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 Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !

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Lou Morland
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MessageSujet: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Ven 15 Juin - 19:38

Assise au volant de ma voiture de sport, je suis en train de chanter à tue-tête. J’ignore les réactions excédées autour de moi. Visiblement, la musique est forte mais j’en ai strictement rien à battre. Y compris quand on me klaxonne, je me contente de faire des coucous comme si j’étais la Queen Elizabeth en pleine visite officielle. Aujourd’hui, je suis de TROP bonne humeur et qui dit positive, dit alors que je suis complètement et irrémédiablement insupportable. C’est bien simple, j’ai envie d’emmerder mon monde. J’ai envie de voir les gens s’enrager au point de s’arracher les cheveux tout en se roulant par terre tandis que je contemple, hilare, le chaos créé. C’est peut-être parce qu’aujourd’hui, je ne bosse pas et que j’ai un milliard de choses à faire. Mais je prends mon temps. J’ai d’abord commencé ma journée par une séance de sport où j’ai fini complètement sur les rotules, en nage. Mais encore plus en pleine forme. Ça fait du bien, surtout quand mon mentor est ravi de moi. Paraît-il que j’ai bien amélioré ma technique. Faudrait que je puisse l’essayer sur quelqu’un, mais hélas, aucun cobaye n’accepte. J’ai bien tenté de convaincre Zack mais il a refusé. Et Otto ? Il ne m’a même pas répondu, ce con. Alors forcément, comme je n’ai pas eu de retour, je me suis décidée à aller le voir. Il pourrait me dire non quand même ! Quelle impolitesse ! Alors que je lui demande poliment si je peux m’entraîner à le latter. Non mais oh ! Dans quel monde vit-on ? Aussi, me suis-je décidée à aller le voir. Après tout, je le connais par cœur ce type. Y compris son agenda. Moi, je suis celle qui est capable de dire à quelle heure il pète et la date de ses prochaines règles *rires*. Alors autant vous dire que s’il ne répond pas, c’est qu’il y a une anguille sous la roche, un ours dans la grotte. Enfin, bref, les animaux de la forêt sont planqués et moi, je suis fébrile. J’ai hâte de voir ce glandu, sans doute vais-je le retrouver au pieu avec une nana ! Est-ce que cela me choquera ? Non ! Ceci dit, je suis en train de penser à une chose. Ce n’est pas une nana, mais Kimia. Et ça, c’est pas n’importe qui. J’ai bien compris qu’il s’agissait de LA fille dont il est amoureux. Ceci étant dit, qu’il ne réponde pas, me chiffonne. D’ordinaire, il le fait toujours. Alors, je vais donc le voir. Qui sait ? Je vais sans doute le retrouver, la tête coincée dans la machine à laver. Tout le monde me félicitera de mon sauvetage, Otto fera construire une statue à mon effigie. J’ai des rêves de grandeur mais surtout l’envie de le voir.

