AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
A. Christopher Canovas
Admin super nanny
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/02/2016
MESSAGES : 278

MessageSujet: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Mar 22 Mai - 21:40

Nouvelle journée et les crises de larmes commencent aussi. Après m’avoir détesté au plus haut point possible, à présent Lola refuse catégoriquement que je parte de la maison et refuse carrément d’aller à l’école certains jours parce qu’elle sait très bien que c’est une baby-sitter qui la garde en attendant que je rentre à la maison. Ce qui fait qu’elle a fait de très mauvaises blagues à son ancienne baby-sitter, la pauvre fille avait fini en crise de larmes terrible alors que j’avais de la peine à retenir mon sourire alors que ma fille riait aux éclats. Oui, oui, Lola est devenue une pro pour faire des saloperies à cette pauvre fille qui a complètement fini par craquer, ne supportant plus que Lola lui fasse peur et elle en ait même arrivé à dire que Lola était une enfant terrible. Chose que je n’ai bien entendu pas accepter et je l’ai donc virée. Le souci étant que je devais lui trouver une autre personne, et je n’avais pas beaucoup de temps à consacrer à d’éternels entretiens avec d’autres potentielles gardiennes pour ma gosse. J’ai donc prit une nouvelle fille un peu au hasard, sur des recommandations sur un site de nounous ou baby-sitter je ne sais pas trop mais ça concernait ma fille en tout cas. Et celle-là était libre et apparemment très appréciée des autres endroits où elle avait été, des recommandations faites et compagnie j’ai donc fait confiance pour faire un essai et l’essai se trouvant être aujourd’hui. Alors comme tous les matins je suis partis, en quête de boulot, dans un garage du coin pour le moment qui me permet de bosser sur des voitures assez sympas que j’apprécie beaucoup. Ça me change les idées et ça me fait du bien de voir autre chose que cette maison et entendre cette gamine réclamer trente mille choses qu’elle n’aura pas. Elle a déjà un chien et c’est bien assez.

Enfin bref, j’étais donc au boulot quand l’incident s’est passé. La nouvelle conne et future virée m’a téléphoné début d’après-midi alors qu’elle devait être de sortie avec Lola pour lui faire profiter du soleil de nouveau présent. Sauf que cette conne est en réalité qu’une incapable, m’avouant au téléphone qu’elle était elle-même en train de téléphoner avec une amie sans faire attention à ma gamine lorsqu’elle a eu un problème. Des garçons plus grands … Mon cœur ne fait qu’un bond dans ma poitrine, elle parle même d’agent de quartier qui serait passé et aurait entendu l’altercation et serait intervenu. Bon sang ! Je n’ai jamais été aussi vite pour pouvoir arriver sur l’aire de jeux qu’elle m’avait mentionnée, une bien plus loin de la maison, une à laquelle nous ne sommes jamais aller auparavant. C’est vraiment décidé, cette conne est virée.

« Bon sang Lola, tu vas bien ? » Je m’inquiète, ma fille est encore en larme et fond dans mes bras lorsqu’elle me voit, incapable de se reprendre elle continuait de pleurer en continu, incapable de m’expliquer ce qu’il s’est passé alors que j’ai les deux genoux sur le sol pour être à sa hauteur et la tenir dans mes bras. La baby-sitter tente une approche pour venir s’expliquer mais je lui tends le bras pour lui dire sans parler de rester à l’écart. Pas question de lui parler sinon je pense que je la tue, je vais la virer et elle n’est pas prête de retrouver un nouveau job cette gamine ! Seulement voilà qu’un petit garçon, plus âgée que Lola arrive vers moi pour me demander comment ça va. Je fronce automatiquement les sourcils alors que l’agent de quartier se trouve un peu plus loin avec la baby-sitter qui semble nous faire une grosse crise de panique. Elle peut, elle est finie dans le métier. « Tu veux bien laisser ma fille tranquille sale mioche ?! » Je commence avec rage. « Tu en as pas assez fait tu crois ?! Je t’en foutrais de l’éducation des autres ! Elle t’a fait quoi Lola pour qu’on lui fasse du mal ?! T’as pas honte ?! » Je m’emporte, c’est vrai, le gosse est jeune et c’est peut-être une des rares conneries qu’il vient de commettre mais je m’en fou, c’est un sale gosse qui a fait pleurer ma petite fille qui est bien plus jeune que lui. Non mais où va le monde si on commence à laisser faire les gosses ?! Bah on fini comme moi il y a un petit temps ! Dans des cartels avec un flingue ou couteau à la main !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Garrett Davis
Admin King of balls
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 08/02/2016
MESSAGES : 849

