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 « We don’t need anything or anyone » June

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Harlan Sterling
Admin Christian Grey
Harlan Sterling
DATE D'INSCRIPTION : 19/09/2015
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MessageSujet: « We don’t need anything or anyone » June   Dim 29 Juil - 11:16

Lorsque June lui avait part de sa volonté de quitter Los Angeles, Harlan avait respecté son choix. Il s’était senti attristé que sa plus vieille amie puisse s’en aller. Il aimait leur amitié. Avec le temps, la jeune McGregor était un pilier de son existence. Il comptait beaucoup sur elle, il était facile de se confier avec elle. Et June considérait la même chose à son sujet. Pourtant, les débuts n’avaient pas été harmonieux. Ils avaient fait connaissance au détour d’un mariage arrangé entre leurs parents respectifs. June vivant alors à Londres, l’union avait paru parfaite entre un Sterling et une McGregor. Cependant, Harlan et June ne l’avaient pas entendu de cette oreille. Il était hors de question et tout avait été compliqué. Ils avaient eu du mal à s’apprécier. Les piques fusaient. Les messes basses se faisaient sans état d’âmes. Il était hors de question pour Harlan de l’épouser, de se brider le museau sans rien dire. De surcroit, il était étudiant à Chicago, il n’avait pas de temps pour elle quand bien même, le mariage devait arriver à la fin de ses études. Fort heureusement, la vérité avait éclaté entre eux : ils ne s’aimaient pas, ne voulaient pas se marier. C’était mutuel. Et au bout d’un temps, ils comprirent bien vite que le mariage n’aurait pas lieu s’ils faisaient tout pour ne pas qu’il ait lieu. A l’époque, Harlan avait perdu Bébé. Elle était partie sans rien dire d’autre, ayant appris qu’il était fiancé. Elle avait cru, dur comme fer, qu’il en aimait une autre. Elle avait fui et Harlan s’était à corps perdu dans ses études, dans la démolition de cette union. Fort heureusement, le mariage n’avait pas eu lieu et de ce plan était resté une solide amitié qui fut renforcée lorsque June vint s’installer à Los Angeles. Il n’y avait aucune ambiguïté entre eux. Ils s’adoraient. Ils étaient là l’un pour l’autre. Mais ça n’allait pas eu delà de cette amitié forte. Il la voyait plus comme un substitut de sœur.

New York était sa nouvelle demeure et il le lui avait promis qu’il viendra la voir dès qu’il le pourrait. Harlan avait un emploi du temps chargé avec les entreprises bancaires. Mais les voyages d’affaires à New York étaient récurrents et l’occasion de la voir se présenta bien vite. Aussi, lorsque le billet fut réservé par sa secrétaire, Harlan s’empressa d’en informer June et ils convinrent de se voir pour dîner. Il connaissait un restaurant gastronomique très bon, ils se verraient donc. Voilà une éternité que ça ne s’était pas produit. Il avait eu tant de boulots que ce soit entre Oliver et sa campagne, tout comme aux banques où un nouveau partenariat lui avait valu son pesant d’or en termes de temps pris dans des réunions où négociation était synonyme d’éternité. Ainsi, ce dîner lui paraissait être un exutoire, un moyen décompresser. Il arriva tôt à l’aéroport, installé dans son jet privé. Puis, sans plus attendre, il se rendit à une réunion l’attendant. Ennuyeuse en somme, il participait peu, écoutant beaucoup, et dessinant n’importe quoi. Puis, il y eut une pause pour le repas du midi jusqu'à ce qu’il se replongeât dans la torpeur ennuyeuse de cet échange d’affaires. Puis, vint le temps de retrouver sa chambre d’hôtel où il prit une douche et se prépara à retrouver June. Une fois prêt, installé dans un taxi, il indiqua l’adresse du restaurant. Il prévint June qu’il partait. Il y avait de la circulation mais il fut assez rapidement au lieu du rendez-vous. Sortant du taxi, Harlan se rendit vers le lieu assez classe où les serveurs étaient habillés en noir et blanc comme des pingouins. Il fut accueilli par un maître de réception assez guindée qui le dirigea vers la table où cette blonde l’attendait. Immédiatement, son visage se feint d’un grand sourire. « June. » Il s’approcha d’elle en venant l’enlacer brièvement. Elle paraissait rayonnante, toujours aussi classe. « Ça fait plaisir de te voir. » Et il était sincère. June était l’une des rares personnes extérieures à sa famille en qui il tenait énormément. « J’espère que je ne t’ai pas trop fait attendre. Pourtant, j’ai tout fait pour partir à l’heure de l’hôtel. Mais la circulation ici est une vraie plaie. Je ne prends jamais conscience que c’est pire ici qu’à Los Angeles. » Il se mit à rire brièvement. « Enfin, bon. Tu vas voir que ce restaurant est vraiment bien. C’est une de mes adresses favorites. » Ils s’installèrent l’un en face de l’autre, attendant qu’un serveur leur amène les cartes. En attendant, ils avaient un peu de temps pour prendre des nouvelles. « Comment tu vas sinon ? Depuis tout ce temps ? »

