les miennes pour me préparer à ce moment délicieux auquel j’ai envie de goûter depuis le début de cette soirée. Le baiser que nous avons déjà partagé chez moi me hante et depuis samedi dernier, je suis impatient de renouveler cette expérience magique qui m’a transporté sur mon petit nuage suffisamment longtemps pour que je m’y habitue et que je mette du temps pour en redescendre. Et là, à ce moment précis, l’ascension peut recommencer. Je plonge vers  ses lèvres alors que ma main passe derrière ses hanches pour la coller contre moi. Le contact de son corps contre le mien ne fait que décupler mon envie - mon besoin – de m’emparer de ses lèvres.
« Nate Brady ! » dit une voix forte derrière moi, interrompant la magie de ce moment avant même que nos lèvres ne se retrouvent, laissant derrière elle une frustration aiguë. Je me retourne, lâchant mon emprise sur Daisy, avec regret, et je vois un homme d’une trentaine d’années, comme moi. Il fait peut-être partie de ces personnes qui m’ont envoyé une carte à l’hôpital, et je lui en suis reconnaissant, mais le moment est vraiment très mal choisi et je me sens légèrement agacé. « Oui ? » je réponds machinalement. Ma main retrouve celle de Daisy, comme s’il m’était impossible de couper le contact entre nous, à présent. « Bonsoir, Jackson Jessup, je travaille pour Interscope Records. Est-ce que vous auriez quelques minutes à m’accorder ? C’était un bon concert, ce soir, j’ai passé un très bon moment… » Je suis un peu abasourdi par ce que m’annonce ce Jessup. Un label de musique qui s’intéresse à moi ? « Oui, allez-y, je vous écoute », je l’encourage alors. Je n’ai jamais pensé faire carrière dans la musique, mais je suis curieux de savoir ce qu’il a à me dire. « Vous avez déjà songé à lancer votre carrière ? » Je finis par grimacer et froncer les sourcils. « J’ai déjà une carrière, Monsieur Jessup, » qui n’a rien à voir avec la musique, mais c’est celle que j’ai choisie. « Oui, je comprends bien… mais vous avez un sacré potentiel, Nate. Ce serait dommage de ne pas l’exploiter ! » Je souris poliment et finalement, je l’interromps dans son élan de séduction commerciale à mon égard. « Certes, mais je suis heureux comme je suis. Et je suis sûr qu’il y a plein d’autres artistes – non pas que je me considère comme tel – qui rêveraient de pouvoir exploiter le leur. Je vous remercie pour l’intérêt dont vous faites preuve, mais je passe mon tour… » Honnêtement, j’ai tout ce qu’il me faut dans ma vie et pour rien au monde je souhaiterais la changer. « Bien, c’est honnête. Je vous laisse quand même ma carte, si jamais vous changez d’avis… » Je saisis le bout de papier cartonné et je le fourre dans la poche arrière de mon jean. Je salue l’homme puis redirige mon attention vers la jolie brune accrochée au bout de mon bras. « Je te ressers quelque chose à boire ? » je lui demande, regrettant à nouveau cette tentative de baiser qui s’est soldée par un échec, et maintenant, le moment est passé, il est trop tard.
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Daisy Green
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Dim 9 Sep - 12:12



Assise juste à côté de Otto, son cocktail sans alcool en main, elle attend que Nate se présente sur scène, et lorsque les premières acclamations résonnent dans le bar, elle le voit enfin apparaître, armé de sa guitare. Un léger sourire flotte sur ses lèvres, mais elle sent les yeux de Otto se poser un peu sur elle, pour surveiller ses réactions. Elle est certaine qu’il se fera un plaisir de rapporter tout cela plus tard au pompier. Ses iris mordorés s’arrêtent sur le grand brun qui semble aller mieux. La rupture a été rude pour lui, d’après ce que Nate a pu lui dire, puisqu’il avait quitté quelques temps Los Angeles, préférant la solitude. Mais le voilà de retour, prêt à supporter une soirée qui semble dédiée à l’amour, comme vient de le faire savoir l’artiste sur scène. Daisy ose à peine relever son regard sur l’objet de ses désirs, affreusement gênée par la situation. Puis, il poursuit dans son discours, remerciant les gens présents ce soir qui ont pensé à lui, alors qu’il se trouvait à l’hôpital, juste avant l’été. Les verres sont levés, Otto, amusé, donne un coup de coude à DeeDee lorsque cette dernière sourit un peu trop en regardant celui qui se trouve sur scène. Grillée. Puis, le jukebox vivant commence, proposant divers titres revisités par ses soins. La brune écoute avec attention quelques titres, entre deux discussions avec Otto et Peter, esquivant habilement le sujet principal de la soirée malgré les perches gigantesques que le meilleur ami de Nate lui tend désespérément pour en savoir plus sur son état d’esprit. Le rouge menace de lui monter aux joues, mais elle se cache subtilement derrière son verre, prenant son temps pour trouver un moyen de contourner tout cela, de façon habile. Pas que les desseins de ces deux êtres diffèrent de ce que Otto suggère, mais l’infirmière, pudique et prudente, ne se sent pas suffisamment à l’aise pour en parler. Pas ce soir alors que tous ses sens sont en alerte, que son cœur bat à un rythme bien plus soutenu, que ses sourires et son regard ne sont adressés qu’à une seule personne ici. Dans quelques jours, peut-être… Peut-être. Si la soirée se termine en beauté, comme elle l’espère au fond d’elle.