Aussi, je prends la route habituelle pour me rendre chez lui. A force, je la connais par cœur et combien de fois, j’ai roulé pour aller jusque chez lui, pour faire la fête, pour boire, nous relaxer devant un match. C’est toute pleine de bruits, toujours en chantant à tue-tête que je gare ma voiture devant son garage. Je coupe le moteur et aussitôt le silence survient. Bon sang ! J’en ai les oreilles qui sifflent. Claquant la porte comme une princesse, j’agite ma chevelure d’ébène comme si j’étais en train de postuler pour l’Oreal, puis d’une démarche digne d’un mannequin, j’avance vers l’entrée. Hop, petit tour sur moi-même comme si j’étais en train de préparer un clip vidéo. Je pourrais me remettre à chanter mais j’aime soigner mes entrées. C’est pourquoi, j’ouvre la porte avec classe et élégance avant de beugler soudainement : « TU CROYAIS TE CACHER DE MOI PETIT SALAUD HEIN ? » Je suis très fière de moi. Après tout, s’il a fait un bon de trois mètres, je m’en tape, il avait qu’à répondre. Depuis cette espèce de machin que j’adore à la mort ne me répond pas, hein, HEIN ? Bref, me voici donc dans l’antre fleuri de mon ami et je le cherche. Il est quand même pas au pieu, encore ? Il est midi les gens. Et j’ai faim. C’est même le moment de me faire inviter à bouffer dehors. Parfait ! J’ai envie d’un steak énorme. Mais avant ça, il faut vite que je retrouve ce chenapan afin de lui tirer les oreilles. « HEY OTTO !! » Je continue à marcher ne le trouvant pas dans la cuisine, ni le salon. « TU SAIS COMMENT ON APPELLE UN OTTO QUI FAIT DE LA MUSIQUE ? » Me voilà en train de ricaner comme une gourde, mais je suis trop fière de ma blague. Et quand je finis par retrouver l’objet du délit se trouvant dans sa chambre déserte, portes de l’armoire ouvertes, je laisse planer une seconde avant de lâcher la chute. « Un « ottoradio ». » BON SANG QUE SUIS-JE DRÔLE !!! Riant à gorge déployée, j’entreprends de rentrer dans la pièce à pas chassés – admirez le déhanché – et pouf, je lui donne un coup de hanche avant de m’asseoir sur le lit « Tu sais, j’ai pensé à un truc sérieux. J’devrais devenir humoriste. » Mon visage s’éclaire quand je remarque les vêtements posés sur le lit. « Et tu pars en vacances ? Et même pas tu me le dis ?! à moi ?Ton amie intime ? » Nullement gênée par l’idée que je suis entrée sans aucune invitation, me voilà donc en train de le questionner. « Et tu pars où ? J’peux venir ? » Bien sûr, m’inviter dans un voyage au calme ne me perturbe pas non plus ! Je suis irrécupérable.
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Dim 24 Juin - 21:23



Retour à la case départ. Je sais pas ce que je vais faire, tout ce que je sais, c’est que tous les plans qu’on a monté ces dernières semaines, tout vient de finir aux oubliettes, à la poubelle. Rien ne se passera comme on l’avait dit. Une sensation de vide m’a saisi depuis que j’ai lu son message. J’ai du mal à comprendre, mais j’ai décidé de respecter sa décision et de ne rien faire pour la faire changer d’avis. J’ignore dans quel état elle se trouve en ce moment, si elle regrette quoi que ce soit, si elle aurait souhaité que l’on garde contact. Mais je crois que c’est à mon tour de disparaître de son quotidien, cette fois-ci.
C’est dingue comme une seule personne peut tout faire basculer, et c’est ce que je réalise à présent. Je n’arrive pas à arrêter d’avoir son visage, ses expressions, ses mimiques, en tête, je l’imagine encore se balader dans la maison avec Bouboule qui la suit comme un chien. J’ai du mal à me rendre compte qu’il ne me restera que quelques souvenirs de cette douce période passée à ses côtés. C’était quelque chose que je n’avais encore jamais connu avec une femme. Le plaisir et l’impatience de la retrouver après quelques jours de séparation, la sensation de ne plus être seul, la tendresse qu’elle déversait sur moi et que j’essayais de lui rendre au centuple. Kimi m’a donné goût à tout cela, mais c’est avec elle que je voulais vivre ça. Avec personne d’autre. Personne ne peut me supporter tel que je suis. A part Lou. Mais Lou, ça n’ira jamais plus loin qu’une profonde amitié, on le sait tous les deux depuis le début. Et à part la fille qui vient de me larguer.

