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 La mort est une journée qui mérite d’être vécue.

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Ejaz Salvador
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DATE D'INSCRIPTION : 20/06/2018
MESSAGES : 83

MessageSujet: La mort est une journée qui mérite d’être vécue.   Mer 4 Juil - 15:52


La mort est une journée qui mérite d’être vécue.
Samantha & Ejaz

Première journée de travail et surement la dernière tellement j’ai l'envie de mourir… M’enterrer sous un amas de terre et ne plus jamais en sortir. Faire le ver de terre, ça doit être cool la vie d’un ver de terre puis ça n’a pas de sentiment ces bestioles si ? Faire des trous, manger de la terre, éviter de se faire choper par un gamin qui nous découpera en morceau pour voir si on bouge encore. Bon c’est une vie un peu périlleuse mais il y a pire non ? Je vais écrire une réclamation au grand manitou, avec un peu de chance il pourra faire un truc pour moi parce que là je commence à en avoir ma claque. Vous venez à l’autre bout du monde, dans une ville dont vous connaissiez l’existence que grâce à une série des années ‘90 et comme par hasard dans cette même ville vous y retrouver la moitié des mecs qui ont un jour croisés votre route. Alors OK je savais que Buster était Américain tout ça tout ça, mais il ne vivait pas ici aux dernières nouvelles, puis il y a deux ans il ne semblait pas parler de bouger dans un autre état. Maintenant voilà que je me retrouve à ses ordres, dans sa brigade après deux ans de silence radio et une montagne d’appels manquer. Merde quoi ! Il y avait une chance sur combien de milliard pour que cela arrive. Je vais jouer au loto tient d’ailleurs il y a un troquer sur le chemin je vais m’y arrêter !

Le loto fait, car qui ne tente rien n’a rien, je rentre enfin « chez-moi ». Ça n’a rien d’un chez-moi, c’est vide, totalement vide, en même temps les BOBO s’amusent à dire que ton aménagement intérieur reflète TON intérieur. Ba pour une fois je peux dire que ces crétins ont raison, ma maison est aussi vide que ce que ma vie est vide de sens ses dernières années. Des murs blancs, aucune couleur, pas de meuble juste des cartons entassés pour contrer l’écho. C’est plutôt pas mal j’ai vaguement entendu dire que nous étions dans une vague de mode épurée. On peut difficilement mieux faire. D’ailleurs il faut que je pense à une reconversion histoire de ne pas avoir à me coltiner le sale caractère de Buster à longueur de mes saintes journées. J’attrape une clope dans mon paquet et me jette sur le canapé, je zappe et je rezappe il n’y a rien, rien qui me fera décompressé ici. On en revient toujours au même et mes pensées restent comme bloquées au même point. Le mieux étant encore de sortir, mais sortir c’est prendre le risque de tomber sur un autre môme qui me volera mon portefeuille et me faire de nouveau agresser en voulant le récupérer… Bon aller je prends le risque, vivons dangereusement.

