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 Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé

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Bébé B. Swan
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DATE D'INSCRIPTION : 29/03/2016
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MessageSujet: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Mer 23 Mai - 19:56

Bad boys bring heaven to you
Alaric ∞ Bébé
Une semaine.
Cela fait maintenant une semaine qu'il ne donne aucunes nouvelles, ne montre pas le bout de son visage, ne daigne même pas savoir ce qu'est un téléphone portable.
Une semaine que j'ai vu son visage qui semblait impassible, sec, mais brisé dans le fond. Il n'a pas pleuré, il n'a pas voulu même si son regard se noyait sous le flot des larmes coincées aux coins de ses yeux. Je pense qu'il a en tête que c'est un signe de faiblesse, ce qui n'est clairement pas le cas. Mais Alaric a une fierté et je ne peux que respecter cela. Pourtant, dans son silence j'y ai vu un hommage, dans son sourire fané j'y ai vu une grande dignité, un profond respect et une part de remerciement envers l'homme qui lui a sauvé la vie. Il ne m'a pas tant parlé de ça de son passé, ni de sa relation avec Dan, mais pour les avoirs vu quelques fois ensemble, je n'ai pu voir que le profond amour qui les unissait. Un véritable père pour Alaric, la personne la plus importante dans son entourage (même avant moi, ça pourrait être honteux mais franchement, je ne lui en veux pas.)
Mais cette personne n'est plus de ce monde et je n'ose imaginer la douleur que ressent Alaric, parce que dans le fond, on ne comprend jamais les personnes. Oui, on connaît tous la mort et la perte, mais on la vit tous différemment.
J'ai été présente lors de l'enterrement bien que je ne connaisse pas Dan, mais j'étais là pour lui. Je ne l'ai pas lâché des yeux parce que seul lui comptait à ce moment-là. Certes la mort de Dan est triste, mais dans le fond les larmes qui coulaient sur mes joues et les sanglots qui m'échappaient n'étaient pour lui. Je pleurais pour Alaric, pour son cœur brisé, pour la souffrance qui le balayait, pour cette perte et ce trou béant qui venait de se creuser dans son cœur. Cœur que je ne pourrais jamais combler, personne d'ailleurs.

Le lendemain je lui ai envoyé un sms le matin. Je lui ai laissé un message le soir.
Le surlendemain, trois sms et deux messages.
Le sursurlendemain, neuf sms et treize messages...

Je n'ai cessé de l'harceler, mais je n'ai eu droit pour toute réponse que son silence.
J'ai voulu malgré tout lui laisser de l'espace (oui entre deux sms, et un message vocal où je l'implore, puis lui gueule dessus pour qu'il me rappelle.)
Seulement, au bout de cette fichue semaine, je ne tiens plus. Je ne peux plus le laisser me laisser ! Bon, là ca fait clairement égoïste mais je m'inquiète clairement. Alors aujourd'hui je ne lui ai envoyé aucun sms, aucun message, cette fois c'est moi qui ait fait le silence radio. Seulement je vais faire une entrée en grande pompe il va rien comprendre !
Alors en début d'après-midi, me voilà devant sa porte. Je la fixe en me demandant comment m'y prendre. Est-ce que je prends ma voix de chaton et je lui fais mes yeux doux pour qu'il m'ouvre ? Est-ce que je la joue ninja et fracasse sa porte pour m'imposer ? Est-ce que je toque tout simplement à la porte ? Ouais, je vais faire ça parce que sinon je risque de m'en prendre une. Et Alaric, il a des mains tellement immense que c'est toute ma tête qui en pâtira.
Alors me voilà en train de frapper doucement à la porte, sans rien dire.
Au bout d'une minute, alors que rien ne se manifeste, je frappe à nouveau.
- Alaric... Alaric c'est Bébé... S'il te plaît ouvre moi. Et je sais que tu es là ! Je te connais par coeur mon gars et je partirais pas tant que t'auras pas ouvert cette fichu porte... je dis avec colère. Alaric, je dis plus tendrement. Alaric je suis là pour toi, tu n'es pas seul... Tu ne seras jamais seul parce que je serais toujours là pour t'enquiquiner, comme maintenant...
Et voilà que j'attends encore, mais je suis sérieuse. Même si je dois dormir sur son paillasson je le ferais. Par chance, j'ai une couverture dans la voiture, parce que ouais, j'ai tout prévu !
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Jeu 24 Mai - 16:20

Bad boys bring heaven to you


Il ne se plaint pas. Il ne se morfond pas. Il ne râle pas. Personne ne sait sa douleur. Personne n’entend sa douleur. Personne ne perçoit ses cris. Personne ne réalise son chagrin. Personne ne soupçonne son désarroi. Sa solitude. Sa peine. Sa souffrance. Alaric parle difficilement de ce qu’il ressent, de ce qu’il ne ressent pas. Alaric est seul, se sent seul, s’est toujours senti seul. Il a déjà perdu tant de fois dans le passé – de sa naissance à son adolescence. Il a déjà connu tant de déceptions dans le passé – de sa naissance à maintenant. Il a déjà connu tant de blessures, tant de combats. Mais celui-ci, ce combat, cette souffrance, cette blessure, cette fois c’est différent. C’est intense. C’est puissant. C’est douloureux. Comme une marque que l’on vous appose au fer rouge – indélébile, irrévocable, brûlant la chair à vif sans anesthésie. C’est compliqué, la perte d’un être aimé. C’est compliqué, être abandonné. C’est compliqué, se sentir abandonné. C’est compliqué, la peine. C’est compliqué, le deuil. C’est compliqué, la vie. Une semaine que Dan l’a quitté. Une semaine que Dan l’a abandonné. Une semaine que son monde s’est écroulé, pour ne jamais se relever. Une semaine qu’il partage sa vie avec Shadow – le seul être au monde à ne pas lui tourner le dos, à ne pas le décevoir, le seul souvenir de Dan qui restera intact des années. Une semaine qu’Elinor est devenue vitale dans sa vie. Et une semaine qu’elle en a disparu à tout jamais. Une semaine sans réponse, une semaine sans nouvelle, une semaine – abandonné. Dire qu’il est démuni est un euphémisme. Alaric, il est perdu. Alaric, il est brisé. Alaric, il est fataliste. Sa réalité est déformée, sa réalité est compliquée, sa réalité l’a rattrapé. Pour le saisir, l’assommer et le mettre plus bas que terre. Les souvenirs les plus sombres l’envahissent, un peu plus chaque jour qui passent. Les souvenirs les plus sombres semblent être les seuls qu’ils lui restent. Parce que c’est un schéma typique pour Alaric Winchester. Il est indésirable, indésiré. Il est ignorable, ignoré. Il est inutile, insignifiant. Il n’est rien.

Rien.

Rien.

Rien.

Toc. Toc. Toc.

