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 Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.

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Garrett Davis
Admin King of balls
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DATE D'INSCRIPTION : 08/02/2016
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MessageSujet: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Mar 12 Juin - 18:59

Une journée comme il les aimait. Ensoleillée. Sportive. Dynamique. Sympathique. Une journée synonyme de paix mais aussi de bon temps. Il n’y avait rien qu’il adorait mieux que son job – et pour cause, il était en perpétuel contact avec son hobbie. Et pour couronner le tout, il avait la chance d’entraîner son fils unique. Certains pères auraient été gênés, peut-être même mal à l’aise. Certains auraient pu craindre de favoriser leur gosse au détriment des autres joueurs. Mais Garrett avait la chance d’aimer ce sport et son fils à égalité, et il n’y a rien qu’il n’aurait fait qui pourrait mettre en péril la fiabilité de son équipe. Pas même pour son fiston. Et depuis plusieurs mois que les choses étaient ainsi, il n’y avait eu aucun problème au sein de l’équipe – du moins rien qui ne puisse être en rapport avec le fait que Liam soit le fils du coach. Ils les entraînaient trois, et parfois quatre fois par semaine. Et chaque mois, ils se présentaient à un match contre une équipe d’un autre collège. Si ces matchs ne déterminaient pas leur avenir ou leur destin, ils n’en restaient pas moins motivés pour tout donner et gagner. D’autant que certains d’entre eux aspiraient aux mêmes rêves que Garrett gamin – devenir professionnel. Il savait déjà qui en avait les capacités dans l’équipe – dans chaque équipe qu’il entraînait – et il les motivait tous sans exception. Garrett était un excellent coach. Il écoutait chacun des joueurs, chacune de leurs questions, chacune de leurs inquiétudes ou chacun de leurs doutes. Il tentait du mieux qu’il pouvait de les rassurer, de les encourager. Avec détermination et force, mais avec respect et loyauté. Ils étaient tous soudés, et au fond, c’était ce que l’on attendait d’une équipe gagnante.

Et aujourd’hui était une journée comme il les aimait.

« Comment vous vous sentez les gars ? En forme ? Allez, un petit sourire ! Respirez, soufflez, prenez plaisir à jouer comme vous le faites toujours. On est là pour gagner, je ne vous le cache pas, mais on est aussi et surtout là pour le jeu. Pour le plaisir de jouer, » qu’il motive sa petite troupe comme il le fait à chaque début de match. « Ce n’est pas le match de votre vie. Ce n’est pas le match décisif, celui qui décidera de qui vous êtes. Mais c’est un match de plus pour être fier de vous et de ce que vous accomplissez. Moi, je crois en vous, » qu’il les rassure et il sent aussitôt le stress les quitter un peu. « Et histoire de vous motiver encore plus, je vous paie à tous un repas de roi ce soir si vous me gagner ce match, » qu’il les fait rire avant que l’on annonce qu’il est l’heure. Y a rien de mieux qu’un peu d’humour pour détendre les atmosphères tendues. Avant qu’ils n’entrent sur le terrain de basket du collège, Garrett ne rate jamais le rituel qui est un simple check avec chacun d’entre eux. Il termine par Liam et Charlie, qu’il apprécie particulièrement. Il les rejoint en dernier pour les motiver dignement en compagnie des parents et des supporters habituels dans ces occasions. « Allez, les Venicci ! » qu’il les appelle par leur surnom. Et il échange quelques paroles, quelques sourires, quelques blagues avec son assistant – un jeune en passe de devenir professionnel. Il n’a pas observé les gradins, il n’a pas regardé qui était là, pour qui ils étaient là. Il ne se concentre que sur ses gamins, leur jeu, leur position, leur attaque, les points gagnés.

Mais il ne peut pas la louper. Personne ne peut la louper.





