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 Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !

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Lou Morland
Admin bûcheronne
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DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
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MessageSujet: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Ven 15 Juin - 19:38

Assise au volant de ma voiture de sport, je suis en train de chanter à tue-tête. J’ignore les réactions excédées autour de moi. Visiblement, la musique est forte mais j’en ai strictement rien à battre. Y compris quand on me klaxonne, je me contente de faire des coucous comme si j’étais la Queen Elizabeth en pleine visite officielle. Aujourd’hui, je suis de TROP bonne humeur et qui dit positive, dit alors que je suis complètement et irrémédiablement insupportable. C’est bien simple, j’ai envie d’emmerder mon monde. J’ai envie de voir les gens s’enrager au point de s’arracher les cheveux tout en se roulant par terre tandis que je contemple, hilare, le chaos créé. C’est peut-être parce qu’aujourd’hui, je ne bosse pas et que j’ai un milliard de choses à faire. Mais je prends mon temps. J’ai d’abord commencé ma journée par une séance de sport où j’ai fini complètement sur les rotules, en nage. Mais encore plus en pleine forme. Ça fait du bien, surtout quand mon mentor est ravi de moi. Paraît-il que j’ai bien amélioré ma technique. Faudrait que je puisse l’essayer sur quelqu’un, mais hélas, aucun cobaye n’accepte. J’ai bien tenté de convaincre Zack mais il a refusé. Et Otto ? Il ne m’a même pas répondu, ce con. Alors forcément, comme je n’ai pas eu de retour, je me suis décidée à aller le voir. Il pourrait me dire non quand même ! Quelle impolitesse ! Alors que je lui demande poliment si je peux m’entraîner à le latter. Non mais oh ! Dans quel monde vit-on ? Aussi, me suis-je décidée à aller le voir. Après tout, je le connais par cœur ce type. Y compris son agenda. Moi, je suis celle qui est capable de dire à quelle heure il pète et la date de ses prochaines règles *rires*. Alors autant vous dire que s’il ne répond pas, c’est qu’il y a une anguille sous la roche, un ours dans la grotte. Enfin, bref, les animaux de la forêt sont planqués et moi, je suis fébrile. J’ai hâte de voir ce glandu, sans doute vais-je le retrouver au pieu avec une nana ! Est-ce que cela me choquera ? Non ! Ceci dit, je suis en train de penser à une chose. Ce n’est pas une nana, mais Kimia. Et ça, c’est pas n’importe qui. J’ai bien compris qu’il s’agissait de LA fille dont il est amoureux. Ceci étant dit, qu’il ne réponde pas, me chiffonne. D’ordinaire, il le fait toujours. Alors, je vais donc le voir. Qui sait ? Je vais sans doute le retrouver, la tête coincée dans la machine à laver. Tout le monde me félicitera de mon sauvetage, Otto fera construire une statue à mon effigie. J’ai des rêves de grandeur mais surtout l’envie de le voir.