« Alaric... Alaric c'est Bébé... » Et la voix le frappe de plein fouet, tout comme la mort de son père adoptif et adoré. Et la voix le frappe en plein cœur, comme le corps inerte de Dan sur ce lit d’Hôpital. Bébé. Le seul être au monde à ne l’avoir jamais déçu – et ce même s’ils ne se connaissent que depuis une seule année. Le seul être au monde à qui il ait réussi à ouvrir son cœur, à offrir sa confiance, sans limite, sans hésitation. Est-il un égoïste ? Est-il malhonnête ? L’a-t-il snobé ? L’a-t-il trahi ? « S’il te plait, ouvre-moi », qu’elle enchaine alors qu’il est installé sur son canapé – ou avachi, immobile et détruit. Non, il ne l’a pas trahi. Non, il ne l’a pas snobé. Il lui offre la possibilité, la chance, de sortir de sa vie. Il est comme un aimant à problèmes, un aimant à souffrance. Il n’apporte rien de bien bénéfique, ni rien de merveilleux dans la vie des autres – et encore moins dans la vie de ceux et celles qui parviennent à gagner son cœur.  Ne le voit-elle pas ? Elle est bien mieux loin de lui. « Et je sais que tu es là ! Je te connais par coeur mon gars et je partirais pas tant que t'auras pas ouvert cette fichue porte... » qu’elle s’enflamme un peu plus, mais qu’il ne parvient toujours pas à bouger. Plusieurs bouteilles de bières sont installées sur la petite table qui lui fait face. Toutes fermées. Toutes désirées. Il n’a pas bu une goutte d’alcool depuis ses dix-sept ans. Il n’a jamais rechuté. Il n’a jamais flanché. Jamais. Et il n’en avait jamais eu autant envie qu’aujourd’hui. « Alaric… » qu’elle se fait plus douce de nouveau. Il se sent minable, minable, minable. Il se sent meurtri, meurtri, meurtri. Il a tout perdu. Tout perdu. Tout perdu. Et il se sent de nouveau minable. Car elle est là. Derrière cette porte. Car elle est là, à tambouriner. Car elle est là, à ne pas l’abandonner. Pourquoi ? Comment ? « Alaric je suis là pour toi, tu n'es pas seul... » Seul. « Tu ne seras jamais seul parce que je serais toujours là pour t'enquiquiner, comme maintenant... » et au plus profond de son être, derrière la peine, derrière la souffrance, derrière les doutes, derrière le désarroi et le sentiment d’abandon, il sait. Elle est là. Pour toujours.

Alors il lui ouvre la porte.

« T’as pas mieux à faire que de venir m’emmerder la vie ? » qu’il l’accueille grincheux néanmoins. Parce que c’est dur d’accepter la réalité. Parce que c’est dur de croire au possible. Parce que c’est dur de ne pas faire fuir ceux qui tentent de rester, quand tout semble devoir les faire partir. « Je n’ai pas besoin de toi, Bébé. Tu ferais mieux de rester loin de moi, au calme chez toi. A trop rester près de moi, tu pourrais y perdre tes ailes, » qu’il ose plaisanter, sarcastique et désagréable.

Etre désagréable.

Faire fuir.

Eloigner.

Pour ne pas y croire.

Pour ne pas souffrir.

Pour ne plus souffrir.

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Jeu 24 Mai - 23:42

Bad boys bring heaven to you
Alaric ∞ Bébé
Je ne sais pas ce qu'il ressent.
Je ne sais pas ce qu'il vit.
Je ne sais pas comment il le ressent.
Je ne sais pas, et ne saurais jamais comment il traverse cette épreuve au plus profond de lui.
Je sais que je m'en fous de ne pas savoir.
Je sais que je m'en fous pas de ce qu'il vit.
Je sais que je veux être là pour lui.
Je sais qu'il n'est pas seul.

Voilà pourquoi je me retrouve chez lui, après une semaine de silence radio. Franchement, je peux comprendre qu'il ait eu besoin de temps et j'ai eu une sacrée patience. Parce que dès le premier soir j'ai eu envie de venir frapper à sa porte jusqu'à ce qu'il ouvre. Mais j'ai respecté son intimité et un temps de deuil. Je ne dis pas que celui-ci est fini, loin de là (est-ce que seulement il se terminera un jour ?), mais je sais qu'il ne doit pas rester seul une journée de plus au point de devenir fou. J'aurais dû être psychologue en fait, mais bon j'ai préféré la danse à cela. Enfin bref, on n'est clairement pas là pour parler de ma personne !
Il ne m'ouvre pas, il faut que je m'énerve, mais cela ne semble toujours pas marcher. Du coup je retente la douceur, tout comme je lui fais une déclaration d'amitié. Et cela semble marcher vu qu'il finit par ouvrir la porte.
Je m'attendais à tout voir, seulement cela reste tout de même un choc.
Ses yeux sont rétrécis certainement par les pleurs refoulés, sa barbe n'est plus naissante, mais mériterait clairement d'être rafraîchis. Ses cheveux ne sont absolument pas coiffés et au vu de l'odeur, je pense qu'il n'a pas pris non plus de douche depuis un certain temps. Je fronce légèrement le nez, mais reste bien droite alors que je lève les yeux vers lui, afin de le regarder droit dans les yeux. Quelle idée de faire presque deux têtes de plus que moi ?
- T’as pas mieux à faire que de venir m’emmerder la vie ?
Je croise mes bras contre ma poitrine alors que je plisse les yeux, dans une tentative de bouderie et de colère. Je vois bien qu'il est très mal en point, certainement bien plus que ce que j'aurais pu imaginer. Mais je savais une chose, c'est que s'il m'ouvrait la porte il allait tout faire pour me rejeter. Sauf que je ne me laisserais pas faire, même s'il devient méchant. Je suis sûr que si je me mets à pleurer, il va craquer de toute façon.
- Je n’ai pas besoin de toi, Bébé.
- A d'autre Winchester !
- Tu ferais mieux de rester loin de moi, au calme chez toi. A trop rester près de moi, tu pourrais y perdre tes ailes.
Je fronce les sourcils, tentant de comprendre. Mais cela semble bien clair. Il éloigne tout le monde de lui parce qu'il se pense dangereux, nocif même d'une certaine manière. Même s'il ne l'a jamais dit clairement, je connais sa peur de l'abandon, je connais cette peur d'être seul même s'il est en train de me rejeter. Là, tout de suite, même s'il ne le sait pas, il me met à l'épreuve. Et je ne compte certainement pas faillir.
- Comme si je ne les avais pas déjà perdu !, je dis en grognant presque.
Il est au courant pour mon agression, il sait que j'ai été violée une fois et même que j'ai avorté. Cet homme connaît ma plus grande honte et il pense clairement que je vais le laisser filer alors qu'il est l'une des personnes en qui j'ai le plus confiance.
Mon meilleur ami.
- Je sais ce que t'essayes de faire, tu penses que faire ton gros méchant me fera fuir, et comme ça tu pourras à nouveau broyer du noir et laisser ta barbe pousser jusqu'à devenir le père Noël. Seulement, je, ne, pars, pas, je dis fermement en détachant chaque mot. Je sais que tu veux gérer ça tout seul, seulement... Tu n'as pas à le faire. Alors maintenant je suis là, je vais rentrer et je vais squatter un bon moment. On n'a pas a parler, on n'a même pas à se regarder, mais je reste tout de même. Parce que, Alaric, je tiens à toi. Tu es mon meilleur ami bon sang... Et je veux être aussi la meilleure pour toi. Alors pousses-toi !
Je me baisse légèrement et passe sous son bras avant de m'arrêter. Je sais qu'il n'est pas une reine du logis, seulement on sent qu'il se laisse complètement aller. Je vois toutes les bières sur la table basse et suis presque soulagée de voir qu'elles ne sont pas ouvertes. Je me tourne finalement vers lui et, même s'il est en train de ronchonner, je glisse mes bras autour de son corps, pose ma joue contre son torse et le serre contre moi. Je le serre contre moi avec force, fermeté mais aussi une certaine tendresse.
- Je suis tellement désolée... Si seulement je pouvais te retirer la douleur que tu ressens, bon sang je le ferais... Je prendrais tout pour moi pour que tu n'ais plus à souffrir une seconde de plus. Si je pouvais même prendre sa place afin que tu sois à nouveau heureux, ça aussi je le ferais parce que je t'aime tellement que je ferais n'importe quoi, parce que je ne supporte pas de te voir dans cet état... Mais malheureusement ce n'est pas possible... Ce qui est possible pour moi, par contre, c'est d'être présente pour toi, c'est de te tenir dans mes bras et ne pas partir... Parce que je ne partirais jamais Alaric...
Je pose mon front contre son torse maintenant, cachant mon visage mais gardant mes mains dans son dos. Oui, je compte bien le garder dans mes bras le temps qu'il faut, mais il ne se débarrassera pas de moi, que s'il doit pleurer, il peut le faire avec moi. Et puis je suis bien dans ses bras, mais ca c'est clairement accessoire...
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Sam 26 Mai - 20:57

