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 « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]

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Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
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MessageSujet: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Mer 25 Juil - 15:34

Je crois que Samuel vire dans un état proche du très très con. En ce moment, il y a pas mal de problèmes au sein du cartel. Pas mal de gens qui ont tourné le dos. Les affaires se portent bien pourtant mais j’ai l’impression que les décisions prises ne sont pas les bonnes. Il se met en danger. Il menace un peu trop. Alors je ne sais pas si c’est Anya qui le canarde un peu trop mais en tout cas, les décisions sont prises et elles ont des conséquences terribles. Hélas, il ne s’en rend pas vraiment compte, perdu dans son ego démesuré. Je ne sais pas si c’est le mariage qui lui est monté à la tête mais il fait n’importe quoi. J’ai essayé de lui en parler mais je n’ai pas vraiment insisté. Voir Samuel plonger dans sa déchéance est vraiment jouissif. Ça le plonge petit à petit dans la merde et d’une certaine façon, ça lui portera préjudice. C’est un moyen de le coincer le plus tôt possible. Aussi, je laisse faire. Je fais croire que je suis investi mais je ne fais pas grand chose. Au contraire, je m’efforce de sentir la merde venir, ayant hâte que le chaos s’annonce, de pouvoir revoir mes collègues de boulot et leur en faire état. La soirée de la dernière fois a été témoin d’un débordement. Il a été vite maîtrisé mais ce mexicain a bien failli foutre la soirée en l’air. Heureusement, les hommes de main de Samuel sont intervenus. Mais voilà, la situation est ainsi. Et je crois que Samuel est en train de le comprendre même si c’est trop tard. Les menaces de mort s’ensuivent. On a même trouvé un cadavre enfoui dans un buisson. Autant dire que ça ne sent pas bon. C’est pourquoi, il y a un jour ou deux, Samuel m’a expliqué qu’il allait devoir s’absenter, renouer avec des anciennes connaissances - sans doute peu recommandables - histoire d’assurer ses arrières. Il ne m’a pas proposé de participer au voyage, chose que je n’ai pas compris.
Jusqu’à aujourd’hui.

C’est le matin et je suis en train de prendre mon petit-déjeuner. Je mastique un muffin, buvant un jus d’orange. Quand alors j’entends du bruit et découvre que le couple phare de la maison est en pleine discussion. Visiblement, Anya vient d’apprendre que Samuel se casse pour quelques jours et ça n’a pas l’air de lui plaire. Ceci dit, je ne dis rien les regardant faire quand le boss se tourne alors vers moi, interrompant son épouse lancée dans une révolution verbale. « Mon avion va décoller dans une heure, je ne reviendrais que dans quelques jours.  » Je hoche la tête sans répondre. Ces informations je le connais déjà, alors je ne comprends pas le besoin d’en parler à nouveau. Je ne saurais pas l’expliquer mais je flaire la connerie. A deux mille cent mètres de là. « Du coup, je te laisse gérer le business. Je te fais confiance comme d’habitude. » J’acquiesce d’un signe de tête à nouveau, avalant ma bouchée « Compte sur moi. » Sarisfait, Il se tourne alors vers Anya dont il prend le visage dans ses mains « Mon petit perroquet... » Aussitôt, le jus d’orange que je venais d’avaler sort de ma bouche tandis que je m’étouffe, tousse, crache. Je redresse des yeux brillants vers le couple du siècle. Si Samuel n’a rien remarqué, il n’en ait rien d’Anya. Je lui lance un regard froid mais nous ne pouvons nous lancer dans notre joute verbale habituelle, Samuel ayant pris la parole à nouveau « Il faudra que tu ne fasses pas de bêtises. De toute façon, si tu dois sortir, je ne tiens pas à ce que ça soit seule. » Je lève les yeux au ciel en me disant qu’il va encore embaucher un agent de sécurité défaillant. Elle ne va plus se senti pisser cette imbécile. Mais le boss a d’autres plans pour elle. « Aaron veillera sur toi. » Et aussitôt, je crache ce que j’avais dans le bouche, m’étouffant encore, mais trouvant le temps de parler entre deux toux assez bruyantes. « Pardon !? » Il est hors de question que je me coltine cette attardée. Elle va me casser les pieds, j’en suis certain. « Oui je ne tiens pas ce qu’elle soit en danger. C’est si vite arrivé. Et tu es la personne en qui j’ai le plus confiance. » Ça doit se voir à ma gueule que je ne suis pas enchanté. « Je dois y aller, mon avion m’attend. » Et après des adieux, il finit par s’en aller, nous laissant dans cette même pièce. Je peux aussitôt exprimer mon contentement. « Hey le piaf, tu seras gentille de prévoir du barbotage dans la piscine aujourd’hui, je ne vais pas te suivre dans des magasins de fringues.  »

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Anya Gallagher
Admin Regina George
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Jeu 26 Juil - 17:49

« Ne rentre pas trop tard, mon canard. Je me ferai belle pour toi… » je minaude d’une voix mielleuse au téléphone. Et par me faire belle, j’entends bien être habillée comme une pure allumeuse afin d’émoustiller les sens et les désirs de mon époux. Je ne suis pas le genre d’épouse bien sage qui attend que son mari rentre, ayant fait la cuisine avec amour, préparé les pantoufles dans l'entrée et un verre de whisky pour son confort personnel –bien qu’il peut m’arriver quelquefois de lui servir ce fameux verre, mais généralement, le mien n’est jamais bien loin. Samuel a épousé une véritable princesse capricieuse, et il le sait mieux que quiconque. Voilà déjà plusieurs mois que j’habite à Los Angeles auprès de Samuel après notre merveilleux mariage à Las Vegas. Un mariage qui nous ressemblait si bien. Extravagant, scintillant et irraisonné. S’installer dans cette ville de Californie n’était pas une découverte en soi, mais bien un retour à mes racines. Il n’est pas dans ma nature d’être nostalgique et sentimentale. J’aurai même bien vu ma vie ailleurs pour le restant de mes jours. Los Angeles n’était pas une ville qui m’attirait. Mon passé n’était pas une chose que je recherchais. Il représentait tout ce que je n’étais pas avant d’arriver à New York. Une mannequin populaire et adulée. La côte est américaine avait vu naître ma célébrité à grands coups de stratégies malhonnêtes, de manipulation et d’opportunités créées, ou trop belles pour être laissées de côté. De cette ville immense, j’en avais fait mon fief durant de nombreuses années. Si j’avais dû partir à la conquête d’autres territoires, ils auraient été nouveaux. Mais voilà que le destin avait placé Samuel Gallagher sur ma route. Un coup de foudre comme ceux qui nous transpercent une fois dans une vie. Une évidence. Ce genre d’opportunité qui ne s’abandonne pas au hasard. Je l’avais désiré mien autant qu’il m’avait désiré sienne dans un accord parfait. Et par amour, je l’avais suivi à la cité des anges.