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Jeu 24 Mai - 15:13


Entre Pères
ft. Chris Canovas
aka Mafioso



Liam et lui étaient plus qu’un fils et son père. Beaucoup ne comprenaient pas trop le lien qui existait entre eux – évident et sans doute inhabituel. Beaucoup enviaient le lien qui existait entre eux – unique et fort. Beaucoup s’imaginaient – à tort – que l’homme et le garçon étaient des frères dont la différence d’âge s’expliquait par un remariage du paternel avec une jeunette. L’idée les faisait tellement rire que parfois, ils ne démentaient même pas. L’idée les amusait tellement que  parfois, ils en jouaient fortement. Garrett n’avait absolument pas honte d’être le père d’un pré-ado de dix ans – bientôt onze, qu’insistait le gosse. Garrett n’avait absolument pas honte d’être père célibataire. Garrett n’avait absolument pas honte d’élever son fils seul – difficilement avec l’aide des grands-parents maternels. Non, Garrett était fier de ce qu’il avait accompli dans sa vie, fier de ce qu’il était parvenu à construire, fier de ne pas avoir laissé ses rêves et ses ambitions lui mener la vie dure parce qu’il avait dû les abandonner. Fier de ce gosse trop grand pour son âge, trop mature pour son âge, trop adulte pour son âge, qui grandissait trop vite pour son bien. Et si Garrett était un papa-cool, plutôt le genre copain sur qui compter, il n’en était pas moins juste et exigeant. Liam était un gamin plutôt simple, avec des envies simples, des hobbies simples, des rêves simples, un caractère plus que malléable et sympathique – ce qui lui avait valu de gagner la confiance de son père depuis bien longtemps. Aussi Garrett n’avait-il aucun problème quant à laisser son fils unique se promener et passer du temps avec ses amis en ville. Après tout, n’avait-il pas lui-même été jeune un jour ? N’avait-il pas lui-même désiré l’indépendance un jour ? N’avait-il pas prouvé lui-même qu’il l’avait mérité ? Liam et Garrett avaient des principes communs, et un pacte qu’ils s’étaient promis de ne jamais bafouer ni trahir. Ne jamais se mentir, quoiqu’il arrive. Ce pacte était venu naturellement, lorsque Liam avait à peine quatre ans et commençait à poser des questions sur cette mère absente et inexistante. « Elle est où ma maman, papa ? » Que répondre ? Que répondre à cet enfant, trop jeune pour entendre pareilles révélations ? Que répondre à ce fils, la prunelle de ses yeux, sans détruire une partie de son innocence ? Comment répondre ? Il s’était embourbé dans un flot de mensonges plus ridicules les uns que les autres – même si Liam ne pouvait le comprendre à cette époque – prétextant que toutes les mamans n’avaient pas toujours le choix malheureusement, et ne pouvaient rester chez elle avec leurs enfants. Si ce jour-là, Liam avait écouté son père attentivement et n’avait pas posé plus de questions, quelques temps plus tard la conversation avait été plus compliquée. Car la vérité finissait toujours par éclater. Et le sentiment de trahison avait été bouleversant et difficile. Le pacte était donc plus qu’important. Le pacte était l’édifice de leur relation particulière, et ni l’un ni l’autre ne s’aventureraient à le salir.


- Faut que tu viennes, p’pa ! Il s’est passé quelque chose, et on me demande d’appeler mes parents…


Son sang ne fait qu’un tour quand il lit ces mots. Il ignore ce dont il s’agit, mais si sa présence est exigée, il doute que ce soit quelque chose d’anodin. Pourtant, Liam n’est pas un gosse à se mettre dans les embrouilles – en tout cas, en est-il persuadé, jamais pour rien. Heureusement, son après-midi était libre et il était en plein milieu de ses courses personnelles – peinture, scie, toile, cutter, etc. – quand il avait lu ces mots. Aussitôt, il avait tout mis de côté et était parti rejoindre son fiston un peu plus tôt que prévu. La première chose qu’il a remarqué en arrivant, c’est son fils trop blême pour ne pas s’inquiéter. Puis l’agent de police. Puis d’autres gamins – amis de Liam sans doute, quoiqu’il en doute, ne les reconnaissant pas. Et une petite fille, à peine cinq ans pense-t-il, en compagnie d’un homme qui lui rappelle ces films de mafiosos qu’ils adorent regardé avec Liam. Il n’a aucune idée de ce qui a bien pu se passer, mais pas une seule seconde, pas une seule minute, il ne s’imagine que Liam ait pu faire quoique ce soit de mal. Certainement pas envers une enfant de cet âge. Aussi fronce-t-il aussitôt les sourcils quand il entend l’homme s’en prendre à son mini-moi. « Tu veux bien laisser ma fille tranquille sale mioche ?! » Que Garrett voit rouge sang. « Tu en as pas assez fait tu crois ?! Je t’en foutrais de l’éducation des autres ! Elle t’a fait quoi Lola pour qu’on lui fasse du mal ?! T’as pas honte ?! » « Wow, wow, wow, on se calme un peu par ici, » qu’il lance sur le même ton agacé que son adversaire – s’en prendre à un gosse de onze ne vaut pas mieux que de s’en prendre à une enfant de cinq. Surtout pas quand il s’agit du sien. « C’est quoi le problème ? » qu’il finit par demander – histoire de comprendre ce qui l’amène ici et ce qui pousse Mafioso à s’emporter aussi rageusement. Mais avant que Liam n’ait pu répondre à son paternel, l’agent de police les rejoint – histoire de pimenter un peu l’altercation actuelle. « Monsieur, vous êtes le père de ce jeune homme ? » qu’il demande inutilement. « En effet. Je peux savoir ce qui se passe une bonne fois pour toute ? » « Inutile de s’emporter, Mr Davis. Votre fils a été témoin d’une « agression », » qu’il accentue le mot comme si cela était exagéré, « J’ai besoin de sa déposition pour faire mon rapport – mais il fallait que vous soyez là pour que je puisse le faire. Il semblerait que la petite ait été légèrement secouée, » qu’il commence d’un air toujours aussi « simpliste et je m’en-foutiste », « attrapée par les bras, secouée de droite à gauche, poussée comme si elle n’était rien, » qu’enchaîne Liam, l’air dégoûté de cet agent qui ne semble pas prendre les choses sérieusement. « Si vous faisiez votre boulot, je n’aurais peut-être pas eu besoin de m’en mêler, Mr l’agent, » qu’il ose se montrer sarcastique et provocateur. « Que s’est-il passé, Liam ? » que Garrett stoppe d’une main l’agent qui allait rétorquer. « J’étais là-bas avec mes potes, quand je les ai entendus rire, et quand je les ai vus l’attraper, la secouer et la pousser comme si elle n’était rien. Elle était plus loin, au téléphone, » qu’il rajoute en regardant la jeune femme qui devait sans doute s’occuper de la petite fille – mais qui a commis une grosse bourde. Cela dit, à ce stade, il ignore qui elle est : sœur, mère, cousine, tante ou autre. « J’ai juste voulu l’aider, » qu’il ajoute en haussant les épaules, légèrement intimidé par Mafioso qui semblait croire que Liam ait été à l’origine de l’agression. « Mon fils n’a pas agressé votre fille, » qu’il rappelle à Mafioso du coup, histoire de calmer ses ardeurs. « Il l’a aidé. Je crois qu’il mérite un peu plus de considération, et quelques excuses, hum ? » qu’il se montre tout aussi protecteur envers sa progéniture que l’homme qui lui fait face – oubliant totalement la présence de l’agent inutile.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
A. Christopher Canovas
Admin super nanny
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/02/2016
MESSAGES : 278

