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 Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.

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TEAM BILL
Garrett Davis
TEAM BILL
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MessageSujet: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Mar 12 Juin - 18:59

Une journée comme il les aimait. Ensoleillée. Sportive. Dynamique. Sympathique. Une journée synonyme de paix mais aussi de bon temps. Il n’y avait rien qu’il adorait mieux que son job – et pour cause, il était en perpétuel contact avec son hobbie. Et pour couronner le tout, il avait la chance d’entraîner son fils unique. Certains pères auraient été gênés, peut-être même mal à l’aise. Certains auraient pu craindre de favoriser leur gosse au détriment des autres joueurs. Mais Garrett avait la chance d’aimer ce sport et son fils à égalité, et il n’y a rien qu’il n’aurait fait qui pourrait mettre en péril la fiabilité de son équipe. Pas même pour son fiston. Et depuis plusieurs mois que les choses étaient ainsi, il n’y avait eu aucun problème au sein de l’équipe – du moins rien qui ne puisse être en rapport avec le fait que Liam soit le fils du coach. Ils les entraînaient trois, et parfois quatre fois par semaine. Et chaque mois, ils se présentaient à un match contre une équipe d’un autre collège. Si ces matchs ne déterminaient pas leur avenir ou leur destin, ils n’en restaient pas moins motivés pour tout donner et gagner. D’autant que certains d’entre eux aspiraient aux mêmes rêves que Garrett gamin – devenir professionnel. Il savait déjà qui en avait les capacités dans l’équipe – dans chaque équipe qu’il entraînait – et il les motivait tous sans exception. Garrett était un excellent coach. Il écoutait chacun des joueurs, chacune de leurs questions, chacune de leurs inquiétudes ou chacun de leurs doutes. Il tentait du mieux qu’il pouvait de les rassurer, de les encourager. Avec détermination et force, mais avec respect et loyauté. Ils étaient tous soudés, et au fond, c’était ce que l’on attendait d’une équipe gagnante.

Et aujourd’hui était une journée comme il les aimait.

« Comment vous vous sentez les gars ? En forme ? Allez, un petit sourire ! Respirez, soufflez, prenez plaisir à jouer comme vous le faites toujours. On est là pour gagner, je ne vous le cache pas, mais on est aussi et surtout là pour le jeu. Pour le plaisir de jouer, » qu’il motive sa petite troupe comme il le fait à chaque début de match. « Ce n’est pas le match de votre vie. Ce n’est pas le match décisif, celui qui décidera de qui vous êtes. Mais c’est un match de plus pour être fier de vous et de ce que vous accomplissez. Moi, je crois en vous, » qu’il les rassure et il sent aussitôt le stress les quitter un peu. « Et histoire de vous motiver encore plus, je vous paie à tous un repas de roi ce soir si vous me gagner ce match, » qu’il les fait rire avant que l’on annonce qu’il est l’heure. Y a rien de mieux qu’un peu d’humour pour détendre les atmosphères tendues. Avant qu’ils n’entrent sur le terrain de basket du collège, Garrett ne rate jamais le rituel qui est un simple check avec chacun d’entre eux. Il termine par Liam et Charlie, qu’il apprécie particulièrement. Il les rejoint en dernier pour les motiver dignement en compagnie des parents et des supporters habituels dans ces occasions. « Allez, les Venicci ! » qu’il les appelle par leur surnom. Et il échange quelques paroles, quelques sourires, quelques blagues avec son assistant – un jeune en passe de devenir professionnel. Il n’a pas observé les gradins, il n’a pas regardé qui était là, pour qui ils étaient là. Il ne se concentre que sur ses gamins, leur jeu, leur position, leur attaque, les points gagnés.

Mais il ne peut pas la louper. Personne ne peut la louper.





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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Ven 15 Juin - 19:27

Ce jour-là, j’ai percuté un truc très important. Mais genre quelque chose qui m’a laissée complètement hors de moi. J’en ai pleuré, je m’en suis arrachée les cheveux avant de me rendre compte qu’il aurait mieux fallu pour mieux de m’arracher les poils de jambes – ce que j’ai fait entre autre – avant de me mettre en PLS dans le canapé et de me morfondre, devant un Charlie complètement paumé. « Mais maman, je pensais que tu le savais… » - « Noooon ! Je ne le savais paaaas… C’est terriiiiible, j’ai l’impression d’avoir été victime d’une trahisoooon ! » Le visage larmoyant, je fixe le visage de mon fils. Je suis au bout de ma vie. A vrai dire, je ne pensais pas que ce serait un tel choc de me rendre compte que le terrible voisin aka Garrett le débile, n’est nul autre que le coach de mon fils. Oui, vous savez, ce petit con que j’ai mis au monde et qui s’est découvert une passion dévorante pour le basket ? Bon, ben voilà que son entraîneur, c’est mon PIRE ennemi. Autant vous dire que j’ai éprouvé le besoin d’aller m’asseoir, de me calmer avant de péter carrément une durite. Mon fils lui, n’a pas trop l’air de comprendre que je vis un véritable drame. La guerre paraît moindre. Je ne peux pas tuer son coach ou alors je rendrais triste le petit. Et c’est tout là le problème. Il a donc fallu ranger mon manuel de tortures physiques achetés sur internet et il a fallu songer à une nouvelle vengeance à mettre en place. Je pourrais dégrader sa maison mais je n’ose plus y entrer. Il manquerait plus qu’il porte plainte pour violation de domicile. Ainsi, j’en suis là. Complètement paumée, devant mon fils qui doit se dire que sa mère est complètement tarée. Ce n’est pas faux. « Charlie chéri, tu sais que je lui livre une guerre sans merci ? Est-ce que tu te rends compte qu’il a tagué notre porte d’entrée, qu’il a insulté le nom de ton père ? » Je pose une main sur mon cœur. « Tu comprends donc que maman soit tout à fait embêtée. J’avais prévu de le couler au fond du canal. Comment vais-je faire désormais ? » Mais visiblement, mon fils  ad’autre priorité dans la vie. « Mais c’était trop drôle ce qu’il avait marqué sur notre porte. Tout le monde m’appelle comme ça maintenant ! » Il me sourit avec fierté tandis que je l’observe avec une mine choquée. Comment ça OBSOLÈTE ?! Non mais en plus d’être carrément chiant, il a réussi à faire de ma cause quelque chose de ridicule ? Moi qui me bat contre le racisme, les préjugés, les difficultés de la vie, voilà que mon voisin aura eu la magnifique idée de me rebaptiser le nom de famille, faisant que mon fils trouve ce pseudonyme génial. JE VAIS LE TUEEEER !!!!!!

« Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. » Je me répète cela dans la voiture, pendant que je suis en train de saluer tout le monde. A voix haute bien sûr, je ne m’appelle pas Pénélope Solète pour rien, sac à fientes ! Et tandis que tout le monde prend place, j’observe au loin le fameux entraîneur. « Quelle gueule de con ! » Je proteste à l’encontre du club des mamans se trouvant ici. Ces dernières s’insurgent « Arrête, il est méga sexyyyy ! » Bon ok, elles sont irrécupérables. Je réponds par un grognement, bien décidé à l’avoir d’une manière ou d’une autre. Ceci dit, je suis bien vite prise dans le jeu lorsque le match commence. Le basket c’est entraînant à vrai dire. Et je dois admettre que mon fils joue bien. Enfin… J’y connais rien en basket. Alors quand il tient la balle, j’ai l’impression qu’il fait une super action. A vrai dire, à chaque fois qu’il a la balle dans les mains, je ne peux m’empêcher de me lever de ma chaise en poussant un « youpiiiiiiii » avant d’applaudir ou alors en hurlant « c’est mon béééééébéééé » sauf que mon fils ne marque pas trop de paniers. Mais je n’en demeure pas moins fière. Même s’il ne me fait pas coucou quand je lui envoie un bisou de la paume de ma main. Il a l’air gêné mais ça doit être à cause de ce crétin d’entraîneur. Parfois, nos regards se croisent et je lui lance un regard venimeux. Meurs sac à poubelles ! Quand tout à coup, c’est le drame, Charlie est percuté par un autre joueur et tombe au sol et je hurle tout à coup d’une voix inquiète, stridente, que tout le monde entend même du côté de la Chine « MON PETIT CHAAAAAT TU ES BLESSÉÉÉÉÉÉ !!! » Oui, je suis une mère poule. Et non, je n'éprouve pas de culpabilité  
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TEAM BILL
Garrett Davis
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Ven 22 Juin - 19:36

