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 OFELIA - LIFE IMITATES ART

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Ofelia Velasquez
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DATE D'INSCRIPTION : 06/06/2018
MESSAGES : 16

MessageSujet: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 11:23




Kings and Queens and Vagabonds


"Ofelia (Hoffmeister) Velasquez"


◑ Nom Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, c'était Hoffmeister. Par sécurité, j'ai pris le nom de ma arrière-grand-mère paternelle, Velasquez, histoire que le premier quidam venu n'ait pas la bonne idée de remonter jusqu'à mon glorieux géniteur... Ou mon frère. ◑ Prénom(s) Ofelia, version hispanique d'Ophélie, comme la fiancée d'Hamlet. Sympa la référence, surtout quand on sait que la fiancée en question finit noyée dans la rivière du coin au milieu de la pièce. Shakespeare, t'es un champion. ◑ Date et lieu de naissance Un premier janvier, histoire de commencer l'année en beauté. C'était à Buenos Aires, capitale de mon pays natal. ◑ Nationalité Argentine, le plus beau pays du monde. ◑ Orientation sexuelle Hétéro, je... Crois ? Il faut dire que je ne me suis jamais vraiment posé la question... ◑ Statut civil Orpheline, avec pour seule famille un frère cadet qui exerce la sympathique profession d'aimant à emmerdes. Et vous croyez que j'ai le temps de me chercher un mec dans tout ça ? ◑ Profession et/ou études Photographe professionelle. ◑ Quartier d'habitation Venice Beach, dans une petite maison qui ne paie pas trop de mine mais qui a une ravissante vue sur la mer. ◑ Qualités et défauts de ton personnage Loyale + Colérique + Déterminée + Orgueilleuse +  Cultivée + Discrète + Honnête + Secrète + Observatrice + Rancunière + Obstinée + Curieuse + Protectrice + Passionnée + Sérieuse + Anxieuse. ◑ Avatar Tatiana Maslany. ◑ Groupe Les rouges ! ◑ Crédits @lilousilverpour l'avatar.