Débordante d’amour et impatiente d’être à ce soir, je raccroche avec l’homme de ma vie. Lorsque je prends vraiment la peine d’y songer, je me dis que c’est presque irréel. Et puis la seconde d’après, je me rappelle toujours que je le vaux bien et que tout ceci n’est que la suite logique des choses. Le début de mon existence ne m’a pas gâté. Nous pourrions même dire que c’était tout l’inverse. Aujourd’hui, je ne décèle aucun bémol, hormis une furie blonde dont je me serai bien passée. Je suis une mannequin célèbre ayant décroché un prestigieux contrat chez ‘Her’ magazine. Je suis adulée, admirée et enviée pour ma carrière, mais aussi mon mariage avec un homme charismatique, riche, influent et si sexy ! Je pouvais jouer les princesses dans tous les hôtels, les restaurants, et autres établissements qu’il possédait, n’ayant qu’à exhiber le nom de Gallagher pour obtenir tout ce que je désirais. Certains, pétris de jalousie, laissaient courir la rumeur que tout cet argent n’était pas gagné dans la légalité, mais je n’en croyais pas un mot, même après les récents événements de ces dernières semaines et ce que j'avais découvert auprès d'Aaron. Si quelque chose de malhonnête devait se tramer, ce n'était sûrement pas du ressort de mon époux. Quand bien même, qui osait penser qu’il fallait être fondamentalement honnête pour réussir ? Moi-même, je n’avais pas hésité à manipuler ou tricher pour arriver à mes fins. Cela n’est pas forcément évident à admettre, mais je ne dois pas ma célébrité qu’à ma belle gueule et mon cul de déesse. La gloire, ça se travaille. Moi, la chance, je n’y crois pas. On se la crée ou non. C’est ainsi. L’unique point noir de mon existence portait le nom d’Aaron Samuels. Un odieux connard qui n’était autre, hélas, que le bras droit de mon tendre époux. Pour une raison qui m’échappait totalement, il avait décidé de me prendre en grippe et de remettre en question mon mariage à Samuel. Aucune occasion n’était trop bonne pour qu’il vienne me faire chier au point de me rendre totalement hystérique. De plus, impossible de le faire répondre à mes questions. Si mon canard était en danger, aucune manière de le savoir. Avec sa tête de premier de la classe, j’avais envie de lui donner des claques toute la journée. Tout ce qui me retenait, c’était l’impeccable manucure de mes ongles que je ne souhaitais pas abîmer. Et accessoirement, le fait que mon mari m’avait demandé de me montrer gentille avec lui. « Mademoiselle Cooper ? Le shooting va reprendre. » intervient la voix d’une assistante à côté de moi. Je me retourne pour lui faire face, balayant l’air de ma chevelure blonde comme une grande star de cinéma. D’ordinaire, je lui aurai sûrement lâché une remarque acerbe pour avoir osé m’appeler encore par mon nom de jeune fille, mais mon récent coup de téléphone avec l’homme de ma vie a radouci mon cœur et mon âme. Je me contente de lui adresser un léger sourire satisfait et suffisant. « C’est Madame Gallagher maintenant, mon chou. » dis-je en faisant claquer mes talons sur le sol. Ne s’improvise pas diva qui le veut.

***


Samuel n'est pas rentré trop tard, il n'est jamais rentré ! Toute la nuit, j'avais fulminé, abîmant mon teint pour ses beaux yeux. Si je pouvais être inquiète les premières fois, je ne l'étais plus à présent. Je savais qu'il finirait par rentrer un peu avant l'aube, puant généralement l'alcool et le tabac, et qu'il trouverait toutes les excuses les plus pitoyables du monde pour justifier son retard. Ce matin n'a pas dérogé à la règle et je me suis pris que des réponses laconiques à toutes mes questions. Impossible d'obtenir la vérité ! « Où étais-tu ? Moi, je m'inquiète quand tu n'es plus là et que tu ne réponds pas ! » Splendide en peignoir de soie et sous-vêtements, je plante mes poings sur mes hanches, affichant ma mine de rage outragement sexy. Samuel grogne un peu, semble réfléchir avant de donner un semblant de réponse. « Écoute ma petite colombe, ce sont les affaires, je ne peux pas t'en parler. Considère que c'est pour te protéger ! » Je manque de perdre mon souffle. Quel toupet ! Je ne connais pas pire excuse. Je m'apprête à m'offusquer dans les règles de l'art quand il m'annonce qu'il va partir quelques jours. « Attends, tu t'en vas en plus ?! » Au même moment, Aaron débarque dans le salon et je le foudroie du regard. A tous les coups, cette horreur blonde va l'accompagner et j'en crève de jalousie. Ces deux-là sont comme cul et chemise ! Mais me voilà étonnée quand Samuel annonce que c'est Aaron qui va tout gérer en son absence. De colérique, je passe à boudeuse. S'il reste, cela veut dire que c'est moi qui vais devoir le supporter et je n'en ai aucune envie. Je croise mes bras sur ma poitrine. « Tu n'es jamais là et maintenant, tu pars. Ce n'est pas juste. » Et c'est là qu'il expose la terrible nouvelle. Si Aaron s'étouffe dans son jus d'orange, je me scandalise dans mon orgueil. « Avec Aaron ?! Jamais de la vie ! » Plutôt écailler ma manucure que de devoir passer les prochains jours avec Aaron pour garde du corps ! Je voudrais me révolter plus encore, mais Samuel se contente d'expliquer qu'il s'agit de la solution la plus sensée et qu'il n'a pas le temps de plus polémiquer. Il s'échappe avec une bise sur mes lèvres et je me retrouve seule avec la furie blonde. Poings serrés, je lui jette un regard noir. « Ça ne va pas se passer comme ça. » je rétorque avec un ton de duchesse bafouée. Je quitte le salon, rejoignant Samuel qui est déjà prêt à monter dans la voiture qui l'attend. « Je refuse d'être ne serait-ce qu'une seule journée avec cette tronche de flan mal démoulée ! » - « Anya… » Mais son air excédé n'y fait rien. Je le coupe encore une fois. « En plus, tu pars sans rien me dire ! Je suis quoi moi ? Sérieusement, je… » - « Anya ! » Je suis coupée dans mon élan et pousse un cri quand il m'approche de lui. Ses doigts se sont agrippés à mes cheveux fermement, me faisant mal. De loin, on aurait pu penser à un couple enlacé, mais il n'en est rien. Ses lèvres contre mon oreille, je retiens mon souffle. « Je t'ai dit que je devais partir et qu'Aaron veillerait sur toi. Les choses se passeront ainsi et pas autrement. » Il y a quelque chose de terriblement effrayant dans le son de sa voix qui me force à ne pas répliquer. Son autre main vient caresser doucement ma joue. « Est-ce que c'est clair ? » Je hoche la tête. Samuel semble se détendre et il me relâche. « Parfait mon perroquet. Je reviens dans quelques jours. Sois sage et laisse Aaron veiller sur toi. » Il dépose un baiser sur mon front avant de partir. Choquée et vexée, je reviens dans la maison en faisant claquer mes talons sur le sol de marbre. oui je suis le genre de personne qui se balade en nuisette et talons Je reviens dans la cuisine où je trouve Aaron. Je lui jette un regard noir. « Ne crois pas que c'est toi qui commanderas ces prochains jours. Alors tu finis ton nesquik pendant que je me prépare et on y va ! » Je me détourne en envoyant mes cheveux dans le vent d'un geste élégant de la main. « Nous avons une journée très chargée. » Sur ce, je vais me préparer entre douche, maquillage, coiffure, essayage jusqu'à trouver la tenue parfaite pour ma journée de shopping. Une belle robe de chez Gucci que je sors pour ma vie de citadine. Une fois en bas, je retrouve l'immondice blonde. Je sors de la maison où le chauffeur nous attend déjà. Telle une princesse, je monte avec grâce et volupté à bord, suivie par Aaron qui met un peu trop de temps à mon goût. « Si tu n'as pas envie de venir, je ne te retiens pas. Mais on verra bien ce que dira Samuel s'il doit m'arriver quelque chose ! » En soi, la protection d’Aaron me paraît inutile. Mais j'aime trop le faire enrager pour me taire.
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Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Lun 6 Aoû - 18:49

Putain, con, chier ! C’est quoi cette journée de merde qui se profile à l’horizon ? Depuis quand Samuel s’est transformé en bon samaritain ? Depuis quand a-t-il décrété que ses hommes de main doivent se transformer en baby-sitter ? Je suis choqué, indigné. J’ai envie de péter une durite, de m’exciter un peu plus. Mais hélas, je me dois de demeurer calme. Je ne montre pas à Samuel que je suis complètement furieux, ni même à Anya que ça me soule complètement. Je n’ai pas l’habitude de perdre mon temps avec l’association des débiles mentaux dont Anya est la fondatrice. D’ailleurs, je remarque avec une intense satisfaction qu’elle n’a pas envie, comme moi, de se coltiner la présence importune de l’autre. Je vois qu’elle suit Samuel à la trace afin de le dissuader de partir. Pour le reste, j’ignore comme elle va le faire changer d’avis, si elle lui offrira un lap dance ou non. Je n’en ai rien à foutre, je lui fais confiance en espérant qu’elle reviendra avec une bonne nouvelle. Cependant, quand elle revient, vu l’état de sa gueule et ses cheveux désordonnés, elle n’a pas eu gain de cause. Mais le pire, c’est qu’elle a l’air bien décidée à me casser les burnes pour la journée, prête à ce qu’on passe la journée ensemble. « Non mais tu rêves sac à graisse, j’te suis pas. » Je grommèle mais visiblement Anya a l’air de bien penser que oui, je vais la suivre. Elle a un programme chargé. « Ouais, bah on reste ici, j’ai un muffin à finir. » Et je retourne à mon repas, tandis qu’elle se casse. Je me dis qu’elle est partie vaquer à ses occupations. J’ai espoir qu’elle restera dans sa chambre et sera toute sage. Sauf qu’elle revient, au bout d’une heure, toute pimpante et bien décidée à valider sa journée jusqu’au bout. « Non mais tu restes ici. On ne sort pas. » Sauf que je me rends compte qu’Anya est parfois… Intelligente. Même trop et je la trouve même menaçante, surtout quand elle évoque la réaction de Samuel s’il apprenait que son épouse était sortie sans son garde du corps. Autrement dit, moi. Elle s’en va comme une princesse, me laissant à ma seule réflexion. Y aller, ne pas y aller ? That’s the question. Finalement, je finis par pousser un soupir très ennuyé, comprenant que je me suis fait avoir comme un gros gland.