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June H. McGregor
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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « We don’t need anything or anyone » June   Lun 30 Juil - 16:31

Il fut un temps où mes parents aimaient encore contrôler ma vie. Ils étaient tellement dans ce contrôle permanent que, lorsque je suis revenue de France à la fin d’étude éprouvantes en émotions, j’ai été envoyée dans le bureau de mon père pour une discussion qui devait être des plus simples de base. Alors nous avons parlé, bien évidemment, et malgré le ton agréable de la conversation je sentais bien cette déception dans la voix de mon père. Il me tenait ce discours de renommée de la famille McGregor, de l’importance que représentait ce nom de famille et de tout ce que cela imposait. Je me souviens encore du regard qu’il a porté sur moi, de la déception qu’il pouvait y avoir, je me souviendrais toujours de la première fois où je l’ai vraiment déçu. Je me souviens aussi de cette idée impossible et complètement idiote qu’il m’avait proposée : un mariage. Non pas avec un inconnu mais avec quelqu’un qui possède un titre aussi honorifique que le nôtre, un américain en plus de ça, un homme qui possède du pouvoir, de la noblesse, quelqu’un qui est de notre rang et qui ramènerait un soupçon de fierté pour l’honneur de la famille qu’il avait dit … Comme si j’étais devenue soudainement une honte ou quelque chose qu’il fallait cacher. Je me souviens avoir pleurer, d’avoir été retrouvé mon frère et ma sœur pour leur expliquer, les histoires McGregor pourraient écrire le livre de leur vie finalement tellement il y a d’évènements aussi soudain et stupide dans cette famille … Je me souviens avoir pleuré d’abord, puis d’avoir espéré qu’il serait au moins gentil et agréable. Puis je me souviens m’être comporté comme une peste avec lui. Je ne l’ai jamais aimé, je ne l’aimais pas et je ne pouvais pas le dire aux parents …  Nous avons lutté l’un contre l’autre un bon moment avant que la vérité ne finisse pas éclater : c’était tout simplement impossible que l’on finisse mariés. Harlan ne m’aimait pas et je ne l’aimais pas non plus et le meilleur dans cette histoire c’est qu’une fois les fiançailles rompues, d’avoir fait la honte de mon père mais en le prenant avec le sourire cette fois, je me suis trouvé un ami fiable, sûr, un confident sur qui je peux compter et avec qui je peux parler de tout. Une amitié dont je maque cruellement lors de ces temps durs à New-York.

Je venais d’entrer dans le bâtiment, vêtue de ma plus belle robe. Une neurochirurgienne peut très bien s’habiller de manière convenable lorsqu’elle ressort de son bloc opératoire. Et je savais que j’attirais quelques regards distingués dans ces lieux. On connaît mon prénom, mon nom, je ne passe pas inaperçue dans un monde où le nom des McGregor est synonyme d’une famille hautement distinguée et pourtant troublée dans ses secrets. J’ai dû saluer l’un d’entre eux en le reconnaissant comme l’une des personnes que mon père côtoie de temps à autre lors de voyage d’affaire. Une fois assise à la table que nous avions réservée, un serveur s’empressa de venir à ma rencontre pour me demander si je désirais quelque chose, un verre de vin rouge fut rapidement porté jusqu’à ma table pour me faire patienter. Je savais qu’Harlan était souvent occupé lors de ses réunions d’affaire et ses déplacements n’étaient jamais pour le plaisir mais pour une fois il était possible de joindre l’utile à l’agréable et de profiter de son déplacement pour nous revoir enfin. Tant de choses s’étaient passées … J’étais enfin devenue une véritable neurochirurgienne avec un poste dans un hôpital dont la réputation n’est plus à faire. J’avais de l’or dans les mains et j’aimais tellement ce que je faisais.