Je monte dans un bus sans trop de conviction, je n’ai pas envie de voir la mer, je ne pensais pas dire ça un jour. J’ai envie d’autre chose… Le bus passe de quartier en quartier, les feux défilent devant mes yeux, les arrêts aussi. « Hollywood, tout le monde descend ». Oh merde je suis allé trop loin. J’ai tout fait pour éviter ce quartier jusqu’à présent et mon voilà en plein cœur. Les lumières m’éblouissent étant donné qu’il est plus de 22 heures je ne pensais pas que les lunettes de soleil seraient obligatoires. Je regarde le panneau indiquant les horaires de la prochaine navette puis regarde ma montre… 1 heure 16 très exactement à regarder tous ses cons en extase devant des écrans géants qui débitent des flots de publicités à vous en assommer. Donc ce n’est pas qu’un cliché ça non plus ? Je ne suis pas au bout de mes peines. J’avance essayant au maximum d’éviter les passants plus préoccupé à regarder les indications des écrans plutôt que le mec qui leur arrive droit dessus. Je me fais alpaguer une ou deux fois par des « artistes » de rues, les mimes sont passés d’âge. J’aurais surement pris plaisir à les regarder dans mon autre vie. Montrer à Ava et Arya ce que ces personnes ont à proposer et regarder leurs grands yeux emplis d’admiration… cependant aujourd’hui ils ne sont pas là et je n’ai pas l’envie de faire semblant. Je ne me reconnais plus là-dedans, moi aimant pourtant la vie et les petites joies qu’elle peut nous apporter je me sens aigrie et sans joie. Je n’ai plus le goût à grand-chose et me contente de chercher. Chercher une stabilité qui n’est plus. Je ne pensais pas que l’épisode Afghan m’avait t’en fait de mal. J’avais essayé de vivre au mieux là-bas me cherchant toujours une issus m’indiquant qu’après se serait mieux. Mais cette impression d’avoir laissé ma vie derrière ses barreaux me ronge.

A force de laisser trainer ma carcasse le long des avenues sans fin j’arrive face à un « club » qui promet, selon son slogan, une soirée Espagnole comme on en vit même pas là-bas. J’ai hâte de voir ça ! Pour une fois durant cette longue soirée, j’écrase ma cigarette et entre d’un pas décidé. La musique est présente mais pas au point de perdre un tympan et en effet les rythmes de salsa se font entendre. Un petit rift de guitare sèche, me voilà transporté. Je m’approche du bar où une jeune serveuse tente t’en bien que mal de satisfaire la clientèle un chouïa exigeante au vu du quartier.

« Un chupitos s’il vous plait. »  


Je vois son regard se perdre et chercher à comprendre ce que je suis en train de baragouiner. J’ai bien compris qu’elle ne comprenait pas un traitre mot de ce que je lui raconte, alors je tente de lui mimer un petit verre, un chupitos quoi vous appelez ça comment dans la langue des amerloques ? Je me passe la main sur le visage, laissons tomber pour ce soir il y a des jours avec et des jours sans on est bien dans un jour sans. Restons-en là.

« Une bière…ça ira ! »

C’est pas assez fort pour ce soir mais ce n’est qu’un début, si je commence à lui demander un whisky sec je ne serais plus assez frai, en fin de soirée, pour attraper mon bus. La chope bien remplie je me retourne pour me trouver une place un peu plus proche de la scénette afin de me laisser emporter par la musique et vaguer un peu vers d’autres contrées. Enfin non j’ai à peine eu le temps de me retourner que ma chope termine sa course sur une charmante blonde qui semble un poil énervé. Comme je la comprends, il faut dire que parfum bière ne vaut pas le Chanel N°5 qu’elle porte surement mieux.

« Oups… navré ! »

Que voulez-vous que je dise de plus ? On s'en doute que je ne l'ai pas fait exprès...


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Samantha Fleming
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DATE D'INSCRIPTION : 15/03/2016
MESSAGES : 450

MessageSujet: Re: La mort est une journée qui mérite d’être vécue.   Mar 17 Juil - 16:28

Encore une journée qui s'est déroulé à 1000 à l'heure, une opération d'urgence qui s'est rajoutée au planning à la dernière minute et retrouver un interne qui s'est perdu dans l'hôpital. Cette année, l'hôpital a dû accepter les bras cassés, ceux dont personne ne voulait car clairement ils ne savent pas utiliser correctement leurs deux mains. Et ils seront les chirurgiens du futur ? Autant m'opérer moi-même. Bon, il y en a un que je peux sauver, il a du potentiel et tente de faire les choses correctement, mais les autres, une catastrophe. Je faisais tout pour ne pas à avoir à m'en occuper d'un ou deux et qu'ils me regardent chien de faïence, ne sachant pas quoi faire.