Bad boys bring heaven to you


Elle avait déjà été une bouée de sauvetage ces derniers mois. Elle avait déjà prouvé, plus d’une fois, qu’elle était une amie et une petite sœur qui ne le décevrait jamais. Elle avait déjà gagné son cœur, des mois auparavant, de la plus simple des manières. Pourtant, il était incapable de l’affronter. Incapable de lui ouvrir la porte. Incapable de la laisser briser sa carapace. Incapable de lui laisser l’occasion et l’opportunité de lui faire comprendre que, non, il n’était pas seul. Car c’est ce qu’elle ferait. Car c’est ainsi qu’elle était. Il n’était pas certain de son côté de la croire. Pire, il n’était pas certain de ne pas la croire. Peu de personnes le connaissaient réellement – il les comptait sur les doigts d’une main. Peu de personnes comprenaient ce que le départ de Dan signifiait dans la vie de Ric. Peu de personnes comprenaient que son monde, son univers, venait d’être bouleversé de la pire des manières. Alaric se confiait peu. Alaric ne se confiait même pas. Pourtant, avec elle il l’avait fait. Sans réfléchir. Sans hésiter. Il ne s’était jamais senti aussi proche de quelqu’un que depuis qu’il avait rencontré Bébé Swan. Ils partageaient les mêmes délires, ils se comprenaient sans avoir à parler, ils avaient des cicatrices l’un et l’autre qu’ils parvenaient à comprendre et à respecter. Ils étaient complémentaires. Des âmes sœurs amicales. Et c’est sans doute pour cela qu’il s’est levé pour ouvrir au lieu de laisser la porte fermée. Pourtant, la solitude l’appelle. Pourtant, la solitude s’impose. Pourtant, la solitude semble être la seule issue. Son seul destin. N’a-t-il pas prouvé à quel point il pouvait être nocif à ceux qu’il aimait ? N’a-t-il pas suffisamment perdu autour de lui pour ne pas le croire ? Ses parents. Des familles qui ne le voulaient pas. Des camarades qui le rejetaient. Dan. Elinor. Qu’est-ce qui empêcherait Bébé de le quitter à son tour ?

Rien.

« A d’autres, Winchester ! » sauf qu’elle n’y croit pas. Sauf qu’elle est coriace et tenace, Bébé Swan. Il ne peut que lui offrir une moue désabusée et blasée, une moue qui signifie « si je te le dis, c’est que c’est vrai ». Alors que c’est faux. Mais on s’en fout. Ce qu’il veut, ce qu’il pense, ça ne compte pas. Ca ne devrait pas compter. Alors il frappe où ça peut faire mal. Alors il joue la carte de la méchanceté gratuite. Alors il blesse, volontairement. « Comme si je ne les avais pas déjà perdues. » Car il n’y a rien de plus douloureux que de faire du mal à ceux qu’on aime. Il ne saigne pas, mais lui balancer cette atrocité en pleine figure lui transperce le cœur. Il se dégoûte comme il dégoûte tant de personnes. Et plus il se sent perdu et seul, plus il se dégoûte. Il n’est habituellement pas du genre à perdre le contrôle. Garder le contrôle sur tout a été sa conduite à tenir pendant si longtemps – toujours – que la réalité est dure à accepter. Il avale sa salive, difficilement sans pouvoir la regarder dans les yeux. La honte est puissante. « Je sais ce que t'essayes de faire, tu penses que faire ton gros méchant me fera fuir, et comme ça tu pourras à nouveau broyer du noir et laisser ta barbe pousser jusqu'à devenir le père Noël », qu’elle le connait si bien et que c’en est effrayant. Pourtant, ce n’est pas surprenant. « Seulement, je, ne, pars, pas, » qu’elle insiste bien sur chaque mot. Il sait, au fond, il sait qu’elle est sérieuse. Il sait, au fond, il sait qu’elle ne partira pas. Mais il sait, au fond, il sait qu’il a peur d’y croire. « Je sais que tu veux gérer ça tout seul, seulement... Tu n'as pas à le faire. » Il a toujours eu à le faire. Toujours. Jusqu’à Dan. Et Dan n’est plus. « Alors maintenant je suis là, je vais rentrer et je vais squatter un bon moment », qu’elle lui annonce la couleur. « On n'a pas à parler, on n'a même pas à se regarder, mais je reste tout de même. Parce que, Alaric, je tiens à toi. Tu es mon meilleur ami bon sang... Et je veux être aussi la meilleure pour toi. Alors pousses-toi ! » qu’elle exige et impose en passant sous son bras. Il ne tente pas de l’arrêter cela dit, il n’a pas la force ni l’envie. De toute façon, la jeune femme est entêtée et bornée. Il se sent penaud et gêné quand elle s’arrête et aperçoit les bouteilles qui lui rappellent un passé révolu et pourtant si présent. Il n’a pas bu. Pas une goutte. Pourtant, l’envie est plus forte maintenant qu’elle ne l’a jamais été. « Je suis tellement désolée... » qu’elle se calme et s’attendrie, le serrant dans ses bras comme elle sait si bien le faire et comme elle est la seule à pouvoir le faire. Alaric est loin d’être tactile. Les grands sentiments et les grands gestes d’attention le mettent mal à l’aise. Pourtant, il est toujours incapable de la repousser. Il ne la serre pas en retour, pas parce qu’il ne le veut pas mais parce qu’il ne le peut pas. Il n’a plus la force de rien pour l’instant. Rien. A part encaisser la réalité. « Si seulement je pouvais te retirer la douleur que tu ressens, bon sang je le ferais... Je prendrais tout pour moi pour que tu n'aies plus à souffrir une seconde de plus. Si je pouvais même prendre sa place afin que tu sois à nouveau heureux, ça aussi je le ferais parce que je t'aime tellement que je ferais n'importe quoi, parce que je ne supporte pas de te voir dans cet état... » qu’elle le rassure, qu’elle le console et que plus elle parle, plus il perd pied. Que plus elle parle, plus il est fragile, plus elle parle, plus il devient cet enfant abandonné. Dont le seul rêve était de compter. Compter pour quelqu’un. « Mais malheureusement ce n'est pas possible... Ce qui est possible pour moi, par contre, c'est d'être présente pour toi, c'est de te tenir dans mes bras et ne pas partir... Parce que je ne partirais jamais Alaric... » Il ne pleure pas, pourtant les larmes coulent. Il ne pleure pas, pourtant elles sont bouillantes. Trop longtemps contenues. Trop longtemps retenues. Et ses jambes cèdent pour le laisser tomber au sol, l’emportant dans sa chute, mais elle le retient et ne le lâche toujours pas. Plusieurs secondes, plusieurs minutes silencieuses. Les larmes coulent. Il finit par se laisser aller contre elle, car il est fatigué.

« Je suis désolé, je ne voulais pas dire ça tout à l’heure, » qu’il finit par rompre le silence apaisant tandis qu’ils sont installés à même le sol, dos contre le canapé. Elle lui tient la main, et la solitude ne lui pèse plus trop à cet instant. « Je voulais te faire mal, » qu’il lui avoue bien qu’elle le sache déjà. « Te faire fuir, » qu’il avoue de nouveau. « Parce que c’est plus facile d’accepter que tu partes parce que j’ai été un connard, que de te voir partir sans raison aucune, » qu’il admet simplement. Si elle devait partir, le quitter, il n’aurait plus rien.