Revenant du bar, après avoir repris le même cocktail, toujours sans alcool, ainsi qu’une tournée pour Otto et Peter, Daisy se réinstalle, et la chanson se termine. Nate reprend la parole, avouant qu’il a deux nouvelles à annoncer. Lorsqu’il dit que le concert arrive à son terme, quelques expressions de déception se font entendre parmi les personnes qui assistent au concert et semblent fidèles au musicien. « Mais la bonne, c’est que cette dernière chanson est une composition personnelle, inspirée de ce que j’ai vécu durant ces derniers mois. Voyez… comme certains le savent ici, au début de l’été, j’ai été obligé de rester allongé dans un lit d’hôpital pendant des semaines, au lieu d’aller faire ce que j’aime le plus au monde, à savoir surfer et sauver des vies. Ca n’a pas été facile, je peux vous dire… Mais tout ça en valait la peine… Parce que j’ai rencontré un ange. Un ange qui m’a littéralement sauvé la vie durant mon hospitalisation. Un ange qui donne de sa vie pour accompagner les autres dans la maladie et la douleur, qui vient leur apporter sa douceur et sa lumière. Un ange qui est entré dans ma vie et n’en est plus jamais ressorti… à tel point qu’elle est ici ce soir… » Tout au fil de ses explications, Daisy a écouté attentivement, jusqu’au moment où il commence à faire mention de sa personne. Baissant doucement le regard sur son verre, elle entend le léger ricanement du blagueur qui se tient à côté d’elle, amusé par la gêne qui se lit sans peine sur le visage de l’infirmière. Lorsqu’elle se reprend un peu, elle peut constater que les visages se tournent dans la direction du fond de la salle, là où elle se trouve, et elle hésite à se retourner elle-même pour faire semblant de chercher, mais se ravise, craignant que Nate l’interpelle davantage en la voyant faire son petit manège. Otto se penche alors vers elle, le rire dans la voix : « Je peux te servir de couverture. Le risque, c’est que Nate risque de venir me casser les dents si je m’approche de trop près. » Ca a au moins le don de la faire rire et la détendre un peu, alors que la tension et la pression se font ressentir. « Deedee, je voudrais te remercier du fond du cœur pour tout ce que tu as fait pour moi. Tu es ma super-héroïne, tu as dédié ta vie aux autres et je te dois la vie. Et je pense qu’on peut l’applaudir pour ça… » Les applaudissements se font entendre, et un peu émue, Daisy capte le regard azur du pompier, posé sur elle. Elle secoue doucement la tête, touchée en plein cœur par l’hommage qu’il lui rend ce soir. Elle remarque à peine les regards curieux qui cherchent si c’est elle, ou bien l’une des filles assises à la table juste à côté d’elle. Son cœur bat la chamade alors qu’il explique que la prochaine chanson lui est dédiée. Ses mains tremblent légèrement, alors elle les enserre l’une contre l’autre, se sentant seule au monde face à lui, comme si les autres n’existaient pas. Quelle fille n’a pas un jour rêvé qu’on écrive une chanson juste pour elle ? Ca l’effraie profondément ; Nate regorge de qualités et tout ceci, elle l’effleure à peine encore.
Ses doigts grattent les cordes doucement, et les premières paroles se font entendre, tendres, belles, criantes de vérité, laissant le pompier dévoiler ses sentiments et poser des mots dessus, tout en mélodie. Le cœur serré, elle écoute attentivement, rien ne pourrait la déconcentrer à cet instant. Leurs regards s’attrapent une fois de plus, faisant rater un battement à son palpitant. Elle sourit légèrement, entendant son prénom caché derrière des fleurs, et voyant la malice passée sur le visage du pompier, son sourire s’élargit, avant de doucement se cacher à nouveau derrière l’émotion trop prenante. Les mots posés dans cette chanson la rendent nerveuse comme une adolescente, et la confortent dans ses choix en tant que femme. Elle l’a laissé venir à elle, petit à petit, cherchant à comprendre les projets de Nate à son encontre. Suffisamment en confiance, elle s’est faite guider jusqu’à l’entrée de ce cocon qu’il a pris soin de construire. La semaine précédente, elle avait décidé d’y glisser un pied, avant de faire sa grande entrée. Et toute la douceur ressentie alors est démultipliée ce soir, alors que ses dernières craintes s’envolent au fil des notes. Les révélations faites, les mots utilisés pour décrire ce qu’il se passe entre eux la chamboulent, alors qu’elle se rend compte de la mise à nu faite sur scène, juste pour elle. Tout son être se penche dans sa direction, prêt à faire le grand saut. L’esprit est calme, et le corps chargé d’émotions, de désir.
Elle n’arrive pas à décrocher son regard, contemplant le spectacle, écoutant attentivement tout ce qui est dit dans cette chanson. Les mots sont bien choisis, retraçant doucement leur parcours, faisant référence aux différentes étapes depuis leur rencontre. La façon dont, pierre après pierre, il a su gagner sa confiance, lui donner envie de plus tout doucement, lui laisser entrapercevoir qu’il n’y avait rien à craindre en leur laissant une chance… Il a su conquérir un cœur qui se refusait à d’autres, trop craintif pour se laisser apprivoiser, trop blessé pour vouloir prendre le risque.

Tout doucement, la chanson se termine, et la jolie brune sent une légère panique l’envahir lorsque les dernières notes sonnent. L’échange de regard en dit long, puis elle le détourne, et regrette peut-être un peu d’avoir pris un cocktail sans alcool : cela lui aurait donné un peu plus de courage. Pas qu’elle doute, mais la peur s’immisce doucement en elle. Pourtant elle sait qu’elle n’a rien à craindre de lui ou de ses intentions à son égard, seulement… C’est toujours un peu difficile de finir par se lancer. Surtout lorsque l’on sent que cela pourrait vraiment fonctionner. Elle sirote son cocktail de fruits, et sent le regard qu’Otto porte sur elle, alors doucement ses yeux se relèvent sur lui qui la contemple, un sourire un brin amusé étirant ses lèvres. Il lui envoie un petit clin d’œil, puis se penche vers elle et murmure : « Faut que je me mette à la guitare, ça a l’air de bien fonctionner. » Elle lui met une petite tape sur l’épaule, amusée par sa réflexion et quand elle reporte son attention sur la scène, elle remarque alors Marcus et Nate en train de discuter, et portant tous les deux un regard sur elle. L’anxiété la saisit de nouveau, jusqu’à ce que le pompier finisse par quitter la scène, ses iris azur toujours accrochés aux siens. Le voyant avancer, instinctivement, elle se redresse, délaissant sa place pour s’approcher légèrement de lui, son corps attiré comme un aimant, refusant le moindre contrôle de sa part. Elle ne sait pas quoi lui dire en se retrouvant face à lui, troublée au possible, un brin tremblante aussi. « Salut… » Un léger sourire flotte sur les lèvres de l’infirmière, tiraillée entre l’angoisse et l’envie. Son regard se perd dans le bleu de ses yeux qui la dévorent, et elle frissonne au contact de sa main sur son bras, qui glisse jusqu’à ses doigts. Elle s’en saisit doucement, les liant, et caressant son pouce du sien. Elle oublie de respirer alors qu’il s’approche un peu plus d’elle. Il lui demande si cela lui a plu ; son sourire ne la quitte pas, s’agrandissant un peu, quittant l’énigme pour la sincérité. Elle hoche doucement la tête, se rapprochant un peu de lui, tandis qu’il fait le chemin de son côté. Ses paupières se ferment au contact de sa main sur son visage et tout son corps se tend, prêt à se pencher en avant pour retrouver le contact. Daisy est en train de fondre sur place, son cœur cherchant à sortir de sa poitrine tant il bat fort. Elle se tend instinctivement vers lui, enfin prête à sauter le pas sans voler son baiser. L’une de ses mains remonte à l’épaule de Nate, sur laquelle elle s’appuie timidement. Mais lorsqu’elle entend son nom être appelé, elle rouvre les yeux, la magie se brise et elle se recule aussitôt. Elle ose à peine croiser son regard à présent et détourne le visage, préférant porter son regard sur ses chaussures. Daisy patiente, attrapant les doigts de Nate qui viennent chercher les siens ; le cœur reprend tant bien que mal un rythme plus cohérent. Elle pose un regard sur le type qui vient de les interrompre et qui ne semble même pas s’en être aperçu, ou peut-être s’en moque-t-il tout simplement. Son visage se tourne vers le sol, elle écoute un peu l’échange, ne préférant pas intervenir, elle n’a pas la tête à ça. Elle est encore coincée dans cet instant, juste avant d’être interrompus, là où il n’y avait plus qu’eux deux. L’idée de devoir recommencer, en échangeant normalement après cette tentative avortée la rend mal à l’aise. Elle est totalement frustrée par cette situation et préfère attendre sagement que la discussion se termine, tout en priant pour qu’elle dure encore un peu. Contradiction suprême ; mais la demoiselle est une timide jusque là, qui se soigne doucement, et qui tâtonne encore un peu trop dans le domaine pour s’y sentir plus à l’aise. Le type lui donne ses coordonnées, pour le laisser réfléchir à l’attitude à adopter. Mais il ne reste pas éternellement : le pompier le congédie rapidement, la laissant seule face à lui maintenant. Alors où en sont-ils ? Elle le questionne du regard, à savoir s’il va retenter sa chance maintenant ou si le moment est passé. « Je te ressers quelque chose à boire ? » Elle réfléchit rapidement, le cœur battant encore dans ses tympans alors qu’une boule de stress s’amuse à grossir puis disparaître, pour mieux revenir dans son estomac. « Ca ira pour moi… Tu veux rester un peu pour discuter avec quelques personnes ? » Daisy hésite, la suggestion prête à être proposée lui brûle les lèvres, et sa retenue la défend d’oser. Mais n’étaient-ils pas prêts à s’embrasser il y a une minute ? N’était-elle pas sur cette lancée ? Alors sa retenue, elle la range dans un tiroir. « Sinon, on pourrait rentrer ? » suggère-t-elle, le rouge ne s’amusant même plus à lui monter aux joues à présent. Ses yeux scrutent le visage de Nate, attendant une réponse, puis elle resserre doucement sa prise sur sa main, faisant un signe à Otto et Peter restés assis dans un coin, qui leur font un signe en retour, avant que le couple ne s’éclipse de la soirée. Bien sûr, jusqu’à la sortie, le pompier croise les habitués qui arrivent à mettre un visage à présent sur « l’ange » cité par la star de ce soir. DeeDee se plaît à se trouver au bras de Nate, laissant la gêne en dehors de tout ça pour l’instant, savourant le moment présent, la douceur qui se joue entre eux, la complicité naissante lorsqu’ils échangent des regards qui en disent long. La guitare et le ukulélé remis par Marcus, ce dernier leur souhaite une bonne fin de soirée, tout sourire.

