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 Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~

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Roxane Mayfair
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DATE D'INSCRIPTION : 13/05/2018
MESSAGES : 64

MessageSujet: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Mer 23 Mai - 15:14

La trouvaille d'Helyos dans la chambre de sa mère ne cesse de hanter Roxanne. Elle a examiné de longues heures les photos. Les détails. Tout ce qui pouvait l'aider à comprendre cette angoisse sourde qui lui noue le ventre sans savoir exactement pourquoi. Rien ne lui est familier. Ni les vetements du petit garçon, ni les divers lieux dans lesquelles elles ont été prises. Pourtant, il ressemble tellement à son propre fils que c'est presque douloureux de le regarder. Ce petit garçon figé qui sourit à peine sur papier glacé. Ce regard si bleu et si sérieux. En parler avec Jane? Elle a essayé, a pianoter le numéro de sa mère plusieurs fois pour ne jamais aller au bout. La distance qui existe entre les deux est trop grande pour la franchir si facilement. Son père? Pour lui demander quoi. Hey, Dad, tu sais qui est le petit garçon sur les photos que maman a caché en haut de son armoire?

Elle a un pressentiment. Horrible. Est ce que ses parents ont eu un enfant avant elle? Helyos dort. Dans son jardin tranquille, la main refermée autour d'un verre de vin, elle arpente l'herbe de ses pieds nus. Cela fait maintenant presque quinze jours que Roxane a eu l'enveloppe en main. Qu'elle a tout examiné. Pour en venir à cette certitude devastatrice. Une grande gorgée de vin. Qu'elle goute à peine. Voit sans le voir l'écureil qui s'enfuit dans son arbre. Ses parents ont eu un enfant avant elle. Et il a du mourir tragiquement. Ils lui ont caché l'existence d'un grand frère défunt. Une vague de colère. Puis de tristesse. Elle avait le droit de savoir qu'elle n'était pas l'Ainée. Qu'il y avait eu un autre bébé avant elle. Aimé et chérit. Dont la perte a du tellement faire souffrir ses parents. Car cela expliquerait tellement la froideur distante, l'amour maladroit qui s'exprime parfois dans les yeux de Jane mais qui se brise à ses lèvres. Les sentiments exbuérants et protecteurs de Calvin. Sa manière de couver ses deux enfants. Et pour finir l'explosion de leur mariage quand le silence a été de trop.

Crack. Beuuuuurk. Elle vient d'écraser un escargot. De sa plante de pied nu. Cela la ramène immediatement au présent. La sort de ses reveries et de la ronde interminable de ses pensées. Pauvre petite bête. Elle voulait simplement manger son herbe tranquillement, pas se voir fracasser par un sort qui la dépasse. Roxanne songe aussi à joindre Caleb, son petit frère. Ils partagent beaucoup, mais... là encore, quelque chose la retient. Elle aimerait avoir des éléments plus tangibles. Car dans les papiers, il n'y a aucun certificats. Ni naissance, ni mort. Juste un P majuscule au dos. Et des montagnes, des montagnes d'articles suivant la carrière d'un des acteurs les plus talenteux de ces dernières années. Sur le moment, la brise a trouvé cela presque amusant, cette apparente fixation que fait sa génétrice pour un acteur sexy. Alors qu'elle se perd sous une douche, ca lui parait extrèment étrange en fait. Trop étrange. Est ce que Pyair Lucky a un rapport avec cet embrouillamini? Il y a un moyen très facile de le savoir. Enfin... facile.

Cette fois, le téléphone est en main alors qu'elle joint sa collègue. Une peste si il en est, mais... pour une fois, elle devrait aller dans son sens. Elle tapote rapidement une serie de message. Vive Whatsapp "-Marine, j'ai un service à te demander. Je sais que tu as une interview de Lucky qui est prévu après demain. En plein dans ton we de stylisme à New-York. Si ca t'arrange, je m'en occupe et tu me revaudra ca une autre fois." "-Ok. Normalement c'est uniquement avec lui, mais t'étonnes pas si y a son dragon de copine avec lui. Pire qu'un pot de colle, celle là." Roxane hausse les éapaules, habituée au caractère Dramaqueen de Marine. Avant d'aller se coucher, elle vérifie que Darwin, l'hippotome d'Helyos est toujours bien dans son lit, à coté de lui. Elle verra demain avec l'assistante de son redacteur pour les détails pratiques. Comme le lieu et l'heure de l'interview.

***

Helyos n'a fait qu'une petite crise quand elle l'a posé à la crèche, et pour une fois, Roxane arrive devant la grille qui protege l acces a la villa de l'actrice avec simplement quinze minutes de retard. Presque rien dans ce milieu. Déjà trop à ses yeux. La jeune femme reajuste nerveusement sa robe bleue alors qu'elle sort du taxi qui vient de la déposer. Elle a choisi une tenue décontractée. Seth aimait lorsqu'elle portait cette tenue. Avec une grimace, il lui revient en mémoire que c'est lui qui a choisi la robe froncée qui lui arrive à mi cuisse. Assortie de ballerines plates, c'est un ensemble parfait pour l'entrevue qui l'attend. L'homme chargé de la securité du domaine vérifie qu'elle est bien sur la liste prévue des visiteurs du jour avant faire pivoter les grilles, lui permettant l'acces a la porte principale. Roxane prefere remonter la somptueuse allée à pieds. Cela lui permet quelques minutes de plus pour reflechir à son interview. Il est presque certain que la redoutable Alissa Wilson sera presente puisqu ils habitent chez elle. Cependant, elle aurait preferé pouvoir sonder le jeune homme en disposanr d un peubd intimite. Peut etre qu'Alissa sera abstente? Elle sonne légerement sur la sonnette, sachant bien que l'homme aura prévenu Pyair de sa présence.
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Alissa Wilson
Admin âme soeur d'Ellis
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Mer 23 Mai - 18:49