Je lâche un profond soupir face à mon armoire, tandis que mes mains piochent au hasard des vêtements que je compte emporter pour rentrer un moment chez moi, en Nouvelle-Zélande. Je ne préfère pas rester ici, je sais que je serai tenté d’aller la voir dans les jours prochains, après que la tourmente dans mon esprit aura fini de me rendre dingue. Je n’ai envie de voir personne, je sais que ce sera toujours le cas au fil des jours, et je ne sortirai pas. Alors, le réconfort de ma terre natale me paraît être la meilleure idée. Nos plans en Allemagne, ce contrat pour ma carrière ? Terminé. Mon téléphone est éteint et j’ai bien peur que Richi ne puisse pas me joindre lorsqu’il comprendra que je ne suis ni à L.A., ni à Berlin. En fait, c’est clairement le but. Je ne veux entendre parler de personne. Pile à ce moment-là, j’entends du bruit : Lou. Dans le genre discrète pour faire son entrée, elle n’a jamais appris, je crois. Je redouble mon soupir, pourquoi se pointe-t-elle ici, maintenant ? Elle a senti que je comptais m’éclipser ou quoi ? Je fais le mort, ne répondant pas à ses beuglements, et continue de sortir des vêtements. Elle m’appelle encore, et d’une oreille distraite j’entends sa question, sa devinette… Je marmonne pour moi-même : « un ottoradio. » Et l’écho de la réponse me parvient trois secondes plus tard, lorsqu’elle se tient dans l’encadrement de la porte. Son rire éclate dans la pièce, et elle me gratifie même d’un coup de cul dont elle a le secret. J’ai pas du tout envie de parler. Je lui adresse un vague regard, ce n’est pas contre elle, vraiment pas, mais j’ai pas besoin de compagnie. J’ai pas envie qu’elle me traîne dans les pattes, qu’elle me pose des questions… « Oui, tu devrais y penser… Tu ferais fureur dans le milieu. Je t’autorise même à écrire des sketchs où tu te fous de ma gueule, je parie que ce seront les meilleurs. » je commente d’un ton morne, en balançant trois-quatre caleçons sur le lit, à côté d’elle.
Elle semble tout à coup réaliser que je suis en train de préparer un sac de voyage. Je m’arrête et je ne sais même pas comment lui dire. Je sais pas si elle va se foutre ouvertement de ma gueule, en me disant que c’est pas la peine de partir, qu’elle m’emmène me trouver une nana pour la nuit, histoire de me consoler ; mais ça m’intéresse pas. Franchement pas. Et ça, ça risquerait de la faire encore plus rire d’ailleurs. « En quelque sorte, je change d’air. » j’avoue à demi-mots. Puis elle enchaîne, et malgré moi j’esquisse un sourire à demi amusé par sa question sans détour. Du Lou tout craché. « Une prochaine fois, peut-être. » Je referme la porte de mon placard, et je reste quelques secondes, avec la main appuyée contre, à réfléchir sur la situation actuelle. « Tu te rappelles quand t’as eu le cœur brisé ? » je lui demande en essayant de prendre un ton assuré, mais ça foire, je commence à sentir ma gorge qui se noue et pour essayer de faire disparaître cet effet super désagréable, je me penche vers mon sac, comme si je voulais vraiment vérifier d’avoir pris quelque chose d’ultra important : sauf qu’il est vide pour l’instant, donc j’ai l’air encore plus con. « Elle.. » Je lève les yeux au ciel, alors que j’ai encore envie de chialer et que je supporte pas ça, j’veux même pas finir ma phrase. « Je pensais pas que ça faisait aussi mal. » je finis par dire, en me laissant tomber en arrière, m’allongeant sur le parquet et croisant mes bras sur mon visage.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Sam 30 Juin - 9:45

Bon sang, je me sens tellement heureuse de revoir Otto. Sa tête de gland surpris de la vie m’a tellement manqué. Mais je respecte totalement qu’on ne puisse pas se voir comme avant. Il a sa Kimia maintenant et rien ne m’empêche de l’emmerder par sms. Mais là l’heure est grave ! Ce con ne me répond pas et pour moi, c’est une véritable catastrophe. D’autant plus que je suis sidérée de le voir partir en voyages alors qu’il ne m’a rien dit ! Un comble ! Je devrais le bouder, mais je suis faible et incapable de le faire. Ce type me connait si bien. Y compris dans mes rêves d’avenir. « Attends, Bro’,imagine je te fais venir sur scène pour montrer que « Totoradio » a un visage ! Tu serais adulé. On se retrouverait chez Letterman en train de raconter des anecdotes gênants de nos soirées. » Je me tais, avant de prendre tout à coup un être grave et très sérieux. « T’auras pas le droit de raconter le jour où nous étions en soirée et que j’avais la gastro ! » Autant dire que cette soirée fut très humide et j’ai tout fait pour l’oublier. Impossible ! A chaque fois que j’ai mal au ventre, j’y pense. Mais Otto ne me juge pas, il m’aime, je l’aime et jamais, je ne lui causerais du tort même s’il part sans moi ce couillon ! D’ailleurs, je décide de partir avec lui. Ça me ferait du bien d’arrêter de voir des gosses tous les jours. En plus, on serait capable de se faire pleurer de rire pour rien du tout. Et s’il y a Kimia entre nous, ce n’est pas grave. Elle n’aura jamais l’impression de tenir la chandelle. D’où c’est moi qui la tient d’abord ?!
 
