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 « When i see you again » [Bébé ❤️]

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Harlan Sterling
Admin Christian Grey
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DATE D'INSCRIPTION : 19/09/2015
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MessageSujet: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Ven 20 Juil - 16:30

Il se tenait droit, fier et beau dans son costume. C’était l’après-midi, une parfaite journée sous un soleil idyllique. Ce soir était un grand événement et il y avait été convié. Soirée en place VIP what else ? La première du Moulin Rouge composée et créée par Gabriel Goldstein n’avait cessé d’être relayée dans la presse. Et comme les banques Sterling avaient largement participé au financement de cet événement, forcément, Harlan avait reçu l’invitation comme bon nombre des collaborateurs les plus hauts places de la sphère bancaire. Il s’y rendait car bon nom de personnalités y viendrait. Forcément, les grandes réceptions participaient au monde des affaires et politiques. Après tout, c’était dans ce genre de soirée que les liens se créaient. Et ça, Harlan l’avait bien compris au fil du temps. On ne devenait pas partenaire lorsqu’il fallait être devant un ordinateur, mais bien en déjeuner d’affaire ou durant une première comme ce soir. Plusieurs de ses confrères viendraient même si Harlan espérait par dessus tout qu’ils se tairaient tous et le laisseraient se plonger dans la Mélodie. Il venait surtout pour la Comédie Musicale. Fervent amateur de musique ayant étudié le piano durant sa plus tendre enfance, le jeune Sterling y trouvait son intérêt. Aussi, était-il souriant, poli avec Monsieur Goldstein occupé à graisser la patte de tout ceux qui avaient participé de près ou de loin. Ils avaient pu visiter la salle où se produirait le show. Et là, L’heure était à l’explication des détails techniques. C’était intéressant mais après un repas du midi assez copieux, Harlan n’écoutait pas vraiment. Il observait la scène avec nombre d’artistes qui répétaient. Il voyait visages mais de loin, ils n’étaient pas reconnaissables. Puis, la visite continua et se solda par une petite coupe de champagne dans un petit salon privé appartenant à Goldstein, assez ouvert et il observait le va et vient des artistes, musiciens en pleine effervescence pour ce soir.

C’est alors qu’il la repéra

Au début, il n’en crut pas ses yeux. Était-ce la fatigue dû à la nuit trop courte qu’il avait passé ? Sans doute. Harlan travaillait beaucoup en ce moment. Et quand ce n’était pas pour les banques, c’était pour son frère. Autant dire qu’il ne comptait pas ses heures. Pourtant lorsqu’elle passa à nouveau, il n’eut aucun doute. C’était bien elle. Cette fille qu’il avait connu jadis, cette fille qui était partie du jour au lendemain, sans donner d’indications. Il n’avait jamais cherché à la retrouver. Trop orgueilleux et fier, le jeune Sterling s’était contenté de cette absence d’explication. Mais là... Là qu’il pouvait la voir de si près, il était curieux. Et puis, elle lui offrait une échappatoire pour cette conversation ennuyeuse et insipide. La finance. Les affaires. Il n’avait pas envie d’entendre cela. Au contraire, il voulait marcher un peu et se sortir la tête hors de ces conversations étouffantes. « Mais les retombées économiques qui suivront après la première seront considérables. Déjà avec tout ce qu’il y a eu comme pub.  » Décidément, il ne s’arrêtait jamais. « Pardonnez-moi. » Sa voix fit stopper les murmures et toutes les têtes se tournèrent vers lui. « Je vais faire un tour.  » Et il se leva sans rien dire, sans chercher à savoir s’il dérangeait ou non. Il s’en moquait de toute façon. Alors il quitta ce petit salon et se retrouva bien vite près de la scène. Elle était occupée par les acteurs principaux occupés à chanter. Et elle, elle se trouvait non loin, avec un costume qui mettait en avant les courbes de ce corps qu’il avait connu. Il ne savait s’il était content ou furieux de la voir. La vérité c’est qu’il était surtout indifférent. Un Sterling ne restait pas figé dans le passé, il allait de l’avant. Et pourtant, c’était bien cet instant figé de sa vie vers laquelle il se dirigeait. L’impulsion réagit avant la raison. Il ne savait même pas s’il devait la déranger ou non. Et d’un autre coté, il s’en foutait qu’elle soit en plein travail, que la première soit dans quelques heures. Ce n’était pas dans ses habitudes de s’inquiéter du bien être d’autrui. À la longue, sa vie de riche homme d’affaires avait pris le dessus. Harlan ne vivait que pour lui-même. Ses frères et sœur avaient son importance mais pas autant que la sienne. « Bien le bonjour. » Dit-il en s’approchant d’elle, peu importe qu’il puisse arriver trop doucement, quitte à lui faire peur. « Ça fait longtemps. » Il fut presque tenté de l’appeler Clitorine. Sobriquet qu’il lui donnait fut un temps. Ça les avait fait rire. Maintenant, c’était du passé.
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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Ven 20 Juil - 20:45