J’attendais depuis quelques minutes à peine lorsque sa silhouette se découpa parmi les autres. J’aurais pu le reconnaître entre tous, un ami tel que lui ne s’oublie pas. Encore moins après l’avoir insulté aussi poliment que possible lors de quelques mois passer à faire semblant de se plaire. « Harlan. » Le saluais-je en me levant de ma chaise, acceptant son accolade avec plaisir tout en reprenant ensuite place sur ma chaise. « Je suis ravie de te voir aussi. » Je réponds avec le sourire, une tête familière dans ce décor ne fait jamais de mal. « Ne t’en fais pas, je viens à peine d’arriver ! » Je le rassure immédiatement. « C’est pour ça que je préfère partir à pieds pour aller travailler, au moins il n’y a pas d’embouteillage sur les trottoirs ! » Mon rire se mâle au sien un instant. « J’espère bien, de plus je meurs de faim ! » Sourire aux lèvres j’en profite pour le regarder, il semble aller bien mieux que moi. « Oh tu sais avec le travail et tout le reste, je n’ai pas vraiment le temps de me poser la question … » Je mens avec le sourire, je n’ai aucune idée de si je vais arriver à le tromper ou non. Car, oui, je sais très bien que je vais mal mais que je me bats tous les jours pour cacher mes larmes, mes cernes, la fatigue qui s’accumule, le mal être qui m’envahit lorsque je croise quelqu’un qui ressemble à Josh, de cet éloignement forcé de ma famille et du fait que je ne reviendrais jamais à Los Angeles. « Et toi ? Combien de temps restes-tu ici ? » Question idiote, il devait certainement faire un voyage de courte durée avant de filer de nouveau rejoindre sa famille. « Je suis si heureuse de te voir, ça fait beaucoup de bien de voir une tête familière dans cette ville. » Je porte mon verre de vin à mes lèvres tandis que je découvre la carte du restaurant.
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Harlan Sterling
Admin Christian Grey
Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: « We don’t need anything or anyone » June   Sam 18 Aoû - 21:53

Voir June lui faisait extrêmement plaisir. Voilà une éternité que les ex-fiancés n’avaient pas eu le loisir de se voir. C’était d’autant plus vrai qu’Harlan n’avait pas le temps pour. À vrai dire, il n’avait le temps de rien, pas même pour lui-même. Il travaillait tout le temps et quand le loisir s’offrait à lui, c’était uniquement pour participer à une réception chic, et forcément une conversation engageant une autre, le cadet des Sterling, se seraient retrouvés à parler d’argent, de finance, de bourse. Ainsi était son quotidien d’homme d’affaires pressé par la vie, le temps, le travail. Aussi, voir son amie la plus chère était une bouffée d’air frais, ce soir était un moment de pur détente, où il n’aurait pas à brandir des chiffres et des statistiques. il avait même coupé le téléphone ! Ce soir, il était off. Un sourire s’afficha sur ses lèvres une fois qu’il salua June. Elle paraissait en grande forme, et lorsqu’il prit place en face d’elle, il ne put s’empêcher de rire en imaginant une June en train de cavaler à pied pour aller à son travail. « Tu as de la chance de pouvoir te balader comme tu l’entends. Si on me voit à pieds, il est fort probable que les actions des banques chuteraient de 20% minimum. Et ça jaserait dans les chaumières. » Il se surprit à être amusé par ses propos, quand bien même, il y avait une certaine part de vérité dans ce qu’il disait. Il y avait trop de regards braqués sur lui et encore plus, depuis qu’Oliver s’était lancé dans la politique. Autant dire qu’il faisait attention à ce qu’il faisait, ce qu’il disait et se rendre à pied à un endroit était inconcevable. Marcher faisait de l’exercice ? Pas de souci, il se levait tous les matins et courait dans sa salle de sport privée. Il ne pouvait pas vivre comme le plus simple des mortels, même si ce soir, il avait l’impression d’être en vacances, il avait même coupé son téléphone ! Quand ils furent installés, il entreprit de demander à Jude comment elle allait. Il se contenta de lever un sourcil interrogateur, se demandant si c’était correct comme réponse ou non. Ne pas avoir le temps de se poser pour se demander comment il allait ? Ma foi... C’était possible. Il n’avait le temps de rien, y compris de savourer son propre séjour ici. « Pour ma part, je suis en pleine forme, surchargé par le travail ceci dit. Mais Je vais bien. Et mon jet décolle demain à 16h, autant te dire que c’est aller retour express. J’ai à peine le temps de relaxer. Il y a tant de travail en ce moment. » Il se cala contre le dossier de sa chaise, prenant le verre de vin qu’on venait de lui servir. Il en but une gorgée qu’il savoura avec satisfaction, faisant claquer sa langue sur le palais. Quant à June, elle lui signifia sa joie de le voir ici, et il lui glissa un sourire tendre. Les choses avaient changé entre eux. Et dire que fut un temps, elle lui sortait des yeux. De l’eau avait bien coulé depuis. « Et je suis ravi de te revoir, McGregor, ta tête de piaf m’avait manqué. » Il se mît à rire, ça rappelait ces premiers instants où il ne pouvait pas se l’encadrer. À l’époque, le surnom de « piaf » avait atterri sur ses lèvres et depuis, c’était resté. Oui, piaf parce que ce jour, elle avait piaffé trop fort pour signaler qu’elle n’était pas du tout d’accord pour ce mariage.