Le bruit s’atténue totalement lorsque les portes du bar se referment derrière eux. Le calme de la rue fait place, les ramenant à leur nouvelle réalité alors que leurs mains se séparent lorsqu’ils entrent dans la voiture. Daisy s’installe en silence, pressant ses mains l’une contre l’autre, son cœur reprenant doucement le rythme effréné créé par cette proximité. Son regard glisse discrètement du côté conducteur, elle observe son visage alors qu’il semble concentré sur la route, puis de peur de croiser ses iris, elle détourne le visage et la route se fait en silence jusqu’à chez elle. Sur le chemin, elle a eu le temps de se poser mille questions. Que faire lorsque le moteur sera coupé ? L’embrasser ici ? Lui souhaiter bonne nuit et s’en aller après un autre baiser plein de promesses ? L’inviter à boire un dernier verre chez elle ? L’inviter à rester pour la nuit ? Pour la vie ? Lorsqu’elle reconnaît sa rue, elle ferme les yeux afin d’essayer de garder son calme. La situation l’angoisse et l’excite à la fois. Un flot d’émotions l’assaille, elle n’a pas l’esprit clair, embrumé, tourmenté par celui qui se trouve juste à côté d’elle. Elle détache sa ceinture et en profite pour tourner son regard ambré vers lui. Un faible sourire étire ses lèvres, elle reste un instant silencieuse, réfléchissant à sa formulation, qui n’était pas encore parfaitement prête. « Tu… Tu veux qu’on.. Tu veux monter ? » Le rouge lui monte aux joues instantanément, elle ressent le besoin de se justifier, mais sait pertinemment que ça empirera la situation, alors elle presse ses lèvres l’une contre l’autre pour se forcer à garder le silence. Puis, elle quitte l’habitacle de la voiture, et l’attend alors qu’elle le voit récupérer ses instruments. « C’est pour le backstage ? » demande-t-elle en tendant la main pour qu’il lui remette la housse du ukulélé. Puis ils entrent dans son immeuble et elle appuie sur le bouton d’appel de l’ascenseur. Elle lui jette un coup d’œil lorsque les portes s’ouvrent, retient sa respiration, et s’y engouffre. La silhouette de Nate se reflète instantanément dans le miroir et ses yeux se posent sur elle. Une douce chaleur s’insinue dans son ventre, alors que le désir fait ardemment surface. Elle détaille son visage et sa silhouette durant la montée, et lorsque les portes s’ouvrent à nouveau, elle se rend compte qu’elle avait retenu sa respiration tout du long. Alors, les jambes en coton, elle traverse le couloir jusqu’à la porte de son petit appartement, son trousseau de clés à la main. Elle s’aperçoit alors que sa main tremble lorsqu’elle veut insérer la clef dans la serrure ; ça la ferait presque rire nerveusement en constatant cela, mais finalement elle arrive à ouvrir la porte pour la refermer derrière Nate. Un tour de clef naturel se fait entendre et elle se mord la lèvre en pensant à la signification de son geste. Sans un mot, elle va déposer le ukulélé sur le canapé, avec son sac à main, puis se tourne vers le pompier. Elle s’approche un peu, avec la sensation de marcher sur des œufs. « Qu’est-ce que tu… » Mais il s’est approché aussi, et à présent elle se trouve contre lui, ses yeux se perdant dans l’azur, son cœur battant comme un fou dans sa poitrine. Elle sent les mains de Nate se poser sur elle, et naturellement elle relève le visage vers le sien, à la rencontre de ses lèvres, alors que ses bras remontent pour entourer sa nuque. La sensation est aussi agréable que dans son souvenir, la douceur de ses lèvres contre les siennes, ses caresses sur sa peau, les frissons que tout cela lui procure. La passion s’en mêle, lui arrachant un soupir entre deux baisers, alors que tout son corps se colle au sien. Puis ses mains glissent jusqu’à l’ouverture de sa chemise, et doucement, elle ouvre le premier bouton. Daisy ouvre légèrement les yeux, sentant le sourire de Nate sous les baisers, et peut constater la malice qui se lit dans le pétillement de son regard. Alors elle ouvre le second, puis le troisième, le regard fiévreux, et la bouche avide de trouver à nouveau ses baisers.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Lun 10 Sep - 19:30

Je crois que les cieux ont d’autres projets pour Daisy et moi, car l’intervention de ce Jessup a bien fait retomber comme un soufflé le « moment » que nous partagions et qui était sur le point d’atteindre son apogée. Pris de court, je propose à Daisy de la resservir à boire, ignorant par là même si elle avait besoin d’une nouvelle tournée. Et impossible de vérifier sur la table où elle était installée puisque mes yeux n’arrivent plus à la quitter à nouveau. Mon cœur s’emballe, comme à son habitude lorsque la belle infirmière se trouve dans un rayon de moins de cinquante mètres autour de moi. Encore une fois, je suis soufflé par sa beauté et ce soir, elle a une lueur spéciale au fond des yeux, quelque chose qui me dit que l’heure est arrivée. Que nous deux, c’est pour de bon. Qu’elle liera son destin au mien pour n’en former plus qu’un. « Ca ira pour moi… Tu veux rester un peu pour discuter avec quelques personnes ? » Je cherche la suite de sa proposition. Est-ce un « ou ça ne te dérange pas de me ramener ? » ou bien un « filons ensemble pour un moment plus intime où personne ne nous dérangera plus jamais ». « Sinon, on pourrait rentrer ? » Mes lèvres s’étirent en un sourire heureux, bien que rempli d’émotion et d’excitation. Je m’en mordille même brièvement la lèvre inférieure à imaginer la suite de la soirée. Elle a dit « on ». « On » rentre. Ensemble. Elle n’a pas dit « ramène-moi chez moi », mais « on ». Et ça veut tout dire. Je ne tiens plus, me voilà impatient. Impatient de pouvoir retrouver Daisy rien que pour moi, impatient de pouvoir retrouver ses lèvres, et son corps contre le mien. Impatient de pouvoir lui redire tout ce qui me trotte par la tête et dans le cœur lorsqu’elle vient hanter mes pensées.
Alors je me penche pour l’embrasser sur le front. « Je vais juste dire bonsoir à quelques personnes et je suis tout à toi ». Tout-à-toi, Daisy. En entier. Ce soir et tous les jours d’après. Toujours sa main dans la mienne, je l’entraîne vers Otto et Pete, que je salue puisque je ne les avais aperçus que de loin, et un simple regard avec mon meilleur ami et il comprend tout ce qu’il va se passer ce soir. Alors il me prie de filer avec ma dulcinée et de passer une bonne fin de soirée. Sur le chemin de sortie vers le bar, certaines personnes m’accostent, celles qui viennent depuis longtemps me voir et certaines d’entre elles m’ayant envoyé des cartes ou des fleurs à l’hôpital. Je les remercie chaleureusement et Daisy aussi a droit à quelques remerciements. Et à ces moments-là, je ne peux que me sentir fier d’être celui qu’elle a choisi. Ma Daisy, une véritable héroïne, la femme qui m’a sauvé, et dans bien des sens. Celle qui a bouleversé ma vie. Je l’observe du coin de l’œil lorsqu’elle s’empourpre, en réponse aux remerciements. Son humilité arrivera toujours à pincer ma corde sensible. C’est fou comme je l’aime, cette femme, et je l’aime tellement qu’aucun mot n’arriverait à décrire tout ce que je ressens pour elle.