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Dim 27 Mai - 19:51

Avouer que j’avais été un peu loin avec ce gosse ? M’excuser de l’avoir engueulé parce que j’avais tord ? Non, pire, m’excusez face à un môme ? Concet inconnu dans le système, concept qui ne m’avais même jamais effleuré l’esprit jusqu’à ce que le père du gamin en question débarque, accompagné du gentil flic de merde envers qui je ne vais pas pouvoir donner mon véritable prénom ni le nom de famille de ma gamine. Attendez, si je venais à mentionner que j’étais le père mais que la gamine porte bien le nom de Dilaurentis, comme Roxanne, morte … Au secours. Mais nous n’en sommes pas encore à ce point, pour le moment le père de l’autre gosse m’empêche de crier dessus encore plus parce que, effectivement, j’abuse un peu. Mais il s’agissait de Lola, de ma petite fille, de tout ce qu’il reste d’un amour qui n’a jamais eu lieu d’être, du fruit d’une seule et unique nuit partagée avec une femme qui aurait pu peut-être faire de nouveau vibrer mon cœur et avoir le don de me faire fondre … La dernière surprise de Roxanne, le dernier grand plan de cette femme dangereuse et merveilleuse, aussi belle qu’intelligente … De penser un seul instant que Lola soit en danger me rend malade, pire encore j’aurais été capable de tuer pour lui sauver la vie. Je le sais, j’en suis parfaitement capable. Elle est ma vie, ma raison d’être, la seule et unique raison pour laquelle je suis encore sur terre à vrai dire. Ma fille, ma Lola … Ma sauveuse.

Mais le moment n’est pas possible pour pouvoir me laisser divaguer au sujet de l’ange noir qu’elle était, je dos défendre ma fille bec et ongle face à des petits merdeux qui lui en veulent. Je la prends d’ailleurs dans mes bras alors que le père du gamin demande à son fils ce qu’il s’est passé. Lola ne possédant pas tout le vocabulaire nécessaire, elle ne savait pas s’expliquer et était encore tellement en colère que les larmes continuaient de couler sur ses petites joues toutes rouges. Je sortis un mouchoir en tissu de ma poche pour lui donner et qu’elle sèche ses larmes. Ce qu’elle fit avec un sourire envers moi, heureuse de me retrouver. Il y en a eu du chemin parcouru … Le flic interpella le père, en lui demandant s’il était le père … Je levais les yeux au ciel, bon sang ce que les poulets peuvent être intelligents ! Pas étonnant que le cartel ait réussi à tenir aussi longtemps, il n’y avait personne pour maintenir un ordre dans le coin. Et d’ailleurs il serait encore sur pieds si la mère de ma fille était toujours de ce monde, si je ne l’avais pas descendue par erreur …

Le pire, c’est qu’il se foutait de « l’agression » en question. Ce qui eut le don de me faire rager, je n’avais pas de flingue sur moi par chance. « Légèrement secouée ?! C’est clair qu’on peut être secouée quand des gamins plus grands s’en prenne à vous ! D’ailleurs, si je m’en prenais à vous, qu’en diriez-vous ? » Je le menace l’air de rien, les paroles étaient froides et le regard lançait des éclairs. J’avais des envies de meurtres, dommage que je me sois retiré de toutes ces conneries sinon je le descendais, tout de suite, illico. Le gamin continue d’expliquer et je compris qu’il n’y était pour rien et c’était plutôt conduit comme un « sauveur » pour Lola. Ma colère s’adoucit, alors il existe encore de gentil gamin … Le père qui me faisait face était pourtant tout mon contraire, moi habillé d’un costard et lui plutôt taillé jeans. Mais peu importe, le gamin avait l’air correct alors tant mieux.

« J’ai cru comprendre. » Dis-je alors que l’autre me disait que son fils n’avait rien à voir avec cette « agression » en question, merci j’ai encore des oreilles pour entendre et je n’ai rien d’un vieux qui n’entend plus rien. « Je m’excuse, merci d’avoir aidé Lola. » Cette dernière demandait d’ailleurs pour retourner sur le sol, elle a mis le mouchoir dans sa poche et semble s’être légèrement calmée. De ses allures de petite fille adorable, elle se rendit près du gamin et lui fit un bisou sur la joue tout en le remerciant. Ah non, non, non, ma fille tu es bien trop jeune pour tomber amoureuse ! Je me tourne alors vers la baby-sitter du jour, l’air froid et mauvais comme jamais je ne l’ai été. « Inutile de vous dire que vous ne reverrez jamais ma fille et que votre carrière est complètement fichue. » Elle partit en courant et pleurant, oh oui elle va arrêter son petit job dans le quartier en tout cas, fini les conneries !

Le flic fit une nouvelle tentative pour pouvoir « déclarer l’agression » mais je le coupe immédiatement d’un simple geste de la main. « Cette histoire n’étant pas sérieuse pour vous, nous allons très bien nous en sortir pour la conclure, passé une bonne soirée. » De nouveau le ton froid envers lui, pas question de me montrer sympathique avec ce merdeux. Puis mes yeux se reportèrent sur le gamin, mes mains se posèrent sur les épaules de ma fille alors qu’un léger sourire apparu sur mes lèvres. « Merci de l’avoir aidé, j’avoue m’être emporté. » Puis mes yeux se posèrent sur le père. « Mais quand il s’agit de ma fille, je m’emporte très rapidement, vous pouvez certainement comprendre. » Je marque un léger silence, le flic repartit et je fus automatiquement soulagée. Comme un poids se soulevant de mes épaules. « Christopher Canovas. » Dis-je tout en tendant une main au père du gamin.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Garrett Davis
Admin King of balls
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 08/02/2016
MESSAGES : 849

