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 « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri

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Luce H. Kane
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MessageSujet: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   Sam 7 Juil - 14:50


6 avril 2018



La mort à l’âme. Tel est l’état d’esprit dans lequel je me retrouve piégée ce matin. Je me réveille pourtant dans ses bras, situation si confortable qui m’avait tant manquée, mais il y a ce fameux « hic » qui ne colle pas dans mon histoire d’amour. Allongée dos contre lui, ma main vient caresser mon ventre, allais-je réellement faire ça aujourd’hui ? Oter la vie à un être qui n’en possède pas le choix ? Oui. Oui, parce que je suis égoïste. Envers Dimitri, moi et la vie que nous sommes en train de mener comme s’il s’agissait d’un champ de bataille où nous devions éviter des bombes. Un soupire franchi mes lèvres tandis que je tente de me concentrer sur la respiration calme et sereine de Dim. Rien ne semble le troubler quand il dort, on pourrait presque croire qu’il n’a rien d’une personne complètement déjantée prête à faire n’importe quoi et n’importe quand. Je me tourne doucement pour lui faire face, observer son visage aux traits apaisés contrairement à ce que j’ai pu voir lors de mon annonce. L’inquiétude l’avait rongé, il était tout aussi paumé que moi et pourtant il a fait la chose la plus improbable qu’il soit : me rassurer. Une personne peut-elle réellement changée au point de nous étonné ? J’ai pu le constater par moi-même lorsque je lui ai annoncé ma grossesse, le sentiment de peur et la seule solution que je pensais être envisageable : avorter.

Je dois passer quelques minutes à le regarder dormir avant de me pousser à l’évidence : je ne pourrais pas retarder l’événement d’aujourd’hui, aussi macabre soit-il. Le cœur serré, je dépose un baiser au coin de ses lèvres en espérant ne pas le réveiller. Mon passage dans la salle de bain se fait à une vitesse éclaire avant de rejoindre la cuisine, l’endroit que je préfère dans son appartement. Mais aussi l’endroit que je préfère peu importe où je me retrouve. Je reprends les mêmes gestes à chaque fois, une agréable routine rassurante avant de commettre l’irréparable. Comme toujours, je prépare de trop, certaines choses doivent être trop salées aussi car mes goûts ont l’air complètements différents depuis que je suis enceinte. Enceinte … Mes lèvres se pincent, mes yeux se ferment un instant. Dans quelques heures, dans une petite journée maximum ce sera terminé. Il n’y aura plus rien qui puisse faire obstacle dans cette histoire d’amour qui renait de ses cendres, rien du tout … Alors pourquoi ai-je cette sensation de faire quelque chose de travers ? Les paroles de Thomas me troublent, et si c’était lui qui avait raison ? Et si la seule réponse n’était que de me féliciter et de laisser les choses se dérouler comme elles devraient l’être ? Laisser une erreur dans nos vies, mais peut-être l’erreur la plus heureuse ?

Tasse de café à la main, je n’arrive pas à m’asseoir à table, préférant rester debout pour le moment. Perdue dans mes pensées, je ne vois pas l’homme que j’aime le plus au monde arrivé à son tour dans la cuisine. Ce n’est qu’une fois à ma hauteur et me sortant de mes rêveries que je remarque sa présence. « Salut toi. » Je murmure avec tendresse en enroulant mes bras autour de lui, mes yeux se perdant dans son regard et mon cœur suivant le mouvement. « Je crois que j’ai encore fait de trop, pour ne pas changer … » Je souris en regardant autour de moi, omelette, bacon, pancakes trônaient sur la table tandis que je me contente de hausser les épaules d’un air innocent. « Et si c’est trop salé, ce n’est pas ma faute, c’est aussi un peu de la tienne ! » Un brin d’humour tenté qui ne fit pas vraiment l’effet que je pensais.

Petit déjeuner passé sans que je n’avale rien, nous avons pris place dans sa voiture. Bon sang cette voiture … Elle me rappelle quelques brigues d’histoires honteuses, des aventures qui nous ont amenées à ça … Mes mains se posèrent sur mon ventre tandis que le trajet se passe dans un silence étrange, j’avais peur et lui aussi. Malgré les sourires et les paroles rassurantes rien n’y faisait, le doute m’envahissait plus on approchait de l’hôpital.