Avec quelques collègues, nous avons décidé de nous octroyer une soirée "open bar". Cela consistait à démarrer par un restaurent chic, ensuite une tournée des bars et des boîtes. Une façon d'oublier les horreurs de la journée, de se sentir vivant et chanceux de pouvoir profiter des plaisirs qu'offre Los Angeles. S'enivrer jusqu'à ne plus savoir son prénom, danser jusqu'à en avoir mal aux pieds, flirter avec les hommes présents pour se rassurer sur son pouvoir de séduction. Chacun venait pour une raison différente, mais le résultat était le même, tout le monde aimait ces soirées malgré le peu de souvenirs que nous gardions.

Ce soir, nous avons décidé d'aller dans un restaurent italien qui venait d'ouvrir. J'avais entendu parler qu'à chaque bouchée de leur pizza était comparable à un orgasme, ce qui a fini de nous conquérir pour tester ce nouvel endroit. Et je confirme, la nourriture servie est une véritable jouissance, je pourrais tout manger. Pour arroser le tout, mes collègues avaient trouver un club afin de se dépenser et de se remplir d'alcool. Super, une soirée espagnole, je ne vais pas pouvoir me terrer dans un coin. Tout ce que je voulais c'était un bar des plus normaux, boire des verres et des verres de bière et parler un peu trop fort. Mais non, ils m'embarquent dans un endroit où des étudiants viennent pour se saouler, transpirer et chercher une proie avec qui rentrer à la fin de la soirée. Ce n'est plus de mon âge, j'ai 40 ans, mes seins commencent à tomber, je suis divorcée et je dois être un exemple pour ma fille qui est une adolescente et qui est susceptible de faire des conneries. Alors si je rentre torchée et avec un inconnu à mes bras, je n'aurais plus aucune crédibilité.

Bref, je fais un effort et je vais profiter de cette soirée. On s'installe sur une table, à discuter de nos patients les plus incroyable, ceux qui méritent une place dans notre guiness des records. Nos boissons arrivent, on trinque et on commence à boire, s'enivrer de cette substance et repousser nos limites. La musique est plus forte qu'au début, la piste de danse se remplit, les corps commencent à se rapprocher. Stan, un de mes collègues en cardio me propose d'aller danser, après tout ça peut me faire du bien. Je le suis pour une salsa endiablée .Jamais Buster n'aurait voulu danser en public, dommage. Au fur et à mesure, je souris et je profite de cette soirée, finalement c'était une bonne idée de les suivre. Mon déhanché ne rend pas insensible mon collègue ni même les quelques personnes proches de nous, ouf mon sex-appeal n'a bougé en 25 ans. Voilà déjà la fin de la musique, la soif me tire de la piste de danse pour aller chercher de quoi m'hydrater au bar. Après une lutte de regard avec le barman, j'ai réussi à obtenir mon breuvage, la bière de l'espoir, celle qui sera finie en quelques minutes.

Je me suis retournée, prête à repartir sur la piste de danse et danser à en perdre haleine. Mais un inconnu en a décidé autrement. Je me retrouve avec un nouveau parfum : Bière by Jean-Paul Gautier. Je suis ravie. Mes cheveux et mes vêtements sentent la bière à plusieurs kilomètres à la ronde et mon sex-appeal vient de baisser considérablement, zéro chance de pouvoir séduire quelqu’un. “Vous ne pouvez pas faire attention ! On va me prendre pour une alcoolique maintenant !” Quelques serviettes trainaient sur le bar, je les pris et tenta d’éponger le surplus de liquide, mais rien ne pouvait camoufler l’odeur. Elle jeta quelques regards à l’homme, il lui inspirait un peu confiance, n’étant apparemment pas l’un de ces goujats de soirée qui ne pense qu’à se vider. “Désolée, mais se voir renverser de la bière n’est pas forcément une bonne façon de débuter une conversation ou de montrer votre intérêt pour quelqu’un.” Après tout, cet homme est pas mal.
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