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 trop beau pour être vrai

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Caroline Brady
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
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MessageSujet: trop beau pour être vrai   Jeu 24 Mai - 20:14

Jon & Caroles amoureux maudits
Trop beau pour être vrai...
Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis l’évènement Eric vs Jon. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas connu pareille peur. Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi démunie et perdue. Depuis qu’elle avait quitté Eric, maintenant un an auparavant. Le temps passait si vite, tellement vite qu’elle ne s’était pas rendu compte à quel point il pouvait être précieux. Trop précieux pour perdre son temps à s’empêcher de vivre. Trop précieux pour se prendre la tête. Trop précieux pour refuser ce que la vie lui offrait. Trop précieux pour croire qu’elle n’en valait pas la peine. Trop précieux. Si la peur l’avant amenée à prendre la foudre d’escampette et fuir tout le bonheur qui s’offrait à elle, elle avait été rattrapée par la réalité et la vérité : elle était incapable de repousser Jon Winchester. Elle l’avait dans la peau, trop ancré, trop profondément, indéniablement et irrévocablement. C’était trop tard pour son cœur, et trop tard pour sa tête. Peu importait que cela soit une erreur, pour lui, pour elle, pour eux, elle ne pouvait pas lui échapper. Et elle refusait qu’il ne lui échappe. Depuis qu’il était venu l’affronter après son départ précipité et ses distances forcées, ils ne se quittaient plus ou presque. Il passait le plus clair de son temps chez la jeune femme – chez Nate en vérité, même si elle était comme chez elle – et petit à petit leur relation se construisait. Etapes par étapes. Pas à pas. Brique après brique. Aujourd’hui, ils profitaient de l’instant présent. Aujourd’hui, ils profitaient d’être ensemble, heureux et épanouis. Aujourd’hui, ils ne pensaient pas à l’année compliquée qui se dessinait devant eux – devant lui. Aujourd’hui, ils appréciaient le temps qui leur appartenait. Aujourd’hui, ils appréciaient chaque instant, chaque minute, chaque seconde. Et rien, rien ne pourrait contrarier leur bonheur tout neuf, tout beau. « Est-ce que tu crois qu’on n’exagère pas un peu ? » qu’elle lui demande, allongée à ses côtés dans l’herbe verte, entourés de fleurs et d’oiseaux – et de quelques autres personnes évidemment qui ont décidé de profiter du soleil et de leur temps libre, normal. « J’ai l’impression d’être en vacances, » qu’elle ajoute rieuse, heureuse et comblée. « Non pas que je me plaigne, » qu’elle ajoute en relevant la tête vers lui tout sourire. Elle ne pouvait voir ses yeux à cause des lunettes de soleil qu’il portait, mais elle savait à quel point ils étaient bleus. Quelle fleur bleue celle-ci… s’il l’entendait là, de suite, dans sa tête, il se moquerait d’elle gentiment. Mais elle n’y peut rien. Elle est amoureuse. Elle le trouve trop beau pour être vrai, trop parfait pour être à elle – et pourtant. Pourtant, il est à elle. Il la regarde, elle. Il la tient dans ses bras, elle. Il lui tient la main, elle. Il passe son temps libre avec elle, seulement elle – bon et quelques amis aussi, et surtout ses coaches. Mais il n’y a qu’elle. De quoi se sentir… « J’aime le temps passé avec toi, je dirais même que je déteste quand nous sommes séparés… c’est bête, pas vrai ? On est quasiment chaque jour ensemble, tu pourrais même en avoir bientôt marre de ma petite bouille et de mes blablas interminables, » qu’elle rit tandis qu’il l’embrasse pour la faire taire. « C’est terrifiant aussi… » qu’elle ajoute d’un ton plus doux et plus sérieux. « D’avoir quelque chose à perdre, d’être aussi bien ensemble, que tout soit… » Quoi ? Parfait ? Idéal ? Merveilleux ? Etait-ce possible que la vie soit si merveilleuse et parfaite ? Et pourquoi pas, Caroline ? Pourquoi pas ?

Mais ce n’est pas dans sa nature que d’être parfaitement heureuse et comblée, en harmonie parfaite. Elle ne pouvait s’empêcher de penser à l’expression : tout est trop beau pour être vrai. Certes, Jon était sans emploi pour un an – sauf s’il trouvait un boulot entre-temps pour payer les factures, et encore il avait suffisamment de quoi voir l’avenir pour rester un an tranquille et s’entraîner pour revenir en force l’année suivante – mais ils étaient si bien ensemble que… c’en était troublant et terrifiant. Elle n’avait pas l’habitude non plus d’être aussi à l’aise avec un homme. Elle n’avait pas l’habitude d’être aussi elle-même, aussi naturelle avec un homme. Avec Eric, elle avait usé de maquillage, de charme, d’artifices et quelques fois de petits mensonges pour qu’il l’apprécie. Il n’y avait finalement jamais rien eu de naturel et de logique entre eux. Ils n’avaient jamais été parfaits ensemble. Alors que Jon la connaissait, entièrement. Elle n’avait jamais joué de jeu, elle n’avait jamais prétendu, elle n’avait jamais été une autre personne qu’elle-même. Et il l’acceptait telle qu’elle était – ce qui était une grande première pour la jeune femme. Tout comme elle l’acceptait tel qu’il était, quand elle avait passé des années à idéaliser l’homme possible de sa vie – et notamment Eric. Spontanément, elle se penche pour l’embrasser passionnément. Parce qu’il lui fait bondir le cœur comme personne avant, parce qu’il la fait s’envoler comme personne auparavant, parce qu’il représente bien plus qu’un idéal. Il est L’homme de sa vie.

