AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aaron Samuels
Admin bipolaire
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 455

MessageSujet: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Mer 25 Juil - 15:34

Je crois que Samuel vire dans un état proche du très très con. En ce moment, il y a pas mal de problèmes au sein du cartel. Pas mal de gens qui ont tourné le dos. Les affaires se portent bien pourtant mais j’ai l’impression que les décisions prises ne sont pas les bonnes. Il se met en danger. Il menace un peu trop. Alors je ne sais pas si c’est Anya qui le canarde un peu trop mais en tout cas, les décisions sont prises et elles ont des conséquences terribles. Hélas, il ne s’en rend pas vraiment compte, perdu dans son ego démesuré. Je ne sais pas si c’est le mariage qui lui est monté à la tête mais il fait n’importe quoi. J’ai essayé de lui en parler mais je n’ai pas vraiment insisté. Voir Samuel plonger dans sa déchéance est vraiment jouissif. Ça le plonge petit à petit dans la merde et d’une certaine façon, ça lui portera préjudice. C’est un moyen de le coincer le plus tôt possible. Aussi, je laisse faire. Je fais croire que je suis investi mais je ne fais pas grand chose. Au contraire, je m’efforce de sentir la merde venir, ayant hâte que le chaos s’annonce, de pouvoir revoir mes collègues de boulot et leur en faire état. La soirée de la dernière fois a été témoin d’un débordement. Il a été vite maîtrisé mais ce mexicain a bien failli foutre la soirée en l’air. Heureusement, les hommes de main de Samuel sont intervenus. Mais voilà, la situation est ainsi. Et je crois que Samuel est en train de le comprendre même si c’est trop tard. Les menaces de mort s’ensuivent. On a même trouvé un cadavre enfoui dans un buisson. Autant dire que ça ne sent pas bon. C’est pourquoi, il y a un jour ou deux, Samuel m’a expliqué qu’il allait devoir s’absenter, renouer avec des anciennes connaissances - sans doute peu recommandables - histoire d’assurer ses arrières. Il ne m’a pas proposé de participer au voyage, chose que je n’ai pas compris.
Jusqu’à aujourd’hui.

C’est le matin et je suis en train de prendre mon petit-déjeuner. Je mastique un muffin, buvant un jus d’orange. Quand alors j’entends du bruit et découvre que le couple phare de la maison est en pleine discussion. Visiblement, Anya vient d’apprendre que Samuel se casse pour quelques jours et ça n’a pas l’air de lui plaire. Ceci dit, je ne dis rien les regardant faire quand le boss se tourne alors vers moi, interrompant son épouse lancée dans une révolution verbale. « Mon avion va décoller dans une heure, je ne reviendrais que dans quelques jours.  » Je hoche la tête sans répondre. Ces informations je le connais déjà, alors je ne comprends pas le besoin d’en parler à nouveau. Je ne saurais pas l’expliquer mais je flaire la connerie. A deux mille cent mètres de là. « Du coup, je te laisse gérer le business. Je te fais confiance comme d’habitude. » J’acquiesce d’un signe de tête à nouveau, avalant ma bouchée « Compte sur moi. » Sarisfait, Il se tourne alors vers Anya dont il prend le visage dans ses mains « Mon petit perroquet... » Aussitôt, le jus d’orange que je venais d’avaler sort de ma bouche tandis que je m’étouffe, tousse, crache. Je redresse des yeux brillants vers le couple du siècle. Si Samuel n’a rien remarqué, il n’en ait rien d’Anya. Je lui lance un regard froid mais nous ne pouvons nous lancer dans notre joute verbale habituelle, Samuel ayant pris la parole à nouveau « Il faudra que tu ne fasses pas de bêtises. De toute façon, si tu dois sortir, je ne tiens pas à ce que ça soit seule. » Je lève les yeux au ciel en me disant qu’il va encore embaucher un agent de sécurité défaillant. Elle ne va plus se senti pisser cette imbécile. Mais le boss a d’autres plans pour elle. « Aaron veillera sur toi. » Et aussitôt, je crache ce que j’avais dans le bouche, m’étouffant encore, mais trouvant le temps de parler entre deux toux assez bruyantes. « Pardon !? » Il est hors de question que je me coltine cette attardée. Elle va me casser les pieds, j’en suis certain. « Oui je ne tiens pas ce qu’elle soit en danger. C’est si vite arrivé. Et tu es la personne en qui j’ai le plus confiance. » Ça doit se voir à ma gueule que je ne suis pas enchanté. « Je dois y aller, mon avion m’attend. » Et après des adieux, il finit par s’en aller, nous laissant dans cette même pièce. Je peux aussitôt exprimer mon contentement. « Hey le piaf, tu seras gentille de prévoir du barbotage dans la piscine aujourd’hui, je ne vais pas te suivre dans des magasins de fringues.  »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anya Gallagher
Admin Regina George
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 231

MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Jeu 26 Juil - 17:49

« Ne rentre pas trop tard, mon canard. Je me ferai belle pour toi… » je minaude d’une voix mielleuse au téléphone. Et par me faire belle, j’entends bien être habillée comme une pure allumeuse afin d’émoustiller les sens et les désirs de mon époux. Je ne suis pas le genre d’épouse bien sage qui attend que son mari rentre, ayant fait la cuisine avec amour, préparé les pantoufles dans l'entrée et un verre de whisky pour son confort personnel –bien qu’il peut m’arriver quelquefois de lui servir ce fameux verre, mais généralement, le mien n’est jamais bien loin. Samuel a épousé une véritable princesse capricieuse, et il le sait mieux que quiconque. Voilà déjà plusieurs mois que j’habite à Los Angeles auprès de Samuel après notre merveilleux mariage à Las Vegas. Un mariage qui nous ressemblait si bien. Extravagant, scintillant et irraisonné. S’installer dans cette ville de Californie n’était pas une découverte en soi, mais bien un retour à mes racines. Il n’est pas dans ma nature d’être nostalgique et sentimentale. J’aurai même bien vu ma vie ailleurs pour le restant de mes jours. Los Angeles n’était pas une ville qui m’attirait. Mon passé n’était pas une chose que je recherchais. Il représentait tout ce que je n’étais pas avant d’arriver à New York. Une mannequin populaire et adulée. La côte est américaine avait vu naître ma célébrité à grands coups de stratégies malhonnêtes, de manipulation et d’opportunités créées, ou trop belles pour être laissées de côté. De cette ville immense, j’en avais fait mon fief durant de nombreuses années. Si j’avais dû partir à la conquête d’autres territoires, ils auraient été nouveaux. Mais voilà que le destin avait placé Samuel Gallagher sur ma route. Un coup de foudre comme ceux qui nous transpercent une fois dans une vie. Une évidence. Ce genre d’opportunité qui ne s’abandonne pas au hasard. Je l’avais désiré mien autant qu’il m’avait désiré sienne dans un accord parfait. Et par amour, je l’avais suivi à la cité des anges.