L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire



Tics et manies et de ton personnage
Mon rêve, c'est surtout de récupérer mon frère, de le sortir du bourbier et de rentrer illico en Argentine. Quand je m'enhardis, je me remets à rêver d'Istanbul, mais c'est rare. Entretemps, je reste discrète, comme à mon habitude, en véritable photographe : je mets les gens en lumière pour mieux rester dans l'ombre. Je suis relativement peu maquillée, porte des jeans, des couleurs neutres. Je parle couramment l'anglais et l'allemand, mais sans chercher à masquer mon fort accent argentin. Je ne me suis jamais sentie chez moi à Los Angeles, alors tout ce qui peut me rappeler l'Argentine est bienvenu : sans avoir la main verte, j'ai commencé à cultiver des fleurs de ceibo, la fleur nationale de mon pays, et autant dire que l'infâme nourriture étatsunienne n'a pas sa place sur ma table. J'accepte les plats chiliens, je tolère les mexicains, chez moi je ne mange qu'argentin. En bonne latino-américaine, je raffole de la confiture de lait et en argentine véritable, je bois du maté, ça me rappelle mon gaucho de grand-père. Pendant mon temps libre, j'aime peindre, lire, me rendre au haras le plus proche pour profiter des chevaux. Je ne fume pas et ne boit que des alcools forts, à ce titre rien n'égale le véritable whisky irlandais. Je lis beaucoup, aussi, surtout des romans - mon favori est Jude l'Obscur de l'anglais Thomas Hardy - même si j'apprécie les livres d'art. Mon peintre favori est l'autrichien Gustav Klimt, mon musicien préféré est l'argentin Astor Piazolla - un seul de ses morceaux me ramène aussitôt chez moi. En somme, je suis un trois-quarts argentin, un quart européen, perdu dans l'océan californien.
Le petit cocon de ton personnage
Je vis seule dans une petite maison de Venice Beach, qui a pour plus grand mérite d'offrir une imprenable vue sur la mer. C'est une maison très quelconque, sans rien de remarquable, à l'intérieur comme à l'extérieur. Des murs blancs, dehors comme dedans, un sol en faux parquet, un peu défoncé par endroits. Une chambre, un bureau pour stocker mon matériel de photographie, un bout de jardin où sont plantées les fameuses fleurs de ceibo, un salon avec une télévision qui fonctionne une fois sur dix, achetée au rabais, et un canapé plutôt confortable, recouvert de coussins colorés- c'est guère la seule touche de fantaisie des lieux. Une cuisine qui fait office de salle à manger puisque je reçois rarement, quelques étagères pour ranger mes livres, une salle de bains, des toilettes. Des photographies aux murs, surtout de l'Argentine, de l'Alhambra de Grenade et de Berlin, et dans une moindre mesure, des capitales européennes que j'ai eu la joie de pouvoir visiter, dans ce qui me semble être une autre vie. Le strict minimum, en somme, et c'est amplement suffisant, je ne m'y sens aucunement chez moi et n'ai pas réellement envie de faire des efforts de ce point de vue. Ce n'est pas comme si j'avais l'intention d'y faire ma vie, après tout...
Que pense t-il de la ville de Los Angeles ?
Qu'on soit bien au point : JE. HAIS. CETTE. VILLE. Je ne la haïrais pas autant dans d'autres circonstances, mais là je la hais, je l'exècre, je l'abhorre. Je suis chez moi à Berlin, à Buenos Aires. Je suis encore plus chez moi dans le ranch patagonien de mon grand-père. Mais ici je ne suis pas, je ne serais jamais, chez moi. Trop de soleil, de malbouffe, d'américains, de tout. De crétins californiens qui entendent mon accent hispanique et me croient mexicaine - comme si l'Amérique latine se résumait au Mexique. Trop d'idiots, trop de gens, de végétariens - oui, j'ai les végétariens en horreur, et je ne vous parle pas des vegan. Et un frère prisonnier de ces lieux maudits. Je ne rêve que d'une chose : lorsque viendra le jour béni où Octavio se sera tiré d'affaire, j'irais chanter l'hymne national argentin dès mon retour à Buenos Aires. Je ne suis ici que depuis quelques mois, et déjà j'étouffe dans cette ville que je n'ai jamais supportée, même cinq secondes après mon arrivée.
Pourquoi avoir choisi ce groupe ?
Parce qu'il est rouge et que je suis communiste CECI ETAIT UNE BLAGUE DE MERDE MERCI BONSOIR What a Face Parce que je me pose des questions, toujours des questions, que je m'en pose sans doute trop, que je décortique le pour et le contre à peu près vingt minutes avant de pouvoir prendre une décision, parce-que je suis une personne réfléchie qui passerait bien sa vie le nez dans ses livres. J'aime apprendre, j'aime comprendre, j'aime connaître. J'agis, mais moins que je ne pense. C'est vu, une seule fois dans ma vie j'ai agi sans réfléchir, et voilà où ça m'a menée : à Los Angeles, sous l'insupportable soleil, entourée du non moins insupportable accent nasillard des étatsuniens. Et c'est maintenant que j'y suis que je me pose les bonnes questions, celles que j'aurais du me poser avant de partir. Sans commentaire. Quel est le petit secret de ton personnage ?
Il y en a plusieurs, et ils ne sont pas franchement petits. J'ai de faux papiers. J'ai un frère empêtré dans des affaires frauduleuses avec la mafia locale et les cartels de drogue, et avec tout l'amour que j'ai pour Octavio, on ne peut pas franchement dire que ce soit Pablo Escobar. D'ailleurs, Escobar est mort (désolée du spoil), alors je préfère ne pas penser à ce qui risque de tomber sur mon frère. Enfin, j'avais un père qui avait un grand nom et une fortune que je pensais honnête, sauf que non. Le scandale a éclaté, mon père a tout perdu, il s'est suicidé, ma mère est morte dix jours après lui, mon nom est sali, ma fortune évanouie, ma famille décimée, la belle journée. Le seul mérite qu'ont mes secrets, c'est que je ne suis pas la seule à les porter, Octavio a sa part du fardeau. Mais malgré tout, il faut vivre avec, entre chagrin, honte et effroi. J'aime ma vie.

Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


Parce que nous sommes curieuses, forcément, nous allons te demander touuuuut un tas d'informations bien croustillantes à ton sujet. Ton prénom/pseudo Evigheten, mais call me Evi Cool . Ton petit âge 22 balais. Ce que tu fais dans la vie à part tuer des gens Je les mange bien assaisonnés. Personnage inventé ou scénario Inventé. Où as-tu connu le forum? En fouinant sur la Toile à la recherche d'un forum, ça fait cent mille ans que j'ai pas RP, ça me manquait un petit chouia Razz . Un dernier petit mot ? Jaquouille, passe-moi la gourdasse, j'ai grand soif.  

Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque

Code:
[url=http://vice-et-versa.forumactif.org/t4061-ofelia-life-imitates-art#116814][color=red]◑[/color][/url] <span class="titlecat1">Tatiana Maslany</span> - Ofelia Velasquez[b]Ofelia Velasquez : [/b][i]Venice Beach[/i]
[b]Ofelia Velasquez : [/b] [i]Photographe professionnelle[/i]

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Ofelia Velasquez
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MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 11:24



Life imitates art


« [De Buenos Aires], il lui reste une vague lumière, une douceur subtile mêlée d'amertume, une musique lointaine, des formes douces, des plaisirs rouillés par le temps, la douleur de la violence, de la perte : l'abandon des mains que la vie n'a pas laissé prendre, des visages qu'on ne caressera plus, des ponts qu'on a pas encore tendus » Mathias Enard.