Aussi, je prends la route habituelle pour me rendre chez lui. A force, je la connais par cœur et combien de fois, j’ai roulé pour aller jusque chez lui, pour faire la fête, pour boire, nous relaxer devant un match. C’est toute pleine de bruits, toujours en chantant à tue-tête que je gare ma voiture devant son garage. Je coupe le moteur et aussitôt le silence survient. Bon sang ! J’en ai les oreilles qui sifflent. Claquant la porte comme une princesse, j’agite ma chevelure d’ébène comme si j’étais en train de postuler pour l’Oreal, puis d’une démarche digne d’un mannequin, j’avance vers l’entrée. Hop, petit tour sur moi-même comme si j’étais en train de préparer un clip vidéo. Je pourrais me remettre à chanter mais j’aime soigner mes entrées. C’est pourquoi, j’ouvre la porte avec classe et élégance avant de beugler soudainement : « TU CROYAIS TE CACHER DE MOI PETIT SALAUD HEIN ? » Je suis très fière de moi. Après tout, s’il a fait un bon de trois mètres, je m’en tape, il avait qu’à répondre. Depuis cette espèce de machin que j’adore à la mort ne me répond pas, hein, HEIN ? Bref, me voici donc dans l’antre fleuri de mon ami et je le cherche. Il est quand même pas au pieu, encore ? Il est midi les gens. Et j’ai faim. C’est même le moment de me faire inviter à bouffer dehors. Parfait ! J’ai envie d’un steak énorme. Mais avant ça, il faut vite que je retrouve ce chenapan afin de lui tirer les oreilles. « HEY OTTO !! » Je continue à marcher ne le trouvant pas dans la cuisine, ni le salon. « TU SAIS COMMENT ON APPELLE UN OTTO QUI FAIT DE LA MUSIQUE ? » Me voilà en train de ricaner comme une gourde, mais je suis trop fière de ma blague. Et quand je finis par retrouver l’objet du délit se trouvant dans sa chambre déserte, portes de l’armoire ouvertes, je laisse planer une seconde avant de lâcher la chute. « Un « ottoradio ». » BON SANG QUE SUIS-JE DRÔLE !!! Riant à gorge déployée, j’entreprends de rentrer dans la pièce à pas chassés – admirez le déhanché – et pouf, je lui donne un coup de hanche avant de m’asseoir sur le lit « Tu sais, j’ai pensé à un truc sérieux. J’devrais devenir humoriste. » Mon visage s’éclaire quand je remarque les vêtements posés sur le lit. « Et tu pars en vacances ? Et même pas tu me le dis ?! à moi ?Ton amie intime ? » Nullement gênée par l’idée que je suis entrée sans aucune invitation, me voilà donc en train de le questionner. « Et tu pars où ? J’peux venir ? » Bien sûr, m’inviter dans un voyage au calme ne me perturbe pas non plus ! Je suis irrécupérable.
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Dim 24 Juin - 21:23



Retour à la case départ. Je sais pas ce que je vais faire, tout ce que je sais, c’est que tous les plans qu’on a monté ces dernières semaines, tout vient de finir aux oubliettes, à la poubelle. Rien ne se passera comme on l’avait dit. Une sensation de vide m’a saisi depuis que j’ai lu son message. J’ai du mal à comprendre, mais j’ai décidé de respecter sa décision et de ne rien faire pour la faire changer d’avis. J’ignore dans quel état elle se trouve en ce moment, si elle regrette quoi que ce soit, si elle aurait souhaité que l’on garde contact. Mais je crois que c’est à mon tour de disparaître de son quotidien, cette fois-ci.
C’est dingue comme une seule personne peut tout faire basculer, et c’est ce que je réalise à présent. Je n’arrive pas à arrêter d’avoir son visage, ses expressions, ses mimiques, en tête, je l’imagine encore se balader dans la maison avec Bouboule qui la suit comme un chien. J’ai du mal à me rendre compte qu’il ne me restera que quelques souvenirs de cette douce période passée à ses côtés. C’était quelque chose que je n’avais encore jamais connu avec une femme. Le plaisir et l’impatience de la retrouver après quelques jours de séparation, la sensation de ne plus être seul, la tendresse qu’elle déversait sur moi et que j’essayais de lui rendre au centuple. Kimi m’a donné goût à tout cela, mais c’est avec elle que je voulais vivre ça. Avec personne d’autre. Personne ne peut me supporter tel que je suis. A part Lou. Mais Lou, ça n’ira jamais plus loin qu’une profonde amitié, on le sait tous les deux depuis le début. Et à part la fille qui vient de me larguer.