Des mamans, il en croisait chaque jour depuis quelques années maintenant. Des mamans poules. Des mamans baba-cool. Des mamans strictes. Des mamans frigides. Des mamans qui n’ont pas désiré devenir maman. Des mamans « je m’en cogne comme de l’an quarante ». Des mamans qui n’ont pas voulu grandir. Des mamans qui se considèrent comme la meilleure amie. Des mamans qui s’oublient pour le bien-être de leur enfant. Des mamans discrètes. Des mamans « folledingues ». Des mamans qui flirtent – ouvertement ou subtilement. Des mamans célibataires. Des mamans mariées, mais trompées. Des mamans mariées et comblées. Il en avait rencontrées des centaines sans doute – pas sûr qu’il exagère. Beaucoup lui offraient des sourires. Des sourires avenants. Des sourires de circonstances. Des sourires de politesse. Des sourires de reconnaissance. Des sourires charmeurs. Des sourires forcés. A chaque fois, il le leur rendait avec plaisir car il n’était pas lunatique. Il n’était pas grincheux. Il n’était pas asocial. Il n’était pas méchant. Il n’était pas irrespectueux. S’il lui arrivait de flirter avec certaines femmes – mariées ou pas – il ne le faisait jamais dans l’optique d’aller plus loin, et il pouvait jurer sur la tête de son fils, jamais, jamais il n’avait eu d’aventure avec une femme mariée. Encore moins avec la mère de l’un de ses élèves. Non seulement c’était interdit, et ça allait contre son éthique professionnelle, mais il n’avait jamais été véritablement tenté. Oh, bien sûr, beaucoup de ces mamans étaient magnifiques – certaines même sublimes. Mais Garrett n’était pas ce que l’on nommait communément un « charmeur de ces dames », « un homme à femmes », « un collectionneur de nuits sans lendemain ». Quand on était père, et père célibataire, les priorités changeaient forcément. S’il n’était pas un saint, encore moins un moine, il savait parfaitement gérer sa « vie sexuelle » comme tout homme responsable savait le faire. « Dis-donc, tu l’entends ? » que son assistant lui demande tandis que les jeunes jouent leur match – le match d’un vie semble-t-il. Il n’a pas besoin de lui demander de qui il parle, il l’entend fort bien. « Youpiiiiiiiiii ! » « C’est mon bébééééééééééé ! » Et il n’a pas besoin de regarder Charlie pour connaitre la gêne et la honte qu’il doit ressentir à entendre sa mère beugler comme une vache. « Y en a pas beaucoup des comme elles, » qu’il enchaine l’assistant. Ce à quoi Garrett lui accorder un regard dépité, « et heureusement ! » qu’il ose dire. « Des timbrées comme ça, ça signerait la fin du monde, je te le dis, » qu’il ajoute sur une note d’humour, mais pas vraiment dépourvu de vérité. Il gardait en mémoire sa venue nocturne quelques jours plus tôt, décidée à rétorquer coûte que coûte. La guerre était déclarée entre eux, et il avait une terrible envie de prendre sa revanche aujourd’hui. Tous les jours. Chaque heure. Chaque minute. Bordel, chaque seconde même. Cette femme réveillait en lui un cocktail d’émotions et de sentiments qu’aucune autre ne parvenait à réveiller – pas même la mère de Liam. Pas même les grands-parents de Liam. Autant dire que c’était inconcevable et surprenant. Et pourtant… « Canon quand même » que l’assistant se permet d’ajouter – de quoi faire grogner Garrett qui préférerait s’étouffer plutôt que de reconnaitre qu’il n’a pas tort.

A cause d’elle, le voilà plus concentré sur les diverses idées vengeresses qui lui traversent l’esprit plus que sur le jeu et ses joueurs. Les regards qu’ils s’échangent de temps en temps – souvent, trop souvent – sont promesses et dégoût évident. Peu importe pourquoi, peu importe comment, ils se détestent et se vouent une haine sans limite depuis le début. Quoique les mots peuvent paraitre fort, et pourtant n’est-ce pas électrique entre eux ? N’ont-ils pas des revolvers à la place des yeux en se regardant ? Ne grognent-ils pas comme des bêtes en s’apercevant ? Diable que s’ils le pouvaient, ils le feraient. Et c’est le drame, et c’est la panique, quand un joueur adverse percute Charlie un peu trop violemment et le faisant tomber lourdement au sol. Bien évidemment, Garrett – et le personnel soignant présent – sont déjà près de lui quand la timbrée de service – mais la mère du gamin –se fait remarquer sans honte, sans gêne, sans surprise. « MON PETIT CHAAAAAAAAAAT, TU ES BLESSE ? » qu’elle hurle plus qu’elle ne demande. Une fois assuré que Charlie « n’a rien » et « va bien », il se permet de lever les yeux au ciel et de s’approcher de la mère poule hystérique. « Je crois que ton petit chaaaaaaaat », qu’il imite sans hurler, « a été un peu déconcentré, Mme Obsolète, » qu’il la nomme comme il adore la nommer, ce qui a le don de faire sourire l’assemblée. Tous, sauf elle, évidemment. « Les groupies hystériques de quinze ans, c’est pour les concerts de Justin Bieber, » qu’il la taquine tout sourire, bien qu’intérieurement il ait envie de la secouer et de la virer des rangs. Puis il se penche légèrement pour qu’elle seule ne l’entende – ou pas, mais bon il essaie d’être un peu « cool » et sympa, faut pas déconner non plus. « Si tu voulais bien la fermer un peu, peut-être que mes joueurs – incluant ton fils, quelle drôle de coïncidence pas vrai ? » qu’il joue du sarcasme , « auraient une chance de gagner ce match, » qu’il lui signale que si elle persiste et reste fidèle à elle-même, elle sera la seule fautive s’ils perdent.

BAH OUAIS T’ES LA VILAINE DE L’HISTOIRE TU VOIS ! TU EMMERDES LE MONDE ENTIER, LE MONDE ENTIER TU VOIS ! TU FAIS RIRE TOUT LE MONDE, MAIS PAS PARCE QUE T’ES DRÖLE TU VOIS ! PARCE QUE T’ES FOOOOOOOLLE !

Perdant l’intérêt de leur altercation, le match reprend une fois que l’on est sûr que Charlie va bien. mais Garrett reste près des gradins, et près de la folle qu’il peut pas blairer. « Tu sais que je n’en reviens pas, » qu’il lui dit d’un ton naturel, d’un air nonchalant. « Que tu aies un fils, je veux dire. Que tu puisses avoir mis au monde ce gosse, » qu’il adorait, « je ne m’y attendais pas, je dois dire. Adopté ? » qu’il ose taquiner, emmerder. Avec elle, y a pas de limite. Aucune. Tous les coups sont permis. Et c’est sans doute ce qui lui plait le plus dans cette histoire.