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Mer 30 Mai - 17:48


Entre Pères
ft. Chris Canovas
aka Mafioso



Les flics et Garrett, ils n’avaient jamais été bons amis – surtout ces flics qui trainaient dans les rues, dans l’attente d’un évènement tragique qui les propulserait au sommet de leur carrière en un rien de temps. Ils voulaient être des héros. Ils voulaient être remerciés. Ils voulaient être appréciés. Ils voulaient être importants. Certes, dans bien des situations leur rôle n’était pas négligeable et il savait les respecter en règle générale. Mais des flics comme celui-ci, je m’en-foutistes et arrivistes, il ne pouvait pas les encadrer. PAS DU TOUT. Il semblait s’ennuyer à mourir, pire il semblait être pressé d’en finir pour aller se trouver une autre affaire sur laquelle bosser – ou pas. Pourtant, si Garrett comprenait bien, une petite fille d’à peine cinq ans avait été molestée par plus grands qu’elle – et pas par un seul. Il y avait de quoi faire rager, il y avait de quoi péter un câble, il y avait de quoi être outré, scandalisé. Bref, il y avait de quoi se motiver pour retrouver ces jeunes délinquants et leur donner une bonne leçon. Mais non. Car la petite ne saignait pas. Car la petite ne semblait pas blessée. Diable que parfois ils pouvaient le rendre fou, devant pareille incapacité et médiocrité. Garrett ne supportait pas les gens qui n’en glandaient pas une et espéraient le monde en retour. Il ne supportait pas le travail bâclé et mal fait. Perfectionniste qu’il était, il ne pouvait concevoir que l’on ne fasse que la moitié de son job – encore moins quand on choisissait de devenir flic. Contrairement à d’autres gosses, il n’avait jamais rêvé le devenir un jour, mais s’il l’avait fait et s’il l’était devenu, ç’aurait été pour aider son prochain, et non pas espérer la gloire et les médailles. Dire qu’il avait donc envie de secouer ce gros lard de poulet – ouais, dans ces cas-là il était plutôt furax – était un grand euphémisme. Et s’il avait cette grande envie, il se doutait bien que pour le père de la petite, ce devait être multiplié par mille. « Légèrement secouée ?! C’est clair qu’on peut être secouée quand des gamins plus grands s’en prennent à vous ! D’ailleurs, si je m’en prenais à vous, qu’en diriez-vous ? » qu’il le menace d’ailleurs, même s’il n’y a rien de direct à proprement parler. Il est évident qu’il ne suffirait que d’un souffle, d’un mot, d’un geste, pour que Mafioso s’enflamme et remette les pendules à l’heure dans la petite tête du flic. Si l’idée le séduit et le tente fortement aussi, Garrett n’est pas un violent de nature et – quand même – il ne voudrait pas que les choses dégénèrent autant. Cela ne ferait qu’empirer et envenimer la situation, sans compter qu’ils passeraient la journée et peut-être même la soirée dans le commissariat. « S’il vous plait Monsieur, » que le flic répond en essayant maladroitement de calmer la colère de Mafioso. Clairement, le flicounet n’avait pas de gosse. « Je comprends votre inquiétude et votre colère, » que non il ne comprenait pas, « mais votre fille semble aller bien, c’est ce qui compte, » qu’il ose dire. Qu’il ose dire. Qu’il ose dire. MAIS QUEL CON. Garrett regarde le flic l’air vraiment abasourdi par tant de conneries. Il se demande même s’il n’hallucine pas un peu. Est-ce ça la police ? Bordel, ils les forment comment de nos jours ?! « Oui, bien sûr, pourquoi paniquer ? Pourquoi être si en colère ? Ce n’était rien, après tout. Juste des gosses qui trouvent amusant de s’en prendre à plus petit que soi, qui trouvent amusant d’emmerder le monde, sans craindre de représailles. Quoi de plus normal, pas vrai, monsieur l’agent ? » qu’il ironise fortement tant ces propos lui semblent inconcevables et intolérables. Bordel, heureusement qu’il n’était pas père d’une petite fille – sans cela, il n’était pas certain que la relation qu’il entretenait avec Liam soit exactement la même s’il avait été né fille.

« J’ai cru comprendre, » que Mafioso grogne un peu, mais moins, quand il comprend que Liam n’est pas l’un des agresseurs de sa fille. Faut dire qu’il a une bonne tête de Mafioso – et allez savoir, peut-être bien qu’il en était un ! Le genre de mecs à qui on n’a pas envie de chercher des noises. Le genre de mecs qu’on préfère éviter – éviter de croiser, éviter de contrarier. « Je m’excuse, merci d’avoir aidé Lola. » Et le genre de mecs, il en est persuadé, qui ne s’excuse pas. Jamais à la légère. Jamais quand il peut l’éviter. Liam hausse naturellement les épaules, comme le font souvent ces gosses pré pubères. « C’est normal. J’espère que ça va, » qu’il finit par demander timidement à la petite qui semble tout de même légèrement choquée par ce qui lui est arrivé. Normal. « Ne t’en fais pas, ils ne reviendront pas t’embêter, » qu’il la rassure. Ah qu’il est fier de son gosse, Garrett. Et fier de lui par la même occasion – après tout, il l’a élevé. SEUL. Alors il pose une main sur son épaule et la serre légèrement pour lui signifier cette fierté et ce soutien incommensurable qu’il lui offre. Puis leur attention se repose sur Mafioso, tandis que ce dernier s’adresse enfin à la jeune baby-sitter – qui semble autant sous le choc que la petite Lola.

Elle va prendre cher, qu’il a le temps de penser.