Toutefois, je suis à mille lieux de me douter qu’il s’agit d’un voyage d’amour ou autre. Le fait qu’il me parle d’une prochaine fois me rend encore plus guillerette tandis que je regarde ce qu’il a étalé sur son lit, prenant un caleçon que je déplie #zéropudeur, sans me rendre compte du trouble de mon meilleur ami. « ’Tain, j’partirais bien aux Maldives. On a qu’à réserver la-bas !!! Tu crois qu’elles sont faciles d’accès les meufs ? » Bah ouais, si je bouge, c’est pour profiter. Pas pour visiter. L’idéal serait de se lever à pas d’heure et de boire toute la journée. Toutefois, la seule réponse que j’obtiens d’Otto, c’est concernant mon petit cœur brisé. Juste une fois. Autant dire que ça m’a amplement suffi. Ses mots me font relever la tête, fronçant les sourcils et observer le visage d’Otto. « Quoi ? » Je le regarde, remarquant combien il fuit. Plongé dans la contemplation de son sac, il a l’air comme … Perdu. Et immédiatement, ça me crève le cœur. Il n’est pas comme ça, d’ordinaire. Jamais, il est toujours plein d’assurance pour tout. Je ne dis rien jusqu’à ce qu’il semble avoir trop de douleur en lui, s’allongeant tout à coup par terre. Wouuuu pinaise ! Toutefois, je suis à des années-lumière de vouloir faire une blague. En général, quand mes amis ne vont pas bien, je ne vais pas bien non plus. Je suis une véritable éponge humaine. Je prends tout ce qu’il donne, y compris les mauvaises émotions, le fait de le voir empli de douleur. Ça me fait mal pour lui. Alors sans bruit, je viens m’allonger à côté de lui. Puis, doucement, j’enroule un bras autour de sa taille, venant me nicher contre lui. « Otto… Que s’est-il passé ? » Ma voix est toute douce, rien à voir avec la beuglante de tout à l’heure quand je suis arrivée. Là, je suis calme, le cœur meurtri de le voir ainsi. Mon Otto, il ne faut pas le toucher. Je le taquine mais il ne faut pas lui faire du mal. Ça, jamais. Et surtout, je ne comprends. Kimia me paraissait pourtant super amoureuse. « C’est sûr que ça fait mal… Et tu vas avoir mal pendant un bout de temps. Mais, ce qu’il faut te dire, c’est que tu n’es pas seul… Je suis là pour te soutenir. Je te proposerai bien de venir avec toi, changer d’air. Mais tu sais… La seule solution, c’est le temps. Le temps qui te permettra de faire de cette peine, une véritable force… » J’essaye de le réconforter comme je peux, de trouver les bons mots pour l’apaiser un peu. J’ai des accès de haine envers Kimia, presque envie de lui péter la gueule. Parce qu’Otto est spécial à mes yeux, c’est mon bro, mon partenaire, un ami que j’adore à la folie. « T’sais que je t’aime très fort ? » Finis-je par dire en restant enlacée contre lui, essayant d’être réconfortante, d’être ce baume apaisant. Ça fait du bien parfois le pansement humain, ça permet de se guérir doucement mais sûrement.
 