Plus rien.

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Dim 27 Mai - 17:48

Bad boys bring heaven to you
Alaric ∞ Bébé
Plus je parle, plus je sens ses défenses trembler. Non, c'est son corps qui tremble pendant que je le tiens dans mes bras. Je sais qu'il n'aime pas les câlins, mais je sais aussi qu'il en a plus que besoin en cet instant. Alors je le serre contre moi comme jamais je n'ai serré quelqu'un, parce que je veux lui montrer que je suis là et que je ne compte surtout pas le lâcher. Et même si, dans le fond je ne m'attendais à rien de cette rencontre si ce n'est être à côté de lui, même pour l'entendre râler et me dire toutes les horreurs du monde, mon cœur se retrouve brisé lorsque je sens que son visage tremble lui aussi, criblé de larmes qui coulent sur ses joues.
Et puis il tombe, il se laisse enfin aller, il laisse enfin sa peine, sa colère, sa frustration et son désarroi prendre le dessus et pleure encore, et encore. Je tombe avec lui, et nous voilà à genoux l'un contre l'autre. Je porte mes mains contre ses joues que je caresse doucement avant de les glisser dans ses cheveux. Je me penche un peu et cache son visage contre ma nuque alors que je continue de le serrer contre moi. Plus besoin de parler, il est en train de m'ouvrir son cœur et c'est la plus belle preuve d'amitié au monde.
Je ne sais combien de temps on reste comme ça, dans cette position. Je ne sais combien de minutes il reste caché entre mes cheveux, à sangloter la perte de son être cher, je ne sais combien de temps je passe à caresser ses cheveux en silence, tout en fermant les yeux et souhaitant pour lui un avenir meilleur. Mais au bout d'un moment, il semble se calmer. Au bout d'un moment, on reste au sol et on installe notre dos sur le bas du canapé tout en restant proche l'un de l'autre. J'ai glissé ma main dans la sienne et je caresse sa peau dans un geste tendre, lui montrant par ce geste une nouvelle fois que je reste là, qu'il le veuille ou non.
- Je suis désolé, je ne voulais pas dire ça tout à l’heure.
Je me tourne vers lui alors qu'il semble d'humeur à vouloir parler et je souris doucement.
- Je le sais bien...
- Je voulais te faire mal, te faire fuir. Parce que c’est plus facile d’accepter que tu partes parce que j’ai été un connard, que de te voir partir sans raison aucune.
Mon cœur se serre alors que je me dis qu'il pense réellement à ce qu'il est en train de dire. Il a tellement connu l'abandon qu'il ne le supporte plus, il a fermé son cœur afin de ne plus avoir à le vivre. Mais le fait est qu'il se sent seul, je n'ai aucun doute la-dessus. Mais il n'a plus à se sentir ainsi, parce qu'il le croit ou non, je ne compte certainement pas l'abandonner.
Je me redresse un peu pour embrasser sa joue doucement. Il va détester ça, mais c'est ma façon à moi de lui montrer mon affection.
- Je te le répéterais chaque fois que tu auras besoin de l'entendre, je te l'écrirais même s'il le faut pour que tu puisses le lire chaque matin, chaque soir, chaque jour. Je reste. Je reste avec toi Alaric.
Je lui souris tendrement tout en le regardant droit dans les yeux.
- Des pizzas, ca te tente ? Je peux en commander et que penses-tu si je virais toutes ses bouteilles, ma voix est douce, presque un murmure.
Nous vivons dans une intimité nouvelle, je ne veux pas le brusquer mais je sais qu'il ne boit pas. Je ne dirais pas non à une bière, mais je ne vais pas boire devant lui quand même. Et puis, si au début j'ai été un peu déçue et plus triste encore, j'ai été fière de lui en voyant qu'aucune de ces bouteilles n'a été ouverte.
Par chance, je n'ai pas à me lever pour trouver un petit flyer de la pizzeria qui livre la plus proche. Je l'ouvre et regarde avant de lui tendre le programme.
- J'ai choisi, et toi, tu prends quoi ?, je demande tout en composant le numéro.

Une fois les pizzas commandées, nous restons toujours assis par terre, l'un contre l'autre, main dans la main.
- Tu veux me parler ? Tu veux faire quelque chose ? Parce qu'il se trouve que j'ai mon weekend et que je compte rester jusqu'à lundi.
Oui, je lui annonce que je compte bien rester les trois jours à venir, et qu'il va devoir me supporter. Je ne compte pas sortir, sauf en cas de grande nécessité. A la fin il en aura tellement marre de moi qu'il me virera vraiment, mais le fait est qu'il va pas se débarrasser de moi !
Non mais !!
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Lun 28 Mai - 15:38

Bad boys bring heaven to you


Il n’avait pas eu de chance dans la vie. Il n’avait pas eu de chance à la naissance. Il n’avait pas eu de chance enfant. Il n’avait pas eu de chance adolescent. Mais il avait eu la chance de croiser le chemin de Dan. Et cette chance, cette chance était celle de toute une vie. S’il avait été malheureux et brisé plus jeune, rebelle et sauvage, il avait appris à être fort et encaisser les coups qui fusaient grâce à Dan. Il avait appris la compassion. Il avait appris l’empathie. Il avait appris la politesse. Il avait appris la patience. Il avait appris la gratitude. Il avait appris la sagesse. Il avait appris la confiance, plutôt que la méfiance. Il avait tout appris de cet homme – de son métier à sa passion. Cet homme, il lui devait bien plus qu’il ne saurait jamais le dire. La vie, sans nul doute. Sa liberté, sans nul doute. Il avait traversé des parcours difficiles plus jeune, avant Dan, des parcours qui l’avaient amené à décevoir familles après familles. Des parcours qui l’avaient amené à la solitude, encore et toujours. Des parcours qui l’avaient rendus plus sauvage, plus méfiant, plus fataliste, plus réaliste. Des parcours qui l’avaient amené à l’alcool. Au tabac. A la drogue. Douce. Puis dure. Des parcours qui l’avaient amené à la violence. Au vol. Au doute. A la peur. A la souffrance. Pour l’amener à Dan. A la survie. Le regrettait-il ? Même aujourd’hui, alors qu’il pleure son chagrin, sa peine et sa souffrance dans les bras d’une jeune femme qu’il ne connaissait pas encore quelques mois auparavant, même aujourd’hui il ne saurait le regretter. Il a mal. Il souffre. Il aurait peut-être même l’envie de disparaitre. Mais il ne regrette rien. Rien. Absolument rien. Et c’est quand il en vient à cette conclusion, plus calme et plus posé, qu’il rompt le silence imposé par ses larmes et la patience de Bébé. « Je le sais bien… » qu’elle le rassure, fidèle à elle-même. Elle est patiente quand lui ne sait pas en faire preuve. Elle est douce quand lui ne sait qu’être violent. Elle est délicate quand lui ne peut être que fort. Elle est joyeuse quand lui ne sait être que grincheux. Elle est son opposée et son semblable à la fois. « Tu es bien trop gentille et tolérante avec moi, Swan, » qu’il lui fait remarquer tout de même. Le sourire, il n’arrive pas à l’offrir encore mais on l’entend dans sa voix rauque d’avoir pleuré. Mais elle est aussi têtue et obstinée qu’il sait l’être lui aussi – leur point commun infaillible. Et elle insiste. Elle répète. Elle ne lâche rien. Jusqu’à ce qu’il la croit, jusqu’à ce qu’il l’accepte, jusqu’à ce qu’il le comprenne, elle répètera ses mots. « Je reste avec toi, Alaric ». Ils sont doux à ses oreilles, tendres à son cœur et s’il lui est difficile encore d’y croire sans hésiter et sans doute, il parvient à lui offrir ce sourire qui tire ses traits fatigués. « Tu sais à quel point je déteste quand on me répète sans cesse la même chose, » qu’il plaisante néanmoins, gêné par tant de compassion et de tendresse. Il n’est pas tactile, il n’est pas tendre lui-même et n’est pas à l’aise dans ces déclarations et ces émotions remplies de bons sentiments. Mais il est ému et touché quand même – après tout, c’est ce qui lui a toujours manqué, et c’est ce qu’il a toujours désiré. « Mais, merci, » qu’il conclut tout de même, poli et sincèrement attendri par la jeune femme. « Des pizzas, ça te tente ? » qu’elle finit par lui proposer une fois que leurs estomacs aient crié famine en même temps. Il parvient à rire légèrement, bien que ce soit dur. « Je ne dis jamais non à une pizza, » qu’il lui rappelle comme c’est leur plat de prédilection et qu’il est capable d’en manger deux à lui tout seul. « Je peux en commander et que penses-tu si je virais toutes ses bouteilles, » qu’elle continue d’une voix douce en regardant la série de bouteilles installée sur la table basse. Il sait que c’est sans doute la meilleure idée, une bonne idée. Pourtant, quelque part au fond de lui une voix lui crie de ne pas le faire. Que c’est la seule chose qui peut soulager sa peine, enlever la douleur, lui faire tout oublier. S’évader. « Je vais le faire, » qu’il finit par répondre en se relevant lentement. Il les attrape l’une après l’autre, en s’imaginant les boire l’une après l’autre. Il tente de se rappeler le souvenir de cette sensation libératrice. Il tente de se souvenir l’effet anesthésiant qu’elles peuvent avoir. Et il se souvient aussi du sevrage. De la douleur. Des semaines, des mois difficiles à ne pas rechuter. Il se souvient de Dan à ses côtés, qui le soutient. Est-ce que ça en vaut la peine, gamine ? Qu’il lui disait chaque fois qu’il le surprenait à regarder une bouteille.