Alors, je me lève, traînant la patte et vais vers la voiture qui nous attend. Avec Anya à l’intérieur. J’ouvre la porte et m’installe étant accueilli par la verve de cette blonde de malheur, m’accusant d’être trop lent. « Ta gueule. » Pour seule réponse, je m’assois en croisant les bras, boudant plus que de raison. J’ai pas envie d’être là ok ? ça me fait chier. Ça me soule. Ça me gonfle, ok ? De ce fait, il est hors de question que je sois gentil. Hors de question. H-o-r-s   d-e   q-u-e-s-t-i-o-n ! « Bon, et tu dois aller où en dehors de ta liposuccion ? Te refaire le visage ? T’as raison ! On t’a jamais dit que t’avais une tête immonde. Même mon trou du cul a meilleure mine. » Je l’observe d’un regard noir avant de mettre mes lunettes noires et de bouder encore plus, ignorant sa joute verbale et sa colère complètement justifiée. « Rha tu me soules, tais-toi ! » Je dis en plaquant des écouteurs pour cesser d’entendre cette voix insupportable. Le trajet se passe donc et nous arrivons devant le premier magasin. Le « Chanel » me fait pousser un grognement tandis que je lève les yeux au ciel. Nous sortons et je vois Anya faire sa diva, exigeant du champagne, des petits toats et différents mets faisant que je la considère comme la créature la plus insupportable de la terre. Je me demande comment Samuel a pu s’amouracher d’elle. Parce que déjà sa voix… Insupportable. Cette meuf ressemble à un putois en plus. Même si j’avoue qu’elle est sexy lorsqu’elle sort de la cabine d’essayage, dans une tenue super canon et … Oh mon dieu, je vais bander comme un fou si je continue à l’observer. Je préfère me lever en me raclant la gorge et en me postant devant la devanture. C’est là que je les vois, ces gars en noir se trouvant dans cette berline noire. Je l’ai déjà remarqué tout à l’heure pendant que nous roulions, pendant que nous nous garions aussi. Il n’y a qu’Anya et moi. Le chauffeur ne sert à rien, alors autant dire que mes sens sont en alerte et aussi éveillés que les boobs d’Anya lorsqu’elle exhibe une nouvelle tenue super sexy. Je pivote pour l’observer d’un œil froid « Non mais tu te prépares pour quoi à t’habiller ainsi ? La dignité et l’estime de soi, ça te connaît ? » Je me mets à rire et ajoute « Ou alors tu fais ça pour ton canard ? T’aimes bien l’attendre, dis donc. » Je me rassoies tout en l’observant d’un regard froid. « T’as bientôt fini ? Non parce que ces tenues ne te mettent pas en valeur, ça te fait un cul aussi gros qu’une barrique. » Je l’observe en souriant, ignorant le regard indigné des vendeuses. Je n’ai pas peur d’être méchant, je sais que ça ne changera rien avec Samuel. « On pourra aller dans un lieu avec un peu plus de monde après ? » Histoire que je puisse voir si cette voiture noire est tout sauf inquiétante. Il n’y a qu’au milieu du monde que je pourrais me rendre qui fait du shopping, et qui est là dans un autre but. Tout à coup, la mission de Samuel devient un peu plus sensée.

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Anya Gallagher
Admin Regina George
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Dim 12 Aoû - 17:45

Je n’ai pas l’habitude de me faire traiter de la sorte. Venant d’Aaron, j’ai compris que le respect était mort, donc je ne m’en formalise plus tellement. De plus, je demeure persuadée que toute sa hargne prend source dans l’amour pédéraste qu’il voue à mon mari. Forcément, il crève de jalousie pour moi qui me suis mariée avec Samuel et qui partage énergiquement son lit chaque jour. Toutefois, me faire traiter de la sorte par mon époux a le don de me foutre en rogne. Je ne suis pas tant en colère contre sa décision de me coller Aaron dans les pattes que chamboulée par l’attitude qu’il a eu envers moi. Jamais il ne m’a fait mal ou il n’a montré une telle impatience. Sauf que je n’ai pas envie d’y penser, ni même de débattre intérieurement sur le sujet ou m’interroger sur la véritable nature de Samuel. Il est bien plus facile de me défouler sur Aaron et de décider qu’il sera mon souffre-douleur de la journée. Aussi, bien que j’aurai parfaitement pu reporter ma séance shopping, je décide que nous allons sortir tous les deux. Rien que ça, ça le fera chier avec suffisamment de puissance que cela aura pour effet de calmer mes nerfs. Car lorsque je suis énervée, je sens que ma peau prend une vilaine carnation et que mes ongles sont plus cassants. Une véritable horreur ! Je me prépare donc, et même si l’immondice blonde prétend que nous ne sortirons pas d’ici, je ne lui laisse pas le choix. Autrement, peu m’importe de sortir sans lui. Je pars du principe qu’avoir sa protection m’est totalement inutile. La preuve, mon précédent garde du corps a décidé d’arrêter de travailler pour Samuel car il devait se faire chier #naïveté #blonde Je ne crains rien, hormis un ulcère à me faire suivre par Aaron toute la journée. Dans le fond, c’est uniquement lui qui est dans la merde s’il venait à m’arriver quelque chose. Manifestement, ça doit le travailler puisqu’il me rejoint dans la voiture. Un sourire de satisfaction apparaît sur mes lèvres roses et charnues. « Non mais t’as vu ta tronche ? Si tu crois que ça me fait plaisir de m’afficher dehors avec ta gueule de babouin autiste ! Je vais faire des cauchemars cette nuit ! » je fulmine, touchée dans mon honneur. Puis d’un mouvement gracieux de la main, je décide de mettre un terme à cette rixe qui creuse le sillon de mes futures rides de la quarantaine. Il s’enferme avec sa musique tandis que j’attrape mon portable pour répondre à mes messages, vérifier mes mails et balancer des tweets aussi pertinents qu’un article sur le cycle de reproduction des huîtres.

