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 Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric

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Megara Rosebury
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Megara Rosebury
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MessageSujet: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyLun 30 Juil - 18:23

Ce qui est parfois agréable en parcourant les bas fonds de l’humanité et ses personnages aussi surprenant que stupides c’est qu’on peut y faire des découvertes surprenantes. « Pousse toi, connasse ! » Elle souffla, une fois, un soupir audible exprimant son exaspération. « Dégage idiot. » Répond la blonde fermement mais avec politesse, traçant sa route sans rien dire, elle avait continué son chemin alors que l’idiot derrière elle la rattrapa, suivit de ses amis. Bien entendu, un lâche ne se déplace jamais seul. « T’as dit quoi là ?! » Il lui posa une main sur l’épaule pour arrêter sa course, Meg s’arrêta, poussa un deuxième long soupir prouvant une nouvelle fois son exaspération face à cet homme se croyant une nouvelle fois supérieur à tout le monde une fois qu’il avait bu un coup de trop. « Le lever de coude n’est pas un sport reconnu, tu ferais mieux de rentrer chez ta mère. » Dit-elle avec froideur, sans se dégager de la poigne de l’homme. Elle n’aurait aucune peine à se mouvoir si le besoin s’en faisait ressentir. Le poing de l’homme se leva, s’abaissa suite aux protestations d’un de ses amis. « T’es con ou quoi ?! Allez viens, on va voir les combats, on s’en fou d’elle ! » Des combats ? Meg tiqua, s’intéressa, tout en restant silencieuse face à eux. « Elle n’avait pas à parler mal de moi cette pute ! » Typiquement masculin, comme s’il venait de perdre ses couilles alors qu’il n’en avait jamais eu avant. La tueuse ricana en les toisant de haut ce qui énerva de plus belle le brun face à elle, elle esquiva facilement le coup tout en se dégageant sans peine de la poigne qui l’enfermait quelques secondes plus tôt. Le poing de l’homme se perdit dans le vide alors qu’il perdait l’équilibre, la blonde se trouvant juste à côté de lui, sa main encerclant sa gorge de manière à le bloquer totalement du moindre mouvement. « Tu as parler de combat me semble-t-il, et si nous allions régler nos comptes ? » Dit-elle de cette froideur habituelle dont elle fait preuve en détachant chaque mot. « On n’a jamais parlé de combat, t’es trop conne ! » Réplique l’un de ses amis, visiblement inquiet d’avoir informé une inconnue de ce genre d’événement en ville. Elle referma un peu plus sa prise sur l’homme, celui-ci s’agaçant visiblement de ne pas pouvoir se dégager. « Vous allez me montrer où ils ont lieu et nous irons régler nos comptes là-bas. » Affirme-t-elle, relâchant le brun qu’elle tenait qui la dévisagea un instant avec haine. « N’est-ce pas ? » Continue-t-elle en s’impatientant. Les hommes acquiescèrent, et ils firent le peu de chemin restant à pied.

Le lieu était un garage, quelques voitures trainaient par-ci et par-là prouvant qu’il y avait tout de même une activité légale avant de lancer les combats du soir. La blonde se demanda comment n’avait-elle pas été au courant plus tôt de ce genre d’endroit, les hommes de Gallagher n’osent donc pas trainer dans d’autres affaires plus louches encore que les leurs ? Cela amusa la jeune femme qui se fraya un passage dans le petit monde qui commençait à s’attrouper, elle attrapa l’homme qui l’avait provoqué plus tôt par le col pour le ramener vers elle. « Trouve moi l’organisateur, dit lui que nous avons des choses à régler. » Dit-elle avec le sourire, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’une gamine venant de voir le Père Noël en chair et en os. Elle venait d’enfin trouver son défouloir, un véritable endroit où elle pourrait passer inaperçue sans devoir donner son nom et frapper, frapper et encore frapper sans se soucier d’être reconnue par des flics ou autre compagnie moins agréables. « Il est juste devant toi, pétasse. » Répondit le crétin qui est sur le point de se prendre la raclée de sa vie par une femme. « Alaric ! » Crie-t-il en direction du fameux organisateur de l’endroit. Une fois qu’il eut capter son attention, les yeux de Megara ne quittèrent plus ce fameux organisateur. Elle l’avait imaginé couvert de cicatrice, de blessure en tout genre, elle s’était fait le parfait stéréotype de l’homme capable d’ouvrir ce genre d’endroit dans ses pensées et elle fut étonnée. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors que son agresseur s’exclame aussitôt : « Elle est complètement folle elle veut se battre avec moi, mais tu le sais, je ne frappe pas les femmes ! » Un sourire carnassier s’afficha sur son visage alors qu’il reportait les yeux sur les courbes de la blonde, celle-ci s’approcha des deux hommes en les détaillant tour à tour. « Chéri, c’est dommage, car j’adore réduire des hommes de ta sorte en bouillie. » La froideur qu’elle mit de nouveau dans sa voix le fit déchanter légèrement avant de reprendre sa posture d’homme stupide et viril tout en la toisant hautainement. Megara aurait prit le temps de le ramener sur terre si elle n’était pas occupée à fixer l’organisateur, cet Alaric, si son prénom était bien le bon. « Je veux participer, je peux même les laisser parier sur moi, croit moi, tu peux gagner un paquet de fric pour le spectacle. » Elle n’avait aucune idée de comment les affaires tournaient ici ni comment cette histoire de pari fonctionne mais elle était certaine de ce qu’elle voulait et de ce qu’elle allait faire : faire de ce lieu son nouveau passe temps favoris. « Alaric, c’est ça ? Si tu vois comme moi que ce mec est un ahuri avec un problème d’infériorité alors laisse moi une chance de lui clouer le bec et de te prouver ce que je t’ai dit. »
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyLun 6 Aoû - 21:39

Il n’y avait rien de mieux – du moins tentait-il de le penser très fort – que de se plonger la tête dans les affaires pour tout oublier. Rien de mieux que la boxe pour tout oublier. Rien de mieux que les coups pour tout oublier. Rien de mieux que le sang pour tout oublier. Et il avait beaucoup, beaucoup, à oublier. Si ces derniers mois les soirées sanglantes avaient diminué – voire avaient même failli disparaitre – il avait rattrapé le temps perdu en un temps record depuis quelques semaines. Peut-être prenait-il des risques, peut-être était-il inconscient, mais chaque soir et chaque combat l’amenaient petit à petit à la guérison. Chaque soir, chaque combat lui permettait de ne plus penser à la douleur, à la souffrance qui ne le quittait plus depuis que Dan était décédé. Il avait cumulé les déceptions ces dernières semaines – des déceptions qu’il avait évité pendant des années, qu’il avait redouté pendant si longtemps et qui lui explosaient à la figure sans crier gare. Son père était mort, le seul être à ne l’avoir jamais déçu, jamais abandonné, jamais critiqué, jamais jugé, jamais détesté. Et la femme qu’il aurait pu aimer, ardemment et infiniment, avait quitté sa vie aussi brutalement qu’elle y était entrée. Sans oublier le retour déstabilisant et dévastateur de Lou Morland, la femme qu’il avait follement aimée pour follement la haïr. Trop d’émotions d’un coup, trop d’émotions pour un seul homme, et surtout trop d’émotions pour un homme comme Alaric. Il avait ressenti le besoin d’évacuer comme jamais auparavant – et il n’y avait que la boxe qui lui offrait cette opportunité, cette libération, cette paix intérieure dont il avait indéniablement besoin. Comme de l’air qu’il respirait. « Alaric ! » Il était sans nul doute celui que chaque personne ici présente connaissait. Tout simplement parce qu’il organisait ces combats illégaux depuis plus de dix ans. Tout simplement aussi car aucune de ces personnes n’aurait pu entrer sans qu’il l’accepte. Qui dit combats illégaux dit risques considérables. N’avait-il pas eu la visite des flics plus qu’il ne saurait le dire ? N’avait-il pas eu la visite d’Alex Regan, agent du FBI, qui l’avait fait chanter pour obtenir de lui ce qu’elle voulait ? S’il avait nié aussi farouchement que possible aux premiers flics lambda qu’il avait croisés dans sa vie, il n’avait pas su mentir à la jeune femme. Il avait appris à lui faire confiance, et il avait appris à la respecter aussi assurément qu’il l’appréciait. Un comble pour lui qui méprisait l’autorité sous toutes ses formes. Tout comme il méprisait ceux qui se battaient sans honneur et sans principe. En apercevant David – un régulier dont il se passerait bien – il se dit que la soirée ne serait pas forcément foutue s’il avait l’occasion d’affronter ce dernier. Cela faisait un moment que ses poings le démangeaient de cogner cette crapule. David faisait partie de ces personnes qui s’imaginaient être « quelqu’un » sous prétexte qu’il connaissait Ric depuis des années. Aussi pensait-il à tort qu’il pouvait bénéficier de tout traitement de faveur possible et inimaginable. Mais Alaric n’était pas un idiot – et ceux qui le pensaient le pensaient à leurs risques et périls. Parce qu’il lui fallait être un « hôte » digne de ce nom et de sa réputation, il ne détourna pas le regard et s’approcha de son interlocuteur. S’il aperçut la jeune femme qui l’accompagnait, il n’en montra rien. « Elle est complètement folle elle veut se battre avec moi, mais tu le sais, je ne frappe pas les femmes ! » qu’il ose narguer et se vanter sans gêne. S’il serre les poings et la mâchoire, Alaric camoufle plutôt bien ses émotions tortueuses et sanglantes. Et cette fois, ses yeux se posent sur la jeune femme.

Fatale. C’est le mot qui lui vient à l’esprit en croisant ce regard vif. Létale. Cette femme n’était pas une femme comme les autres. David étant bâti comme un gorille, il fallait soit être folle pour le provoquer, soit être une habituée du corps à corps violent. David était un homme qui se fichait pas mal du « qui lui faisait face ». Et contrairement à ce qu’il avait prétendu, il n’aurait aucun problème à lever la main sur une femme. Un homme sans scrupule, un homme sans sentiment, un homme sans âme – un enfoiré de première que Ric aurait souhaité voir disparaitre à tout jamais de son garage. Mais qui était-il pour virer l’un des combattants les plus respectés et les plus craints de son univers ? David était aussi apprécié que détesté par ce monde qui les entourait, et en cela Ric ne pouvait le renvoyer comme il le désirait. Sans compter qu’il lui rapportait gros – et que Ric était un homme d’affaires. Quant à la jolie blonde au regard et sourire carnassiers, il ne savait absolument pas à quoi s’attendre. Elle renvoyait cette image typique d’une femme superbe qui avait parfaitement conscience de sa beauté et qui savait en user – et elle offrait avec facilité cette illusion d’être l’écervelée de service qui allait prendre une sacrée raclée. Pourtant, Alaric n’y croyait pas une seconde. S’il ne parvenait pas à la cerner, son instinct lui signalait qu’elle était tout sauf cette image qu’elle renvoyait. Et cela l’intriguait bien plus que la possible lutte qu’elle réclamait avec le champion notoire du soir. « Je veux participer, je peux même les laisser parier sur moi, crois-moi, tu peux gagner un paquet de fric pour le spectacle. » Sa voix était aussi fatale et létale que sa beauté, et il se contenta de l’observer longuement avant de lui répondre. Il ne doutait pas un instant que le spectacle vaudrait le coup d’œil. Il doutait cependant encore un peu le danger qu’elle encourait s’il osait accepter ce combat mixte – et illégal de surcroît. « Alaric, c’est ça ? » et il acquiesce, attentif. « Si tu vois comme moi que ce mec est un ahuri avec un problème d’infériorité alors laisse-moi une chance de lui clouer le bec et de te prouver ce que je t’ai dit. » Pour la première fois depuis des semaines, un vrai sourire fend son visage, même s’il reste léger et énigmatique. « C’est la première fois que je vous vois ici, » qu’il choisit de répondre alors. « Ce qui me pousse à penser que c’est votre rencontre mémorable avec cet ahuri en mal d’infériorité, qui vous a guidé jusqu’ici, » qu’il enchaine dans le brouhaha qui les entoure tandis qu’un combat avait lieu dans « l’arène » qu’il avait aménagé. Ici, il s’agissait de combats illégaux, certes, mais il n’acceptait jamais aucun combat sans honneur et sans amour pour la boxe. Il se plante devant elle aussi intensément qu’il plante son regard dans le sien. « On n’entre pas ici comme dans un moulin, et surtout pas sans que je sois au courant, » qu’il lui fait savoir, plus pour l’informer de la réalité de la situation que pour la menacer. Ils n’en sont plus là. « Mais si vous me prouver être capable de le mettre à terre, » qu’il ajoute en désignant de la tête David un peu plus loin, qui les observait attentivement, « vous n’aurez plus jamais besoin de mon autorisation pour quoi que ce soit, » qu’il conclut sans la lâcher du regard. Etait-il fou ? Avait-il perdu la raison ? Envoyer cette femme dans l’arène face à un homme tel que David était suicidaire. Pire, il risquait de l’envoyer à l’abattoir. Car l’autre n’espérait qu’une chose : la cogner. Pourtant, pourtant c’est le triomphe assuré qu’il lit dans ce regard abîmé.
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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyMar 7 Aoû - 17:50

Homme typique et pourtant elle cassa tous ses principes en le suppliant presque de l’envoyer se battre. Parce qu’elle en crevait d’envie, parce qu’elle ne savait plus faire que ça pour elle. La créativité s’estompe avec le sang qu’elle fait couler et son violon n’est désormais plus l’échappatoire qu’elle attendait chaque soir. Désormais muet, le violon prenait la poussière tout comme les sentiments de la blonde. Elle les avait cru mort, terrés dans un recoin de son esprit, elle n’avait plus autant exprimer d’envie à faire quelque chose qu’aujourd’hui. Ses paroles étaient prononcées dans un but précis, le fameux Alaric ne pouvait pas faire semblant de l’entendre. Oui, elle avait bien l’air frêle sous le regard curieux de cet homme, elle avait l’air de ces simples femmes qui se surestime bien trop et qui se joue de leur physique pour obtenir ce qu’elles veulent. Elle se cache sous ses courbes féminines pour endormir l’ennemi, la blonde. Et lorsqu’un sourire éclaire le visage de son interlocuteur, elle se sent presque euphorique, comme une gamine venant de recevoir son cadeau de Noël en avance. Megara reprend pourtant rapidement son sérieux pour l’écouter, son sourire revenant peu à peu, carnassier, ravageur, plein d’assurance. « J’essayerais de ne pas trop le faire gémir. » Répond-elle du tac au tac, lançant un clin d’œil à son interlocuteur avant de tourner son regard vers le l’ahuri en question. Elle passa à côté de lui en le dévisageant de haut en bas, son sourire toujours aux lèvres. « Tu vas adorer. » Sourire en coin, roulant des hanches sous le regard des hommes qui s’étaient intéressés à la scène près d’eux, sous ces regards curieux qui se demandèrent qui était le malade qui laissait monter Megara sur l’arène, qui la laissait combattre contre l’un des meilleurs éléments de l’endroit, contre quelqu’un qui avait déjà fait ses preuves depuis longtemps … Elle revient tout de même vers Alaric, plantant ses yeux bleus dans les siens, pliant sa jambe derrière elle pour saisir le premier escarpin qu’elle portait, saisissant ensuite le deuxième avec un léger sourire. « Tu me les gardes ? Tu sembles le seul cohérent du coin. Et ils m’ont coûter trop cher que pour les abîmer. » Dit-elle en plaisantant, lui laissant ses chaussures avant de se diriger de nouveau vers l’arène, souriant pleinement d’un sourire réel. Plus que prête à démontrer que la sous-estimer était une très grande erreur.