Je suis un pur produit argentin - c'est à dire un savant mélange d'Espagne et de lointains ancêtres amérindiens, d'Allemagne, d'Italie et d'Irlande au fil de la colonisation de l'Amérique du sud et des multiples vagues d'immigration qui l'ont traversée. Mélange de cultures, de croyances, de langues et de traditions, de convictions politiques, un bien curieux melting-pot que celui-là. Prenez le côté de mon père, par exemple : lui était bien né en Argentine, mais son père était allemand, venu s'installer à Buenos Aires lorsqu'il était encore enfant, fuyant Berlin avec ses parents qui apparemment avaient deux-trois petites choses à se reprocher - on était alors en 1945, je ne vous fait pas de dessin. A Buenos Aires, mon grand-père allemand avait épousé ma grand-mère espagnole, elle aussi fille de fugitifs européens : des anarchistes sévillans qui avaient quitté leur Andalousie pour échapper aux franquistes et à leur amabilité légendaire. S'ils avaient du fuir une deuxième fois, cette fois au Mexique, victimes comme ils l'étaient de la dictature péroniste et de l'oppression politique qui visait alors tous ceux qui se rapprochaient de la gauche radicale, ils étaient revenus dès 1983 à Buenos Aires, comme incapables d'en rester éloignés. Des nazis, des anarchistes, des allemands et des espagnols, et encore je n'ai cité qu'un côté de la famille. Rassurez-vous, c'est tout aussi marrant de l'autre côté : le père de ma mère était, pour sa part, ce qu'on appelait un argentin véritable, c'est à dire un fruit du métissage entre les colons espagnols du XVIe siècle et les autochtones présents à leur arrivée. Sa femme, la mère de ma mère donc, était née d'un père italien et d'une mère irlandaise. Mon père était athée mais revendiquait la culture protestante qu'il tenait de ses aïeuls berlinois. Ma mère était profondément catholique, au point d'assister à la messe tous les dimanches matins et de suivre l'actualité du Vatican comme s'il s'agissait de l'épicentre de la politique étrangère. Excusez du peu. Un catalogue quelque peu compliqué que celui-ci, j'en conviens, mais il vous donnera une idée du contexte et de l'ambiance dans laquelle j'ai grandi, convaincue comme je l'ai été enfant, et comme je le suis encore, malgré mes origines multiples et variées, que l'Argentine est le plus beau pays du monde.