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Pénélope Solète
Admin esclave
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MESSAGES : 759

MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Ven 15 Juin - 19:27

Ce jour-là, j’ai percuté un truc très important. Mais genre quelque chose qui m’a laissée complètement hors de moi. J’en ai pleuré, je m’en suis arrachée les cheveux avant de me rendre compte qu’il aurait mieux fallu pour mieux de m’arracher les poils de jambes – ce que j’ai fait entre autre – avant de me mettre en PLS dans le canapé et de me morfondre, devant un Charlie complètement paumé. « Mais maman, je pensais que tu le savais… » - « Noooon ! Je ne le savais paaaas… C’est terriiiiible, j’ai l’impression d’avoir été victime d’une trahisoooon ! » Le visage larmoyant, je fixe le visage de mon fils. Je suis au bout de ma vie. A vrai dire, je ne pensais pas que ce serait un tel choc de me rendre compte que le terrible voisin aka Garrett le débile, n’est nul autre que le coach de mon fils. Oui, vous savez, ce petit con que j’ai mis au monde et qui s’est découvert une passion dévorante pour le basket ? Bon, ben voilà que son entraîneur, c’est mon PIRE ennemi. Autant vous dire que j’ai éprouvé le besoin d’aller m’asseoir, de me calmer avant de péter carrément une durite. Mon fils lui, n’a pas trop l’air de comprendre que je vis un véritable drame. La guerre paraît moindre. Je ne peux pas tuer son coach ou alors je rendrais triste le petit. Et c’est tout là le problème. Il a donc fallu ranger mon manuel de tortures physiques achetés sur internet et il a fallu songer à une nouvelle vengeance à mettre en place. Je pourrais dégrader sa maison mais je n’ose plus y entrer. Il manquerait plus qu’il porte plainte pour violation de domicile. Ainsi, j’en suis là. Complètement paumée, devant mon fils qui doit se dire que sa mère est complètement tarée. Ce n’est pas faux. « Charlie chéri, tu sais que je lui livre une guerre sans merci ? Est-ce que tu te rends compte qu’il a tagué notre porte d’entrée, qu’il a insulté le nom de ton père ? » Je pose une main sur mon cœur. « Tu comprends donc que maman soit tout à fait embêtée. J’avais prévu de le couler au fond du canal. Comment vais-je faire désormais ? » Mais visiblement, mon fils  ad’autre priorité dans la vie. « Mais c’était trop drôle ce qu’il avait marqué sur notre porte. Tout le monde m’appelle comme ça maintenant ! » Il me sourit avec fierté tandis que je l’observe avec une mine choquée. Comment ça OBSOLÈTE ?! Non mais en plus d’être carrément chiant, il a réussi à faire de ma cause quelque chose de ridicule ? Moi qui me bat contre le racisme, les préjugés, les difficultés de la vie, voilà que mon voisin aura eu la magnifique idée de me rebaptiser le nom de famille, faisant que mon fils trouve ce pseudonyme génial. JE VAIS LE TUEEEER !!!!!!

« Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. Je suis calme et je ne vais pas le bouffer. » Je me répète cela dans la voiture, pendant que je suis en train de saluer tout le monde. A voix haute bien sûr, je ne m’appelle pas Pénélope Solète pour rien, sac à fientes ! Et tandis que tout le monde prend place, j’observe au loin le fameux entraîneur. « Quelle gueule de con ! » Je proteste à l’encontre du club des mamans se trouvant ici. Ces dernières s’insurgent « Arrête, il est méga sexyyyy ! » Bon ok, elles sont irrécupérables. Je réponds par un grognement, bien décidé à l’avoir d’une manière ou d’une autre. Ceci dit, je suis bien vite prise dans le jeu lorsque le match commence. Le basket c’est entraînant à vrai dire. Et je dois admettre que mon fils joue bien. Enfin… J’y connais rien en basket. Alors quand il tient la balle, j’ai l’impression qu’il fait une super action. A vrai dire, à chaque fois qu’il a la balle dans les mains, je ne peux m’empêcher de me lever de ma chaise en poussant un « youpiiiiiiii » avant d’applaudir ou alors en hurlant « c’est mon béééééébéééé » sauf que mon fils ne marque pas trop de paniers. Mais je n’en demeure pas moins fière. Même s’il ne me fait pas coucou quand je lui envoie un bisou de la paume de ma main. Il a l’air gêné mais ça doit être à cause de ce crétin d’entraîneur. Parfois, nos regards se croisent et je lui lance un regard venimeux. Meurs sac à poubelles ! Quand tout à coup, c’est le drame, Charlie est percuté par un autre joueur et tombe au sol et je hurle tout à coup d’une voix inquiète, stridente, que tout le monde entend même du côté de la Chine « MON PETIT CHAAAAAT TU ES BLESSÉÉÉÉÉÉ !!! » Oui, je suis une mère poule. Et non, je n'éprouve pas de culpabilité  
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Garrett Davis
Admin King of balls
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MessageSujet: Re: Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.   Hier à 19:36