Le dernier combat perdait du souffle, Meg n’en perdait pas une miette : deux hommes se livraient une bataille sans merci, utilisant bien trop leur force à son goût, comme s’ils ne connaissaient rien d’autre que leur force, leurs muscles et la puissance qu’ils procurent. Elle savait qu’elle n’aurait jamais autant de force pour rivaliser de cette manière avec toute personne présente dans cette pièce, elle misait sur sa rapidité, sur sa souplesse, sa fluidité dans ses mouvements et la précision de ses coups pour mener à bien la danse qu’elle aller mener. Le combat se termina, elle croisa le regard d’Alaric, l’organisateur, avec un dernier sourire à son attention elle se hissa en piste. Beaucoup se turent lorsqu’ils la virent, elle en aurait hurlé de rire si la situation n’était pas aussi sérieuse. Elle était sous tous les regards cette fois et elle faillit déchanter. Trop de monde, trop de curieux, trop … Elle fronça les sourcils, distraite par le monde, par la foule, par le brouhaha qui fini par régner en maître autour d’elle et de l’autre combattant. Elle prit une première respiration en tournant les yeux vers son concurrent, une deuxième alors que le silence se fit dans sa tête, une troisième lorsque la cloche retentit et que son assaillant se lance sur elle.

Premier coup. Dans la mâchoire. Elle n’avait pas su l’éviter en pensant que son attaquant était plus lourd que ce qu’elle pensait et que sa course ne serait pas assez rapide. Beaucoup se mirent à rire d’elle lorsqu’elle se retrouva sur le sol à essuyer un filet de sang coulant le long de son menton. La rage la prit au ventre, elle se releva avant que la fin ne soit prononcée, le coup avait été fort elle ne pouvait pas en dire le contraire mais elle se savait plus forte, plus intelligence, plus … fatale. Une fois debout, elle ramena ses poings devant elle, cracha la salive mélangée au sang dans sa bouche mais ses yeux n’exprimaient que fureur et colère. Son attaquant ne l’avait pas remarqué, elle en profita aussitôt, elle fondit sur lui, frappant sur la droite, sur la gauche, alternant avec rapidité pour le fatigué, faisant en sorte qu’il se retranche. Elle acheva de la sorte, elle était partout, tout le temps, sans cesse, elle ne se défendait jamais et attaquait. Elle manque pourtant visiblement d’entrainement, d’endurance et espère de toutes ses forces pour que l’autre finisse par rester sur le sol le temps imposé. Ce qui finit par arriver, au bout de longues, très longues minutes dont elle n’avait pas pas tenu le compte. Combien ? Elle n’en sait rien. Elle avait la lèvre ouverte, la pommette légèrement coupée et le tout allait très rapidement se remarquer sous un bleu violacé. Mais elle s’en foutait. On proclamait sa victoire tandis que son adversaire l’avait mauvaise, très mauvaise. Il se releva mais lorsqu’il fut totalement debout, la blonde n’était plus dans l’arène, elle s’était glisser à nouveau dans la foule. Profitant de l’effet qu’elle venait de faire pour retrouver Alaric, celui qu’elle n’avait pas quitté des yeux pour l’impressionner, pour pouvoir continuer et rester.

« J’espère avoir été à la hauteur. » Dit-elle en arrivant vers lui. « Je vais prendre l’air. » Enchaine-t-elle en récupérant ses chaussures et les remettant à ses pieds, sortant ensuite de l’endroit qu’elle trouvait soudainement bondé.

Une fois dehors, l’air frais la frappe de plein fouet. Elle peine à respirer les premières secondes. L’humain, principalement l’homme, continuait de la dégoûter comme au jour de sa rupture.

Clope aux lèvres, geste qu’elle avait fuit depuis quelques semaines, elle reprit rapidement les habitudes de la fumeuse. Un léger sourire flotta sur ses lèvres lorsqu’elle vit le patron des lieux sortir à son tour. « L’autre à péter les plombs et exige une vengeance, je suppose ? » Demande-t-elle, amusée. Il est certain que ce David n’a certainement pas du apprécier sa défaite et au vu du bruit régnant à l’intérieur lorsqu’elle est sortie, elle ne doutait pas de cette théorie. « Parce qu’il n’en aura pas, je risque de l’abîmer un peu trop. » Rie-t-elle silencieusement, soufflant la fumée dans l’air, lui piquant au passage la plaie de sa lèvre. « Tu risques de me voir souvent ici, maintenant que j’ai un laissé passer pour quoi que ce soit. » Elle hausse un sourcil en sa direction, écrasant son mégot sur le sol de la pointe de l’escarpin.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyDim 12 Aoû - 18:05


Depuis le temps qu’il organisait ces combats illégaux, il en avait vu un sacré nombre se battre. Il en avait lui-même combattu un certain nombre. Depuis le temps qu’il était patron de ce garage, légué par le seul être au monde à ne jamais l’avoir déçu, il en avait vu des âmes brisées. Des hommes. Des femmes. Parfois des gamins à peine entrés dans la vie adulte. Mais qui était-il pour juger, lui qui n’était qu’un gosse à ses premiers coups de poings ? Il n’était personne pour juger quiconque ayant le besoin vital de frapper. Quelque chose ou quelqu’un. Il en avait vu des femmes se battre sur le ring. Des boxeuses professionnelles autant que des femmes éprouvant le besoin de soulager une frustration dans son Arène. Certaines combattaient pour le sport, d’autres combattaient pour la rage. Les combats mixtes, Alaric ne les autorisait quasiment jamais – sauf exception. Certaines femmes en étaient offusquées, voire outrées, qu’il puisse imaginer qu’elles ne sauraient se défendre face à un homme. La vérité était toute autre, il ne doutait pas un instant qu’elles étaient aptes à se défendre. Principalement car beaucoup d’hommes ici présents n’oseraient jamais lever la main sur une femme – pas même pour le sport. Un combat entre un homme et une femme ne pouvait donc être « équitable ». Mais ce soir, ce soir il s’agissait de David. Ce soir, ce soir il s’agissait du champion de l’arène. Ce soir, ce soir il s’agissait d’une femme qu’il ne connaissait pas mais dont le regard transperçait tout ce qu’elle regardait. Peut-être était-il idiot. Peut-être était-il fou. Mais il avait envie de croire au possible, envie de croire que cette rage qu’il percevait dans ses yeux, et non pas dans sa voix car elle la maîtrisait parfaitement, allait faire la différence. Il avait envie de voir ce qu’elle était capable de faire, capable de donner. Car même si elle souriait et narguait, il sentait et percevait aisément la férocité de la jeune femme. Qui était-elle ? Que valait-elle ? Il le saurait. « J’essaierai de ne pas trop le faire gémir, » qu’elle promet, sûre d’elle et sûre de son pouvoir. Mais Ric se méfiait, car beaucoup s’imaginaient imbattables et invincibles avant de rencontrer plus fort qu’eux. Or, David était un gagnant. Et ne reculerait pas devant un beau visage – au contraire. « Tu vas adorer… » qu’elle ose pousser le bouchon et la provocation plus loin, ce qui fait crisper les mâchoires du champion. « Tu la laisses me défier ? Vraiment ? » que David lui demande, les poings serrés. « Tu n’as jamais reculé devant un défi, » qu’il lui répond simplement. « Aurais-tu des remords à l’idée de frapper une femme, David ? » sachant pertinemment qu’il n’en était rien. « Ou aurais-tu peur qu’elle puisse gagner ? » qu’il joue avec ses nerfs, lui aussi. Possible erreur, puisqu’il ne serait pas celui qui le mettrait KO ce soir. Y parviendrait-elle ? Diable, il espérait que oui. Sans quoi, il était bon pour l’amener à l’Hôpital et il n’était pas certain que les flics ne lui tomberaient pas dessus cette fois. La dernière fois qu’il avait emmené une femme aux urgences, on l’avait accusé de l’avoir battue. S’il osait ramener une autre femme esquintée, il était bon pour une enquête.

Une chose était sûre, elle était déterminée et n’y allait pas par quatre chemins. A peine le combat précédent terminé, la voilà qui grimpe et qui attend impatiemment son adversaire. Tant d’énergie, tant d’impatience, tant de colère, tant de violence. La jeune femme lui rappelle sa propre impatience, sa propre rage, sa propre violence. Sauf que lui a appris, au fil du temps, à les canaliser. A les dompter. Il savait mieux que quiconque à quel point l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait pouvait être fatal. Preuve étant qu’à peine la sonnerie annonce le début du combat, elle reçoit le premier coup. Alaric serre les mâchoires, doutant pour le coup d’avoir pris la bonne décision. Cela ne serait pas sa première erreur. « T’es pas un peu dingue ? » qu’on lui demande. « Une femme, contre le champion ? Tu as perdu la tête ? » qu’on l’accuse. « Il va n’en faire qu’une bouchée, » qu’on lui fait savoir. « Moi, je parie sur elle. Elle est jeune, elle a la rage, elle a la haine, elle fonce sans réfléchir, sans rien n’avoir à perdre. Alors que lui a tout à prouver, » qu’il entend. David est trop confiant. David n’est pas suffisamment attentif. Ce premier coup lui donne de l’assurance, tandis qu’elle saigne, tandis qu’elle crache, tandis qu’elle est au sol quand lui est debout. Mais Alaric la voit se redresser, et ce n’est plus un jeu. Elle a l’avantage de la surprise et de la rapidité. Elle a l’avantage d’une colère sans nom. Qui la force à frapper, frapper, frapper, sans respirer, sans réfléchir, se moquant des coups qu’elle peut recevoir en retour face à un boxeur entraîné. Mais David est bien trop surpris et choqué pour rétorquer immédiatement. Il encaisse. Il ne peut qu’encaisser. Les coups jaillissent, et c’est une furie qui cogne, une furie qui crie sa rage. Ce n’est pas une boxeuse. Ce n’est pas une combattante. C’est une folle. Complètement folle. Et Alaric est aussi fasciné qu’il est choqué. Il voulait voir, il voyait. Et il voyait le champion invaincu depuis des années, être mis KO par une femme inexpérimentée. C’est la folie autour d’eux lorsque, au bout de plusieurs minutes, on prononce la victoire de la jeune femme. David lance des éclairs, haineux. Il respire mal, mais il est parfaitement alerte. La jeune femme ne profite pas de sa victoire, et redescend presque immédiatement de l’Arène pour le rejoindre, le tout avec une légèreté et une grâce que seule une femme de sa trempe pouvait avoir. « J’espère avoir été à la hauteur, » qu’elle murmure d’une voix rauque sans le quitter du regard. « Puisque tu as gagné, en effet, » qu’il lui dit yeux dans les yeux, tandis qu’elle récupère ses chaussures qu’il n’avait même pas remarqué tenir entre ses mains, avant de dire : « Je vais prendre l’air. »

Une boule de feu, une boule de nerfs. Savait-elle rester en place ? Et parce qu’il connaissait l’effet de l’adrénaline pour en avoir fait les frais un nombre incalculable de fois, il choisit de la suivre. Non pas pour la féliciter, non pas pour la retenir, mais bien pour s’assurer qu’elle allait aussi bien qu’elle prétendait l’être. L’air frais lui fait un bien fou après des heures passées au sous-sol. « L’autre a pété les plombs et exige une vengeance, je suppose ? » qu’elle lui demande sans même se retourner, sans même être certaine que c’était lui, et non pas une âme vengeresse venue régler des comptes. « Parce qu’il n’en aura pas. Je risque de l’abîmer un peu trop, » qu’elle joue du sarcasme et de l’humour comme elle combat. Il ne le dit pas, mais il ne laisserait même pas une chance à David de venir trouver la jeune femme. Elle semble amusée, et cela l’intrigue autant que cela l’irrite. « Tu risques de me voir souvent ici, maintenant que j’ai un laisser-passer pour quoi que ce soit, » qu’elle ajoute en le regardant, soufflant sa dernière fumée avant d’écraser son mégot avec une aisance presque irréelle après ce qu’elle venait d’accomplir. Il l’observe un long moment avant de soupirer et de se pincer l’arête du nez. « Je ne sais pas si tu es totalement folle ou juste inconsciente, mais tu réalises que tu es montée sur ce ring sans savoir ce que tu faisais ? Pour te battre contre un homme qui savait parfaitement ce qu’il faisait ? Tu réalises que tu as eu de la chance, non ? » qu’il lui dit plus qu’il ne lui demande. Histoire qu’elle comprenne dans quel danger elle s’était fourrée, et dans quelle merde elle aurait pu le mettre, lui aussi. « C’est un jeu pour toi ? » qu’il finit par demander en étant incapable de rester inactif, faisant les cent pas. « Tu aurais pu y rester, » qu’il lui fait peur exprès. « Est-ce que t’avais déjà combattu avant ? » qu’il enchaine. Il ne crie pas, il ne hurle pas, il se canalise comme il a appris en apprenant à boxer. « J’ai lu dans ton regard, j’ai lu la rage, j’ai lu l’assurance, j’ai lu la confiance en toi… mais en fait, tu fonces sans réfléchir, advienne que pourra, n’est-ce pas ? » qu’il demande plus fermement. Animé par une rage soudaine, à l’idée qu’elle puisse considérer sa vie, et la vie en générale, sans aucune importance.