« Inutile de vous dire que vous ne reverrez jamais ma fille et que votre carrière est complètement fichue. » Ah ouais. Quand même. Cela dit, comment aurait-il réagi à sa place ? Sans doute pas différemment. Quand on laissait son enfant, sa chair, son sang, à un étranger, on y laissait un peu sa peau. Alors quand cette même personne vous décevait et ne savait pas comment protéger votre enfant… on n’y allait pas de main morte. Avait-elle été inconsciente, immature, naïve, idiote ? Peu importait. Elle n’avait pas été là pour empêcher ces jeunes de venir secouer la petite fille qu’elle se devait de surveiller et de protéger contre tout et tout le monde. FAIL. Aussi Garrett n’éprouve-t-il pas trop de compassion ni de pitié pour la jeune fille qui ne réclame pas son reste avant de partir en pleurs. « Cette histoire n’étant pas sérieuse pour vous, nous allons très bien nous en sortir pour la conclure, passez une bonne soirée, »  que Mafioso s’en prend au flic de nouveau. BAM. BAM. BAM. Il les enchaine et il les met KO. En même temps… c’est mérité. « Je suis désolé, mais il faut que nous remplissions… » que le flic semble vouloir insister, mais le regard de Mafioso – les narines qui s’ouvrent tel un buffle, assassin et terrifiant – lui coupe net la parole et l’envie de persister. Il lève les bras en signe de reddition – qu’il accueille avec joie, ne nous leurrons pas, il recule et finit par quitter les lieux. « Merci de l’avoir aidé, j’avoue m’être emporté, » que le regard change et se fait moins violent, moins brutal, moins agressif quand il s’adresse de nouveau à Liam. « Mais quand il s’agit de ma fille, je m’emporte très rapidement, vous pouvez certainement comprendre. » Garrett hoche la tête au bout de quelques secondes. Oui. Il pouvait que comprendre. Il mordrait, grifferait et injurierait quiconque s’en prendrait à Liam. Et ce même si son fils était dans les torts. « Christopher Canovas, » que Mafioso a un nom. Garrett lui serre la main, soulagé que finalement les tensions s’envolent et qu’ils ne soient pas obligés de s’expliquer longuement – pire, d’en venir aux mains. « Garrett Davis. Désolé également, j’ignorais ce qui s’était passé jusqu’à ce que j’arrive ici. On penserait que la police soit la mieux placée pour gérer ce genre de conflits, mais… clairement, ils ont besoin de revoir leurs formations, » qu’il s’insurge en regardant le flic partir sans rien demander en retour. « Et après on s’étonne qu’on ne leur fasse pas confiance, » qu’il engage la conversation avec le père Mafioso. « J’espère qu’elle n’en sera pas trop traumatisée, » qu’il dit plus doucement avec un regard compatissant envers Lola. Ce genre d’évènement pouvait vous bousiller une vie sans crier gare.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
A. Christopher Canovas
Admin super nanny
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/02/2016
MESSAGES : 278

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Mer 27 Juin - 10:48

S’énerver contre le flic n’était pas forcément une très bonne idée mais c’est comme ça, je n’avais pas vraiment d’autre choix. Pour être prit au sérieux il faut pouvoir se défendre, montrer qu’on est capable d’élever le ton. Ce que je fais avec lui d’ailleurs, vu que je n’ai absolument pas d’autres choix. Mais malgré les paroles que le flic à l’impression d’être apaisante pour pouvoir me calmer, ça ne suffit vraiment pas à apaiser la colère que je ressens. Mais bon sang s’ils savaient tous ! Si ces gamins avaient su que la mère de cette gamine était la plus dangereuse qui soit, que je suis aussi dangereux qu’elle lorsqu’on me fou en rogne et que tout le monde pourrait finir dans un bain de sang avec une balle entre les deux yeux pour chacun. Pour chance, je suis entouré de monde et donc trop de témoins innocents à abattre alors qu’il n’y a finalement qu’un gros imbécile en uniforme que je voudrais tuer pour le coup. Mais je ne suis pas seul à trouver cette situation stupide et terriblement idiote, l’ironie entendue dans la voix du père de l’autre gamin me fait d’ailleurs sourire. Je pourrais même finir par croire qu’il apprécie autant que moi les flics, qu’il les méprise tout autant mais sans avoir le même passé que moi finalement, il n’a pas vraiment la tête d’une personne membre d’un ancien cartel pour lequel il aurait donné sa vie avant de se retourner contre la patronne et de lui tirer dessus. Non, il a juste l’air d’un type qui déteste les flics et qui vit bien dans son coin avec son fils et que ça s’arrête là, ce qui en fait tout de même un type agréable. Le tout uniquement parce qu’il n’aime pas les flics, ça aide beaucoup.

Je fini par m’excuser auprès de son gamin, il voulait aider, protéger, une chose que la baby-sitter fraichement virée n’avait pas réussi à faire. J’aurais presque trouvé la situation mignonne d’ailleurs, lorsque ma fille va s’approcher de lui, lui colle un bisou sur la joue avant d’être rassurée par ce même gosse. Faut se calmer tout de suite ! Je me contente simplement de ramener Lola près de moi sans l’ombre d’un sourire, m’adressant ensuite à l’incapable qui devait la garder pendant la journée puis ensuite au très cher membre de la police complètement inutile aujourd’hui, comme tous les autres jours.
Le flic veut pourtant remplir son papier de merde, pas question de signer quoi que ce soit pour que ces crétins aient une piste sur moi. Je sais que je ne suis pas le criminel le plus rechercher mais ils seraient bien trop heureux de mettre la main sur une piste, peu importe laquelle se sera. Mais alors que je l’ignore dans le plus grand des calmes pour parler avec l’autre père, le flic se sent enfin de trop et s’éloigne et je fini par me présenter à l’autre. Qui se présente à son tour. « Ils ont surtout besoin de revoir toute leur unité, ils sont incapables, incompétents et terriblement cons. » Je termine en souriant, chose très rare mais lorsque je suis sincère je ne peux pas m’en empêcher. Je pense avoir déjà eu ce genre de conversation avec la mère de Lola dans le passé … « On peut plus facilement faire confiance à un inconnu qu’à un flic, je crois qu’une étude doit le prouver quelque part ! » Je continue le ton de la plaisanterie, même si je restais tout de même inquiet pour Lola et ce qu’il venait de se passer. « Je l’espère aussi, je serais attentif, il n’y a que ça à faire … Mais si je mets la main sur ces gamins … » La menace se glisse dans l’air sans que je n’ai besoin de la prononcer, mon attitude le prouve, si je fini par les retrouver ils finiront dans d’atroces souffrance, gamins ou pas on ne s’attaque pas à ma fille sans être puni. Ils jouent aux petits durs alors … Ils vont comprendre ce que cela signifie.