Des mamans, il en croisait chaque jour depuis quelques années maintenant. Des mamans poules. Des mamans baba-cool. Des mamans strictes. Des mamans frigides. Des mamans qui n’ont pas désiré devenir maman. Des mamans « je m’en cogne comme de l’an quarante ». Des mamans qui n’ont pas voulu grandir. Des mamans qui se considèrent comme la meilleure amie. Des mamans qui s’oublient pour le bien-être de leur enfant. Des mamans discrètes. Des mamans « folledingues ». Des mamans qui flirtent – ouvertement ou subtilement. Des mamans célibataires. Des mamans mariées, mais trompées. Des mamans mariées et comblées. Il en avait rencontrées des centaines sans doute – pas sûr qu’il exagère. Beaucoup lui offraient des sourires. Des sourires avenants. Des sourires de circonstances. Des sourires de politesse. Des sourires de reconnaissance. Des sourires charmeurs. Des sourires forcés. A chaque fois, il le leur rendait avec plaisir car il n’était pas lunatique. Il n’était pas grincheux. Il n’était pas asocial. Il n’était pas méchant. Il n’était pas irrespectueux. S’il lui arrivait de flirter avec certaines femmes – mariées ou pas – il ne le faisait jamais dans l’optique d’aller plus loin, et il pouvait jurer sur la tête de son fils, jamais, jamais il n’avait eu d’aventure avec une femme mariée. Encore moins avec la mère de l’un de ses élèves. Non seulement c’était interdit, et ça allait contre son éthique professionnelle, mais il n’avait jamais été véritablement tenté. Oh, bien sûr, beaucoup de ces mamans étaient magnifiques – certaines même sublimes. Mais Garrett n’était pas ce que l’on nommait communément un « charmeur de ces dames », « un homme à femmes », « un collectionneur de nuits sans lendemain ». Quand on était père, et père célibataire, les priorités changeaient forcément. S’il n’était pas un saint, encore moins un moine, il savait parfaitement gérer sa « vie sexuelle » comme tout homme responsable savait le faire. « Dis-donc, tu l’entends ? » que son assistant lui demande tandis que les jeunes jouent leur match – le match d’un vie semble-t-il. Il n’a pas besoin de lui demander de qui il parle, il l’entend fort bien. « Youpiiiiiiiiii ! » « C’est mon bébééééééééééé ! » Et il n’a pas besoin de regarder Charlie pour connaitre la gêne et la honte qu’il doit ressentir à entendre sa mère beugler comme une vache. « Y en a pas beaucoup des comme elles, » qu’il enchaine l’assistant. Ce à quoi Garrett lui accorder un regard dépité, « et heureusement ! » qu’il ose dire. « Des timbrées comme ça, ça signerait la fin du monde, je te le dis, » qu’il ajoute sur une note d’humour, mais pas vraiment dépourvu de vérité. Il gardait en mémoire sa venue nocturne quelques jours plus tôt, décidée à rétorquer coûte que coûte. La guerre était déclarée entre eux, et il avait une terrible envie de prendre sa revanche aujourd’hui. Tous les jours. Chaque heure. Chaque minute. Bordel, chaque seconde même. Cette femme réveillait en lui un cocktail d’émotions et de sentiments qu’aucune autre ne parvenait à réveiller – pas même la mère de Liam. Pas même les grands-parents de Liam. Autant dire que c’était inconcevable et surprenant. Et pourtant… « Canon quand même » que l’assistant se permet d’ajouter – de quoi faire grogner Garrett qui préférerait s’étouffer plutôt que de reconnaitre qu’il n’a pas tort.