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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyMar 11 Sep - 22:02

L’adrénaline parcourait encore ses veines lorsqu’elle mit les pieds dehors. Ses nerfs lui faisaient jouer des doigts en les fermant et ouvrant par intervalle régulière tandis que ses talons claquaient avec élégance sur le béton. Elle n’avait pas pris en compte la réponse du fameux Alaric, elle s’en moquait un peu car la blonde venait d’obtenir le droit de passage qu’elle souhaitait. Un aller simple pour le grand bestiaire, le défouloir que toute personne rêve de posséder peu importe la forme qu’il doit prendre. Elle était devenue la cible de tous les regards ce soir, se dévoilant pour la première fois sous cette force qu’elle cachait au monde, la patience utilisée pour la cacher était mise à rude épreuve à chaque seconde, minute, heure de sa vie actuelle. Alors … Alors maintenant il lui suffisait d’espérer que personne ici n’ait pas la reconnaître. Que personne n’allait devenir la cible de Samuel, que personne de cet endroit ne devrait être tué car ils connaissaient à présent son visage et l’effet de surprise sur lequel elle comptait éperdument venait de disparaître. Soupir de fumée, il s’élevait autour d’elle comme pour la protéger, la dissimulée aux personnes qui sortaient tout en lui jetant un regard parfois curieux parfois réprobateur, c’est une silhouette parmi d’autre qu’elle reconnut lorsqu’elle vint vers elle. Megara leva simplement les yeux, continuant de s’entourer de fumée, relâchant ses nerfs par le simple fait de porter la cigarette à ses lèvres pour en absorber la fumée apaisante, elle joue du sarcasme, elle joue de ce qu’elle possède uniquement, elle ne croit plus à la bonté, l’amour, elle croit uniquement à la force et le respect que celle-ci provoque. Mais au lieu d’avoir une réponse aux questions qu’elle posait, la tueuse se fit légèrement insultée. Légèrement. Car elle ne prenait pas les qualitatifs de folle et inconsciente comme une insulte réelle. Elle fronça les sourcils, serait-elle devenue une ridicule petite fille pour être ainsi rabrouée par le propriétaire des lieux ? Possédait-elle de nouveau ses couettes ridicules et son affreux jupon jaune poussin ? Un sourire étira les lèvres de la blonde alors que ses yeux se posaient avec amusement sur son interlocuteur. Il n’avait aucune idée de qui elle était.

« Je savais très bien ce que je faisais, on ne fait pas un combat de pouce sur un ring comme celui-ci. » S’amuse-t-elle en prenant les remarques très à la légère. « Je n’ai pas eu de la chance, j’ai juste pas mal d’entrainement. La chance, ça n’existe pas. » L’éclat de ses yeux se durcirent légèrement en prononçant ces mots, la froideur qu’elle ressentait ne put être contenue alors que cet homme lui parlait d’une chose à laquelle elle ne croyait plus du tout. Cela fait beaucoup de concepts auxquels ses pensées ne sont plus accordées mais lorsqu’elle en parle c’est toujours avec ce froid dans la voix, cette dureté dans le regard … Rien, rien ne pourra plus lui faire changer d’avis. « C’est effectivement un jeu, un passe temps très sympa. » Reprit-elle avec légèreté comme si elle parlait de la pluie ou du beau temps, alors que nous parlons tout de même d’une activité dangereuse qui pourrait l’envoyer carrément au tapis. Elle restait appuyée contre un mur, soufflant les volutes de fumée autour d’elle tandis qu’Alaric tournait comme un lion en cage devant elle. Il essaye de lui faire peur, elle en rit, répondant du tac au tac « Et alors ? » Elle s’en moquait du plus profond d’elle même, elle n’avait plus rien à perdre. Elle se mit à rire franchement, écrasant de la pointe du pied le mégot sur le sol, trop de questions, trop de choses personnelles à donner, il venait de la percer à jour avant même qu’elle ne comprenne ce qu’elle venait de faire ce soir en se battant contre un parfait inconnu baraqué.

Ses pas la conduire vers l’homme, lui imposant d’arrêter ses cent pas alors qu’un doigt accusateur venait frapper la poitrine d’Alaric. « Si tu n’es pas content de m’avoir laissé monter dans l’arène, tu ne peux t’en prendre seulement à toi et uniquement à toi. Si j’ai failli y laisser la vie c’est un peu de ta faute après tout ? Tu l’as dit toi-même, je suis inconsciente. » Hausse-t-elle les épaules en s’amusant de la situation, elle s’écarta de lui pour retrouver la fraicheur du mur contre lequel elle se tenait appuyée avant, retrouvant avec plaisir son paquet de cigarette pour en allumer une autre, la porter à ses lèvres. « Si je n’avais aucune chance, pourquoi m’avoir laissé monter ? Et ne vient pas me sortir l’excuse ridicule que j’étais très convaincante en talon aiguille. » Demande la blonde en pointant ses chaussures du doigt. « J’ai l’habitude de me battre, je le fais presque tous les jours ou du moins je m’entraine tous les jours. Que ce soit de la boxe, des armes à feu ou tout simplement de l’escrime. » Révèle-t-elle. « Je n’ai rien d’une gamine mais tout d’une femme fatale, on me sous-estime bien trop et quand cela arrive, ça m’énerve et je me fâche. » Sourit la tueuse d’un sourire long de promesse. Elle laisse un instant le silence s’installer tandis qu’ils prennent le temps tous les deux de se toiser, s’évaluer, Megara ne cille pas pour autant, soutenant le regard d’un homme plus grand qu’elle, plus fort qu’elle, un homme qui pourrait la casser d’un simple coup s’il le souhaitait et elle en était parfaitement consciente sauf si elle se donnait la peine d’agir avec rapidité, fluidité et alors là elle possède une chance. « Megara. Mes amis m’appellent Meg mais l’ennui c’est que je n’ai pas d’ami. » Sourit-elle en se présentant finalement, jugeant Alaric fiable et cela faisant soudainement de lui une personne qu’elle tenait dans son estime.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyDim 21 Oct - 14:34

Il n’en revenait toujours pas. Il avait pris d’énormes risques sur une intuition, une intuition qui lui avait échappé semblait-il. Il avait risqué sa vie, même s’il n’avait pas reçu les coups lui-même, en se laissant convaincre qu’elle était à la hauteur de la tâche qu’elle s’était octroyée ce soir. Bien sûr, elle n’en aurait rien à foutre. Bien sûr, ce n’était pas son problème. Bien sûr qu’elle avait assuré et prétendu. N’aurait-il pas fait pareil dans le cas inverse ? Il adorerait pouvoir répondre que non, lui ne se serait pas jeté dans la gueule du loup s’il s’était su incapable d’assurer à 100 %. Mais ç’aurait été un mensonge grossier. Alaric était l’homme qui fonçait dans le tas sans penser aux conséquences - peut-être moins aujourd’hui, mais il ne comptait plus le nombre de fois où il avait risqué sa vie sans un regard en arrière, sans la moindre considération de ceux et celles qui en paieraient les conséquences. Il essayait donc de garder son calme autant qu’il le pouvait - c’est-à-dire difficilement. « Je savais très bien ce que je faisais, on ne fait pas un combat de pouce sur un ring comme celui-ci, » qu’elle assure pourtant, désinvolte et plus calme qu’elle n’y paraissait. Cette femme se révélait être une énigme bien plus complexe qu’il ne l’aurait cru aux premiers abords. Il avait vu les émotions telle que la rage, la colère, le désir de prouver ce dont elle était capable, mais il savait à présent qu’il existait bien plus de choses tues sous ce regard émeraude. « Je n’ai pas eu de la chance, j’ai juste pas mal d’entraînement. La chance, ça n’existe pas. » Des paroles qui faisaient échos aux siennes, très anciennes et très récentes à la fois. Des paroles qu’il comprenait bien plus qu’elle ne le pensait. Pourtant, lui avait eu de la chance. « La chance, c’est la seule chose qui te permette de tenir debout là tout de suite, » qu’il lui assure d’une voix dure mais calme. « C’est un homme sur-entraîné que tu as osé défier et affronter, » qu’il insiste pour une prise de conscience qui ne viendrait pas. Il n’était pas idiot. Il savait reconnaître une âme perdue et anéantie quand il en croisait une - il en avait été une aussi un jour. Et ses paroles ne faisaient que confirmer ce qu’il avait déjà compris. Qu’elle était complètement folle. « C’est effectivement un jeu, un passe temps très sympa. » Il gigote toujours, nerveux et énervé sans comprendre les raisons qui le poussent à prendre la chose autant à coeur. Elle n’est personne. Elle n’est rien. Excepté une femme complètement dépourvue de self-conservation et dont la peur de mourir ne la ralentissait pas. Peu importait le risque, tant qu’elle en éprouvait quelque chose, n’est-ce pas ? Peu importait que le maître des lieux risquaient non seulement l’expulsion et la fermeture des lieux, mais également la prison à vie, tant qu’elle en éprouvait quelque chose, n’est-ce pas ? « Il a fallu que tu tombes dans mon club, » qu’il murmure plus à lui-même qu’à elle, bien qu’il se moque bien qu’elle l’entende. « J’ai pas le temps pour ces conneries, putain, » qu’il continue de marmonner dans sa barbe, sachant pertinemment qu’il n’était pas homme à tourner le dos et à regarder ailleurs. Il lui rappelle d’ailleurs, qu’elle aurait pu y rester ce soir. Mais bien sûr, elle s’en moque royalement. « Et alors ? » Il s’arrête net pour lui faire face, bien plus proche qu’ils ne l’auraient cru tous deux. « Et alors ? Ta vie est si merdique pour que tu viennes foirer la mienne ? Tu clapse dans mon club, sous les coups d’un de mes participants, c’est moi qui trinque, » qu’il lui lance acerbe et agacé, irrité. « Que tu t’en moques, c’est une chose, mais moi j’en fais une affaire personnelle, » qu’il lui fait comprendre d’une voix toujours aussi dure, mais qui ne semble pas la faire trembler d’un iota. Malgré lui, il en est impressionné. Beaucoup tremblaient ou grimaçaient face à sa colère. Mais pas elle.

« Si tu n’es pas content de m’avoir laissé monter dans l’arène, tu ne peux t’en prendre seulement à toi et uniquement à toi. Si j’ai failli y laisser la vie c’est un peu de ta faute après tout ? Tu l’as dit toi-même, je suis inconsciente, » qu’elle enfonce le clou alors. Sous le choc, il en reste bouche bée sans pouvoir répliquer d’un ton féroce comme il aurait dû le faire. Au lieu de ça, il éclate d’un rire qui manque d’humour. Un rire rauque et dénué de chaleur, mais qui laisse clairement supposé que la situation est au-delà de l’ironie. « Si je n’avais aucune chance, pourquoi m’avoir laissé monter ? » qu’elle enchaîne avant lui. Oui, pourquoi en effet. Pourquoi ? « Et ne vient pas me sortir l’excuse ridicule que j’étais très convaincante en talons aiguilles. » Il hausse un sourire, ironique et sarcastique. Clairement, ce n’était pas ce détail qui l’avait marqué. Bien qu’il ait remarqué qu’elle pouvait faire forte impression ainsi. « J’ai l’habitude de me battre, je le fais presque tous les jours ou du moins je m’entraîne tous les jours. Que ce soit de la boxe, des armes à feu ou tout simplement de l’escrime, » qu’elle lui raconte le plus naturellement du monde, comme si elle avait raconté un banal après-midi d’automne. Malgré lui encore une fois, il est fasciné, intrigué. Irrité et agacé. « Je t’ai simplement cru, » qu’il rétorque sans la quitter des yeux. « Quand une chance se présente pour foutre une raclée à cet enfoiré, » qu’il admet sans ciller non plus, « je ne la laisse jamais passer ». Pas même quand il s’agit d’une femme vêtue comme pour aller à un bal de charité, aux airs angéliques mais au tempérament de démon. Pas même alors.

« Je n’ai rien d’une gamine mais tout d’une femme fatale, on me sous-estime bien trop et quand cela arrive, ça m’énerve et je me fâche. » Il la croyait sur paroles. Elle dégageait bien des choses, mais la fragilité n’en faisait pas partie. Pourtant, il la sent cette fragilité, il la devine, il la perçoit sans savoir comment ni pourquoi. « Tu t’énerves et tu te fâches, sans déconner ? » qu’il ironise. Avant de planter son regard dans la sien. Si elle jouait aux femmes fatales, si elle en était une, elle n’allait pas tarder à découvrir que son numéro ne fonctionnerait jamais sur lui. « On aura un point commun alors. Je n’ai aucune patience, absolument aucune et je n’ai plus rien à perdre. Absolument plus rien. J’en ai cogné des plus durs et des plus téméraires que toi dans ma vie, Blondie, et je n’en ai aucun regret, » qu’il lui confie sans honte. « Je ne ferai pas l’erreur de te sous-estimer, si tu ne commets pas l’erreur de me sous-estimer, » qu’il l’avertit simplement. Il ignore si ces paroles ont fait leur bonhomme de chemin, si elle le prend au sérieux ou si elle a envie de rire face à tant de démonstration de testostérone, mais peu importe. Il a prononcé les mots, il l’a avertie.

« Megara. Mes amis m’appellent Meg mais l’ennui c’est que je n’ai pas d’ami. » Un autre que lui aurait sans doute compatis. Un autre que lui aurait sans doute eu pitié. Mais il n’était pas un homme comme les autres. « As-tu l’intention de revenir dans mon arène, Megara ? » qu’il demande en prononçant lentement son prénom. « Car si tu l’espères, c’est moi que tu auras sur le dos constamment. Il est hors de question que je te laisse remonter sur mon ring, » qu’il ajoute doucement, « sans être certain que tu saches boxer ». Hors de question qu’il prenne de risques. Pour lui.

Mais également pour elle.