Il faut dire aussi que j'ai eu de la chance : je suis née quatre ans après la fin de la dictature militaire de Juan Perón, avec une cuillère en argent dans la bouche. Mon père était l'un des hommes d'affaires les plus puissants du pays, et sa fortune était régulièrement citée parmi les plus considérables d'Argentine. Il avait miraculeusement réchappé à la grande crise économique de 2001, et tous s'accordaient à le qualifier de génie de la haute finance. D'un coup, c'est sûr, la vie deviens plus belle : non seulement je n'ai jamais manqué de rien, mais j'ai eu largement plus que le nécessaire. Scolarisée dans les établissements les plus côtés de la ville, j'ai reçu mon premier collier de diamants à sept ans et une Porsche flambant neuve à dix-huit - alors que j'ai toujours détesté conduire, mais passons. C'était restaurant gastronomique plusieurs fois par semaine, vacances dans des hôtels cinq étoiles, appartement immense dans un immeuble de grand luxe avec piscine de toit qui surplombait la ville entière, robes de haute couture à la moindre occasion spéciale et armée de domestiques tout prêts à répondre à nos moindres désirs. Nous allions au théâtre, au cinéma, à l'opéra, toujours assis aux meilleures places, toujours entourés des plus grands, entre les collègues de mon père, magnats de la finance comme lui, les amis de ma mère, grands propriétaires terriens, quand ce n'était pas de la classe politique la plus élevée du pays : j'avais douze ans lorsque j'ai serré la main du Président de la République fédérale d'Argentine, et j'ai bien cru alors que j'allais me faire pipi dessus - à ce moment-là, ce n'était pas qu'une expression. Les tenants et les aboutissants des affaires de mon père, je ne les connaissais pas, et je m'en fichais complètement : il était très riche et très respecté, ça me suffisait. C'était le modèle du self-made-man à la sauce argentine, et je l'admirais, mais une fois rentré à la maison, il ne parlait pas de son travail, jamais avec nous et, je le sais maintenant, jamais avec ma mère non plus. Evidemment, cette dernière ne travaillait pas, passait son temps entre le terrain de tennis, les réceptions et nous, ses enfants. A cinq ans, je pus tenir mon petit frère dans mes bras, et je l'ai immédiatement aimé : Octavio avait une bouille ronde et des mains minuscules, il était adorable. Ma mère nous dévouait tout son temps, je voyais aussi beaucoup mes grands-parents, mon arrière-grand-mère espagnole, leur présence presque quotidienne me rassurait. J'avais relativement peu d'amis, ma famille me suffisait. Enfant, c'était vers mon arrière-grand-mère que je me tournais le plus : de son exil mexicain elle avait ramené un nombre considérable de recettes de cuisine et concoctait les meilleurs enchiladas du monde. Elle avait des talents de conteuse remarquable, et moi j'aimais ses histoires. Surtout quand elle parlait de l'Espagne, de Séville et de Grenade, elle connaissait par cœur l'histoire de son pays. J'avais l'impression qu'elle avait assisté à tout tant ses récits émanaient du plus profond de son cœur : il était question du Califat de Cordoue, d'un pays oublié et d'un royaume perdu pour les uns, gagné pour les autres... D'un sultan poète et d'un vizir amoureux, de Rois Catholiques qui avaient assiégé Grenade des jours entiers avant de faire tomber la dernière place-forte musulmane en Europe. Il était question de l'Alhambra, de ses beautés et de ses légendes. Et il était question de Franco - enfant, je l'imaginais comme une sorte de savant mélange entre l'Empereur Palpatine et Dark Vador, j'avoue avoir été quelque peu désappointée en découvrant le vrai visage du dictateur. Mon arrière-grand-mère est morte l'année de mes sept ans, et l'idée que sa voix s'éteigne pour toujours m'a rendue malade plusieurs semaines. J'ai écrit ses histoires, faisant appel à tous les souvenirs possibles et imaginables, espérant ne rien oublier, pour les conter à Octavio plus tard. Il était alors âgé de deux ans et n'aurait aucun souvenir d'Almudena Velasquez, anarchiste espagnole en exil, à la voix profonde et envoûtante comme un chant andalou. Je les lui ai racontées, ces histoires, plus tard, et il m'a écoutée... Mais jamais je n'ai eu le talent de conteuse de mon arrière-grand-mère. Et puis il y avait les autres lieux, les autres récits, moins passionnants mais qui éveillaient malgré tout mon intérêt, qui me faisaient voyager de Berlin à la Sicile, de Palerme à Marseille, de Paris à Dublin. Chacun de mes deux parents était enfant unique, cela expliquait sans doute pourquoi la quasi-totalité de ma famille proche ait sans cesse eu les yeux rivés sur Octavio et moi. Les parents de mon père n'avaient jamais connu l'opulence, mais avaient bénéficié de la réussite de leur fils : leur appartement était situé juste en dessous du nôtre et sa superficie était à peine moins étendue. Les parents de ma mère, propriétaires terriens, vivaient à l'extrême sud du pays, à Ushuaia, en Terre de Feu, et nous les voyons essentiellement en vacances : mon grand-père avait la ville en horreur et n'était pleinement heureux que retranché sur ses terres patagoniennes, à s'occuper de son ranch, sans connexion internet et disposant de l'électricité quand le climat, particulièrement capricieux, le lui permettait. Il passait pour l'excentrique de la famille, mais moi je l'adorais - mon père m'avait appris à aimer l'Argentine pour le potentiel qu'elle offrait, pour son ambition et son multiculturalisme ; mon grand-père m'avait appris à aimer l'Argentine pour ce qu'elle était vraiment, une terre sauvage et immense, indomptée, puissante, sublime et effrayante. Je crois que c'est à mes grands parents, chacun d'entre eux, que je dois de ne pas être totalement devenue une odieuse peste pourrie gâtée comme j'aurais pu le devenir, puisque ni mon père ni ma mère ne me refusaient quoi que ce soit. Ils m'avaient transmis l'amour d'une terre, m'avaient appris que l'argent, s'il contribuait très fortement au bonheur, n'était pas l'alpha et l'omega de l'existence non plus. Ils m'avaient appris à être discrète, travailleuse et persévérante, et sans leur enseignement j'ignore où j'en serais aujourd'hui : ils m'ont appris à me débrouiller autant que possible par moi-même sans constamment faire appel à mon père, et sans le savoir, ils m'ont sauvé la mise.

Mais nous n'en sommes pas encore là.