Une fois dehors, je ne la lâche pas pour autant. Nous marchons tranquillement jusqu’à la voiture, toujours sa main dans la mienne, nos doigts bien entrelacés, avec force et tendresse. Je me sens bien, je me sens complet. Enfin. Je ne peux m’empêcher de tourner la tête vers elle de temps en temps pour la contempler et je me mets automatiquement à sourire, parce que Daisy, en un clin d’œil, arrive à me rendre heureux, à donner cette légèreté à mon cœur qui lui permet de faire quelques bonds ici et là, tout en joie. Et si je m’arrêtais là, au milieu du trottoir, pour l’embrasser ? Cette idée me traverse l’esprit. Sa spontanéité me plaît. Mais je résiste, parce que ce qui m’attend après, j’en suis sûr, sera d’un tout autre acabit. Je me sens de plus en plus impatient, à vrai dire. Heureusement, la marche jusqu’au parking est courte et la voiture nous accueille, elle, mon impatience et moi. J’hésite à lui reprendre la main en conduisant, mais je vois qu’elle les a scellées l’une contre l’autre, alors je m’abstiens. La musique envahit l’habitacle comme à son habitude, et le trajet se fait en silence. Un silence tendu, toutefois, rempli de bruit des cœurs qui s’emballent, des pensées qui jamais ne s’arrêtent. Je suis certain que Daisy ressent exactement ce que je ressens. Une espèce d’excitation et de peur d’accomplir ce dont nous avons envie depuis un petit moment. Se lancer, tout simplement, dans une nouvelle aventure à deux. Ce n’est pas chose aisée, puisque elle comme moi avons souffert auparavant de nos relations passées, elle sûrement plus que moi. Quand je repense à son ex, je ressens toujours cette colère au fond de moi qui est prête à ressurgir à la moindre occasion. Comment peut-on faire du mal à Daisy ? La perfection de cette femme aurait dû rester intacte, mais il l’a souillée, et je lui en voudrai toujours pour ça. Il l’a abîmée, l’a faite saigner alors qu’elle lui donnait tout l’inverse, de l’amour et de la compassion. Peut-être devrais-je faire preuve de plus de modestie, mais je sais qu’avec moi, Daisy ne souffrira pas. Parce que j’en prendrai soin, je la traiterai avec le respect qu’elle mérite, que tout être humain mérite, à vrai dire. Elle peut placer son cœur au creux de mes mains, jamais ô grand jamais je ne le lui abîmerai. J’en prendrai grand soin, encore mieux que si c’était le mien. Nous sommes bientôt arrivés devant chez elle et je cherche déjà une place où me garer. Par miracle, l’une d’elles se trouve à quelques dizaines de mètres de son immeuble et j’y pose ma voiture alors que l’excitation remonte de façon exponentielle. Va-t-elle m’inviter à monter ? Oui, je le pense. Sinon, elle n’aurait pas dit « on », tout à l’heure. Mais osera-t-elle le proposer ? Parce que Daisy manque de confiance en elle, même si parfois elle me surprend, comme samedi dernier à mon anniversaire lorsqu’elle s’est élancée vers moi pour m’embrasser. L’un des meilleurs moments de ma vie, sans mentir. Jamais je n’oublierai ce baiser complètement inattendu. Et c’est ça qui est bon. Si je coupe le moteur, elle va peut-être comprendre que j’aimerais pouvoir terminer la soirée avec elle. Pas forcément comme vous l’entendez, petits coquins, mais au moins pouvoir être avec elle. Discuter et partager un peu de nos vies encore un peu, encore une fois. Alors je coupe le moteur. Et j’entends le clic qui caractérise le détachement de sa ceinture, que j’entends maintenant glisser et se rentrer dans son enrouleur. Je tourne le visage vers elle, avec un léger sourire aux lèvres, le cœur battant à tout rompre. Elle aussi arbore un petit sourire. Un sourire qui en dit beaucoup et je sais qu’elle cherche ses mots, à la formulation parfaite de ce qu’elle a réellement envie de faire. Alors j’attends, malgré mon impatience. Et lorsqu’elle se met à parler, enfin, mon sourire s’élargit. « Tu… Tu veux qu’on.. Tu veux monter ? » J’aime quand elle utilise le « on ». Ca nous va bien, parce qu’elle et moi, maintenant, nous formons un « on ». « J’ai cru que t’allais jamais arriver à le proposer ! » je la taquine avant de lui saisir délicatement la main pour la porter à mes lèvres et y déposer un baiser. En guise d’entrée. Le plat de résistance se prendra en haut. Alors je sors de la voiture et me vient une idée. Je me saisis de mes instruments afin de pouvoir, là-haut, lui rechanter la chanson que je lui ai écrite, et d’autres, si elle le veut bien. J’aime son regard sur moi quand je chante, il est particulièrement doux et rempli de tendresse. Et ça me fait toujours quelque chose au fond des tripes. « C’est pour le backstage ? » me demande-t-elle, ce qui me fait rire. « Il faut bien que je fasse plaisir à mes groupies… » je réponds sur le ton de la plaisanterie. « Je me suis dit que tu aurais peut-être envie d’avoir l’artiste pour toi toute seule, maintenant… Et puis il est hors de question que je me fasse voler mes précieux, on ne sait jamais ! » Les rues de Los Angeles sont loin d’être toujours sûres. Deedee me tend sa main, prête à accueillir le plus petit de mes instruments, que je lui remets immédiatement. Je la suis jusqu’à rentrer dans la cabine d’ascenseur, et je ne peux m’empêcher de sourire à ce moment-là, un brin amusé, comme un gamin pressé de découvrir une belle surprise. Je jette un regard vers Daisy, mais je n’ose pas trop la regarder, parce que ce soir, elle est vraiment divine, et je n’ai pas envie de ne pas arriver à me retenir et lui sauter dessus dans cet ascenseur. Alors je regarde le pan de la cabine en face de moi, puis mes pieds, puis le petit écran qui nous indique à quel étage nous nous trouvons et surtout dans combien de temps je vais pouvoir sortir de cet enfer de tentation. Plus les étages augmentent et plus mon cœur s’emballe. C’est inévitable, mon esprit vole déjà jusqu’à son appartement où je sais parfaitement ce que je vais faire, parce que j’en meurs d’envie et ici, c’est l’agonie. Je soupire de soulagement dès que le bip d’arrivée retentit et en bon gentleman, je laisse Daisy sortir en premier. Je ne peux m’empêcher de détailler sa silhouette élancée devant moi, en m’attardant un peu plus longuement sur ses fesses, bien entendu. Je me demande quand est-ce que j’aurai le droit d’en prendre possession… Le cliquetis des clés contre la porte lorsque Daisy est en train d’ouvrir me fait sortir de mes pensées. L’intérieur sombre est une divine invitation. J’aimerais m’y précipiter avec Daisy et lui voler ce baiser que j’attends depuis samedi, lorsqu’elle est partie de chez moi. Tous deux plongés dans la pénombre, développant ainsi d’autres sens. Je vois que mon imagination fonctionne bien ce soir… Et je me force à me calmer un peu, mais c’est trop tard, je crois. Une chaleur unique s’est propagée en moi et tout mon être réclame Daisy. Il n’y a pas une seule partie de moi qui puisse à présent s’en passer.
Elle ouvre la porte en grand pour nous laisser entrer tous les deux et je m’avance pour qu’elle puisse fermer derrière moi. Et verrouiller. Un son qui m’arrache un sourire, comme si la bergère venait d’enfermer le loup avec elle dans sa bergerie. Et pourtant, ce soir, je serai agneau. Je serai la douceur même, malgré la passion et le feu qui m’animent. Je la suis du regard lorsqu’elle marche jusqu’à son salon et je pose alors ma guitare pas très loin. Mon ukulélé repose à présent près de son sac à main, sur le canapé, et elle reprend la parole. Réentendre le son de sa voix réactive le désir au fond de moi alors je m’approche d’elle, plantant mon regard dans le sien, un très léger sourire dessiné sur mes lèvres, et sans même lui laisser terminer sa phrase, je pose mes mains de part et d’autre de son visage et je m’empare de ses lèvres dans un baiser un peu appuyé tant j’ai du mal à contrôler la passion qui me dévore. Mais dès lors que je sens ses lèvres bouger contre les miennes, tout s’adoucit et je me laisse glisser vers le plaisir et la délectation. Mes doigts filent dans sa nuque et sa chevelure et je sens Daisy se coller à moi, m’entourant de ses bras. Ca y est, je ne vais plus rien pouvoir contrôler, je me connais, je le sens. Je m’enflamme et me consume alors que nos baisers deviennent de plus en plus intenses. Nos langues se retrouvent enfin, dansant l’une contre l’autre, et je ne peux m’empêcher de souffler mon plaisir dans un infime gémissement. Lorsque Daisy fait glisser sa main dans l’entrebâillement de ma chemise, j’ai l’impression que mon cœur explose et s’arrête. J’ai chaud et je la sens ouvrir le premier bouton. Je ne peux m’empêcher de sourire alors que nous nous embrassons toujours. Je ne pensais pas Daisy aussi entreprenante, encore une belle surprise qu’elle m’a réservée. Cette femme est étonnante. J’ouvre les yeux pour la regarder. Peut-être attend-elle mon autorisation pour défaire les prochains et lancer ainsi les « hostilités » ? Ouvre donc, Daisy, ouvre donc. Prends-moi, je suis tout à toi. Mes lèvres viennent retrouver sans attendre les siennes alors que mes mains descendent toutes deux le long de son dos, jusqu’à ses reins, puis elles viennent caresser et saisir avec fermeté le postérieur rebondi et musclé de ma dulcinée. Un léger rire m’échappe, en me remémorant ma pensée de quelques minutes plus tôt entre l’ascenseur et sa porte d’appartement. « Bon sang, depuis le temps que je rêve de le rencontrer, ton petit derrière… », je dis, complètement amusé par la situation, ne cassant cependant pas le moment, mais faisant preuve de complicité envers ma Daisy. « Tu es trop sexy… » je lui souffle alors entre deux baisers, laissant échapper un peu de ce que j’éprouve pour elle en cet instant. Je la soulève d’un coup sec et la maintiens contre moi, encerclé par ses jambes, alors que ses mains se trouvent à présent sur mon torse. Je sais où se situe sa chambre et je m’attèle à l’y emmener, sans jamais cesser de l’embrasser, débordant de désir pour elle. Je ne pensais pas que ça se ferait aussi vite, j’en suis surpris, j’étais prêt à endurer une attente longue et interminable, prêt à la laisser venir quand elle sera prête, pour ne pas la brusquer, comme toujours, mais je suis bien content qu’elle ait fait le premier pas ce soir, je dois bien l’avouer.
Je la dépose délicatement sur le lit et je me positionne au-dessus d’elle. Mes mains, avides de pouvoir enfin découvrir ce qui me fait envie depuis longtemps, se promènent sur son corps et viennent rentrer en contact avec sa peau, passant sous les tissus superflus. Puis mes baisers viennent faire de même, mes lèvres goûtant ses formes voluptueuses. Je m’empresse de faire valser son top qui est de trop à présent et mes mains s’emparent de sa poitrine joliment dessinée et mise en valeur par une lingerie à dentelle. Oh bon sang, ce qu’elle est sexy. Je sens le désir s’installer dans mon boxer et je me sens affamé. Affamé d’elle, de son corps, de son parfum, de ses mains qui courent sur moi, qui s’accrochent à ma chevelure alors que je descends encore un peu sur son corps de déesse. Son pantalon vient rejoindre son ami crop-top sur le sol et ma Daisy s’offre à moi, allongée sur son lit. Je l’observe quelques secondes, le cœur gonflé d’amour et d’un désir ardent, et je lui souris, les yeux pétillants, heureux de pouvoir partager ça avec elle. « Faire l’amour » n’a jamais pris autant de sens pour moi que ce soir. Je plonge à nouveau vers elle et je m’occupe de lui apporter toute sorte de plaisirs, sentant sous mes doigts ses muscles se contracter à certains endroits de son corps, frissonnant par moment, découvrant encore le toucher de sa peau douce, ragaillardi par les gémissements qu’elle laisse échapper. C’est divin. Cette nuit s’annonce délicieuse et d’une saveur incomparable.
(…)