Je hais les visites. Je hais les visites parce que premièrement je ne peux pas me balader dans des tenues outrageusement sexy pour faire baver Pyair. Parce que je ne peux pas me vêtir d’un simple body de dentelle pour que Pyair ait la vue parfaitement dégagée sur mon cul. Parce que je dois tout simplement m’habiller et que cela veut dire que je vais devoir m’abstenir de faire naitre l’envie de faire l’amour à n’importe quelle heure de la journée une fois que Pyair est dans la même pièce que moi. Mais putain elle fait chier cette journaliste de merde ! Elle n’avait pas autre chose à faire plutôt que de vouloir interviewer MON Pyair ! Casse couille de mes deux. Elle va en avoir pour son grade niveau informations pourries. Je ne sais pas mais merde quoi ! On ne peut pas foutre la paix à un jeune couple qui pense juste à se sauter dessus à longueur de temps ?! Vraiment … Enfin, je ne peux pas m’empêcher de lui sauter dessus c’est un fait. Pyair reste un gentleman, sauf quand il est à fond dedans lui aussi. Bon sang ce qu’on peut s’éclater … Mais merde cette conne va foutre en l’air toute une journée ! Oui, oui ! La journée ! Parce que j’aime me balader à moitié à poil chez moi en jouant des nerfs de mon amoureux et ensuite quand je le décide lui sauter dessus. Heureusement que toutes ces histoires étaient belles et biens réelles et que notre faux couple est devenu un véritable couple … Je me sens bien, vivante, avec des objectifs finalement. Une chose qui n’était pas simple depuis que le premier Da Silva est mort. L’autre étant en prison, je sais qu’il peut en sortir un jour et c’est là que se trouve le plus flippant. Mais pour le moment je m’en fou complètement, je hais simplement cette conne de journaliste. Je suis certaine qu’elle est moche et qu’elle ne sait pas s’habiller en plus.

Mais soit, je me suis finalement levée du lit ce matin. Avec douceur j’ai retiré le drap qui recouvrait le beau corps de mon amoureux pour le découvrir totalement, me mordant la lèvre inférieure en mode tigresse avant de rentrer dans la salle de bain pour prendre une douche FROIDE, je dis bien FROIDE ! Sinon la garce va rester dehors en attendant qu’on termine. Mais du coup, que choisir comme tenue ? Pas de body, pas de simple string de soie, pas de décolletés vertigineux … Le seul truc sympa que j’ai réellement envie de porter dans ce dressing de 10 mètres carré est la dernière création sortie de chez Venus, sauf que je suis chez moi et que je dois m’habiller de manière décontractée pour ne pas avoir l’air d’une prétentieuse, bref, toute une histoire de merde parce que je ne peux pas mettre un simple soutif et un string. Je choisis donc un simple short noir et un haut basic blanc et enfiler avec mon joli petit kimono rempli de fleur et de brillants comme je les aime, voilà elle a juste à être satisfaite madame je tape l’incruste chez vous pour une interview plus cosy.

« Mon chériiiiiiii tu crois qu’on aurait eu le temps de faire l’amour vu comme l’autre dinde est en retard ? » Un instant j’ai l’impression d’entendre cette grosse dinde mariée de Anya. Mais j’aime bien. Parce que Anya vit son petit conte de fée et que je commence à en vivre un magnifique moi aussi. « Moi j’en suis sûre, si tu savais ce que je portais sous mon short … » Je le regarde avec malice tout en mimant un baiser avec mes lèvres. « Parce que je ne porte rien du tout simplement ! » Et c’est sur ces dernières paroles que la sonnette retentit et que je me dis que : « ENFIN ! Faut pas se gêner de faire chier les gens et d’arriver en retard ! » Et je m’élance vers la porte d’entrée pour aller ouvrir à notre non-invitée du jour.

« Bonjour. Vous êtes en retard, au revoir ! » Dis-je avec un radieux sourire et une voix bien trop enjouée en faisant mine de refermer la porte sur elle. « Je rigole, bien entendu, entré, je vous en prie. » Bon sang, je m’épate, je peux être polie des fois et drôle en plus ! Sauf que j’aime pas sa présence dans ma maison et qu’elle va pas pouvoir rester seule avec mon Pyair très longtemps. Il y a que moi qui reste seule avec lui. « Je vous en prie, ne faite surtout pas comme chez vous ! » Je reprends de cette voix faussement enjouée mais parfaitement tenue, je suis une actrice de talent voyez-vous. Pyair prend place sur le canapé après l’avoir salué à son tour, et moi je me poste fidèlement à côté de lui, mes jambes postées sur les siennes, telle une starlette bien tranquille chez elle. Je regarde alors l’autre chieuse prendre place dans le canapé en face.
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Mer 23 Mai - 23:32

Commedia Dell Arte
Roxane ∞ Alissa ∞ Pyair
Alissa ronchonne, Alissa râle. Vous me direz que c'est un jour normal mais moi, ça me donne toujours envie de rire. Et puis je dois avouer que cela me laisse un peu de répit aussi. Oh, je ne vais pas me plaindre. Depuis que nous sommes en couple c'est à croire qu'elle prend un malin plaisir à me torturer. Cela passe par des petites culottes plus sexy les unes que les autres, à des bodys en dentelle qui mettent son corps en valeur, et quand elle se déhanche devant moi... oh bon sang que j'ai envie d'elle.
Seulement elle a 26 ans, elle est pleine de fougue et moi j'en ai 35... Bon sang j'ai 9 ans de plus qu'elle et je n'y avais même pas pensé ! Enfin tout ça pour dire, je suis pas vieux, faut pas déconner, mais j'ai toujours terriblement peur de la décevoir de ce côté là. Côté macho certainement, mais j'aimerais qu'elle prenne son pied toujours avec moi...
Et puis j'ai l'impression que notre couple marche bien, et même s'il était certainement trop tôt pour parler d'amour, je n'ai plus aucun doute là-dessus. Je reconnais un peu les fourmis dans le ventre, le cœur qui bat, et ce sourire chaque fois que je me réveille et que je la vois auprès de moi. Oui, j'ai déjà été follement amoureux et cette rupture a failli me briser, deux fois. Mais avec Alissa c'est différent. Je suis un romantique d'une certaine façon et je ne pensais qu'à l'amour unique, mais il faut croire que ce n'est pas impossible de tomber amoureux plusieurs fois. Avec Alissa cela semble plus brut, on se ressemble pas autant que moi et Elinor, mais c'est ce qui fait tout je pense. Sa force, son caractère, sa fougue... Ouais, je suis clairement amoureux de cette folle ! Et j'espère que dans sa folie, elle est folle de moi... (ami poète, bonsoir).
Enfin elle n'a pas l'air de se plaindre. Non. Là, elle se plaint parce que justement, je ne suis pas en train de m'occuper d'elle et de sa petite culotte que je pourrais retirer tout simplement, ou encore avec les dents. Car aujourd'hui j'ai une interview.
Je recommence à avoir une vie d'acteur normal, à reprendre mes habitudes et à redevenir heureux. Elle me rend terriblement heureux et lorsque certaine personnes me demandent comment je fais avec une telle emmerdeuse, je leur réponds que la prochaine fois qu'il la traite ainsi je les frappe... Je rigole après (même si je pourrais le faire), et je leur dis simplement qu'elle est une femme forte qui se défend à sa manière.
- Mon chériiiiiiii tu crois qu’on aurait eu le temps de faire l’amour vu comme l’autre dinde est en retard ? 
Je lève les yeux au ciel en riant avant d'embrasser sa tempe.
- Tu dois apprendre la patience, et la venue de cette journaliste sera un bon exercice pour toi.
- Moi j’en suis sûre, si tu savais ce que je portais sous mon short … Parce que je ne porte rien du tout simplement !
Bon sang... Elle cherche clairement à me tuer. Je me place devant elle, encadre son visage tendrement de mes mains avant de l'embrasser. Doucement d'abord, avant de glisser ma langue contre la sienne, cherchant à la faire gémir doucement. Quand on me prévient que la journaliste est là, je sais que je l'ai frustré et qu'elle sera d'autant plus agaçante, mais moi j'en ris d'avance et me recule.
- La patience, je dis avec un clin d'oeil.
Elle se dirige rapidement vers la porte, certainement pour me fuir avant de me taper.
- ENFIN ! Faut pas se gêner de faire chier les gens et d’arriver en retard ! Bonjour. Vous êtes en retard, au revoir ! 
J'arrive derrière elle et lève les yeux au ciel avant de rire.
- Alissa...
- Je rigole, bien entendu, entré, je vous en prie. Je vous en prie, ne faite surtout pas comme chez vous !
Alors que la journaliste s'avance, je donne une tape sur les fesses d'Alissa avant de rire devant sa mine outrée (ou excitée je ne saurais dire). Nous avançons dans le salon et je l'invite à s'asseoir sur le siège alors qu'on prend place sur le canapé.
- Bienvenue chez nous. Je suis ravie de vous recevoir. Je pense qu'on va pouvoir commencer, à moins que vous vouliez quelque chose à boire ? Alissa tu veux bien aller nous chercher quelque chose s'il te plaît ?
Je sais déjà qu'elle va me gueuler dessus, mais j'espère qu'elle le fera. Pas que je la prenne pour mon esclave, mais comme c'est mon interview... Si c'était l'inverse, il va de soi que j'irais moi-même chercher les boissons.
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Roxane Mayfair
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Jeu 24 Mai - 12:51