Débordante d’amour et impatiente d’être à ce soir, je raccroche avec l’homme de ma vie. Lorsque je prends vraiment la peine d’y songer, je me dis que c’est presque irréel. Et puis la seconde d’après, je me rappelle toujours que je le vaux bien et que tout ceci n’est que la suite logique des choses. Le début de mon existence ne m’a pas gâté. Nous pourrions même dire que c’était tout l’inverse. Aujourd’hui, je ne décèle aucun bémol, hormis une furie blonde dont je me serai bien passée. Je suis une mannequin célèbre ayant décroché un prestigieux contrat chez ‘Her’ magazine. Je suis adulée, admirée et enviée pour ma carrière, mais aussi mon mariage avec un homme charismatique, riche, influent et si sexy ! Je pouvais jouer les princesses dans tous les hôtels, les restaurants, et autres établissements qu’il possédait, n’ayant qu’à exhiber le nom de Gallagher pour obtenir tout ce que je désirais. Certains, pétris de jalousie, laissaient courir la rumeur que tout cet argent n’était pas gagné dans la légalité, mais je n’en croyais pas un mot, même après les récents événements de ces dernières semaines et ce que j'avais découvert auprès d'Aaron. Si quelque chose de malhonnête devait se tramer, ce n'était sûrement pas du ressort de mon époux. Quand bien même, qui osait penser qu’il fallait être fondamentalement honnête pour réussir ? Moi-même, je n’avais pas hésité à manipuler ou tricher pour arriver à mes fins. Cela n’est pas forcément évident à admettre, mais je ne dois pas ma célébrité qu’à ma belle gueule et mon cul de déesse. La gloire, ça se travaille. Moi, la chance, je n’y crois pas. On se la crée ou non. C’est ainsi. L’unique point noir de mon existence portait le nom d’Aaron Samuels. Un odieux connard qui n’était autre, hélas, que le bras droit de mon tendre époux. Pour une raison qui m’échappait totalement, il avait décidé de me prendre en grippe et de remettre en question mon mariage à Samuel. Aucune occasion n’était trop bonne pour qu’il vienne me faire chier au point de me rendre totalement hystérique. De plus, impossible de le faire répondre à mes questions. Si mon canard était en danger, aucune manière de le savoir. Avec sa tête de premier de la classe, j’avais envie de lui donner des claques toute la journée. Tout ce qui me retenait, c’était l’impeccable manucure de mes ongles que je ne souhaitais pas abîmer. Et accessoirement, le fait que mon mari m’avait demandé de me montrer gentille avec lui. « Mademoiselle Cooper ? Le shooting va reprendre. » intervient la voix d’une assistante à côté de moi. Je me retourne pour lui faire face, balayant l’air de ma chevelure blonde comme une grande star de cinéma. D’ordinaire, je lui aurai sûrement lâché une remarque acerbe pour avoir osé m’appeler encore par mon nom de jeune fille, mais mon récent coup de téléphone avec l’homme de ma vie a radouci mon cœur et mon âme. Je me contente de lui adresser un léger sourire satisfait et suffisant. « C’est Madame Gallagher maintenant, mon chou. » dis-je en faisant claquer mes talons sur le sol. Ne s’improvise pas diva qui le veut.