« Je t’aime, Jon Winchester, » qu’elle lui dit tendrement, souriante, confiante en l’avenir et en l’amour.

Pour la première fois depuis des années.

Pour la première fois de sa vie.

« Monsieur Jean-Neige Winchester, » qu’ils sont soudain interrompus dans leur après-midi en amoureux, forcés de relever la tête et de voir quatre policiers – oui, policiers – s’approcher d’eux d’un pas solennel. Alerte. Alarme. Que se passe-t-il ? Se sont-ils mal garés ? Non, ils vivent à quelques pas, ils ne sont pas venus en voiture mais à pieds. Leur regard et leur attitude ne semblent pas être amicaux par-dessus le marché. « Vous voulez bien vous relever, je vous prie ? » qu’il demande, mais qu’il n’acceptera aucun refus de toute évidence. « Que se passe-t-il ? » qu’elle demande tout de même – concernée ou pas. C’est de Jon qu’il s’agit. Et elle est prête à mordre s’il le faut. « Mr Winchester, vous êtes en état d’arrestation pour coups et blessures à l’encontre d’Eric Ferguson, » que le policier enchaine donc son topo préparé, tandis que toutes couleurs disparaissent de son visage, que la fureur bloque les mots qu’elle a envie de prononcer et que la peur la tétanise complètement. « C’est une mauvaise blague, j’espère ? » qu’elle trouve enfin la force de s’emporter auprès des policiers présents. « Eric porte plainte ? Cet enfoiré porte plainte, alors que c’est lui qui a provoqué… » qu’elle s’emporte mais finit par se taire – ils n’en n’ont strictement rien à foutre, de toute évidence et ce ne sont pas eux qu’elle doit convaincre. Alors, comme toute femme amoureuse digne de ce nom, elle essaie de s’interposer entre l’homme qu’elle aime et les « méchants ». « Vous faites une grossière erreur, il n’a rien fait ! Ce n’est pas lui qu’il faut enfermer, mais l’autre cinglé ! » qu’elle tente de leur ouvrir les yeux, en vain. Ils sont là pour faire leur job. Ni plus. Ni moins. « Jon… je suis désolée, je te promets que je vais régler ce problème, » qu’elle lui promet sans savoir si elle pourrait tenir sa promesse, qu’elle lui dit en ne lui lâchant pas la main – avant qu’ils ne la forcent à le faire. Elle ne le dit pas, mais elle crie intérieurement qu’elle l’aime.

Le rêve devenait un véritable cauchemar. Comme elle le pressentait.

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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: trop beau pour être vrai   Sam 26 Mai - 20:34