Le téléphone de Roxane vibre discrètement dans son sac à main. Remontant l'allée, elle a tout juste le temps de le consulter. Un message de son frère. Rien que cela contribue à  lui redonner le sourire, alors qu'elle manque de se tordre la cheville sur une pierre disjointe du pavage. "Hey Sis', je vais passer à LA d'ici une semaine ou deux pour quelques jours, je peux squatter chez toi et mon neveu préféré?". Amusée, elle secoue la tête. Typique de Caleb malgré ses vingt cinq ans. Aucune précision. Aucune rigueur. Mais une vitalité débordante qui la soutient. Benjamin des deux, Caleb est une tête brulée. Si il a vécu avec sa mère et sa soeur jusqu'à sortir du lycée, il a rapidement choisi de retrouver l'université de Salt Lake en Utah. Casse-cou, baroudeur, il passe autant de temps que possible dehors. Canyoning, parapente, escalade en été, freeride, ski de randonnée, cascade de glace en hiver, il ne supporte pas d'être enfermé. Pas plus que dans les conventions. Sauf pour la spéleologie. Autant dire que les disputes à l'adolescence ont été... homériques. C'est sans surprise qu'il emboîte les traces de son père en choisissant d'entrer dans le Bureau of Land Management du Grand Starcase Monument.  La jeune femme n'a pas le temps de répondre qu'elle est devant la porte. Elle s'assure que son telephone est resté en vibreur et le range dans son sac.

La porte s'ouvre. Sur Alicia Alissa Wilson. Le sourire de Roxane vacille à peine avant de s'assurer à nouveau. Il faut absolument qu'elle se rappelle qu'elle est là pour des motifs professionnels avant qu'ils ne soient personnels. Hors de question que ses maladresses prennent le pas! Et la petite starlette donne le ton immédiatement. Sa carapace de fausse courtoisie est parfaitement en place. Une débutante pourrait réellement croire que tout n'est que plaisanterie et chaleur dans cet accueil. Seulement, cela fait bientot quatre ans que la jeune femme arpente les tapis rouges, les coktails, les oscars et autres cérémonies prestigieuses. Et le sourire est trop parfait. Le timbre est impeccablement dosé. Sauf.. sauf ce regard. Ce regard qui reste un tantinet trop froid. En la suivant dans la maison jusqu'au salon, elle enchaîne sans se laisser démonter. Elle ne cherche pas à s'excuser de son retard, elle a déjà été jugé et condamné sur ce point. Par contre, elle se montre en parfaite invitée. Un sourire avenant et engageant aux lèvres.

-Mademoiselle Wilson, c'est un honneur et un plaisir que de faire enfin votre connaissance personnellement. Votre performance dans votre dernier rôle est éblouissante! Vous avez totalement révolutionné le personnage de Scarlett O'Hara. Cette adaptation en série est une véritable gourmandise!


Tous les acteurs ont la même kryptonite. Ce besoin, cette faim insatiable d'être reconnu dans leur Art, cette necessité d’attirer admiration, regards et compliments. Le plus court chemin pour dénouer les tensions passe par leur vanité. Leur péché d’Orgueil. Maitre Corbeau sur son arbre perché... Rare sont ceux qui sont réellement aussi "simple" qu'ils ne veulent le prétendre. Pyair Lucky est apparu, amusé, derrière sa compagne. Et malgré elle, tous les regards de Roxane se portent vers lui. Pourtant, ce n'est pas le désir qui brille dans ses prunelles, mais quelque chose de plus intense, de moins défini alors qu'elle s'absorbe dans ses mouvements. De grands yeux bleus, une chevelure sombre, une taille haute, un visage ouvert. Il est très certainement séduisant. Mais cela ne peut être aussi simple. Sa mère aurait juste un crush pour l'acteur? Oubliant presque la présence imposante de l'actrice. Presque. Elle s'assoit sur le siège indiqué, prenant place en face des deux jeunes gens. Pyair est un peu plus agé qu'elle. Alissa plus jeune. Détails.

-Merci à tous les deux d'avoir acceptés de me recevoir dans un cadre aussi intime. -Puis, elle tourne à demi la tête vers Pyair- Est ce que votre agent vous a informé de l'angle de l'interview? Bien entendu, je vous enverrai une copie avant édition sur laquelle vous pourrez me faire part de  vos remarques.