« When i see you again »
Harlan ∞ Bébé
Le grand jour est enfin arrivé. Depuis des mois que nous nous entraînons sans relâche, c'est enfin le soir de la première. Je suis nerveuse et je me demande si je l'ai déjà été autant un jour. Mais d'un côté, je suis aussi excitée comme une puce. Il faut dire que j'atteins un rêve et mon esprit ne pense qu'à cet instant. Bien sûr, ce n'est que la première et nous allons faire plein d'autres représentations, mais nous savons tous que la première est certainement la plus importante. C'est là que les journalistes viennent, les promoteurs aussi. C'est là que la critique publie et que les gens décident de venir ou non. Si on se rate ce soir, on ratera toute la saison. Alors on n'a pas d'autre choix que de réussir, et Monsieur Goldstein ne se cache pas de nous le dire. Alors, à quelques heures de la première on s'échauffe comme jamais. Si je sais chanter, ce sont bien mes talents de danseuse qui sont requis ici. Alors avec les autres danseurs on s'échauffe, on étire les jambes, on fait des pointes, on étire les bras jusqu'au ciel. Je porte déjà mon costume, histoire de le préparer à mes mouvements. Mettant en forme ma taille fine et ma poitrine, le jupon transparent sera parfait lorsque je tournerais, et dévoilera mes jambes lorsque je les lèverais contre les hanches de mon partenaire. Je suis la séductrice du spectacle et ils ont tout fait pour mettre cela en valeur. Je ne m'en plaindrais, pas, j'adore mon rôle qui me permet d'explorer la danse d'une manière particulière.
Je suis encore en train d'étirer mes bras quand soudainement une voix semble vouloir toute mon attention.
- Bien le bonjour.
Je sens tout mon corps frissonner et je ferme les yeux un instant. Cette voix, je m'en souviens. Rauque dans mon oreille alors que son souffle glissait dans mon cou juste avant que ses lèvres ne se posent sur ma peau. Je pousse un soupire d'extase à se souvenir, sans vraiment m'en rendre compte. Je n'ose pas d'abord me retourner, me disant que peut-être il parle à quelqu'un d'autre. Seulement il reprend la parole et je sais que je suis déjà foutu.
- Ça fait longtemps.
Je finis par me retourner et redresse la tête pour planter mon regard dans celui de cet homme que j'ai un jour aimé. Plus grand que moi, j'ai l'impression qu'il n'a pas changé. Et pourtant, en cinq ans son visage semble plus dur, surtout envers moi. Son costume est impeccable et pourtant, je le trouve presque ridicule là-dedans, moi qui l'ai connu avec des T-shirt de vieux groupe de rock des années 80.
- Bonjour, je murmure, presque timidement. Qu'est-ce que tu fais ici ?
Je sais qu'il ne fait pas partie du spectacle, tout comme je sais que les personnes en cet instant présentent avec Gabriel ne sont autres que les promoteurs. Je connais son empire, même si dans le fond je ne sais pas ce qu'il est devenu, je sais ce à quoi il aspirait. Au vu de son costume et de son allure, je me dis qu'il a dû réussir. Il est un Sterling dans toute sa splendeur, et je me sens de nouveau en deuil. Deuil de cet homme charmant que j'ai rencontré, deuil de celui qui me faisait rire en m'appelant Clitorine alors que je l'appelais Penicien, deuil de celui qui vivait pour lui avant de vivre pour son nom, deuil de celui pour qui j'étais suffisante.
Et face à cet homme puissant je me sens petite et je déteste ça, alors qu'il montre tout son orgueil, je ne suis que la pauvre petite danseuse. Cette sensation, je l'ai déjà connu, cette fois où j'ai su qu'il était en couple et qu'il n'avait nullement l'envie de finir avec moi. Je ne sais rien d'elle, si ce n'est qu'elle a un nom aussi prestigieux que le sien. Rien à voir avec une petite Swan.
- Je ne pensais pas te revoir un jour, je lui avoue, sans vouloir lui faire du mal, lui disant la vérité tout simplement.
Je secoue la tête alors que je me dis qu'il est sûrement venu par politesse et qu'il ne veut rien de plus. Il va même sûrement aller saluer les autres par la suite.
- Je devrais certainement te laisser, tu dois avoir des choses plus importantes à faire, et je dois terminer de m'échauffer.
Je suis un peu dure, mais je crois que je cherche à me protéger. J'ai quitté Chicago pour le fuir, j'ai fini à LA où je vis mon rêve, mais entre temps j'ai changé. Un homme m'a retiré le peu de confiance en moi qu'il me restait, m'a détruite si bien que maintenant je n'ai plus confiance aux hommes, sauf Alaric et mes frères. Voilà ce que je suis devenue en venant à LA, la ville des anges...
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Harlan Sterling
Admin Christian Grey
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Dim 29 Juil - 10:22

Il avait tant de regrets la concernant. Et il se souvenait encore de ce qu’il avait ressenti à ses côtés. Cependant, Harlan n’était pas du genre à se laisser envahir par le passé, il avançait, il ne restait pas figé dans ce qui s’apparentait au « déjà vécu ». Il l’avait trop longtemps cherché, trop longtemps attendu. Sa frustration avait été d’autant plus qu’il avait été frappé dans son orgueil. On ne traitait pas un Sterling de la sorte. Et l’oublier avait été facile, fermer la porte de son cœur, une formalité d’usage. Elle était malgré tout devenue un beau souvenir, une pointe de regret éternelle lui revenant parfois en tête. Et aller lui parler en ce moment même agitaient ses émotions ressenties autrefois. Désormais, ils s’observaient autrement, le visage vieilli et les idées bien différentes de leur fougue juvénile. Il se rappelait encore de cette étudiante rêveuse au sourire innocent, il se rappelait les conversations au sujet de ces rêves de grandeur et de lumière. A l’époque, il rêvait d’être libre, de pouvoir sortir sans être dans un costume trois pièces. Force était de constater que toutes ces aspirations ne s’étaient jamais produites, que désormais, il reproduisait le chemin familial que ses parents avaient toujours souhaité pour lui, à la seule différence qu’il avait suivi son frère lorsque ce dernier s’était affranchi du joug familial. Désormais, il évoluait en hommes d’affaires, éloigné dans sa pyramide l’emmenant au sommet, si loin de tout et si détaché du monde l’entourant. Il n’avait que faire des autres, désormais. Il avançait pour lui-même. Il avait appris, de toute façon, qu’il ne pouvait compter que sur sa propre personne, que seule sa famille méritait qu’il soit présent. Pourtant, il venait vers elle, il ignorait les mauvais ressentis de ces derniers échanges. Les années étaient passées, le destin de chacun avait changé. Et il se souvenait encore bien de cette jeune femme qui voulait vivre de sa danse. Visiblement, elle avait accompli son rêve et il en était heureux pour elle. Il n’était pas rancunier, il vivait son existence. Il aimait son train de vie. Il aimait tout ce confort dont il jouissait. Et malgré cela, il ne pouvait s’empêcher de ressentir une petite once de colère lorsqu’elle lui répondit. Ne pas le revoir ? De toute façon, sa fuite n’en avait été que le reflet. Elle était partie sans rien dire, sans prévenir, sans lui laisser la possibilité de s’expliquer. « Il faut croire que le monde est petit. » Elle ignorait très certainement qu’il vivait ici. A l’époque, il faisait ses études à Chicago et le manoir familial se trouvait à Washington. Désormais, sa vie se faisait ici. Dans son immense demeure et son travail. Il ne demanda pas comment elle allait, de toute façon, elle sembla redevenir ce qu’elle lui avait montré autrefois. Une personne s’enfuyant sans lui laisser la possibilité de lui parler. « Et bien disons que je fuis une conversation ô combien ennuyeuse. » Il lui adressa un sourire encourageant. Harlan souriait souvent. C’était un atout et à force, la mécanique était bien rôdée. Il souriait quand il était en repas d’affaires. Il souriait quand il négociait. Il souriait quand ça n’allait pas, parce qu’il n’était pas du genre à se laisser envahir par les émotions. On lui avait appris à être maître de lui-même et à ne pas se laisser envahir par les émotions.

« Peut-être qu’il vaut mieux faire une pause, parfois. Il vaudrait mieux éviter de se froisser un muscle à quelques heures de la grande première. » Son côté prévenant était motivé par la seule volonté de lui parler un petit peu. Il plongea ses mains dans les poches de son pantalon, droit et fier, la fixant avec un sourire sur ses lèvres. « Je suis surpris de te revoir. Agréablement surpris même. De l’eau a coulé sous les ponts depuis… »  Depuis qu’elle s’était enfuie sans demander son reste, depuis que cette relation avait pris forme dans une innocence et une douceur qui lui était étrangère, qu’il n’avait jamais connu auparavant. Il regarda autour de lui, observant tous ces comédiens en train de s’échauffer, de répéter. Puis, son regard revint se greffer à celui de cette blonde. « Mon entreprise a largement participé au financement de cette comédie musicale. Je ne pensais pas que je tomberais sur toi. J’aurais le plaisir de te voir sur scène. » Il aimait la musique, il aimait la créativité, aussi, il avait hâte d’être ce soir et de pouvoir la voir se produire, se déhancher sur scène. Enfin, il se disait qu’elle devait danser probablement. A moins qu’elle ne chantait ? Il n’en avait aucune idée. « Quel sera ton rôle ce soir ? » Il était curieux mais il ne savait que dire. Lui demander comment elle allait était une idée aussi. Il le lui demanderait si elle n’avait pas pris la fuite d’ici-là.
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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Dim 29 Juil - 19:10