« Soit ! Je pense que cette demoiselle veut une glace … » Lola se tourne vers moi avec un sourire radieux. « Et je ne me trompe pas ! Est-ce que son sauveur et vous souhaités vous joindre à nous ? » Et je me surprends moi-même par le ton que j’emploie, mes manières aussi … Je suis dans Beverly Hills et ses bourgeois depuis bien trop longtemps, pour le coup je me déteste.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Garrett Davis
Admin King of balls
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 08/02/2016
MESSAGES : 849

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Lun 6 Aoû - 21:44

Il y a des rencontres parfois, inattendues et inespérées, qui marquent pour le reste de la vie. Garrett ne sait pas si celle-ci sera l’une de ces rencontres, mais il devait bien reconnaitre que la situation était atypique et peu singulière. Déjà, lui-même n’avait jamais été témoin de véritables agressions – excepté les bouc-émissaires scolaires qui en bavaient au collège et lycée – mais il n’avait jamais eu à porter secours à quiconque dans sa vie – sauf si l’on évoquait de porter des courses à une personne en difficultés. Que son fils ait été ce héros aujourd’hui le comblait de fierté et de joie. Il était de ce gamin, fier qu’il soit sien, fier qu’il soit digne, fier qu’il soit tel qu’il était. Certes, Garrett faisait en sorte de bien l’éduquer, de lui apporter les bonnes cartes pour qu’il sache quoi attendre de la vie, d’avoir des principes et des valeurs éternels – mais il n’était pas idiot et savait que l’éducation ne faisait pas tout. La preuve étant que les grands-parents maternels de Liam étaient des gens aisés avec des principes fondamentaux – ils étaient dans sa vie et lui apportaient de la joie, fille ou pas fille – alors que cette dernière était aux abonnés absents. Cela en disait long sur la génétique et/ou l’éducation. N’empêche cependant qu’il éprouvait une fierté particulière à être le père de CE gamin. Et qu’il éprouvait une intense compassion pour Mafioso – à sa place, il serait aussi colérique et sur les nerfs que lui. On ne pouvait pas toucher aux yeux de leurs chairs et de leurs sangs sans craindre une fureur sans nom. A le voir, aussi dangereusement calme et en même temps aussi intensément haineux, mieux valait pour les malotrus d’être le plus loin possible. Sans quoi, gosses ou pas, ils risquaient de payer le prix de leur erreur. Et ce n’était pas la police qu’ils auraient pu craindre, pense-t-il en regardant le « flic » s’éloigner. Quelle honte. Non mais quelle HONTE ! « Ils ont surtout besoin de revoir toute leur unité, ils sont incapables, incompétents et terriblement cons. » Il n’aurait pu être plus juste, et encore il le trouvait à cet instant plutôt magnanime et tolérant les concernant. « Je me dis qu’un rapport sur celui-là ne ferait pas de mal… » qu’il murmure tout de même sans lâcher le flic je m’en foutiste des yeux. Comment pouvait-on obtenir un poste aussi important, avec si peu de volontés ? « Laisse tomber, p’pa, si c’est lui qui est dans la rue à s’occuper des problèmes en tout genre, c’est qu’il est déjà au bas de l’échelle, tu sais, » que son fiston lui fait savoir d’un air nonchalant et quelque peu fataliste. Sans doute est-il plus dépité et plus déçu que son père de voir à quel point la police peut être inutile. A cet âge, on s’imagine que la loi est la loi, que la justice est la justice, sans se douter une seconde de la réalité des choses. « Il aurait préféré que ça soit moi, faire son rapport en deux-deux et passer à autre chose. Simple, net et efficace », qu’il ajoute avec les gestes qui vont avec. Ah, ces jeunes – Ah son fils ! « On peut plus facilement faire confiance à un inconnu qu’à un flic, je crois qu’une étude doit le prouver quelque part ! » Mafioso n’avait pas tort. « Et pourtant le reste du monde trouvera toujours plus facile d’aller vers l’uniforme que vers l’inconnu en cas de problèmes spontanés… Je suis contre le voyeurisme, mais pour le coup je me dis que filmer celui-ci aurait été de mise pour dénoncer leur inutilité et leur incapacité à gérer quoique ce soit, » et quelque part il ne doutait pas qu’un des témoins de la scène n’ait pas déjà tout enregistré pour le diffuser sur les réseaux sociaux. Tel était le monde d’aujourd’hui. Vous ne pouviez rien faire, rien dire sans que cela ne se sache aux yeux des autres – à vos risques et périls. Qui sait, cette technique peu ragoutante pouvait peut-être aussi permettre de mettre la main sur ces agresseurs de fillettes… « Je l’espère aussi, je serais attentif, il n’y a que ça à faire … Mais si je mets la main sur ces gamins … » Et la menace est évidente, qu’il termine sa phrase ou pas. Garrett ne sait pas s’il doit y craindre un vrai danger ou s’il s’agit simplement d’un père frustré de n’avoir pu protéger son enfant, mais il garde le silence et se contente d’acquiescer en signe de solidarité.

« Soit ! Je pense que cette demoiselle veut une glace … » que Mafioso devient père et met sa colère de côté. Aussi simplement que cela, et la petite fille semble ravie à l’idée d’obtenir quelque chose de délicieux et de sympathique après cet épisode malheureux. Si jeune et déjà confrontée aux aléas de la vie, cela le faisait rager intérieurement. Liam ne s’était jamais plaint de quoique ce soit, mais le doute s’immisce dans le cœur et l’esprit de Garrett. Avait-il lui aussi subi ce genre de mauvais traitements ? « Et je ne me trompe pas ! Est-ce que son sauveur et vous souhaités vous joindre à nous ? » Echange de regards entre père et fils, avant de sourire. « Une glace, je crois bien que ça ne se refuse jamais, » qu’il sourit en retour au Mafioso. Surprenant, car il ne l’imaginerait pas du tout papa poule à savourer une glace en compagnie de qui que ce soit. Il dégage quelque chose de sombre et de dangereux que Garrett ne sait pas trop comment interpréter.