Depuis notre place de parking, l’établissement semblait immense et me donnait des vertiges. Je ne pu m’empêcher de regarder Dimitri, trahissant cette fois l’inquiétude qui me ronge depuis que je suis levée. « On est ensemble, n’est-ce pas ? » J’avais besoin qu’il me le dise, j’avais besoin de l’entendre et sentir sa présence. « S’il te plait, ne me lâche pas … » Ma main agrippa la sienne. J’avais fait les démarches, toujours en présence de Dim. Le premier rendez-vous de la journée, une chouette échographie pour constater l’avancée de ma grossesse, une simple « routine » avant de passer à l’examen le plus compliqué.

« Bonjour, Luce Kane, j’ai rendez-vous à 10h30 … » Ma voix n’est qu’un murmure à peine audible alors que je m’adresse à la secrétaire, ignorant mes plans, se contentant de nous sourire en pensant que nous attendions un merveilleux évènement. Elle nous demanda de patienter jusqu’à ce que je sois appelée. Une fois dans la salle d’attente, je me penche à l’oreille de Dim : « Est-ce que tu veux venir avec moi ? Je veux dire, là dedans … » J’avais besoin de lui. Terriblement.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   Mar 17 Juil - 7:01

Lorsque ce matin, je me réveille. Je me demande si je n’ai pas rêvé. C’est étrange comme sensation, j’ai l’impression d’avoir une gueule de bois persistante que je n’arrive pas à éradiquer. Pourtant, quand je le vois le visage de Luce au moment de me lever, je ne peux m’empêcher de me sentir heureux. Cependant, cette sensation est éphémère. Luce a l’air grave. Semblable au mien sans nul doute. Parce qu’aujourd’hui, sera un jour étrange, un jour de peine qui nous libérera. Mais pourquoi je n’arrive pas à m’en satisfaire. Je prends conscience que le faire nous sauvera, que nous ne pouvons pas aller jusqu’au bout de cette aventure. Cette grossesse qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Il est clair que je n’en veux pas. Je ne suis pas prêt à avoir un enfant. Et j’ose espérer qu’il en est de même pour Luce. Mais ces temps-ci, le dialogue est compliqué. Je n’ose pas parler de ce sujet-là, je vois bien que ma petite amie est ailleurs, et pire, qu’elle se force. Lorsque je la retrouve en train de boire son café, je m’approche d’elle sans bruit jusqu’à ce qu’elle me remarque. Sa tendresse apparaît aussitôt sur chaque parcelle de sa peau. Mais hélas, je l’ai vu … Ce doute terrible. Ce mal-être que cette grossesse cause. Quelle est la meilleure des solutions ? Je me le demande… Tout le temps. Et le plus terrible, c’est que je n’ai pas la solution. Alors je me conforte dans les faux-semblants. Ça fait du bien au cœur. Dans un sens, ça rassuré. « T’as bien dormi ? » J’enroule mes bras autour de sa taille pour pouvoir la serrer tout contre moi. J’ai été si heureux de la retrouver. Je ne pensais pas me retrouver avec un bébé. Ça gâche le plan, ça gâche même ma façon d’être. Voilà pourquoi je respecte la décision de Luce, voilà pourquoi je ne peux m’empêcher d’être heureux que le rendez-vous pour avorter soit aujourd’hui. « T’es un amour d’avoir préparé tout ça. Je vais me régaler. » Je dépose mes lèvres contre les siennes pour oser des gestes tendres. « Et puis tu vas m’aider à tout dévorer… "