« When i see you again »
Harlan ∞ Bébé
- Il faut croire que le monde est petit.
Il était bien plus petit que je le pensais. Je sais qu'il étudiait à Chicago, tout comme je savais que sa famille vivait à Washington. Franchement, comment j'aurais pu croire un seul instant que je reverrais cet homme dans la ville des anges. Je me sens petite face à lui, vulnérable même et je n'aime pas forcément cela. D'un côté, je lui en veux encore de ce qu'il m'a fait, d'un autre, je m'en veux aussi d'être partie sans regarder en arrière, sans même lui laisser l'occasion de se défendre. Seulement il doit certainement savoir pourquoi je suis partie, certainement savoir pourquoi je ne lui ai pas donné de nouvelles alors que son cœur appartenait à une autre femme. Je lui ai tout donné et je me suis pris l'une des plus belles claques de ma vie.
Je lui demande alors ce qu'il fait ici, sachant qu'il ne fait certainement pas partie de la comédie musicale.
- Et bien disons que je fuis une conversation ô combien ennuyeuse.
Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire alors que mon regard se porte vers le groupe d'hommes fortunés. A l'entendre parler ainsi, j'ai l'impression de le retrouver un peu, mais je sais que cela ne durera pas longtemps.
- Oh, et bien il semblerait que je sois toujours une bonne distraction, je murmure.
Légère pique par rapport à notre passé, même si je ne pense pas qu'il le comprendra. Ou peut-être que si, mais je ne peux m'en empêcher. Mais voilà que je m'en veux à nouveau. Ce n'est pas vraiment moi et je n'aime pas être aussi rancunière envers quelqu'un, surtout quand mon cœur bat toujours aussi vite en sa présence. Alors je tente de me protéger, me disant qu'il a bien mieux à faire et que j'ai des entraînements à terminer si je veux être au top pour ce soir.
- Peut-être qu’il vaut mieux faire une pause, parfois. Il vaudrait mieux éviter de se froisser un muscle à quelques heures de la grande première.
Je lui souris timidement, m'adoucissant à ses paroles.
- Tu as certainement raison...
Je commence à marcher doucement vers le petit frigo où nous avons des boissons fraîches dedans. Je me penche, prend une bouteille d'eau et lui jette un regard pour savoir s'il veut quelque chose. Après lui avoir donné ce qu'il voulait (s'il voulait quelque chose), j'ouvre ma bouteille et prends de nombreuses petites gorgées. Je ne peux m'empêcher de pousser un petit soupir de soulagement, cela fait tant de bien par cette chaleur.
- Je suis surpris de te revoir. Agréablement surpris même. De l’eau a coulé sous les ponts depuis…
Il ne termine pas sa phrase et je sais parfaitement à quoi il fait allusion. A mon départ précipité, à ma façon de ne plus donner aucune nouvelle et de disparaître de sa vie, me laissant ainsi le visage en larmes et le cœur en miettes.
- Je ne sais pas vraiment si c'était de l'eau. Je dirais surtout que les années sont passées et que cela nous a été plus ou moins bénéfique.
- Mon entreprise a largement participé au financement de cette comédie musicale.
Ce qui explique maintenant sa présence. J'avais raison en voyant ce costume, il est devenu un homme puissant et respecté. Je me demande s'il est fier de ce qu'il est devenu, lui qui voulait tant fuir cela à une certaine époque. Mais en le regardant droit dans les yeux, je sens qu'il est heureux, il me semble en tout cas. Et s'il est heureux, je ne peux qu'être fière de lui moi aussi.
- Oh... et bien merci.
- Je ne pensais pas que je tomberais sur toi. J’aurais le plaisir de te voir sur scène.
Et voilà que je me sens rougir, totalement intimidé. C'est fou comme j'étais déjà nerveuse mais cela allait. Je savais d'avance que j'étais plus excité qu'effrayé... Seulement, maintenant que je sais qu'Harlan va me regarder, et certainement ne regarder que moi, je me sens terrifiée... C'est certainement idiot mais d'un autre côté j'ai envie qu'il me voit. Maso aussi d'une certaine manière, j'ai envie qu'il s'en morde les doigts et qu'il se dise que finalement, j'étais suffisante et qu'on aurait pu vivre quelque chose de beau.
- Quel sera ton rôle ce soir ?
- Je joue Roxanne...
Pour tout ceux qui aiment le Moulin Rouge, ils savent que Roxanne est la tentatrice, la séductrice, celle qui use de ses charmes et de ses atouts sur les hommes. Et je sais déjà que j'ai envie de le séduire aussi ce soir...
- Donc... Que fais-tu de ta vie aujourd'hui, à part payer des comédies musicales, je dis, taquine. Tu m'as parlé de ton entreprise mais cela ne me dit pas vraiment de quoi il en retourne. Et que fais-tu à Los Angeles ? Tu es là pour les affaires ?
Je ne sais pas où il vit, après être partie je me suis promise de ne plus jamais le rechercher. J'ai souvent pensé à lui, mais j'ai tenu bon malgré la nouvelle technologie et internet. D'un côté il peut très bien être retourné à Washington, d'un autre, secrètement au fond de moi, j'ai envie qu'il me dise qu'il vit dans le coin. Ainsi, si je tombe sur lui dans la rue, ce ne sera pas de ma faute, mais bel et bien le destin qui nous joue un tour. Bon ou mauvais, cela reste à voir.
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Harlan Sterling
Admin Christian Grey
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Mer 8 Aoû - 18:16

Ça lui faisait tout drôle de se retrouver face à elle. Ce fantôme d’une époque révolue. Il lui souriait avec une pointe de regret dans le regard. Il ignorait tout d’elle désormais, de ce qu’elle était réellement devenue, le chemin parcouru, si elle avait quelqu’un d’autre. Il se garda bien de poser certaines questions. Il préférait ne pas savoir. Ça risquait de ne plus le faire sourire, lui rappelant ce qu’il avait perdu en ayant pas été honnête, en ayant pas su faire un choix, du moins le choix de la raison et non celui de la passion. Parce qu’il était évident qu’il l’aurait choisi s’il avait écouté son cœur. C’était elle … Après tout ce temps. Il la questionna au sujet de ce qu’elle faisait ici. Et il fut surpris d’apprendre qu’elle jouait Roxanne. Qui ne connaissait pas le Moulin Rouge après tout ? Il l’avait souvent vu pour faire plaisir à sa sœur, puis avec Bébé quand il s’agissait d’amitié et de temps à meubler. Maintenant, il essayait de se l’imaginer en vile séductrice. « J’ai hâte de te voir dans ce rôle. » Parce que dans ses souvenirs, elle lui semblait timide, réservée, qu’ensemble, ils avaient eu une belle histoire, qu’il avait été sa première fois. Et il savait combien ce genre de choses pouvait être important pour toute jeune fille en quête du Prince. Il ne l’avait pas été, hélas. « Et j’aurais hâte de te voir jouer sur El Tango de Roxanne. J’aurais une vision différente de toi. » Pas celle de l’ado timide, ni même celle de la fuyarde qui prend ses affaires et disparaît du jour au lendemain sans lui laisser le temps de s’expliquer. C’était frustrant. Mais il allait bien depuis. Il gardait ce sourire amusé, un brin moqueur. La provocation by Sterling, si puissant au sommet de sa pyramide. Elle le questionna au sujet de ce qu’il faisait ici, dans quoi il travaillait. Il se racla la gorge. « Et bien, je dirige les banques Sterling. Autant dire que c’est beaucoup de travail et d’heures perdues et peu de vie privée. Disons qu’elle est ici… » Il pouffa légèrement, regardant autour de lui et cette agitation constante. La notion même de l’effervescence « De ce fait, c’est ma banque qui finance tout ce beau monde. »