« Et comment ça se passe dans cette nouvelle ville ? Tu t’y fais ? Tu sors un peu ou bien tu es encore au stade de trouver quoi faire de tes soirées, toute seule chez toi ? » Il avait souvent eu des nouvelles par le biais de sms, elle lui avait parlé d’un mariage et d’une soirée qui était partie en live. Mais depuis, il n’avait eu guère l’occasion d’en parler. Peut-être qu’il pourrait aborder le sujet. Les ragots allaient si vite dans la Haute Société. « Los Angeles ne te manque pas trop ? » Parce qu’ici, il faut savoir lever le nez en l’air. Et ne pas avoir le vertige aussi. Tout ce qui faisait qu’il n’aimait pas vraiment New York pour ça. Néanmoins, il espérait que son amie s’y plaise. C’était le plus important d’ailleurs. « Et ce mariage alors ? Tu voulais divorcer ? C’est fait ou tu es toujours liée à ce médecin ? » Il avait beaucoup ri quand elle lui avait dit cela. Elle s’était insurgée, mais ça avait été plus fort que lui. Alors qu’elle avait lutté contre le mariage forcé, elle avait fini par épouser quelqu’un mais dans un état second. Autant dire qu’elle avait frappé fort encore une fois, comme une McGregor ceci dit.
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June H. McGregor
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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « We don’t need anything or anyone » June   Mer 12 Sep - 22:41

Il est occupé, il a toujours été très occupé et c’est certainement ce qui doit faire tout son charme auprès des femmes qui lui tournent autour. C’est certainement ce charisme cette sorte d’attraction qui émane de lui qui donne aux filles cette envie de le connaître, de connaitre cet homme toujours occupé et pressé qui ne prend pas forcément le temps de vivre et de se faire plaisir. Partager son lit le temps d’une soirée doit relever du défi pour certains … Un peu comme cette femme qui vient tout juste d’entrer dans le restaurant en lui jetant un œil comme si elle se délectait d’une vision parfaite et se demandant s’il était chasse-gardée par ma présence à ses côtés. Un sourire étira mes lèvres et j’en serais presque à me moquer de cette dernière si Harlan n’avait pas été présent. C’est dingue … Les êtres humains ne vivraient donc que dans ce but ultime de trouver une autre personne ? Avoir un travail qu’on aime, une vie passionnante et des amis ne suffirait donc pas à notre bon fonctionnement ? Et pourquoi diable l’image de Josh clignote dans ma tête comme un panneau de signalisation à la simple pensée de me retrouver avec quelqu’un ?! La présence d’Harlan et la joie de le retrouver m’aide tout de même un peu à penser à autre chose, je n’avais que très peu de temps avec lui. « Tu devrais penser à prendre des vacances un jour, tu vas finir vieux et moche avant de te rendre compte que tu passes à côté d’un truc génial : le repos ! » Je plaisante en riant doucement, de manière élégante, telle la McGregor que je suis et que je reste. Celle qui a bien faillit finir mariée à un Sterling mais qui s’est retrouvée divorcée d’un McCarthy.