Dans la fraicheur de la nuit que la fenêtre entrouverte laisse entrer, je me réveille, prenant quelques secondes avant de réaliser où je suis. Et tous ces instants savoureux passés avec Daisy ce soir me reviennent en tête, Daisy que je tiens au creux de mes bras, lové contre son dos. Nos corps nus imbriqués l’un dans l’autre, l’idée me fait sourire. Je ne peux m’empêcher de déposer un baiser dans le cou que sa chevelure me laisser apercevoir. Ce contact la fait bouger et nos regards finissent par se trouver, habitués à la pénombre. Je lui souris, complètement sous le charme de la belle, et apaisé de me sentir contre son corps. « Je ne voulais pas te réveiller, pardon », je m’empresse de susurrer. « Tu peux te rendormir… » je lui suggère alors. J’aurais bien une autre idée en tête, mais peut-être a-t-elle besoin de dormir pour emmagasiner quelques forces pour son travail demain. Mais je ne résiste pas, mes lèvres viennent goûter à nouveau sa peau. Je dépose quelques baisers sur son épaule nue qui se présente à moi, et ma main glisse le long de sa cuisse, en remontant doucement vers ses fesses. Décidément, je ne peux m’en passer… Je me sens à nouveau excité mais je sais que je devrais sûrement la laisser dormir. Comment réussir à résister alors que Daisy est nue contre moi ? Retourne-toi, donne-moi un signe, Daisy. Laisse-moi encore une fois partir au nirvana avec toi…
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Daisy Green
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Ven 28 Sep - 20:00



Le cœur bat la chamade. Excitée et apeurée par la suite à donner à cette soirée, elle ose à peine poser les yeux sur lui. Les sens en alerte, son parfum lui vient, le bruissement de sa chemise alors qu’il vient de détacher sa ceinture à son tour. Elle sait pertinemment qu’il ne proposera rien et que cette partie là de la soirée lui revient : elle doit donner elle-même le tournant à prendre ce soir et quelque part, elle s’en sent incapable, pétrifiée par la crainte que ça ne marche pas, qu’il ne soit pas l’idéal qu’elle s’est plu à imaginer au fil de leurs rencontres et échanges. Nate a pris une place qui était vide dans la vie et le coeur de Daisy ; une zone un peu brumeuse, pas très engageante, plutôt décourageante même, au premier abord. Il a su faire taire sa méfiance petit à petit, ses craintes se sont tues, pour le laisser approcher doucement, permettant à la brune de mesurer les intentions du pompier, de savoir dans quoi elle s’engageait. Et peut-être était-ce alors encore plus effrayant au fil du temps, en s’apercevant que tout cela semblait sérieux, et voué à réussir ? N’est-ce pas la réussite qui effraie plus que l’échec, finalement ? Etait-elle préparée à cela ? Pas vraiment. Et pourtant, elle lui propose de venir chez elle. Ce qu’il lui rétorque la fait sourire de gêne, et dénonce l’impatience qui semblait l’entourer. Dans un geste doux, il dépose un baiser sur sa main et elle apprécie silencieusement l’attention, la délicatesse de ne pas avoir cherché à lui sauter dessus aussitôt.
L’infirmière lui adresse une autre remarque alors, et la réponse la fait vaciller un instant. Elle plisse légèrement les yeux, alors que le signal de la méfiance s’allume en rouge ; la considère-t-il ainsi, comme l’une de SES groupies ? A-t-il déjà écrit des chansons comme celle qu’elle a entendu ce soir à d’autres ? D’autres ? La jalousie la saisit un bref instant, juste avant que ses yeux ne tombent dans les siens et que son sourire amusé fasse dégager les dernières émotions : il plaisantait, et les épaules de Daisy retombe doucement, soulignant le soulagement qui vient de la gagner en comprenant qu’il n’est pas là pour quelque chose d’éphémère. Alors, la housse du ukulélé dans la main, elle l’invite à la suivre pour aller chez elle.