Il comprit bien assez vite qu’en disant cela, c’est comme s’il contrôlait aussi Bébé. En soi, ce n’était pas désagréable comme idée. « Et puis, j’habite ici maintenant. Los Angeles est ma maison. J’en avais un peu marre de Washington. » Il avait dit cela sur un ton détaché même s’il y avait une autre raison concernant son départ. Ce n’était pas la ville mais bien ses parents. Et depuis tout avait bien changé, sauf son nom, son rang et le prestige d’un nom à ne pas ternir. « Je dois admettre que Los Angeles est différent mais j’aime bien. Et toi, tu habites ici ? » Il n’eut guère le loisir d’entendre sa réponse car il fut hélé par des collaborateurs lui signifiant que la pause était finie, qu’il était temps de plier bagage avant de revenir pour la grande première. Néanmoins, il n’avait pas terminé avec elle. Parce que s’il était souriant, avenant, et agréable, Harlan n’oubliait pas. Il n’oubliait jamais. Et il ne pouvait s’empêcher de se rappeler ce qu’il avait ressenti à sa fuite, comment il s’était senti seul , son orgueil et sa fierté atteints dans leur dignité. « Donc tu vis ici depuis combien de temps ? Je suis surpris de voir que tu as choisi Los Angeles pour fuir. Une grande agglomération pour se fondre dans la masse, je présume ? » Le plus terrible dans tout cela, c’est qu’il gardait le sourire. Il était comme ça Harlan. Il se contrôlait perpétuellement. A l’inverse d’Oliver qui pétait souvent des durites, Harlan se maîtrisait, calmer les ardeurs, lançait des piques en paraissait poli, habile bonimenteur qui manier l’art de tortiller le cerveau de n’importe qui. Il n’était pas prêt à la laisser s’enfuir. Oh non, on évitait de s’enfuir devant un Sterling. « J’ai l’impression que c’était hier.. » Se contenta-t-il d’ajouter, la fixant d’un air impassible. Etait-ce la nostalgie ?
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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Jeu 9 Aoû - 21:11

« When i see you again »
Harlan ∞ Bébé
- J’ai hâte de te voir dans ce rôle. Et j’aurais hâte de te voir jouer sur El Tango de Roxanne. J’aurais une vision différente de toi.
Je me sens rougir légèrement et je me demande s'il peut le voir. Il est vrai que depuis qu'on s'est quitté... Depuis qu'il m'a quitté pour une autre, depuis que je l'ai quitté pour sauver mon cœur, je ne suis plus vraiment la même personne. J'espère être toujours aussi spontanée, amusante et bonne vivante, mais dans le fond je porte une cicatrice profonde qui fait que je fais des cauchemars certains soirs, qui fait que j'ai pris des cours d'autodéfense et que je me balade toujours avec une bombe aux poivres, qui fait que j'ai perdu confiance en moi et en mon corps. C'est certainement pour cela que j'enchaîne les hommes, pour me donner une certaine confiance que je n'ai plus dans le fond. Je sais qu'être danseuse séduit et je préfère autant choisir les hommes plutôt que de laisser un autre homme choisir pour moi.
Je lui demande finalement ce qu'il fait dans la vie, car si son costume me guide, je n'ai pas vraiment une réponse claire et nette.
- Et bien, je dirige les banques Sterling. Autant dire que c’est beaucoup de travail et d’heures perdues et peu de vie privée. Disons qu’elle est ici… De ce fait, c’est ma banque qui finance tout ce beau monde.
J'hoche la ête en souriant, me disant qu'il doit certainement aimer cette sensation de puissance. Pour ma part, je ne suis pas certaine d'aimer cela, mais qui suis-je pour lui reprocher quoi que ce soit...  
- Et bien, merci pour mon salaire.
Ca me permet de rembourser le crédit de ma maison au bord de la plage, et avoir un tel luxe à un coup. Et puis j'ai la chance d'avoir ma nièce avec moi, même si au début je voulais pas, j'ai fini par accepté qu'elle me paye un petit loyer. Ca aide toujours.
Naturellement je continue de lui poser des questions. Cela peut passer pour de la politesse, mais dans le fond j'ai envie de savoir ce qu'il est devenu. Parce que cet homme, c'est le premier que j'ai aimé, si fort que je lui ai donné ma virginité. Je me suis pris une sacrée claque après, mais peut-on vraiment oublier son premier amour ? Moi, je ne pense pas non.
- Et puis, j’habite ici maintenant. Los Angeles est ma maison. J’en avais un peu marre de Washington.
Oh bon sang, je ne saurais dire si je suis heureuse de cette nouvelle ou non. En tout cas, je suis clairement perturbée de savoir que maintenant nous vivons qu'à quelques minutes l'un de l'autre, comme nous avons pu l'être sur le campus de l'université. Il me demande si je vis ici aussi, mais je n'ai pas le temps de répondre que les hommes derrière nous semblent s'impatienter et quémander la présence d'Harlan. Je lui fais un léger signe de tête, comme pour lui signifier qu'il peut s'en aller, mais il ne semble pas l'entendre de cette oreille. A la place, il reste droit comme un i devant moi, me répétant la question qu'il vient de me poser, rajoutant des choses qui ont le don de me serrer le cœur :
- Donc tu vis ici depuis combien de temps ? Je suis surpris de voir que tu as choisi Los Angeles pour fuir. Une grande agglomération pour se fondre dans la masse, je présume ?
Je ne souris plus, je me sens de nouveau petite, mais aussi en colère. Oui j'ai fui, mais il sait parfaitement pourquoi, et la façon dont il le dit me fait tellement passer pour la méchante.
- Tu sais parfaitement pourquoi je suis partie, et si ca peut te rassurer je l'ai bien payé, je dis, regrettant tout de suite ce que je viens de révéler plus ou moins.
Car j'avais prévu de partir à Los Angeles, mais bien après, pas si tôt. Seulement, après ma fuite, après seulement deux mois, c'est là que je me suis faite agressée en sortant de mon travail. Est-ce que cela me serait arrivé si j'étais arrivé ne serait-ce qu'un an plus tard ? Impossible de le savoir, et impossible de changer le passé de toute façon.
- J’ai l’impression que c’était hier.., qu'il se livre.
Et la colère est remplacée par la tristesse. Comme s'il lisait dans mes pensées, comme s'il sentait que j'étais nostalgique, comme s'il sentait que j'avais pu regretter de le quitter, non, plutôt d'avoir vécu si tôt à Los Angeles. Je me mordille la lèvre inférieure, clignant rapidement des yeux afin de ne pas me mettre à pleurer. Il manquerait plus que cela maintenant.
- J'adorais... Non... J'aimais ce qu'on avait... Plus que tout..., je murmure, je lui confis en lui ouvrant de nouveau mon cœur. Mais nous savons tous les deux qu'une Swan n'était pas assez pour un Sterling...
Ce n'était pas un reproche, mais une constatation. Je lui ai tout donné et cela n'a pas suffi pour lui. A mon tour, les danseurs m’appellent car les minutes passent et la première arrive à grands pas. Je ne le lâche pas des yeux et souris timidement.
- Je dois y aller, on se voit plus tard, peut-être, je murmure à nouveau, à fleur de peau.
Je ne sais pas si j'ai envie de le revoir, mais mon cœur est plus fort que ma raison et lui hurle de revenir me voir. Il est celui qui peut me rendre faible, celui qui me rend vulnérable, mais aussi celui qui a su me donner des ailes à une époque où j'étais timide...