Certains journalistes préfèrent prendre en défaut les personnalités qu'ils questionnent. Cela n'a jamais été le cas pour Roxane. Si elle aime les cadres fluctuent, elle considère que cela n’empêche pas les échanges incisifs. Mais pas besoin pour cela de piéger. Cartes sur table, cela pemet souvent des réponses bien plus sincères. Pyair, en tout cas, se montre bien plus accueillant que son amante. Elle doit dissimuler le pétillement qui gagne ses prunelles. Il n'y a quasiment aucune chance pour que celle ci se relève de sa position de propriétaire pour aller chercher des rafraîchissements!

-La même chose que vous, cela ira très bien, merci- Et un joint. Oh please, please, please, un joint bien serré. - Comme je l'avais expliqué à votre agent, je souhaite faire une série de portrait sur les années formatrices des acteurs de votre génération. Comment l'enfant que vous étiez est devenu l'acteur accompli que vous êtes.

Non. Elle n'a pas l'intention de mentionner son mariage avorté avec Elinor Goldstein. Pas plus que son absence de quelques mois des tournages. Tout cela a été traité encore et encore et encore par ses confrères. Jusqu'à la nausée. Non. Ce qu'elle cherche à savoir, c'est qu'est ce qui relie sa mère à Pyair. Et les articles de Jane débutent bien avant qu'il ne soit oscarisé. Dès les balbutiements de sa carrière. Sur la table, elle dispose un petit microphone, qui n'est pas encore enclenché.

-Est ce que cela vous convient si je vous enregistre et que j’écris mon article à partir de notre conversation, sans se heurter aux barrières plus rigides de simples questions et réponses?
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Alissa Wilson
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Jeu 24 Mai - 14:32

Ah mais ouais que je suis pire que frustrée ! Attend, le gars, on aurait eu le temps de faire l’amour et il vient me rouler la pelle du siècle avant de me dire de patienter. Non mais il se fou de la gueule de qui ?! D’où je devrais devoir être patiente alors que je suis chez moi ! Il me rend folle, complètement folle, folle de tout, même si je n’ai pas encore réussi à lui dire droit dan les yeux que j’étais vraiment amoureuse de lui je commence sérieusement à y songer. Vraiment, ce n’est pas des conneries, ce gars me rend dingue. Il va me tuer, c’est clair. Mais une greluche vient faire chier son monde, elle sonne à la porte alors que mon tendre et cher me dit une nouvelle fois d’apprendre à patienter … Mais alors qu’elle entre dans notre salon alors que je l’accueille avec mon amabilité journalière envers les personnes indésirables, voilà que je me fais attaqué de deux côtés ! De un, Pyair qui me claque le cul et je n’ai qu’une envie : demander à l’autre conne de foutre le camp de chez moi pour faire l’amour illico dans mon salon ! L’autre attaque vient de la conne en question, telle une petite fleur, cette dernière s’avance avec grâce dans MON salon. Ravie de faire ma connaissance pour mon dernier grand rôle ? Elle se fou de ma gueule en plus la salope ! Mais j’arrive à me contenir, ce n’est pas la première ni la dernière fois qu’un journaliste tente de me faire rugir, malheureusement pour elle je suis un tantinet plus intelligente que les blondasses philosophiques qu’elle a l’habitude d’interviewer. « Oui effectivement, ça doit vous changer d’avoir à faire avec des personnes qui ont eu des rôles aussi prestigieux que les nôtres. » Répondis-je du tac au tac, marquant un sourire courtois et aimable (ou pas). Puis la voilà qui nous remercie avec son petite sourire niais débile que je me mets automatiquement à haïr. Et puis … Et puis cette pute fit la chose la plus détestable du monde. Ses yeux se sont tournés vers Pyair, mon Pyair, mon amoureux, mon chéri, mon tendre, mon meilleur coup au lit ! Et le problème étant que j’ai bien vu qu’il y avait quelque chose de plus, que ce n’était pas qu’un simple regard. Je le sais, mon père regardait ses potentielles victimes avec ce même regard curieux, comme s’il observait une proie facile ou je ne sais pas trop quoi. Mais il avait ce regard alors que nous nous sommes installés dans MON salon. Et cette pute ne va pas détruire Pyair, elle ne va pas lui faire re-subir tout ce que le monde à pu lui faire quelques mois auparavant. SINON ELLE VA S’EN MANGER UNE PUISSANTE.

Sauf que j’ai un chéri qui ne comprend pas encore l’art subtil du langage par les yeux et qu’il n’a donc pas comprit que mes gros yeux ne voulaient pas dire que je voulais le sauter sur la table mais bien qu’il y avait un truc louche. Mais non, non, non, monsieur se contente de me demander d’apporter des boisons. MAIS PUTAIN QU’IL SONNE LA CLOCHE DE LA FEMME DE MENAGE ALORS ! Je ne pousse aucun soupir, me lève simplement tout en annonçant : « Tu sais mon cœur, si tu avais envie de mater mon cul, il y avait bien d’autres manières pour me demander de me lever. » Mais je me bouge dans la cuisine non sans brandir un magnifique doigt d’honneur envers Pyair lorsque je me retrouve dans le dos de … Bah tiens c’est quoi son nom à celle là ? Faut que je mène mon enquête personnelle d’ailleurs. Puis, ce n’est pas comme si mon détective privé avait beaucoup de boulot en ce moment. Je reviens avec trois verres, deux grands et un petit, ainsi qu’une cruche remplie d’eau. Je me retiens même de demander à la gourde si elle à soif, ce serait abuser pour commencer. Surtout que je n’aime toujours pas ce regard. « Voici ! » Dis-je en plaçant les grands verres pour nous et le petit devant la gourde. Toujours le sourire aux lèvres avant de me replacer exactement de la même manière sur MON canapé, les jambes sur MON mec.