Je lâche un profond soupir face à mon armoire, tandis que mes mains piochent au hasard des vêtements que je compte emporter pour rentrer un moment chez moi, en Nouvelle-Zélande. Je ne préfère pas rester ici, je sais que je serai tenté d’aller la voir dans les jours prochains, après que la tourmente dans mon esprit aura fini de me rendre dingue. Je n’ai envie de voir personne, je sais que ce sera toujours le cas au fil des jours, et je ne sortirai pas. Alors, le réconfort de ma terre natale me paraît être la meilleure idée. Nos plans en Allemagne, ce contrat pour ma carrière ? Terminé. Mon téléphone est éteint et j’ai bien peur que Richi ne puisse pas me joindre lorsqu’il comprendra que je ne suis ni à L.A., ni à Berlin. En fait, c’est clairement le but. Je ne veux entendre parler de personne. Pile à ce moment-là, j’entends du bruit : Lou. Dans le genre discrète pour faire son entrée, elle n’a jamais appris, je crois. Je redouble mon soupir, pourquoi se pointe-t-elle ici, maintenant ? Elle a senti que je comptais m’éclipser ou quoi ? Je fais le mort, ne répondant pas à ses beuglements, et continue de sortir des vêtements. Elle m’appelle encore, et d’une oreille distraite j’entends sa question, sa devinette… Je marmonne pour moi-même : « un ottoradio. » Et l’écho de la réponse me parvient trois secondes plus tard, lorsqu’elle se tient dans l’encadrement de la porte. Son rire éclate dans la pièce, et elle me gratifie même d’un coup de cul dont elle a le secret. J’ai pas du tout envie de parler. Je lui adresse un vague regard, ce n’est pas contre elle, vraiment pas, mais j’ai pas besoin de compagnie. J’ai pas envie qu’elle me traîne dans les pattes, qu’elle me pose des questions… « Oui, tu devrais y penser… Tu ferais fureur dans le milieu. Je t’autorise même à écrire des sketchs où tu te fous de ma gueule, je parie que ce seront les meilleurs. » je commente d’un ton morne, en balançant trois-quatre caleçons sur le lit, à côté d’elle.
Elle semble tout à coup réaliser que je suis en train de préparer un sac de voyage. Je m’arrête et je ne sais même pas comment lui dire. Je sais pas si elle va se foutre ouvertement de ma gueule, en me disant que c’est pas la peine de partir, qu’elle m’emmène me trouver une nana pour la nuit, histoire de me consoler ; mais ça m’intéresse pas. Franchement pas. Et ça, ça risquerait de la faire encore plus rire d’ailleurs. « En quelque sorte, je change d’air. » j’avoue à demi-mots. Puis elle enchaîne, et malgré moi j’esquisse un sourire à demi amusé par sa question sans détour. Du Lou tout craché. « Une prochaine fois, peut-être. » Je referme la porte de mon placard, et je reste quelques secondes, avec la main appuyée contre, à réfléchir sur la situation actuelle. « Tu te rappelles quand t’as eu le cœur brisé ? » je lui demande en essayant de prendre un ton assuré, mais ça foire, je commence à sentir ma gorge qui se noue et pour essayer de faire disparaître cet effet super désagréable, je me penche vers mon sac, comme si je voulais vraiment vérifier d’avoir pris quelque chose d’ultra important : sauf qu’il est vide pour l’instant, donc j’ai l’air encore plus con. « Elle.. » Je lève les yeux au ciel, alors que j’ai encore envie de chialer et que je supporte pas ça, j’veux même pas finir ma phrase. « Je pensais pas que ça faisait aussi mal. » je finis par dire, en me laissant tomber en arrière, m’allongeant sur le parquet et croisant mes bras sur mon visage.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   Sam 30 Juin - 9:45

Bon sang, je me sens tellement heureuse de revoir Otto. Sa tête de gland surpris de la vie m’a tellement manqué. Mais je respecte totalement qu’on ne puisse pas se voir comme avant. Il a sa Kimia maintenant et rien ne m’empêche de l’emmerder par sms. Mais là l’heure est grave ! Ce con ne me répond pas et pour moi, c’est une véritable catastrophe. D’autant plus que je suis sidérée de le voir partir en voyages alors qu’il ne m’a rien dit ! Un comble ! Je devrais le bouder, mais je suis faible et incapable de le faire. Ce type me connait si bien. Y compris dans mes rêves d’avenir. « Attends, Bro’,imagine je te fais venir sur scène pour montrer que « Totoradio » a un visage ! Tu serais adulé. On se retrouverait chez Letterman en train de raconter des anecdotes gênants de nos soirées. » Je me tais, avant de prendre tout à coup un être grave et très sérieux. « T’auras pas le droit de raconter le jour où nous étions en soirée et que j’avais la gastro ! » Autant dire que cette soirée fut très humide et j’ai tout fait pour l’oublier. Impossible ! A chaque fois que j’ai mal au ventre, j’y pense. Mais Otto ne me juge pas, il m’aime, je l’aime et jamais, je ne lui causerais du tort même s’il part sans moi ce couillon ! D’ailleurs, je décide de partir avec lui. Ça me ferait du bien d’arrêter de voir des gosses tous les jours. En plus, on serait capable de se faire pleurer de rire pour rien du tout. Et s’il y a Kimia entre nous, ce n’est pas grave. Elle n’aura jamais l’impression de tenir la chandelle. D’où c’est moi qui la tient d’abord ?!
 