Le spectacle vient de se finir et j'ai tout simplement tout donné. Je ne me suis pas autant senti séductrice que ce soir, je ne me suis jamais senti aussi en phase avec Roxanne que lors de cette première. Mais je pense qu'il y a un facteur qui a fait que je me suis autant donné ce soir.
Harlan.
Il était dans la salle, et si je ne pouvais le voir, je savais parfaitement que lui me regardait. J'ai pu sentir le poids de son regard sur moi, les frissons que j'ai pu ressentir des années auparavant lorsque je sentais qu'il était proche de moi. Je me demande si c'était une façon de me venger aussi d'une certaine manière, qu'il regrette ce qu'il a pu me faire. Mais dans le fond je sais que ce n'était pas ça. Bon sang, quelques heures auparavant j'allais bien et me voilà totalement bouleversée. Nous avons applaudi et une soirée est prévu afin de célébrer cette première, surtout qu'elle semble avoir été un parfait succès. Gabriel a ouvert sa maison afin d'accueillir tout le monde, mais je ne doute pas qu'il aura aussi invité les investisseurs.
C'est donc avec d'autres danseuses que nous arrivons après avoir eu le temps de prendre une rapide douche. Je porte une robe noire, de la dentelle mettant en valeur mon décolleté, tout en restant élégante, et je me suis attachée mes cheveux courts. Je ne pensais pas faire autant d'effort mais encore une fois, sa présence fait que je veux l'éblouir. Je me permets de me servir du champagne et je reçois les compliments des personnes présentes. Je souris timidement, j'hoche la tête, je ris et me fonds dans cette soirée mondaine avec un certain brio, je suis fière de moi. Et si je tente de me concentrer, mon regard ne cesse de chercher à droite à gauche, déçu de ne pas trouver ce que je cherche rapidement. Et s'il n'était pas venu ? Et s'il était rentré chez lui retrouver sa petite amie ? Sa fiancée ? Sa femme ?.. Une pointe de jalousie m'envahit, enrobée par de la tristesse. Bon sang, je n'ai aucun droit de me sentir ainsi... Je suis partie, il m'a quitté pour une autre et je suis partie, je dois vivre ma vie et lui aussi vit la sienne, peut-être même marié à une McGregor...
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Sam 18 Aoû - 21:50

Il y avait cette part de lui qui l’exécrait, le poussait à lui parler avec un peu trop d’assurance et de condescendance. Dès lors que les mots franchissaient ses lèvres, il s’en voulait d’être un peu virulent dans ses propos. Il attaquait sous travers de paroles douces et d’un sourire angélique. Souvent, son père lui avait dit qu’il était plus redoutable que son grand frère. Car si Oliver explosait souvent, agissant avec l’impulsivité, Harlan lui, était beaucoup plus calme et réfléchi. Il savait que l’énervement n’était pas une bonne qualité, qu’on attendait beaucoup plus de lui. Il était capable d’user de tant de charmes pour virer quelqu’un, qu’il pouvait être capable de faire partir l’ex-salarié avec la sensation d’être heureux. Et il agissait de la même manière avec Bébé. Parce qu’il lui en voulait, bon sang. Même s’il avait su aller de l’avant, même s’il avait atteint les sommets et que désormais, il se sentait invincible, il n’en demeurait pas moins un pauvre gars qui vivait mal de s’être fait jeter comme un moins que rien, de n’avoir eu l’occasion de s’expliquer qu’en découvrant que l’autre s’était enfuie. Cette autre qu’il observait, néanmoins, avec un sourire, attaquant comme il se devait, lui rappelant qu’elle était lâche, tout comme lui, et qu’elle avait fui sans lui laisser le choix. Et même s’il était fiancé, même s’il ne pouvait la choisir, il la voulait. Et ça avait été ainsi durant toutes ces années. Cet état de fait l’avait si souvent rongé, que désormais, la rancœur se voilait dans son sourire, appréciant de savoir qu’elle avait regretté lorsqu’elle lui expliqua en avoir bien payé le prix de sa fuite. « Tu m’en vois désolé. » Murmura-t-il en fouillant dans ses poches et se sortant une clope qu’il alluma malgré les panneaux d’interdiction. Il était loin de se douter que le regret était bien plus terrible, qu’elle avait subi une épreuve difficile et inoubliable, qu’elle en portait les stigmates dans ses chairs. Pour l’instant, il savourait l’idée qu’elle ait pu le regretter lui. Et personne d’autre, leur relation avait beau avoir été secrète, il avait aimé cette relation. Il avait aimé se savoir être en train de tomber amoureux. Il avait aimé avoir été sa première fois, dans un moment tendre où Harlan avait été le plus doux possible avec elle, le plus tendre pour que ce souvenir puisse être éternel dans les beaux yeux bleus de Clitorine. Les souvenirs affluaient un peu trop mais il gardait la maîtrise constante de lui-même. Enfin, jusqu’à ce qu’elle ait eu des paroles capables de l’ébranler, de mettre à plat cette histoire d’antan et tous les remords qui l’accompagnait. Il souffla une bouffée sur le côté sans cesser de la dévisager. La fin de sa phrase lui arracha un sourire froid. Vraiment ? C’était ce qu’elle pensait ? « Tu sais très bien que c’était compliqué. Ça l’était toujours. Certes, j’ai manqué de jugeote et de discernement, j’aurais pu agir autrement. Mais force est de constater que tu ne m’as pas laissé le choix. » Il inspira une nouvelle bouffée qui l’apaisa, l’empêchant de monter sur ses grands chevaux. Ce n’était pas le moment de briser la froideur qui l’entourait. « T’as pris ta décision pour deux sans me laisser la possibilité de t’expliquer ce qui était mon devoir et ce que je voulais vraiment. » Il n’eut guère l’occasion qu’un clampin se manifesta. « Swan !!! Sur scène, on rejoue Roxanne. » Il l’observa lui sourire, expliquant qu’elle devait s’en aller. « Je vais adorer te dévorer du regard. » Se contenta-t-il de dire, satisfait du trouble qu’il pouvait lui créer. Il l’avait bien compris, cette histoire n’était pas fini dans ces esprits bourrés de regrets .

