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 Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric

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Megara Rosebury
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MessageSujet: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Lun 30 Juil - 18:23

Ce qui est parfois agréable en parcourant les bas fonds de l’humanité et ses personnages aussi surprenant que stupides c’est qu’on peut y faire des découvertes surprenantes. « Pousse toi, connasse ! » Elle souffla, une fois, un soupir audible exprimant son exaspération. « Dégage idiot. » Répond la blonde fermement mais avec politesse, traçant sa route sans rien dire, elle avait continué son chemin alors que l’idiot derrière elle la rattrapa, suivit de ses amis. Bien entendu, un lâche ne se déplace jamais seul. « T’as dit quoi là ?! » Il lui posa une main sur l’épaule pour arrêter sa course, Meg s’arrêta, poussa un deuxième long soupir prouvant une nouvelle fois son exaspération face à cet homme se croyant une nouvelle fois supérieur à tout le monde une fois qu’il avait bu un coup de trop. « Le lever de coude n’est pas un sport reconnu, tu ferais mieux de rentrer chez ta mère. » Dit-elle avec froideur, sans se dégager de la poigne de l’homme. Elle n’aurait aucune peine à se mouvoir si le besoin s’en faisait ressentir. Le poing de l’homme se leva, s’abaissa suite aux protestations d’un de ses amis. « T’es con ou quoi ?! Allez viens, on va voir les combats, on s’en fou d’elle ! » Des combats ? Meg tiqua, s’intéressa, tout en restant silencieuse face à eux. « Elle n’avait pas à parler mal de moi cette pute ! » Typiquement masculin, comme s’il venait de perdre ses couilles alors qu’il n’en avait jamais eu avant. La tueuse ricana en les toisant de haut ce qui énerva de plus belle le brun face à elle, elle esquiva facilement le coup tout en se dégageant sans peine de la poigne qui l’enfermait quelques secondes plus tôt. Le poing de l’homme se perdit dans le vide alors qu’il perdait l’équilibre, la blonde se trouvant juste à côté de lui, sa main encerclant sa gorge de manière à le bloquer totalement du moindre mouvement. « Tu as parler de combat me semble-t-il, et si nous allions régler nos comptes ? » Dit-elle de cette froideur habituelle dont elle fait preuve en détachant chaque mot. « On n’a jamais parlé de combat, t’es trop conne ! » Réplique l’un de ses amis, visiblement inquiet d’avoir informé une inconnue de ce genre d’événement en ville. Elle referma un peu plus sa prise sur l’homme, celui-ci s’agaçant visiblement de ne pas pouvoir se dégager. « Vous allez me montrer où ils ont lieu et nous irons régler nos comptes là-bas. » Affirme-t-elle, relâchant le brun qu’elle tenait qui la dévisagea un instant avec haine. « N’est-ce pas ? » Continue-t-elle en s’impatientant. Les hommes acquiescèrent, et ils firent le peu de chemin restant à pied.

Le lieu était un garage, quelques voitures trainaient par-ci et par-là prouvant qu’il y avait tout de même une activité légale avant de lancer les combats du soir. La blonde se demanda comment n’avait-elle pas été au courant plus tôt de ce genre d’endroit, les hommes de Gallagher n’osent donc pas trainer dans d’autres affaires plus louches encore que les leurs ? Cela amusa la jeune femme qui se fraya un passage dans le petit monde qui commençait à s’attrouper, elle attrapa l’homme qui l’avait provoqué plus tôt par le col pour le ramener vers elle. « Trouve moi l’organisateur, dit lui que nous avons des choses à régler. » Dit-elle avec le sourire, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’une gamine venant de voir le Père Noël en chair et en os. Elle venait d’enfin trouver son défouloir, un véritable endroit où elle pourrait passer inaperçue sans devoir donner son nom et frapper, frapper et encore frapper sans se soucier d’être reconnue par des flics ou autre compagnie moins agréables. « Il est juste devant toi, pétasse. » Répondit le crétin qui est sur le point de se prendre la raclée de sa vie par une femme. « Alaric ! » Crie-t-il en direction du fameux organisateur de l’endroit. Une fois qu’il eut capter son attention, les yeux de Megara ne quittèrent plus ce fameux organisateur. Elle l’avait imaginé couvert de cicatrice, de blessure en tout genre, elle s’était fait le parfait stéréotype de l’homme capable d’ouvrir ce genre d’endroit dans ses pensées et elle fut étonnée. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors que son agresseur s’exclame aussitôt : « Elle est complètement folle elle veut se battre avec moi, mais tu le sais, je ne frappe pas les femmes ! » Un sourire carnassier s’afficha sur son visage alors qu’il reportait les yeux sur les courbes de la blonde, celle-ci s’approcha des deux hommes en les détaillant tour à tour. « Chéri, c’est dommage, car j’adore réduire des hommes de ta sorte en bouillie. » La froideur qu’elle mit de nouveau dans sa voix le fit déchanter légèrement avant de reprendre sa posture d’homme stupide et viril tout en la toisant hautainement. Megara aurait prit le temps de le ramener sur terre si elle n’était pas occupée à fixer l’organisateur, cet Alaric, si son prénom était bien le bon. « Je veux participer, je peux même les laisser parier sur moi, croit moi, tu peux gagner un paquet de fric pour le spectacle. » Elle n’avait aucune idée de comment les affaires tournaient ici ni comment cette histoire de pari fonctionne mais elle était certaine de ce qu’elle voulait et de ce qu’elle allait faire : faire de ce lieu son nouveau passe temps favoris. « Alaric, c’est ça ? Si tu vois comme moi que ce mec est un ahuri avec un problème d’infériorité alors laisse moi une chance de lui clouer le bec et de te prouver ce que je t’ai dit. »
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Lun 6 Aoû - 21:39