Nous arrivons finalement devant le premier magasin. Travaillant ma sortie, je jette ma jambe satinée hors de la voiture, suivie de la deuxième avant de me redresser, les courbes de mon corps entamant une ondulation charmante qui laisse mon chauffeur pantois. Un sourire satisfait ourle mes lèvres parfaites jusqu’à nous rentrions dans la boutique Chanel. Là, je suis accueillie par une flopée de vendeuses qui me reconnaissent. « Mes petites brebis, sachez que j’ai tout mon temps. » j’harangue en me tournant délibérément vers Aaron. « Servez-moi du champagne et de quoi manger. Je n’ai rien eu le temps d’avaler pour le petit-déjeuner. » Oui, je me fais des p’tit-dej au champagne. C’est normal ! Je ne perds cependant pas de temps à sélectionner toutes les tenues qui me font de l’œil. En général, je fais des stocks en prévision d’un cocktail, d’une soirée mondaine, d’un gala ou simplement pour une tenue décontractée du dimanche. Je file à la partie essayage, contemplée par les vendeuses qui papillonnent autour de moi et babillent une quantité impressionnante de compliments. A chaque fois que je m’admire dans le miroir, je me trouve bonne et je souris de voir le regard béat de l’abruti blond, avant que son attention ne s’échappe vers dehors. Son âme de gay refoulé doit en prendre un sacré coup ! Même ses remarques acerbes ne parviennent pas à me toucher autant que les vendeuses scandalisées. « Mon chou, je sais bien que tes sens ne s’éveillent pas aux charmes féminins, mais tu devrais reconnaître une femme magnifique quand tu en vois une. Décidément, tu n’as aucun goût. » Je ne me crispe que lorsqu’il parle de Samuel et évoque ses absences. Ça, ce n’est clairement pas son problème ! « Mon cul t’emmerde et il en fait bander plus d’un. Alors tu restes ton cul joliment collé contre le siège et tu te tais. T’es là pour me protéger, pas faire ta Christina. » Je me la joue un peu Samuel, sachant que face à mon mari, il n’aurait pas répliqué, alors que là, non. Je ne compte pas mettre moins de temps pour essayer le reste. « Il me reste encore six robes à essayer ! Et je n’ai pas encore regardé les chaussures ! » Autant dire que cela allait prendre sacrément de temps. Tout à coup, il évoque l’idée d’aller dans un endroit plus peuplé. Je ne peux retenir une exclamation d’indignation, ma main parfaitement manucurée se posant sur ma poitrine. Le choc se lit sur mon visage à la bouche ouverte sur un cri de surprise. « Un endroit avec plus de monde ? Tu veux dire… avec la plèbe ?! Je ne suis pas une paysanne ! Je ne traîne pas avec le bas peuple ! » Et sur ces mots indignés, je m’enfuis dans ma cabine. Me voilà à essayer une nouvelle robe. Elle colle parfaitement à mes formes, s’arrête à mes genoux, mais son échancrure très prononcée dans le dos laisse paraître toute ma colonne vertébrale et la naissance de mes fesses. Lorsque je sors de la cabine, c’est très théâtralement, sous les exclamations des vendeuses en adoration –ou payées pour l’être en tout cas. Je me contemple longuement dans le miroir. « T’en dis quoi la folle ? Essaye d’imaginer Samuel, ça te fera peut-être lever le drapeau. » C’est un véritable sourire carnassier qui étire mes lèvres. Tout à coup, mon téléphone émet une sonnerie. Je trottine avec mes talons rapidement jusqu’à mon sac, constatant qu’il s’agit de mon alarme. « Oh ! Mon rendez-vous chez la manucure ! » Manucure et pédicure. J’ai rendez-vous à 11h et il est déjà 10h30 ! C’est pourquoi, sans plus de cérémonie et sans penser à fermer le rideau de la cabine, je laisse glisser la robe à mes pieds, dévoilant mon corps de déesse paré de mes beaux dessous. Je remets ma précédente tenue, sortant de la cabine en m’approchant des vendeuses. « Je les prends toutes, dépêchez-vous de faire des paquets ! » En chemin, je pique un canapé au foie gras et je termine ma coupe de champagne. A la caisse, je paye le prix mirobolant de cette montagne de tissue. « Tu seras chou, prends ces paquets. » Je ne me suis encombrée que d’un sac, laissant à Aaron le soin de prendre les autres. Puis telle une princesse, je sors de la boutique dont on m’ouvre la porte et je rejoins rapidement notre voiture, ne prenant pas garde à toute l’agitation que cela suscite dans une voiture noire près de nous. Aaron me rejoint enfin. « Pour mon rendez-vous, je t’offre une heure de liberté. Tu n’auras qu’à aller t’acheter une petite glace pour te faire plaisir. Et tu feras attention de ne pas salir ton beau costume. » Pour se faire, je lui jette nonchalamment un billet de cinq dollars tandis que nous prenons la route de la manucure.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Dim 2 Sep - 8:26

Rhaaa elle est insupportable, je commence à avoir du mal à la supporter. Je suis même a deux doigts d’envoyer un message à Samuel afin qu’il me donne l’autorisation de lui balancer un sédatif suffisamment puissant pour qu’elle dorme jusqu’à son retour, parce que je deviens fou. Fou de colère, de rage et puis il y a ces émotions qu’elle fait remuer en moi à se pavaner avec ses robes au ras de la touffe. Sérieusement ?! Si demain j’ai une fille et qu’elle s’habille ainsi, je lui en retournerais une telle baffe dans sa gueule, que sa tête ferait un tour sur elle-même. Mais Anya n’est pas ma fille, et elle ne suscite en moi que de la haine, et un peu de désir aussi, à trop la regarder se pavaner avec ses robes de pouffe. Je suis sidéré par les compliments des vendeuses afin de percuter qu’elles sont payées pour dire que ça va bien. Elles auraient eu une baleine devant elles en train d’essayer un string, elles diraient la même chose. Aussi, je laisse Anya essayer ses fringues, ne résistant pas à l’envie de lui balancer des piques. Néanmoins, l’une de ses répliques me fait tilter. Je ne sais pas si elle a fait allusion à une homosexualité présumée, mais je décide de mettre ça sur le compte de sa débilité. Elle ne comprend pas tout visiblement. Mais elle assimile parfaitement quand je l’attaque sur les absences répétées de Samuel. Je lui lance un sourire satisfait, ne me laissant nullement démonter par sa joute verbale. Je m’installe un peu plus dans mon fauteuil tandis qu’elle essaye encore et encore des tenues. J’en lève les yeux au ciel : les robes, les chaussures. Je n’en peux déjà plus. C’est alors qu’elle refait allusion à ma pseudo homosexualité. Et cette fois-ci, je suis bien sûre d’avoir compris, sidéré qu’elle puisse me croire gay. « T’es sérieuse imbécile ? » J’éclate d’un rire sans joie. « Je ne suis absolument pas gay. Alors désolée si je t’ai foiré tes scénarios à la Brockeback Mountains. Mais je comprends... » Un sourire mauvais s’étire sur mes lèvres. « Il faut bien se trouver des excuses pour avancer, pas vrai ? » Parce que même s’il y a tout ce cirque, ça la fait royalement chier d’être ce qu’elle est, d’être seule en cet instant. Ça se lit sur son visage. Et puis, en même temps, elle est chiante : ça ne m’étonne pas qu’il fuit autant. Il faut avoir les reins solides pour en manger chaque jour.

La manucure qui s’annonce sous forme de bips retentissants, empêchent que la troisième guerre mondiale éclate. Elle n’a qu’une demi heure, refusant que nous puissions aller dans un lieu public. Ça me fait lever les yeux au ciel, à la voir se jouer riche depuis sa naissance. Alors que ça n’a rien été de cela - oui je connais le dossier Anya Cooper, il a fallu la classer dans le dossier « suspect » ou « blonde conne », je vous laisse deviner - mais je ne laisse rien paraître, là laissant finaliser ses achats, croyant que je serais celui qui porterait ses affaires. « Va te faire mettre. » Je déclare tandis qu’elle sort pour aller dans la voiture. Je la suis n’ayant pas pris ses affaires. Une vendeuse m’a demandée ce que je pouvais en faire, je lui ai dis de les donner à des associations. Rien à foutre, ce n’est pas mon affaire. Et puis je remarque que la voiture noire en face a démarré en même temps que nous. Ok, on a un souci. Je monte, puis sans attendre, je hèle le chauffeur. « Emmène-nous a The Mall. » Un centre commercial qui n’est pas dans Beverly Hills, où il y aura du monde. Forcément Anya proteste. « On s’en branle de tes ongles. C’est pas avec ça qu’on garde un homme. On va dans un centre commercial et tu la boucles, compris ?! Veux-tu que j’appelle Samuel ? Il serait fort peu ravi que tu viennes l’emmerder non ?! » Parce que malgré les fonds de teint qu’elle s’applique sur la tronche, sur le corps, il y a parfois ces semblants de taches sombres. Les imbéciles diront que c’est une tache de naissance, moi j’ai bossé dans un commissariat à Chicago, et les violences conjugales, je sais comment les reconnaitre. Je m’adoucis un peu. « S’il te plaît, Anya. C’est important.. Allons là bas et je te promets d’être gentil et de ne te lancer de vacheries jusqu’à la fin de la journées, ça marche !? » Tandis que le chauffeur démarre, ma véritable nature reprend le dessus. « De toute façon, t’as pas le choix. »