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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyVen 9 Nov - 13:40

Le discours ne lui plaisait pas. Il s’énervait alors que lui même l’avait accepté dans son arène. Comment pouvait-elle être convaincante avec des escarpins vernis ? Elle se pose encore la question en le regardant. Elle s’en moquait, elle se moquait de cette inquiétude qu’elle pouvait lire dans ces yeux bleus, elle se moquait de le voir faire les cents pas devant elle tel un lion en cage. Elle le voyait énervé, oui elle pouvait l’observer, mais rien n’en ressortait dans son comportement à elle. Elle voit bien qu’il se moque d’elle tout en étant énervé. Soudainement il lui semble si simple à déchiffrer. Les yeux de la blonde se portèrent sur la silhouette toute en muscle de Alaric. Non, il n’était pas moche. Il n’était pas moche et elle mourrait d’envie de le faire taire. « Oui, je m’énerve et je me fâche. Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans une phrase simple ? » Le ton amusé de la blonde ne lui plaira pas, encore une fois, mais elle s’en moque, encore une fois. Elle aime le voir dans cet état, au moins se sent elle encore un minimum vivante à l’instant. Comme elle se sentait vivante dans l’arène, parce qu’elle ne connaît que les coups durs maintenant, pour elle il n’y a plus que ça qui existe à ses yeux. Et le voilà se lançant dans un nouveau discours auquel Meg ne prêta aucune attention. Cigarette aux lèvres et les yeux levés vers le ciel, elle patienta sagement qu’il termine de parler pour reporter à nouveau ses yeux sur lui. Juste à temps pour entendre ce qu’elle devait entendre. Ne pas le sous estimer. Un défi ? Une règle ? Qu’est-ce que cela pouvait bien vouloir signifier dit de cette manière ? Avertissement ? Limite à essayer de dépasser ? « C’est un conseil ou une menace ? » Demande alors la blonde en haussant un sourcil, la pointe de son escarpin écrasant le mégot à leurs pieds, un fin filet de fumée sortant de ses lèvres.

« Parce que, dit comme ça, c’est presque tentant de le faire, histoire de voir ce qu’il se passe après. » Joue la blonde sur un terrain glissant, dangereux. Mais elle adore ça, elle adore se sentir en danger en dehors de son « travail ». Donné la mort l’a comme vidée de ses propres sentiments, le seul résistant encore est la volonté forte et puissante de se sortir de ce mauvais pas. D’en finir avec Gallagher, qu’il finisse à genoux, suppliant pour garder sa vie, sa vie tenue entre les fins doigts de Meg, un bonheur qu’elle espère proche de jour en jour … « J’ai un laissé passer que le patron m’a filé, je peux te donner des conseils si tu veux. » Lui rie-t-elle au nez, cette lueur joueuse dans le fond bleu de ses yeux, promesse qu’il n’y a pas qu’une seule coquille vide face à cet homme. Elle ressent encore même si elle croit le contraire. « Sur le dos ? » Qu’elle demande avec cette même lueur au fond des yeux, elle y prend plaisir à le faire tourner en rond, à s’amuser pendant qu’il pète un plomb, c’est drôle, c’est bon, ça lui fait du bien de penser à autre chose que le danger autour d’elle. « Je ne suis pas une adepte de ce genre de position, je préfère est au-dessus. » Qu’elle lui lâche avec un naturel déconcertant. Un sourire vient ourler le coin de ses lèvres, un vrai, il est sincère, est-ce qu’il s’en apercevra ? Pourrait-il voir que la fille brisée vient de donner une marque de sincérité pour la première fois depuis des mois ?

« Je vais remonter sur le ring. » Déclare cette dernière en reprenant un ton sérieux en se rapprochant de lui, ses mains vinrent se poser sur le torse d’Alaric, jouant avec le tissus en le tortillant autour de ses doigts. « Je vais remonter et tu vas arrêter de t’en faire pour moi. Je vais remonter et tu te rendras compte que si j’ai pris un coup ou même deux ce soir c’est seulement parce que c’était la première fois que je me retrouvais ici. » Elle suivit le tracé de ses doigts le long du torse, remontant vers sa nuque avant de poser sa main contre sa joue, sa peau semblait d’une chaleur irradiante sous sa paume gelée, ses yeux, comme deux blocs de glace, se posèrent dans les siens. « Tu m’as donné une permission, ne l’oublie pas. » Elle laissa sa main retombé le long de ses hanches, son regard s’adoucit. « Mais apprends-moi, ça serait un réel plaisir, tu verrais comme je suis douée. » Son sourire se fit joueur, moqueur, ses hanches ondulèrent vers l’entrée de la salle pour rentrer à nouveau. L’air chaud provenant de l’endroit souffla ses cheveux un instant lorsqu’elle ouvrit la porte. « Tu viens jouer ? » Demande Meg, tout sourire, inconsciente, téméraire, folle peut-être également. Mais sincère, vivante, trouvant enfin quelque chose qui lui redonne une certaine envie, de se battre un minimum pour retrouver ce qu’elle perd peu à peu.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyJeu 29 Nov - 17:46


« C’est un conseil ou une menace ? » Elle n’a pas bronché une seule fois, tandis qu’il exprimait sa colère, sa frustration, son désarroi. Il devait bien le reconnaître, elle avait touché un point sensible en agissant comme elle l’avait fait. Elle avait titillé là où ça gênait - pour ne pas dire là où ça faisait mal, l’orgueil et la fierté. La fierté d’être capable de bien gérer son petit univers et son business. La fierté d’être capable de cerner les gens aux premiers regards. Non, il ne l’avait pas cernée. Non, il n’avait pas bien géré. Il devait apprendre de ses erreurs, et il comptait bien apprendre de celle-ci. Mais à présent qu’il l’avait fait entrer dans l’arène, il pouvait difficilement rebrousser chemin. Elle avait goûter à la liberté de combattre, l’adrénaline d’un combat non officiel, et si elle était un tant soit peu passionnée par la boxe - mais il doutait que ce soit le cas - elle aurait besoin de recommencer. La concernant, et sur ce point il en était certain, ce n’était pas la boxe qui la motivait et l’attirait comme un poison, mais bien autre chose. Quoi ? La folie ? L’irrationnel ? Le défi ? Le risque ? La possibilité d’un fin ? Lui qui est habitué à rencontrer toutes sortes de personnalités dans ce fond de garage, se retrouve face à l’inconnu. Et il n’aime pas ça. Pas du tout. « Considère que c’est un peu des deux, » qu’il finit par murmurer entre ses lèvres semi-closes. C’est qu’il le sait, il le sent, ses paroles n’ont absolument aucun effet. Aucun de ceux qu’il aurait aimé avoir sur elle. Non, elle est amusée. « Parce que, dit comme ça, c’est presque tentant de le faire, histoire de voir ce qu’il se passe après. » Amusée. Diable, il était tombé sur un véritable démon. « Tu n’as aucune envie de savoir ce qu’il se passe après, Blondie, » qu’il rétorque malgré lui, même s’il sait que cela ne sert à rien et risque de ne faire qu’attiser les choses. « Je ne sais pas ce qui t’anime, ce que je lis dans ton regard, là, mais ce n’est clairement pas bienvenu dans mon arène. Ici, on boxe parce qu’on aime la boxe. Pas parce qu’on a besoin de cogner jusqu’à en avoir mal aux poings, » qu’il lui rappelle d’une voix dure. « Et parce qu’on aime parier aussi, » qu’il reconnaît malgré tout. Beaucoup combattaient en effet pour l’amour du sport, mais d’autres combattaient pour l’amour du pognon facile. C’était ainsi, rien n’était jamais ou tout noir, ou tout blanc. « J’ai un laissé passer que le patron m’a filé, je peux te donner des conseils si tu veux. » Il en aurait presque souri, face à tant d’insolence. La vérité est qu’il adore l’insolence. La vérité est qu’il adore les esprits rebelles. La vérité est qu’il adore les défis. La vérité est qu’il adore les âmes indisciplinées. Mais cela, elle n’a pas besoin de le savoir. Il inspire profondément pour ne pas perdre patience, mais plus encore pour ne pas céder et sourire à la jeune femme. Au lieu de cela, il lui promet d’être sur son dos à la moindre occasion. « Sur le dos ? » qu’elle persiste et cherche la bête en lui. Cette lueur dans le regard, il ne la connaît que trop pour l’avoir eue longtemps dans le sien. Taquiner, titiller, chercher, amadouer, charmer, frimer. « Je ne suis pas une adepte de ce genre de position, je préfère être au-dessus. » Il est un homme, il n’y peut rien, la vision est fugace mais bien réelle. Des souffles saccadés, des peaux qui se frôlent, des baisers enfiévrés, des gestes brutaux, presque animaliers. Oui, il imaginait parfaitement une étreinte violente et enflammée avec la jeune femme. Il perçoit un voile de sincérité, de vérité pour la première fois depuis qu’elle a ouvert la bouche. « Ne me tente pas, Blondie, » qu’il menace néanmoins. Car si elle s’imagine le surpasser dans l’art de manipuler, elle se voile la face. Elle joue, mais elle pourrait aisément tomber dans son propre piège à ne pas faire attention à qui elle s’adresse. « Tu as peut-être vaincu le champion, mais on sait tous les deux que face à moi tu n’as aucune chance, » et elle devait forcément le savoir. Il faisait trois fois son poids si ce n’était pas quatre, l’aurait-il parié, et avait bien plus d’années d’expérience qu’elle dans l’art de mettre les gens KO. Cela dit, il n’avait jamais battu une femme. Et ne battrait jamais une femme, aussi tentant que cela puisse parfois être.

« Je vais remonter sur le ring, » qu’elle rompt le silence de nouveau tout en s’approchant de lui. Elle est fatale à cet instant, trop proche, trop déterminée, trop tactile lorsque ses mains se posent naturellement sur lui. « Je vais remonter et tu vas arrêter de t’en faire pour moi. Je vais remonter et tu te rendras compte que si j’ai pris un coup ou même deux ce soir c’est seulement parce que c’était la première fois que je me retrouvais ici. » Ses mains ne l’avaient pas lâché et elle ne semblait pas aussi troublée que lui pouvait l’être. Il n’en montrait rien cependant, mais sa concentration était dirigée sur ses gestes et beaucoup moins sur ses paroles. La dernière femme à l’avoir touché ainsi était Elinor. Et penser à la jeune femme était désagréable. Douloureux. Aussi se concentrait-il sur Blondie, son regard azur, perdu, brisé. Était-il aussi azur, perdu et brisé qu’elle ? Sans nul doute. Ils étaient si identiques à cet instant. « Je ne m’inquiète pas pour toi, » qu’il ment même s’il l’ignore. « Et tu ne remonteras sur le ring que si j’accepte que tu remontes sur le ring, » qu’il dit plus pour la forme que pour lui interdire tout accès. Car il le sait, il n’a aucune chance. « Tu m’as donné une permission, ne l’oublie pas. » « Si les règles sont faites pour être bafouées, les permissions sont faites pour être annulées, » qu’il rétorque sans détour, plus pour la forme que par réelle croyance. Si encore elle acceptait qu’il l’entraîne - ne serait-ce que pour moins passée pour la cinglée de service qui débarque dans un monde qu’elle ne comprend pas. « Mais apprends-moi, ça serait un réel plaisir, tu verrais comme je suis douée. » Et elle accepte. Fallait croire qu’il était destiné à entraîner toutes les femmes - ou presque - de Los Angeles pour qu’elles soient capables de se défendre dans n’importes quelles circonstances. « Permets-moi d’en douter, » qu’il raille avec un rictus qui ressemble à un sourire. Diabolique, elle tourne les talons pour retourner à l’intérieur, non sans se retourner, amusée, insolente et irréelle. « Tu viens jouer ? »

***

Jouer ? Jouer ? Il lui fallait accepter le fait qu’elle considérait tout cela comme un simple JEU. Mais il était exaspéré de ses réactions, parfois enfantines, parfois purement féminines, parfois téméraires, parfois capricieuses mais jamais, jamais disciplinées. En sueur, elle n’en faisait qu’à sa tête depuis plus d’un heure et il était à deux doigts de craquer pour de bon. « Putain, Blondie, tu es née pour m’emmerder la vie, toi, » qu’il jure entre ses lèvres, lui-même en sueur et les mains enveloppées dans ses gants de boxe favoris. Elle l’attaquait sans crier gare, et certes cela portait ses fruits le plus souvent en raison de la surprise, mais elle avait reçu plus de coups qu’elle n’en avaient donné et cela semblait encore l’AMUSER. « Tu es sado-maso, c’est ça ? C’est ton délire que de te faire cogner ? Ça t’excite ? » qu’il claque comme un fouet. La douleur pouvait en exciter plus d’un. La douleur, le concernant, lui donnait envie de rendre la pareille.

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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyMar 4 Déc - 21:39

Et même si elle semble de maitriser parfaitement elle ne peut pas ignorer les battements plus fort que généralement de son cœur lorsqu’elle évoque les plaisirs de la chair, avec ce qu’elle voit de lui, ce qu’elle est capable de déceler sous son regard attentif, elle apprécie la vue, elle apprécie les pensées aussi, elle apprécie d’imaginer ce genre de situation avec lui mais pour le moment c’est leur joute verbale qui l’amuse, la rend quelque peu agréable même dans la noirceur dans laquelle nage la blonde depuis des mois. Elle est décadence, déchéance, c’est presque étrange pour elle de redevenir sincère, elle aime le provoquer, d’entendre ses réponses cinglé l’air en espérant la toucher en faisant mal, en piquant, en mordant tel un serpent. Mais il n’en fait rien, il continue à l’amuser. Mais maintenant qu’elle sait comment il se comporte elle va encore jouer de lui, de leur condition, de cet homme face à cette femme, de ce qu’elle est capable de provoquer chez lui tout comme elle peut le faire chez chaque homme. Meg, elle continue de provoquer, de s’amuser, de rire de lui comme elle aurait pu le faire avec un ami de longue date, quelqu’un qu’elle connaît depuis des années et qui lui permet de se libérer, de se livrer. Elle en avait besoin, terriblement besoin, isolée dans son monde elle en perdait le reste d’humanité qu’elle possédait. Animée par le flot de vengeance et envers Gallagher, qu’elle finira par tuer elle le jure sur sa propre vie, et sa haine amoureuse envers son ex fiancé. Elle trouvait chez Alaric un reflet de ce qu’elle est, perdue, cassée, sa foi en l’humain s’est envolée au fil du temps, des jours, des mois, des minutes et des heures qui se sont passées depuis qu’elle s’est retrouvée seule à rembourser une dette qui n’est pas la sienne et pour laquelle elle a donner son âme. Littéralement. On ne peut se remettre des blessures que provoque son « travail », tuer porte un coup à l’âme et elle à déjà trop ôter des vies.