***

Regarder n’était pas vraiment le mot. Durant la prestation, il n’avait cessé de la chercher, de la dévorer des yeux avec une insistance telle que face à face, elle aurait appelé les flics. Oh non, ici, perdu au milieu de cette masse de monde, il n’avait cessé de la dévisager dès lors qu’elle apparaissait. Elle n’avait pas le rôle principal et pourtant, il ne voyait qu’elle et lorsqu’elle dansa sur El Tango de Roxanne, il s’arrêta presque de respirer. Il était obnubilé par ce spectacle indécent, un peu trop charnel. Il était loin l’époque de Clitorine toute timide et réservée. Elle transparaissait au-delà de son simple rôle, s’affirmant comme femme. Il en était presque bouleversé mais il garda toute emprise sur lui-même. Il se sentit ému mais ne laissa rien paraître si ce n’était que pour cette chanson là, il applaudit avec brio, ne pouvant s’empêcher de sentir fier d’elle. Elle atteignait ses rêves, les touchant du bout des doigts.

La prestation se termina et il prit congé, rejoignant la propriété de Gabriel Goldstein qui organisait une réception en l’honneur de la première et du succès qu’elle avait eu. Tout le monde était heureux et il régnait une liesse nouvelle. Harlan serra quelques mains, ravi du succès. Il ne disait pas non à l’augmentation des profits, de ses parts qui avaient dû prendre une inspiration nouvelle. On lui servit une coupe de champagne, se faisant alpaguer pour une conversation insipide. Elle lui parut dénuée d’intérêt quand il la remarqua, dans sa robe. Tellement plus féminine qu’auparavant, il était loin le temps des uniformes ou des t-shirts à l’effigie des groupes de rock qu’ils adoraient. Non, là c’était le Sterling et la Swan qui se retrouvaient au milieu de cette marée humaine. Il s’écarta de la conversation sans même s’excuser. De toute façon, l’univers financier lui était insupportable ce soir. Oh non, il préférait se déplacer silencieux vers cette nouvelle lubie. Puis sans un mot, il s’approcha derrière elle, sans qu’elle ne puisse le voir. Puis, ses lèvres s’approcha de cette oreille qu’il avait, fut un temps, adoré, aimé, mordillé à l’excès. « On dirait que tu cherches quelqu’un. » Lui souffla-t-il discrètement, espérant avec une jalousie pareille à celle d’un enfant, que ce fut lui. Contradictoire vous dites ? Bipolaire, oui.
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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Lun 20 Aoû - 13:17

« When i see you again »
Harlan ∞ Bébé
Je n'en revenais pas de ce qu'il avait pu me dire avant qu'on m'appelle pour répéter une dernière fois. Je n'ai même pas eu le temps de répondre et franchement, cela m’agace au plus haut point.
- Tu sais très bien que c’était compliqué. Ça l’était toujours. Certes, j’ai manqué de jugeote et de discernement, j’aurais pu agir autrement. Mais force est de constater que tu ne m’as pas laissé le choix.
JE ne lui ai pas laissé le choix ?! Non mais il se fout clairement de ma gueule pour le coup. Oui, je suis partie parce que j'ai appris que, non seulement il sortait avec une autre femme et qu'il l'a trompait avec moi, merci pour l'estime d'être la maîtresse quoi (même si aujourd'hui cela me dérange beaucoup moins), et en plus il était fiancé !! Il était avec une autre et allait se marier ! Qui aurait attendu des explications face à cela.
- T’as pris ta décision pour deux sans me laisser la possibilité de t’expliquer ce qui était mon devoir et ce que je voulais vraiment.
Si on ne m'avait pas appelé pile à ce moment-là, je l'aurais giflé. J'ai dû me retenir de toutes mes forces pour lui montrer à quel point je savais prendre des décisions pour moi et moi seule !
Et puis je m'en suis voulu d'avoir aimé le fait qu'il me dise : Je vais adorer te dévorer du regard.
Je m'en veux d'avoir joué le jeu et d'avoir cherché à le séduire, à le faire regretter ce qu'il m'a fait en jouant la Roxane la plus séductrice que je n'ai jamais jouée. Et je m'en veux d'avoir imaginé qu'à la place des danseurs, ce soit lui qui touche ma peau pendant que je colle mon corps contre le sien...
Tout comme je m'en veux maintenant de le chercher du regard en espérant le trouver dans cette soirée chez Gabriel, alors qu'il doit certainement être rentré. Et s'il était venu avec sa femme...
- On dirait que tu cherches quelqu’un.
Et me voilà fermant de nouveau les yeux alors que sa voix caresse mon oreille avec sensualité... Et encore une fois, je m'en veux d'adorer ça, au point de presque le supplier de recommencer. Mais la colère reprend le dessus et je me tourne, me montrant froide et presque hostile.
- Oui, mais il semble absent.
Vicieuse ? Certainement, je veux voir la jalousie dans son regard alors que mon poing se serre un peu.
- Et toi, tu es venu avec ta femme ? Madame McGregor... Oh non pardon, Madame Sterling !J'aimerais beaucoup la rencontrer. D'ailleurs, je pourrais me présenter, elle va adorer savoir que tu l'as trompé non ? Je dois avouer que j'ai adoré ca, personnellement. D'ailleurs, tu n'as pas le droit de dire que j'ai choisi pour deux, tu as choisi tous seul ! Tu as choisi le moment où tu as refusé de me dire que tu étais fiancé, le moment où tu m'as fais croire que j'étais la seule à tes yeux, que je valais quelque chose pour toi quand tu allais te marier avec une autre... Alors n'ose pas dire que c'était ma faute et assume.
Je ne pensais pas me montrer si froide, mais il faut croire que ne pas lui avoir répondu tout à l'heure a fait monter la colère un peu plus chaque seconde. Je baisse la tête, un peu honteuse de m'être laissé emporté ainsi mais dès qu'il est dans les parages, et ceux depuis toujours, mes émotions sont décuplées. Je sens même des larmes de colère et de tristesse dans le coin de mes yeux.
- Je suis partie parce que j'avais le cœur brisé... Parce que c'est la seule manière que j'ai trouvé pour me protéger...  Parce que je t'ai tout donné avec tellement d'aisance, que ca m'a fait peur... La chute m'a fait peur, parce que tu n'as aucune idée à quel point j'ai été malheureuse... Je n'ai jamais été sûre de moi sauf quand je dansais, alors savoir que tu en avais une autre dans ta vie, que je ne valais pas assez car tu allais te marier avec elle... J'ai rendu la situation plus facile... Pour nous deux.
Je redresse la tête pour le regarder droit dans les yeux, essuyant rapidement les larmes qui avaient commencé à couler sur mes joues. Je veux garder un semblant de dignité devant lui, et maintenant je m'en veux de pleurer devant lui.
- Mais tu veux t'expliquer maintenant ? Et bien vas-y, je t'écoute...
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Dim 9 Sep - 21:15