Ils étaient en train de parler mais je m’en fou royalement, les interrompant. « Je ne voudrais pas paraître grossière, mais nous ne connaissons pas votre nom. » Dis-je avec calme en me calant confortablement contre le dossier du canapé. « Les journalistes ont une mauvaise tendance à nuire voyez-vous, le souci c’est que je n’oublie pas un seul nom ni un visage. Et toutes personnes voulant nous nuire fini toujours par le payer. » Et de cette manière le ton était donné.  
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Mar 29 Mai - 20:20

Commedia Dell Arte
Roxane ∞ Alissa ∞ Pyair
Je ne sais pas vraiment si je dois rire ou non... En vérité, si je sais, parce que je ne cesse de garder un grand sourire pendant leurs joutes verbales. Déjà qu'Alissa était d'humeur boudeuse, elle a l'impression que cette journaliste se moque d'elle et je vois bien que cela la crispe un peu plus, alors que cette journaliste semble tout simplement sincère. Enfin je crois.
Tout cela pour dire que moi, je reste pour l'instant en retrait, je ne veux certainement pas me mettre Alissa à dos maintenant, parce que dès que cette journaliste sera partie, je compte bien lui faire retomber sa colère. Ou pas, c'est sympa le sexe colérique !
Je décide de rester le diplomate et demande à la journaliste de s'installer sur le fauteuil d'en face alors qu'Alissa s'installe à mes côtés. Je glisse automatiquement ma main dans la sienne alors que je la sens tendu. Bon sang, il va vraiment falloir que je la rassure, elle n'a aucune raison de craindre cette femme, aucune femme d'ailleurs. Elle peut avoir confiance en moi, et je pense qu'elle le sait. C'est peut-être en elle qu'elle doit avoir plus confiance, et c'est mon rôle de l'aider dans cette quête.
Je me permets alors, en parfait hôte de demander à Alissa si elle veut bien aller nous chercher des boissons. Grossière erreur parce que j'ai l'impression qu'elle va me broyer la main alors que son regard me brûle littéralement.
- Tu sais mon cœur, si tu avais envie de mater mon cul, il y avait bien d’autres manières pour me demander de me lever.
Je fronce légèrement le nez alors qu'elle s'éloigne dans la cuisine. Bon sang, je l'ai vraiment foutu en rogne.
- Excusez moi.
Je me lève et me dirige vers la cuisine. Je finis par arriver dans son dos et glisse mes mains sur ses hanches avant d'embrasser sa nuque doucement. Je me penche finalement vers son oreille alors que je deviens sérieux.
- J'adore ton langage châtié, mais nous avons un invité. Garde ça pour quand on sera seul, s'il te plaît. En tout cas j'ai hâte de mater ton p'tit cul sans petite culotte, je dis en riant avant d'embrasser à nouveau sa nuque et la serrant contre moi.
Je finis par me détacher et je reviens m'installer sur le canapé, elle revient rapidement et marque à nouveau son territoire en se collant à moi. Bon, tant qu'elle garde son langage propre, je pense que je peux faire au moins cette concession.
- Merci à tous les deux d'avoir acceptés de me recevoir dans un cadre aussi intime. Est ce que votre agent vous a informé de l'angle de l'interview? Bien entendu, je vous enverrai une copie avant édition sur laquelle vous pourrez me faire part de  vos remarques. 
- Non, il ne l'a pas fait. Par contre j’accepte volontiers la copie. Je refuse de voir encore tout un tas de conneries publié à mon sujet. Je pense que de ce côté là j'ai été assez gâté ces derniers temps.
- Comme je l'avais expliqué à votre agent, je souhaite faire une série de portrait sur les années formatrices des acteurs de votre génération. Comment l'enfant que vous étiez est devenu l'acteur accompli que vous êtes.
J'hôche la tête.
- C'est plutôt intéressant, cela fait un moment que je n'ai pas eu ce genre d'interview. Bien plus agréable en tout cas.
Mais alors qu'elle s'installe un peu mieux, Alissa nous fait remarquer, à juste titre, qu'elle ne s'est même pas présenté. C'est vrai cela.
- Les journalistes ont une mauvaise tendance à nuire voyez-vous, le souci c’est que je n’oublie pas un seul nom ni un visage. Et toutes personnes voulant nous nuire fini toujours par le payer.
Je me tourne vers elle et me pince les lèvres afin de ne pas rire. Bon sang cette femme est folle et moi je suis fou d'elle. Je la regarde avec admiration et amusement avant de me tourner vers la journaliste, attendant qu'elle se prépare.
Après les présentations, on reparle de l'interview et elle installe un interphone en me demandant si elle peut nous enregistrer.
- Je n'y vois pas d’inconvénient, je dis, me tournant vers Alissa en me disant que ca serait marrant d'avoir cet enregistrement, parce que je suis certain qu'elle va y mettre son grain de sel. On peut commencer !
Je suis prêt pour ces questions, surtout si, comme elle le dit on parle seulement de ma carrière. Pourquoi pas parler d'Alissa. Tout ce que j'espère c'est qu'on ne reviendra pas sur ma relation avec Elinor ou encore mon accident. J'ai beau m'être relevé, je suis encore fragile, et Alissa le sait.
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Roxane Mayfair
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Lun 4 Juin - 9:53

Roxane sent un discret demi sourire ourler ses lèvres. Au moins Alissa a de la répartie lorsqu'elle se sent sur la défensive. Ceci dit, sous les feux des projecteurs, il n'y a pas de place pour autre chose qu'une détermination sans faille. Les brebis se font dévorer. Ou se dissimulent sous des peaux de loups. Mais l'idée de commencer l'entrevue dans un climat plus tendu qu'il ne l'est ne la tente pas du tout. Son approche n'est pas par la confrontation bien qu'elle sache y avoir recours selon les besoins. La maison est meublée avec un certain gout. Sans doute grace à l'aide d'un décorateur hors prix, car pour le moment, sa première impression de sa propriétaire est peu flatteuse.

Pyair est un hote parfait. Il lui est difficile de se comporter strictement en professionnelle. Il y a quelque chose chez lui qui résonne profondément chez la jeune femme, indefinissable. Mais indéniablement présent. L'acteur se met directement sur le chemin de sa compagne. Et l'énervement de la demoiselle monte d'un cran. Le visage de Roxane devient un masque lisse devant la remarque salace qui éclot dans le silence. Interieurement, elle grimace sévèrement. Pas de doute. L'actrice mérite son président. Au moins, ils partagent la même classe, avec ce clown orangé. Pire cauchemar que Pennywise, les deux réunis. Et l'acteur semble penser la même chose

-Mais je vous en prie, assure la journaliste, le ton léger, sans montrer le moindre agacement à cette brève solitude. D'un mouvement de menton, Roxane chasse la vision horrifiante, laissée seule pendant que Pyair rejoint sa dulcinée poissonnière. Et lorsque le couple la rejoint, elle manque d'éclater de rire devant les choix des verres. L'amusement pétille dans ses prunelles, le manque de subtilité devint une marque de fabrique estampillée Alissa Wilson. Vous êtes absolument grossière. Tant dans vos paroles que dans vos actes. Bien entendu, ces pensées ne franchiront pas ses lèvres. L'idée de se saborder n'est pas très tentante.