Trop beau pour être vrai
Caroline ∞ Jean-Neige
Je devrais me morfondre. Je sais qu'en vrai je serais en train de ruminer, je serais en train de râler, en train de courir pour cacher ma frustration ou encore à frapper sur tout ce que je trouve afin de dissiper ma colère. Seulement ce n'est pas le cas, parce que cette crise je ne la traverse pas seul. Je suis en couple avec une femme bien plus forte que moi, au sourire attendrissant et au regard apaisant. Elle a le don de me calmer, de me dire que ce n'est pas si grave de perdre une année dans la boxe, tant que je passe cette année à ses côtés. C'est pour dire à quel point je tiens à elle quand même, elle est passé bien avant la boxe. Je pense qu'elle le sait, je lui ai même prouvé cette fois où je suis venu la voir alors qu'elle pensait me rendre service en disparaissant de ma vie.
Elle est devenue tellement plus importante que la boxe.
Elle est devenue celle avec qui j'ai envie de me réveiller le matin, elle est celle que j'ai envie de faire rire, de charmer, de faire sourire. Elle est celle que je veux toucher sans gêne, embrasser avec envie et à qui je veux faire l'amour chaque nuit que l'on passe ensemble. J'ai déjà été en couple, mais je me rend compte que c'est la première fois que je suis totalement amoureux d'une femme. Je n'en vois aucune autres, d'ailleurs elle sont trop fades à mon goût. Trop vulgaires pour certaines, trop bêtes pour d'autres, trop banales pour celles-ci, pas assez drôles pour celles-là...
Caroline réunit tout ce que je cherche en une femme, tout ce que je cherche dans un couple, tout ce dont j'ai besoin dans ma vie d'homme. Maintenant que je l'ai rencontré, maintenant que nous sommes ensemble, je me demande comment j'ai réellement vécu avant elle. Parce qu'il est clair qu'il y a un avant/après Caroline, aussi important et dévastateur que le Christ avec la religion.
- Est-ce que tu crois qu’on n’exagère pas un peu ? J’ai l’impression d’être en vacances.
Je souris alors qu'on est allongé au parc. Je me demande quand j'ai fait ça pour la dernière fois ? Jamais en fait, parce que chaque fois que j'arpente le parc c'est en courant pour mon sport. Mais je n'ai plus vraiment besoin de cela. Bien sûr que je continue de courir, bien sûr que je continue d'entretenir mon corps, mais je n'ai plus besoin de ces entraînements quasi quotidien. J'ai même dû renvoyer mon équipe, même mon coach préféré, même s'il est mon ami et qu'il continue de m'envoyer des sms presque tous les jours.
Depuis des années, je prends enfin du temps pour moi. Pas que je me plaigne des "sacrifices" que j'ai dû faire, parce que ca n'en était pas pour moi. C'était un plaisir et le sport reste un grand plaisir pour moi.
- Je pense qu'on peut se permettre de l'être, en vacance...
- Non pas que je me plaigne. J’aime le temps passé avec toi, je dirais même que je déteste quand nous sommes séparés… c’est bête, pas vrai ? On est quasiment chaque jour ensemble, tu pourrais même en avoir bientôt marre de ma petite bouille et de mes blablas interminables. C’est terrifiant aussi… D’avoir quelque chose à perdre, d’être aussi bien ensemble, que tout soit…
Je l'embrasse avec tendresse avant de garder mon regard plongé dans le sien.
- Je comprends ce que tu veux dire. Tu dois savoir que chaque jour à tes côtés est un pur bonheur. Je crois qu'on ne se lasse jamais du bonheur. J'ai moi aussi peur que tu te lasses, que tu penses que finalement je ne suis pas suffisant pour toi et je le comprendrais en un sens. J'ai peur que tu te rendes compte que je suis pas parfait et que tu cherches mieux dans la vie...
Pessimiste vous me direz, et c'est certainement le cas. Je ne suis pas forcement intelligent, je ne suis pas l'homme le plus romantique de tous et maintenant je suis au chômage technique. Pourtant je veux être meilleur pour elle et qu'elle puisse être fière de moi.
- Je t’aime, Jon Winchester.
Je cligne rapidement des yeux avant de sourire timidement. Ce n'est pas la première fois qu'elle me le dit et pourtant, cela a le don de me mettre dans tous mes états, chaque fois. Je n'ai jamais eu le courage de lui dire. Franchement, pour le gars qui semble si fort, et qui fait tout pour jouer les durs, j'ai la trouille de lui dire ces mots. Pourtant je me sens prêt, je dois lui avouer avant qu'elle ne pense que je ne ressens pas la même chose pour elle. Parce que bon sang ce que je peux être fou d'elle... Je commence à ouvrir la bouche, pour enfin lui dire ce que je ressens, pour enfin lui répéter ces mots, pour enfin lui prouver que je tiens bien plus qu'à elle, mais que je l'aime.
- Caroline... Je t...
- Monsieur Jean-Neige Winchester.
On redresse la tête alors que quatre policiers nous dominent. Le fait qu'ils disent mon nom n'est pas forcement bon signe, à moins qu'ils ne soient là pour un autographe.
- Vous voulez bien vous relever.
- Que se passe-t-il ?
- Ca va aller Caroline.
Je me redresse et le fait de les dominer tous d'une tête (voire plus pour certains), me fait légèrement sourire. Mais je perds vite mon sourire quand il commence à me prendre les mains pour les passer dans mon dos. J'entends qu'ils sortent les menottes et je commence à me débattre alors que je ne comprends pas ce qu'ils me veulent.
- Mr Winchester, vous êtes en état d’arrestation pour coups et blessures à l’encontre d’Eric Ferguson
PARDON. Putain de merde ce salaud a porté plainte... Bon sang, je signe la fin de ma carrière s'il gagne... Oh bon sang, et je peux faire de la prison pour cela... Je suis un pro, je ne dois pas me servir de mes compétences dans le combat dans la vie de tous les jours. Je cesse de me débattre, me rendant compte que cela ne fera qu'aggraver ma situation.
- C’est une mauvaise blague, j’espère ? Eric porte plainte ? Cet enfoiré porte plainte, alors que c’est lui qui a provoqué…
Je la regarde s'interposer et fronce le nez. Elle va finir par se faire arrêter elle aussi et je ne laisserais clairement pas cela arriver.
- Caroline, ca va bien se passer. Appelle Jamie et explique lui, il saura quoi faire, j'en suis certain.
Me laissant un peu d'espace, les policiers me laissent lui poser un baiser sur le front. Au moins, ils ne sont pas totalement cons, c'est déjà une bonne chose.
- Vous faites une grossière erreur, il n’a rien fait ! Ce n’est pas lui qu’il faut enfermer, mais l’autre cinglé ! Jon… je suis désolée, je te promets que je vais régler ce problème.
J'hoche la tête alors qu'il commence à me tirer vers eux.
- Je te fais confiance Caroline, appelle mon frère aussi... S'il te plait, je dis alors qu'on s'éloigne du parc.
Je finis par lui tourner le dos et je peux enfin quitter mon sourire et laisser ma mâchoire se crisper avec fermeté. Ce connard veut m'éloigner et je ne supporte pas de me dire que je ne serais pas là pour protéger Caroline de ce psychopathe. Quand je rentre dans la voiture des policiers je pense déjà à ce que je ferais quand je serais en face de ce salaud. Parce que s'il porte plainte, il y aura possiblement un face à face, et ne pas lui en foutre à nouveau plein la gueule va être difficile...
La voiture finit par quitter le parc, et je regarde par la fenêtre à la recherche de Caroline. Elle doit être au téléphone avec Jamie, paniquée, elle est peut-être même en train de pleurer et je ne peux même pas la tenir dans mes bras. Je vais le tuer cet Eric....
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: trop beau pour être vrai   Lun 28 Mai - 11:29