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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Mer 27 Juin - 9:39

Quand je suis devenue mère, quelque chose s’est transformé en moi. J’ai toujours été extravertie, faisant preuve d’une énergie redoutable. Et un poil, diva. Mais avec Charlie, ça s’est empiré, j’ai ajouté l’option « mère lionne » à mon caractère. Et autant vous dire que mon fils, personne ne le touche, ni même ne le regarde. C’est la prunelle de mes yeux, la plus belle chose que j’ai faite, dont je suis sacrément fière. Bien sûr j’ignore souvent Jamie, qui ose dire que je suis plus mère juive qu’autre chose. Je m’en moque, mon tout petit, j’y tiens et le premier qui ose lui faire mal, je lui défonce sa mère en string. En attendant, je hurle quand je vois mon fiston se fait percuter en plein match. Je suis même à deux doigts d’aller voir le fautif et de lui péter les dents. Mais je reste dans ce gradin, debout, observant la scène, la mine tragique. L’équipe médicale arrive déjà et je n’ose faire un geste. « Il est… Il est.. » - « Du calme, Penny.. Il a rien, regarde il se relève. » Me dit une maman toute patiente. Je pivote pour lui faire face, la fixant d’un air fou. Depuis quand je me calme quand on atteint physiquement mon bébé ?! DEPUIS QUAND ?! Mais ce n’est pas le moment de m’indigner, aussi je pivote mais c’est en hurlant que je constate que son entraîneur – aka monsieur Garrett Davis, troisième du nom et de la lignée des sombres crétins – qui me toise, avant de m’imiter et puis – ARRRRRGH – de m’appeler par ce sobriquet ridicule. « Qui me parle ? » Je tourne la tête pour observer le terrain, constatant que le match est en train de reprendre tandis que l’autre clampin semble ma crise de panique semblable à celui d’une ado en chaleur devant Justin Bieber. « Alors je t’explique ducon. Justin Bieber c’est dépassé ok ? Maintenant, c'est One direction. » Bon ok, niveau culture pop, on repassera. Je passe tellement ma vie à connaître les culottes de marque que portent Venus qu’à la fin, je ne sais plus. « Ou Ariana Grande ? » Je demande en fronçant les sourcils.

Cependant, le but de cette venue est tout simplement de me demander de me taire. Alors, je lâche un rire sarcastique, posant une main sur mon cœur. « Attends un peu, t’es en train de m’accuser de vous faire perdre le match ? Tututu chaton. » Je pointe un doigt sur son torse avant d’ajouter « S’ils perdent, c’est que leur entraîneur est une brêle. C’est tout. Il n’a pas encore compris comment ça marchait le basket. » Bon après, je pense que si, parce que l’équipe de fiston semble bien se débrouiller. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ce petit con ne descend pas les encourager, faire son job. Non au lieu de ça, il reste là à me dire qu’il n’en revient pas que j’ai un fils. « Tu m’étonnes trésor, cette silhouette de rêve s’entretient difficilement, maintenant file jouer. » Mais e n’est pas pour ça qu’il évoque mon fils. Oh non, et je suis juste sur le cul lorsqu’il me demande si mon fils n’a pas été adopté. Automatiquement, mon visage se tourne vers lui. La bouche grande ouverte. La mine choquée. « J’te demande pardon ?! » Je suis indignée. Vite, il faut que je me reprenne. Vite. « Tu es tellement aveugle que tu ne te rends pas compte qu’il a les yeux de ton père !? » Je rétorque sur un ton acerbe « Allez va donc encourager ces petits, je n’ai que faire de parler à des attardés. » Je relève le nez, le toisant avant de venir m’approcher de son oreille pour lui murmurer. « Ce soir, t’es mort tête de cul ! » Ah parce que même s’il fait gagner Charlie, il est hors de question que je le laisse m’insulter, mon précieux bébé et moi ! Non mais il a pris la vie pour un kiwi ou quoi. J’ai bien envie de lui balancer un ballon dans la gueule ouais !!!
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TEAM BILL
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Sam 30 Juin - 18:47

Dans un autre univers, dans un autre monde, si Dieu avait souhaité qu’il soit une femme, il aurait sans doute adoré Penelope Solète. Dans un autre univers, dans un autre monde, si Dieu avait souhaité qu’il soit une femme, il aurait ri à chaque instant avec Penelope Solète. S’il pouvait se montrer objectif, il admettrait volontiers que la jeune femme valait son pesant d’or. S’il pouvait se montrer objectif, il avouerait sans hésiter que la jeune maman ne manquait pas d’humour. Diable, s’ils ne se détestaient pas autant, il en était persuadé il ne pourrait jamais s’empêcher de rire avec cette folledingue. Mais elle l’avait rendu sourd avec sa Céline Dion, l’avait presque empoisonné avec ses gâteaux trop salés – beaucoup trop – et était entrée par effraction chez lui en pleine nuit, telle une mauvaise voleuse, détruisant le travail qu’il s’évertuait à faire dans sa propre maison. Aussi ne pouvait-il pas se montrer objectif. Aussi ne pouvait-il pas se la piffrer et ressentait de grosses envies de lui mener la vie dure. A tel point que tout le reste semblait disparaitre autour de lui. Il n’y avait qu’elle qui existait. Il n’y avait qu’elle à qui il pensait. Il n’y avait qu’elle qui attirait son attention. Il n’y avait qu’elle qui l’inspirait. Et ce n’était absolument pas romantique. Et ce n’était absolument pas sentimental. Et ce n’était absolument pas sexuel. C’était purement diabolique. Elle alimentait le démon en lui, elle le réveillait à chaque fois qu’il l’apercevait, et elle le tentait beaucoup trop pour qu’il résiste. C’était tout simplement plus fort que lui, il devait l’approcher. C’était tout simplement plus fort que lui, il devait la taquiner. C’était tout simplement plus fort que lui, il devait tenir parole et lui faire vivre un enfer sur Terre. Et si elle semblait d’abord vouloir l’ignorer ouvertement – ou pas – elle semblait habitée par le même désir, par les mêmes envies que lui, tant et si bien qu’elle ne saurait l’ignorer bien longtemps. « Alors je t’explique ducon. Justin Bieber c’est dépassé ok ? Maintenant, c'est One direction. » Ce à quoi il répond par un sourire tout ce qu’il y a de plus sympathique aux yeux des autres mamans, quand il se fout clairement de sa gueule. « Ou Ariana Grande ? » qu’elle se perd dans les goûts de la jeunesse actuelle. « Vraiment, je t’imaginais plus calée Kardashian, » qu’il lui lance – et c’est clairement une insulte, car il ne pouvait comprendre et ne comprendrait jamais l’influence médiatique que cette famille provoquait par le simple fait d’exister. « Superficielles, vulgaires et un brin siphonnées, tu vois, » qu’il la nargue encore plus. Bon, ok, elle n’était pas trop superficielle et encore moins vulgaire, mais complètement timbrée ça… « Il en faut pour tous les goûts, pas vrai ? » qu’il titille plus encore – ce qui en fait sourire certaines, rire d’autres. Le succès était là, juste pas avec la principale intéressée – mais bon, il ne cherchait pas spécialement à la séduire. Mais plutôt à la rendre complètement folle. C’était une mission pour laquelle il se donnait entièrement, presque même trop selon Liam. D’ailleurs, son regard capta celui de son fils sur le terrain – en sueur et sourcils froncés – et il se mit à taper des mains pour encourager son équipe. Il allait même rejoindre son assistant de l’autre côté du terrain, mais elle le retint malgré lui. « Attends un peu, t’es en train de m’accuser de vous faire perdre le match ? Tututu chaton, » qu’elle se hérisse et que ça le fait réagir. Il n’y pouvait rien, plus elle réagissait – véhément – plus il persistait. Et plus il persistait, plus elle réagissait. C’était un cercle sans fin. Le tout était de savoir s’il avait vraiment envie que ça se termine ? « S’ils perdent, c’est que leur entraîneur est une brêle. C’est tout. Il n’a pas encore compris comment ça marchait le basket, » qu’elle ose le toucher du bout du doigt et juger ses capacités à entraîner son équipe. Il aurait pu prendre la mouche, farouchement, mais elle l’amusait tellement dans son ignorance totale. « S’ils perdent, ce sera bien la première fois, Mme Obsolète – et comme c’est la première fois que je te vois à un match… » qu’il émet des faits indubitables en haussant les épaules, l’air faussement désolé. A dire vrai, il craignait un peu que les gosses perdent ce match comme il le craignait à chaque match. C’était son âme de battant qui prenait le contrôle à chaque fois, et il était plutôt rassuré de se dire qu’il aurait la possibilité de s’en prendre à elle au lieu de ruminer intérieurement contre lui-même s’ils devaient perdre. Il n’était pas le genre de coach à s’en prendre à ses joueurs – surtout pas aussi jeunes et en pleine croissance – il était plus à l’aise pour motiver ses troupes et les encourager, que pour les rabaisser et les engueuler.