Non.

Non, ça n’en vaut pas la peine.

Bébé le ramène à la réalité une nouvelle fois et lui demande ce qu’il veut comme pizza – ce à quoi il rétorque « toujours pareil, poulet curry et 4 fromages – peu importe si ça pue et que ça te dérange, » qu’il ajoute avec un léger sourire. Puis une fois que les bouteilles sont loin, mais intactes et toujours chez lui, il revient s’installé au même endroit. Le canapé lui semble appartenir à Elinor. Le cœur serré. L’âme en peine. Il ne sait pas s’il est en colère ou déçu, triste ou perdu. Il sait juste que le départ de la jeune femme l’a tout autant anéanti et ébranlé que la disparition de Dan. « Tu veux me parler ? » que Bébé lui demande d’une petite voix tandis que le silence se réinstallait et qu’il se perdait dans ses pensées moroses. « Tu veux faire quelque chose ? Parce qu'il se trouve que j'ai mon weekend et que je compte rester jusqu'à lundi. » Il lui adresse un regard amusé, l’air de dire « tiens donc, vraiment ? ». « Je ne sais pas quoi dire, Swan. Il y a peut-être beaucoup à dire, il n’y a peut-être rien à dire. Tout ce que je sais, là tout de suite, c’est que ça fait un mal de chien. Au point de me donner envie d’oublier, au point de me faire acheter ces foutues bouteilles », qu’il lui confie naturellement. Elle sait, elle connait son passé, elle connait ses anciennes addictions, ses peurs, ses doutes, ses espoirs. « Je sais que je ne dois pas les boire… mais c’est foutrement tentant, » qu’il soupire en penchant la tête en arrière et fermant les yeux un instant. « Tu n’as pas mieux à faire que de passer ton week-end à me dorloter ? Je te préviens, j’ai laissé mon lit à Elinor pendant des semaines, » avant de le partager avec elle. « Maintenant qu’elle est partie, je compte bien me le réapproprier, » qu’il taquine en lui faisant comprendre qu’elle héritera du canapé. Ils savent tous les deux qu’il n’en sera rien.

Mais peu importe. Pour la forme, il le dit.

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Lun 11 Juin - 0:01

Bad boys bring heaven to you
Alaric ∞ Bébé
Avec ce qu'il est en train de vivre, je sais ce qu'il veut de moi. Il voudrait me faire fuir parce qu'il a peur de perdre à nouveau quelqu'un auquel il tient. Mais ce dont il n'a pas pensé, c'est au fait que je suis certainement l'une des femmes les plus têtues au monde. Alors si je dois lui écrire sur des post it pour qu'il le voit dès qu'il ira pisser le matin, je le ferais. Si je dois lui tatouer sur le front, je le ferais (bien que le front ne serait pas une bonne idée)... Non, je pourrais lui tatouer sur le bras, déjà il pourrait le voir tous les jours. Si je dois lui envoyer des sms chaque soir avant qu'il s'endorme, je le ferais, et si je dois venir le voir pour lui dire en face à face, ba ça aussi je le ferais.
Je serais capable de faire n'importe quoi pour ce mec parce que je l'aime de tout mon cœur. Bien sûr je ne parle pas de l'amour avec un grand A mais de l'amour amical, avec deux grands A !
Et bon sang ce que je déteste le voir souffrir mais il doit passer par là malheureusement, et je suis là pour le relever et lui montrer que, même si c'est difficile, terriblement difficile, sa vie à lui n'est pas finie.
Mais maintenant que je lui avais ouvert mon cœur, j'essaye de reprendre un peu de normalité afin de lui montrer que c'est possible. Commander une pizza, quoi de plus banal pour nous deux. Alors je lui demande ce qu'il veut, il me dit comme d'habitude comme si j'étais idiote ce qui fait que je lui tire la langue comme une enfant avant d'appeler pour commander.
Une fois cela fait, je reviens vers lui et tente une nouvelle approche, savoir s'il veut parler. Je tente la douceur parce que, même s'il ne le dit pas, je sais qu'il en a clairement besoin. Mais je lui annonce ainsi par la même occasion que, même s'il ne veut pas parler maintenant on peut faire quelque chose, parce que je ne bouge pas d'ici jusqu'à lundi soir. Je vois bien son étonnement, mais aussi son léger sourire amusé, ce qui a le don de réchauffer mon cœur.
- Je ne sais pas quoi dire, Swan. Il y a peut-être beaucoup à dire, il n’y a peut-être rien à dire. Tout ce que je sais, là tout de suite, c’est que ça fait un mal de chien. Au point de me donner envie d’oublier, au point de me faire acheter ces foutues bouteilles.
Je m'approche encore de lui, prête à tout moment à lui refaire un câlin.
- Je sais que je ne dois pas les boire… mais c’est foutrement tentant.
J'imagine parfaitement. Pour ma part je n'ai pas eu à arrêter l'alcool mais je sais que si je n'avais pas le droit à mon petit verre avant de dormir je ne serais pas vraiment heureuse, je crois. Pfiou, je suis une alcoolique moi aussi tient.
- Tu n’as pas mieux à faire que de passer ton week-end à me dorloter ?
J'hausse les épaules en souriant de toutes mes dents.
- J'ai une vie nulle hein. Rien d'autre à faire que de veiller sur toi, me goinfrer de pizza et regarder des films sur ton canapé. Pfff, ca va être difficile, je dis en le taquinant.
- Je te préviens, j’ai laissé mon lit à Elinor pendant des semaines. Maintenant qu’elle est partie, je compte bien me le réapproprier.
- Tu sais que j'en ai rien à foutre de dormir sur le canapé, même si tu dois penser à mon corps de danseuse. Si j'ai des courbatures mardi matin Gabriel va me tuer.
Je lui fais un clin d’œil, lui signifiant clairement que je m'en tape plus que tout de dormir sur le canapé, tant que je reste auprès de lui. Mais je cesse de sourire en repensant à sa dernière phrase. Je savais qu'il hébergeait cette fille, Elinor. Il m'en a pas beaucoup parlé mais le peu qu'il l'avait fait je voyais qu'il tenait à elle. Il ne voulait certainement pas me le montrer mais bon sang, ce sourire qu'il avait quand il parlait d'elle, et ce que je pouvais le faire chier avec ça. Je lui ai même dit qu'il pouvait l'inviter à la première du Moulin Rouge avec plaisir. Mais elle est partie et je vois bien une autre forme de douleur traverser son visage.
- Tu ne m'as pas dit qu'elle était partie... Quand ? Pourquoi ?
Je ne devrais certainement pas lui poser ces questions, mais je me demande bien pourquoi il ne me l'a pas dit. Et puis je repense à ses circonstances et me dis qu'il avait certainement autre chose en tête que de me dire cela... La mort de son "père"...
Je me mordille la lèvre inférieure, me sentant un peu honteuse d'exiger tant de réponse.
- Tu n'es pas obligé de répondre... Je suis désolée...
Encore une fois une douleur me traverse la poitrine et je n'ose imaginer la sienne. Bon sang, comment fait-il pour tenir encore debout là où moi je pleurerais sous la couette avec des crèmes glacées... Non, avec plein de Nutella, c'est la vie le Nutella... Mais en moi je me répète ce que je lui ai dit auparavant, j'aimerais tellement prendre sa douleur pour qu'il n'ait plus à souffrir... Mais je ne peux toujours pas le faire, et ce que ca peut me rendre triste...
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Sam 16 Juin - 22:55