***

Et effectivement, elle n’a pas le choix. Nous arrivons devant un centre commercial où j’ouvre la porte et sors. « Si Kim Kardashian veut bien se donner la peine. » Je déclare avant d’éclater de rire. Bon sang, que suis-je drôle ! Puis, sans plus attendre, j’avance dans l’entrée remarquant que la berline est déjà là, que quatre types en sortent. Vous savez le genre de Men in black pas très sympa ? Bah si, ils sont là et quelque chose me dit que Agent J et Agent K sont là pour prendre l’extra-terrestre Anya. « Tiens, là, c’est bien. J’ai besoin d’une tenue. » Mais je n’ai pas fait deux pas que je constate qu’Anya fixe d’un air choqué l’enseigne H&M qui se trouve devant nous. « Quoi encore ? » Je râle, revenant vers elle. « T’as toute tes copines dans ce magasin et tu ne veux pas les revoir parce que tu leur as dit il y a seize ans qu’elles n’étaient que des dindes qui n’auraient pas de succès ?! Super. On entre. » Et le ton est sans appel.
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Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Dim 9 Sep - 19:40

Toute ma vie, je n’ai jamais laissé personne me dicter ma conduite et me marcher sur les pieds. Ce n’est certainement pas aujourd’hui que cela va commencer, et encore moins par une immondice blonde telle qu’Aaron ! Un odieux personnage qui s’amuse à pourrir constamment mon existence, et plus précisément, mon mariage. Je soupçonne une jalousie certaine chez cet homme. Au départ, il m’est venu à l’esprit qu’il enviait Samuel d’avoir épousé une créature aussi ravissante, sublime et célèbre que moi. Après tout… qui ne rêve pas de se retrouver à la place de Samuel et d’avoir la chance de partager mon lit ? J’ai reçu des lettres de fans qui s’avouent déçus de la fin de mon célibat, et plus encore d’ex au comble du désespoir j’exagère à peine, promis. De ce fait, avoir sous le nez, tous les jours, une déesse telle que moi et ne pas pouvoir y toucher, ça frustre légèrement. Sauf que la cohabitation m’a permis d’observer le problème sous un nouvel angle et d’ouvrir mon esprit à une nouvelle perspective. Désormais, il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’Aaron est monstrueusement jaloux de moi car il est profondément amoureux de Samuel. Le blondinet sent le gay à des kilomètres. J’aurai dû le voir plus tôt ! Généralement, mon détecteur à homo fonctionne de manière plus efficace, mais il faut croire que j’étais trop éblouie par ma rage pour voir clairement les choses. D’une certaine manière, cela me fait un peu de peine que son cœur soit brisé par ma faute, mais je refuse qu’il nous étale son malheur à la gueule et qu’il m’en fasse pâtir. Alors je lui rends la monnaie de sa pièce, empoisonnant son existence avec délectation. De ce fait, son démenti n’ébranle nullement toutes les convictions qui sont ancrées en moi. Cet homme est gay, un point c’est tout. « Tu es si adorable, mon biquet. » je lui adresse avec un sourire de compassion quand il rejette mes idées. Je lui laisse un peu de temps. Ce ne doit pas être si simple que cela de se confronter à une telle réalité. Peut-être n’a-t-il même pas encore compris ce qu’il était vraiment !

Hélas, je n’ai pas plus le temps de me préoccuper des orientations sexuelles de mon garde du corps de fortune que mon portable me rappelle mon rendez-vous chez la manucure. Branle-bas de combat ! Je me dépêche de me changer et de récupérer toutes les tenues que j’ai pu sélectionner. Dire que je n’avais rien acheté depuis une semaine ! Il était définitivement temps que je me lance dans une séance de shopping intensive. Une fois dans la voiture, je donne l’adresse au chauffeur pour se rendre à la manucure, mais c’est sans compter sur Aaron. J’affiche une expression outrée, me tournant vers lui dans un tourbillon de cheveux blonds. « The Mall ? Non mais ça ne va pas ?! Je ne fais pas mon shopping parmi les bouseux ! Et je dois faire mes ongles, je te rappelle ! » je m’insurge, choquée qu’il puisse émettre une telle idée. Sauf que je me fais rabattre le caquet par Aaron. Folle de rage, je m’apprête à répliquer mais il sort la carte Samuel. « Comment oses-tu ! » Si, au départ, l’argument était à mon profit, maintenant, c’est l’inverse. Et ce salaud veut l’utiliser contre moi ! Aaron a été engagé pour me protéger. En soi, il doit me suivre partout, mais ça, c’est la pure théorie. Je dois lui obéir au nom de « ce qu’il juge le mieux pour moi ». En somme, il peut bien faire croire ce qu’il veut en brandissant la carte protection. Tout ce qui m’énerve parce que je me bats à tâtons contre une menace aveugle. Et je n’ai pas envie qu’Aaron rappelle que j’ai été une mauvaise élève pour que Samuel s’emporte à nouveau. Vaincue, je croise les bras sur ma poitrine en m’avachissant comme une enfant dans mon siège. « Cette histoire de protection est ridicule ! » je bougonne, ne sachant pas pourquoi je fais l’objet d’une telle attention. Étonnée et suspicieuse, je me tourne vers Aaron dont le ton s’est adouci. Il va me faire croire qu’il peut jouer les gentils ? Je ne lui accorde qu’une grimace en guise de réponse, bien que je n’objecte rien. Important ? Pff, quelle merde ! « Va te faire foutre. »

***

« C’est… quoi… ça ?! » je demande d’une voix suraiguë, détachant bien chaque mot tandis que j’observe avec horreur l’enseigne qui brille au-dessus de nous. H&M ?! Vraiment ?! Il croit qu’il va me faire entrer dans ce trou à rat ?! Je recule d’un pas lorsqu’il me dit que je n’ai pas le choix. « Certainement pas ! Tu veux que quelqu’un me voie ici ?! Tu veux qu’on me reconnaisse et qu’on fasse chuter ma côte de popularité ? C’est ma carrière que tu veux briser, c’est ça ?! » Ma voix est un mélange parfait d’offuscation, de traumatisme et de désespoir. J’en ai même les larmes aux yeux tandis que je le dévisage comme si le diable en personne était apparu en face de moi. « Monstre ! » Sauf mes protestations n’y font rien. Il m’agrippe le bras et me tire de force à l’intérieur de la boutique. Je glisse sur le carrelage plus que je ne marche. Immédiatement, des frissons parcourent mon corps. J’ai des sueurs froides, mon cœur qui bat trop vite dans ma poitrine, des plaques commencent à apparaître sur ma peau. Je sors mes lunettes de soleil de mon sac en un éclair et je les pose sur mon nez. Plus j’attrape mon foulard que je noue autour de ma tête pour recouvrir mes cheveux, décidant de passer incognito. « Tu as intérêt à faire vite. Cet endroit me donne déjà plein de boutons. Ça pue la pauvreté, ici ! » Un bruit étouffé peine à se faire entendre dans l’agitation de la boutique. Toutefois, quelque chose semble percuter le mannequin qui se trouve juste à côté de moi et le fait flancher par terre. Difficile de remarquer la balle qui a perforé le tissu et transpercé la femme de plastique. Le regard noir, je me tourne vers Aaron, persuadé qu’il est à l’origine de cette chute impromptue. « Non mais tu ne pourrais pas faire un peu attention où tu marches ?! Je n’ai pas envie de me faire remar… aaaah ! » Je n’ai pas le temps de finir qu’il m’attrape sans douceur le bras et m’entraîne à travers les rayonnages. « Je peux savoir ce qu’il te prend, espèce de taré congénital ? Et le rayon homme, c’est par-là ! » C’est à mon tour de le guider dans un autre coin de la boutique. Un nouveau mannequin tombe au sol à quelques pas de nous. « Ils devraient sérieusement investir dans des meilleurs mannequins. Au fait, de quoi as-tu besoin ? » Des chemises apparemment. Sa réponse donnée sur un ton trop détaché me fait douter de ses réelles motivations, mais je n’ai pas le temps de faire tourner mes méninges pour un idiot pareil. Je lève les yeux au ciel. Tandis qu’il furète de partout, sauf du côté des chemises, je décide de prendre les choses en main. Je me tourne vers lui, posant mes mains sur ses épaules, puis glissant sur ses bras et atterrissant sur sa poitrine pour estimer sa carrure et la taille qu’il peut faire. Je ne peux pas m’empêcher un commentaire. « C’est que tu es sacrément bien foutu, dis donc ! C’est quoi tous ces muscles ?! » Mes doigts s’attardent sur son torse tout en relief à travers la fine épaisseur de son tee-shirt. Je réalise brusquement le trouble qui me saisit et j’interromps mon étude. Les joues en feu, je me détourne pour chercher parmi toutes les chemises qui se présentent. J’en sélectionne quelques-unes. « Celles-ci devraient bien t’aller. Enfin… ce ne sera jamais mieux que le sur-mesure mais… je peux savoir ce qu’il te prend ?! » Qu’est-ce qu’il a regardé de tous les côtés comme un suricate en plein tour de garde ?! Je pousse un long soupir de découragement. Je pose une des chemises contre son buste pour estimer ce qu’il en est de l’effet que ça pourrait lui donner. « Bon, tu veux les essayer ou pas ? Je te rappelle qu’on est là pour toi, hein ! »
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Sam 13 Oct - 10:12