J'ai été une enfant, puis une adolescente, tout à fait normale. Tellement normale que j'ai échappé à la vie de paillettes et de paparazzis qui est normalement celle des enfants des riches et des puissants. Je ne faisais pas de bruit. Suivre les traces de mon père ne m'intéressait pas, être sur le devant de la scène encore moins - j'aimais les coulisses, observer sans être vue, mettre les gens dans des boites au lieu d'être moi-même enfermée. J'étais bonne élève, pas la plus brillante qui soit, mais je travaillais beaucoup et j'avais de bons résultats. J'étais la pire musicienne au monde mais j'aimais le sport, la littérature et l'art. J'ai fait de l'équitation, du pato, du football et du polo, en revanche les quelques cours de tango argentin que j'ai pu suivre se sont soldés par des catastrophes indescriptibles. Déjà que marcher en talons était pour moi une épreuve de fond, je vous laisse imaginer ce que je pouvais donner en dansant en talons... Non, décidemment, j'étais bien en baskets à courir derrière le ballon - avec un maillot dédicacé par Lionel Messi en personne, s'il vous plait - et j'étais mieux encore sur le dos d'un cheval. Octavio et moi passions pratiquement toutes nos vacances d'été en Terre de Feu, dans le ranch de nos grands-parents, et nous y étions aussi attachés tous deux que Scarlett o'Hara l'est à Tara, son domaine familial. J'ai reçu mon premier cheval pour mes huit ans, et encore aujourd'hui, je ne puis repenser à cet anniversaire sans verser ma petite larme d'émotion. J'aimais les chevaux, la Terre de Feu et les grands espaces, c'était mon refuge loin du tumulte permanent de Buenos Aires - mais j'aimais Buenos Aires, son effervescence, sa vie débordante, son bruit constant, ses lumières. Certains enfants rêvaient des Etats-Unis, pas moi - l'Argentine valait largement les States. J'étais une enfant solitaire et assez réservée, rêveuse aussi, je lisais beaucoup et sortais relativement peu. C'est au lycée que j'ai noué mes premières réelles amitiés, mais elles étaient peu nombreuses : je n'étais vraiment moi-même qu'au milieu des livres, avec mon frère et ma famille, ou dans le ranch de Patagonie entre les chevaux et les légendes celtiques que racontait ma grand-mère à moitié irlandaise. Ma mère s'intéressait beaucoup à l'art et nous emmenait souvent voir des expositions de peinture, de sculpture ou de photographie, j'imagine que mon intérêt pour ces disciplines a commencé là. Au lycée, j'ai mis l'accent sur les langues vivantes et l'histoire de l'art. Mon père m'encouragea beaucoup à poursuivre dans cette voie. J'ai fini mon cursus secondaire avec les honneurs, un nouveau cheval me fut offert, et j'entamais des études d'histoire de l'art à l'Université de Buenos Aires.
C'était ma passion qui m'avait menée sur ces bancs-là, et jamais je n'eus à le regretter : c'est peu dire que je me suis épanouie comme jamais dans mes études. J'ai aimé Michel-Ange, Frida Kahlo, Alphonse Mucha et Gustav Klimt, j'ai étudié à fond le fileteado, ce style de peinture décorative typique de Buenos Aires, et à ce titre unique au monde. Si je n'ai pas appris à jouer de la musique - j'en était bien incapable, les partitions me semblaient impossibles à déchiffrer et mes doigts bien résolus à ne jamais s'accorder - j'ai appris à l'apprécier. Deux domaines cependant étaient mes favoris, l'architecture et la photographie, c'était surtout dans le second que j'avais du talent et vers lequel je me décidais à me tourner. Huit ans après avoir posé le pied pour la première fois dans un amphithéâtre universitaire, je soutenais mon doctorat, consacré au travail de la photographe et militante communiste Tina Modotti. Entre temps, j'avais passé le longs mois au Mexique, le théâtre de l'essentiel de ses travaux autant que son lieu d'exil - qui avait aussi était celui de Léon Trotski et de mon arrière-grand-mère. Ma famille ne cessa pas un instant de me soutenir dans mes démarches, et lorsque je me décidais à lancer ma carrière de photographe professionnelle, je pus compter sur le carnet d'adresses de mon père. J'avais alors vingt-six ans, et mon grand-père, l'heureux propriétaire du ranch patagonien, s'éteignit quelques semaines après que j'eus décroché mon doctorat. C'était le dernier de mes grands-parents bien aimés à être encore de ce monde : la peine provoquée par la perte d'un être cher autant que le désir de voir l'Europe me poussèrent à quitter ma terre natale. C'est à Berlin que je posais mes valises, à nouveau appuyée par les contacts paternels, je décrochais un poste à l'Université des Arts. Durant cette période, je visitais Paris, Londres, Dublin, Rome et Prague. Puis je me décidais à un séjour en Espagne : quelques jours à Madrid et trois semaines en Andalousie, sur les traces des contes de mon arrière-grand-mère, du sultan poète et du vizir amoureux. Et je photographiais, encore et encore, à l'envi, tout ce qui passait. C'était devenu plus qu'un réflexe, une drogue. Au bout de quelques temps, on cessa de s'intéresser à moi, fille du richissime argentin Harald Hoffmeister, pour s'intéresser à mon travail, et se rendre compte qu'il avait de la valeur. Je ne suis pas inutilement vaniteuse et ne cherchais pas spécialement la gloire, mais j'étais douée dans ce que j'avais entrepris, douée pour la photographie. En Argentine, Octavio poursuivait ses études, persuadé par mon père de ne pas le suivre dans sa voie, comme si notre géniteur avait décidé qu'après lui, tout devait s'arrêter. Cette obstination à nous voir emprunter un autre chemin que celui de la finance, qui pourtant l'avait rendu riche à millions et puissant comme peu, aurait du me mettre la puce à l'oreille, mais ce ne fut jamais le cas. Au cours de ces cinq années en Allemagne, je compris à quel point l'Argentine me manquait - la vraie Argentine, celle de mon grand-père. Berlin valait Buenos Aires, mais rien ne remplaçait la Patagonie. Alors j'ai multiplié les aller-retours, comme incapable de rester loin de chez moi. Je me suis intéressée au street art, j'ai entamé un second doctorat, qui comparait les fresques murales européennes aux sud-américaines - je suis retournée au Mexique, à Dublin, j'ai visité Brighton. Autant dire que je demeurais, au grand dam de ma mère, célibataire, mais moi je m'en fichais, je n'avais pas besoin de quiconque, ma solitude me convenait, ma passion occupait assez mon cœur et mes études, mon travail, mes voyages étaient là pour occuper mon temps. J'aimais apprendre, étudier, photographier, je n'en avais jamais assez. J'étais bien, j'étais heureuse, cinq ans de bonheur et de découvertes. J'ai projeté un voyage à Istanbul, commencé à rédiger ma nouvelle thèse.