Elle l’avait quitté en roulant des hanches, demandant s’il avait envie de jouer, oui, oui bien jouer. Ce mot avait tellement de sens pourtant, pourquoi ne pouvait-il pas le comprendre ? Comprendre que ce mot veut simplement dire qu’elle reprenait vie, que cette vie était un jeu et que ce jeu valait la peine d’être jouer si cela voulait prétendre qu’elle allait de nouveau reprendre goût en quelque chose ? Elle referme la porte derrière elle, suivie de peu pas le propriétaire des lieux. La chose qu’il ne peut pas voir derrière le masque enjoué de Megara c’est l’excitation de folie qui la prend aux tripes en comprenant qu’elle avait trouvé un partenaire qui acceptait de marcher dans son petit jeu.


***

Une heure. Une heure qu’elle a volé le premier short qui lui venait sous la main et se baladait en soutif pour prendre des coups. Oh les regards s’étaient bel et bien tourné vers eux, vers elle, mais lorsque le combat entre Alaric et elle se fit inintéressant ils retournèrent aux principaux qui avaient lieu dans l’arène. Meg frappait, encore et encore d’une manière incontrôlée, laissant libre cours à tout le chamboulement qui avait lieu dans sa tête, une fois le sourire ravageur de son ex lui revenait en mémoire et elle frappait plus doucement comme incapable de lui faire du mal. Une autre fois c’était le regard froid et sans âme de Gallagher qui lui revenait, ce regard qu’il avait lorsqu’il lui demandait de prendre une vie et là elle frappait comme si sa vie en dépendait. Ses visions venaient de manière irrégulières, une fois forte et intense l’autre plus calme, elle s’épuisait tout de même. Mais sa fierté ne voulait pas en prendre un coup, elle s’acharnait sur son assaillant, le criblant de coups qu’elle ne maitrise pas, se fait bloquer, se prend le revers de la médaille, continue, recommence, elle s’énerve, elle s’agace et cette fois ses sentiments font de nouveau surface. Une larme, solitaire et unique roula le long de sa joue tandis que son adversaire lui rendit une nouvelle réplique cinglante. Elle reprenait son souffle, une heure, c’est long et même très long même avec un corps parfaitement entrainé. Elle ne répond pas, sa mâchoire se contracte et elle fuse vers lui comme un boulet de canon. Trop prévisible, trop franche, elle se prend un nouveau coup dans le ventre qui la propulse sur le sol. Et elle y reste cette fois. Etendue, en sueur, des larmes roulant sur ses joues à présent. Elle était vivante. Elle était vivante et c’est tout ce qu’elle put retenir de ce combat, elle était vivante et elle ressentait encore quelque chose, la douleur était bien réelle, elle ressentait encore quelque chose ! C’est de bonheur qu’elle pleure malgré la force du coup qu’elle vient de recevoir. Le visage d’Alaric apparaît alors au-dessus d’elle mais elle lui sourit simplement. Elle ne réussit pas à comprendre s’il était une nouvelle fois agacé, énervé, inquiet ou s’il allait simplement lui crier encore une fois qu’elle n’était qu’une écervelée. Elle s’en foutait complètement, il venait de lui redonner espoir, l’espoir qu’elle n’était pas encore totalement éteinte et qu’un brin de vie l’animait encore. Ses yeux se posèrent dans celui d’Alaric, allongée sur le dos sa main vient caresser la joue de l’homme penché au-dessus d’elle. « Je suis vivante, alors peu importe que je sois écervelée, conne, malade, sado-maso et tout un tas de jurons que je suis certaine que tu peux encore trouver. » Son geste est réellement tendre, jamais il ne pourra comprendre à quel point elle lui est reconnaissante. Elle se mit alors à rire légèrement, toussant en comprenant que les coups reçus étaient peut-être un peu plus sérieux que ce dont elle croyait. « Je suis vivante et putain que ça fait mal ! » Sa main quitta la joue d’Alaric pour venir tenir son ventre, se redressant doucement pour faire l’inventaire des coups reçus et des blessures visibles et non-visibles qu’elle possédait.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyJeu 20 Déc - 22:31

Son plus grand drame était certainement l’interdiction à vie de remonter sur un ring. Sa pire année était sans aucun doute l’année où il avait perdu le droit de monter sur un ring. Il avait commis un certain nombre d’erreurs dans sa vie. Il avait commis un certain nombre de crimes dans sa vie. Il n’avait cependant jamais détruit une vie jusqu’à ce jour. Il n’avait jamais ôté une vie. Il n’avait jamais menacé d’une arme. Non, Alaric n’était pas de ces gangsters dont on faisait des héros à la télévision et au cinéma. Alaric avait fait ce qu’il devait faire pour survivre dans ce monde où personne n’avait eu envie de lui, besoin de lui. Il avait volé, il avait cambriolé, il avait menti, il était tombé dans l’enfer de l’alcool à un âge où il n’aurait jamais dû commencer, il avait essayé toutes les drogues possibles et inimaginables pour s’échapper, s’évader et oublier le monde dans le quel il vivait et évoluait. Il avait été meurtri toute son enfance et son adolescence, et bien qu’il ait toujours eu un caractère fort et une carrure imposante dès son plus jeune âge, il n’en avait pas moins un coeur sensible. Il n’en demandait pas moins que tout le monde, à savoir être reconnu, accepté, désiré, aimé même. Et dans ce bas monde, une seule personne n’avait jamais failli à le trahir. Une seule personne n’avait jamais cessé, pas un seul instant, de l’aimer et de l’accepter tel qu’il était. Et cette personne l’avait quitté à présent. Les premiers temps qui ont suivi le décès de Dan ont été durs, compliqués, instables et Ric’ ignorait totalement où il allait. Il en était certain, il aurait pu facilement retomber dans l’enfer qu’il avait connu avant Dan. Il aurait pu replonger dans l’alcool - et encore aujourd’hui, l’idée le tentait bien trop souvent. Il aurait pu retomber dans la drogue. Il aurait pu reprendre ses mauvaises habitudes, et voler aux riches ce qu’il estimait être nécessaire à sa propre survie. Oui, il aurait pu se laisser aller. Mais Dan lui avait appris à être fort, à encaisser quoiqu’il arrive, et la boxe avait fini d’achever son éducation personnelle. Aussi avait-il choisi d’être plus fort que son mal-être, plus fort que les coups que la vie lui assénaient sans cesse. Il refusait de se laisser abattre, il refusait de se montrer faible en toutes circonstances. Et s’il devait commettre un crime, ce serait celui de vivre de sa passion - la boxe.

Organiser des combats illégaux n’avait rien d’une tâche aisée. Il n’avait pas eu à claquer des doigts pour que le trafic se mette en place. Il n’avait pas eu quelques coups de fils à passer pour que le trafic se lance. Et il n’avait pas acquis sa «clientèle» en un jour. Non, ç’avait été un travail de longue haleine, il lui avait fallu faire preuve de patience, de méfiance, de délicatesse - et Dieu sait à quel point il peut en manquer - de persévérance et d’observation. Il avait grandi dans un milieu lui permettant de garder des relations «utiles», et petit à petit il avait trouvé un moyen imparable d’exercer son véritable métier. L’organisation des combats illégaux n’avait germé dans son esprit que pour ça : être un boxeur et gagner sa vie en tant que tel. Car c’était ce qu’il était, c’était QUI il était sincèrement. Sans cela, il n’était pas grand chose. Sans cela, il le sait, il ne serait déjà plus là. La boxe lui avait appris bien plus de choses sur la vie et sur lui-même que n’importe qui d’autre croisé sur sa route. Et si la boxe pouvait apporter des solutions et des réponses aux autres, qui était-il pour les en empêcher ?

Il n’accordait de son temps et de son énergie qu’à de très rares élus - sans quoi il aurait ouvert un club de boxe depuis des lustres et ne prendrait pas autant de risques chaque soirs ou presque à organiser des combats illégaux au sous-sol de son garage. Il avait offert de son temps et de son énergie à Alex, parce qu’elle avait su atteindre le point sensible du mécanicien, et ses menaces pesaient lourd dans la balance - elle avait le pouvoir de l’enfermer à jamais. Puis, elle avait gagné une confiance et un respect au fil du temps, confiance et respect qu’il savait avoir gagné auprès d’elle en retour. Elle n’était plus cet agent du FBI, mais cette femme qui désirait combattre ses peurs. Il n’était plus un criminel, mais celui qui pouvait l’aider à surmonter ses peurs, à trouver la force dont elle avait besoin pour avancer.

Qu’en serait-il pour Megara ? Qu’en serait-il pour cette boule de feu qu’il ne saurait, et ne pourrait sans doute jamais contrôler ou apaiser ? Elle était létale. Elle était féroce. Elle était infatigable. Elle était complètement cinglée - de quel autre terme pourrait-il la qualifier quand, après des heures et des heures d’entraînement, elle persistait et encaissait coups après coups sans perdre ce sourire sadique ? C’était comme si elle était immunisée contre toute douleur. C’était comme si plus rien, ABSOLUMENT RIEN, ne pouvait plus l’atteindre. Pourtant, il n’y croyait pas une seconde. Il ne croyait pas possible qu’elle puisse ne plus rien RESSENTIR. Il ne croyait pas possible qu’elle soit aussi profondément endommagée et brisée. Lui-même s’était considéré endommagé et brisé toute sa vie, et même s’il s’imaginait toujours aussi brisé et endommagé, il se savait bien plus chanceux qu’il ne le devrait. « Je suis vivante, alors peu importe que je sois écervelée, conne, malade, sado-maso et tout un tas de jurons que je suis certaine que tu peux encore trouver. » Et voilà. Voilà la preuve qu’elle n’était pas AUSSI endommagée et brisée. Elle était vivante. Elle en avait conscience. Elle en connaissait la chance. Elle en savourait chaque seconde. A la voir ainsi, allongée et vaincue mais souriante et amusée, il ne put s’empêcher d’être admiratif. Il lui enviait cette insouciance. Il lui enviait cette fatalité qu’était celle d’accepter la vie comme elle venait, d’accepter les coups qui affluaient, d’accepter le bon comme le mauvais. S’il portait encore ses gants, la jeune femme les avait ôtés et caressait à présent sa joue non rasée et forcément piquante, mais là encore la douleur lui semblait délicieuse puisqu’elle souriait. « Je suis vivante et putain que ça fait mal ! » Oui, la vie faisait mal, les coups faisaient mal, tout faisait mal. C’était ainsi, et ils étaient de ceux qui prenaient les coups depuis toujours, sans abandonner la partie. Les sourcils froncés, il l’observe longuement. Il ne s’en veut pas de lui avoir rendu les coups, tout simplement parce qu’il n’y a que comme cela qu’on apprend et qu’elle désirait apprendre. Elle ferait face à des adversaires bien plus sanguinaires et impitoyables que lui sur le ring, il le savait. Et il était hors de question qu’il la laisse grimper sans être préparée. TOTALEMENT préparée. « Tu vas avoir des hématomes. Des écorchures. Des côtes douloureuses. Des courbatures. Mais jamais je ne te porterai de coups pouvant te nuire, » qu’il lui assure tout de même alors qu’elle observait son corps douloureux. « Je ne peux pas en dire autant de ceux que tu affronteras, » qu’il enchaîne néanmoins. « Ici, on ne vient pas que pour le sport, » et c’était une chose qui lui pesait parfois, car lui aimait ce sport. « Ici, ils viennent pour gagner. Coûte que coûte. Que tu sois une femme, sexy et mignonne, n’y change rien. Ils te briseront, n’en doute pas un instant. Ils frapperont là où ça fait mal. Et ils frapperont fort, » qu’il lui rappelle encore et toujours. Mais les mots, encore et toujours, ne semblent pas l’effrayer outre mesure. « Comment fais-tu ? » qu’il finit par lui demander sans la lâcher du regard. Impressionné malgré lui. « Pourquoi n’éprouves-tu aucune peur, absolument aucune ? Pourquoi prends-tu tout ça, » qu’il pointe du doigt ses bleus apparaissant, « autant à la légère ? » En d’autres termes, il se montrait curieux. Curieux d’en savoir plus sur elle. Curieux de la connaître. De la découvrir.
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyVen 28 Déc - 21:38

La vie. Cette chose qu’elle venait de découvrir encore en elle malgré le mal qu’elle possède dans son âme.  Elle vient de découvrir qu’elle n’avait pas encore tout perdu et que donc tout restait encore possible. Elle se rendait compte qu’il ne lui avait pas retirer ça malgré les coups qu’il a pu lui donner en lui donnant toutes ses vies retirées avec la menace pesante de mourir ou pire encore car la mort ne serait qu’une douce délivrance face à ce que tout ce que pourrait lui faire faire Gallagher et ses hommes. Elle n’était qu’une femme, une femme séduisante de plus est et plus d’un de ces ignobles malfrats rêveraient de poser ses mains sur son corps alors qu’elle hurle et proteste de toutes ses forces. Car c’est ce qu’elle risquait si elle ne s’exécutait pas aux ordres donnés. Et Megara savait très bien que s’il y avait menace alors la promesse se tenait juste derrière. Samuel était un homme de parole sur ce genre de chose et il ne fallait jamais douter de la cruauté dont il peut faire preuve. Jamais. Elle l’avait compris à force de le côtoyer même si leurs rencontres n’étaient que très brèves. Elle avait fini par se tenir droite et fière devant lui alors qu’au début elle n’en menait pas large, elle avait dû se plier à la règle qu’elle s’était imposée toute seule en offrant se services au plus ignoble des cartels mis en place aujourd’hui. Il était l’horreur de toute personne, craint de tous ceux qui osent lui faire affront ou pose simplement un mot de travers. Car s’il n’exécute pas le sale boulot par lui-même, il existe de nombreux hommes à sa botte capable de tirer sur une personne de sang froid juste pour assouvir la soif de vengeance de leur patron. Megara en faisait partie désormais, jusqu’à ce que la dette soit réglée, jusqu’à ce qu’elle soit remboursée … Bientôt. Bientôt elle pourrait peut-être redevenir quelqu’un de libre de ses choix même si elle en doute beaucoup.