Elle sent le regard de Nate posé sur elle alors qu’elle se déplace dans son appartement, son cœur s’affole davantage, elle se sent comme une adolescente qui va embrasser pour la première fois le garçon qu’elle observe depuis le début de l’année. Elle ne sait pas, plus, comment s’y prendre, que dire, que faire. La maladresse s’empare d’elle, et déboussolée, affolée, elle essaie d’amorcer une demande classique mais c’est peine perdue. A quoi bon tourner autour du pot et chercher à détourner le but de la soirée pour eux deux ? Les corps s’attirent comme des aimants, et quand enfin, ils se retrouvent, elle savoure l’instant. Elle savoure ses baisers, son odeur qui l’entoure, ses mains sur elle, la chaleur qu’elle ressent, les papillons dans le ventre. Elle a presque envie de rire tant elle se sent bien au creux de ses bras, mais elle a bien d’autres préoccupations en tête. Au moment de croiser son regard, elle devine qu’il attend qu’elle continue, alors rassurée, elle s’applique à faire sauter les boutons, alors que les lèvres de Nate s’emparent jalousement des siennes, que ses mains découvrent petit à petit ses courbes. Son rire vient à ses oreilles et un sourire étire ses lèvres dans ce moment si éloigné de ce qu’ils étaient un peu plus tôt et si naturel à la fois. Le compliment murmuré fait son effet, elle retourne à ses lèvres sans hésiter, réclamant son dû, laissant entrevoir ses envies ; c’est ce qu’il fait aussi peu après, la soulevant, et elle devine sans peine où il l’emmène. La lumière d’un lampadaire filtre à travers sa fenêtre, laissant leurs ombres se découper dans la pénombre, permettant à Daisy d’observer la musculature de son amant, mais aussi de ne manquer aucun de ses regards ou de ses sourires. La façon dont il la regarde pourrait la gêner, pourtant elle se sent bien, elle se sent femme et désirée. Voir cela dans son regard confirme qu’elle a finalement bien fait de le faire monter et bien fait d’aller vers lui, ce soir. Etendue sur le lit, elle attend qu’il se joigne à elle et lorsqu’il la surplombe, elle laisse courir ses mains sur sa peau, l’attirant à elle avec passion, se cambrant sous les caresses prodiguées, son corps appelant le sien. Les baisers de Nate remplacent ses caresses, tandis que ces dernières reprennent ailleurs, les sensations se multipliant. Elle soupire sous ses gestes, ses mains retenant ses gestes, caressant la peau de son dos, ses épaules, ses cheveux, alors qu’il descend sur son corps à présent nu, et qu’il lui laisse entrevoir les débuts de leur première nuit.

Une légère caresse la réveille doucement. Dans le cou. Un fin sourire étire ses lèvres, alors qu’elle sent l’étreinte de Nate contre elle. Elle l’entend respirer doucement, sent la chaleur de son torse contre son dos. Les yeux clos, elle savoure l’instant et les sensations qui l’accompagnent. Bougeant légèrement le visage, elle entrouvre les paupières, tombant pile sur l’azur de ses iris ; un sourire plus franc naît sur ses lèvres et elle l’écoute s’excuser. Puis doucement, elle se replace dans sa posture initiale, les yeux ouverts à présent, posés sur la fenêtre ouverte alors qu’une petite brise soulève délicatement le voile du rideau. Elle sent la caresse de Nate sur sa cuisse, puis ses baisers sur son épaule. Feignant l’endormie, elle ne bouge pas, le laissant faire, bien que l’envie naissante fait à nouveau son apparition. Les caresses remontent doucement plus haut, elle essaie de ne pas bouger. Le pompier lui a offert un début de nuit mémorable, prenant soin de lui faire plaisir, et de s’occuper d’elle comme jamais.
L’envie naît plus franchement, alors que tout doucement, elle fait lentement bouger son corps contre lui, sans un mot, ondulant à peine, mais lui laissant savoir qu’elle ne dort plus, et que ses intentions ressemblent étrangement aux siennes. Elle saisit sa main qui se baladait encore sagement sur elle, pour la poser sur sa poitrine, le laissant la caresser alors qu’elle plaque ses fesses contre lui ; puis elle fait doucement descendre la main masculine entre ses cuisses, laissant échapper un nouveau soupir. Les douces caresses la réveillent totalement et elle se tourne vers lui, collant son visage au sien, les lèvres posées contre son oreille. « Je dormirai quand tu seras de garde. » Elle se recule légèrement, ses yeux félins voulant voir sa réaction, puis doucement ses lèvres embrassent le long de sa mâchoire, son cou, alors que ses mains, à leur tour, partent à la découverte de son corps, voulant attirer à elle ses réactions. Doucement elle glisse ses jambes par-dessus lui, s’installant au-dessus, et avant d’aller plus loin, elle se penche et lui murmure : « Je ne suis pas encore fatiguée. »

(…) Se réveillant avec la lumière du jour qui s’est infiltrée dans la chambre, elle écoute d’abord ce qui l’entoure et lorsqu’elle entend une profonde respiration, un doux sourire étire ses lèvres ; ses yeux s’entrouvrent et elle se retrouve nez à nez avec celui qui a partagé la nuit, et les suivantes, espère-t-elle de tout son cœur. Les iris mordorés scrutent les traits endormis pendant un long moment, avant qu’elle ne relève légèrement le visage pour voir l’heure. Tout va bien. Elle commence sa journée en début d’après-midi, elle a encore un peu de temps devant elle, bien qu’elle sait qu’elle ne pourra pas s’éterniser au lit. Reposant son visage sur l’oreiller, elle retourne à sa contemplation, jusqu’à ce qu’elle perçoive de très légers mouvements au coin de ses yeux ; il se réveille. Alors doucement, elle s’approche, venant se lover un peu plus contre lui, au creux de ses bras. Elle sent une légère étreinte autour de son corps, et se met à sourire en fourrant son nez contre son épaule, respirant son odeur. Ses doigts caressent tendrement son dos, puis elle s’écarte légèrement, dépose un baiser furtif sur ses lèvres, avant de le saluer d’un sourire. « Je dois commencer à me préparer pour le travail. » murmure-t-elle, sa main venant maintenant caresser le visage de Nate. Elle serait bien restée au lit toute la journée. Elle se perd dans le bleu de ses yeux, dans le sourire qu’il lui renvoie et qui fait fondre son cœur instantanément. Alors avant de quitter le lit, elle l’embrasse encore une fois. Quel bonheur de se réveiller ainsi, à deux, dans la tendresse la plus simple et la plus touchante.
En quelques pas, elle quitte la chambre, nue comme un ver, et se dirige vers la salle de bains. Sur le chemin, elle lui lance : « Tu es le bienvenu sous la douche ! » puis pousse légèrement la porte, sourire aux lèvres et se glisse dans la douche.