Le voilà encore qui jouait avec le feu. Sale manie ou besoin dévorant ? Harlan n’en savait rien. Il agissait avec le cœur, chose rare qu’il ne faisait jamais. D’ordinaire, il était plus réfléchi, il observait puis, décidait. Jamais l’inverse, il n’aimait pas perdre pied, qu’on puisse le prendre au dépourvu, le désarmer au point de se sentir perdu. Et elle avait réussi cela, Bébé avait fait ce tour de passe-passe avec brio. Elle avait rendu un Sterling complètement à l’ouest, qui comprenait difficilement ce qu’il lui arrivait. Avec le temps, il avait compris. Avec le temps, il avait construit un rempart autour de lui-même. Avec le temps, il avait su se montrer détaché de tout. Malgré cet état de fait, il lui tournait autour, jouant avec le feu au risque de se brûler ses ailes. Qu’elle puisse attendre quelqu’un le contraria bien qu’il ne le montra nullement. Après tout, ce n’était pas le moment de perdre sa muraille de froideur, de la laisser s’effondrer. Et puis de toute façon, il était absent. « Tu m’en vois navré. » Dit-il avec un sourire qui prouvait tout le contraire. Quoi qu’elle puisse s’attendre, il valait mieux qu’il ne rapplique pas. D’une part, parce qu’il était prêt à montrer les crocs, et d’autre part, parce qu’elle avait décidé de vider son sac. Et tout ce qu’elle lui disait était si déplaisant à entendre. Il affichait une expression neutre alors que tout en lui bouillait d’une colère froide. Ainsi était-il l’unique responsable ? Certes, il avait ses torts. Mais si seulement, elle lui avait laissé la possibilité de s’expliquer. Aurait-elle compris, à l’époque, qu’elle était bien plus que June McGregor ? Aurait-elle compris que son nom ne lui donnait beaucoup de liberté d’agir mais pas sur son rang, sur sa tenue à avoir, et surtout d’avoir une épouse convenable. Le commun des mortels croyait tant que tous ces mariages arrangés n’existaient plus. Ils étaient si loin du compte. Ils n’avaient jamais cessé d’être là, plus que jamais. L’amour dans tout ça ? Il ne s’agissait que de mascarades, de rôles à jouer. Cependant, il ne put s’empêcher d’éprouver quelque chose face à cet être dont les yeux sont luisants, trop brillants et laissent couler une larme qui le ravagea. Puis, une autre. Ce sentiment le désarma. « Swan... » Murmura-t-il, en sentant que toute cette barrière était en train de s’effondrer. Inexorablement. Mais il ne devait pas. Son orgueil bafoué le lui rappelait. Elle n’avait pas voulu de lui, elle ne lui avait pas laissé la possibilité de s’exprimer. Elle avait choisi de ne pas l’entendre, pourquoi maintenant ? À quoi cela rimerait ? « Fais ce que bon te semble. Tu veux révéler des choses du passé ? À ta guise. Je ne te retiens pas, couvre toi de ridicule si tu le souhaites. » Il lui fallut un effort terrible. Mais il le fit. Face à elle, il redevenait le directeur, l’inaccessible. Celui qui se tairait, n’évoquerait pas la folle douleur de l’avoir perdue. Ne dira jamais combien il l’a regrettée. Mais tel le flot incessant des vagues, le remous avait tout effacé. Il ne ressentait plus. Du moins, se le persuadait-il. « Je n’ai plus à m’expliquer. Le délai s’est écoulé pour devoir me justifier. Ça changerait quoi ? De toute façon, ce que j’étais et ce que je suis désormais, n’a été que la logique d’une route déjà tracée.  » Il plongea son regard dans le sien, avant de se détourner aussitôt, buvant une gorgée de sa coupe qu’il vida, la posant sur le plateau plein d’un serveur qui passa à ce moment-là. Il lui jeta un regard l’intimant au silence, il n’était plus d’humeur tout à coup. Elle l’avait retranché derrière ses remparts. Le meilleur mot qui pouvait le qualifier était « vexé ». Et pourtant, la tournure de leur discussion ne lui plaisait guère. Jamais, il n’aurait pu croire que ça virerait ainsi. « Je ne te dois aucune explication, Swan. Tu as choisi de ne pas m’entendre à cette époque. Et pourtant, Dieu sait que si tu m’avais écouté, jamais tu n’aurais fui. De toute façon, ce qui est fait, est fait. C’est le passé. C’est fini. » Chaque mot semblait être pareil à un couteau planté en plein cœur. Néanmoins, il ne la lâcha pas. Pas tout de suite. Il n’était pas du genre à relâcher sa proie facilement. « Et pourquoi tu pleures en disant tout ça ? Ne me dis pas qu’après tout ce temps … » Tu penses encore à moi, tu regrettes d’avoir pris la fuite, tu te dis que si tu étais restée, alors t’aurais pu comprendre de quoi était fait mon univers ? D’un nom que j’oubliais avec toi. A quoi penses-tu encore quand tu t’endors et que je suis si loin de toi ? Il se tut, l’observant sans rien dire d’autre. Durant une seconde, puis deux. Il la dévisagea sans sourire, avec gravité presque. « Il est trop tard pour des explications. »