Il préfère rester concentré sur le Père protecteur d’une petite fille de cinq ans. Car un père protecteur ne peut être que quelqu’un de bien. N’est-ce pas ? « Vous habitez dans le quartier ? » qu’il demande nonchalamment en marchant, direction marchand de glace. « J’ai habité dans un appartement pas très loin pendant quelques mois. Liam et moi avons retapé l’appartement, du début à la fin, avant de repartir. On a un peu la bougeote, » qu’il ajoute pour faire la conversation. Qui sait, en parlant de tout, de rien, peut-être parviendra-t-il à dérider le Père et à oublier cette image qui semble lui coller à la peau.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
A. Christopher Canovas
Admin super nanny
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/02/2016
MESSAGES : 278

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Jeu 13 Sep - 22:35

C’est de cette manière que deux père firent plus ou moins connaissance. A cause d’une bêtise de plus de la part d’être humain, certes jeunes mais humains tout de même et qui auraient passé un mauvais quart d’heure si Chris les avait attrapés. De la bêtise, un brin de courage et de nouveau de la bêtise avec ce flic dont on se demandait bien pourquoi il faisait partie du corps de police au vu de l’inutilité et de la stupidité dont il venait de faire part devant les deux pères. Si bien que dans la continuité bizarre de cette journée Chris propose à l’autre père de partager une glace avec lui et sa fille. Cassant l’image qu’il devait véhiculer avec son parfait petit costume cravate impeccable et sa coiffure assortie, il devait très certainement donner une image de lui très différente des paroles qui venait de sortir de sa bouche. Mais il s’en moquait légèrement, ce petit garçon venait de faire preuve de courage pour venir au secours de sa fille et il lu était reconnaissant, c’était sa manière à lui de lui dire merci. Sur le chemin, Garett se mit à l’interroger. Chris eu tendance à se méfier aux premiers abords puis se rendit compte que tout le monde ne faisait pas forcément partie d’un cartel, que tout le monde ne baignait pas forcément dans des affaires de trafics de drogue ou d’armes ou de n’importe quoi pour s’en mettre plein les poches et que, du coup, tout le monde n’était pas forcément à sa poursuite pour voir sa tête sur une pique ou bien derrière les barreaux. Mais bon, c’est bien dur pour lui de ne plus se méfier de tout le monde en les suspectant d’une trahison prochaine, il habitait un quartier calme finalement et les personnes y habitant étaient parfois, il faut bien dire parfois, des personnes sans trop de problèmes ou du moins pas aussi grave que les siens.

« Eh bien, nous habitons à quelques rues d’ici, je ne viens jamais ici avec Lola d’habitude … Le terrain de jeu près de chez nous est bien pus sécuriser à mon goût. » Dit-il pour répondre poliment tout en donnant de légères explications sur l’endroit où ils vivent. « Il a l’air travailleur … » Dit Chris en désignant Liam d’un bref mouvement de la tête. « J’aimerais que Lola se décide à faire autre chose que me casser les pieds pour avoir des bonbons toute la journée ! » Sourit-il, se plaignant un peu de sa fille tout de même. Même pour avoir un dessin ou la tenir à une activité relevant d’un minimum d’effort elle semblait disparaître. Ranger ses jouets dans le salon relevait du défi alors il ne valait mieux pas lui parler de sa chambre … « Pour tout dire, j’ai même fini par acheter un chiot en espérant qu’elle demanderait d’elle-même pour aller le promener mais à part jouer dans le jardin elle ne fait rien d’autre avec ! » Et donc qui se tapait toutes les jolies promenades du soir en portant Lola sur un bras et la laisse dans l’autre main ? C’était bien notre valeureux Chris, plein de bonnes intentions malgré son incapacité temporaire à gérer le fait d’être père. C’est qu’il était encore en cours d’apprentissage et que les études s’avéraient être très très longues.

« Et vous ? Vous habitez proche d’ici toujours ? » Demande l’ancien membre de cartel pour continuer de faire la discussion tandis que les enfants avancent devant eux, connaissant bien mieux qu’eux la direction à prendre pour se rendre chez le marchand de glace. Chris s’en amusa en observant sa fille écouter attentivement tout ce qui pouvait sortir de la bouche de Liam. « Je crois que Lola ne va plus vouloir quitter Liam … » Murmure t-il à l’attention de Garrett pour ne pas interrompre la discussion des enfants, Lola, plus petite, amenait ses théories sur les glaces et de ce qu’elle pensait être la meilleure tandis que Liam lu expliquait pourquoi tel parfum était son préféré, automatiquement, Lola reprenait le même parfum pour lui dire que oui, il était bon aussi. « Il lui dirait que l’herbe devient violette lorsqu’il pleut qu’elle serait capable de le croire ! » Il est bien rare de voir Chris se défaire de son masque neutre, froid, mais lorsqu’il s’agissait du comportement de sa fille il fondait comme neige au soleil. S’émerveillant parfois de ce qu’elle était capable de faire ou de dire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Garrett Davis
Admin King of balls
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 08/02/2016
MESSAGES : 849

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   Lun 17 Sep - 12:03

Si on lui avait dit qu’un jour, il sympathiserait avec un Mafioso – car il n’en démordait toujours pas, il avait cet air dangereux et indéfinissable que l’on percevait chez ce genre de gangster – il aurait rigolé. Pourtant, malgré ce danger silencieux qui irradiait de Chris, Garrett se surprenait d’y percevoir une humanité qui lui rappelait la sienne. Devenir père, ça pouvait changer un homme, ça pouvait changer une vie. Il était bien placé pour le savoir. Et c’était ce point commun qui leur permettait de tenir une conversation civilisée et plutôt sympathique. Ca, et le fait que Garrett était un aimant à potes. En règle générale, on ne pouvait pas le détester – en tout cas jamais éternellement – exception faite pour sa chère voisine hystérique. Il n’y avait donc, concrètement, rien d’anormal à ce qu’ils marchent côte-à-côte pendant que leurs progénitures discutaient devant eux. Liam avait hérité de Garrett cette faculté d’attirer les gens. De les faire se sentir en sécurité. De calmer leur tempête intérieure. Et la petite Lola ne semblait pas immunisée contre ce don, puisqu’elle regardait son jeune adolescent de fils comme s’il était son héros. Cela le fit sourire, mais pas certain que le père de la fillette le voit ainsi. S’il avait eu une fille, Garrett aurait été un père surprotecteur et n’aurait jamais hésité de rendre la vie infernale à celui – ou ceux – qui aurait pu amener des étoiles dans les yeux de sa chair et de son sang. Cela dit, Liam avait onze ans – ou presque – et il fallait donc y voir là plus un rôle de grand frère que de véritable potentiel prétendant pour la petite d’à peine cinq ans.