Alors, en des temps aussi pénibles que ces derniers jours, en quête de son humanité qu’elle pensait envolée, elle ressentait de nouveau cette douleur. Les coups que venait de lui donner Alaric n’avait pas été retenus, elle en avait besoin, l’avait-il lu dans son regard noir et concentré sur ses mouvements ? Elle avait tout de même réussi grâce à lui à penser que la douleur était encore présente chez elle, qu’elle pouvait encore avoir mal et avoir mal signifiait bien de ressentir quelque chose, ressentir quelque chose la faisait revenir à la vie. Elle n’était donc pas encore morte de l’intérieur comme elle le pensait depuis des mois à présent, elle avait encore se souffle qui lui permettait de vivre. Et quand elle s’exclame qu’elle a mal et que cet homme s’approche d’elle, que sa main se pose sur sa joue, elle ressent pleinement la douleur, celle qui lui picote la peau, qui la prépare aux énormes hématomes qui se préparent sous celle-ci. Et même si elle devait répéter l’opération plusieurs fois pour ressentir ce qu’elle ressent en ce moment elle le referait. Sans aucune hésitation. Alaric fini par lui énoncer toutes les blessures qu’elle allait recevoir, et elle fini par observer ses mains aux jointures affaiblies, légèrement bleutée sous la douleur qu’elle s’est elle même provoquée en frappant. Elle regarde son bras et l’écorchure qui laisse une légère trainée de sang dessus, ses côtes lui font effectivement mal et elle se demande alors si elle n’en aurait pas une de fêlée. Les courbatures … Il faudra attendre le lendemain pour voir l’étendu des dégâts. Elle lève ses yeux vers lui, souriante malgré le mal qu’elle subit et l’écoute avec attention. Se rendant alors compte qu’elle même n’était pas montée dans l’arène plus tôt pour l’amour du sport mais seulement pour donner des coups, donner des coups encore et encore sans se retenir. Elle aurait pu le tuer, elle en prend seulement conscience maintenant que tout est terminé, qu’elle se retrouve sur le sol, plongeant ses yeux dans le regard inquiet d’Alaric.

« Je n’étais pas là pour le sport. J’aurais pu le tuer. » Lui avoue la blonde, son sourire s’effaçant et toute la sincérité du monde dans son regard. Elle ne pouvait pas lui révéler être une tueuse mais elle pouvait se confier à lui sur ce point. Se révélant lentement sans le vouloir réellement. Etait-ce cela vivre encore ? De se confier doucement à une autre personne sans pour autant tout dire de soit au début ? Comment faisait-on encore cela ? Elle l’avait oublié, elle ne savait plus comment fonctionner dans les relations avec des inconnus. Ses brèves actions se résumaient à embrasser un inconnu dans un bar les soirs où elle buvait trop, ça c’est ce que veulent les hommes, non ? Se taper une belle inconnue avant qu’elle ne disparaisse avant que les choses sérieuses ne commencent.

« Parce que j’ai oublié. » Lui révèle-t-elle encore sans oser le regarder. Comment pouvait-il comprendre cela ? Comment pourrait-il comprendre qu’une femme telle qu’elle avait oublier comment avoir peur ? Ce que cela faisait d’avoir peur. « J’ai oublié ce que cela faisait d’avoir peur car l’on me craint comme la peste. Ma venue annonce la mort, malgré moi. » Qu’elle révèle encore sur le ton le plus sérieux du monde. Allait-il avoir peur d’elle comme tous les autres ? Allait-elle finir seule à cause de son passé ? En donnant son âme au Diable elle avait déjà tout perdu de toute manière … « C’est si facile de prendre tout ça à la légère quand on n’a plus rien à perdre, c’est comme ça que tout commence, après on oublie ce que ça fait. » Mais pour le moment, elle commence à ressentir ce que cela peut faire, car elle a peur de perdre cet endroit, elle a peur qu’Alaric la repousse en dehors de chez lui, qu’elle perde encore une fois ce qui peut lui faire du bien.
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptySam 12 Jan - 17:58



Lui aussi, autrefois, avait usé de ses poings pour faire mal. Lui aussi, autrefois, avait usé de sa force pour faire mal. A cette époque, lointaine, frapper et cogner signifiait survivre. C’était une nécessité plutôt qu’un réel plaisir, un réel besoin. Quand on grandissait dans la rue - car il s’estimait plus enfant de la rue qu’enfant adopté - très peu de choix s’offraient à vous, et vous avanciez avec les armes que le seigneur avait bien voulu vous offrir. Alaric avait eu cette chance - si l’on peut appeler cela une chance - de toujours paraître plus vieux, plus grand et plus mature que son âge. Il avait toujours impressionné le monde qui l’entourait - et peu s’imaginaient que ce même monde qui l’entourait l’impressionnait lui encore plus. Était-ce parce qu’il semblait trop fort et trop imposant que l’on ne voulait pas de lui ? Était-ce parce qu’il semblait avoir des poings faits d’acier qu’on l’abandonnait aussi aisément ? A cette époque, qu’aurait-il pas donné pour devenir un gosse gringalet au regard triste, de ce regard qui donne envie à certains - beaucoup - d’apaiser et de réconforter. Au lieu de cela, on avait toujours pensé Alaric comme un garçon et un homme capable de tout supporter, absolument tout. Oui, lui aussi autrefois n’était monté sur le ring que pour faire mal. C’était Dan qui lui avait appris tout ce qu’il y avait à savoir concernant la boxe. Concernant la vie. Dan qui lui avait appris à canaliser sa haine, sa colère, ses rancœurs. Dan qui lui avait appris la patience, la sagesse. Dan qui lui avait inculqué des valeurs, des principes. Dan qui lui avait sauvé la vie. Et Megara, qui était son Dan ? Où était son Dan ? Qui viendrait la sauver de ce gouffre dans lequel elle semblait plonger tête la première ? Était-ce seulement encore temps ? N’était-il pas déjà trop tard ?

Non.

Il refusait de croire que cette femme ne puisse pas être sauvée. Que cette femme ne puisse pas trouver la paix. « Je n’étais pas là pour le sport. J’aurais pu le tuer. » Il avait compris depuis un moment qu’elle n’avait pas suivi son adversaire pour «le sport», mais bien pour saigner et faire saigner. Il avait compris depuis longtemps que, cette chose qui l’animait et la faisait se sentir vivante, n’avait rien d’apaisant ni de normal. Elle était avide de «ressentir». Avide d’aventures. Avide d’action. Avide d’échappatoire. Échapper à qui, à quoi ? Il l’ignorait encore, et n’était pas encore certain d’avoir envie de savoir. La petite voix dans sa tête riait chaque fois qu’il se convainquait - ou tentait de se convaincre - qu’il n’en avait rien à foutre. Que peu lui importait ce qui motivait la jeune femme. Que peu lui importait les raisons pour lesquelles elle montait sur le ring. Que peu lui importait qu’elle se rende à chaque tournoi. La petite voix savait mieux que lui-même qu’il était tout bonnement incapable de tourner le dos à une âme en détresse. Encore moins quand cette âme lui rappelait trop fortement son passé, lui rappelait trop fortement l’homme qu’il avait failli devenir. « Parce que j’ai oublié. » Sa sincérité, sans détour aucun, sans hésitation aucune, le prend par surprise. Il ne s’était pas réellement attendu à une réponse de sa part, aussi celle-ci le prit légèrement au dépourvu. « J’ai oublié ce que cela faisait d’avoir peur car l’on me craint comme la peste. Ma venue annonce la mort, malgré moi. » De quoi l’effrayer. De quoi le faire fuir. De quoi le faire reculer. De quoi le faire douter. De quoi le faire abandonner. Mais il reste là, près d’elle, à l’observer. À l’écouter. Il n’était pas de nature curieuse, et avec d’autres il n’aurait jamais éprouvé le besoin ni l’envie d’en entendre davantage, d’en apprendre davantage. Pourtant, les questions fusaient dans sa tête, par milliers. Pourtant, il crevait d’obtenir les réponses. Il avait su se montrer discret et distant avec Alex, car il avait cerner l’essentiel de ses troubles, de leur origine, mais jamais il n’avait éprouvé cette envie et ce besoin qu’elle lui raconte son histoire. Pourquoi le ressentait-il aujourd’hui, avec Elle ? « C’est si facile de prendre tout ça à la légère quand on n’a plus rien à perdre, c’est comme ça que tout commence, après on oublie ce que ça fait. » Jusqu’à s’oublier complètement. Jusqu’à ne plus être qu’une ombre, une ombre de soi-même. Une coquille vide. Sauf que la femme qu’il a en face de lui est tout sauf une coquille vide, se rebelle-t-il intérieurement. « Je n’ai plus rien à perdre, » qu’il finit par lui dire, yeux dans les yeux. « Mais je n’ai pas honte de dire que je ressens la peur. Le doute. L’incertitude, » qu’il énumère lentement, mot après mot. Avoir peur n’était pas une faiblesse. Douter n’était pas une faiblesse. Ne pas savoir n’était pas une faiblesse. Il fallait des incertitudes pour avancer. Il fallait des doutes pour se battre dans la vie. Il fallait avoir pour apprécier les choses de la vie. Il avait fini par l’apprendre, au fil du temps. Les sourcils froncés, le regard sombre, il n’en a pas conscience mais il est la parfaite image de l’homme dans son état brut. D’autres auraient déjà reculé, d’autres auraient déjà fui. Pas Elle. « Cela fait plus de quinze jours que je t’entraîne, Blondie. Et je suis toujours vivant, » qu’il finit par lui dire en défaisant ses gants. « Je ne sais pas pourquoi tu penses que tu es l’Ange de la Mort, mais ce ne sont que des conneries tout ça. Je ne sais pas ce qui t’a brisé dans ta vie non plus. J’ai été brisé moi aussi, certainement encore plus longtemps que toi, » qu’il ajoute, compte-tenu de leur différence d’âge. « Ce que je sais c’est qu’on est maître de son destin, peu importe les choix qui se présentent à nous. » Il avait choisi de tourner le dos à sa vie de délinquant. Il avait choisi de tourner le dos à des hommes à qui il valait mieux éviter de tourner le dos. Il avait choisi de vivre, pour lui, et non pas vivre pour survivre. La différence entre eux se tenait là.

Il vivait la vie qu’il souhaitait vivre, la vie qui lui correspondait parfaitement. Elle ne vivait que pour survivre, par automatisme, parce qu’il le fallait bien.

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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyDim 20 Jan - 20:19

L’oubli. Il s’installe sans crier gare au fur et à mesure que les corps se sont entassés dans sa mémoire. Elle prenait, elle prenait encore et encore parce qu’on lui demandait. N’était-il pas temps de se réveiller ? De se battre ? De relever la tête et d’affronter une vérité qu’elle n’avait que trop longtemps recouverte d’un épais tapis de brouillard dans sa tête ? Des paroles échangées un soir avec l’un des membres de Samuel lui reviennent en tête … Depuis ce jour elle avait douté, mais n’avait-elle jamais été un seul jour confiante envers cet homme sans pitié ? Ce monstre pour lequel elle prend la vie de personnes qui ont eu ce moment de faiblesse de lui dire non, de se retourner contre lui. Ses personnes qui ont eu cet instinct de fuite face à un adversaire sans règle de jeu, Megara ne l’avait-elle donc jamais ressenti ? Non. Ou si. Si, si elle l’avait bien ressenti à partir du moment où le réveil de ses sentiments à commencé. Le premier soir où elle passait les portes du club de Ric, le premier soir où elle mettait tapis celui qui se disait champion pour le patron des lieux, cet homme qui lui avait tenu tête alors qu’elle n’avait eu que cette envie folle de le piétiné sur le sol juste parce qu’elle savait qu’elle en était capable. Pire encore, elle aurait très bien pu le faire de sang froid tout simplement parce que c’est ce que Gallagher lui avait demander durant ces dernières années. Elle avait brûlé de cette flamme de colère, de frustration mais le pire dans ce qu’il s’était passé c’est que, sans se rendre compte, des barrières invisibles se sont doucement misent en place autour d’elle, piégeant la blonde dans un cercle vicieux, infernal, sans lui laisser le temps de réfléchir elle avait agi par crainte, par peur que son ex ne soit retrouvé malgré tout. Oh merde. Son ex. Matt. Ce putain de Matt. Elle l’aimait. Voilà pourquoi elle s’était anesthésier de tout et contre tout, elle ne voulait plus ressentir la moindre étincelle de vie en elle car elle ressentait encore cet amour fort et intense pour cet homme qui n’avait pas hésiter une seule seconde à partir la queue entre les jambes en laissant sa femme se charger d’un truand sans vergogne. Maintenant elle comprenait pourquoi elle avait oublié, maintenant elle comprenait pourquoi elle s’était effacée, elle comprenait pourquoi elle avait oublié ce que faisais les rayons de soleil sur sa peau lorsqu’elle se levait en s’étirant comme un chat pour réveiller l’être qu’elle aimait le plus au monde à côté d’elle. Elle avait oublié à quel point elle avait aimé. Et tout cela lui fait l’effet d’un coup de poing dans le ventre au moment même où Ric lui explique qu’il n’a plus rien à perdre.

Plus rien à perdre.

Son cœur se mit à battre, sa tête vient à tourner, elle du se tenir des deux mains pour s’empêcher de péter un plomb. La douleur. La douleur voilà pourquoi elle avait tout fait pour la rechercher, pour la reprendre, voilà pourquoi ce n’était que ce dernier sentiment qui aurait pu la réveiller de tout ce qu’elle avait vécu ces dernières années. La blonde écoute d’une oreille ce que le brun lui dit. Elle lutte silencieusement contre elle-même. La souffrance l’accable, pas seulement celle physique que les coups lui ont gentiment rappelé mais aussi celle qui avait laissé sa trace des années avant lorsque Matt était parti sans dire un mot en la laissant faire face. Et par amour, par cet amour inconditionnel qu’elle lui vouait depuis tout ce temps elle avait tenu la dette pour lui éviter la mort.