-Je pensais que l'agent de monsieur Lucky vous l'avait déjà communiqué. -A nouveau, elle laisse glisser l'agressivité. Cela ne sert à rien de rentrer dans cette guerre d'ego. L'autre a déjà gagné vu sa taille surdimensionnée. -Roxanne. Roxanne Mayfair. -Elle sort sa carte de presse, et la tend à Alissa- Si vous voulez en faire une photocopie pour vous assurer de son authenticité? -Oui. Cette fois, elle se fout ouvertement de sa tronche. Mais si ca peut la conduire à sortir de la pièce et à alleger l'atmosphère, elle ne dit pas non. Du coin de l'oeil, elle observe Lucky, se demande si le nom va avoir une résonnance en lui. Mais elle en doute. Ho Maman. Dans quoi est ce que tu nous a fourré? Puis, elle se retourne plus franchement vers le jeune homme, non sans avoir pris le temps de boire une gorgée d'eau.

-Je vous assure tout d'abord que je n'ai pas l'intention de revenir sur les sujets qui ont agités la sphère hollywodienne de ces derniers mois à votre propos. Je ne pense pas que cela apporterait le moindre intéret. A son accord, Roxanne enclenche le petit enregistreur. Elle se cale dans son siège, et croise les jambes sans se soucier de la peau qu'elle peut dévoiler dans le mouvement.

-Pouvez vous me dire, Pyair, si vous permettez que je vous appelle par votre prénom, ce qui a été l'élément clé pour vous? A quel moment est ce que vous avez su que vous étiez destiné à être acteur? Ou bien au contraire, ce n'est pas une carière que vous aviez envie d'embrasser? Avez vous un model parmi vos confrères ou consoeurs? Quelqu'un qui vous pousse à vous dépasser toujours plus pour vos roles et votre publique?

Elle se laisse le temps. Ne veux pas aborder trop vite la question de son enfance. Ne sait pas trop d'ailleurs ce qu'elle recherche. Elle deteste cette impression d'avancer en aveugle. Le seul élément tangible, ce sont ces monceaux d'articles à coté des photos de cet enfant qui ressemble tant au sien.
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Alissa Wilson
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Mar 12 Juin - 17:09

Non seulement il n’a pas l’air de comprendre mais en plus de ça il fini par faire sa tête de ‘je me retiens de rire parce que je n’en peux plus de tes conneries’ genre, le mec qui comprend rien à la vie pour le coup … Il faudrait certainement que j’envisage un jour de lui expliquer pourquoi je fais de grands yeux énervés lorsque des inconnus viennent fouiner dans nos affaires. Parce qu’effectivement ses affaires sont devenues à présent les miennes et je n’ai aucune envie de voir ma vie défilée dans les journaux et encore moins dans les flash infos spécial célébrités sur les télévisions. Alors maintenant que cette imbécile de journaliste est là … Je me sens l’objectif suprême de l’empêcher de fouiller dans nos passés respectifs parce que je ne la sens pas. Elle a un truc que les autres journalistes n’ont pas, les autres se contentent de préparer leur interview simplement, de poser leurs bêtes questions sur l’actualité qui intéresse tout le monde et non pas sur ce qui intéresse le moins généralement : l’enfance de la personne. Mais bien entendu, mon amoureux dans sa nouvelle quête de gloire, ne peut pas comprendre ce que j’ai senti. Autrement dit, cette journaliste qui ne se présente pas immédiatement en passant ma porte d’entrée devient automatiquement suspecte, pour devenir carrément étrange lorsqu’elle souhaite évoquer ce que les autres se moquent complètement. Je préfère garder le silence, laissant alors Pyair décider si oui ou non il est judicieux d’entamer une interview sur des choses qui ne l’aideront pas du tout pour sa carrière. Non, mais je ne sais pas ce qu’elle cherche mais c’est louche. Je ne l’aime pas et maintenant c’est vraiment officiel, genre j’ai vraiment un élément réel pour dire que je ne l’aime pas, ça rend le truc puissant.

« Revenez une seule fois sur les récents évènements et vous finissez dehors. » La voix froide, le sourire aux lèvres tout en la regardant avec cet air carrément faux que j’adore servir à ceux que je déteste de tout mon cœur. C’est apaisant de pouvoir agir de cette manière, je me sentais même presque trop gentille depuis tout ce temps passé avec Pyair, j’étais devenue trop sympa … Truc que je réserve uniquement à mes fans d’ailleurs sauf quand ils sont trop pot de colle, oui il y a des limites tout de même. Un peu comme cette fois où ce crétin m’avait suivi partout … Bon sang qu’il avait prit pour son grade lorsque mon détective l’avait retrouvé … Oh PUTAIN ! Mais OUAIS ! Mais carrément que oui ! Tout en gardant l’oreille attentive envers ce qu’il se disait entre mon chéri et l’autre brune, je me saisis de mo portable qui se trouvait dans ma poche, activant rapidement le wifi pour pouvoir envoyer un petit mail sympathique à mon cher détective qui me sert toujours autant et qui va me servir une nouvelle fois.

Le petit message s’écrit rapidement, je demande d’avoir des informations dans la semaine même sur cette fameuse Roxanne qui squatte mon salon actuellement. J’ai besoin de savoir qui elle est, d’avoir des informations sur elle et de connaître ses secrets. Je préfère détenir des choses sur sa personne plutôt que de devenir la petite créature faible qui ne sait pas se défendre face à elle. Les journalistes ont bien l’habitude de tourner tout à leur avantage et je ne leur laisse jamais ce loisir. La réponse ne tarde pas d’ailleurs, mon portable bip assez fort et les regards de cette journaliste et de Pyair se posent immédiatement sur moi. Je hausse les épaules, tout sourire, pour pouvoir lire ma réponse dans mon coin. Le « pas de problème, j’aurais ce qu’il vous faut. » Débarque sur mon écran et je souris comme une conne en pensant que cette dinde assise sur mon canapé serait bientôt finie et n’abordera plus ce petit sourire de connasse qui ne cache rien. Je la sens pas … Oui, oui et si elle ne la pas encore compris elle finira bien par le comprendre un jour.
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Mar 3 Juil - 19:18

Commedia Dell Arte
Roxane ∞ Alissa ∞ Pyair
- Roxanne. Roxanne Mayfair, qu'elle se présente finalement en nous tendant la carte.