Garrett acquiesce, compréhensif, quand Chris lui avoue ne jamais venir ici, bien qu’ils ne vivent pas loin dans le quartier. « Quand on a un jardin, c’est bien pour en profiter. C’est sans doute ce qu’il nous manque, » continue-t-il naturellement. Ils avaient la maison parfaite, mais il manquait ce jardin dont parlait Chris. Cela dit, en profiteraient-ils autant s’ils en avaient un ? Avec une voisine comme Mme Osbsolète… certainement pas. Elle ne se gênerait pas pour le saccager et tout détruire juste pour l’emmerder. Dieu devait être foutrement en colère contre lui pour lui avoir envoyé Penelope Solète sur le dos. « Il a l’air travailleur, » que lance Chris après plusieurs secondes de silence, brisé par la discussion animée entre les deux enfants. « Il l’est, en effet, » qu’il répond non sans fierté. « Je ne dirais pas que c’est le premier de la classe, ce serait mentir, mais il s’en sort pas mal. Ce qui importe, c’est qu’il sache se servir de ses mains et de sa tête. On retape des appartements et des maisons depuis quasiment toujours, je suppose que ça lui a appris pas mal de choses, » qu’il raconte machinalement. Cela lui semblait important que son fils comprenne la valeur d’un travail bien fait, la valeur de travailler tout court pour réussir sa vie. « J’aimerais que Lola se décide à faire autre chose que me casser les pieds pour avoir des bonbons toute la journée ! » Sourires. A cet âge-là, on ne pouvait pas toujours espérer plus de leur part. Mais Garrett avait eu un garçon, pas une fillette – et s’il n’avait pas de fille, il se doutait fort bien que ce n’était pas la même chose. « J’avoue avoir pour moi la facilité d’avoir eu un garçon. C’est assez simple de l’intéresser avec du bricolage et du sport, » qu’il rit légèrement. Cela dit, il n’y avait pas de métier qu’une femme ne puisse pas exercer, selon lui, aussi la petite Lola pouvait fort bien s’intéresser à ces choses-là aussi. Il n’en savait rien après tout. « Vous faites quoi dans la vie ? » qu’il demande spontanément. Le voyant se raidir un peu, il ajoute d’une voix neutre. « Quelque chose qui pourrait peut-être l’intéresser ? Je ne suis pas charpentier, ni maçon, mais j’ai toujours adoré cet univers. Depuis que Liam sait marcher, je l’ai habitué à redonner vie aux endroits où l’on a vécu, » qu’il explique au Mafioso. Avant de rire lorsque le dit-Mafioso lui confie avoir acheté un chien pour inciter sa fille à plus sortir. « Liam me tanne pour en avoir un aussi, mais je sais que – même s’il est travailleur et débrouillard et adore sortir – c’est moi qui devrais m’en occuper. Et si j’adore les animaux, je sais que je n’ai pas le temps pour ça… quoique je suis presque à deux doigts de céder j’avoue. Franchement, croyez m’en expérience, faites quelque chose qui vous plaise avec elle. Quelque chose qui ne soit que pour vous deux, » qu’il se permet simplement à conseiller. Il en mettait la main au feu, la petite avait besoin de passer du temps avec son père, de faire quelque chose avec lui qu’elle ne ferait jamais avec personne d’autre – n’est-ce pas là le désir de chaque enfant ? « Non, on habite dans Venice depuis quelques années déjà. Ça change radicalement, et j’avoue que c’est le quartier que l’on préfère. C’est plus proche de mon travail et du collège pour Liam, ça simplifie grandement les choses. Et, on ne va pas se mentir, c’est plus abordable que Beverly Hills, » qu’il rit doucement lorsque Chris lui demande s’ils vivent toujours dans le coin. « Beaucoup des amis de Liam vivent par ici, c’est pour ça qu’il était là aujourd’hui. Et on va dire que le destin fait bien les choses, » qu’il ajoute simplement. Sans cela, les potes de Liam auraient-ils réagi à sa place ? Il ne les connaissait pas, aussi ne pouvait-il prétendre que oui, que non. Il rit lorsque Chris fait savoir que sa fille ne voudra plus lâcher son fils. « Ce gamin a le chic pour attiser l’amitié et l’admiration de pas mal de monde. Je ne sais pas de qui il tient ça… » qu’il s’amuse bien que le sourire ne soit pas entier. Quand il s’agissait d’évoquer la mère de Liam, Garrett se refermait comme une huître. Douleur du passé qu’il préférait éteindre et oublier. « Et il sait s’y prendre avec les gosses. Je crois qu’il aurait adoré être un grand frère. Et Lola, c’est votre fille unique ? » qu’il demande naturellement. « Il lui dirait que l’herbe devient violette lorsqu’il pleut qu’elle serait capable de le croire ! » que lance Chris dans la foulée, ce qui provoqua l’hilarité de Garrett. « Et lui serait capable de peindre la pelouse en violet pour prouver sa théorie, juste pour qu’elle s’en émerveille. On parie combien qu’ils vont prendre le même parfum de glace ? » qu’il défie Chris, sourire aux lèvres.

Qui aurait cru qu’un ancien joueur de basket professionnel et un ancien mafioso passeraient une après-midi à manger des glaces en compagnie de leurs enfants ? Y avait de quoi rire.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett   

Revenir en haut Aller en bas
 
Avoir des enfants c'est une calamité ; ne pas en avoir, c'est une malédiction. ♚ Garett
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [BloodBowl] Mon équipe : Les enfants du Curé...
» Aide speciale aux enfants du president Rene Preval!
» Haïti-Justice : L’affaire des 200 enfants empoisonnés bientô
» Haiti : protéger les enfants, une nécessité
» Dominicanie: Proposition sur les enfants d'immigrants illega

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: d'où venons-nous :: Beverly Hills-