« Tu m’étonnes trésor, cette silhouette de rêve s’entretient difficilement, maintenant file jouer. » qu’elle ne s’offusque pas comme il l’attendait lorsqu’il lui fait savoir qu’il ne l’imaginait pas maman d’un gamin aussi cool. Mais surtout qu’il n’imaginait pas possible qu’un homme ait pu la supporter suffisamment pour lui faire un enfant. Il ricane simplement, parce que concrètement il ne peut pas nier qu’elle sait s’entretenir. GARCE. Et il enfonce le bouchon un peu plus loin, pour voir, en sous-entendant qu’elle l’ait adopté. Bah quoi ? Y a rien de mal à ça finalement. Ça la rendrait même sympathique et bonne. Pas bonne, bonne – bande de pervers – mais bonne, généreuse et adorable. LOL. « J’te demande pardon ?! » qu’elle vire rouge enfin. ENFIN ! Ah qu’il est fier. Et quelque peu déçu de lui-même, il doit le reconnaitre, mais encore une fois : PAS SA FAUTE, LA SIENNE ! « Tu es tellement aveugle que tu ne te rends pas compte qu’il a les yeux de ton père !? » qu’elle crache la vipère, et qu’il hausse un sourcil, plus amusé que vexé. « Tu sous-entendrais que j’ai un petit frère caché ? De l’âge de mon fils ? » qu’il demande et qu’il fait mine de réfléchir avant de lui adresser un large sourire. « Fais gaffe aux conneries que tu peux sortir, Mme Obsolète, si tu me crois déjà trop envahissant… » qu’il lui dit en se rapprochant un peu d’elle – alors que le jeu continue et que l’action pousse les autres à encourager, taper des mains et des pieds – « Je pourrais ne plus te lâcher, » qu’il menace sans honte. « Allez va donc encourager ces petits, je n’ai que faire de parler à des attardés, » qu’elle le renvoie d’un air dédaigneux et suffisant, ce qui a le don de le faire rager et grogner. « Ce soir, t’es mort tête de cul ! » qu’elle lui murmure dans le creux de l’oreille, tout sourire et charmante quand son âme n’est que haine et dégoût. Celui qu’il lui rend l’est tout autant, tout comme ce sourire charmant qu’il lui offre en retour, rempli de promesses qu’il compte bien tenir, des promesses diaboliques et non pas romantiques comme ces mamans semblent le croire. Il lui offre un clin d’œil avant de s’éloigner, prêt à se concentrer de nouveau sur le match et tout ce qui compte réellement. La balle se perd derrière lui, sortant du terrain, et il n’a pas besoin de se retourner puisque les balles, ça ne manque pas ici et qu’on se prépare à leur en donner une autre.

Il va pour parler à son assistant quand un choc lui cloue le bec. Et le souffle. Le temps semble suspendu, le temps qu’il se retourne et LA voit triomphante et fière de son sale coup. Ah oui ? Ah oui ? « Tu prends le relais, » qu’il ordonne à son assistant qui semble plus amusé que choqué. « P’pa, » qu’il entend vaguement Liam lui dire l’air un peu las mais habitué aux jouxtes des deux adultes depuis quelques temps. Puis ça siffle et le jeu reprend, du moins le suppose-t-il tandis qu’il se dirige de nouveau vers la folle. Elle ose rire, elle ose sourire, elle ose être fière et elle ose s’imaginer qu’il ne va rien faire. « Fière, hein ? » qu’il lui dit avant de l’attraper et de la balancer sur son épaule comme si elle ne pesait pas plus lourde qu’une plume – ce qui n’était pas faux. Il s’attend bien à ce qu’elle crie, hurle, griffe, tape, morde. Alors il ose une claque sur son popotin – ferme, dis donc – et adresse des sourires aux spectateurs qui hésitent entre rire et choc. « Tout va bien, ne vous inquiétez pas, je m’occupe de CE problème, » l’air de dire que le problème en question c’est cette maman hors du commun. Elle a beau lutter, il est bien plus fort qu’elle – et déterminé.
« Tu veux jouer, ma belle, on va jouer, » qu’il lui promet en arrivant près de la piscine du collège-lycée située non loin du terrain de basket. Elle avait bien besoin d’une douche froide.



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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Mar 17 Juil - 6:59

Décidément, je ne peux absolument pas m’encadrer cette tête de macaque ! Il est tout bonnement insupportable. J’ai des envies de meurtre, de lui casser les dents, le nez. D’ordinaire, je ne suis pas quelqu’un de violent. Je suis assez simple et généreuse. Je ne me laisse pas marcher sur les pieds mais j’essaye toujours  d’être juste. Or là, il me fait sortir de mes gonds comme jamais je ne l’ai été. Parce qu’il est terriblement insultant et bien trop séduisant. Il faut vraiment qu’il arrête parce que je ne le tolèrerai pas. C’est d’ailleurs pour ça que je décide d’agir intelligemment : je rétorque. Encore et toujours. Comme d’insulter son père. « Oui, et je compte épouser Papi Davis, aussi. » Et là, je prends une voix dramatique, serrant le poing que je pose sur mon cœur avant d’ajouter « Et ta mère, c’est ma sœur ! » Les conneries, ça n’a jamais volé haut mais au moins, je le pique même si jamais je n’oserai dire quoi que ce soit sur son fils. Il est tellement chou. Il vient souvent à la maison et me supplie toujours de ne rien dire à son père. Et ce que j’ignore c’est que Charlie fait exactement la même chose avec Garrett. Les parents s’affrontent et les enfants sont amis, normal ! En tout cas, je finis bien vite par lui annoncer que la guerre commencera sans trop tarder. Je vais lui défoncer les dents à cet abruti s’il continue. Même si ça me trouble quand il s’approche trop. Je suis obligée de me pencher en arrière comme s’il disposait d’une haleine pestilentielle. Et fort heureusement, il s’en va plus appelé pour le jeu que pour la continuité du conflit. « C’est ça casse-toi !! » Je m’exclame en me rasseyant avec élégance. J’en profite pour recueillir l’opinion publique. « Faudrait vraiment qu’on fasse un référendum pour savoir s’il saute ou non, les filles. Cet homme est insultant. » Mais je suis loin de me douter que les filles voient cela d’un autre œil. « Moi en tout cas, je ne dirais pas non pour qu’il me saute dessus. » - « Oh arrête Dani, j’en mouillerai presque ma petite culotte. Imagine qu’il arrive tout plein de sueur. » - « Ce serait tellement sexy…. » - « On devrait aller le voir après le match… et lui proposer un petit quelque chose… » Et ça glousse de rire sous mon œil médusé jusqu’à ce que je m’insurge. « Mais stop les filles !! C’est indécent ce que vous dites ! Alors vous allez arrêter les réunions fifty shades et reprendre les réunions tupperware ! » Pile à ce moment-là, le ballon vient foncer sur nous ; arrêté par Martha. Je le saisis, me levant et pivotant pour avoir ce gland dans mon visuel. « Sachez-le Garrett Davis est moche et… » Je prends de l’élan, lance le ballon dans sa direction et pendant qu’il vol, je hurle « Il en a une petiiiiiiiiite !!! » BAAAAM Dans le mille ! Je lève mes bras en l’air en hurlant un youpi pendant que l’ennemi se retourne. Le temps que je me rende compte que j’aurais dû m’asseoir illico presto, il a déjà capté que je venais de lui lancer le ballon. « C’est elle ! » Je m’exclame en désignant ma voisine qui s’insurge. Mais hélas, il n’a pas l’air de me croire. Pire même, il arrive alors vers moi et tout à coup, il me soulève tandis que je hurle. « Pose moi à terre, j’ai pas mis ma culooooottte !!!! » Bon en vrai si, mais j’espère qu’il aurait de la compassion. Sauf que non. Pas du tout. Il me fait sortir du match, j’arrive juste à voir Charlie qui secoue la tête dépité, tandis que nous nous trouvons dehors. « Lâche moi, je te promets d’être gentilleeeeeuuuh ! » Je me débats comme je peux mais j’ai remarqué qu’en secouant les jambes, ma robe remonte et comment vous dire… Je ne suis pas épilée ?