Quelle journée de merde ! Non mais vraiment, je me fais chier avec Anya, mais d’une force. Sauf que … Il y a cette voiture noire qui nous suit et ça me convainc de ne pas me casser et de rester à côté d’elle. Même si elle est hyper énervante et que pour la 23652154 ème fois, je me demande ce qui est passé par la tête de Samuel pour lui avoir dit oui. Bon sang, elle est incroyablement casse-pied, pareil à un enfant qui boude en permanence. Anya se choque d’un rien et quand nous arrivons à H&M, je me demande même si elle ne va pas piquer une crise cardiaque, d’autant plus que sa remarque me fait lever les yeux au ciel. Surtout quand je connais son passé pour l’avoir reluqué pas mal de fois, merci les copains du FBI, j’ai pu connaître la vie de cette folle furieuse. Et autant vous dire, qu’elle n’a pas toujours été riche. Mais ça… Je ne suis pas censé le savoir. Donc, j’aborde le sujet autrement. « T’as jamais été pauvre dans ta vie ?! » Je lui demande  d’une vois blasée tout en la faisant entrer dans le magasin. Poussant un soupir appuyé, je l’observe se foutre les lunettes de soleil et un foulard sur les cheveux la faisant fortement ressembler à une mamie. « Putain, on dirait ma tante Yvette. T’es sexy, trésor. » et je pivote pour essayer de trouver les connards en noir, tout expliquant à Anya que je suis là pour trouver une chemise. Celle-là de chemise bon sang… Je pourrais m’en servir pour bâillonner Anya, ça pourrait être utile. Et de ce fait, pendant que nous avançons, je réponds à la remarque d’Anya au sujet de l’odeur de la pauvreté. « C’est normal que ça pue, t’as le nez trop près de la bouche. » L’avantage, c’est qu’en me prenant une tape de la part d’Anya, elle permet de bouger son cul et d’éviter le tir d’une balle silencieuse venant percuter un mannequin se trouvant à côté de nous. Aussitôt, mes réflexes de flic se mettent en route. N’écoutant pas Anya, j’analyse la situation et me décale sur la gauche, pour observer d’où est venu le missile. Parce que celui-là, je vais me le faire.

Mais je n’ai pas le temps de faire plus qu’Anya m’immobilise en venant me palper les épaules, le torse. Je suis tellement choqué que j’en oublie pas mal de choses comme le fait qu’on nous tire dessus au calme et que je déteste cette greluche blonde planquée sous son foulard. « Qu... Qu... Qu’est-ce... » Je bégaie, je ne trouve pas mes mots, elle a réussi à me scier en faisant ce geste, et elle continue en déclarant que je suis musclé. Cette phrase me permet aussitôt de reprendre mes enfants. « Bien sûr que je suis musclé, qu’est ce que tu crois ?! » Je bombe même le torse durant quelques secondes avant d’apercevoir une ombre au tableau, une ombre vêtue de noire. Agent J est pas très loin, j’aperçois même le canon d’une arme. Alors ni une, ni deux, je me décale sur la droite entraînant Anya. Tant pis si elles n’est pas le bon rayon. Mais la blonde, loin de se douter de ce qui se trame, semble croire que je n’ai jamais fait de shopping de ma vie, que je ne sais pas me diriger, là qui entreprend de m’aider à trouver une chemise. Et ça me touche encore et encore. Un œil sur le premier, je cherche l’autre ne pouvant m’empêcher de la taquiner. « T’insistes drôlement. Je vais finir par me faire des idées... » BIEN SÛR QUE JE PLAISANTE. Il ne me viendrait pas à l’idée de fantasmer sur Anya ! Hors de question, même si je dois rappeler que dans la précédente boutique... Rhaaaaa non !! Hors de question again !! JE REFUSE ! Alors je préfère m’échapper un peu, de toute façon, un nouveau mannequin s’écroule et je ne peux que me rappeler ce qu’elle a dit tout à l’heure. « Ils sont hantés. » Je ne crois pas qu’expliquer à Anya que les mannequins tombent sous les balles suffira. Ce n’est pas possible, elle serait en panique. De toute façon, elle se soucie de me trouver une chemise et ça me convient bien, surtout que ça me permet de voir que l’un d’eux est allé dans les cabines d’essayages, sans doute pour trouver un angle de tir. Quand Anya me rappelle que je dois essayer ces fringues, je me dis que l’occasion est trop belle pour ne pas le saisir. « Entendu, let’s go ! » Et nous nous y rendons, moi en tête de train. Les cabines me paraissent désertes. « Je t’en prie, passe devant moi. » Elle, ça la satisfait et moi j’observe. Tiens ce rideau bouge légèrement. Il est là. Je m’approche silencieusement et ouvre en grand me retrouvant avec un vieux dos ridé qui lève le regard au moment où je rabats le rideau violemment. « C’est occupé. » Je maugrée au cas où Anya m’a vu faire. Mais non, j’ai de la chance de côtoyer un être aussi imbu de lui même. Et de ce fait, je me dirige vers le deuxième rideau me semblant bouger. Et là, bingo, le gus ne m’a pas vu, je lui colle mon poing dans la gueule direct, et il s’écroule au sol, sonné par mon attaque surprise. Anya se retourne et je déclare sur un ton calme. « C’était occupé. » Ça ne me dit pas où est le deuxième. Mais pas ici, visiblement. Que dois-je faire ? Rester ici ne m’aidera et essayer ces chemises à la con, non plus. « Dis, ces fringues ne me plaisent plus, tu crois que ta boutique de luxe aurait quelque chose de plus classe pour moi ? » J’ai l’impression que quand je dis « luxe », Anya semble se métamorphoser. De toute façon, je ne lui laisse pas le choix. Je sors aussitôt, prenant les chemises qu’elle tenait et les re fourguant dans les bras d’une vendeuse indignée. Et là, je le vois le gars, planqué entre deux rayons. Son costume noir est trop flagrant. Je me tourne vers Anya « Attends là, je crois avoir vu un truc qui me plait. » Je fonce vers sa planque. Et à proximité, je le vois relever un regard vers moi, dans sa posture « chier dans les bois » pour se dissimuler. Sans attendre, je lui promets une histoire d’amour avec ma godasse qu’il se prend en pleine gueule. Et il s’écroule la figure en sang plongeant a l’intérieur d’un présentoir dissimulé par les vêtements dont je réajuste les cintres. Ni vu, ni connu. Je me tournais vers Anya sauf que je remarque la traînée de sang sur mon t-shirt. oooook. Merde. Je me tourne vers Anya et déclaré sur un ton sans appel. « J’ai mes règles du nez. Il me faut un haut de rechange. » Et surtout qu’on se barre d’ici. Hors de question qu’on reste avec ces imbéciles assommés.
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Anya Gallagher
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Mar 6 Nov - 21:14