A cause d’elle, le voilà plus concentré sur les diverses idées vengeresses qui lui traversent l’esprit plus que sur le jeu et ses joueurs. Les regards qu’ils s’échangent de temps en temps – souvent, trop souvent – sont promesses et dégoût évident. Peu importe pourquoi, peu importe comment, ils se détestent et se vouent une haine sans limite depuis le début. Quoique les mots peuvent paraitre fort, et pourtant n’est-ce pas électrique entre eux ? N’ont-ils pas des revolvers à la place des yeux en se regardant ? Ne grognent-ils pas comme des bêtes en s’apercevant ? Diable que s’ils le pouvaient, ils le feraient. Et c’est le drame, et c’est la panique, quand un joueur adverse percute Charlie un peu trop violemment et le faisant tomber lourdement au sol. Bien évidemment, Garrett – et le personnel soignant présent – sont déjà près de lui quand la timbrée de service – mais la mère du gamin –se fait remarquer sans honte, sans gêne, sans surprise. « MON PETIT CHAAAAAAAAAAT, TU ES BLESSE ? » qu’elle hurle plus qu’elle ne demande. Une fois assuré que Charlie « n’a rien » et « va bien », il se permet de lever les yeux au ciel et de s’approcher de la mère poule hystérique. « Je crois que ton petit chaaaaaaaat », qu’il imite sans hurler, « a été un peu déconcentré, Mme Obsolète, » qu’il la nomme comme il adore la nommer, ce qui a le don de faire sourire l’assemblée. Tous, sauf elle, évidemment. « Les groupies hystériques de quinze ans, c’est pour les concerts de Justin Bieber, » qu’il la taquine tout sourire, bien qu’intérieurement il ait envie de la secouer et de la virer des rangs. Puis il se penche légèrement pour qu’elle seule ne l’entende – ou pas, mais bon il essaie d’être un peu « cool » et sympa, faut pas déconner non plus. « Si tu voulais bien la fermer un peu, peut-être que mes joueurs – incluant ton fils, quelle drôle de coïncidence pas vrai ? » qu’il joue du sarcasme , « auraient une chance de gagner ce match, » qu’il lui signale que si elle persiste et reste fidèle à elle-même, elle sera la seule fautive s’ils perdent.

BAH OUAIS T’ES LA VILAINE DE L’HISTOIRE TU VOIS ! TU EMMERDES LE MONDE ENTIER, LE MONDE ENTIER TU VOIS ! TU FAIS RIRE TOUT LE MONDE, MAIS PAS PARCE QUE T’ES DRÖLE TU VOIS ! PARCE QUE T’ES FOOOOOOOLLE !

Perdant l’intérêt de leur altercation, le match reprend une fois que l’on est sûr que Charlie va bien. mais Garrett reste près des gradins, et près de la folle qu’il peut pas blairer. « Tu sais que je n’en reviens pas, » qu’il lui dit d’un ton naturel, d’un air nonchalant. « Que tu aies un fils, je veux dire. Que tu puisses avoir mis au monde ce gosse, » qu’il adorait, « je ne m’y attendais pas, je dois dire. Adopté ? » qu’il ose taquiner, emmerder. Avec elle, y a pas de limite. Aucune. Tous les coups sont permis. Et c’est sans doute ce qui lui plait le plus dans cette histoire.



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Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute.
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