Jon & Caroles amoureux maudits
Trop beau pour être vrai...
Quand elle l’avait rencontré quelques mois plus tôt, elle était une jeune femme perdue, désabusée, abîmée, fragile et en pleine reconstruction. Quand elle l’avait rencontré quelques mois plus tôt, elle était une jeune femme bien décidée à reprendre sa vie en mains avec le peu de force et d’estime de soi qui lui restaient. Quand elle l’avait rencontré quelques mois plus tôt, elle souhaitait renouer avec elle-même, avec ce qui lui plaisait, avec ce qui la caractérisait – son travail. Elle n’avait jamais imaginé qu’elle rencontrerait la personne qui chamboulerait tout dans sa vie.  Si quelqu’un lui avait dit « oh, fait attention tu vas être dans de beaux draps si tu bosses pour lui », elle ne l’aurait pas cru tant l’amour et les hommes n’étaient pas – plus – une priorité absolue à cet instant. Si quelqu’un lui avait dit « tu vas te brûler les ailes avec cet homme, » elle ne l’aurait pas cru à l’époque. Si quelqu’un lui avait dit « vous allez rencontrer pleins d’obstacles ensemble, » elle ne l’aurait pas cru alors. Pourtant, pourtant, elle était dans de beaux draps à présent. Pourtant, pourtant, elle s’était brûlé les ailes bien assez tôt avec lui. Pourtant, pourtant, les ennuis ne semblaient que commencer. Pourquoi ? Pourquoi après tout avait-elle osé imaginer que la vie pouvait être un long fleuve tranquille ? Pourquoi après tout avait-elle osé croire que le pire était derrière eux, et que le meilleur leur tendait les bras ? Pourquoi ? Pourquoi après tout avait-elle cru un instant que l’amour triomphait de tout et que rien ni personne ne pouvait les séparer – ou pire, les anéantir ? Ses erreurs passées refaisaient surface au pire moment. Ses erreurs passées se rappelaient à elle quand, finalement, elle parvenait à les accepter et à les oublier. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que les ennuis persistent, alors qu’ils étaient là à profiter de l’instant présent ? Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que le passé persiste, alors que Jon se confiait de plus en plus à elle ? Pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu’Eric vienne une fois de plus brisé sa vie, son bien-être, son bonheur ? Tout était parfait. Elle se sentait merveilleusement bien dans ces bras invincibles. Elle se sentait merveilleusement en sécurité contre ce corps dur comme la pierre. Elle se sentait merveilleusement épanouie aux côtés de cet homme taciturne, grincheux, mais attentionné et loyal. Et lui, lui se sentait merveilleusement bien aux côtés de cette femme fragile et forte à la fois. Lui-même était envahi de peurs et de doutes – et si elle réalisait qu’il ne valait pas la peine ? Et si elle réalisait qu’elle ne l’aimait pas réellement ? Et si elle réalisait qu’il était trop imparfait ? Alors qu’à ses yeux, il était parfait dans ses imperfections. Elle l’acceptait tel qu’il était – le bon comme le mauvais. Sans limite. Sans hésitation. N’était-ce pas ça l’amour ? Le vrai ? Le grand ?