Sauf que Luce ne mange pas, Luce est ailleurs. Et ça me rend fou. Je ne dis rien cependant jusqu’à ce que nous arrivions à l’hôpital. J’ai meublé le temps en conversant sur des sujets anodins. LE genre de sujet qui passe crème quand on ne sait pas quoi dire. Ou plutôt qu’on sait de quoi on veut parler… Mais on se tait. Et lorsque Luce me prend la main me suppliant de ne pas la lâcher, je l’observe sans rien dire durant quelques secondes… Avant de soupirer.  « Je suis là… Je ne te laisserais pas tomber aujourd’hui, je te le promets. » Bon sang, c’est si difficile à dire. Et je m’en veux d’avoir été con, pas assez prévoyant. A vrai dire, je ne sais même pas quand est-ce qu’on a merdé, c’est un sujet que je n’ai pas évoqué avec elle. « Je t’aime, et c’est le plus important » Et ça l’est plus que ce bébé. Je ne tiens pas à la perdre, alors pourquoi je ressens ce vide en moi ? Pourquoi j’ai l’impression d’être en train de perdre quelque chose. Déposant un baiser sur sa main, j’entreprends de sortir de la voiture. Puis, nous nous rendons à l’accueil où Luce se présente. Pendant ce temps, je regarde un peu autour de moi. Il y a toujours de tout dans cet hôpital et je dois dire que je n’aime pas vraiment la situation. Tout me rend mal à l’aise. Les gens. L’odeur aseptisée. Le sourire de la secrétaire qui voit « échographie Kane » sur son planning. Ah putain, fais chier ! Et nous nous asseyons dans la salle d’attente. Heureusement, on ne poireaute pas longtemps, et lorsque le médecin arrive, Luce me demande si je souhaite être là. « Bien évidemment, je ne te lâche pas. » Je souris et nous prenons place dans cette chambre d’hôpital où on installe Luce, on lui soulève son haut pour faire apparaître son ventre encore bien plat. Puis, le gel est posé, l’échographie peut commencer. Et si tout est noir au départ. Bien vite, un petit machin gris arrive que le médecin nous présente comme le bébé. Je retiens ma respiration. La nausée arrive et je ne me sens pas bien. Peut-être parce que voir ce genre de choses déclenche un myriade d’émotions. Je n’en sais rien. Le pire est quand tout à coup, un battement léger se fait entendre. Aussi rapide que les ailes d’un oiseau. Il me faut l’explication du docteur pour comprendre qu’il s’agit du battement de son cœur. Il vit. Et là, ça en est trop. « Arrêtez… » Mais il ne m’a pas entendu. « Arrêtez ! » Et aussitôt, le petit bruit furtif cesse. « On ne compte pas le garder. Luce n’est pas venue pour apprendre que le… Qu’il est en bonne santé ! » Et moi, je ne suis pas venu pour me sentir encore plus coupable que jamais.

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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   Jeu 19 Juil - 18:08

La matinée est longue et douloureuse, elle ne laisse pas les esprits tranquilles et les tortures inlassablement. Lutter pour ne pas que les larmes coulent, lutter pour ne pas flancher avant d’entrer dans cet hôpital, je m’accroche fermement à la main de Cooper dans la mienne, le seul lien sur lequel je peux compter pour ne pas tomber. Je me sens coupable, coupable d’avoir été si débile pour tomber enceinte, je me sens coupable de faire endurer tout ça à Dimitri alors qu’il n’avait rien demander non plus et je me sens une dernière fois coupable envers ce bébé qui grandit et qui n’a rien demander non plus. Je réfléchis à toute allure sur le bien et le mal de cette situation, me sentant encore plus idiote que jamais en entrant dans le bâtiment. Heureusement Cooper est là pour me soutenir, Cooper qui en sait encore moins que moi sur la situation et de ce qu’il doit se faire et ce qui est le mieux à faire surtout. On est perdu, deux beaux idiots complètement perdus face à une situation qui les dépasse. Le plus important dans cette histoire ? Que Cooper soit là malgré tout, sa présence prouve tellement de chose bien plus forte, je peux me rendre compte alors à quel point il m’aime et jusqu’où il serait prêt à aller pour moi, c’est presque romantique ! Si seulement nous n’étions pas dans une merde quasi totale … Je lui aurais sauté au cou pour lui faire l’amour. En faisant attention, plus question d’oublié quoi que ce soit à présent on sait quel genre de connerie cela entraine et le point auquel nous ne sommes pas prêt.