Emmerder Aaron se définissait assez bien comme étant une passion. Une merveilleuse passion qui animait tout mon être de bonheur et de plaisir. Ça me détend. Ça me soulage. Ça m’empêche de vouloir écraser la moitié de la planète. Je m’exerce à trouver toutes les idées les plus ingénieuses pour parvenir à mes fins, pour faire jaillir le nouveau concept qui va le faire sortir de ses gonds. Hélas, le bougre semble être aussi douée que je ne le suis dans le domaine. Pire encore, il me parjure dans mes valeurs les plus fondamentales. Moi qui je ne cherche qu’à rire un peu, à m’amuser à ses dépens, voilà qu’il replace le curseur bien plus haut en retirant toute la bienveillance qui suinte de nos « chamailleries » enfantines. Il m’entraîne dans un H&M, me glissant au plus près d’une population que je ne fréquente pas. Du moins… que je ne fréquente plus et que je me suis promise de ne plus jamais rencontrer, hormis s’ils doivent être à mes ordres. Quelle folie de faire mes achats dans ce commerce de mendiants ! Qu’est-ce qui lui prend à cet abruti de m’enchaîner à la pauvreté de la sorte ? Pourquoi est-ce qu’il faut que tous ses actes soient d’une incohérences folles ? Pire encore, il annule tout le merveilleux programme que je m’étais prévue pour me détendre en cette belle journée. Car je suis sous pression en ce moment. Mes nerfs sont à vifs. Je m’épuise à faire du sport, je m’astreins à des régimes alimentaires tous plus incongrus les uns que les autres pour perdre ces kilos en trop qui commencent à déformer ma gracieuse et sulfureuse silhouette. Sauf que l’immondice blonde m’arrache à mes heures de massage, de détente et de poupounage pour aller lui acheter des chemises de basse qualité(haaan). « Pauvre ? Jamais ! » je me scandalise en réponse à la question d’Aaron. Hors de question d’admettre que je n’étais qu’une pauvresse aux premières années de ma vie et que j’avais dû faire des « petits boulots » pour parvenir à vivre un peu et payer mon billet jusqu’à New York. Malheureusement, le joli arrondi de mes fesses ne m’a pas sauvé au tout début. Je me déguise donc, lunettes sur le nez et foulard autour de la tête. Hors de question qu’un paparazzi me prenne dans une posture aussi discréditante que celle-ci. Je fais fie des moqueries d’Aaron d’un mouvement gracile du poignet, comme si je chassais une mouche et je me dirige vers le rayon qui nous intéresse, peu désireuse de passer tout mon après-midi dans les odeurs nauséabondes de la classe moyenne.

Nous voilà ainsi devant le rayon. Néanmoins, il semble que je suis la seule véritablement intéressée par nos emplettes car Aaron ne jette même pas un coup d’œil aux vêtements qui s’amoncellent sous nos yeux. Il est plutôt à l’image d’un suricate, dressé sur ses pattes, à guetter de tous les côtés une menace qui ne vient jamais. « Qu’est-ce que tu as, à la fin ? Tu as peur de croiser un ex ? » Mais cela m’intéresse guère en vérité. Je m’applique plutôt à déterminer les mensurations de l’immondice blonde. Pour cet examen très poussé, je me retrouve à poser les mains sur ses épaules, ses bras, son torse, son dos pour estimer la taille qu’il peut faire. À mes doigts qui parcourent sa poitrine, je réalise combien il est musclé. Spontanée de nature, je ne peux pas m’empêcher de faire une remarque à ce sujet. « Tu es le second de Samuel. Pas l’assistant de Batman. Il n’y a pas de raison que tu sois si musclé. » Mais dans le fond, c’est d’une logique implacable. Tous les gays sont bien roulés pour attirer le regard de leur communauté. Il doit se mouler le soir dans des marcels collés contre son torse luisant et musclé, le cul coincé dans un pantalon en cuir. De toute beauté ! Je réprime une sourire à cette vision, avant de m’offusquer de ses propos. « J’suis la femme de ton boss, j’te rappelle. Alors ne rêve pas trop ! » Il va falloir qu’il redescende de sa chaise, cet enfant-là ! Je ne supporterai pas qu’il remette en cause ma fidélité d’épouse. Surtout que je suis folle amoureuse de Samuel. Il n’y a rien à redire à ce sujet. Hélas, le mal est fait. Mes joues rougissent intensément et je suis contrainte de me détourner pour qu’il ne voit pas l’embrasement de mon visage. Je farfouille parmi les chemises, en tire quelques-unes qui me plaisent et qui devraient être à sa taille, puis je les lui tends. Une fois encore, il s’en balance comme un cailloux du réchauffement climatique. Son attitude m’agace cependant. Il continue à regarder partout. « Qu’est-ce qu’il te prend, bon saaaah ! » Un nouveau mannequin s’écroule pas très loin de nous, me faisant sursauter. Je jette un regard noir à Aaron qui cherche à me faire croire qu’ils sont hantés. Sauf que, tel un bipolaire, il s’emballe précipitamment concernant l’essayage des chemises. Est-ce parce qu’il aime s’exhiber ce bellâtre ? Je ne réprime pas un long soupir d’agacement et de lassitude et je prends la tête de notre progression à travers les rayonnages jusqu’aux cabines. « Tiens, il n’y a pas grand monde. » je commente en commençant à chercher une cabine qui soit à ma convenance. Sourde et aveugle à toute la débâcle qui auréole la quête d’Aaron de son côté, je finis par poser les chemises sur la tringle d’une cabine qui a eu ma préférence. « J’ai choisi celle-là. Allez, à poil l’idiot. Je tenterai de ne pas vomir en voyant ta tronche ! » Mais l’instant d’après, les chemises ne lui plaisent plus et il veut partir d’ici. En plus, il veut retourner dans la boutique de luxe. Cela devrait me procurer un bonheur sans condition, mais je me contente de le dévisager. « T’es sérieux là ?! Tu me forces à pénétrer dans l’antre de la pauvreté… la sueur du peuple a déjà refermé tous mes pores apeurés, et tu veux qu’on s’en aille sans rien acheter ? Tu ne vaux pas le luxe, trésor ! » Aaron ne me laisse clairement pas le choix. Il attrape les chemises, sort de la cabine et les abandonne à une vendeuse. Je trottine derrière lui sur mes talons aiguilles. Il marche vite, ce bougre ! Mais je me rassure à l’idée que nous allons bientôt sortir de cet enfer. Une fois encore, brusquement, Aaron s’arrête. Je manque de me le prendre de plein fouet. « Quoi ?! Encore ? Mais t’es pire qu’une nana ! » Je suis prête à le tuer pour allonger mon agonie. Je l’attends, les bras croisés, le talon qui tape sur le sol. « Mademoiselle, vous avez besoin de quelque chose ? » me demande aimablement une vendeuse. Je la foudroie du regard au travers de mes lunettes noires. « Certainement pas ! Dégage de là, toi ! » Elle s’en va, offusquée mais je m’en balance. Finalement, la blondeur revient. « C’est bon, on peut y aller ? » C’est là que je remarque le sang sur son tee-shirt. Je marque un instant de trouble avant de suivre Aaron de manière assez mécanique. Sa justification ne me va pas du tout, et quand je retrouve la parole en sortant de cette affreuse boutique, je m’empresse de lui faire partager ma pensée. « Tu saignes du nez ? Ne te fous pas de ma gueule ! Tu n’as rien du tout ! D’où il sort ce sang ? » Et je me rappelle ce flingue que j’ai pu voir dans sa voiture, le soir où Samuel est rentré bourré et ensanglanté à la maison. Je sens mes entrailles se serrer mais ma colère me permet de conserver ma raison. Je m’arrête en plein milieu du centre commercial au mépris de l’agitation d’Aaron qui semble pressé de quitter cet endroit. « Réponds, sinon, tu peux toujours te démerder pour tes chemises ! » En soi, il n’a pas vraiment besoin de moi. La menace ne l’ébranle que peu. Je m’apprête à parler de nouveau quand la bonbonne d’eau publique à côté produit un claquement qui me fait sursauter. L’eau jaillit soudain d’un trou qui m’éclabousse et imbibe ma belle robe. « Ma Gucci ! » je m’exclame avec horreur. Je n’ai pas le temps de poursuivre mon deuil qu’Aaron m’a déjà attrapé par le bras pour me traîner derrière lui à travers le centre commercial. Je me débats mollement sous sa poigne, quand tout à coup, quelque chose attire mon attention et me rappelle un besoin fondamental. « Je dois faire pipi ! » je m’écrie, retirant mon bras d’un geste sec avant de me diriger vers l’endroit maudit. « T’as qu’à attendre devant ! » Je fais fi des nouvelles protestations d’Aaron, le laissant sur le seuil des toilettes pour dames qui sont désertes. Là, je suis assaillie par les odeurs atroces des toilettes du peuple et je réprime un haut-le-cœur puissant. Je me retrouve donc à tenter de faire pipi sans rien toucher, m’ingéniant à utiliser mes coudes autant que je le peux, à rester en suspension au-dessus de la cuvette pour ne pas rentrer en contact avec. Quand je sors finalement de la cabine de toilettes, je m’approche des éviers, plus dégoûtée encore à l’idée de devoir poser mes mains sur ces choses atroces. Dès que je rentre chez moi, je prends une douche à la javel ! Je me lave les mains, quand soudain, je remarque quelque chose dans le miroir. Je pousse un cri d’horreur strident. L’instant d’après, Aaron déboule comme un goret dans les toilettes, à l’affût de la moindre menace. « Cette glace… elle me grossit ! » je couine, mortifiée face à ce reflet atroce.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: « La femme est un outil de création ou de procréation [Anya]   Ven 30 Nov - 9:30