Et l’amour, ce n’était pas baisser les bras aux moindres problèmes. Elle l’avait compris quand il était venu la confronter quelques semaines plus tôt. L’amour, c’était être solidaires. Unis. Compréhensifs. L’amour, c’était être la force de l’un quand l’autre coulait. L’amour, c’était être à l’écoute, être présent dans les bons comme dans les mauvais moments. Et le parcours s’annonçait extrêmement long et éreintant pour Jon Winchester. Alors qu’elle se sent inutile et vulnérable à voir ces policiers embarquer Jon, elle sent la rage montée en elle. Intense, violente, puissante, profonde. L’injustice lui fait monter le rouge aux joues. Jusqu’à ce qu’elle prenne finalement le téléphone pour joindre Jaimie – il saura quoi faire, qui appeler, quel avocat contacter. Elle préfère laisser le coach et l’ami gérer cette partie-là de l’affaire – elle avait d’autres plans de son côté.

Si elle l’avait fui ces derniers mois, ignorant ses appels incessants et harcelants, elle n’était pas prête à le laisser s’en sortir aussi impunément. Il était hors de question que Jon paie le prix doublement plus fort à cause de cet homme machiavélique. Et si elle ne pouvait pas comprendre son esprit étriqué et malade, elle comprenait néanmoins qu’elle était la source de cette folie, la source de cette mascarade. La solution pour sortir Jon de ce chaos sans nom. Elle ne l’avait pas revu depuis l’agression, et ce serait mentir que de dire qu’elle n’appréhendait pas, que son cœur ne battait pas la chamade – non pas par joie de retrouver un être cher, mais bien par peur. Pourtant, elle ne pouvait pas laisser sa peur gagner. Pas cette fois. Trouvant le courage dans cet amour qu’elle éprouve pour l’homme qui l’a ranimé à la vie, elle entre d’un pas déterminé dans la chambre d’hôpital d’Eric Ferguson. Plusieurs secondes s’écoulent avant qu’il ne lui adresse un sourire ravi. Il ne semble pas surpris de la voir. Au contraire. Cela lui semble logique. Normal. « Je me demandais quand tu finirais par venir me voir, » qu’il lui dit cependant avec ce léger ton accusateur. Parce que, dans son esprit malade et cinglé, elle lui doit d’être là. Elle est à lui. Elle l’a blessé. Elle l’a maltraité. « Reviens un peu sur terre, Eric. Je ne suis pas là pour toi. Au risque de me répéter, encore et encore, imprime bien ça dans ta tête de psychopathe : je ne t’appartiens pas. Toi et moi, » qu’elle continue en avançant lentement vers lui, « c’est terminé ». Il tique, et le sourire disparait légèrement. Le sourire ravageur et la malice dans le regard laissent place à une rage difficilement contenue. « Il serait temps pour toi de grandir, Caroline. Tu sais très bien que tu es incapable de te gérer seule. Tu sais que je suis ton seul pilier, ton seul repaire. Tu sais que sans moi, tu es perdue. Combien de fois m’as-tu écouté ? Combien de fois m’as-tu obéi ? Tu as ça dans le sang… toi et moi, ça ne sera jamais fini, Caroline, » qu’il lui sort ses aberrations et qu’elle ne peut que rire, machiavélique à son tour. « Le fait que tu puisses croire à tes propres conneries est la preuve irréfutable que tu es un gros malade mental… ma plus grosse erreur est de ne pas l’avoir compris plus tôt. Et justement parce que tu as un gros souci mental, » qu’elle enchaîne sans plus de crainte, sans plus de peur qu’elle n’avait éprouvé dans le passé à cause de cet homme, « on peut considérer que tu as commis des erreurs. Des erreurs que tu es prêt à réparer. Tu sais que tu as provoqué Jon. Tu sais que ce n’était que de la légitime défense. Et beaucoup d’autres le savent aussi. Si tu as réussi à mettre en stand-by sa carrière, crois-moi tu ne réussiras pas à bousiller sa vie. Ce procès que tu engages… tu vas le perdre, et tu le sais d’avance. Alors abandonne, tant que tu le peux encore, » qu’elle menace, fière et forte. Qu’elle s’impose. Qu’elle prend sa revanche. Certes, il est dans un lit d’hôpital, mais elle n’en est pas moins surprise et fière.