Alissa la prend entre ses petits doigts et je penche un peu la tête pour la regarder moi-même. Elle nous la laisse, nous permettant même de vérifier l'authenticité de son travail. Je pense que je n'en aurais pas vraiment besoin vu que mon manager l'a envoyé ici, mais si cela peut rassurer Alissa, je vérifierais avec elle.
J'accepte par ailleurs d'avoir une copie de l'interview avant publication, ne souhaitant pas voir d'autres choses bafouées à mon sujet. Ce qu'elle semble comprendre sans aucun problème. Il faut dire que j'en ai pris assez pour mon grade et que j'ai encore besoin de me protéger.

- Je vous assure tout d'abord que je n'ai pas l'intention de revenir sur les sujets qui ont agités la sphère hollywodienne de ces derniers mois à votre propos. Je ne pense pas que cela apporterait le moindre intéret.

Elle a raison, mais si seulement elle venait à découvrir ce qu'il se cachait dans mon silence, que j'étais en cure de desintox en étant chez Alissa et non en couple avec elle, je ne doute pas que, comme n'importe quelle journaliste elle se ferait une joie de le publier. Alors je serre la mâchoire, je sais que je ne dirais rien et qu'Alissa non plus, mais on se sent toujours vulnérable en interview. On se livre un peu plus au monde, à nos fans (ou même à nos détracteurs).

- Revenez une seule fois sur les récents événements et vous finissez dehors.

Je me tourne alors vers Alissa qui regarde la journaliste sans ciller. Elle est si forte, si sûre d'elle que je sens mon cœur battre plus fort. Depuis le début de cette putain d'histoire, elle a toujours été présente pour me protéger, elle a toujours tout fait pour que personne ne sache à quel point j'ai pu sombrer. Elle m'a tout donné et se bat encore pour moi comme une lionne. Alors que Roxanne enclenche la machine, je profite du fait qu'elle nous regarde pas pour embrasser la commissure des lèvres d'Alissa. Je la regarde droit dans les yeux, lui murmurant un merci que seule elle peut voir. Je n'ai jamais été aussi amoureux qu'en cet instant je pense, face à son adversité et a ce qu'elle me donne. Oui, je ne me suis jamais senti aussi chanceux qu'en cet instant et je compte bien la remercier pour cela encore, en privé.

- Pouvez vous me dire, Pyair, si vous permettez que je vous appelle par votre prénom, ce qui a été l'élément clé pour vous? A quel moment est ce que vous avez su que vous étiez destiné à être acteur? Ou bien au contraire, ce n'est pas une carière que vous aviez envie d'embrasser?

J'aime ce genre de question, un moyen de se dévoiler tout en parlant de sa passion.

- J'ai toujours aimé la comédie. Petit, j'apprenais mes films et dessin animé par cœur, et je les répétais encore et encore avec une admiration certaine. On ne sait jamais quand on est destiné à être acteur, mais en tout cas j'en ai toujours rêvé et je me suis battus pour cela. Dès l'âge de cinq ans, mon père m'a inscrit dans les clubs de théâtre de chaque ville où on habitait. J'ai toujours aimé pouvoir jouer toutes les facettes de la vie humaine, de chaque Hommes sur cette Terre, bons comme mauvais. Et je pense que je le fais bien au vu de mes récompenses, je dis en riant, me montrant modeste aussi.

Je ne cherche pas vraiment à étaler mes trophées mais je suis vraiment fier d'avoir gagné deux oscars aussi rapidement, chose qu'on n'a jamais vue.

- Avez vous un model parmi vos confrères ou consoeurs? Quelqu'un qui vous pousse à vous dépasser toujours plus pour vos roles et votre publique ?

- J'ai toujours admiré des acteurs emblématiques tels que Leonardo DiCaprio ou encore Clint Eastwood. Mais je pense que celui qui a réussi à tout jouer, à approcher la perfection dans le domaine du cinéma n'est autre que Chaplin.

J'aime bien le début de cette interview. C'est léger et cela fait du bien de parler de notre passion. Je ne fais pas trop attention à Alissa qui doit certainement s'ennuyer, ou alors jouer avec son portable. Ou alors elle m'écoute afin de me connaître un peu plus, même si ce sont des questions qu'elle peut me poser quand bon lui semble. Je suis tout de même heureux qu'elle soit à mes côtés et me dis que si elle se mettait à poser une question sur nous deux, cela ne me dérangerait pas. Maintenant que nous ne mentons plus, maintenant que nous sommes honnêtes non seulement l'un envers l'autre, mais aussi avec notre publique, je n'ai aucun mal à parler de nous, et à avouer au monde entier que cette femme est mienne.
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Roxane Mayfair
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Mar 24 Juil - 14:53

La réflexion acerbe de la charmante demoiselle n'échappe pas à Roxane. Et là encore, elle décide de mêttre de l'eau dans son vin. Enfin.. de l'eau dans son eau. Car ce n'est visiblement pas l'hospitalité qui l'ettoufe. Au moins l'eau est fraiche. Elle doit provenir directement des veines de son hotesse. La journaliste se redresse. S'agaçant de ses propres mesquineries mentales. Elle n'a aucun interet à se laisser distraire par l'actrice. Ce n'est pas elle qui l'interesse. Loin de là.

-Je vous ai dit que ces evenements ne présentaient aucun attrait. -Finit elle par repondre. Un peu plus séchement. Oups. Pour tempérer l'humeur, elle leur donne bien volontiers sa carte de presse. Et Alissa s'en empare comme si elle était bordé de diamants. Elle se desinteresse enfin de leur conversation pour tapoter sur son téléphone et Roxane sent sa séreinité revenir. Toxique, cette nana.

Peu à peu, le rythme de l'entrevue se met en place, parfois dérangé par les bruits du téléphone de Miss Première Pimbeche d'Amérique, mais cette fois, la jeune femme ne les entends pas. Inconsciement, le haut de son corps s'incurve vers Pyair. Ses cuisses sont croisées l'une sur l'autre, dévoilant le galbe de ses chevilles et de ses jambes. Les réponses de Pyair sont naturelles, sincères. Il se prête au jeu avec plaisir et cherche à creuser ses réponses sans rester à une surface vaine. Cela n'aide pas à comprendre pourquoi sa mère avait autant d'information sur lui. Autant de photos et de coupures extraites de divers journaux. Chaplin. Son sourire lui répond. Ce maitre du Muet etait un génie.