Elle aperçoit à peine la silhouette de Nate arriver alors qu'elle laisse couler l'eau sur elle, ses cheveux descendant en cascade dans son dos. Un sourire malicieux se glisse sur ses lèvres alors qu'il pousse la porte de la cabine de douche. Elle se pousse dans un coin pour lui laisser de la place, et l'asperge d'un coup de jet d'eau tourné dans sa direction. Elle lui vole un nouveau baiser, puis s'en suit un autre, et encore un, jusqu'au moment où elle pose ses deux mains sur son torse, le repoussant à peine. « Je dois vraiment me préparer ! C'était une simple invitation pour que tu me savonnes le dos. » Le regard pétille d'amusement, alors que sans aucune pudeur, elle se tient devant lui, nue, comme si tout était naturel. Et ça l'est. Cette constatation la ravit d'autant plus et son coeur se serre doucement dans sa poitrine.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Sam 20 Oct - 19:58

Daisy répond à mes caresses, à cette invitation que je lui tends, tout en promenant mes mains et mes lèvres sur son corps. Je sens son corps onduler délicatement contre le mien, dans des mouvements presque imperceptibles, mais l’onde que son corps répand fait vibrer tout mon être. La main de ma dulcinée saisit alors la mienne et je souris, la laissant guider mes caresses contre son corps, au gré de ses envies à elle. Sa poitrine sous mes doigts, j’effleure doucement le monticule délicatement dressé, ce qui fait soupirer ma belle de plaisir… L’envie et le désir la consumeraient-ils tout autant qu’ils me consument ? J’ignore l’heure qu’il est, mais après ce début de nuit magique, je ne veux qu’une chose : réitérer l’expérience et retourner au nirvana avec elle. Daisy me fait visiter son intimité et je constate qu’elle m’attend. La faim me dévore alors, et mon désir s’engaillardit. Nos regards se croisent enfin quand elle se tourne vers moi et la remarque qu’elle me murmure à l’oreille me fait sourire. C’est plein de complicité que nous échangeons nos envies d’un simple regard. Sa beauté me coupe le souffle, de façon encore plus prononcée que d’habitude, et mes lèvres sont avides de retrouver les siennes et son corps magnifique. Les baisers de Daisy sur ma mâchoire, puis mon cou, font déferler en moi plusieurs vagues de frissons. Ses mains viennent alors retrouver mon corps et je laisse échapper un léger gémissement lorsqu’elles viennent constater mon désir ardent. Ma belle grimpe alors sur moi, à cheval et je la contemple dans la pénombre, son corps nu, ses seins pointant vers moi. Sa nouvelle remarque me fait rire, et je me dresse pour aller l’embrasser. « J’espère bien, mademoiselle Green… La nuit est loin d’être terminée… » je souffle alors, saisissant ses formes avec avidité et la couvrant à nouveau de baisers et de caresses. Ma langue vient goûter à nouveau sa peau qui me paraît sucrée, et les ondulations de Daisy sur moi sont divines. J’ai envie de prendre possession de son corps et de lui offrir encore du plaisir. Toujours plus de plaisir. Je voudrais la couvrir de plaisir, de bonheur et d’amour. Nos corps se lient à nouveau et dans notre bulle, nous nous donnons à l’autre comme jamais.

Mon corps est apaisé, je me sens bien, comme si je flottais… Je sens derrière mes paupières que le jour s’est levé et avant que je ne puisse ouvrir les yeux, je sens au creux de mes bras un corps qui bouge. Je souris. De bonheur, je souris. Les souvenirs de ma soirée d’hier me reviennent en tête et je finis par ouvrir les paupières pour observer l’être le plus parfait qu’il m’ait été offert d’aimer. Je resserre mon étreinte sur Daisy dont je ne peux voir que le dessus de la tête et je referme les yeux, pour savourer cet instant. Mon cœur, lui, n’est pas du tout tranquille. Il bat si fort pour la belle… Je me demande si un jour je pourrai le contrôler. Les doigts de Deedee caressent mon dos et pour rien au monde je voudrais être ailleurs qu’ici, contre elle, dans ce moment d’amour et de pure tendresse. C’est un baiser qu’elle me donne qui me fait rouvrir les yeux et je la contemple. Même au réveil, cette femme est magnifique. Au naturel, les cheveux en bataille, les yeux un peu ensommeillés, encore. Tout est parfait chez elle, tout. Des mots se bousculent dans ma tête, se précipitant vers mes lèvres que je me force à rester closes alors que mon cœur s’emballe davantage. J’ai envie de lui dire qu’elle est belle, qu’elle est parfaite, et que je meurs d’amour pour elle. Mais c’est trop tôt. Je ne peux pas lui dire dès la première nuit que je suis éperdument amoureux d’elle. Ces trois petits mots qui pourraient lui faire peur. J’ignore totalement où elle en est dans ses sentiments, mais pour moi, l’affaire est bouclée depuis trop longtemps déjà. Et cet instant de bonheur me donne envie de lâcher les vannes des sentiments. « Je dois commencer à me préparer pour le travail. » Les nouvelles caresses qu’elle me prodigue me font refermer les yeux l’espace d’une seconde. Un sourire éclaire alors mon visage et je l’observe toujours en silence, mais le cœur battant à tout rompre. J’ignore l’heure qu’il est, encore une fois, car dans les bras de Daisy, le temps s’arrête. « J’envie presque tes patients et je retournerais bien dans ce lit d’hôpital si ça pouvait me laisser la chance de passer le reste de la journée avec toi, » je dis en plaisantant, avant d’aller chercher un baiser sur ses lèvres douces. Elle finit par m’échapper et je grommelle. Cependant, je me délecte de la vue qu’elle m’offre, à se promener sans vêtements, et cela éveille en moi à nouveau le désir. Et la proposition qu’elle me fait alors qu’elle a déjà quitté la chambre et qu’elle se dirige vers la salle de bains, tombe à pic. Je me mets à rire et à sourire comme un idiot à l’idée de la rejoindre. Quand j’entends l’eau couler, je lève ma carcasse du lit douillet et je reste quelques secondes assis sur le bord du lit, observant la chambre de Daisy en pleine lumière, une chambre que j’espère visiter souvent. La perspective de passer mes nuits avec elle m’enchante et gonfle mon cœur de bonheur. Je me redresse, à mon tour nu comme un ver, et je me laisse guider par le bruit de l’eau qui coule. J’observe un moment la silhouette nue de Daisy derrière la vitre déjà trempée de la cabine. Une vision tout droit sortie d’un fantasme. Et j’ouvre alors la porte, pressé de rejoindre ma chérie. Elle se pousse dans un coin et elle attend que je referme la porte derrière moi pour m’asperger d’eau. La coquine ! « Tu me le paieras, Deedee ! » je la mets en garde en plaisantant. Mais elle vient tout de suite m’embrasser et j’en oublie toute résolution. S’ensuivent plusieurs baisers qui éveillent bien des choses dans mon corps, et je l’espère le sien. Mais c’est surpris que je me sens repoussé gentiment. « Je dois vraiment me préparer ! C'était une simple invitation pour que tu me savonnes le dos. » J’éclate de rire avant de la prendre par la taille pour la rapprocher de moi sans ménagement tandis que mon autre main vient saisir son visage pour que mes lèvres retrouvent les siennes dans un baiser passionné. Sentir l’eau contre mon corps et ses seins contre mon torse est plus que merveilleux. Ma main descend vers ses fesses et mes lèvres vers son cou. J’ai envie d’elle et je sens que tous les jours qui suivront, cette envie ne me lâchera pas. Je suis fichu. « Je te savonnerai le dos, promis, mais tu as droit à un petit bonus avant… » je dis tout sourire, sans perdre le contact avec sa peau. Je cherche alors son gel douche et je compte bien honorer ma promesse. Les mains pleines de savon, nous nous savonnons mutuellement et cela nous mène à autre chose, comme prévu. Et c’est encore une fois divinement savoureux. Je lui laisse cependant terminer sa douche tranquillement, et je cherche mes vêtements autour de son lit pour me rhabiller.
Je suis posé sur son canapé, guitare en mains, lorsque Daisy me rejoint. L’étui de ma guitare est ouvert sur sa table basse et l’on peut y voir tous les papiers déposés par les gens du public pour les suggestions de chansons. Je verse toujours le pot en vrac dans mon étui. « Tu veux sortir bruncher ou rester ici avant que je t’emmène au travail ? » Je ne reprends ma garde que demain matin, alors je compte bien l’emmener puis la ramener de l’hôpital. Ici ou chez moi. Mais je souhaite passer une nouvelle nuit avec elle, cela est certain. Mes doigts commencent à jouer la mélodie de la chanson que je lui ai écrite, je la regarde avec des yeux brillants comme deux topazes et le cœur tambourinant. Cette femme, je l’aime de tout mon être.
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Daisy Green
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MessageSujet: Re: Teach my skin those new tricks, warm me up with your lips [Daisy + Nate]   Dim 11 Nov - 11:19