Enregistrement à l’accueil, les sourires, les comportements … J’ai beaucoup de mal à assumer. Je suis une horrible personne sur le point de tuer un être vivant, peut-être que c’est pour cette raison que je n’arrive pas à me regarder dans le miroir ? Rassurée en comprenant que Dimitri allait venir avec moi, qu’il ne me lâcherait pas la main durant toute l’échographie, durant tout ce qu’il va falloir faire pour que nous retrouvions une vie paisible … Encore faudra-t-il faire face aux évènements passés et pouvoir à nouveau se regarder dans la glace en se disant : mais si tu es quelqu’un de bien, tu as pris la bonne décision, la meilleure solution. On finit par prendre place dans la chambre, l’échographie commence et je suis particulièrement anxieuse. Pourquoi sommes-nous obligés de subir ça ? Pourquoi tenter de voir s’il va bien alors que nous sommes sur le point de nous en séparer ? Pourquoi ce médecin s’oblige à me sourire alors qu’il doit pourtant savoir que non, non putain non on en veut pas ! L’écran s’allume tout de même, toute en nuance de gris, petit point au milieu devant être le bébé, je plisse les yeux pour essayer de le voir un peu mieux. Je ne pouvais pas me l’imaginer, sérieux dans mon ventre il y a ce si petit truc ? Ma gorgée est nouée par l’émotion … Et là, c’est un grand boum dans mon cœur, les larmes montent automatiquement à mes yeux je ne peux plus quitter l’écran qui me fait face, je ne peux plus m’empêcher de fixer cette petite chose grise qui apparaît. Un bébé … Mon bébé … Notre bébé. Il était bien là, réel, à l’abris d’un monde extérieur idiot, dangereux et cruel. J’entends bien Dimitri demander d’arrêter, plusieurs fois même mais peu importe, ma respiration se fait difficile, une première larme se met à rouler sur ma joue tandis que le battement d’un petit cœur régulier se fait entendre. Dim fini par expliquer ce qu’il va se passer au médecin, ma main vient serrer la sienne plus fort que jamais. Non, je ne pouvais pas faire ça, je n’en serais pas capable sauf si je tiens à mourir à petit feu après. Il est le fruit d’un amour véritable, notre amour, et même s’il n’est pas parfait c’est le nôtre et je refuse de détruire quoi que se soit touchant à l’amour que je porte à Dimitri. Alors avorter ? Non, non, j’en mourrais à mon tour.

Le médecin semble choqué mais moi, moi je sais que le pire reste à venir. Parce que je dois l’avouer à Cooper à présent. « Dim … » Je murmure une première fois, ignorant les commentaires du médecin nous expliquant que c’est une routine, une obligation avant n’importe quelle étape que nous avons choisie. « Dim … Je ne peux pas faire ça. » Je déclare les yeux embués de larmes que je retiens depuis le levé du soleil. « Je ne peux pas … Ce … Ce bébé … C’est un peu de toi, un peu de moi mais surtout beaucoup de nous … C’est notre amour qui a produit ça et je me sens incapable de détruire ce que nous avons construit, y compris ce bébé … Même s’il n’arrive pas au bon moment, il est de nous. » Ma respiration se coupe tandis que les larmes brouillent complètement ma vue, j’essuie mes joues avec peu d’élégance, n’osant presque pas regarder l’homme que j’aime dans les yeux. Etais-je en train de nous détruire ?  
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   Ven 27 Juil - 15:49

Ce bruit de coeur qui bat me dérange fortement. Je ne sais que penser, partagé entre la culpabilité et l’envie de fuir. C’est étrange comme sensation. On a l’impression qu’il s’agit d’une faute à laquelle le remède n’est pas le plus évident. Ne pas le garder. Laisser le corps évacuer cette vie supplémentaire. Au vu de mon travail, la question éthique s’est souvent posée : celle d’ôter la vie, celle de décider à sa place. Ce bébé pourrait avoir sa place dans ce monde mais nous en décidons autrement. Cependant, je me dis qu’avoir un enfant serait une mauvaise idée aussi. On m’a toujours dit de vivre son couple. Et pourtant, j’ai l’impression d’avoir eu le temps de rien, que nous nous sommes à peine retrouvés et voilà que je dois affronter cette difficulté. J’aime Luce. Je l’ai toujours aimée, même quand nous n’étions plus ensembles. Mais là, affronter cette vie là, ça me parait si compliqué, si difficile comme sensation. On croit bien faire et l’autre partie de nous hurle le contraire. C’est très compliqué d’être là. Ça fait mal. Encore plus quand je finis par expliquer au médecin la raison de notre présence. Nous ne sommes pas là pour nous extasier mais bien pour lui permettre de ne plus exister en ce monde, pour qu’il cesse de vivre au profit de notre propre existence. C’est compliqué. C’est atroce. Et je ne remarque pas la main de ma petite amie qui s’est serrée autour de la mienne. Le médecin a l’air choqué de ce que je lui dis. Mais c’est la vérité et je ne vois pas pourquoi je dois lui faire croire que non. On ne gardera pas cet enfant. Point final.