Quand elle rejoint Jon au parloir le lendemain – toutes ces procédures infernales et interminables ont failli lui faire perdre la tête et le contrôle d’elle-même – elle ne sait pas ce qu’il en est. S’il a vu son avocat. S’il risque vraiment quelque chose. Elle sait qu’il y a eu des caméras et des vidéos prises de cette soirée. Elle sait que la légitime défense à une chance de gagner le procès si procès il y a. Mais Eric semblait si sûr de lui quand il a assuré qu’il ne reculerait devant rien, tant qu’elle ne revenait pas à lui, qu’elle a peur. Et cette foutue vitre qui les sépare, ça n’arrange rien. Elle lui adresse tout de même un sourire, qui se veut rassurant mais qui doit sembler également triste. « Salut, » qu’elle lui dit tendrement. « Je suis désolée, je voulais venir plus tôt mais c’est un vrai branle-bas de combat pour passer ces portes… Comment tu te sens ? Tu as vu Jaimie ? Il devait contacter ton avocat, je suppose que tu l’as vu ? » qu’elle est nerveuse et désire tant de réponses, tant de solutions. Mais les réponses et les solutions, elle ne peut pas les apporter elle-même, pas seule. Elle finit par soupirer sans le quitter des yeux. « Je suis allée voir Eric, » qu’elle lui confie, sachant que cette idée le rendrait probablement furieux. « Je sais, tu penses que je n’aurais pas dû, mais… c’est à cause de moi tout ça, et il fallait que je lui parle, que je tente de le raisonner. Il fallait que j’essaie, » qu’elle lui assure yeux dans les yeux, qu’il comprenne qu’elle l’avait fait malgré la peur et le passé, qu’elle l’avait fait pour lui. Uniquement pour lui. « Il n’abandonne pas les charges… sauf si je rentre à la maison, » qu’elle annonce timidement.

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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: trop beau pour être vrai   Lun 11 Juin - 1:01

Trop beau pour être vrai
Caroline ∞ Jean-Neige
Cela fait maintenant 24 heures que j'ai été arrêté. Une fois arrivé à la police on m'a fait tout un interrogatoire, on m'a demandé de relater les faits ils m'ont montré des photos des blessures que j'avais causées. J'ai alors demandé s'ils avaient des photos de mes blessures, mais ils n'ont pas pu le prendre en compte vu que je sortais moi-même d'un combat de boxe qui m'avait bien amoché, évidemment. Du peu que Caroline m'a dit, je savais que c'était un manipulateur hors pair, mais maintenant il s'avère être aussi un calculateur des plus cruels. Je n'ai jamais vraiment été très intelligent et je maudis le fait que lui le soit.
On m'a dit que je devais rester enfermé pour le moment, voir s'il y aurait un procès ou non. S'il y a procès, je pourrais perdre bien plus qu'une année de boxe, mais ma carrière tout entière. Alors je n'ai rien dit, me montrant coopératif alors qu'on me demandait de porter cette foutue tenue orange de détenu. Je n'avais jamais été arrêté avant et cela me rend presque malheureux. Que penserait ma mère si elle me voyait en cet instant. Et puis je pense à Caroline et je me dis qu'elle serait fière de moi, parce que je fais tout pour sauver la femme que j'aime.
Et voilà que maintenant que je peux enfin la revoir c'est derrière une vitre, comme si j'étais un putain de criminel. Je promets sur ma vie que cet homme regrettera de s'en être pris à moi.
- Salut.
Je la regarde et ne peux m'empêcher de sourire. Elle est si belle et ne devrais pas être dans un endroit aussi laid. Je pose ma main contre la vitre, en colère de ne pouvoir la toucher ou encore l'embrasser.
- Salut...
- Je suis désolée, je voulais venir plus tôt mais c’est un vrai branle-bas de combat pour passer ces portes… Comment tu te sens ? Tu as vu Jaimie ? Il devait contacter ton avocat, je suppose que tu l’as vu ?
Je lui souris en hochant la tête.
- Je n'ai pas pu voir Jamie mais l'avocat est venu oui, il a peur que cette affaire aille jusqu'au procès. Dès qu'il s'agit de personnes publiques, les autorités aiment faire de nous des exemples, je crache presque, dégoûté.
Le silence s'installe entre nous, on se regarde un instant dans les yeux et j'aimerais pouvoir dire quelque chose, mais franchement, je ne sais vraiment pas quoi faire...
- Je suis allée voir Eric.
Cette fois, une colère monte dans tout mon corps. Je serre les poings alors que ma mâchoire se crispe comme jamais.
- Je te demande pardon...
Elle n'a pas besoin de répéter dans le fond, mais je veux être certain qu'elle parle sérieusement. Parce que si c'est le cas, je vais vraiment être en colère.
- Je sais, tu penses que je n’aurais pas dû, mais… c’est à cause de moi tout ça, et il fallait que je lui parle, que je tente de le raisonner. Il fallait que j’essaie,
Je lève les yeux au ciel.
- Bon sang, Caroline tu dois arrêter ca ! Ce n'est pas de ta faute mais entièrement de la sienne ! Et oui, tu as raison, tu n'aurais jamais dû y aller !
- Il n’abandonne pas les charges…
Cela m'aurait étonné.
- ...sauf si je rentre à la maison.
Cette fois, j'ai l'impression de voir rouge.
- J'espère que tu te moques de moi, je dis, sans élever la voix mais montrant clairement la colère sourde qui gronde en moi. Dis-moi que tu n'y songes pas Caroline... Tu ne peux pas...Tu... Ne... Peux... PAS, je dis avant de frapper le poing sur la table devant moi.
Cela a le don d'alerter les policiers en surveillance mais par chance ils ne s'approchent pas. Me connaissant ils savent certainement qu'ils en prendraient pour leur grade.
Mais maintenant voilà que je me calme et que je sens la détresse m'envahir. Et si elle me quittait pour me sauver, pour rejoindre cet homme et redevenir une femme, esclave de cette pourriture... Bon sang, je ne m'en remettrais jamais... Alors les larmes me montent aux yeux et je fais tout pour les retenir...
- Ce n'est pas ta maison... Il n'est pas ta maison... Tu es ta propre maison... Tu es ma maison... Tu sais que je préférerais crever que de te laisser retourner avec lui... Je m'en fous de passer du temps ici, je peux le gérer, je me fous même de perdre ma carrière... Tant que je sais que tu seras là pour m'attendre... Je ne peux pas laisser la femme que j'aime se sacrifier pour moi...
J'aurais aimé lui dire en d'autres circonstances, mais voilà que je viens de le faire. Je viens de lui dire parce que je ne supporterais pas de la perdre et qu'elle doit le savoir maintenant.
- Je t'aime Caroline... Et tu dois me promettre de ne rien faire de stupide et de ne plus aller le voir... Promets le moi Caroline...
Elle ne se rend pas compte que cela me briserait non seulement le cœur, mais moi tout entier. J'ai tellement besoin d'elle, besoin de la savoir à mes côtés. Si elle retourne avec Eric, pour moi, je ne le lui pardonnerais jamais, à moi non plus d'ailleurs...
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: trop beau pour être vrai   Lun 11 Juin - 21:05