Il n’y avait rien de mieux – du moins tentait-il de le penser très fort – que de se plonger la tête dans les affaires pour tout oublier. Rien de mieux que la boxe pour tout oublier. Rien de mieux que les coups pour tout oublier. Rien de mieux que le sang pour tout oublier. Et il avait beaucoup, beaucoup, à oublier. Si ces derniers mois les soirées sanglantes avaient diminué – voire avaient même failli disparaitre – il avait rattrapé le temps perdu en un temps record depuis quelques semaines. Peut-être prenait-il des risques, peut-être était-il inconscient, mais chaque soir et chaque combat l’amenaient petit à petit à la guérison. Chaque soir, chaque combat lui permettait de ne plus penser à la douleur, à la souffrance qui ne le quittait plus depuis que Dan était décédé. Il avait cumulé les déceptions ces dernières semaines – des déceptions qu’il avait évité pendant des années, qu’il avait redouté pendant si longtemps et qui lui explosaient à la figure sans crier gare. Son père était mort, le seul être à ne l’avoir jamais déçu, jamais abandonné, jamais critiqué, jamais jugé, jamais détesté. Et la femme qu’il aurait pu aimer, ardemment et infiniment, avait quitté sa vie aussi brutalement qu’elle y était entrée. Sans oublier le retour déstabilisant et dévastateur de Lou Morland, la femme qu’il avait follement aimée pour follement la haïr. Trop d’émotions d’un coup, trop d’émotions pour un seul homme, et surtout trop d’émotions pour un homme comme Alaric. Il avait ressenti le besoin d’évacuer comme jamais auparavant – et il n’y avait que la boxe qui lui offrait cette opportunité, cette libération, cette paix intérieure dont il avait indéniablement besoin. Comme de l’air qu’il respirait. « Alaric ! » Il était sans nul doute celui que chaque personne ici présente connaissait. Tout simplement parce qu’il organisait ces combats illégaux depuis plus de dix ans. Tout simplement aussi car aucune de ces personnes n’aurait pu entrer sans qu’il l’accepte. Qui dit combats illégaux dit risques considérables. N’avait-il pas eu la visite des flics plus qu’il ne saurait le dire ? N’avait-il pas eu la visite d’Alex Regan, agent du FBI, qui l’avait fait chanter pour obtenir de lui ce qu’elle voulait ? S’il avait nié aussi farouchement que possible aux premiers flics lambda qu’il avait croisés dans sa vie, il n’avait pas su mentir à la jeune femme. Il avait appris à lui faire confiance, et il avait appris à la respecter aussi assurément qu’il l’appréciait. Un comble pour lui qui méprisait l’autorité sous toutes ses formes. Tout comme il méprisait ceux qui se battaient sans honneur et sans principe. En apercevant David – un régulier dont il se passerait bien – il se dit que la soirée ne serait pas forcément foutue s’il avait l’occasion d’affronter ce dernier. Cela faisait un moment que ses poings le démangeaient de cogner cette crapule. David faisait partie de ces personnes qui s’imaginaient être « quelqu’un » sous prétexte qu’il connaissait Ric depuis des années. Aussi pensait-il à tort qu’il pouvait bénéficier de tout traitement de faveur possible et inimaginable. Mais Alaric n’était pas un idiot – et ceux qui le pensaient le pensaient à leurs risques et périls. Parce qu’il lui fallait être un « hôte » digne de ce nom et de sa réputation, il ne détourna pas le regard et s’approcha de son interlocuteur. S’il aperçut la jeune femme qui l’accompagnait, il n’en montra rien. « Elle est complètement folle elle veut se battre avec moi, mais tu le sais, je ne frappe pas les femmes ! » qu’il ose narguer et se vanter sans gêne. S’il serre les poings et la mâchoire, Alaric camoufle plutôt bien ses émotions tortueuses et sanglantes. Et cette fois, ses yeux se posent sur la jeune femme.