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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Dim 12 Aoû - 22:00



L’être le plus speed, le plus poilant, est juste à côté de moi, et je suis incapable de lui accorder l’attention des temps normaux. Je suis pas moi-même là, à des années lumière de mon tempérament, et de la réalité, qui pourtant me rattrape alors que je fais mon sac : la raison à cela me revient très vite en mémoire, et il m’est impossible de l’ignorer plus d’une seconde. Comme des vagues de douleur qui m’arrivent en pleine gueule, pour imager ce qui se passe de mon côté. Je prends pas la peine de me tourner vers elle, alors qu’elle me parle d’une soirée qui avait pas super bien fini, gastriquement parlant et lui réponds juste, pour la rassurer : « T’inquiètes, ce secret ne sera révélé que le jour de ton mariage. » Evidemment, cette histoire, j’ai déjà pensé à la garder pour les grandes occasions.

Je hausse les épaules à sa question. Ca va peut-être paraître couillon, mais autant j’ai eu tendance à enchaîner les nanas, autant maintenant, j’ai envie qu’elles me fuient toutes. Qu’on me foute la paix, et qu’on me reparle pas des belles histoires. Mais Lou, elle ne peut pas deviner, et je sais pas si je suis capable de lui dire pourquoi je prends la poudre d’escampette aussi subitement. Alors plutôt que de répondre au sujet des Maldives et de la timidité des filles qui s’y trouvent, je lui pose une question toute bête, juste pour la guider et pas avoir à m’étendre davantage. Je peux pas jouer la comédie éternellement, je n’y arrive même pas ce moment-même. Elle ne répond pas à ma question et me questionne, alors j’essaie de fournir une réponse mais ça coince. Comme prévu.
Allongé sur le sol, je sens ma meilleure amie se coller contre moi et une douce chaleur se diffuse sur le long de mon corps. C’est tout bête, mais ça fait un bien fou de la sentir à mes côtés, alors qu’elle m’enlace doucement. D’une main, je caresse ses cheveux, lentement, gardant les yeux fermés, juste pour apprécier la sérénité qu’elle m’apporte sans le savoir ; j’ai l’impression qu’elle arrive à puiser dans ma tristesse pour m’en enlever, et du coup j’ai plus envie de la lâcher. Je voudrais qu’elle reste là, juste pour m’aider à oublier comme c’est douloureux, d’avoir le cœur brisé. « Elle reste avec lui. » Je ne peux pas expliquer davantage, je peux pas lui dire que c’était aujourd’hui qu’elle devait lui dire qu’elle le quittait pour moi. Rien ne s’est passé comme prévu ; il a été plus convaincant que moi, et ce que je lui proposais n’était sûrement pas à la hauteur de ses espérances. J’aurais dû le voir venir, mais je me suis montré certainement trop confiant dans cette relation qui me tenait à cœur et dans laquelle j’étais prêt à m’investir, pour une fois. Tout simplement parce que cette fille me semblait valoir le coup et que mon palpitant battait un peu plus fort quand elle était à côté de moi ou qu’elle me prenait la main. J’écoute ses mots avec attention et acquiesce en hochant doucement la tête. Heureusement que j’ai des amis proches autour de moi, sur lesquels je sais pouvoir compter dans les moments difficiles, dont celui-ci fait partie. Le temps serait donc la solution à ce mal. Posant les iris sur le plafond, je me demande bien comment je vais pouvoir oublier cette sensation éprouvée lors de la lecture de ce message et qui depuis diffuse en moi une sensation de froid glacial, et de vide. Tous les projets, envolés. Tout à réinventer, seul, cette fois. « C’est comme ça que tu t’en es sortie alors ? » je murmure doucement, caressant son bras cette fois. A son interrogation, je la serre contre moi un peu plus fort et dépose un baiser sur son front. C’est rare, ce genre de moments entre nous, où la sensibilité est exacerbée et où la déconne n’a pas sa place. Et c’est tout ce dont j’avais besoin à cet instant. « Merci. » Merci de m’accepter comme je suis, de me filer un équilibre, une main à laquelle me rattraper quand la chute paraît trop périlleuse. « Je vais rentrer un moment à la maison. Je crois que ça me fera du bien de quitter un peu la ville. » Retrouver mon village, mon garage dans lequel je bricolais quand j’étais ado, mes vieilles planches de surf, et la maison. Ma mère sera sûrement ravie de me voir arriver, un peu moins en connaissant la raison ; mais je ne veux pas accabler Kimia. Au fond, elle a choisi ce qui semblait le mieux à ses yeux, pour elle. Je peux pas lui en vouloir pour ça : juste parce qu’elle m’a fait croire à quelque chose que j’avais pas envisagé avant qu’elle réapparaisse dans ma vie. Tournant mon visage dans sa direction, je lui glisse simplement, sur le ton de la confidence : « J’ai pas eu l’occasion de te le dire, mais… Heureusement que je t’ai. »