En prenant son temps, en l'écoutant sans le couper, elle lui indique qu'il est en controle de son interview. Elle n'est pas comme ces journalistes qui preferent se mettre en avant au détriment des personnes qui sont en face d'eux. Et pour qui, au final, on se demande qui est vraiment le sujet principal. Non, le talent de Roxane réside dans sa faculté à ciseler les différentes facettes qui l'interessent. Aussi rebondit elle sur un détail qui lui attire l'oreille.

- Vous dites que votre père vous a inscrit dans les différents cours de théatre. Qu'en pensait votre mère, de cette passion balbutiante? Assistait elle à vos premières representations? On a souvent l'habitude de dire que ce sont les parents qui façonnent les premières vocations ou qui sont en miroir de celles qu'ils auraient voulus. Est ce que vos parents étaient eux aussi dans les arcanes du Théatre ou de l'Art?

Le passé de Pyair reste encore méconnu. Certes, il a déjà été vaguement abordé dans d'autres papiers, mais Roxane a toujours eu l'impression qu'il manquait des pierres à cet édifice particulier. Ce qui se dégage de l'acteur est délicieusement chalereux. Si elle était préparé à son physique charmant, le charisme qui se dégage et la bienveillance naturelle qui sont la sienne la prenne à dépourvu. Elle ne s'attendait pas à l'apprécier autant. A la hauteur de son antipathie pour sa compagne. Elle reprend le fil de ses questions.

-Qu'est ce qui vous a poussé à choisir le Cinéma au Théatre? A quel moment avez vous préféré les lumières des projecteurs aux planches?

Dans son sac, son telephone se met à vibrer. Peut être en réponse à l'agaçant bourdonnement de celui d'Alissa. Cependant, Roxane refuse d'y prétêr attention pour le moment. C'est l'une de ces regles d'or. Repondre à un appel alors qu'elle est face à une personne physique est le comble du manque de politesse. N'empeche qu'il ne s'arrête pas. Et malgré elle, c'est la mère qui reprend le dessus. Est ce qu'il y a un problème avec Helyos? Mais non. Il est à la crèche pour encore au moins trois heures. Tout va bien. Résolument, elle se détourne pour se concentrer sur Pyair. Eviter d'accorder le moindre regard à Alissa.

-Vous souvenez vous du premier texte qui vous a vraiment transporté, bouleversé lorsque vous l'avez interprété? Celui où vous avez senti que par votre voix, le personnage Vivait?
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Alissa Wilson
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MessageSujet: Re: Commedia Dell Arte ~Alissa et Pyair~   Ven 27 Juil - 17:00

J’avais décidé de la haïr à partir du moment même où elle est entrée dans la maison. Dans ma maison. Je n’écoutais que d’une oreille distraite toutes les questions qu’elle lui posait, mais j’écoutais un peu plus attentivement les réponses de Pyair, espérant secrètement qu’il y glisse mon prénom par moment. Car il s’agit bien de ce genre d’histoire que les journaux s’arrachent, que les magasines rêvent de posséder et que la presse à scandale idolâtre. Les détails croustillants de la vie de Pyair et de Alissa, deux acteurs au milieu de leur forme formant l’un des couples les plus improbables de la sphère hollywoodienne. Mais je m’en fou, j’aime être différente, j’aime être le centre de l’attention et j’aime être vue comme la jeunette qui sort avec le précieux acteur qui possède des oscars. Pyair rigole alors que que je menace amicalement la journaliste, au moins elle est officiellement prévenue qu’elle risque de mourir si jamais elle ose poser la moindre question sur le passé, que ce soit celui de Pyair comme le mien, on ne revient pas en arrière ça nous fait avoir de grosses rides dégueulasses sur le visage et on ressemble à des petites vieilles prêtes à rendre l’âme avant d’avoir un âge respectable. Pas question que je finisse ridée, que je finisse moche et que je finisse comme l’une de ces grosses vaches du cinéma qui arrêtent pas de cingler tout le monde avec leurs remarques débiles du : Il faut accepter les formes ! Tu vas voir que je les accepte tes formes, en te laissant fondre au soleil au dans un sauna c’est bien aussi ! Ah mais non, depuis quand être grosse peut rendre heureuse ? D’ailleurs, comment cette journaliste peut être heureuse ? Ça se voit à dix mille kilomètres qu’elle ne dort pas assez et utilise une crème de soin bon marché, les nuits marquent de sales cernes bien laides sous ses yeux et au vu du joli bourrelet qu’on pourrait presque observer près de son ventre, elle ne connaît pas les salades minceurs et compagnie. En gros, je suis bien mieux qu’elle car au moins je connais le dicton qu’il faut souffrir pour être belle.

Je continue de pianoter sur les touches de mon portable tout en me disant que je n’ai aucune envie de voir les cuisses de cette journaliste, certainement bourrée de cellulite ignoble et il me faudrait des lunettes de soleil pour cacher mes grimaces de dégoûts. Et aussi un sac plastique pour vomir. Mais comme ce n’est pas classe du tout de vomir dans des évènements du genre, même si la vue est terriblement horrible. Je reçois rapidement d’autres réponses, de première photo d’une femme ressemblant beaucoup à la connasse dans mon salon qui interroge mon mec. Histoire de partir sur de bonne piste, j’envoie directement les coordonnées se trouvant sur la carte de cette dernière, une nouvelle photo arrive aussitôt et l’on tient notre personne. Il n’y a plus cas attendre, attendre de recevoir d’autres informations pour que je puisse mettre cette pouf plus bas que terre et découvrir tout ce qu’elle veut cacher, de le révéler au monde entier et de cette manière la faire virer de tout ce qu’elle voudra : c’est très mal de mêler la vie privée et le professionnel. Elle va très vite le découvrir.

Puis vient la question du premier texte inspirant, je me mets automatiquement à ricaner de manière malicieuse tout en jetant à la journaliste un regard mauvais. « Le premier réellement bouleversant est celui qu’il a vécu lors de la remise des oscars. Déclaration d’amour et compagnie pour moi, ça ne vous dit rien ? » Je lui souris d’un air entendu. Elle cherche à comprendre des informations bien personnelles sur lui, sur son père, sur son passé et je n’aime pas ça. Je n’arrive pas à comprendre ce qu’elle recherche et elle me casse les couilles comme il le faut. Je tapote sur mon clavier une nouvelle fois, tapant en lettre majuscule à mon détective de me trouver des infos rapidement sur cette conne, elle doit être hors d’état de nuire avant que cet article ne paraisse et peu importe l’endroit où il sera publier.
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