Sauf que Luce en décide autrement. Sa voix me parvient à mes oreilles et je tourne mon regard vers elle, l’observant avec surprise. Alors qu’elle ne voulait pas le garder, alors qu’elle avait émis l’idée d’avorter en premier, voilà qu’elle revient sur sa décision. Ses mots me vrillent, plongent mon esprit dans un chaos parfait. Je ne sais que dire ou penser d’autre. Je l’observe avec gravité, prenant conscience qu’elle souffre de cette situation, qu’elle nous fragilise bien plus qu’on ne veut le paraître. Mais quelle est la meilleure solution ? « Luce... » Je murmure doucement ne sachant que répondre d’autre. L’image qu’elle renvoie de ce bébé est belle, c’est vrai qu’il est une partie de nous. Mais s’il est une partie de nous, le fruit d’un amour, est-ce qu’il est, pour autant, une raison valable. Nous avons tant à construire encore. « Docteur, pouvez-vous nous laisser seuls s’il vous plaît ?  » Ce dernier acquiesce silencieusement avant de sortir, comprenant visiblement que l’avortement semble être compromis. Lorsque la porte claque, le silence règne, plus de bruit de coeur, juste la sensation que tout part en vrille. Je l’observe sans rien dire, fixant ce visage empli de douleur, de larmes. « J’avoue ne pas te comprendre... » Le lien nous unissant par nos mains se brisant dès lors que je tourne les talons pour m’asseoir dans une chaise se trouvant à côté. « Nous n’étions pas venus pour le garder... Ou alors, je n’ai pas bien compris... » Je pousse un soupir, ayant conscience de n’être qu’un gros con, que je vais lui faire du mal, mais c’est plus fort que moi. J’ai l’impression d’être lésé, de me faire avoir. « On ne vit même pas ensemble, Luce... On vient à peine de se remettre ensemble ! Je ne me voyais pas être père, maintenant. » Luce connaît mon passif familial. Elle sait que je n’ai pas une très belle vision de l’amour parental, de la famille. Je n’ai plus de parents, mon père est mort, ma mère croupit en prison. Et sur le reste ? Que pourrais-je dire d’autre ? Je ne me sens pas prêt d’être père. Je secoue la tête, me passant la main sur mon visage, ne sachant que trop dire ou répondre. Je pourrais être rassurant, mais dans cette situation, je n’arrive même pas à sécurisant avec moi-même. Alors comment pourrais-je lui expliquer que tout ira bien ? C’est compliqué. C’est difficile. J’ai la sensation d’être horrible. D’être en faute. « Putain, tout allait si bien..  » Oui, c’est affreux mais en l’état des choses : ce bébé me paraît être le caillou dans l’engrenage. Il n’y a rien d’heureux là dedans.
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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   Lun 30 Juil - 15:28

C’est ce si petit bruit, ce petit cœur battant en pleine forme qui vient de totalement bouleverser nos vies. Comme si rien n’était jamais simple dans la vie, alors vient s’ajouter un nouveau petit être qui n’a absolument rien demander. Pas demander à vivre ni à mourir, il n’a pas demandé non plus d’avoir des parents comme moi, comme Dim, comme il n’a jamais demandé à vivre sur cette terre avec des personnes très peu agréable par moment. Mais malgré ce choix qui s’impose à nous, qui s’impose à moi finalement, n’en est pas un en réalité. C’est la voix de Thomas que j’entends en boucle dans ma tête, sa manière de me féliciter alors que je venais tout juste d’apprendre que j’étais enceinte et bien que je ne me sente toujours pas capable d’être mère, de devenir la personne la plus importante dans la vie de quelqu’un d’autre que moi-même est effrayant. Mais il est encore bien plus qu’effrayant de me mettre en tête que je vais le tuer. Je ne suis pas une mauvaise personne, je suis incapable de faire du mal à qui que ce soit et là j’aurais été capable de tuer ce bébé ? Non, non et je le sais depuis le début même si j’ai bien tenter de me persuader le contraire. Si je le faisais c’était pour Dimitri, pour que notre relation puisse suivre un fil normal et qu’on ait la chance pouvoir nous construire une belle histoire avant d’en arriver à des choses aussi sérieuses. Mais le destin en a décidé autrement, ce bébé devait arriver que ce soit pour un mal ou pour un bien et je sais aussi que je chamboule tout notre monde, que notre petit cocon d’amour retrouvé vient de se détruire une nouvelle fois et que rien ne sera de nouveau jamais pareil mais j’aime ce petit être qui grandit dans mon ventre, je l’aime parce qu’il est une part de Dimitri et que j’aime tout ce qui peut venir de lui. Mais est-ce que l’amour est suffisant en ce moment ? Est-ce que cela sera suffisant pour affronter toute cette histoire ?