Toutefois, je suis à mille lieux de me douter qu’il s’agit d’un voyage d’amour ou autre. Le fait qu’il me parle d’une prochaine fois me rend encore plus guillerette tandis que je regarde ce qu’il a étalé sur son lit, prenant un caleçon que je déplie #zéropudeur, sans me rendre compte du trouble de mon meilleur ami. « ’Tain, j’partirais bien aux Maldives. On a qu’à réserver la-bas !!! Tu crois qu’elles sont faciles d’accès les meufs ? » Bah ouais, si je bouge, c’est pour profiter. Pas pour visiter. L’idéal serait de se lever à pas d’heure et de boire toute la journée. Toutefois, la seule réponse que j’obtiens d’Otto, c’est concernant mon petit cœur brisé. Juste une fois. Autant dire que ça m’a amplement suffi. Ses mots me font relever la tête, fronçant les sourcils et observer le visage d’Otto. « Quoi ? » Je le regarde, remarquant combien il fuit. Plongé dans la contemplation de son sac, il a l’air comme … Perdu. Et immédiatement, ça me crève le cœur. Il n’est pas comme ça, d’ordinaire. Jamais, il est toujours plein d’assurance pour tout. Je ne dis rien jusqu’à ce qu’il semble avoir trop de douleur en lui, s’allongeant tout à coup par terre. Wouuuu pinaise ! Toutefois, je suis à des années-lumière de vouloir faire une blague. En général, quand mes amis ne vont pas bien, je ne vais pas bien non plus. Je suis une véritable éponge humaine. Je prends tout ce qu’il donne, y compris les mauvaises émotions, le fait de le voir empli de douleur. Ça me fait mal pour lui. Alors sans bruit, je viens m’allonger à côté de lui. Puis, doucement, j’enroule un bras autour de sa taille, venant me nicher contre lui. « Otto… Que s’est-il passé ? » Ma voix est toute douce, rien à voir avec la beuglante de tout à l’heure quand je suis arrivée. Là, je suis calme, le cœur meurtri de le voir ainsi. Mon Otto, il ne faut pas le toucher. Je le taquine mais il ne faut pas lui faire du mal. Ça, jamais. Et surtout, je ne comprends. Kimia me paraissait pourtant super amoureuse. « C’est sûr que ça fait mal… Et tu vas avoir mal pendant un bout de temps. Mais, ce qu’il faut te dire, c’est que tu n’es pas seul… Je suis là pour te soutenir. Je te proposerai bien de venir avec toi, changer d’air. Mais tu sais… La seule solution, c’est le temps. Le temps qui te permettra de faire de cette peine, une véritable force… » J’essaye de le réconforter comme je peux, de trouver les bons mots pour l’apaiser un peu. J’ai des accès de haine envers Kimia, presque envie de lui péter la gueule. Parce qu’Otto est spécial à mes yeux, c’est mon bro, mon partenaire, un ami que j’adore à la folie. « T’sais que je t’aime très fort ? » Finis-je par dire en restant enlacée contre lui, essayant d’être réconfortante, d’être ce baume apaisant. Ça fait du bien parfois le pansement humain, ça permet de se guérir doucement mais sûrement.
 


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MessageSujet: Re: Tu vas arrêter de te ramener en moonwalk comme une fleur, t'es pas une tulipe !   

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