Aussi, comme je veux éviter d’exposer ma forêt vierge, je garde les jambes serrées, je le tamponne avec mes poings mais il ne bronche pas. Bon, ceci dit, j’évite de trop en faire, j’ai une peur terrible qu’il s’attaque à moi. Et comment dirais-je, j’ai encore peur des représailles de la dernière fois. Pour vous dire…. Tous les jours je change mes draps tant j’ai peur d’avoir des asticots dedans. Enfin, bien vite, je me rends compte de ce qu’il a prévu, de me jeter dans la piscine. Et là, je hurle encore plus. « Lâche-moiiiiiiii !! » Mais j’ai beau hurlé, personne ne nous entend, alors j’agis autrement quand nous arrivons près de l’eau. Mes jambes s’enroulent autour de sa taille, mes bras s’accrochent autour de son cou, dans une posture quelque peu … tendancieuse. Ce n’est pas comme si nous étions dans une école primaire… « Sale flan !!! » Je râle tout en m’accrochant le plus fort possible. Surtout quand il essaye de me jeter à l’eau. En tout cas, je suis tenace et je m’accroche tellement à lui, je me tortille tellement, qu’au final, nous finissons par sombrer dans l’eau tous les deux. J’en perds mes chaussures, je remonte aussitôt à la surface en inspirant bruyamment. Je sens déjà le mascara qui coule sur mes joues et mon magnifique brushing qui a pris cher, ma robe qui devient transparente et tout qui part en couille. Mais le physique est le cadet de mes soucis. Au contraire, je me jette sur Garrett tout en vociférant et en lui assenant des tapes sur la tête. « T’es qu’un débiiiiile !!! » Mon but c’est de le tuer !!!  Alors je continue à essayer de tout faire pour le couler. Sauf que j’ai autant de force qu’un poulpe. Je bois assez souvent la tasse d’ailleurs« Je dois faire quoi pour que tu me foutes la paix hein !! T’aurais pas pu me souhaiter la bienvenue comme il se doit ? On aurait développé une romance, un truc du genre mais JAMAIS on en serait arrivé là ?! » Non parce que dans un sens, mes amies n’ont pas tort. On le boufferait bien au dîner.
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Lun 6 Aoû - 21:46

Il n’était pas violent pour un sou, mais bordel Dieu avait créé cette femme pour le damner en enfer, il en était de plus en plus certain. Elle lui hérissait le poil rien qu’à la regarder. Il se demandait parfois si, quand son regard se posait sur elle, ses narines frémissaient d’une haine sans nom tant elle l’exaspérait et le rendait fou. Elle était née pour le condamner. Elle était née pour l’irriter. Elle était née pour le tenter. Elle était juste née pour l’emmerder ! Et bordel, Garrett aimait les femmes. Toutes ! Absolument toutes, sans exception. Les brunes, les blondes, les rousses, les féminines, les sportives, les pulpeuses, les timides et les excentriques. Mais alors celle-là, celle-là il rêvait souvent de lui faire vivre un véritable enfer sans nom. L’enfermer dans un placard rempli de sauterelles. L’enfermer dans un placard rempli d’araignées. L’oublier dans une grotte infestée de chauve-souris. Foutre de la moutarde dans son pot de dentifrice. Foutre un squelette plus vrai que nature dans son lit quand elle dort, qu’elle puisse le voir dès qu’elle ouvre les yeux. Faire exploser un sac rempli de ketchup quand elle veut utiliser son micro-onde. Oh que oui il imaginait les pires scénarios pour elle, les meilleurs moments de sa journée pour lui. Quelle joie, quel plaisir il éprouverait à la voir faire face à ses coups bas. Et il en avait tout un tas en stock, car il ne lésinait pas sur les idées pour la rendre folle. Car si elle réveillait le monstre qui sommeillait en lui, le pire qui existait en lui, il ne pouvait pas s’empêcher d’adorer l’asticoter et voir la fureur dans son regard. Etrange, non ? Quelle cinglée, mais quelle cinglée, qu’il se répète inlassablement chaque fois qu’elle ouvre la bouche pour déblatérer ses conneries. A ses âneries d’ailleurs, il se contente du silence pour une fois – l’ignorance est sa meilleure arme pour le coup, il lui prouve qu’il ne se rabaisse pas à son niveau. Pas toujours du moins. Son regard s’attarde sur elle, légèrement amusé, légèrement dégoûté, légèrement dédaigneux, légèrement « parle toujours, tu m’intéresses », et un sourire sincère et chaleureux offert aux compagnes de la journée – les mères normales, les mères sympathiques, les mères qui l’apprécient et le montrent sans gêne, quoi. Elle devrait en prendre de la graine, la Madame Obsolète. « C’est ça, casse-toi ! » qu’elle lui ordonnerait presque. Et il lui tourne le dos, avant de devenir vraiment vulgaire et malhonnête à son tour. Oh quelle tentatrice de Satan ! Il serre les dents, et ça ne lui arrive jamais. JAMAIS. Il le sent, elle est capable de le faire sortir de ses gonds, de le faire exploser et il n’aime pas ça du tout. Le contrôle, c’est un peu le BABA de la vie de Garrett Davis. Personne, PERSONNE, ne saurait en venir à bout. Personne, PERSONNE, ne saurait le manipuler pour en faire quoique ce soit. Personne.

Ah, si. Elle. Démon ! Garce ! Diablesse de l’enfer ! Morue ! Ah, tiens, ça lui allait bien ça, morue. Ouais, morue, ça sonnait bien.