Les larmes coulent sur mes joues, silencieuses et meurtrières, me brisant le cœur un peu plus à chaque instant. J’aime Dimitri, je l’aime de toutes mes forces mais je suis incapable d’avorter, incapable de laisser tomber cette partie de nous. Sa voix me brise, cette manière de prononcer mon prénom, et tout cela me ramène à la fois où nous nous sommes quittés la dernière fois. J’ai mal, mal partout de l’entendre me parler, mais au moins il a cette lucidité de demander au médecin de quitter la pièce pour que le moment soit un peu moins embarrassant. Je me redresse, me mettant alors assise en me mordant l’intérieur des joues, les larmes semblent se calmer quelques secondes, coulant à intervalles irréguliers alors qu’il s’éloignait de moi. Il prend place sur une chaise un peu plus loin de moi et je me sens soudainement si seule, sans aucuns repères … « Non Dim, tu as raison, nous étions venus pour autre chose … » Je réponds avec l’entière impression que tout va se terminer, tout de suite. « Je sais, je sais tout ça ! Et je suis tout autant incapable de devenir mère ! » Je réplique à la suite, le souffle coupé par les émotions. Je l’entends jurer, s’énerver dans son coin, je me sens encore plus mal, plus conne aussi … Mais putain oui, tout allait si bien … Je n’ose pas bouger, j’en suis incapable de toute manière mes jambes ne me tiendraient pas.

« Dim … » J’ose murmurer après quelques instants dans un silence parfait. « Comment arrives-tu encore à penser que je dois avorter après avoir entendu son cœur battre ? Je ne suis pas une tueuse … Son cœur battait bon sang je ne peux pas faire ça ! » Et les larmes coulent de nouveau sans que je sois capable de les retenir plus longtemps. Je passe une main rageuse sur mes joues, les effaçant avec rapidité en espérant qu’elles ne couleront plus après cela. « Je n’avorterais pas … Tu peux me dire ce que tu veux je ne changerais plus d’avis. Il est vivant … » Ma main se porte à ventre en même temps que mes yeux pour ne plus s’en détacher. « … Il est là, pas parce qu’on lui a demandé mais parce qu’on a fait une connerie. Et on ne peut pas tuer quelqu’un uniquement parce qu’on a fait une connerie … Il n’en est pas une … » Je soupir profondément, mes yeux posés sur mon ventre, un demi-sourire aux lèvres alors que les larmes pointaient aux coins de mes yeux. J’avais mal, terriblement mal.
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MessageSujet: Re: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   Dim 12 Aoû - 16:53