La situation demeure compliquée et je ne sais pas comment nous allons faire pour rester en vie. Si ça continue, on va se prendre une balle et ça va mal finir. Déjà que les mannequins volent de partout, c’est Anya, dans un moment, qui va exploser sous le coup d’une balle en pleine gueule. Remarque, ce serait pas mal afin qu’elle arrête de parler une bonne fois pour toute mais je doute que Samuel soit content. Il a l’air d’y tenir à son roquet. Aussi, je prends sur moi et je fais mon job, cassant la gueule des mecs comme je peux. Bon sang, cette situation est insupportable d’ailleurs. Je pourrais très bien appeler des renforts du FBI et le centre commercial serait alors bouclé et ces connards, coffrés, mais je sais que c’est une très mauvaise idée. Il y aurait des répercussions sur ma place au sein du cartel et je ne tiens pas à faire voler en éclat cette situation. J’ai l’impression que la chute de Samuel est proche. Au vu des évènements, il n’en a plus pour longtemps. Mais bon, en attendant, je surveille l’énorme cul de sa femme et il faut attendre… Attendre de vivre, de mourir et une absolution qui ne viendrait jamais #WeshTitanic. Et surtout, d’attendre que je puisse faire comprendre à Anya qu’il faut rentrer. Mais c’est peine perdue avec cette tarée. Y compris quand je me retrouve avec du sang sur la chemise. « C’est normal, je viens de m’essuyer le nez, patate. Tu crois vraiment que j’allais me balader avec le nez qui pisse le sang ? Tsss. » je le regarde d’un air condescendant et c’est pile le moment où une bonbonne explose à côté de nous nous arrosant quelques parties de vêtements enfin surtout la robe d’Anya. Putain ! Il faut vraiment qu’on se casse d’ici, la situation ne peut pas durer ainsi. « On se casse. » Mais mes paroles sont couvertes par le cri d’Anya qui s’indigne au sujet de sa robe toute mouillée. « Tu devrais décharger quelques poutres, c’est de l’eau et une robe. » Je ne comprendrais jamais le délire des femmes au sujet des fringues, et notamment celle-là de femme. Une chose est sûre, elle est complètement différente de Jordan. Carrément pas mon genre ! « Bon on y va maintenant. » et vite qu’on soit en sécurité à la villa. Sauf que …

Anya se manifeste et cette fois-ci, il faut qu’elle aille pisser. J’ai une violente envie de meurtre qui me traverse aussitôt. J’ai presque envie de lui envoyer une claque dans sa tronche tellement je trouve insupportable tout ce qu’elle me fait subir. Comment Samuel fait-il ??? Elle doit faire l’amour comme une diablesse, tester des choses que même le kama sutra ignore, je n’en sais rien. MAIS COMMENT FAIT IL CON ?! Tout ceci me dépasse, m’agace et me donne envie de l’assommer avec ce qu’il me vient sous la main. Mais je prends sur moi. J’inspire, j’expire. « Va pour pipi. » Je déclare d’une voix tordue par la colère. On se rend aux chiottes et là, encore c’est vigilance constante et je regarde autour de moi, suivant Anya qui a l’air de croire qu’elle est en plein défilé. Mes yeux s’attardent parfois sur son cul rebondi. Et je dois admettre qu’elle a pris un peu des formes depuis son arrivée stridente et ça lui va super bien. L’arrondi de ses fesses paraît plus ferme et c’est assez délectable jusqu’à ce que nous arrivions aux chiottes des femmes. Là, Anya me dit d’attendre dehors. « T’es sûre que tu ne veux pas que je te tienne ton PQ ? » Je dis en levant les yeux au ciel et la laissant entrer dans l’antre de la féminité. J’en profite pour jeter un œil aux alentours et prend le téléphone afin d’avoir Samuel et de lui informer de la situation, des mecs qui nous suivent et du fait qu’il faudrait enchaîner Anya. Il n’a pas l’air ému de savoir sa femme en danger, me disant qu’il est en sécurité et qu’il ne reviendra pas avec quelques temps. Quand je raccroche, je suis assez dépité. Pour un homme qui aime sa femme, il a un peu sauvé son cul mais pas celui d’Anya. Je comprends qu’il ait pris de la place, mais quand même.

Soudain, un hurlement déchirant se fait entendre à l’intérieur des toilettes et j’entre, affolé me demandant ce qu’il se passe. J’ai peur de trouver Anya mise en joue par l’un de nos adversaires mais non, au lieu de cela, j’ai une Anya qui s’insurge parce que le miroir la grossit. C’est alors que je regarde le miroir, puis Anya, puis son reflet, puis elle. « MAIS T ES PAS BIEN DE HURLER COMME CA ? » Je braille d’une voix de stentor. « Et ouvre les yeux, c’est pas le miroir qui te grossit, c’est toi qui devrait arrêter de manger des pancakes au boulgour !!!! ça ne te réussit pas du tout !!! Et puis, on ne t’a jamais dit que hurler tout le temps fait grossir ?! » Non vraiment, elle est chiante, je n’en peux plus. « Et t’es vraiment stupide de hurler comme ça ! J’ai cru qu’il t’était arrivé quelque chose de grave !! » Je la fixe d’un air furieux. « Bon, on se casse maintenant. J’en ai marre, tu m’as soulé. La prochaine fois que tu me demandes de sortir, je te préviens, c’est hors de question et Samuel t’attachera, c’est clair ? » Et puis c’est insupportable qu’elle ne sache rien. Et je tiens, malgré tout, à ce qu’ Anya ignore tout. Elle est peut-être conne mais elle est innocente, elle n’a pas à payer pour les autres, même si elle est la femme du big boss. Il est clair qu’en dehors de ses robes, elle est au courant de rien. « Allez on y va. » Et sans lui demander son avis, je lui saisis le bras et j’ignore ses protestations, la conduisant par une porte de sortie de secours, à côté des toilettes où j’ai demandé au chauffeur, après avoir raccroché avec Samuel, de nous chercher. J’ai juste le temps, avant de fermer la porte coupe feu, de voir Agent J et Agent K courir vers nous. Mais nous sommes déjà sortis et je pousse Anya pour qu’elle aille de force dans la voiture. « Allez gros cul, entre !! » Mais ce n’est pas tâche aisée, parce qu’elle se démène, elle veut sortir de la voiture. C’est déjà trop tard parce qu’on est en train de rouler en direction de la villa. « Arrête de bouger, putain ! Tu me fais chier ! » Malgré les coups de genoux, les gifles, je finis par l’immobiliser de tout mon poids sur elle, lui saisissant les bras afin qu’elle cesse de me malmener. « Avant que tu ne prennes cela comme une avance, sache que ton visage et cette position avec toi me donne la gerbe. »[/color]
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