Son regard se tourna péniblement vers Ric, la souffrance devait se lire sur son visage alors qu’elle faisait à nouveau face à cette douleur lancinante dans sa poitrine. Brisée. Oui, il l’avait complètement brisée, elle le regarde tirer ses gants, le cœur au bord des lèvres. Elle se retient de ne pas vomir, luttant contre la tristesse, la dépression, toute cette foule de négativité qui lui avait donné envie de mourir. Au lieu de ça, elle s’était relevée, par amour, elle avait tué, par amour, elle avait tout perdu, par amour. Et maintenant elle se tenait assise sur le sol devant un homme qui ne peut pas comprendre la lutte intérieure qu’elle mène pour ne pas céder aux larmes. Maitre de son destin. Non, on ne l’est pas. « On n’est jamais maître de rien Alaric. Il y a toujours un sentiment, un contexte, une personne qui nous oblige à agir différemment de ce que l’on aurait souhaité. » Qu’elle confie, souffrant, luttant, s’ouvrant. Sa bouche s’ouvre, aucun son n’en sort. Elle la referme, troublée de ne pas retrouver ses mots. Elle cherche, elle s’énerve, elle frappe ses poings sur le sol, retirant en un geste rageur ses gants à son tour, elle les balance loin devant elle avec la force de la colère, se tient de nouveau la tête entre les mains pour tenter ses souvenirs qui s’affolent. Matt qui l’embrasse. Matt qui la prend dans ses bras. Matt qui joue du piano tandis qu’elle joue du violon. Le violon. Comment avait-elle pu en arriver à oublier sa passion même ? Matt qui la fait rire. Matt qui lui envoie de la chantilly sur le visage. « Stop, stop, stop … » Qu’elle se murmure en se bouchant les oreilles. Elle respire, fort, une fois, deux fois. Redresse la tête, regarde Ric droit dans les yeux. « Jamais je n’aurais dû venir ici. » Qu’elle déclare avec sincérité. « Si je me considère comme l’Ange de la Mort comme tu le dis, c’est parce que je le suis. Je suis brisée, coincée et sans liberté. » Qu’elle révèle encore. Megara espérait que d’un moyen ou d’un autre se confier à cet homme qui organisait des combats illégaux étaient une bonne chose. « Alaric, si je te disais qui j’étais tu appellerais les flics sur le champs ou tu m’abattrais immédiatement. Et crois moi, la dernière option serait me rendre un énorme service là, tout de suite. » Parce que la douleur de la trahison était encore trop présente malgré le temps, parce qu’elle ne l’avait jamais affronté, préférant l’étouffer.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyVen 1 Mar - 19:14

On l’avait traité de voyou toute sa vie. On l’avait traité de vermine quasiment toute sa vie. Encore aujourd’hui, de par son physique d’ours mal léché, tatoué des pieds à la tête et le regard ténébreux, sombre, certaines personnes traversaient encore la rue quand elles le croisaient. Il en avait tellement l’habitude qu’il n’y prêtait plus attention. Il ne s’en offusquait plus. Il avait appris à ne plus leur accorder l’importance qu’il leur avait si longtemps donné. Et cela l’avait libéré d’un terrible poids, d’un terrible fardeau. Car Ric’ avait souffert trop longtemps d’être rejeté, d’être indésiré et indésirable. Cela l’avait façonné, à son image, et l’avait rendu plus fort aussi. Comment pourrait-il le regretter alors ? Il était armé pour affronter les hauts et les bas que la vie promettaient de lui offrir. Il était prêt à tout subir, à tout encaisser, à tout accepter - sauf la prison. Quant à elle, quant à elle comment pouvait-on l’imagine être un Ange de la Mort ? Comment pouvait-on croiser son regard et avoir envie de fuir ? De changer de trottoir ? Comment pouvait-on penser une seconde qu’elle puisse être violente, coriace, tenace, hystérique, ou suicidaire ? Il fallait la regarder, vraiment la regarder, pour comprendre le mal qui l’habitait. Et Ric’ la regardait. Ric’ l’observait. Bien plus qu’elle ne l’imaginait ou ne le soupçonnait - car c’était ainsi qu’il avait appris à survivre, en observant attentivement le monde qui l’entourait. Mais plus encore que le mal qui l’habitait, il percevait son chagrin. Sa colère. Sa frustration. Des sentiments et des émotions qui n’avaient pas encore eu raison d’elle. Aussi croyait-il fermement qu’il lui était possible de se sortir de cet univers néfaste qu’elle décrivait. « On n’est jamais maître de rien Alaric. Il y a toujours un sentiment, un contexte, une personne qui nous oblige à agir différemment de ce que l’on aurait souhaité. » Il avait réplique que c’était faux. Que rien ni personne ne méritait qu’on fasse de mauvais choix et des choix terribles. Mais c’était faux. Lui-même aurait fait l’impossible et l’impensable pour Dan. Sans hésitation. Il ne pouvait pas prétendre le contraire, même s’il aurait bien aimé pouvoir le faire. Juste pour la rassurer et pour la faire relativiser. Car il avait beau se creuser les méninges, il ne parvenait pas à saisir l’horreur dont elle lui parlait.

Que faisait-elle dans la vie ? Scientifique dans une grande succursale pharmaceutique, et donc coupable de rendre accroc des gens à leurs médocs ? Avocate, qui défendait le droit de criminels tous plus sadiques les uns que les autres ? Tueuse à gages ? L’idée le ferait presque sourire. L’Ange de la mort, disait-elle. Se croyait-elle être un mauvais présage pour les gens qu’elle rencontrait ? Il pouvait le comprendre, lui-même se sentait être un aimant à problèmes, et surtout avoir un don inné pour faire fuir le monde qui l’approchait. Il était même étonné lorsque les gens ne s’éloignaient pas. « Stop, stop, stop … » qu’il reprend ses esprits et la contemple, fronçant les sourcils. Quelque chose n’allait pas, clairement, et elle semblait se battre contre de vieux démons, ou pas si vieux peut-être. Quoiqu’il en soit, elle ressentait les choses de manière intense, et cela la faisait paniquer. « Hey, hey, hey, » qu’il dit calmement mais fermement en la rejoignant et en fixant son regard dans le sien. « Jamais je n’aurais dû venir ici. » Sans nul doute, et il l’avait pensé et dit un certain nombres de fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Pourtant, il se sentait légèrement désemparé de l’entendre le dire. Au fond, il ne regrettait pas tant que ça qu’elle ait débarqué. La bonne blague. « Si je me considère comme l’Ange de la Mort comme tu le dis, c’est parce que je le suis. Je suis brisée, coincée et sans liberté. » « Être brisée, coincée et sans liberté ne fait pas de toi un Ange de la Mort, Blondie. L’Ange de la Mort, il tue. Et il tue parce qu’il ne sait rien faire d’autre. Il tue par plaisir. Il tue par sadisme. Et ce que je vois, moi, » ajoute-t-il en lui soulevant le menton pour qu’elle redresse la tête. « C’est loin, très loin d’être quelqu’un de brisé et de coincé. » Encore moins sans liberté, mais cela il le garde pour lui. Il ne cherchait pas spécialement à la rassurer, il n’était jamais bon pour ce genre de choses, mais plutôt à la forcer de voir différemment. Elle avait dû s’habituer à tout ça, de croire qu’elle était le mal incarné, sans personne pour lui prouver le contraire. « Alaric, si je te disais qui j’étais tu appellerais les flics sur le champs ou tu m’abattrais immédiatement. Et crois moi, la dernière option serait me rendre un énorme service là, tout de suite. » Il fronça les sourcils, stupéfait de nouveau par de tels propos. Il recula légèrement mais ne la relâcha pas. Il la contempla un long moment avant de briser le silence qui les entourait. « Bon sang, tu vas me dire de quoi tu veux parler ? Tu bosses pour la mafia ou quoi ? Tu parles comme si tu étais une espionne, ou un agent secret, » qu’il lui dit, à la base pour détendre l’atmosphère, mais clairement elle reste sérieuse. Et il commence à se dire qu’elle est peut-être bien plus qu’il ne l’imagine. « Megara, » qu’il ajoute plus calmement, « je suis un ancien criminel moi-même, et quand on y pense, pas si ancien que ça puisque je suis à la tête d’une organisation criminelle. J’organise des combats illégaux quasiment chaque week-end. Sais-tu ce que je risque si les autorités venaient à l’apprendre ? A me coincer ? Alors crois-moi, je n’appellerais jamais les flics pour qu’ils viennent te récupérer. Et même si parfois l’envie me démange de fermer ton clapet, » qu’il ajoute avec ce qui lui reste d’humour, « je ne suis pas celui qui te tuera parce que tu parles trop pour ne rien dire. »

Sauf que l’heure n’était pas à la plaisanterie.
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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyMar 5 Mar - 17:10

Les souvenirs l’assaillent violemment, elle se revoit encore dans les bras de celui qui la trahie. Elle entend sa voix lui chuchoter que c’était bien fait pour elle, qu’elle n’avait pas à être aussi naïve. Elle se maudissait de l’aimer encore, d’aimer encore le souvenir de cet homme qui n’a pas hésiter à fuir alors qu’elle lui proposait une échappatoire de choix. Elle se bat pour faire éteindre le feu qui rugit, elle se bat pour éteindre les flammes, elle se bat pour se calmer, elle se bat pour faire taire ce qu’elle voudrait n’avoir jamais éveiller. Elle se prend la tête ente les mains, ferme les yeux un instant pour effacer la silhouette d’Alaric qui continue de lui faire face. Celle de Matt vient la hanter derrière la barrière close, elle secoue la tête, rouvre les yeux aussitôt pour revenir à la réalité. Comment en était-elle arrivé là ?
Non elle n’aurait jamais dû venir ici, elle aurait dû garder la froideur dans son cœur, elle aurait dû garder terrer au plus profond de son âme les souvenirs qui l’ont mené à devenir cette tueuse de sang froid utilisée par l’un des hommes les plus cruels de ce monde. Alors comment pourrait-elle se considérer autrement qu’un Ange de la mort comme le dit si bien Ric ? Mais à quoi peut-elle s’attendre quand elle lui rappelle encore qu’elle est privée de sa liberté, tel un oiseau en cage qui ne rêve qu’à s’envoler. Ric ne peut comprendre l’envie qui la consume, l’envie de partir loin et de s’éveiller ailleurs, elle a s’y mal de se voir dans un miroir et de voir les traits de cette femme qui n’hésite pas à ôter des vies. Même lorsque ses doigts viennent effleurer son menton pour tenter de la convaincre une nouvelle fois qu’elle n’est pas si horrible que ce qu’elle prétend, rien, rien ne peut la faire changer d’avis. Ce n’est pas l’avis de cet organiseur de combats illégaux qui va bien pouvoir l’aider à se convaincre elle-même qu’elle n’est pas si horrible. Mais la blonde sait aussi que c’est le premier à en savoir autant sur sa vie, le premier à qui elle se confie.

Alors elle fini par évoquer les flics ou encore lui laisser le choix de la tuer sur le champ. Elle préférerait cette option plutôt que de penser qu’elle tue pour son ex, qu’elle tue parce qu’elle l’aime encore et que, pire à présent, elle ne ressentait presque plus rien à l’idée de prendre encore l’âme de quelqu’un. Alors Alaric semble riposter par de l’humour une tactique qui a dû faire ses preuves dans le passé mais Meg n’est pas dupe et ne se laisse pas aller à lui servir un fin sourire. La tueuse garde cet air sérieux, à se demander si elle doit finir par tout lâcher et avouer, lui dire ce qu’elle est et pourquoi il serait mieux qu’elle meurt immédiatement. Elle trouvait en cet homme la force de parler, de se confier et ce n’était pas une mince affaire. Son regard ne peut dériver du sien, prise dans un conflit intérieur à se demander ce qui serait le plus sage à faire. Ne rien lui dire venait à le protéger en quelque sorte de l’emprise que Gallagher pourrait avoir sur lui s’il venait à apprendre ce que Meg pu laisser entrevoir de ses complots, mais si elle ne prononçait pas le nom de son Diable de patron alors Ric ne saurait qu’une partie, une petite partie, quelque chose de si infime qu’il pourrait encore se trouver dans l’ignorance de qui règne en maître sur la ville, autre que les politiciens véreux.

Alaric tente encore de la convaincre et cette fois il réussit à lui arracher un sourire forcé, il lui fait l’effet d’être un bisounours à côté de ce qu’elle fait. Oui, oui il est bien à la tête d’une organisation criminelle très peu reluisante mais cela ne restait que de simples combats de boxe. Rien de comparable au cartel dans lequel sévit Megara. Au moins sait-elle qu’il n’appellerait pas les flics. C’est déjà un bon point. C’est là qu’elle comprend qu’elle doit lui dire, parce que tant qu’elle ne l’aura pas fait elle se demandera encore et toujours s’il est encore possible pour elle de faire confiance en l’humain. La blonde sent son cœur battre un peu plus fort, les bras croisés sur sa poitrine à écouté les tirades du boxeur. Cela faisait si longtemps qu’elle ne s’était pas sentie nerveuse ! « Tu me rends nerveuse … » Qu’elle murmure en se pinçant les lèvres, ses yeux brillèrent des larmes qui ne coulèrent pas, elle préféra battre rapidement les paupières pour effacer ce nouvel éclat. Il doit savoir. Elle déglutit péniblement, ses doigts vinrent chercher ceux de Ric avec douceur et presque avec peur. « Je vais te montrer. » Qu’elle murmure à nouveau, l’entrainant vers l’extérieur pour rejoindre sa voiture. Le vent vient la frapper sur la blessure de sa lèvre et la coupure saillant sa pommette. Elle l’emmena vers l’arrière de sa voiture, ouvrant alors le coffre de la Prius grise pour en libérer son sac « de sport ».