Et tout est parti en fumée d'un coup, sans prévenir. Mais n'est-ce pas toujours ainsi que ça arrive ?

J'étais en Allemagne quand mon frère m'a annoncé au téléphone que notre mère était atteinte d'un cancer du poumon, elle qui n'avait jamais touché une cigarette de sa vie mais qui vivait avec l'un des plus gros fumeurs qu'il m'ait été donné de voir - mon père, en l'espèce. Je pris un billet pour Buenos Aires la semaine suivante. Une semaine, sept jours...C'est si bref, et pourtant si long... Car au cours de cette même semaine a éclaté le scandale, par Dieu seul sait quel biais. C'était mon père, cette fois qui était visé : il spéculait depuis toujours, jusque là il n'avait fait que gagner, il lui avait suffi d'une seule perte pour qu'elle lui soit fatale. La spéculation de trop, la tractation qu'il ne fallait pas faire, l'investissement qui avait échoué. Son empire financier, qu'il avait mis des années à le bâtir, s'écroula en quelques heures, et révéla ses fondations. Les retombées furent assourdissantes : malversations, trafics de drogue, contacts mafieux, corruption, tout y passait. La fortune de mon père non seulement s'était envolée, mais en plus avait révélé son horreur et sa malhonnêteté. Je compris tout, d'un coup, comment il avait su garder ses positions pendant la crise de 2001, pourquoi il ne parlait jamais de son travail et pourquoi il ne voulait pas nous voir, Octavio et moi, poursuivre sa voie. Après moi le déluge, semblait-il avoir pensé... En vérité le déluge avait bien eu lieu, et pas après lui. Dieu merci mes grands-parents étaient partis et n'eurent pas à assister à la déchéance de notre famille - pour la première fois j'eus à affronter la presse et la honte dès que j'eus posé le pied sur le tarmac de l'aéroport de Buenos Aires. Harald Hoffmeister, dont le nom jusqu'alors suffisait seul à ouvrir toutes les portes, avait tout perdu dans l'indignité la plus totale. J'appréhendais de me retrouver face à lui, cette homme que j'aimais mais dont je ne pouvais m'empêcher d'avoir honte. La rencontre n'eut pas lieu : arrivée chez nous, ma mère en larmes m'apprit qu'il s'était tiré une balle dans la tête dans la matinée, incapable de supporter sa perte et les crachats de la foule. Octavio, depuis que le scandale avait éclaté, était introuvable, injoignable. L'état d'esprit de ma mère n'aidait pas à sa guérison, bien au contraire : dix jours après le suicide de mon père, son cœur malade de chagrin et ses poumons malades du cancer eurent raison de son âme douce et bienveillante. En moins d'un mois, mon père s'était suicidé, ma mère l'avait suivi dans la tombe, emportée par la maladie et la peine, mon frère avait disparu et mon nom était couvert de boue. Quant à la fortune familiale, elle s'était dissipée comme une vague de fumée. Comment en était-on arrivés là ? On dit que tout à une fin, là c'était le rêve qui était fini. J'ai vendu l'appartement de Buenos Aires, toutes les propriétés de mes parents, ne gardant que le ranch, où je me réfugiais, loin du tonnerre urbain, loin de la presse à scandales et des souvenirs d'une gloire passée. J'ai vendu tous les meubles, toutes les robes de haute couture, tous les bijoux, ne gardant que les alliances de mes parents, un bracelet de mon arrière-grand-mère andalouse et les boucles d'oreilles en turquoise offertes par mon grand-père le gaucho à ma grand-mère italo-irlandaise. C'était peu de pièces, comparé à ce que nous avions. J'étais ce calife de Grenade qui avait pleuré la ville que les armées chrétiennes venaient de lui prendre, qui se lamentait sur son royaume perdu. Je ne parvenais plus à rien, ni à réfléchir ni à penser. Je voulus retourner à Berlin, oublier tout, disparaître à jamais, changer de nom, changer de vie. Seule la pensée de mon frère me sortait de mon chagrin, mais c'était pour mieux me mettre en colère. Où était-il, pourquoi était-il parti ? Qui avait-il de plus important que nous en ct instant? Pourquoi ne répondait-il pas au téléphone ? Pourquoi, pourquoi... Pourquoi mon père avait-il fait cela ? Pourquoi ma mère était-elle morte ? Pourquoi étais-je là, dans le noir, à attendre de me réveiller, comme si tout n'était qu'un long cauchemar ? Pourquoi mon frère était-il absent alors que j'avais plus que jamais besoin de lui ? Pourquoi... Tant de pourquoi, jamais de parce-que. Tant de questions sans réponses. Tant de phrases en suspens, de non-dits, de secrets qui, en éclatant au grand jour, ensanglantaient mon cœur et mon âme. Des mensonges par omission, des silences coupables, et des souvenirs par dizaines, des souvenirs coupables, parce-que j'avais aimé, et j'aimais encore, cet homme qui était mon père et qui nous avait conduit au fond du gouffre, préférant se tirer une balle dans la tête plutôt qu'affronter la justice.
Combien de temps suis-je restée là, hébétée, victime de ma torpeur? Plusieurs mois c'est sûr, combien exactement je ne sais - je n'en sortis que lorsque mon téléphone vibra et que le nom d'Octavio apparut sur l'écran. J'ai décroché, il n'a pas pu ouvrir la bouche tant je l'ai immédiatement incendié. Je lui ai raccroché au nez, l'ai rappelé. Il a essayé de s'excuser, j'ai raccroché à nouveau. Et à nouveau, je l'ai rappelé. Il était aux Etats-Unis, en Californie, coincé. J'appris vite la suite, sa voix blanche effaçant toute la détresse et la colère en moi. Octavio avait des ennuis, de gros ennuis - en voulant tirer mon père de l'embarras, il avait pris contact avec un cartel de drogue bolivien qui travaillait pour lui. Il était parti pour Santa Cruz de la Sierra deux jours avant mon arrivée à Buenos Aires. La mort de mon père avait levé le voile sur ledit cartel bolivien, et mon frère était parti au Paraguay. Puis en République Dominicaine. Puis au Mexique. Et là, il était en Californie, sans doute pas en train d'admirer Hollywood. J'avais assez regardé Le Parrain pour comprendre d'une, que Coppola était un sacré bon réalisateur, de deux, qu'on ne sortait pas comme on voulait du joyeux monde de la mafia et des cartels de drogue. Octavio était sans ressources dans un pays qui n'était pas le sien, entré dans un monde par la grâce des onze lettres du nom Hoffmeister, mais c'était un nom qui désormais ne le protégeait plus, qui ne valait plus rien. Je pouvais être lente à prendre une décision, mais là je n'ai pas réfléchi plus de trois secondes et demi après avoir raccroché, cette fois suite à une vraie conversation. L'argent qui me restait des ventes de nos biens et de mon propre travail était suffisant pour payer un billet aller pour Los Angeles et des faux papiers - je gardais le ranch, il me donnait espoir. Rester Ofelia Hoffmeister était trop risqué, prendre le nom de jeune fille de ma mère trop évident, je me décidais pour Velasquez, le nom de mon arrière-grand-mère andalouse. J'ai bouclé mes valises et je suis partie, comme ça, sur un coup de tête, sans réfléchir plus avant, toutes mes économies en poche.