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Lun 10 Sep - 20:19

« When i see you again »
Harlan ∞ Bébé
- Swan...
Sa façon de murmurer mon nom... Pas de surnom idiot, pas de Bébé, mais une caresse alors que son regard est dans le mien. Seulement, cela ne dure pas longtemps. Non, alors que j'imagine, que j'espère au fond retrouver sa tendresse qu'il n'accordait qu'à ma personne, il redevient dur. Il redevient froid, distant, puissant.
J'ai envie de vomir...
- Fais ce que bon te semble. Tu veux révéler des choses du passé ? À ta guise. Je ne te retiens pas, couvre toi de ridicule si tu le souhaites. Je n’ai plus à m’expliquer. Le délai s’est écoulé pour devoir me justifier. Ça changerait quoi ? De toute façon, ce que j’étais et ce que je suis désormais, n’a été que la logique d’une route déjà tracée. Je ne te dois aucune explication, Swan. Tu as choisi de ne pas m’entendre à cette époque. Et pourtant, Dieu sait que si tu m’avais écouté, jamais tu n’aurais fui.
- Et pourquoi je ne serais pas partie ?! Tu le dis toi-même, tu suis la route que ta famille a tracé, et je n'en faisais clairement pas partie.
Dans le fond, je me suis toujours demandé quand son nom, son rang prendrait le dessus sur notre histoire. J'ai bien sûr follement espéré que nous passerions outre, mais c'était sans compter sur la famille McGregor, aristocrate et parfaite pour son statut...
- De toute façon, ce qui est fait, est fait. C’est le passé. C’est fini.
Je sens mon cœur se serrer alors que j'ai envie de partir. J'ai envie de fuir à chaude larmes alors qu'il dit ça de façon si catégorique. Je sais que c'est de ma faute, et pourtant... J'ai toujours admiré la façon dont certaines personnes arrivent à tirer un trait sur le passé. Moi, il me rattrape presque tous les soirs, quand je me réveille en sueur et en larmes. Il me suit lorsque je tente d'avoir confiance en moi et que je joue ce rôle à la perfection alors que dans le fond je suis brisée. Je suis dans le fond une Roxane, abusée, faible, et pourtant jouant de son corps pour exister un tant soit peu.
- Et pourquoi tu pleures en disant tout ça ? Ne me dis pas qu’après tout ce temps …
La colère revient au galop alors que je crispe ma mâchoire, maudissant ses larmes de couler sur mes joues.
- Ne pas te dire quoi ? Que depuis tout ce temps je ne t'ai jamais oublié ? Que je suis plus brisée que jamais depuis que je t'ai quitté ? Que je n'ai jamais aimé personne d'autres que toi ? Parce que tu n'as pas la force de l'entendre ? Moi j'ai la force de te le dire ! Même si t'es un sale con en cet instant !
Je le regarde droit dans les yeux. Il a l'habitude de mon franc-parlé, il a l'habitude que je l'insulte quand il va trop loin avec moi. Du moins, il l'avait.
- Il est trop tard pour des explications.
Je le regarde, laissant la colère se lire dans mes yeux, plus que la tristesse je l'espère.
- S'il vous plaît, la voix de Gabriel résonne dans toute la pièce, intimant le silence. Je voudrais vous remercier d'être ici ce soir. Par ailleurs, j'aimerais que la troupe vienne me rejoindre, afin de vous présenter tout ceux grâce à qui mon rêve est devenu réalité.
La troupe commence à se réunir, j'en vois certain me faire des signes de la main, mais je ne bouge pas. Au contraire, je me recule un peu alors que je n'ai pas envie qu'on me prenne en photo. Je n'ai en aucun cas envie de me souvenir de ce moment, celui où mon cœur s'est brisé à nouveau.
Finalement je fais demi-tour et cours vers l'extérieur afin de prendre l'air frais. Mais plus que ça, j'ai envie de partir. Alors je commence à marcher avec presque frénésie. Je n'ai dit au revoir à personne, encore moins à Harlan. Je n'y arrive plus, je ne peux plus faire semblant et faire l'orgueilleuse alors que j'ai envie de rentrer, de pleurer et de me goinfrer de Nutella. Mon cœur saigne de l'avoir revu, cet amour perdu que j'ai regretté toute ma vie, et que je regrette encore...
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: « When i see you again » [Bébé ❤️]   Sam 13 Oct - 9:50

Aussi dures qu’étaient ses paroles, il ne pouvait s’empêcher de les trouver blessantes pour lui-même. Il avait l’impression de s’arracher le cœur en disant cela, mais il se devait d’être honnête, d’avoir cette conversation tant voulue, et de pouvoir dire ces mots dont il avait tant souhaité la libération. Harlan avait longtemps voulu cette mise au point, la reniant dans son passé, à force. Ils ne s’étaient plus revus. Et pourtant, il croyait encore à cette possibilité de la revoir. Et le destin avait joué, lançant ses dés, les faisant se revoir au moment où il s’y attendait le moins. Où il avait cessé d’espérer, là où il avait cru être passé à autre chose. Aussi, pouvait-il dire ce qu’il avait sur le cœur, en ayant conscience de piétiner autant qu’il se faisait du mal à lui-même. Et à chaque once de regret, la rancœur revenait au galop, englobant tout. On ne repoussait pas un Sterling de la sorte. On ne le congédiait pas comme un humain vulgaire et ordinaire. Et surtout plus que tout, on ne remettait pas en question tout ce qu’il ressentait, ne lui laissant le temps de rien, même pas une seconde pour se rendre compte qu’à choisir le mariage arrangé, il passerait à côté d’un bonheur bien plus grand. Et ils en étaient là. A se jauger tels des chiens galeux perdus dans cette immense arène emplie de conversation joyeuse. Tout allait bon train. Sauf eux. La voir pleurer le mettait dans un état qu’il canalisait du mieux qu’il pouvait. Il tenait bon, cherchant à comprendre… Et Bébé, cette fois-ci, ne prit pas la fuite, lui faisant comprendre qu’après tout, la blessure était vive. Toujours là. Omniprésente. Il garda le silence, se tentant gêné de créer des sillons de larmes sur ses joues, se mêlant à la colère, palpable comme jamais. Il comprenait sans vraiment le vouloir mais son esprit se cantonnait à cet orgueil si grand. Elle méritait de pleurer. Elle méritait d’avoir mal. Elle n’aurait pas dû partir. Et il l’observa sans rien dire d’autre, jusqu’à ce qu’elle prit la fuite sans demander son reste, le laissant avec sa culpabilité et ses remords. Et tout en demeurant vexé comme un pou de ses paroles. Si seulement elle avait su ne pas s’énerver. Égocentrique, Harlan ne comprenait pas ce qu’il se passait réellement.

De toute façon, elle était partie.


Il resta seul durant une micro seconde. Il aurait voulu que cette solitude s’éternise mais en cela, il aurait fallu qu’il s’appelle Galifrey et non Sterling. Car un idiot vint alors lui taper un brin de causette. Il l’observa avec un regard désabusé mais ce dernier ne le remarqua pas. Il se lança dans une conversation qu’Harlan aurait aimé éviter. Mais il ne pouvait reculer. Un Sterling ne fuyait pas. Son esprit demeurait tourné vers cette femme qui pleurait, qui s’était enfuie. Était-elle partie définitivement de la soirée ? Harlan espérait que non, bien qu’après mûre réflexion, il savait que ce serait plus simple de la trouver. Elle travaillait pour cette comédie musicale, les critiques étaient tombées : elles étaient excellentes, cette pièce était vouée à être aimée et adulée. Elle allait avoir un bel avenir. Si Bébé se décidait à la renier pour fut encore, il ne pourrait que se dire qu’elle était profondément stupide de le fuir encore au détriment de sa propre existence. Bien que... Il ne pouvait s’empêcher de penser que ça avait été déjà le cas, qu’elle avait délaissé bien des choses en fuyant comme elle l’avait fait, durant cette jeunesse folle à Chicago.

Au bout d’un temps qui lui parut interminable, la conversation cessa. Et Harlan put s’en aller, saluant quelques connaissances, échangeant de vaines paroles, ayant indiqué à un valet que son chauffeur se devait d’être prêt dans une dizaine de minutes. Il prit congé des Sterlling et finalement, il put enfin sortir, retrouvant l’air frais nocturne et Bébé, qui se trouvait non loin. Il s’approcha d’elle, en silence. « Tu devrais rentrer, il fait froid. » Dit-il sur un ton maladroit, enfouissant ses mains dans ses poches. Il l’observa sans rien dire d’autre, observant un court silence. Et lentement, il se racla la gorge. « Je suis désolé de t’avoir causé du tort il y a des années. Je regrette de ne pas avoir su te parler sincèrement... » Il sentit son coeur s’emballer. Devrait-il dire la vérité ? « Tu sais... » Mais il se tut, le poids de son nom lui écrasait les épaules. Ça, et ce qu’il représentait, les efforts effectués pour son frère. « Laisse tomber, je vais y aller. Au revoir Swan. » Et il s’en alla, s’engouffrant dans cette nuit sans étoiles, vide semblable à ce qu’il était. Vide et dépouillé.
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