Bad boys bring heaven to you


Il existait peu de personnes à qui Alaric se confiait, et encore moins de personnes à qui il se confiait réellement. La confiance était un concept difficile pour l’ex-boxeur, un cadeau qu’il offrait quand il était sûr de ne jamais être trahi. Pourtant, il avait commis quelques erreurs dans le passé. Lou Morland, si tu m’entends. Il avait accordé sa confiance à bien des personnes qui l’avait déçu malgré eux ou volontairement. Il avait voulu accorder sa confiance à bien des personnes, sans pouvoir y parvenir parce qu’il avait connu trop de déceptions, trop de trahisons. Pour un homme tel que lui, se confier signifiait bien plus que de se livrer et libérer une conscience trop chargée. Pour un homme tel que lui, ouvrir son cœur c’était ouvrir son âme. Pour un homme tel que lui, ouvrir son cœur c’était se mettre à nu. Pour un homme tel que lui, ouvrir son cœur était une preuve d’amour – bien plus forte et significative que s’il le disait avec des mots, bien plus sincère et réelle que s’il l’exprimait par des gestes et des actions. Et si sa première réaction fut de rejeter Bébé, lui faire du mal pour qu’elle parte et ne revienne jamais – comme tous les autres – il réalisait au fil du temps que c’était une idée inconcevable et intolérable que de la voir lui tourner le dos et le laisser tomber. Non seulement il ne pouvait et ne voulait le croire, mais aussi et surtout il avait trop besoin d’elle. Surtout dans ces moments compliqués et difficiles. Sans Dan, il était perdu, mais il en était certain il l’aurait été encore plus si la jeune femme n’avait pas fait partie de sa vie. Elle ne l’avait pas connu toute sa vie, et il ne l’avait pas connu toute sa vie, pourtant ils connaissaient tout l’un de l’autre, comme s’ils avaient été amis depuis toujours. Il n’avait pas été là dans les moments difficiles de la vie de Bébé, comme elle n’avait pas été là dans ses moments difficiles. Pourtant, aujourd’hui rien n’aurait pu les empêcher, ni l’un ni l’autre, d’être présent dans les bons comme les mauvais moments. Ils n’avaient pas besoin de s’appeler tous les jours, ils n’avaient pas besoin de se voir tous les jours, pour savoir qu’ils étaient là. Pour la vie. Ce genre d’amitié était rare, et ce genre d’amitié était précieux. S’il avait souffert de la solitude et du rejet la moitié de sa vie, n’avait-il pas gagné le combat en rencontrant Bébé ?

Si.

« J’ai une vie nulle, hein ? » qu’elle ironise lorsqu’il lui demande si elle n’a rien de mieux à faire que de venir le dorloter et s’occuper de lui. Il parvient à lui offrir un mince sourire, léger mais présent. La route serait longue pour surmonter ce chagrin et cette douleur, mais il pourrait le faire. Il pourrait. Grâce à elle. « Rien d’autre à faire que de veiller sur toi, me goinfrer de pizzas et regarder des films sur ton canapé, » qu’elle annoncer la couleur. Un week-end simple mais n’avait-il pas besoin de simplicité, de tranquillité ? Il avait également besoin, un grand besoin, de boxer. Frapper, cogner, décompresser, oublier, extérioriser. Il avait déjà organisé la soirée la semaine suivante, annonçant à Régie qu’il s’occuperait de la gestion de la soirée – car il participerait. Cela faisait des mois qu’il n’avait pas été combattant. Il était temps qu’il remonte sur le ring. Comme il ne pouvait plus le faire dans le monde réel, légalement parlant, il n’hésiterait pas à profiter de ce que l’illégalité lui offrait. Et s’il avait craint qu’Alex Regan, agent du FBI, ne le trompe et l’envoie par la case prison, aujourd’hui leur relation était telle qu’il n’y songeait plus une seconde. « Pfff… ça va être difficile, » qu’elle conclut sarcastique, et cette fois-ci il lui offre un bon sourire malgré les yeux rougis et le visage trop fatigué de ces derniers jours. Dire qu’il avait peu dormi était un euphémisme, tout comme le fait de manger comme un ogre. Il avait bon appétit en temps normal, mais avec les derniers évènements il n’avait pas eu le goût et encore moins la foi de dévorer quoique ce soit. Par contre, boire, l’envie ne l’avait pas quitté. S’il devait être honnête, il devait admettre que l’envie ne le quittait jamais réellement. Tel était la terrible et triste vérité des addictifs. On se soignait, on se donnait le courage et la force de combattre nos faiblesses et nos problèmes, mais ils ne nous quittaient jamais réellement. Comme une épée de Damoclès au-dessus de notre tête.