BAM, et ça fait mal. « Il en une petiiiiiiiiiiiiiiite, » qu’il l’entend couiner comme une truie. Quelle erreur. Quelle erreur. Quelle erreur. Oh, quelle erreur. Elle devrait apprendre à se calmer. Elle devrait apprendre à souffler avant de parler. Elle devrait apprendre à réfléchir avant d’agir. Parce qu’elle a réveillé le monstre. Et que le monstre perd le contrôle. C’est qu’elle ose accuser une autre alors qu’il l’a VUE. C’est qu’elle ose faire la maligne, maintenant que le regard de Garrett est sombre et animé d’un désir de vengeance sans faille. Ah, bah fallait réfléchir morue ! Ni une, ni deux, il va la chercher et s’empare d’elle sans trop de problème – faut dire qu’il doit faire deux fois son poids au moins et qu’elle n’a aucune chance contre lui niveau force. Aucune. « Pose-moi à terre, j’ai pas mis ma culoooooootte ! » qu’elle trouve le moyen de hurler dans l’assemblée générale et il explose de rire malgré la fureur qui l’anime. « Quelle dévergondée tu fais, Mme Obsolète, » qu’il la sermonne faussement, sachant pertinemment qu’il y a peu de chance que ce soit vrai. Et si ? Il lui claque légèrement le popotin histoire de « s’en assurer », et rit de plus belle en la sentant se tortiller, prête à le castrer. « Gentille, toi ? Tu ne connais même pas la signification de ce mot ! Tu es une véritable plaie de la nature, tu le sais, ça ? » qu’il enchaine en l’embarquant sans difficulté vers le bassin. Il le sait, y a de fortes chances qu’il tombe avec elle mais il s’en tape royal. Ça lui rafraichira les idées et le calmera sans doute un peu. Et la sentir paniquée pour de vrai quand elle comprend ce qu’il s’apprête à faire est jouissif. Orgasmique. Même si cela ne durerait que quelques secondes, il ne le regretterait pas. « La prochaine fois que te vient l’envie de m’emmerder la vie, de m’agresser, de m’insulter et de m’empoisonner l’existence comme toi seule sait le faire, morue, réfléchis bien. Parce que dis-toi bien une chose, » qu’il ajoute tant bien que mal tant elle gigote comme une folle pour lui échapper et finit par l’entourer de ses jambes et de ses bras comme une amoureuse s’agrippe à son amoureux. LOL. Il finit par planter son regard dans le sien, « je serais toujours plus fort que toi », qu’il lui promet avant de les foutre à la flotte qu’il sait bien fraiche. Et l’eau le calme quelque peu, tandis qu’il part dans un fou rire irrépressible à la voir complètement ahurie, décoiffée, trempée et hystérique. Oui, ça en valait vraiment la peine a-t-il le temps de penser avant qu’elle ne vienne l’agresser de nouveau. Et elle tente de le couler, une fois, deux fois, trois fois, et il rit, il rit, il rit. Il se moque, faut le dire. Et elle boit la tasse. Et il rit. Il rit. Il rit. Mais il la remonte toujours à la surface chaque fois qu’elle se coule toute seule – faut pas pousser non plus. Il n’a pas envie d’être accusé de l’avoir noyée, aussi grande soit son envie. « Je dois faire quoi pour que tu me foutes la paix hein !! » qu’elle finit par hurler une fois qu’elle abandonne la partie. « T’aurais pas pu me souhaiter la bienvenue comme il se doit ? » qu’elle rappelle leur première rencontre. Et faut dire qu’il tique un peu parce que, il le sait, il a foiré lui-même ce coup-là. « On aurait développé une romance, un truc du genre mais JAMAIS on en serait arrivé là ?! » qu’elle conclut aussi dignement et hystériquement que possible. Il hausse le sourcil, amusé plus que gêné à présent. « Tu me le ferais presque regretter, » qu’il lui dit au bout de quelques secondes. « Mais quand je te vois comme ça, trempée, ta petite tenue transparente, les joues roses, le regard noir, je dois dire que le spectacle vaut son pesant d’or. Non, Madame Osolète, » qu’il ajoute d’une voix volontairement rauque en la regardant. « Tu peux faire de ma vie un enfer, je ne regrette pas du tout cette guerre amusante entre nous, » qu’il lui avoue sans gêne. Il n’y avait pas de mal à s’amuser, non ? Et il devait bien reconnaitre que, depuis que la guerre avait débuté, sa vie était bien plus passionnante et aventureuse. D’ailleurs, le voilà qui pose la main sur la tête de la jeune femme pour la couler une fois de plus avant de nager rapidement direction la sortie. Non sans rire. Et non sans qu’elle ne lui attrape la cheville pour le retenir et, ne s’y attendant pas elle parvient à le ramener direct vers elle et cette fois elle s’acharne. Mains, pieds, jambes, bras, tout y passe pour qu’il ne puisse que boire la tasse. MORUE !

MORUE ! qu’il hurle sous l’eau et qu’il l’attrape de plus belle pour la dégager ou la couler pour de vrai, il ne sait plus. C’est un coup de sifflet qui les ramène à la réalité et les voilà essoufflés, à essayer de respirer dignement tandis que leurs regards se posent sur le Principal de l’établissement.

Oups.




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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Sam 18 Aoû - 22:12

Je suis hors de moi et ce qui m’énerve encore plus, c’est que lui, ne l’est pas. Alors que je le fais tomber avec moi dans l’eau - NON IL EST HORS DE QUESTION QU’IL SE SOIT LAISSÉ TOMBER - il se met à rire, et plus j’essaye de le couler, plus il me repousse. Alors je me noie, je bois la tasse, il me sort la tête hors de l’eau, je me rue sur lui, et je me noie encore. Et il rit encore et encore. « T’as fini de ricaner, trou de balle !? » J’ai perdu toute contenance, toute maîtrise de moi-même. Cet homme ne me respecte pas du tout. Il n’a même pas appliqué le code 123-4 du code des féministes, disant qu’au grand jamais, il ne faut plonger une femme sans sous vêtements !! Car oui, je ne porte pas de soutif ou de culotte !! J’ai le droit de laisser respirer mes atouts de charme En vrai, j’ai pas fait de lessive depuis deux semaines et de ce fait, je ne sais plus que faire à part avoir envie de le tuer ! Mais genre vraiment. Là je rigole plus, là je suis à bout. Là je le trouve toujours sexy dans l’eau et ça me donne encore plus envie de le noyer. Mais j’y arrive pas. Alors j’explose et je lui rappelle que tout aurait pu bien se passer s’il avait été poli dès le départ. Là je le déteste à mort, là j’ai envie de lui faire mal, de l’entendre hurler comme une tapette. Mais non, au contraire, je le fixe d’un regard noir, alors que je lui ai clairement dit que s’il n’y avait pas eu cette guerre entre nous, on aurait pu être des voisins, des amis, des amants même. Attendez, vous avez vu le poisson quand même !? On ne dit pas non à ça, sauf là. Il est hors de question que Garrett soit autre chose que ce type que je hais, qui me soûle et qui semble si fier de lui à l’idée de me voir en robe transparente, le maquillage ayant coulé. « Tu veux que je t’applaudisse aussi !? » Et là, je commence à taper dans mes mains. Mais ça dure le temps de deux claquements. De suite après, je coule au fond de l’eau et remonte bien vite, constatant que Monsieur connard a déjà décidé de se faire la malle. « Ouuuuuuh, tu t’en tireras pas comme ça ! » Et aussitôt, je nage vers lui et sans plus attendre, je me jette sur lui, enroulant jambes, bras, cheveux même, tout passe. Il me coule, mais je ne le lâche et enfin j’y arrive !! Il boit la tasse tandis que je pousse un cri victorieux. « C’est quiii le patron, hein !? C’est quiiiiii putaiiiiin ! Quiiiii ? »