***


Samuel n'est pas rentré trop tard, il n'est jamais rentré ! Toute la nuit, j'avais fulminé, abîmant mon teint pour ses beaux yeux. Si je pouvais être inquiète les premières fois, je ne l'étais plus à présent. Je savais qu'il finirait par rentrer un peu avant l'aube, puant généralement l'alcool et le tabac, et qu'il trouverait toutes les excuses les plus pitoyables du monde pour justifier son retard. Ce matin n'a pas dérogé à la règle et je me suis pris que des réponses laconiques à toutes mes questions. Impossible d'obtenir la vérité ! « Où étais-tu ? Moi, je m'inquiète quand tu n'es plus là et que tu ne réponds pas ! » Splendide en peignoir de soie et sous-vêtements, je plante mes poings sur mes hanches, affichant ma mine de rage outragement sexy. Samuel grogne un peu, semble réfléchir avant de donner un semblant de réponse. « Écoute ma petite colombe, ce sont les affaires, je ne peux pas t'en parler. Considère que c'est pour te protéger ! » Je manque de perdre mon souffle. Quel toupet ! Je ne connais pas pire excuse. Je m'apprête à m'offusquer dans les règles de l'art quand il m'annonce qu'il va partir quelques jours. « Attends, tu t'en vas en plus ?! » Au même moment, Aaron débarque dans le salon et je le foudroie du regard. A tous les coups, cette horreur blonde va l'accompagner et j'en crève de jalousie. Ces deux-là sont comme cul et chemise ! Mais me voilà étonnée quand Samuel annonce que c'est Aaron qui va tout gérer en son absence. De colérique, je passe à boudeuse. S'il reste, cela veut dire que c'est moi qui vais devoir le supporter et je n'en ai aucune envie. Je croise mes bras sur ma poitrine. « Tu n'es jamais là et maintenant, tu pars. Ce n'est pas juste. » Et c'est là qu'il expose la terrible nouvelle. Si Aaron s'étouffe dans son jus d'orange, je me scandalise dans mon orgueil. « Avec Aaron ?! Jamais de la vie ! » Plutôt écailler ma manucure que de devoir passer les prochains jours avec Aaron pour garde du corps ! Je voudrais me révolter plus encore, mais Samuel se contente d'expliquer qu'il s'agit de la solution la plus sensée et qu'il n'a pas le temps de plus polémiquer. Il s'échappe avec une bise sur mes lèvres et je me retrouve seule avec la furie blonde. Poings serrés, je lui jette un regard noir. « Ça ne va pas se passer comme ça. » je rétorque avec un ton de duchesse bafouée. Je quitte le salon, rejoignant Samuel qui est déjà prêt à monter dans la voiture qui l'attend. « Je refuse d'être ne serait-ce qu'une seule journée avec cette tronche de flan mal démoulée ! » - « Anya… » Mais son air excédé n'y fait rien. Je le coupe encore une fois. « En plus, tu pars sans rien me dire ! Je suis quoi moi ? Sérieusement, je… » - « Anya ! » Je suis coupée dans mon élan et pousse un cri quand il m'approche de lui. Ses doigts se sont agrippés à mes cheveux fermement, me faisant mal. De loin, on aurait pu penser à un couple enlacé, mais il n'en est rien. Ses lèvres contre mon oreille, je retiens mon souffle. « Je t'ai dit que je devais partir et qu'Aaron veillerait sur toi. Les choses se passeront ainsi et pas autrement. » Il y a quelque chose de terriblement effrayant dans le son de sa voix qui me force à ne pas répliquer. Son autre main vient caresser doucement ma joue. « Est-ce que c'est clair ? » Je hoche la tête. Samuel semble se détendre et il me relâche. « Parfait mon perroquet. Je reviens dans quelques jours. Sois sage et laisse Aaron veiller sur toi. » Il dépose un baiser sur mon front avant de partir. Choquée et vexée, je reviens dans la maison en faisant claquer mes talons sur le sol de marbre. oui je suis le genre de personne qui se balade en nuisette et talons Je reviens dans la cuisine où je trouve Aaron. Je lui jette un regard noir. « Ne crois pas que c'est toi qui commanderas ces prochains jours. Alors tu finis ton nesquik pendant que je me prépare et on y va ! » Je me détourne en envoyant mes cheveux dans le vent d'un geste élégant de la main. « Nous avons une journée très chargée. » Sur ce, je vais me préparer entre douche, maquillage, coiffure, essayage jusqu'à trouver la tenue parfaite pour ma journée de shopping. Une belle robe de chez Gucci que je sors pour ma vie de citadine. Une fois en bas, je retrouve l'immondice blonde. Je sors de la maison où le chauffeur nous attend déjà. Telle une princesse, je monte avec grâce et volupté à bord, suivie par Aaron qui met un peu trop de temps à mon goût. « Si tu n'as pas envie de venir, je ne te retiens pas. Mais on verra bien ce que dira Samuel s'il doit m'arriver quelque chose ! » En soi, la protection d’Aaron me paraît inutile. Mais j'aime trop le faire enrager pour me taire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaron Samuels
Admin bipolaire
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 455

MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Lun 6 Aoû - 18:49

Putain, con, chier ! C’est quoi cette journée de merde qui se profile à l’horizon ? Depuis quand Samuel s’est transformé en bon samaritain ? Depuis quand a-t-il décrété que ses hommes de main doivent se transformer en baby-sitter ? Je suis choqué, indigné. J’ai envie de péter une durite, de m’exciter un peu plus. Mais hélas, je me dois de demeurer calme. Je ne montre pas à Samuel que je suis complètement furieux, ni même à Anya que ça me soule complètement. Je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps avec l’association des débiles mentaux dont Anya est la fondatrice. D’ailleurs, je remarque avec une intense satisfaction qu’elle n’a pas envie, comme moi, de se coltiner la présence importune de l’autre. Je vois qu’elle suit Samuel à la trace afin de le dissuader de partir. Pour le reste, j’ignore comme elle va le faire changer d’avis, si elle lui offrira un lap dance ou non. Je n’en ai rien à foutre, je lui fais confiance en espérant qu’elle reviendra avec une bonne nouvelle. Cependant, quand elle revient, vu l’état de sa gueule et ses cheveux désordonnés, elle n’a pas eu gain de cause. Mais le pire, c’est qu’elle a l’air bien décidée à me casser les burnes pour la journée, prête à ce qu’on passe la journée ensemble. « Non mais tu rêves sac à graisse, j’te suis pas. » Je grommèle mais visiblement Anya a l’air de bien penser que oui, je vais la suivre. Elle a un programme chargé. « Ouais, bah on reste ici, j’ai un muffin à finir. » Et je retourne à mon repas, tandis qu’elle se casse. Je me dis qu’elle est partie vaquer à ses occupations. J’ai espoir qu’elle restera dans sa chambre et sera toute sage. Sauf qu’elle revient, au bout d’une heure, toute pimpante et bien décidée à valider sa journée jusqu’au bout. « Non mais tu restes ici. On ne sort pas. » Sauf que je me rends compte qu’Anya est parfois… Intelligente. Même trop et je la trouve même menaçante, surtout quand elle évoque la réaction de Samuel s’il apprenait que son épouse était sortie sans son garde du corps. Autrement dit, moi. Elle s’en va comme une princesse, me laissant à ma seule réflexion. Y aller, ne pas y aller ? That’s the question. Finalement, je finis par pousser un soupir très ennuyé, comprenant que je me suis fait avoir comme un gros gland.