Le voir derrière cette vitre lui fend le cœur. Le voir derrière cette vitre réveille une colère et une haine sans nom. Elle se sent faible de ne pouvoir l’aider. Elle se sent coupable de l’y avoir amené. Ils avaient tous beau dire qu’elle n’y était pour rien – même si elle savait que le fautif s’appelait Eric Ferguson, elle ne pouvait s’empêcher de penser que c’était sa faiblesse et ses erreurs passées qui la rattrapaient et la punissaient. « Je n'ai pas pu voir Jamie mais l'avocat est venu oui, il a peur que cette affaire aille jusqu'au procès, » et il n’était pas le seul. Jon ne méritait définitivement pas ce qui lui arrivait. Il était ténébreux, il était impulsif et pouvait être très passionné dans ses réactions. Mais il n’était pas un homme mauvais, il n’était pas violent pour être violent, il n’était pas Eric. La manipulation de cet homme était un vice bien plus grand et plus sadique que tous les coups que Jon avait pu porter dans sa vie. « Dès qu'il s'agit de personnes publiques, les autorités aiment faire de nous des exemples, » qu’il lui dit d’un air désabusé et dégoûté. Il était évident que, plus les personnages publics commettaient des erreurs, plus ils faisaient la une. Ils n’allaient pas poster un article sur sa petite sortie au parc de l’autre jour – ça, les gens s’en moquent comme de l’an quarante. Par contre, qu’il finisse derrière les barreaux pour s’être défendu contre un psychopathe, là… Elle soupire, tellement frustrée. Elle ne l’a jamais autant été, jamais. Elle donnerait sa vie pour libérer la sienne. Elle serait prête à tout pour libérer la sienne. Et qu’y a-t-il de mal à cela après tout ? Ne serait-il pas prêt au pire pour elle ? Avait-il hésité une seconde ce soir-là, lorsqu’il a choisi de la défendre à ses risques et périls ? Il avait fait le plus grand sacrifice de sa vie en agissant – et combien même il n’y pensait pas sur l’instant, c’est le fait qu’il ait pensé à elle avant de penser à sa carrière qui avait été décisif. Qu’elle soit donc allée voir Eric pour tenter de négocier lui semblait naturel et même obligatoire. « Je te demande pardon... » qu’il serre les mâchoires. Elle le connait suffisamment à présent pour savoir que la colère monte et qu’elle ne va pas tarder à s’exprimer. Et si d’autres auraient peur face à ce visage d’ange se transformant en démon, elle n’en ressent aucune. Elle comprend sa rage, car elle la ressent aussi. Elle comprend son désaccord, car elle le ressent aussi. Elle n’a jamais voulu revoir Eric, et elle souhaiterait ne jamais plus le revoir. Pourtant, Jon vaut la peine qu’elle se batte. Qu’elle essaie. Qu’elle tente le tout pour le tout. Qu’elle s’impose. Qu’elle affronte son passé, ses propres démons. Il le mérite, car elle l’aime et qu’il n’y a rien qu’elle ne ferait pas pour lui, pour le sortir de là. Pour elle, c’est comme une évidence. Rien ne l’arrêtera. Pas même Eric. Pas même Jon. Et elle le lui explique comme elle le peut. « Bon sang, Caroline tu dois arrêter ça ! Ce n'est pas de ta faute mais entièrement de la sienne ! Et oui, tu as raison, tu n'aurais jamais dû y aller ! » Elle garde son calme, car elle sait que la véritable tempête arrivera après la dernière déclaration. Elle a longuement hésité à lui révéler cette partie-là de leur entretien. Mais ce qui compte, réellement, c’est la franchise et l’honnêteté qui est la base de leur relation depuis le départ. Elle n’a pas l’intention de la bafouer.