« Tu sais que je n’en ai rien à foutre de dormir sur le canapé, » qu’elle le ramène sur Terre. « Même si tu dois penser à mon corps de danseuse, » qu’elle lui rappelle en grimaçant. « Si j’ai des courbatures lundi matin, Gabriel va me tuer, » qu’elle évoque son travail et plus particulièrement sa collaboration avec Gabriel Goldstein – qui se trouvait être aussi le frère d’Elinor. Le destin avait une drôle de façon de se moquer de vous parfois. « Si tu me promets de ne pas ronfler, je pense pouvoir supporter de partager le lit. En tout bien tout honneur, bien sûr. T’es pas mon genre, Swan, » qu’il arrive à plaisanter en cognant son épaule contre la sienne. Elle était jolie comme un cœur, mais entre eux ce n’était pas comme ça. C’était bien plus important. Sans compter qu’il n’avait de cesse de penser à Elinor. Elle l’avait quitté, elle aussi, et d’une manière plutôt brutale, plutôt radicale. Il aurait dû l’effacer de sa mémoire, la détester même. Pourtant, il n’y parvenait pas. « Tu ne m’as pas dit qu’elle était partie …Quand ? Pourquoi ? » qu’elle demande, et qu’il n’a pas envie de répondre. Pourquoi ? La liste était tellement longue. A commencer par le fait qu’elle était fiancée, destinée à épouser un autre, un autre qu’elle n’aimait pas vraiment et qui avait osé lever la main sur elle. Le fait qu’elle était trop bien pour lui, qu’ils ne faisaient pas partie du même monde, qu’elle respirait la délicatesse quand lui respirait la brutalité. Le fait qu’il ne semblait pas inspiré l’amour, le vrai, celui qui dévaste tout et déplace des montagnes. « Tu n’es pas obligé de répondre… désolée, » qu’elle s’excuse de nouveau et qu’il secoue la tête avant de la pencher en arrière comme pour se relaxer contre le canapé. « Cesse de t’excuser avec moi, Swan. Je te l’ai déjà dit, tu n’as pas à te sentir gênée de poser des questions. T’es bien la seule que je n’enverrai pas bouler – même si j’ai essayé tout à l’heure. Elle est partie il y a une semaine, le jour… » ce fameux jour funeste. Pour enfoncer le clou, pour enfoncer le couteau dans la plaie. « Je savais que ça arriverait, » qu’il dit à voix haute. « Mais ça n’empêche que le timing a été merdique, » qu’il rajoute en fixant les bouteilles.

Si tentant.

« Et j’ai croisé Lou hier. Au cimetière, » qu’il avoue d’une demi-voix. Revoir son ex, celle qu’il avait tant aimé l’avait bouleversé. Et pas forcément dans le bon sens du terme. « Revoir une femme qui m’a trahi et abandonné il y a près de dix ans, ça secoue un max’ ça aussi. Alors tu vois, j’aimerais vraiment, vraiment, tout oublier, » qu’il se dévoile vulnérable et perdu.

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Dim 1 Juil - 18:16

Bad boys bring heaven to you
Alaric ∞ Bébé
Je suis heureuse d'être venue, je suis heureuse d'avoir suivi mon instinct et d'avoir tout fait pour finalement le voir. Oui, il ne répondait pas à mes appels et j'aurais dû comprendre le message qui disait clairement que je devais me mêler de mes fesses et le laisser tranquille. Mais c'est bien trop mal me connaître. Je ne pouvais pas le laisser parce qu'il est mon ami et que j'étais inquiète pour lui. Passer le weekend avec lui n'arrangera pas forcément les choses, il n'en sera pas moins triste ou malheureux, mais j'espère lui montrer que la vie vaut encore la peine d'être vécue et de continuer. Je n'ose imaginer sa peine, sa douleur n'ayant jamais connu la perte d'un être cher. Seulement je sais ce qu'est de souffrir en silence, de rejeter son monde pour se laisser absorber par les ténèbres. Et je refuse de voir cela arriver à Alaric (encore ne fois si j'ose dire).
Alors je l'amuse, je le taquine et e reste moi-même. Un peu bête, mais rigolote, du moins je l'espère. Alors quand il me dit qu'il va me laisser dormir sur le canapé, je lui signifie bien que j'en ai rien à faire, mais que mon corps de danseuse risque de souffrir. En vrai, si je dois vraiment le faire je le ferais sans aucune hésitation, mais je ne dirais jamais non à un vrai lit.
- Si tu me promets de ne pas ronfler, je pense pouvoir supporter de partager le lit.
Je ris en sautillant, applaudissant presque cette décision.
- En tout bien tout honneur, bien sûr. T’es pas mon genre, Swan.
J'arrête d'applaudir et fronce les sourcils alors qu'il tape mon épaule, montrant clairement qu'il me taquine.
- Fait gaffe, je pourrais me vexer dis donc !
Mais en vrai je sas très bien ce qu'il veut dire. Souvent on me dit que l'amitié homme/femme n'est pas possible, je n'ai jamais compris pourquoi. Soi-disant qu'il y a toujours une ambiguïté qui rend cette amitié toujours fragile. Mais je ne suis pas d'accord. Oui Alaric est beau, séduisant même et j'aime son côté bad boy, mais je n'ai jamais pensé une seule seconde à aller plus loin avec lui. Et je sais qu'il en va de même pour lui. Ce n'est pas méchant, ce n'est pas grave, c'est que nous nous sommes tout simplement trouvé en amitié et que nous n'avons pas besoin de plus pour nous aimer comme des fous.
C'est pour ça que je suis là, parce que je l'aime et je ne m'en cache pas. Aucune ambiguïté là-dedans, je l'aime comme un frère, comme le meilleur ami qu'il est dans mon cœur. Alors quand j'apprends qu'Elinor, cette fille dont il m'a parlé si peu, mais dont son regard disait tant, est partie. Et mon cœur se serre, parce qu'Alaric il connaît l'abandon. Alaric il a peur de l'abandon, et Alaric le vit encore aujourd'hui, tel un poignard dans le cœur (ou encore dans le dos pour ce qui la concerne).
Je me permets alors de lui demander quand elle est partie et surtout pourquoi. J'ai besoin de savoir, mais je me rends compte que je suis maladroite, que je suis idiote de lui demander ça maintenant alors qu'il est si fragile. Alors je m'excuse et lui dit qu'il n'a pas à me répondre. Je saurais être patiente jusqu'à ce qu'il soit prêt à me le dire.
- Cesse de t’excuser avec moi, Swan. Je te l’ai déjà dit, tu n’as pas à te sentir gênée de poser des questions. T’es bien la seule que je n’enverrai pas bouler – même si j’ai essayé tout à l’heure.
Je lui souris sincèrement. Voilà, c'est comme ça entre nous. De la sincérité à l'état pur.
- Elle est partie il y a une semaine, le jour…
J'ouvre de grands yeux, sentant mon cœur se serrer lorsqu'il me dit ça. Mais avant tout je ressens surtout de la haine pour cette femme. Comment a-t-elle pu partir sans rien dire alors qu'il souffrait tellement. Là oui, je la hais plus que tout et si je la croise, je n'hésiterais sans nul doute à lui dire ce que je pense d'elle. Peu importe qu'elle soit la sœur de mon employeur !
- Je savais que ça arriverait. Mais ça n’empêche que le timing a été merdique.
A nouveau je pose ma tête contre son épaule alors que je me colle à lui, voulant qu'il sente ma présence et qu'il sache qu'il n'est pas seul.
- Tu sais quoi... Je la déteste... Pour ce qu'elle te fais... Certes ça devait arriver mais tu as raison, timming merdique...
- Alors tu vois, j’aimerais vraiment, vraiment, tout oublier.
Je ne dis rien d'abord. Non, je pense. Je pense que la vie est merdique avec lui, pourquoi ? J'en sais rien mais tout ce que je sais c'est qu'il ne mérite pas cela. Pourtant je l'apprécie plus que cette Elinor...
- Je trouve ça plutôt respectueux de sa part d'avoir fait ça. Maladroit, certainement mais prends cela pour une forme de respect pour lui, et pour toi aussi. Et tu sais que tu ne peux rien oublier, surtout ce qui fait le plus mal, je soupire, repensant à mes propres blessures.
Je suis incapable de les oublier, tout comme je suis incapable de l'oublier lui non plus, cet homme qui a détruit ma vie, ma confiance, mon corps...
- Ca ne sera pas facile... Mais tu sais que déjà, je suis là pour le weekend, mais aussi toujours par téléphone.
Ding dong...
Je ris en me levant.
- Et puis on a toujours les pizzas aussi pour ça !
J'ouvre, je règle l'addition et reviens m'installer à côté de lui avant d'ouvrir les boîtes. Rien que de sentir l'odeur de nourriture me donne une faim de loup.
- Si tu veux, je peux aussi te parler de mon nouveau voisin. Carrément sexy, il est aussi doué que moi pour rapporter plein de conquêtes à la maison. Je sens que la prochaine fois qu'on se croisera on aura plein d'anecdotes à se raconter, cela risque d'être amusant.
J'essaye clairement de détendre l'atmosphère, et je sais qu'il aurait fini par me demander de mes nouvelles. Ou pas. Du coup je prends les devants, tant pis !
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé   Lun 6 Aoû - 21:36