Alors, je me lève, traînant la patte et vais vers la voiture qui nous attend. Avec Anya à l’intérieur. J’ouvre la porte et m’installe étant accueilli par la verve de cette blonde de malheur, m’accusant d’être trop lent. « Ta gueule. » Pour seule réponse, je m’assois en croisant les bras, boudant plus que de raison. J’ai pas envie d’être là ok ? ça me fait chier. Ça me soule. Ça me gonfle, ok ? De ce fait, il est hors de question que je sois gentil. Hors de question. H-o-r-s   d-e   q-u-e-s-t-i-o-n ! « Bon, et tu dois aller où en dehors de ta liposuccion ? Te refaire le visage ? T’as raison ! On t’a jamais dit que t’avais une tête immonde. Même mon trou du cul a meilleure mine. » Je l’observe d’un regard noir avant de mettre mes lunettes noires et de bouder encore plus, ignorant sa joute verbale et sa colère complètement justifiée. « Rha tu me soules, tais-toi ! » Je dis en plaquant des écouteurs pour cesser d’entendre cette voix insupportable. Le trajet se passe donc et nous arrivons devant le premier magasin. Le « Chanel » me fait pousser un grognement tandis que je lève les yeux au ciel. Nous sortons et je vois Anya faire sa diva, exigeant du champagne, des petits toats et différents mets faisant que je la considère comme la créature la plus insupportable de la terre. Je me demande comment Samuel a pu s’amouracher d’elle. Parce que déjà sa voix… Insupportable. Cette meuf ressemble à un putois en plus. Même si j’avoue qu’elle est sexy lorsqu’elle sort de la cabine d’essayage, dans une tenue super canon et … Oh mon dieu, je vais bander comme un fou si je continue à l’observer. Je préfère me lever en me raclant la gorge et en me postant devant la devanture. C’est là que je les vois, ces gars en noir se trouvant dans cette berline noire. Je l’ai déjà remarqué tout à l’heure pendant que nous roulions, pendant que nous nous garions aussi. Il n’y a qu’Anya et moi. Le chauffeur ne sert à rien, alors autant dire que mes sens sont en alerte et aussi éveillés que les boobs d’Anya lorsqu’elle exhibe une nouvelle tenue super sexy. Je pivote pour l’observer d’un œil froid « Non mais tu te prépares pour quoi à t’habiller ainsi ? La dignité et l’estime de soi, ça te connaît ? » Je me mets à rire et ajoute « Ou alors tu fais ça pour ton canard ? T’aimes bien l’attendre, dis donc. » Je me rassoies tout en l’observant d’un regard froid. « T’as bientôt fini ? Non parce que ces tenues ne te mettent pas en valeur, ça te fait un cul aussi gros qu’une barrique. » Je l’observe en souriant, ignorant le regard indigné des vendeuses. Je n’ai pas peur d’être méchant, je sais que ça ne changera rien avec Samuel. « On pourra aller dans un lieu avec un peu plus de monde après ? » Histoire que je puisse voir si cette voiture noire est tout sauf inquiétante. Il n’y a qu’au milieu du monde que je pourrais me rendre qui fait du shopping, et qui est là dans un autre but. Tout à coup, la mission de Samuel devient un peu plus sensée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anya Gallagher
Admin Regina George
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 231

MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Dim 12 Aoû - 17:45

Je n’ai pas l’habitude de me faire traiter de la sorte. Venant d’Aaron, j’ai compris que le respect était mort, donc je ne m’en formalise plus tellement. De plus, je demeure persuadée que toute sa hargne prend source dans l’amour pédéraste qu’il voue à mon mari. Forcément, il crève de jalousie pour moi qui me suis mariée avec Samuel et qui partage énergiquement son lit chaque jour. Toutefois, me faire traiter de la sorte par mon époux a le don de me foutre en rogne. Je ne suis pas tant en colère contre sa décision de me coller Aaron dans les pattes que chamboulée par l’attitude qu’il a eu envers moi. Jamais il ne m’a fait mal ou il n’a montré une telle impatience. Sauf que je n’ai pas envie d’y penser, ni même de débattre intérieurement sur le sujet ou m’interroger sur la véritable nature de Samuel. Il est bien plus facile de me défouler sur Aaron et de décider qu’il sera mon souffre-douleur de la journée. Aussi, bien que j’aurai parfaitement pu reporter ma séance shopping, je décide que nous allons sortir tous les deux. Rien que ça, ça le fera chier avec suffisamment de puissance que cela aura pour effet de calmer mes nerfs. Car lorsque je suis énervée, je sens que ma peau prend une vilaine carnation et que mes ongles sont plus cassants. Une véritable horreur ! Je me prépare donc, et même si l’immondice blonde prétend que nous ne sortirons pas d’ici, je ne lui laisse pas le choix. Autrement, peu m’importe de sortir sans lui. Je pars du principe qu’avoir sa protection m’est totalement inutile. La preuve, mon précédent garde du corps a décidé d’arrêter de travailler pour Samuel car il devait se faire chier #naïveté #blonde Je ne crains rien, hormis un ulcère à me faire suivre par Aaron toute la journée. Dans le fond, c’est uniquement lui qui est dans la merde s’il venait à m’arriver quelque chose. Manifestement, ça doit le travailler puisqu’il me rejoint dans la voiture. Un sourire de satisfaction apparaît sur mes lèvres roses et charnues. « Non mais t’as vu ta tronche ? Si tu crois que ça me fait plaisir de m’afficher dehors avec ta gueule de babouin autiste ! Je vais faire des cauchemars cette nuit ! » je fulmine, touchée dans mon honneur. Puis d’un mouvement gracieux de la main, je décide de mettre un terme à cette rixe qui creuse le sillon de mes futures rides de la quarantaine. Il s’enferme avec sa musique tandis que j’attrape mon portable pour répondre à mes messages, vérifier mes mails et balancer des tweets aussi pertinents qu’un article sur le cycle de reproduction des huîtres.