Mais avant qu’il ne puisse répondre, un grand coup de sifflet se fait entendre, nos regards se tournant vers la source de ce bruit. Et là... Oh con ! Le directeur de l’école. Je reste dans l’eau comme une teubée, agrippée à Garrett. Alors là, je ne sais pas ce qu’il va en découler. Mais en tout cas, je deviens silencieuse. J’espère que je ne vais pas avoir des lignes à copier, ou autre ! « Je peux tout vous expliquer ! » Je déclare avant que mon crétin de voisin ne raconte des conneries. Ceci dit, je nage vers le rebord et d’un bond agile, je sors de l’eau, consciente que la robe est trempée... et transparente. Le regard du directeur lorgne bien évidemment ma plastique de rêve, surtout pour une maman, mais aussitôt, j’attrape un gilet trouvant non loin sur une chaise abandonnée et m’en drape avec dignité. Je peux très bien enfoncer mon voisin, expliquer qu’il m’a jetée dans l’eau. Autant dire qu’il risque gros de s’en prendre à une maman d’élève. « Monsieur Davis vous a t-il importuné ? » Aussitôt, je me tourne vers le concerné en plissant les yeux. Je l’enfonce ou bien je dis autre chose ? Détournant mon regard, je pose mes yeux sur le directeur et aussitôt ouvre la bouche « Pas du tout, cher Monsieur. Monsieur Davis est venu me sauver la vie. J’ai eu une crise d’agitation spasmodique nerveuse. Une maladie très rare qui fait que je crois qu’on veut me tuer quand on essaye de me sauver, d’où ma réaction assez violente. » Je pivote pour regarder Garrett. « Ce conna.. Ce brave homme a été héroïque avec moi. Permettez-vous que je puisse garder ce gilet ? » En plus il est ample, il sent la sueur et le phoque mort mais qu’importe il cache ce qu’il faut. « Oh ce n’est pas à moi de demander ça, Madame Solète mais à Monsieur Davis. C’est son gilet. » Il glisse un regard à mon voisin assez mécontent comme s’il était responsable de la faim dans le monde et de tous les gilets oubliés par leur propriétaire avant de revenir vers moi avec un grand sourire, vous savez le genre de sourire qui veut dire qu’on est bonne et qu’on à lui a tapé dans l’œil - oui je parle de moi à la troisième, ça te gêne ?! - et je le vois reprendre la parole « Souhaitez-vous aller dans mon bureau pour que vous puissiez vous remettre de vos émotions et vous sécher ? » J’éclate d’un rire mesuré et sexy. « Mon fils est en train de jouer au basket. Merci, mais je dois l’encourager. Mais raccompagnez-moi, je ne sais plus où c’est ! » Mon sourire niais suffit à l’attendrir parce qu’il m’invite à le suivre et tourne les talons. Mais avant de le suivre, j’en profite pour pousser Garrett qui tombe à l’eau. L’observant d’en haut, je balance ma hanche d’un coup sec puis, telle une reine, pieds nus, je repars voir mon fiston, me disant que le béton me nique les pieds quand même. Faudra que j’aille récupérer mes godasses au fond de l’eau d’ailleurs. Peut-être que je pourrais soudoyer le dirlo pour qu’il y aille à ma place ? Comment ça, je ne perds pas le nord !?
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Lun 17 Sep - 11:22


L’idée de la couler avait été drôle, très drôle. La voir couler avait été drôle, très drôle. Il ne cherchait pas réellement à la noyer, bien que la tentation soit forte, mais lui rabattre le clapet avait une douce saveur il devait le reconnaitre. Elle parlait trop, et elle parlait pour ne rien dire. Elle parlait à tort et à travers, jonglant avec insultes et reproches à la perfection, et cela était irritant. « T’as fini de ricaner, trou de balle ?! » qu’elle lance, prouvant les pensées de Garrett la concernant. Il riait d’autant plus qu’il en était certain, sans l’ombre d’un doute, qu’elle ricanerait tout autant si ce n’est plus si la situation était inversée. Et d’ailleurs, la situation allait se renverser bien plus soudainement qu’il ne l’aurait imaginé. « Tu veux que je t’applaudisse aussi ? » qu’elle s’offusque toujours, et qu’il rit de plus belle à la voir si en colère, si outrée, si trempée, si hystérique. Y avait quelque chose d’extrêmement sexy dans ce tableau, pensa-t-il malgré lui. Cependant, il oubliait rapidement cette constatation lorsque, alors qu’il tentait de rejoindre le bord de la piscine pour en sortir, la petite pause était terminée après tout, elle se rua sur lui pour lui rendre la pareille. Elle enroula jambes, bras, mains, cheveux – qui atterrirent devant ses yeux et dans sa bouche, BORDEL DE MERDE ! Elle était parvenue à le maintenir prisonnier de son corps, et si dans d’autres circonstances il aurait apprécié et profité de l’instant présent, avec Mme Obsolète c’était impensable. Il avait surtout envie de la voir déguerpir une bonne fois pour toute. Elle parvint à le maintenir sous l’eau, suffisamment longtemps pour qu’il avale à son tour la tasse acide et désagréable d’une eau javélisée. GARCE ! En remontant à la surface, une fois qu’elle ait lâché prise, il l’aperçoit un peu plus loin, rieuse et victorieuse – image insoutenable. Elle ose lui demander qui est le patron ? Diable qu’il allait lui montrer qui était le patron entre eux deux. Si la natation n’était pas SON sport, il n’en était pas moins un excellent nageur, et dans un crawl parfaitement maîtrisé, il la rejoignit avant même qu’elle n’ait eu le temps de tenter de lui échapper. Il allait lui montrer que quoiqu’elle fasse, quoiqu’elle dise, il serait toujours gagnant dans l’histoire. Il allait lui prouver qu’elle n’avait aucune chance contre lui. C’était bien plus qu’une simple dispute, bien plus qu’une simple mésentente entre voisins, entre parents. C’était une guerre sans nom, sans but, sans limite – une guerre dont ils avaient tous deux besoin, chacun à leur manière, chacun pour leurs raisons propres. Elle l’exaspérait, au plus haut point, plus que n’importe quelle femme ne l’avait jamais exaspéré dans sa vie. Elle le rendait dingue, au plus haut point, plus que n’importe quelle femme ne l’avait jamais rendu dingue dans sa vie. Elle le forçait à agir au quart de tour, tel un adolescent puéril et immature. Elle faisait ressortir le pire en lui, mais elle lui permettait d’extérioriser par la même occasion. Et à chaque rencontre, chaque altercation, il sentait le poids qui pesait sur ses épaules s’amoindrir pour disparaitre quasiment complètement. Ça n’avait pas de prix, même s’il refusait encore de le reconnaitre. Il n’eut cependant pas le temps de se venger, les mains à peine poser sur ses hanches généreuses – et douces – qu’un coup de sifflet leur coupa l’échine sous le pied.

MERDE.