S’étirer comme un chat, au creux de bras rassurants. Un sentiment de plénitude, de sérénité, de.. bonheur ? Le sourire sur le visage endormi de Daisy peut témoigner de cela alors qu’elle savoure les premières minutes de réveil auprès de Nate. Elle sent la chaleur qui émane de son torse contre lequel elle repose, et elle se sent si bien ici. Malheureusement, elle sait qu’elle ne pourra pas traîner la journée entière au lit, à passer son temps à profiter avec lui. Peut-être lorsqu’ils auront un jour de repos ensemble ? La perspective l’enchante mais elle n’en dit rien. Elle préfère rester encore un peu prudente ; tout pourrait s’effondrer en un claquement de doigts, n’est-ce pas ? Doucement elle relègue ces pensées sombres au second plan, ses yeux s’accrochant au sourire qu’il lui offre. Elle fond ; elle sent son cœur battre un peu plus fort, alors qu’elle prend conscience, petit à petit, de ce qu’il s’est passé entre eux, et de ce que tout cela signifie. La soirée, un date parfait jusqu’au bout. Elle n’y croyait plus, pour être honnête. Pourtant, le pompier a su, au fil des semaines et des mois, gagner sa confiance, la laissant prendre son temps pour lui faire une place si précieuse dans son quotidien et son cœur. Une place difficile à obtenir, tant les barrières étaient élevées jusqu’alors, mais qui, une fois acquise, était enviable tant DeeDee était prête à offrir. Et cela commence dès le premier jour, où elle se promet de prendre soin de tous ces instants qui lui sont donnés, des moments privilégiés à ses yeux.

La complicité qui les lie depuis plusieurs semaines à présent, à force de se fréquenter et d’apprendre à se connaître, fait surface alors qu’elle l’invite à la rejoindre sous la douche. Est-ce bien raisonnable.. ? Elle hausse les épaules pour elle-même, elle a été raisonnable toute sa vie, faire une petite entorse à cela lui paraît tout à fait acceptable. D’autant plus lorsqu’elle devine la carrure de Nate à travers la buée qui s’est étalée sur les parois de la douche. Un sourire amusé et une taquinerie plus tard, la voilà contre lui, le visage relevé légèrement dans sa direction. Mais se reprenant bien vite, elle l’avertit qu’il ne doit pas la mettre en retard, malgré l’invitation et les conditions parfaites pour se retrouver une fois de plus. Cependant ça ne semble pas du goût de son amant, qui s’empare d’elle, lui arrachant quelques gloussements avant de se perdre dans de nouveaux baisers. C’est beaucoup trop bon pour résister à cela, et avec toute sa bonne volonté, elle est incapable de lui résister, se laissant doucement emporter par les idées suggérées par le pompier.

Un petit moment plus tard, elle finit par sortir de la douche, le corps alangui, enroulé dans une serviette chaude. Elle s’empare d’une serviette de plus petite taille, dans laquelle elle enroule ses cheveux trempés. Elle fait un bref aller-retour jusqu’à sa chambre pour s’emparer de vêtements propres et voit Nate penché sur son étui, en train de sortir sa guitare. La vision s’arrête là, elle file s’habiller. Enfilant rapidement un jean taille haute et un petit haut à manches longues, elle s’empresse de finaliser tout cela en se pomponnant un minimum, crème hydratante, un coup de mascara, et… ses cheveux. Après quelques minutes à passer le sèche-cheveux, elle les peigne de sorte à ce qu’ils se lissent un peu plus naturellement. Elle est enfin prête à retourner dans son salon, où se trouve le musicien, guitare posée sur les genoux. Le spectacle la séduit et un léger sourire flotte sur ses lèvres à cet instant. Elle s’approche un peu, ses yeux tombant sur la multitude de petits papiers posés dans l’étui. A la question, ses yeux clairs scrutent le visage du pompier, puis se posent sur sa montre. Puis elle se rend compte de la proposition, la deuxième de sa phrase. L’emmener au travail ? Si les filles voient ça… Elle n’ose pas imaginer comme elle va se faire cuisiner ! Mais l'idée la séduit. « Je n’ai pas énormément de temps devant moi… Le brunch sera pour une autre fois ? » demande-t-elle un peu penaude ; elle n’aurait pas dit non à des œufs brouillés, du bacon et des pancakes… Mais la question amène une autre réflexion : il doit prendre son petit-déjeuner avec elle. La mélodie qu’il joue lui donne envie de sourire et elle s’arrête un petit instant pour écouter les quelques notes, avant de reprendre. « J’ai des céréales, des fruits, du muesli, des yaourts… Tu manges quoi habituellement ? Tu me diras et j’irai acheter ce qu’il faut pour… » Elle hésite un instant, une légère appréhension accompagnant la suite de sa phrase : « Pour la prochaine fois. » Détournant le visage, elle s’accroupit près de l’étui et pioche quelques papiers, prise par sa curiosité grandissante. Sur le premier est inscrit un titre de Whitney Houston, accompagné d’un mot d’encouragement. « Oh, ce sont les titres qu’on te demande ? Pas évident… » demande-t-elle en relevant à peine son nez vers lui, piquant un autre papier. Elle ne connaît pas l’artiste en question, et il n’y a pas de mot d’encouragement, mais un numéro avec un prénom féminin. Daisy ne dit rien, mais lorsque ses doigts tirent un papier du même acabit, avec un mot doux en plus ; elle retient un soupir et le repose dans l’étui à guitare, osant à peine regarder Nate. Est-ce qu’il va les appeler plus tard..? La brune se redresse et croise le regard azur qui la questionne et… Bon, très bien, elle va lui dire. « Beaucoup d’admiratrices alors… C’est toujours comme ça ? » questionne-t-elle en désignant les papiers en vrac, une foule de questions jaillissant soudain. Puis elle se reprend et il est temps de prendre le petit-déjeuner, alors dans des gestes un peu trop brusques pour paraître naturels, elle sort un bol, un pour Nate aussi, puis elle verse du muesli, laisse le paquet en évidence, avec un paquet de céréales, ajoute du yaourt et attrape un kiwi dans sa corbeille à fruits, l’épluchant rapidement avant de le couper en morceaux pour l’ajouter à son mélange. « Prends ce que tu veux, ne te gêne pas surtout. » Une fois assise sur un tabouret autour du bar de sa cuisine, elle mélange doucement, à l’aide de sa cuillère, les morceaux de fruit, avec le muesli et le yaourt, pensive. Elle ose à peine le regarder, de peur que les mots partent trop vite, qu’elle se livre trop. Peut-elle être déjà inquiète ? Après tout, s’il y a d’autres Jessica qui rôdent autour de lui, il faut qu’elle le sache, à présent, non ? C’est sérieux pour elle. Et pour lui ? Elle s’apprête à porter une première cuillère à sa bouche, mais la repose et l’observe un instant. « Est-ce que je dois m’inquiéter ? » DeeDee se sent rougir légèrement suite à sa question et se pince les lèvres, regrettant presque d’avoir évoqué le sujet. Pourtant il va falloir qu’il la rassure rapidement avant qu’elle ne reste sur ses gardes. Elle ne cherche pas à le couper de toute interaction avec d’autres femmes, c’est impossible et nocif ; comme lui ne le ferait pas avec des hommes qui remplissent son quotidien d’une façon ou d’une autre. Seulement… Il faut qu’elle sache s’il a l’habitude de les appeler, s’il y a des exs parmi celles-ci, un peu trop collantes peut-être ? Ou s’il n’y a juste pas lieu de se poser des questions, que rien de tout cela n’est sérieux. « Je suis désolée de te demander ça… Je veux juste savoir si le terrain est miné alors que je viens de poser les pieds. »
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