Je suis complimentée par un tête de piaf auquel je réponds par une grimace souriante, tentons de limiter les dégâts dans un restaurant contenant des gens de la haute. Puis viennent les questions de routine, de savoir comment va l’autre. « Tout va bien ici, je me fais doucement au rythme, des fois je ne sors même pas de l’hôpital pendant 24h à cause de garde mais je le vis bien, j’adore ce que je fais ! Pour les soirées, tu sais que je n’aime pas ça et je suis très bien toute seule ! » Et je mettais un point d’honneur à lui faire ancré dans le crâne que j’étais seule, parfaitement seule et que j’allais très bien en étant seule ! « Et toi ? Tu le vis bien de parcourir le monde pour des histoires de finance ? Ou tu commences à te lasser ? » Je demande avec toute l’innocence dont je suis capable pour faire passer le sujet à la rigolade, ne sachant pas comment il allait prendre la question. « Ce n’est pas vraiment Los Angeles qui me manque mais les personnes et ma famille qui s’y trouvent. » Je réponds avec sincérité, presque une petite larme au coin de l’œil en pensant une nouvelle fois à celui dont je ne dois plus prononcer le nom. Il est bien pire que Voldemort à présent, fini, je banni le nom de ce chirurgien de ma bouche et de mon vocabulaire.

Mais pile au moment où je prends mes nouvelles résolutions, Harlan mets les pieds dans le plat. Je le regarde en soupirant, si c’était pour se moquer une nouvelle fois de moi il allait manger tout seul ! « C’est bon je suis divorcée de ce médecin et j’apprécierais ne plus revenir sur le sujet … » Ma voix est un peu trop froide à mon goût, on aurait presque pu croire que Matthew venait de parler à ma place. D’habitude c’est lui qui arrive toujours à obtenir ce genre de résultat froid et distant … La famille doit faire des miracles pour que j’arrive à parler de cette manière surtout à mon ami le plus proche. « Désolé, je ne voulais pas te répondre de cette manière. » Je me reprends en esquissant un petit sourire. « C’était simplement compliqué avec lui et je suis contente que tout soit terminé à présent … » Ou presque. Si seulement il savait que je pense à ce fameux médecin presque nuit et jour.

« Et toi, dit moi tout, est-ce que tu as fini par rencontrer quelqu’un ? Tu n’étais toujours fixé lors de notre dernière rencontre … » Je change de sujet discrètement, passant sur un sujet encore plus intéressant : les conquêtes d’Harlan. Au grand regret de ses parents qui le voyaient marié depuis longtemps. « Ou du moins, j’espère que tu n’es tiraillé par la raison et le cœur … » Je murmure avec malice en lui remémorant avec plaisir notre passé. Et de la vague que tout cela avait provoqué.
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Harlan Sterling
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: « We don’t need anything or anyone » June   Dim 4 Nov - 10:13

La conversation se faisait avec une aisance agréable. Heureusement, il n’avait pas beaucoup de temps à consacrer à June. C’était ce soir, puis après le lendemain serait une succession de rendez-vous interminable, avant de reprendre l’avion pour Los Angeles où l’attendrait encore pas mal de boulot. Ainsi, était son quotidien et il ne put que rire face à June qui lui rappelait un peu trop bien tout ce qu’il ratait. « Je me dis cela, chaque jour. Et puis, à chaque fois, je vois mon emploi du temps et je me rappelle que tout Sterling ne connaît pas le mot « repos », « vacances », du coup, quand tu n’as jamais connu cela, et bien, tu t’y fais. » Et il s’y faisait, même si ce n’était pas évident, qu’il en avait gros sur le cœur parfois. Il enviait un peu June avec ses grosses journées de travail entrecoupées de jour de repos. Il la reconnaissait bien dans son côté casanier, à ne pas vouloir aller en soirée, à profiter du confort de chez elle. « Avec ton éternelle tablette de chocolat, je présume ? » Dit-il en souriant de plus belle. Il se rappelait de chaque détail la concernant, qu’il avait appris à apprécier dès lors que la situation s’était inversée et qu’il était apparu, évident, que non jamais un Sterling ne se lierait à un McGregor. Du moins, pas June, ni Harlan en tout cas. Ils n’étaient pas mariés et c’était bien mieux ainsi. Au moins, il jouissait de sa liberté bien qu’il n’était pas vraiment libre, mais lié à son travail. « Toujours avec du travail dans tous les sens. Mais je tiens le coup. J’aimerais bien m’octrôyer quelques vacances mais même quand je suis en repos, j’ai toujours un écervelé qui vient me déranger… Alors à force, j’ai arrêté de prendre des vacances. » Et c’était mieux ainsi. Mais il en avait souvent ras le bol. Parfois, il avait envie de tout arrêter mais ça voulait aussi dire de renoncer à sa vie et le train qu’il menait. Et ça, il n’était pas prêt. De toute façon, il était né Sterling, ça ne changerait pas maintenant.