Je me hais de ne pas ressentir de joie, je me hais de ne pas avoir de sourires, de paroles réconfortantes pour Luce. Je me hais de ne pas arriver à être heureux pour nous, de me dire que finalement, notre couple va devenir une famille. Et je m’en veux. Et j’ai envie de me frapper. Et j’ai envie de voir Luce être heureuse et non pas en pleurs. J’ai envie de parler de notre histoire au présent, sans ressentir un goût de passé en même temps. J’ai envie de ne pas me sentir aussi vide. Aussi dépouillé de tout ce que ce fœtus, dans ce ventre, me provoque comme sensation. C’est terrible. Est-ce une vraiment une façon d’accueillir la nouvelle ? Je voudrais agir autrement. Mais c’est impossible. S’il y a bien quelque chose dont je suis incapable de faire, c’est de lui mentir. Je ne peux pas. Je peux juste montrer ce que je pense réellement de tout ça, avec le sentiment d’être un parfait connard qui fout tout en l’air. Nous avions décidé de ne pas le garder. Et là, Luce se présente comme celle qui ne le tuera pas, ayant écouté son cœur battre. Je sens le sang tambouriner à mes tempes, augmentant le rythme cardiaque. Quand elle ajoute que je n’aurais pas le choix, je fronce un peu plus les sourcils. Alors, c’est ça ? Je n’ai pas le choix ? Je dois accepter et me la fermer ? Bon sang ! Sa façon de faire m’enrage un peu plus. Selon elle, on ne peut le tuer sous prétexte d’avoir fait une connerie. Il n’en est pas une. La seule connerie, ce serait l’empêcher de vivre. Or... Dans mon esprit c’est différent. « Bon sang Luce ! Est-ce que tu t’entends quand tu parles ?! » Je me redresse d’un bond, me postant devant la fenêtre et plantant mes mains dans mes poches. J’ai envie de marcher, de courir, de faire quelque chose ! J’ai l’impression d’être un lion prisonnier de sa cage, Luce m’emprisonnant avec ses décisions et ses choix ! Pivotant, je lui fais face, essayant de conserver un semblant de courage pour ne pas défaillir et me mettre à chialer comme un gosse. Je fronçe les sourcils, j’essaye de parler calmement, sans aucune froideur. Mais je n’y arrive pas. J’ai l’impression que l’on m’accule dans un mur et que je ne peux m’échapper. « Donc pour toi, il vaut mieux le garder et peut-être dans cinq ans, en faire un gosse à problème parce qu’il aura des parents qui n’étaient pas prêts à le devenir !! Regarde-toi un peu ! Regarde-moi ! Tu crois vraiment qu’on est suffisamment mature pour avoir un enfant !? C’est pour toute la vie, Luce. Fini les soirées, fini les petites robes ! Les bouteilles qui s’enchaînent pendant les soirées !Tout ça, c’est fini ! Et on va faire quoi !? On va s’installer ensemble, je vais te demander de m’épouser et puis, on vivra heureux ? Tu crois que ça marche comme ça ? Tu crois que c’est comme ça que je voyais les choses pour nous ? Est-ce que tu le voyais ainsi, toi aussi ? Parce que pour ma gouverne, il me semble que nous n’avions jamais évoqué l’idée de jouer au papa et à la maman ! »

Je finis par me taire, respirant comme si je venais de courir un marathon. J’observe Luce sans rien, mes prunelles brillant d’un nouvel éclat de douleur. Si elle souffre, il en est de même pour moi. Il me coute de dire ça. Il me coute de devoir lui faire mal, ainsi, uniquement en exprimant le fond de ma pensée, mon ressenti. Et ça m’oppresse. Et ça me torture. Et ça me donne envie de m’énerver encore plus. « Et puis sincèrement, je ne saurais jamais être père. » La phrase claque, immense et douloureuse. « Tu sais, Luce, il y a des gens qui sont faits pour ce rôle, qui seront des gens respectueux et attention pour leurs mioches. Mais moi, que puis-je lui apporter, hein ? Que puis-je lui donner ? Tu connais mon histoire pourtant. Tu sais que ma mère n’était qu’une connasse timbrée et mon père, un vaurien tout juste bon à déshonorer le nom des Cooper. Quelle base solide pourrais-je lui donner, hein ? T’as songé qu’être parents, c’est pas juste lui changer la couche et lui donner un biberon. C’est l’élever, lui donner une situation. Et ça… Tout ça… Tout ce parcours semé d’embûche qui arrive… Je n’en suis absolument pas prêt. » Et je ne le serais jamais. De toute façon. Et c’est bien ça qui est terriblement douloureux. C’est que Luce, devenue la sainte matrone des enfants perdus, ne semblent pas le comprendre.


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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   Sam 1 Sep - 17:35

Et je me rends compte que plus il continue de parler et plus c’est la colère que je sens rugir en moi. Lui aussi est énerver et je peux très bien le comprendre, ce n’était pas notre choix de base ce n’était pas du tout dans nos projets de vies communes, ce bébé n’avait peut-être rien de bon à nous offrir mais bon sang il était là ! Et comment peut-il penser à tuer un être vivant ? De ne pas pouvoir laisser une chance de vivre à ce petit être qui n’a rien demander. Il est là d’une connerie, d’une véritable bêtise de notre part mais voilà, il est là, c’est fait, nous n’avons pas du tout le choix … Et plus je l’entends parler … Pire c’est. Je déconstruis mentalement et directement chaque argument contre ce bébé qu’il me présente. Un bébé, ça rend mature même si l’on ne l’est pas de base, ça force à penser à autre chose que soi-même et bon sang, bon sang par-dessus tout c’est la construction d’une famille. La construction d’une famille que je possède en étant avec lui, ce n’est qu’une étape de plus, certes bien trop tôt, mais c’est une étape de franchie. On passe le vivre ensemble, on passe beaucoup de chose et on arrive directement à cette étape. Le bébé. Alors je ne réponds pas à son long discours car je sais que je ne peux pas lui apporter de preuve concrète du fait que l’on peut y arriver, que même si je suis terrifiée à l’idée de donner la vie je m’en sens capable, je me sens même heureuse de lui donner la vie. Petite chose … Je passe une main sur le haut de mon ventre comme si je m’attendais à recevoir un signe ou quelque chose de la part de ce bébé. Mais rien, rien à part les certitudes qui grandissent de plus en plus en moi. Je le veux. Parce que c’est une partie de Dimitri, de moi et de la construction de cette famille que j’espérais déjà créer avec l’homme que j’aime. C’est une continuité …