Fatale. C’est le mot qui lui vient à l’esprit en croisant ce regard vif. Létale. Cette femme n’était pas une femme comme les autres. David étant bâti comme un gorille, il fallait soit être folle pour le provoquer, soit être une habituée du corps à corps violent. David était un homme qui se fichait pas mal du « qui lui faisait face ». Et contrairement à ce qu’il avait prétendu, il n’aurait aucun problème à lever la main sur une femme. Un homme sans scrupule, un homme sans sentiment, un homme sans âme – un enfoiré de première que Ric aurait souhaité voir disparaitre à tout jamais de son garage. Mais qui était-il pour virer l’un des combattants les plus respectés et les plus craints de son univers ? David était aussi apprécié que détesté par ce monde qui les entourait, et en cela Ric ne pouvait le renvoyer comme il le désirait. Sans compter qu’il lui rapportait gros – et que Ric était un homme d’affaires. Quant à la jolie blonde au regard et sourire carnassiers, il ne savait absolument pas à quoi s’attendre. Elle renvoyait cette image typique d’une femme superbe qui avait parfaitement conscience de sa beauté et qui savait en user – et elle offrait avec facilité cette illusion d’être l’écervelée de service qui allait prendre une sacrée raclée. Pourtant, Alaric n’y croyait pas une seconde. S’il ne parvenait pas à la cerner, son instinct lui signalait qu’elle était tout sauf cette image qu’elle renvoyait. Et cela l’intriguait bien plus que la possible lutte qu’elle réclamait avec le champion notoire du soir. « Je veux participer, je peux même les laisser parier sur moi, crois-moi, tu peux gagner un paquet de fric pour le spectacle. » Sa voix était aussi fatale et létale que sa beauté, et il se contenta de l’observer longuement avant de lui répondre. Il ne doutait pas un instant que le spectacle vaudrait le coup d’œil. Il doutait cependant encore un peu le danger qu’elle encourait s’il osait accepter ce combat mixte – et illégal de surcroît. « Alaric, c’est ça ? » et il acquiesce, attentif. « Si tu vois comme moi que ce mec est un ahuri avec un problème d’infériorité alors laisse-moi une chance de lui clouer le bec et de te prouver ce que je t’ai dit. » Pour la première fois depuis des semaines, un vrai sourire fend son visage, même s’il reste léger et énigmatique. « C’est la première fois que je vous vois ici, » qu’il choisit de répondre alors. « Ce qui me pousse à penser que c’est votre rencontre mémorable avec cet ahuri en mal d’infériorité, qui vous a guidé jusqu’ici, » qu’il enchaine dans le brouhaha qui les entoure tandis qu’un combat avait lieu dans « l’arène » qu’il avait aménagé. Ici, il s’agissait de combats illégaux, certes, mais il n’acceptait jamais aucun combat sans honneur et sans amour pour la boxe. Il se plante devant elle aussi intensément qu’il plante son regard dans le sien. « On n’entre pas ici comme dans un moulin, et surtout pas sans que je sois au courant, » qu’il lui fait savoir, plus pour l’informer de la réalité de la situation que pour la menacer. Ils n’en sont plus là. « Mais si vous me prouver être capable de le mettre à terre, » qu’il ajoute en désignant de la tête David un peu plus loin, qui les observait attentivement, « vous n’aurez plus jamais besoin de mon autorisation pour quoi que ce soit, » qu’il conclut sans la lâcher du regard. Etait-il fou ? Avait-il perdu la raison ? Envoyer cette femme dans l’arène face à un homme tel que David était suicidaire. Pire, il risquait de l’envoyer à l’abattoir. Car l’autre n’espérait qu’une chose : la cogner. Pourtant, pourtant c’est le triomphe assuré qu’il lit dans ce regard abîmé.
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Megara Rosebury
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Mar 7 Aoû - 17:50