Il détestait cet homme. Et cet homme le détestait. Les raisons étaient plutôt simples. Ils avaient été au lycée à la même période. Ils avaient jeté leur dévolu sur la même fille. La fille avait choisi Garrett. Jonas avait eu la dent dure à ce sujet depuis, et ne cessait de jouer les compétitifs avec son professeur de basket. Jonas l’aurait sans doute renvoyé depuis belle lurette si Garrett n’avait pas eu le soutien du reste de l’équipe enseignante. Mais si Jonas ne pouvait lui faire perdre son travail, il ne se privait jamais de faire de sa vie un enfer quand l’occasion se présentait. Et il fulmina intérieurement de lui avoir donné une nouvelle chance de s’en donner à cœur joie. Aussi les deux hommes s’affrontèrent quelques secondes, des minutes interminables peut-être, du regard. Penelope Solète avait déjà remis les pieds sur terre lorsque Garrett et Jonas détournèrent leurs yeux sur elle. Elle était aussi époustouflante qu’irritante, aussi superbe que garce. Pas étonnant que Jonas la regarde avec ce regard-là, vu le spectacle qu’elle offrait. Elle aurait pu tout aussi bien être nue. L’idée que le directeur du collège puisse la mater sans gêne ainsi irrita Garrett à un point inatteignable jusque-là. Pourtant, il ne bougeait pas d’un iota, toujours dans l’eau qui refroidissait chacun de ses membres, alors qu’elle semblait incapable d’arrêter de parler. Il savait qu’elle ne se gênerait pas pour l’enfoncer et lui rendre la vie infernale, elle non plus. Ils allaient bien s’entendre ces deux-là, pensa-t-il amèrement, et peut-être bien qu’elle permettrait à Jonas de faire ce qu’il rêvait de faire depuis des lustres – virer Garrett. « Monsieur Davis vous a-t-il importuné ? » qu’il demande, l’enfoiré, espérant fortement qu’elle réponde par l’affirmative. Cela transpirait dans chacun de ses pores. Garrett se dit qu’il valait mieux qu’il reste dans l’eau finalement, sans quoi il aurait laissé sa rancœur et sa colère se déverser sans limite. Penelope et lui échangèrent alors un regard. Il ignore ce qu’elle pense, mais il l’affronte sans ciller et sans baisser le sien. La défiant quoiqu’elle puisse répondre. Il était prêt. « Pas du tout, cher Monsieur. Monsieur Davis est venu me sauver la vie, » qu’elle rétorque d’une voix simple, le faisant presque suffoquer tant la surprise est de taille. Il en avalerait presque une tasse. « J’ai eu une crise d’agitation spasmodique nerveuse. Une maladie très rare qui fait que je crois qu’on veut me tuer quand on essaye de me sauver, d’où ma réaction assez violente. » Il ne savait pas ce qui était le plus surprenant et le plus choquant : le fait qu’elle lui sauve la mise et se montre magnanime pour une fois, ou le fait que Jonas la croit. « Ce conna.. Ce brave homme a été héroïque avec moi », se rattrape-t-elle vivement, le faisant sourire de nouveau. Chassez le naturel, il revient au galop. Cela ne l’empêcherait pas de lui rappeler qu’elle avait levé le drapeau de la paix. « Permettez-vous que je puisse garder ce gilet ? » qu’elle demande à Jonas, et que Garrett réalise bien trop tard qu’il s’agit du sien. Il l’avait oublié il y a des jours de cela, et ne se rappelait même plus où il était passé. Le souvenir d’une jolie brune et d’une jolie bouche sur la sienne lui revenaient en tête, accentuant son sourire. Jonas se chargea de lui faire savoir qu’il s’agissait de son gilet, et qu’il lui fallait par conséquent le lui demander. Ce qu’elle ne fit pas. La suite s’enchaîna comme si Garrett n’avait plus existé – Jonas qui flirt, diaboliquement ridicule et transparent, et Penelope pas du tout crédule mais polie. Alors qu’il s’apprêtait à remonter à la surface pour les suivre – savait-elle qu’elle était en présence d’un enfoiré ? – elle n’hésite pas à le faire retomber le sourire aux lèvres. GARCE ! pense-t-il en remontant, le regard haineux. En deux secondes, il est de nouveau sur la terre ferme et les regarde s’éloigner. Il cherche quelque chose à dire, quelque chose de malin, d’intelligent. Mais rien ne vient, car il est trop en colère pour il ne sait qu’elle raison. Il avance pour les suivre, après tout c’est SON équipe, SES joueurs, SON match, SON job. Un drôle de bruit se fait entendre, le faisant froncer les sourcils. C’est quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Il a à peine le temps de baisser les yeux au sol qu’une fissure explose littéralement. LITTERALEMENT ! Et que l’eau jaillit telle Aphrodite. Sous le choc de la pression, sa tête se jette en arrière, manquant de peu de lui briser la nuque. La douleur est instantanée mais pas autant que la colère sourde qui s’empare de lui. Il avait perdu cette manche haut la main. Et il en sortirait sans nul doute avec un torticolis digne de ce nom, pense-t-il en se tenant le dit-cou et s’asseyant sur l’un des gradins. Le regard de Jonas en disait long sur sa satisfaction.

Garrett laissa échapper un grognement sourd. Il la détestait peut-être, il la haïssait sans doute, mais il ne la laisserait pas se faire avoir par cet enfoiré de première. Lentement, il se releva et rejoignit la foule en folie – le match était terminé et ils avaient gagné, comme à l’accoutumée. « Voyez, » qu’il lance à Penelope d’une voix plus calme qu’il ne l’était. « Quand vous n’êtes pas là, ils gagnent, » qu’il prouve sa théorie. « S’il vous reste suffisamment de dignité, Mme Solète, » qu’il l’appelle par son vrai nom, histoire qu’elle comprenne qu’il est sérieux, « ne vous retrouvez jamais seule avec lui, » qu’il fixe du regard Jonas occupé à applaudir les joueurs.





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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Lun 15 Oct - 22:17

Aaah la délicieuse sensation de la victoire ! Je suis victorieuse, et cela se voit à mon visage. Je pue la satisfaction et visiblement, ça ne plait pas du tout à notre ami le coach sportif. Je le comprends quelque part. C’est quand même crispant mais c’est comme ça ! La femme l’emporte toujours et tandis que je flirt outrageusement avec le dirlo, je ne peux m’empêcher ce Garrett. Un pied de nez. Un tirage de langue sexy. Oui tous les moyens sont bons pour l’énerver. Puis quand on s’en va, je pousse le bouchon en le foutant de nouveau dans l’eau. Mon dieu, c’est tellement génial. J’adore tout simplement et c’est en compagnie de Jonas que je me décide à partir d’un pas conquérant, bien nu, les fesses apparentes sous ma couche de vêtements mouillés. Mais qu’importe ! Je suis bonne et j’en joue beaucoup, revenant vers le stade. Jonas m’invite à m’asseoir à ses côtés, mais le sifflement final retentit. Le match a pris fin et quand je vois Charlie hurler de joie, j’en déduis qu’il a gagné. Sautillant sur place, j’applaudis avec force, criant tant je suis heureuse pour lui avant de me rappeler que je ne porte pas de culotte. Plaquant mes mains sur l’arrière de ma robe, je sautille de façon plus mesurée jusqu’à entendre une voix maléfique. Pivotant, l’observe Garrett d’un air glacial alors qu’il m’accuse de faire gagner son équipe quand je ne suis pas là. « Balivernes mon mignon. » Lui dis-je en ronronnant doucement. Je me mets à rire de façon sexy, ne faisant pas attention aux regards choqués déviant vers nous. Ils doivent certainement se demander ce que je fais ainsi, et l’entraîneur également. Ils doivent aussi se dire que j’ai l’air d’être une amazone vêtue ainsi alors que lui a la tronche d’un souillon. Enfin, surtout si on enlève le maquillage qui coule tout à fait. Puis, il s’avère qu’une conversation nous parvient.
Distinctement.
trop même.

« il parait qu’ils ont fait l’amour dans la piscine !!! » Je pivote aussitôt constatant que deux mamans sont en grande discussion. « Mais non !! C’est indécent ! » Et là, j’interviens aussitôt évitant de les laissant en dire plus. « Hum hum. » Je toussote bruyamment en les observant d’un air sévère. Elles rougissent se rendant compte que nous les avons entendu. « Il y a méprise, mesdames. » Je plaque ma main sur ma bouche de façon à empêcher de voir Garrett me voir en train de murmurer silencieusement. « Il est gay. » Les regards convergent vers lui, et je clame d’une voix enjouée. « Sur ce, bonne soirée. » Je tourne la tête, faisant tournoyer ma chevelure gracile. « Garrett. » Je prononce d’une voix charmeuse en guise d’au revoir avant de tourner les talons, enfin les pieds nus, retrouvant mon fils qui m’attend avec son gros sac de sport. La figure en sueur, il m’observe avec un air bougon. « Cesse de me fixer ainsi, jeune homme, tu me rappelles ton père. » Et nous allons vers la voiture où nous prenons place. Quand je ferme la porte, Charlie me fixe d’un regard furibond, croisant ses bras. « Maman, il faut que tu arrêtes de faire la bête avec Monsieur Davis, un jour il va me virer de l’équipe par ta faute. » Ma réaction ne se fait pas attendre. Je plaque ma main sur le coeur, complètement choquée de la vie. « Mais voyons Charlie !? Monsieur Davis et moi sommes amis, simplement. Nous nous amusons. » Bon ok, on s’amuse à se noyer dans la piscine mais c’est drôle pourtant. « Il ne te virera pas, je te le promets. Puis tu as bien joué. » Il me regard avec un air d’espoir, « C’est vrai, maman ? » - « Bien sur que ouiii, et crois-moi, il ne peut pas te virer. De toute façon, s’il le fait, je me vengerai. On ne vire pas les amis !!! Et t’es le meilleur. » Et Davis n’est qu’un gros nase, je compte bien me venger !!
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   

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Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.
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