La conversation s’orienta sur la famille qui manquait à June ce qu’Harlan ne comprit pas. Pourquoi était-elle partie alors ? Ce n’était pas un problème de place pour ses études, Harlan n’y croyait pas. Surtout avec un nom tel que le sien, il lui était facile de trouver une solution. Mais il ne chercha pas plus, il n’avait pas le temps et trop de questions à poser. Il se contenta de prendre sa commande et de choisir un risotto aux noix de Saint-Jacques, puis de prendre une bonne bouteille de Merlot qu’ils partageraient tout au long de ce repas. Et c’est là qu’il posa la question qui faisait mal. A vrai dire, il ne se doutait pas que cela impacterait l’humeur de sa compagne. Parce que visiblement, il avait abordé le sujet qu’il ne fallait pas. Son mariage avec ce médecin. Il resta stoïque, ne sachant pas trop comment réagir face à l’emportement mesuré de sa meilleure amie. « Entendu. » Dit-il simplement en buvant une gorgée de vin. Quelque chose n’allait pas. Est-ce qu’il y avait un rapport avec cet exil ? Certainement que oui, son intuition le lui susurrait ainsi. Mais Harlan ne s’en mêla pas. Il ne voulait pas l’énerver plus. Néanmoins, elle s’excusa bien vite de lui avoir parlé ainsi, évoquant des complications avec ce médecin. « Ne t’inquiète pas June. Je ne parlerai plus de cela, je te le promets. » Et ainsi, toutes ses interrogations moururent sur le champ. Il respectait son besoin de silence. Néanmoins, il ne la trouvait pas honnête dans ce qu’elle disait. Etait-elle vraiment contente que ce soit fini ? Il n’était pas convaincu.

Cependant, June se chargea bien vite de changer de sujet ; Et voilà que la question tant redoutée lui fut posée : celle de ses histoires amoureuses. Ah l’amour ! Décidément, c’était le meilleur des sujets de conversation pour beaucoup mais pas pour Harlan. « Et je ne le suis toujours pas. Je ne compte pas me lancer dans une histoire sérieuse. Ça demande trop de temps. » ça voulait dire de trouver la bonne, celle avec qui il pouvait entrevoir un bel avenir. « C’est bien mieux de s’envoyer en l’air avec la première venue. L’avantage d’être un Sterling, c’est qu’elles sont terriblement séduisantes et pleines de rêves de grandeur. Je n’ai pas besoin d’être long dans mes discours persuasifs. » Surtout dans ce milieu. Elles ouvraient facilement les cuisses, soupiraient à l’excès et Harlan s’en accommodait. Ça faisait moins mal au cœur. « La raison est ce qui régie le cœur. Si l’on régie le cœur, tout devient désordonné. On ne fait que des conneries. » Et ça avait été le cas avec Bébé. Il l’avait retrouvée mais plus rien n’était comme avant. Il avait grandi, vieilli de façon précoce ; il n’était plus disposé à lui accorder une place qui l’aurait usée bien avant l’heure. « Je l’ai revu tu sais ? Elle vit à Los Angeles, maintenant. » Il avait un ton détaché en disant cela, comme s’il voulait montrer que tout ceci était sans intérêt. La réalité était toute autre.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « We don’t need anything or anyone » June   Mar 15 Jan - 19:57