Elle se tourna alors vers Alaric, tremblante pour la première fois depuis des années, comme si elle était sur le point de se mettre complètement à nue devant un autre, faible et vulnérable. Pourquoi Alaric ? Aucune idée. Elle faisait peut-être fausse route mais … « S’il te plait, crois-moi, je n’ai pas toujours été ça. » Un frisson lui parcourt le dos, l’air dégoûté elle ouvrit le sac pour en libérer le contenu. Son revolver qu’elle aime tant caché à sa cuisse sous une robe patineuse, son couteau, dans son fourreau, qu’elle aime tant dissimuler sous une robe moulante. Des menottes marquent aussi leur présence, car, parfois, il ne faut pas simplement tuer mais aussi récolter l’information nécessaire avant d’égorger. Elle a presque envie de vomir quand elle présente le bidon de javel qu’elle garde précieusement pour nettoyer les lames aiguisées. « Tu comprends pourquoi je veux mourir, Ric ? » Qu’elle se tourne une dernière fois vers lui dans la pénombre. « Il faut me tuer avant qu’il me demande de tuer à nouveau. Je n’ai pas le choix, il me tient, j’ai pas le choix … » Qu’elle répète, sa voix se cassant soudainement. Prise de sentiments de tristesse, de dégoût, de rage, de colère tout à la fois.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptySam 9 Mar - 18:06

Adolescent, il avait rencontré les mauvaises personnes. Dieu savait à quel point il aurait pu mal tourné s’il n’avait pas croisé le chemin de Dan avant que ça ne soit trop tard. Il avait grandi à la dure, même s’il savait au fond de lui-même qu’il n’avait sans doute pas à se plaindre. Il n’avait pas été maltraité par ses familles d’accueil. Aucune ne lui avait fait vivre un véritable enfer sous les coups. La seule chose dont il avait manqué cruellement pendant des années - une bonne partie de sa vie, au moment le plus important - était d’être aimé, choyé, désiré, apprécié. Un semblant d’intérêt. Existé. Une blessure morale, une blessure psychologique qui le poursuivait et le poursuivrait sans doute jusqu’à la tombe - et à ses yeux ça valait toutes les blessures physiques du monde. Ça l’avait amené à faire confiance aux mauvaises personnes. Ça l’avait amené à s’intéresser au mauvaises personnes. Ça l’avait amené à intéresser les mauvaises personnes. Qui se soucierait d’un gamin indésirable, solitaire, livré à lui-même ? Personne, excepté eux. Qui se plierait en quatre pour qu’il ait à manger, un toit sûr, un lit où dormir, un travail qui rapporte ? Personne, excepté eux. Oui, ils lui avaient promis monts et merveilleux, ils avaient trouvé les mots justes pour le faire céder, ils avaient cerné la faille, la faiblesse, et l’avaient exploitée. Au début, ce n’était rien de très recherché, rien de très extravagant, rien de très dangereux. Quelques vols, par-ci, par-là. Quelques porte-feuilles dérobés à l’insu de leurs propriétaires. Puis les soirées qu’on enchaîne, à boire, à boire, à boire, à rire, à rire, à rire, à pleurer, à pleurer, à pleurer, à crier, à crier, à crier, à fumer, à fumer, à fumer. Une dérive, une descente en enfer, lente et sournoise. Et certaine. L’alcool aide tellement à oublier la misère dans laquelle on vit, dans laquelle on patauge. La drogue aide tellement à oublier cette vie pathétique, ce semblant d’existence qui vous fait vous lever chaque matin et vous coucher chaque soir. Petit à petit, il devenait dépendant de l’alcool et de la drogue. Petit à petit, il s’avançait vers la mort. Petit à petit, il grimpait les échelons de la criminalité - et qui sait ce qu’il serait devenu aujourd’hui s’il n’avait pas changé de direction, s’il n’avait pas changé de trajet ? Où serait-il aujourd’hui s’il n’était pas entrer par effraction chez Dan ? Où serait-il aujourd’hui s’il n’avait pas choisi spécifiquement ce garage ?

Dans la tombe.

En taule.

« Tu me rends nerveuse... » Elle était restée si sérieuse quand lui tentait de détendre l’atmosphère par un humour qu’il ne possédait pas. Elle était restée si stoïque. Si froide. Et pourtant si terrifiée. Car elle offrait cette image de femme fatale, cette image pour laquelle tous semblaient tomber dans le panneau, mais lui percevait au-delà de l’image. Lui percevait la femme qu’elle était réellement, ou qu’elle avait été. Lui croyait dur comme fer qu’elle était toujours là, tapie dans l’ombre, à attendre le bon moment pour réapparaître. Lui avait besoin d’y croire. « Tu me rends nerveux... » qu’il lui rend la pareille, plus sérieusement. N’était-ce pas elle qui s’annonçait comme un Ange de la Mort ? N’était-ce pas elle qui gardait son sérieux ? N’était-ce pas elle qui semblait ne plus rien craindre de la vie, ne plus rien en attendre, et - peut-être fatalement - attendre sagement que la Mort ne vienne frapper à sa porte ? « Je vais te montrer. » Elle lui avait pris la main, avec une douceur qui contrastait avec la force de son caractère. Il ignorait où elle l’emmenait, il ignorait s’il devait vraiment la suivre, il ignorait s’il aurait dû l’arrêter parce qu’il se sentait incapable d’en entendre davantage, ou s’il devait la suivre car il désirait plus que tout en apprendre davantage. Il se contenta de la suivre. Elle ne l’emmène pas loin, jusqu’à sa voiture. Elle ne l’emmène pas loin, ouvrant son coffre. Elle ne l’emmène pas loin, sortant son sac de sport. « S’il te plaît, crois-moi, je n’ai pas toujours été ça. » Ça ? Qu’il s’interroge silencieusement, tandis qu’elle ouvre, tandis qu’elle sort, tandis qu’elle se livre. Il ne recule pas. Il ne sursaute pas. Il se contente d’observer chaque mouvement, chaque matériel, chaque arme. Il se contente de froncer les sourcils, légèrement, intrigué, fasciné ou apeuré ? Il ne saurait le dire. A cet instant, il se sent surtout déconnecté. « Tu comprends pourquoi je veux mourir, Ric ? » Non. Non. Non. Non. « Il faut me tuer avant qu’il me demande de tuer à nouveau. Je n’ai pas le choix, il me tient, j’ai pas le choix … »

Il sait qu’il doit réagir. Il sait qu’il doit parler. Il sait qu’il doit bouger. Mais il reste un long moment à observer le sac, les armes et la jeune femme. Il reste un long moment silencieux, nécessaire pour assimiler toutes les informations qu’elle vient de lui donner. Elle ne sanglote pas, mais les larmes coulent sur son visage, il les perçoit. Elle a détourné le regard, comme si elle craignait de lire dans le sien un dégoût et une peur qu’il était supposé ressentir. « Donc, tu es une tueuse à gage. Tu tues pour le compte de quelqu’un, » qu’il exprime enfin les mots qui trottent dans sa tête. Une réalité qu’il se doit d’affronter, une réalité qui, étrangement, ne l’effraie pas mais le surprend tout de même. En effet, il avait été un criminel lui-même, il était un criminel lui-même, mais jamais il n’avait ôté la vie. Jamais il ne l’avait envisagé, bien que d’autres l’aient envisagé pour lui. « Non, Blondie, je ne comprends pas pourquoi tu veux mourir, » qu’il finit par lui dire, la forçant à affronter son regard. Le sien était indomptable, sombre et indéchiffrable. « Et si, tu as le choix. On a toujours le choix. Quoiqu’il arrive, quoique l’on traverse dans la vie, on a toujours le choix. Tu n’as pas à mourir pour lui, » qu’il ajoute plus durement, ses doigts se posant sur son menton pour qu’elle relève la tête et l’affronte de nouveau. « Non, je ne comprends pas que tu veuilles mourir, car ce sont les types comme lui qui devraient payer le prix que tu paies chaque jour, » qu’il dit simplement. C’était Lui qui la payait pour faire le sale boulot - de toute évidence - et c’était lui qui gardait les mains propres. Mais c’était Lui, et uniquement Lui, qui tuait. « Est-ce que c’est une vie que tu as choisi ? Qui te convient ? Clairement, ce n’est pas le cas. Tu n’es pas une meurtrière, Blondie. Tu es une victime, » qu’il ajoute simplement en entourant son visage de ses mains dans un geste qui se veut rassurant, mais qui se trouve être trop intime, même pour lui. « C’est donc pour ça que tu te tues à petit feu. Pour te punir, » qu’il comprend un peu mieux le comportement de la jeune femme - mais qui le révolte également.

A cet instant, il se le promet. Terminé la punition.

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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric EmptyLun 11 Mar - 21:38

Elle était si nerveuse en exprimant enfin sa pensée. Elle aurait presque pu sentir le bout de ses doigts trembler sous sa poigne qui se fit si douce pour prendre la main de Ric et le mener jusqu’à sa voiture. Elle meurt de peur mais elle en mourrait que de lui avouer sur l’instant. Elle préfère se murer dans son silence jusqu’à ce qu’ils arrivent devant le coffre où elle en dévoile un contenu qui serait digne des plus grands films d’horreurs. Elle contient avec grand peine la colère mêlée à la rage qui tente de faire une nouvelle fois surface, se mélangeant à cette profonde tristesse qui l’habite dès que la souvenir de Matt revient. Son cœur en meurt, voilà pourquoi se figer dans le silence et dans la neutralité pour tout ce qu’elle a fait lui a été vital. Autant pour exécuter les ordres que pour rester en vie face à cet abandon qui l’a complètement dévastée. Bon sang, elle avait tué par amour de cet homme qui l’avait pourtant laissé derrière lui dès que l’occasion s’était présentée. La blonde avait été forte, la tueuse encore plus, la femme, elle, s’effondrait face à tant d’hypocrisie venant de sa propre personne. Loin de tout ce qui pouvait lui faire ressentir le moindre soupçon d’amour, jusqu’à effacer le violon de sa vie pour que la musique ne la face pas revenir dans ce bar à Londres où elle avait joué, encore et encore, jusqu’à ce qu’il débarque dans sa vie. Jusqu’à ce qu’elle lâche absolument tout pour le suivre en traversant l’océan, vivre dans un autre pays pour son travail … Putain son travail. Si elle avait su.
Son cœur bat fort tandis qu’elle ouvre le sac, elle se sent presque sur le point d’abandonner mais elle le fait tout de même. Et à présent elle espère de tout cœur qu’il comprenne pourquoi elle est folle, pourquoi elle n’a plus rien à perdre même si toutes les pièces de l’histoire ne sont pas présentes dans cette voiture, que seul ses mots peuvent faire la lumière sur ce qu’elle traverser depuis trop longtemps. La tueuse lui permet de rester maître de ses mouvements mais la femme derrière pleure et les larmes coulent doucement sur ses joues sans qu’elle ne s’en aperçoive directement. Discrètement. Elle n’ose pas le regarder car il garde le silence, elle n’ose pas le regarder car elle croit qu’il prend sa décision, va-t-il lu rendre ce service ? Va-t-il lui permettre de tout arrêter, là, maintenant ?

Non. Alors qu’il tire ses conclusions, qu’il comprend, elle le sait au plus profond d’elle même qu’il ne sera pas la dernière personne qu’elle verra ici bas. Elle hoche simplement la tête pour lui confirmer ses pensées, oui elle était une tueuse à gage. L’entendre tout haut la fit frémir, on s’imagine souvent des mecs sortis de prison, des gens peu fréquentables alors qu’elle est issue d’une aristocratie anglaise et dont on ne soupçonne pas sa force physique comme mentale. Mais alors qu’elle continue de fuir, il l’oblige à affronter son regard. Elle fronce les sourcils, comment ne pouvait-il pas comprendre son envie d’en terminer maintenant ? Et puis, il continue avec son histoire de choix. Ses doigts vinrent se fermer autour de son visage, l’obligeant à faire face et ne pas fuir, encore. Et il l’étonne. Elle ne s’attendait pas à ce genre de réponse et cela doit se lire sur son visage, enfin s’autorisait-elle à ne pas porter le masque neutre et distant qu’elle prend chaque jour. Enfin pouvait-elle se laisser à des émotions, des sentiments, chose qu’elle n’a retrouver qu’en se battant, qu’en frappant avec Alaric. Mais il ne possédait pas tous les éléments. « Ric … » Qu’elle veut intervenir mais il continue, geste trop proche, geste trop intime, geste trop familier aussi. Mais alors qu’elle veut se détacher de la prise du boxeur elle n’en fit rien. Pouvait-t-elle réellement se considérer comme une victime ? Non. Non car elle s’est proposée pour sauver la peau de son ex. Ses lèvres se pincent, ses doigts se posèrent par dessus ceux de Ric. Il devait tout savoir. Tout. « C’était un choix, un choix de pleine conscience. » Qu’elle murmure alors qu’elle se sent alors incapable d’affronter un instant de plus les yeux d’Alaric. Une boule de forme dans son ventre mais elle ne bouge pas, elle est juste incapable de l’affronter, elle, elle qui craint un simple regard … « J’étais fiancée. J’étais heureuse aussi … Je l’ai suivi ici pour son soit disant boulot, j’ai fini par comprendre ce qu’il faisait et comment. Il bossait pour lui … Il lui a volé une somme d’argent énorme et le menaçait de mort s’il ne pouvait pas le rembourser dans la seconde. Alors je me suis proposée. » Une larme solitaire vient encore rouler sur sa joue alors qu’elle se souvient que trop bien ce qu’elle a dû faire pour l’être aimé. Son cœur bat, il a mal, terriblement mal. « Je savais manier les armes, je savais me battre … J’ai jouer la carte de la tueuse. Je devais rembourser sa dette petit à petit en tuant ceux qu’il voulait … En échange, il laissait vivre Matt. » Une force étrange vient à la faire trembler légèrement, le pouvoir des révélations très certainement. Surtout qu’il est le premier depuis tout ce temps à pouvoir connaître son histoire. « Sauf que Matt s’est tiré. Il m’a laissé seule face à cette dette à rembourser. Et le pire … Le pire c’est que j’ai continué parce que j’avais peur qu’il ne finisse mort, parce que malgré tout ce temps je l’ai encore aimé ! » Ses yeux percutèrent ceux de Ric, de nouveau ce mélange de rage, de colère, de tristesse s’y retrouvent. « Je n’ai jamais arrêté parce que je l’ai toujours aimé. J’ai tué parce que je l’aimais, alors qu’il est parti dès qu’il a su que j’étais là pour lui sauver la peau. Et j’ai fini par enfouir tout ce que je ressentais pour continuer à le faire, pour oublier. » Pour oublier. Si seulement elle pouvait effacer d’un revers de la main tout ce qu’elle a pu faire depuis que sa route la conduite dans les bras de Matt. Cet homme qui a fini par l’arracher à tout ce qui lui tenait à cœur, en particulier sa famille, Matthew, June, Ellana … Son père. Elle n’avait plus donner de nouvelles depuis les premiers meurtres de peur de les impliquer de trop près de cette histoire.

Ses doigts serrent plus fort les mains de Ric autour de son visage. « Je n’ai pas le choix, tu vois. Car d’une manière ou d’une autre des gens meurent. »
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