« J'espère que tu te moques de moi, » et ce même si la fureur qui l’anime à cet instant devrait l’effrayer et lui faire courber l’échine. Elle sait que cette colère est purement saine, d’un homme protecteur, d’un homme qui tient beaucoup trop à elle pour la laisser gâcher sa vie. Et elle est fière d’elle, contente de ne pas frissonner de peur face à sa fureur. Elle avait tellement tremblé et tellement craint Eric sans qu’il n’ait à s’enflammer, qu’elle s’imaginait incapable de ne plus craindre les hommes. « Dis-moi que tu n'y songes pas Caroline... Tu ne peux pas...Tu... Ne... Peux... PAS », qu’il crie presque en tapant sur la table. Si elle est surprise, elle ne sursaute pas et ne détourne pas le regard. Le voir aussi démuni et prisonnier lui brise le cœur. « Jon… » qu’elle essaie de le calmer et de le rassurer, mais il enchaine. « Ce n'est pas ta maison... » qu’il lui rappelle. « Il n'est pas ta maison... » qu’il lui rappelle. « Tu es ta propre maison... » qu’il lui rappelle. « Tu es ma maison... » qu’il lui déclare. Et c’est bête, mais elle en a les larmes aux yeux. « Tu sais que je préférerais crever que de te laisser retourner avec lui... Je m'en fous de passer du temps ici, je peux le gérer, je me fous même de perdre ma carrière... » qu’il lui assure sans l’ombre d’une hésitation. Elle est comme subjuguée et fascinée par lui à cet instant, car il n’a jamais vraiment ouvert son cœur ainsi. « Tant que je sais que tu seras là pour m'attendre... » Et il sait qu’elle sera là pour l’attendre. Eternellement s’il le faut. « Je ne peux pas laisser la femme que j'aime se sacrifier pour moi... » Et là, elle percute. Et là, elle est sonnée. Et là, le temps s’arrête. Elle ne le lâche pas des yeux, des siens qui ne peuvent plus repousser les larmes qui coulent lentement. Ces mots, elle avait voulu les entendre. Ces mots, elle avait espéré les entendre. Mais pas ici. Pas comme ça. Elle haïssait Eric plus que jamais à cet instant, de lui avoir privé de ce bonheur, de ce bonheur d’être dans les bras de l’homme qu’elle aimait tandis qu’il lui révélait ces sentiments tant attendus et tant espérés. « Je t'aime Caroline... » qu’il répète et qu’elle sent son cœur exploser. De bonheur et de souffrance. Ce ne devait pas se passer comme ça. Ça ne pouvait pas se passer comme ça. « Et tu dois me promettre de ne rien faire de stupide et de ne plus aller le voir... Promets le moi Caroline... » Elle a la gorge nouée et ne peut répondre pendant de longues secondes et ce n’est que lorsqu’elle est calmée qu’elle plante son regard dans le sien. « Je n’ai pas l’intention de redevenir son esclave. Je ne retournerai pas vivre avec lui… mais ne m’en veux pas de l’avoir pris en considération. Tu dis que tu serais prêt à crever plutôt que de me voir y retourner, que tu es prêt à perdre ta carrière par amour pour moi… comprends que je suis prête à tout pour toi aussi, » qu’elle tente de lui faire comprendre. « C’est une torture que de te savoir là, derrière ces barreaux, quand ça devrait être lui. Une torture de savoir que j’ai la solution pour arrêter ce désastre, mais que je… » qu’elle ne pouvait pas accepter la proposition de ce monstre. Cela redoublait d’autant plus sa culpabilité. Elle avait la solution, mais était incapable de la donner. Elle finit par relever la tête et adresser un faible sourire à Jon. Faible, mais déterminé. « Une torture d’être de ce côté de la vitre. Je te promets de ne pas chercher à le revoir, » qu’elle promet finalement. « Et je te promets de ne jamais accepter sa proposition… mais je ne compte pas rester là, à te voir payer le prix qu’il devrait payer lui. Je ne peux pas, je ne peux pas rester sans rien faire, » qu’elle répète. Diable, si elle devait se payer des études de droit, elle le ferait. Vieille ou pas vieille, tard ou pas tard. Elle paierait le meilleur avocat du monde pour l’aider à sortir.

« Les visites sont terminées, » qu’on leur annonce. Déchirure douloureuse. Torture insoutenable.

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