Ils parlèrent de la famille et elle se perdit dans le fil de ses pensées. N’écoutant que d’une oreille très distraite ce qu’Harlan pouvait bien lui dire. Elle était bien présente physiquement mais ses pensées s’envolaient vers le passé. Et si Josh avait éprouvé des sentiments à son égard, comme tout cela aurait pu se passer ? Serait-elle à son bras à présent ? Serait-il le parfait gentleman qu’elle imagine dans ses songes ? Aurait-il été aussi parfait qu’il peut l’être lorsqu’il travaille ? Mais pire encore, si elle venait à remonter plus loin sur le fil de sa vie, si elle s’était attachée à Harlan et s’il était venu à s’attacher à elle également, n’aurait-elle donc jamais développer de sentiment pour Josh ? Est-ce qu’elle aurait pu rester chez elle, à Los Angeles, en compagnie de sa famille qu’elle aime tant ? Elle n’avait pas les moyens pour pouvoir en juger et imaginer ce que sa vie aurait pu être. June n’aurait pu aimer Harlan, sa personnalité ne lui correspondait absolument pas. Et elle s’estime parfaitement heureuse de le compter parmi ses meilleurs amis à présent, profitant des petits moments qu’ils puissent partagés de temps à autre comme aujourd’hui avec un plaisir non dissimulé d’être tout de même vue en compagnie de Harlan Sterling, cet homme puissant et tout de même charmant, maintenant qu’elle n’était plus aveuglée par de la colère elle pouvait effectivement le trouver charmant. Mais, surprise dans sa rêverie, elle le pria un peu trop sèchement de ne plus parler du sujet qui fâche, celui de Josh, de son médecin, de son supérieur … De son ex mari à présent. Harlan ne releva pourtant pas, notant certainement le ton de voix de June qui se pinçait les lèvres d’avoir parlé de cette manière à l’un de ses meilleurs amis.

Elle dévie le sujet, parlant alors des dernières conquêtes de son ami, se montrant curieuse sur sa vie amoureuse. « Tu ne sais jamais, il suffit d’un coup de foudre et … » Elle s’arrêtait net en écoutant encore Harlan lui mentionner que c’était bien mieux de s’envoyer en l’air avec les premières venues. Vraiment, June n’était pas habituée à ces manières et elle en restait souvent silencieuse, choquée et légèrement dégoûtée par ce comportement qui semble si typiquement masculin ces derniers temps. « Mais comment tu peux faire ça ? Je veux dire, d’accord tu peux tout de même … faire l’amour avec d’autres femmes mais n’est-ce pas mieux d’attendre de trouver celle qui te rend complètement fou pour pouvoir partager ce genre de lien ? » Car June ne pensait pas les gens capables de faire l’amour avec d’autres personnes sans ressentir un minimum d’attirance, de sentiments ou quelque chose qui les attirent vers l’autre comme un aimant. Comme elle l’avait ressenti avec Josh la nuit où ils se sont mariés à Vegas. C’était le deuxième homme qu’elle connaissait dans sa vie mais ça personne n’a vraiment besoin de le savoir. « Je ne crois pas que l’on puisse se retenir, une fois que le cœur aime alors il ne lâche pas l’affaire si facilement. » Qu’elle termine en prenant son verre pour en boire une gorgée avec toutes les manières qu’on lui a apprise depuis qu’elle est jeune. La blonde était persuadée de ce qu’elle venait d’avancer, persuadée que l’amour était ce qui contrôlait le monde et non pas les hommes seuls et aigris. On aime, on aime si fort et passionnément que rien, même la raison, ne peut nous empêcher de faire autrement que de se ranger. Et de ne plus entretenir le même mode de vie que celui que son meilleur ami entretient en ce moment !

Mais alors un autre sujet est amené sur la table, il semblait pourtant si décontracté lorsqu’il l’évoquait. Les sourcils de la blonde se froncèrent légèrement alors qu’elle posait son verre sur la table. Elle étudiait silencieusement le comportement d’Harlan, voulant décrypter son langage corporel. Mais rien, il semblait si indifférent, si éloigné de tout cela que la jeune neurochirurgienne se demandait bien ce qui était arrivé à son ami pour qu’il en arrive à se barricader derrière des montagnes de glace. « Est-ce que tu as pu lui parler ? Ou la revoir ? » S’enquit-elle tout de même, curieuse mais en même temps soucieuse pour lui. Elle souffrait tellement de ne pas pouvoir aimer Josh, en était-il de même pour Harlan ? Avait-il encore des sentiments pour cette femme ? « Si elle vit à Los Angeles, je suis certaine que tu risques de la revoir assez souvent. » Qu’elle tente sans vraiment savoir comment allait réagir Harlan.
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: « We don’t need anything or anyone » June   Lun 28 Jan - 18:00