Bad boys bring heaven to you


Même s’il était encore incapable de complètement apprécier la présence de Bébé, car il avait besoin de la solitude pour s’oublier, pour se morfondre encore un peu et s’apitoyer sur son sort comme il savait si bien le faire, il savait au fond de lui qu’elle lui était nécessaire. Vitale même. Il avait trente-cinq ans, il était temps qu’il évolue, qu’il grandisse, qu’il accepte la vie telle qu’elle était. C’était juste trop dur pour se l’avouer, pour le reconnaitre et pour sortir de ce gouffre. Il n’avait connu que ça, le gouffre. Il s’y sentait chez lui, dans le gouffre. Il était en terrain connu, dans le gouffre. « Tu sais quoi... Je la déteste... Pour ce qu'elle te fait... » qu’elle lui fait savoir son avis bien tranché concernant la jolie brune qui lui avait fait tout oublier pendant un temps. La jolie brune qui aurait pu devenir un tout. La jolie brune qui aurait pu devenir son avenir. La jolie brune qui avait atteint un cœur meurtri et trop fermé pour être de nouveau épris. Finalement, il ne saurait jamais si Elinor aurait pu devenir cette femme-là. Il avait toujours su au fond de lui qu’elle ne pouvait pas être Elle. Qu’elle ne pouvait pas le sauver de la solitude amère. Qu’elle ne pouvait pas être son tout. Trop de différences, trop d’obstacles, trop de non-dits. Il garderait toujours une place dans son cœur pour elle, car elle avait apporté une lumière dans les ténèbres de sa vie, mais il ne chercherait pas à la retrouver, à s’imposer dans sa vie. Tout simplement car il ne pouvait être dans la sienne. Toute femme méritait bien mieux qu’un homme tel que lui. Taciturne, solitaire, sombre, violent, dépressif. Car il lui fallait être dépressif pour être si négatif et pessimiste. Il lui fallait être dépressif pour être fui comme il avait été fui. Même si la présence de la petite blondinette à ses côtés à cet instant lui rappelait chaleureusement qu’il n’était pas complètement seul. « Certes ça devait arriver mais tu as raison, timing merdique... » Pour un timing merdique, c’en était un. Il parvient à esquisser un demi-sourire malgré la douleur. « L’histoire de ma vie, » qu’il ironise bien qu’il soit tout de même sérieux. Toujours croire, toujours espérer que la roue tourne, pour ne jamais la voir complètement tournée. Y avait de quoi désespérer, non ? Et la vie avait une drôle de façon de se jouer de lui, en plaçant sur son chemin la femme qui avait brisé son cœur des années plus tôt. Certains étaient marqués, indéniablement, et pas par la chance. « Je trouve ça plutôt respectueux de sa part d'avoir fait ça. Maladroit, certainement mais prends cela pour une forme de respect pour lui, et pour toi aussi. Et tu sais que tu ne peux rien oublier, surtout ce qui fait le plus mal, » qu’elle tente de l’apaiser, de trouver les mots justes. « Je sais. J’ai fini par accepter. Par lui pardonner, » qu’il avoue en fermant les yeux un instant, se souvenant cette rencontre fatidique. Il ne regrettait plus de l’avoir revue, se sentait même soulagé d’un poids. Mais le poids du monde sur ses épaules et de ses blessures accumulées au fil du temps avait la dent dure. « Je ne sais pas oublier ce qui fait mal, » qu’il lui dit alors. « C’est pour ça que je suis qui je suis. La douleur, morale comme physique, je la connais par cœur et c’est ce qui fait ma force. Et ma faiblesse, » qu’il soupire de nouveau. Il lui fallait être réaliste. Honnête. Il était fort parce qu’il encaissait et avançait comme il le pouvait malgré tout. Mais il était faible parce qu’il laissait cette même douleur bousiller sa vie. « Ca ne sera pas facile... Mais tu sais que déjà, je suis là pour le weekend, mais aussi toujours par téléphone », qu’elle le rassure encore et toujours, adorable Bébé. Il était plutôt soulagé, de ce sentiment unique qui l’envahissait quand il s’agissait de son amie. Soulagé d’être capable d’amour sincère et profond pour quelqu’un, lui qui s’en croyait dépourvu à jamais. Il s’était tant barricadé, tant protégé que la carapace était dure à abaisser. « Et puis on a toujours les pizzas aussi pour ça ! » mais quand il était avec elle, il lui était presque quasiment impossible de broyer du noir et de se morfondre. Elle ne lui en laissait pas le temps, ni l’occasion. Elle l’en empêchait par sa bonne humeur, sa compassion et son amour fraternel. Comment pouvait-il lui résister ? Impossible. Et petit à petit, il éprouvait la même chose avec Jon. C’était différent, mais c’était aussi réel. Et il avait besoin d’eux, besoin de ça pour se raccrocher à la vie, pour surmonter les douleurs et les difficultés actuelles. « Que ferais-je sans pizza ? » qu’il plaisante gaiement en la regardant aller récupérer leur repas de fortune. L’appétit l’avait quitté depuis plusieurs jours, mais à cet instant son estomac criait famine et il ne regrettait pas de pouvoir soulager sa faim. « Plus sérieusement, » dit-il alors qu’ils ouvraient les cartons et découpaient les tranches, « je me demande ce que je ferais sans toi, » qu’il lui dit yeux dans les yeux. « Je me sens au fond du gouffre, désemparé, perdu, dépressif… mais toi, en quelques minutes, en quelques mots, en quelques gestes, tu as su me calmer. Tu as su… me faire relativiser, » qu’il essaie d’expliquer. Bref, elle lui est importante. Et il croque une grosse part et savoure comme jamais. Tellement mieux qu’une bière ou du whisky, se dit-il alors. Le gras, c’était moins grave que l’alcool. Pour lui du moins. « Si tu veux, je peux aussi te parler de mon nouveau voisin. Carrément sexy, il est aussi doué que moi pour rapporter plein de conquêtes à la maison. Je sens que la prochaine fois qu'on se croisera on aura plein d'anecdotes à se raconter, cela risque d'être amusant, » qu’elle lui raconte nonchalamment. « Deux bourreaux des cœurs réunis sur le même palier… ça promet, » qu’il dit sarcastique. Si Bébé est libre de faire ce qu’elle veut, il ne peut s’empêcher de jouer le grand frère protecteur quand il s’agit de ses « conquêtes ». Aucun homme ne la mérite, tout simplement. « Ça sent la romance à plein nez ça, » qu’il ajoute la bouche pleine. « Fais gaffe, ou la prochaine fois tu m’annonceras que vous vous êtes mariés, » qu’il arrive à plaisanter, signe qu’il ne pense plus à sa propre douleur, à l’absence de Dan. « Et je t’en voudrais terriblement, Swan, » qu’il enchaine non sans sérieux. « Hors de question qu’on te passe la bague au doigt sans mon accord, » qu’il prévient. Juste au cas où.


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Bad boys bring heaven to you ❅ Alaric&Bébé
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