Ofelia Velasquez est une jeune photographe d'origine argentine - inutile de chercher à masquer mon accent, je n'en ai ni le talent ni l'envie - venue tenter sa chance dans la Cité des Anges. Elle a un certain talent, la demoiselle, c'est certain, elle parle peu mais photographie bien. Les magazines de décoration, de mode ou de cuisine n'ont pas maqué de remarquer ses talents. Elle loue une petite maison à Venice Beach, occupe son temps libre dans un haras, sort peu, parfois avec un jeune homme de cinq ans son cadet et brun comme elle, mais c'est rare, très rare. Elle commence à nouer des liens, ils sont rares, éphémères, assez fragiles, comme si elle ne voulait pas d'attaches. Parfois, lors de moments de doute, elle pense au ranch de son grand-père, en Patagonie, et se calme aussitôt. Elle pense aux danseurs de tango dont elle n'a jamais fait partie, aux instruments de musique dont elle n'a jamais su jouer. Au voyage à Istanbul qu'elle espère pouvoir faire, au frère qu'elle veut sauver. Au pays qu'elle veut retrouver.
J'ai des doutes et des peurs, c'est certain. Mais j'ai des espoirs et une grande détermination. Je tirerais Octavio du merdier, même si je ne sais pas comment, et ensemble on rentrera en Argentine. Je ne viens pas d'un peuple de tapettes, n'est-ce pas ? Alors au diable des States, rendez-moi mon frère et laissez-moi rentrer chez moi.