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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Mar 4 Sep - 6:17

8. Enterrement de vie de garçon ! Tous en palmes et tubas et direction la plage.


« Mais quelle pétasse. » Je lâche en guise de réponse à Otto qui m’informe des raisons de sa rupture avec Kimia. Je ne sais que répondre avec ma franchise trop agressive mais c’est ce que je ressens. Ça et l’envie de lui décrocher un coup de pied rotatif en pleine poire à cette personne ayant brisé le coeur de mon meilleur ami. Et dire que je l’ai trouvée adorable, gentille et véritablement amoureuse de mon Totto. Je me remémore encore le visage de mon ami, brillant et lover à souhait, une expression que je ne lui ai jamais connu auparavant. Ça n’était pas une Shelly, ni une histoire éphémère. Mais c’etait le véritable amour, le premier, le fort, le passionnel, celui qui défonce tout. Comme j’ai été dévastée avec Alaric, voilà que je dois réconforter Otto, lui dire cette vérité terrible que non, il ne va pas aller bien. Que oui, ça va faire mal à en crever, à en pleurer. Mais qu’il n’est pas seul. Oh non, je le lui dis, je le lui fais comprendre en restant près de lui, en restant moi-même, avec ma franchise désarmante et mon cœur gonflé d’amour pour cet homme. Comme j’aimerais pouvoir tout balayer d’un revers de la main, le faire rire comme jamais. Je le lui dis que je l’aime. Je le lui dis pour le sauver, l’aider comme ce fameux soir où il m’a ramené chez lui, que lorsqu’il m’a montré sa chambre d’ami, j’ai compris combien il allait être spécial pour moi, si important, si capital, au même titre que Sam cela dit. Mais sans ambiguïté, sans sentiment que d’avoir envie de péter les dents de cette tarée que j’ai cru capable de le rendre heureux. Maintenant, j’ai avec moi un Otto qui souffre. Et ça fait mal, ça contracte l’estomac, ça donne envie de m’énerver. Mais non, je reste tendre et patiente, gentille. Je le laisse s’apprivoiser de cette douleur avant de le laisser s’en aller. Cette fuite ne peut lui faire que du bien. « Alors pars s’il n’y a que ça qui peut te faire du bien. Pars, mais reviens-moi. Même si c’est dans quelques mois. Ce n’est pas grave. Faut juste que tu reviennes en pleine forme pour que je puisse te faire chier de nouveau. » Je l’aime trop ce garçon. Et l’entendre être sincère sur ce que ma présence lui apporte me fait sourire, raffermissant ma prise contre lui. « J’te promets d’être invivable à ton retour. Je renouvellerais mon stock de blagues pourries. »
Et il est parti... Laissant un grand vide dans mon coeur. Bon ce n’est pas comme si nous coupions les ponts : je compte bien emmerder à distance.