Nous arrivons finalement devant le premier magasin. Travaillant ma sortie, je jette ma jambe satinée hors de la voiture, suivie de la deuxième avant de me redresser, les courbes de mon corps entamant une ondulation charmante qui laisse mon chauffeur pantois. Un sourire satisfait ourle mes lèvres parfaites jusqu’à nous rentrions dans la boutique Chanel. Là, je suis accueillie par une flopée de vendeuses qui me reconnaissent. « Mes petites brebis, sachez que j’ai tout mon temps. » j’harangue en me tournant délibérément vers Aaron. « Servez-moi du champagne et de quoi manger. Je n’ai rien eu le temps d’avaler pour le petit-déjeuner. » Oui, je me fais des p’tit-dej au champagne. C’est normal ! Je ne perds cependant pas de temps à sélectionner toutes les tenues qui me font de l’œil. En général, je fais des stocks en prévision d’un cocktail, d’une soirée mondaine, d’un gala ou simplement pour une tenue décontractée du dimanche. Je file à la partie essayage, contemplée par les vendeuses qui papillonnent autour de moi et babillent une quantité impressionnante de compliments. A chaque fois que je m’admire dans le miroir, je me trouve bonne et je souris de voir le regard béat de l’abruti blond, avant que son attention ne s’échappe vers dehors. Son âme de gay refoulé doit en prendre un sacré coup ! Même ses remarques acerbes ne parviennent pas à me toucher autant que les vendeuses scandalisées. « Mon chou, je sais bien que tes sens ne s’éveillent pas aux charmes féminins, mais tu devrais reconnaître une femme magnifique quand tu en vois une. Décidément, tu n’as aucun goût. » Je ne me crispe que lorsqu’il parle de Samuel et évoque ses absences. Ça, ce n’est clairement pas son problème ! « Mon cul t’emmerde et il en fait bander plus d’un. Alors tu restes ton cul joliment collé contre le siège et tu te tais. T’es là pour me protéger, pas faire ta Christina. » Je me la joue un peu Samuel, sachant que face à mon mari, il n’aurait pas répliqué, alors que là, non. Je ne compte pas mettre moins de temps pour essayer le reste. « Il me reste encore six robes à essayer ! Et je n’ai pas encore regardé les chaussures ! » Autant dire que cela allait prendre sacrément de temps. Tout à coup, il évoque l’idée d’aller dans un endroit plus peuplé. Je ne peux retenir une exclamation d’indignation, ma main parfaitement manucurée se posant sur ma poitrine. Le choc se lit sur mon visage à la bouche ouverte sur un cri de surprise. « Un endroit avec plus de monde ? Tu veux dire… avec la plèbe ?! Je ne suis pas une paysanne ! Je ne traîne pas avec le bas peuple ! » Et sur ces mots indignés, je m’enfuis dans ma cabine. Me voilà à essayer une nouvelle robe. Elle colle parfaitement à mes formes, s’arrête à mes genoux, mais son échancrure très prononcée dans le dos laisse paraître toute ma colonne vertébrale et la naissance de mes fesses. Lorsque je sors de la cabine, c’est très théâtralement, sous les exclamations des vendeuses en adoration –ou payées pour l’être en tout cas. Je me contemple longuement dans le miroir. « T’en dis quoi la folle ? Essaye d’imaginer Samuel, ça te fera peut-être lever le drapeau. » C’est un véritable sourire carnassier qui étire mes lèvres. Tout à coup, mon téléphone émet une sonnerie. Je trottine avec mes talons rapidement jusqu’à mon sac, constatant qu’il s’agit de mon alarme. « Oh ! Mon rendez-vous chez la manucure ! » Manucure et pédicure. J’ai rendez-vous à 11h et il est déjà 10h30 ! C’est pourquoi, sans plus de cérémonie et sans penser à fermer le rideau de la cabine, je laisse glisser la robe à mes pieds, dévoilant mon corps de déesse paré de mes beaux dessous. Je remets ma précédente tenue, sortant de la cabine en m’approchant des vendeuses. « Je les prends toutes, dépêchez-vous de faire des paquets ! » En chemin, je pique un canapé au foie gras et je termine ma coupe de champagne. A la caisse, je paye le prix mirobolant de cette montagne de tissue. « Tu seras chou, prends ces paquets. » Je ne me suis encombrée que d’un sac, laissant à Aaron le soin de prendre les autres. Puis telle une princesse, je sors de la boutique dont on m’ouvre la porte et je rejoins rapidement notre voiture, ne prenant pas garde à toute l’agitation que cela suscite dans une voiture noire près de nous. Aaron me rejoint enfin. « Pour mon rendez-vous, je t’offre une heure de liberté. Tu n’auras qu’à aller t’acheter une petite glace pour te faire plaisir. Et tu feras attention de ne pas salir ton beau costume. » Pour se faire, je lui jette nonchalamment un billet de cinq dollars tandis que nous prenons la route de la manucure.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   

Revenir en haut Aller en bas
 
« La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Compliments à ma femme et à ses Léopards
» Barikad Crew-- Amour Infini-- Honneur à la femme haitienne
» Une femme aurait accouché d’un poisson...
» L'écrivain Georges Anglade et sa femme sont morts dans le séisme
» Et Dieu créa la femme.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: D'où venons-nous ? :: Beverly Hills :: Rodeo Drive-