J’ai mal … J’ai mal de l’entendre me dire qu’il ne peut pas être père, qu’il ne le sera jamais d’ailleurs mais je prends sur moi. Les larmes ont fini de couler sur mes joues, la colère prend le dessus petit à petit. Dimitri me relate une nouvelle fois son histoire, j’ai envie de lui hurler la mienne. J’ai grandis sans mes parents biologiques pourtant, il le sait … J’ai découvert ma vraie famille il y a quelques années à peine …Je ne veux pas de ça pour le bébé. Je veux qu’il sache qu’il était voulu, qu’il a été aimé et le sera toujours. Qu’il est ma famille et peu importe si son père ne trouve pas la force d’en faire partie. Est-ce déjà l’instinct maternel qui parle ? Existe-t-il seulement ? Ma mère n’en était-elle pas pourvue à ma naissance pour me laisser partir avec des inconnus ? Un faux père fini en prison, nous avons tout de même des points communs avec Dim au niveau passif … On se ressemble plus que ce qu’il ne croit. Et c’est pour ça, c’est pour ça que je ne peux pas être agressive envers lui. Parce que je le comprends terriblement bien. Parce que je sais qu’il est mort de peur et qu’il se sent parfaitement incapable par rapport à ce passé familial catastrophique. Mais malgré ça nous sommes tous les deux et nous sommes surtout nous même et cela ne veut pas dire que nous allons leur ressembler. « Stop. Arrête de parler. » Pour la première fois de ma vie je fais preuve de responsabilité, de maturité et … Et putain ce que ça fait du bien ! « Tu me fais du mal, tu t’en vas, tu reviens, on se dispute, on s’est détester aussi, on n’a pas compris ce qui nous arrivait au tout début mais on est finalement tombé amoureux. Je te rappel que tu n’en étais pas capable non plus au début ? Pas plus que moi d’ailleurs. Mais on est arrivé à quelque chose, oui tu as fait le con mais cite moi une seule personne qui ne fait pas d’erreur dans sa vie. » Ma voix est posée, neutre, contenant toute la colère que je ressentais tout simplement parce que je ne pouvais pas lui en vouloir. Mes yeux passèrent de mon ventre à lui, pour rester sur lui. « On est immature, con, on boit, on danse jusqu’au bout de la nuit. On est jeune, on a encore beaucoup de choses à apprendre mais ce bébé en fait partie, Dimitri. Tu n’es pas d’accord avec moi alors pas de soucis mais je sais qu’au fond de toi, dans un petit recoin, il y a ce Dimitri qui a réussi à surmonter une de ces craintes les plus grandes en tombant amoureux de moi, ce même Dimitri trouvera la force d’accepter ce choix … Parce que oui, je vais le garder. Parce qu’en étant avec toi j’ai commencé à bâtir cette famille que je n’ai jamais vraiment eue, ce bébé, c’est nous, c’est notre famille … Et je ne suis pas comme ma mère biologique, je ne vais pas détruire notre famille. » Je pousse un soupir tout en baissant les yeux de nouveau sur mon ventre. « Et si tu n’arrives pas à accepter cette échographie maintenant, tout de suite, alors rentre chez toi. Parce que je veux entendre son cœur battre encore et savoir s’il va bien et … Et nous … On se verra plus tard. Ne va pas te mettre en tête des conneries Dim, je t’aime, plus que n’importe qui sur terre, je sais qu’il te faudra du temps mais je crois … Je l’espère de tout cœur en tout cas, que tu finiras par comprendre qu’il s’agit de notre famille et que je fais le bon choix. »
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MessageSujet: Re: « Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri   

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« Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel. » ♥︎ Dimitri
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