Là où June était différente de lui, c’était surtout vis-à-vis de son innocence. Elle n’était nullement pourrie par les aléas de la vie, nullement atteinte par la volonté d’une famille de lui imposer quelque chose. Certes, ils avaient essayé avec ce mariage arrangé mais ils n’avaient jamais réussi. June et Harlan avaient été plus forts, coriaces : ils formaient une équipe et avec cela, ils étaient devenus des amis. Et maintenant, ils étaient là : à faire état de leur vie respective. Avaient-ils réussi ? Harlan en était convaincu. Ils n’étaient pas mariés non plus, et c’était pour le mieux. À l’époque, il n’avait pas pu supporter l’idée de voir un mariage lui être imposé. Aujourd’hui, il faisait marche arrière en voyant Oliver agir ainsi. Parfois, c’était ce qu’il y avait de mieux, mais pas pour lui. Non, ça il n’était pas prêt à s’engager avec qui que ce soit. Il était un électron libre, conscient qu’il rendrait une demoiselle malheureuse, déjà parce qu’il ne l’aimerait pas. Et d’autre part, parce qu’il n’avait pas de temps à accorder à une seconde personne. Il avait déjà fort à faire avec lui-même et son boulot. Hors de question de se prendre un poids supplémentaire. Aussi, quand June lui posa la question de son cœur et de cette place inoccupée. Il lui répondait de façon honnête. Il n’était pas prêt à concéder son amour. Il l’avait donné une fois, il n’était pas prêt de recommencer. Ça, pour son bien et celui de l’humanité. Aussi, se contentait-il de plaisir volé et éphémère, chose que June comprenait difficilement. « Vous les femmes et vos délires d’amour véritable… Ça n’existe pas… » Il la charriait, c’était dit gentiment sans aucune volonté de la vexer. « Il est certain que je refuse qu’on m’impose des décisions mais franchement, les coups d’un soir, c’est pratique. Tu prends ton pied et le lendemain, tu reprends ta vie, libre de tout engagements » Et puis, il y avait un autre point qu’il exposa assez vite. « Et puis au moins, tu évites de trop souffrir. » Et ça aussi, c’était une bonne chose. « Le problème est là, il est entier. Une fois que tu aimes, t’en souffres comme jamais, pas vrai ? » Et cette fois-ci, il l’observa le regard brillant, conquérant. Qu’elle ose lui dire qu’elle n’en souffrait pas en cet instant. Ça paraissait si évident, le refus d’aborder le sujet de son mariage, cette vie ici, qui ne lui ressemblait tellement pas. Au milieu de ces gratte ciels, elle paraissait tellement petite… Et il n’arrivait pas à concevoir que tout allait bien pour elle.
C’était complètement faux.

Néanmoins, il n’alla pas plus loin, avouant qu’il avait revu Bébé, qu’elle vivait à Los Angeles. Et le sujet s’orienta vers lui. Ça ne le dérangeait pas, il avait besoin d’en parler. Il en avait même pas parlé à Oliver ou sa petite sœur, c’était quelque chose si secret que seule June pouvait le comprendre. Après tout, quand Harlan et elle avaient planifié leur plan anti fiançailles, il avait évoqué ce bout de femme qui avait su lui voler son cœur. Malheureusement, bien après, c’était triste qu’il avait révélé à son allié que cette fille-là, tellement importante, avait pris la fuite après avoir su qu’il était lié à une autre. Sans savoir qu’il faisait tout pour lui donner une importance capitale à elle, que June était une amie, pas sa fiancée et ne serait jamais sa femme. Hélas, les retrouvailles avaient un goût amer. Harlan l’était également. Les choses avaient évolué depuis. June lui demanda si elle vivait à Los Angeles et s’il comptait la revoir. « Elle vit à Los Angeles, en effet. » Et elle était danseuse pour la comédie musicale le Moulin Rouge. Elle avait réalisé son rêve, vivre de sa danse. « Quand à la revoir … Je n’en sais trop rien, June. Tomber sur elle m’a, quelque peu, remué de l’intérieur. La dernière fois que je l’avais vu ? j’étais loin de me douter que ce serait la dernière fois avant un temps d’absence très long. » Le ton détaché servait à masquer le trouble qui l’envahissait. « Puis, ça manquait de chaleur. » Il se tut, buvant une gorgée de son vin. « Malgré cela, j’ai envie de la revoir, c’est vrai. Mais quelle sera notre issue ? Je n’ai pas le temps pour, je n’ai pas envie d’être celui qui lui fera encore de la peine. » Il soupira continuant de se soulager, ça faisait du bien de parler. « Je crois que ça aurait été mieux si nous nous étions aimées McGregor. » Et il était sincère. Mais June était sa meilleure amie, il n’y aurait jamais rien d’autre.
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« We don’t need anything or anyone » June
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