***

Ok, je suis à un enterrement de vie de garçon. Et alors ? Je n’ai pas le droit, c’est ça ? Ok, je suis vêtue d’un maillot deux-pièces, le masque, le tuba et les palmes. On se fait la fête sur la plage de Venice Beach, dans une plage privée et autant vous dire qu’on s’amuse. Il s’agit d’un ami surfeur qui va bientot se marier. Et forcément, nous avons été invités. Voilà des mois qu’Otto est parti, et j’aurais cru le voir ici. Mais hélas, son absence est plus que ressentie. Heureusement, on a le temps de s’amuser, de rire et de faire de la merde. Je suis la seule fille du groupe parce qu’ils estiment que je suis leur pote. Ceci dit, ça ne me dérange pas. On drague de la meuf. On boit de la bière. Et je rigole comme une bûcheronne, je picole comme un mec. Et les blagues salaces on en parle ? De plus, on joue tous le jeu d’être là à marcher en canard avec nos palmes, sans répit y compris quand on va aux chiottes. Autant vous dire que c’est tout sauf glamour. Mais heureusement, personne ne se prend au sérieux et surtout pas moi. Je ris, je profite et je suis heureuse pour Jason. Putain, il se marie ce con ! Et c’est bien le premier dans notre groupe d’amis ! Autant vous dire que c’est un événement et que ça mérite bien de ne jamais lâcher le masque et le tuba dans les cheveux ainsi que les palmes aux pieds. Pour l’heure, on est occupé à faire des jeux, divisé en plusieurs équipes : le but étant d’arriver vers un point lointain, de prendre une bouteille et de revenir malgré les palmes qui sont bien envahissantes. Alors je me précipite, je fais de mon mieux, courant comme une débile. Qu’importe, j’ai l’âme d’une compétitrice. A bas les femmes qui me regarderaient ! Je continue jusqu’à avoir presque atteint la ligne d’arrivée. C’est alors que John s’écrit « Non mais regardez qui arrive !! » Un bref regard, et je me tape la plus belle gamelle de tous les temps ayant été déconcentrée. Je tombe en roulant telle une Neymar en puissance mondiale dans la coupe du monde de foot. Avant que ma chute ne soit ralentie par le sable et là, je peux relever un regard empli de sable dans les cheveux, les yeux, les cils, le nez et constatant que oui, c’est Otto qui arrive vers nous. « Aaaah !!! » Je m’exclame en crachant une bouffée de sable. Je me relève d’un bond et cours dans sa direction armée de mes palmes, dans une démarche presque effrayante. Et sans plus attendre, je me jette dans ses bras. « Connard, t’es revenuuuuu !! » Et je le sers à lui en briser les os, je lui claque des bisous ensablés sur les joues. Purée je suis tellement de le voir et surtout qu’il soit là pour notre ami Jason. « Ton masque et tes palmes t’attendent très cher ! J’ai hâte de te voir galoper ! » Surtout lui quoi. « Je ne pensais pas que tu reviendrais de sitôt ! » Finis-je par lui dire en le relâchant un peu. Il faut dire que durant son exil, je l’ai laissé tranquille, j’ai respecté son silence. Et là, il me semble en forme, heureux. Bref, je me sens tout à coup complète : Otto est revenu.
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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Sam 15 Sep - 10:23



Je passe la porte de la maison, un sac sur l’épaule, les lunettes posées sur le nez alors que je continue à répondre à Lou qui me harcèle de messages depuis mon départ de Los Angeles, depuis deux mois. Un coup pour savoir quelle heure il est chez moi. La fois d’après pour savoir combien de fois j’ai pété depuis le réveil, et là, elle me demande si je pense être capable de manger trois kilos de kiwis, puisque selon elle, je suis en plein régime de ce fruit, en ayant passé un bon bout de temps dans mon pays natal. Je ne lui ai pas dit que je rentrais aujourd’hui, je suis resté vague, car je ne savais pas exactement ce que j’allais avoir envie de faire à mon retour. Je craignais un peu le contrecoup, me faire rattraper par la réalité à laquelle j’ai échappé durant ces dernières semaines. Mais au moment de rentrer chez moi, l’angoisse disparaît doucement. C’est vide et je sais que personne ne m’attend ici. C’est peut-être ça qui fait le plus mal ; mais je sais au fond que je me referai à cela. Après tout, avant Kimia, je n’avais pas vécu ainsi, et ça allait, non ?
Je déballe mes affaires, pendant que Guapa refait le tour de la propriété, trop heureuse de se dégourdir les pattes après ce long voyage. Je vais directement prendre une douche ensuite, et lorsque j’en sors, je vois plusieurs messages s’afficher dans une conversation de groupe. Enterrement de vie de garçon… Je jette un coup d’œil à l’heure, lis les messages qui défilent sous mes yeux. J’ai encore un peu de temps pour me décider.