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Héloïse Bennett
Admin lapin sectaire
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DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2016
MESSAGES : 4977

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 11:29

Mon dieu, Tatiana my god, Tatiana
Elle est tellement fluffy et pour l’avoir jouer pendant longtemps, je ne peux que plussoyer ce choix de dingue coeur hâte de voir ce que tu vas en faire coeur
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Alastar Black
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DATE D'INSCRIPTION : 15/09/2017
MESSAGES : 1015

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 12:33

C'est vrai qu'elle est sublime, dear Lord fall heart2
Et cette plume, et ce pseudo, et ce personnage qui se profile amour je suis fan d’absolument tout, j'ai hâte d'en lire plus omg

Bienvenue parmi nous, évidemment !  I love you
Il nous faudra un petit lien sympathique avec l'un de mes gars, voire plusieurs d'entre eux héhé1
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Alex Regan
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DATE D'INSCRIPTION : 09/07/2017
MESSAGES : 721

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 13:15

Bienvenue à toi !!!! hello
Que voilà un excellent choix d'avatar !! <3
Bon courage pour ta fiche et encore bienvenue ! mouton
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Ofelia Velasquez
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DATE D'INSCRIPTION : 06/06/2018
MESSAGES : 16

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 13:26

Rhoooo merci à tous, trop de gentillesse par ici, j'en suis toute émue cute
J'espère que ma miss sera à la hauteur de vos espérances alors hug Ce sera avec trèèèès grand plaisir pour les liens, PLEIN de liens ! léchouilles

Et oui, je l'avoue : Tatiana, c'est la meilleure amour Ma chouchoute absolue d'amour que j'aime amour
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Andrea J. Matthews
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 2372

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 14:15

Bienvenue !

Je ne connaissais pas l'actrice, je dois avouer (même si je dois être aveugle apparemment casserole ), mais elle est belle. De plus, j'aime beaucoup le début de fiche que j'ai lu. J'irais lire l'histoire par la suite.

Amuses-toi bien avec nous ! Elephant
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Matthew McGregor
Admin cuniculophobe
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DATE D'INSCRIPTION : 13/03/2016
MESSAGES : 3451

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 14:21

Rhooo Tatiana... j'adore amour
Bienvenue parmi nouuus ! Magnifique début de fiche. J'ai hâte d'en voir plus cute
Bon courage pour la suite de ta rédaction coeur
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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
MESSAGES : 1024

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 17:06

Bienvenuuuuue *-*
je plussoie mes camarades au dessus parfait choix *-*
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Sirius Clark
Admin Kiki Volage
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DATE D'INSCRIPTION : 24/05/2018
MESSAGES : 62

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 20:09

Bienvenue demoiselle héhé
Hâte de faire plus ample connaissance avec toi un petit air de musi

Bon courage pour la suite de ta fiche hug
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Ofelia Velasquez
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/06/2018
MESSAGES : 16

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Mer 6 Juin - 21:11

Mille fois merci à tous, c'est trop bieeen cet accueil ! cute
Décidément, Tatiana a du succès, c'est un gage de qualité
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Pénélope Solète
Admin esclave
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 02/06/2016
MESSAGES : 759

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Ven 8 Juin - 8:03



La validation de ton adorable personne!
Les lumières du port d'Alexandrie... Chantent encore la même mélodie...


Cette histoire, mon dieu, pauvre Ofelia, j'espère qu'elle sauvera son frère cute
Du coup, ta fiche m'a donnée plein d'idées de liens, faudra troooop que je te mpotte What a Face
En attendant, bienvenue


Félicitations!

Maintenant, il ne te reste plus que quelques étapes fondamentales pour que ton intégration soit parfaite. Tout d'abord, je t'invite à créer ta fiche de liens (et de rp en même temps) dans ce topic, puis de créer également une fiche d'évolution dans cette partie là. Tu trouveras également le topic des demandes où il te sera possible de demander un rp, un colocataire, un mariage, une grossesse ou même un multicompte si tu te sens l'âme d'un schizophrène endurci.
Il ne te restera alors plus qu'à RP.

Enfin, une fois que ces étapes seront franchies. Tu pourras également venir flooder ici et participer aux jeux mis en place

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Siobhan O'Sullivan
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
MESSAGES : 401

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Ven 8 Juin - 8:35

Hooooooo
biennnnvenuuuuuuuuuuue
Quel superbe personnage!
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Ofelia Velasquez
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/06/2018
MESSAGES : 16

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Ven 8 Juin - 10:13

Merci beaucoup ! cute Ravie que l'histoire et la madame vous plaisent heart2

Si elle sauvera son frère... En tout cas, on le lui souhaite What a Face Hâte de jouer avec tout le monde ici Razz
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Cassiopée Desnuits
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 18/05/2018
MESSAGES : 108

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Ven 8 Juin - 12:46

Bellissima! Bienvenida! I love you
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Ofelia Velasquez
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/06/2018
MESSAGES : 16

MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   Ven 8 Juin - 13:13

Muchas gracias señorita ! hug
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MessageSujet: Re: OFELIA - LIFE IMITATES ART   

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