Plus tard, affalé dans le canapé, j’ai retiré les quelques photos accrochées sur le frigo, dont la vue me paraissait insoutenable. Ca m’a rappelé tout ce que j’avais tenté d’effacer. Et plutôt que les jeter, je les ai rangées dans un coin, certain de ne pas aller fouiller là-bas ; mais pas encore prêt à tout oublier. Du masochisme, peut-être. Ou l’incapacité de rayer de ma mémoire ma plus vieille amie. Je reste un moment à contempler le plafond où il n’y a strictement rien à voir, comme un chat qui regarderait dans le vide. Puis je soupire et commence par envoyer un message à Nate, lui laisser savoir que je serai dans le coin à partir de maintenant ; son anniversaire approche d’ailleurs. Ensuite, c’est à Richie que j’écris, pour lui dire que je suis prêt à reprendre au plus tôt. Plus vite je ferai quelque chose de mes journées, et quelque chose que j’aime en plus, et mieux ça ira ! J’en suis convaincu. Je pourrai laisser mes problèmes loin derrière en me concentrant sur mon boulot. Il semble ravi de me savoir revenu et j’apprends que je reprends la semaine suivante. Parfait.
Je lis les derniers messages sur la conversation de groupe, où les retardataires disent qu’ils ne tarderont pas davantage. Et je vois une photo de Lou, qui fait une pose tout à fait… personnelle ? Ca suffit à me tirer un sourire et ma décision est prise. Je vais chercher quelques bonnes bouteilles à la cave, puis je reprends la route, direction la plage où ils se trouvent tous.

J’entends les rires et les exclamations à l’autre bout de la plage, et ça me donne doublement envie de les retrouver pour faire le con avec eux. Les copains m’ont manqué, plus que je ne l’aurai cru ! Alors quand je vois des silhouettes armées de tubas, de palmes, en train de courir, un grand sourire me fend la tronche en deux, et j’entends John crier dans ma direction. Par la même occasion, Lou se mange une grosse gamelle et j’explose de rire en la voyant rouler dans le sable. Cette folle se relève, couverte de sable et court dans ma direction, avec ses palmes et je me prépare à la réception, posant le sac de bouteilles sur le sable par précaution ! Elle me saute au cou, me serrant comme une malade et je lui rends l’accolade, alors qu’elle me couvre de baisers comme une mère qui a laissé son gamin partir à l’école pour la première fois de sa vie, et qui le retrouve le soir, sain et sauf. Je me marre en l’entendant me crier dans les oreilles, et j’essaie de passer une main dans ses cheveux, mais le sable a fait des nœuds et je renonce bien vite. Au lieu de ça, je lui colle une tape sur le cul ! « Je t’avais pas dit que je partais pour toujours ! » Je regarde les copains, tous dans le même accoutrement et Lou me dit que je ne vais pas y échapper. Soit ! Je suis partant ! « Allez, viens avec moi. » La voyant galérer à avancer, je me marre et lui présente mon dos. « Grimpe ma Poupoule ! Et prends le sac ! J’ai ramené de quoi passer une bonne soirée. » Je traverse le bout de plage avec Lou sur le dos, saluant les copains, d’abord John, le premier qui arrive directement vers moi, puis je me dirige vers Jason, pour qui on se trouve tous ici ce soir. Je dépose Lou à côté du sac de palmes, tubas, masques… Et m’assois dans le sable. Je quitte mes chaussures, sentant le regard de ma meilleure pote posé sur moi. « Je suis rentré aujourd’hui. Ca va, t’en fais pas. » Je finis par croiser son regard. « Ca va mieux. » dis-je pour être plus honnête. J’enfile les palmes, un masque et mets en place le tuba. Puis je récupère une bouteille de whisky et je déclare : « On rajoute un gage, on met du whisky dans toute la partie transparente du tuba et on doit le siffler en courant ! » Aussitôt, je remplis le tuba de Lou, et je me marre déjà, avant de la laisser remplir le mien.
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Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !
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