Homme typique et pourtant elle cassa tous ses principes en le suppliant presque de l’envoyer se battre. Parce qu’elle en crevait d’envie, parce qu’elle ne savait plus faire que ça pour elle. La créativité s’estompe avec le sang qu’elle fait couler et son violon n’est désormais plus l’échappatoire qu’elle attendait chaque soir. Désormais muet, le violon prenait la poussière tout comme les sentiments de la blonde. Elle les avait cru mort, terrés dans un recoin de son esprit, elle n’avait plus autant exprimer d’envie à faire quelque chose qu’aujourd’hui. Ses paroles étaient prononcées dans un but précis, le fameux Alaric ne pouvait pas faire semblant de l’entendre. Oui, elle avait bien l’air frêle sous le regard curieux de cet homme, elle avait l’air de ces simples femmes qui se surestime bien trop et qui se joue de leur physique pour obtenir ce qu’elles veulent. Elle se cache sous ses courbes féminines pour endormir l’ennemi, la blonde. Et lorsqu’un sourire éclaire le visage de son interlocuteur, elle se sent presque euphorique, comme une gamine venant de recevoir son cadeau de Noël en avance. Megara reprend pourtant rapidement son sérieux pour l’écouter, son sourire revenant peu à peu, carnassier, ravageur, plein d’assurance. « J’essayerais de ne pas trop le faire gémir. » Répond-elle du tac au tac, lançant un clin d’œil à son interlocuteur avant de tourner son regard vers le l’ahuri en question. Elle passa à côté de lui en le dévisageant de haut en bas, son sourire toujours aux lèvres. « Tu vas adorer. » Sourire en coin, roulant des hanches sous le regard des hommes qui s’étaient intéressés à la scène près d’eux, sous ces regards curieux qui se demandèrent qui était le malade qui laissait monter Megara sur l’arène, qui la laissait combattre contre l’un des meilleurs éléments de l’endroit, contre quelqu’un qui avait déjà fait ses preuves depuis longtemps … Elle revient tout de même vers Alaric, plantant ses yeux bleus dans les siens, pliant sa jambe derrière elle pour saisir le premier escarpin qu’elle portait, saisissant ensuite le deuxième avec un léger sourire. « Tu me les gardes ? Tu sembles le seul cohérent du coin. Et ils m’ont coûter trop cher que pour les abîmer. » Dit-elle en plaisantant, lui laissant ses chaussures avant de se diriger de nouveau vers l’arène, souriant pleinement d’un sourire réel. Plus que prête à démontrer que la sous-estimer était une très grande erreur.

Le dernier combat perdait du souffle, Meg n’en perdait pas une miette : deux hommes se livraient une bataille sans merci, utilisant bien trop leur force à son goût, comme s’ils ne connaissaient rien d’autre que leur force, leurs muscles et la puissance qu’ils procurent. Elle savait qu’elle n’aurait jamais autant de force pour rivaliser de cette manière avec toute personne présente dans cette pièce, elle misait sur sa rapidité, sur sa souplesse, sa fluidité dans ses mouvements et la précision de ses coups pour mener à bien la danse qu’elle aller mener. Le combat se termina, elle croisa le regard d’Alaric, l’organisateur, avec un dernier sourire à son attention elle se hissa en piste. Beaucoup se turent lorsqu’ils la virent, elle en aurait hurlé de rire si la situation n’était pas aussi sérieuse. Elle était sous tous les regards cette fois et elle faillit déchanter. Trop de monde, trop de curieux, trop … Elle fronça les sourcils, distraite par le monde, par la foule, par le brouhaha qui fini par régner en maître autour d’elle et de l’autre combattant. Elle prit une première respiration en tournant les yeux vers son concurrent, une deuxième alors que le silence se fit dans sa tête, une troisième lorsque la cloche retentit et que son assaillant se lance sur elle.

Premier coup. Dans la mâchoire. Elle n’avait pas su l’éviter en pensant que son attaquant était plus lourd que ce qu’elle pensait et que sa course ne serait pas assez rapide. Beaucoup se mirent à rire d’elle lorsqu’elle se retrouva sur le sol à essuyer un filet de sang coulant le long de son menton. La rage la prit au ventre, elle se releva avant que la fin ne soit prononcée, le coup avait été fort elle ne pouvait pas en dire le contraire mais elle se savait plus forte, plus intelligence, plus … fatale. Une fois debout, elle ramena ses poings devant elle, cracha la salive mélangée au sang dans sa bouche mais ses yeux n’exprimaient que fureur et colère. Son attaquant ne l’avait pas remarqué, elle en profita aussitôt, elle fondit sur lui, frappant sur la droite, sur la gauche, alternant avec rapidité pour le fatigué, faisant en sorte qu’il se retranche. Elle acheva de la sorte, elle était partout, tout le temps, sans cesse, elle ne se défendait jamais et attaquait. Elle manque pourtant visiblement d’entrainement, d’endurance et espère de toutes ses forces pour que l’autre finisse par rester sur le sol le temps imposé. Ce qui finit par arriver, au bout de longues, très longues minutes dont elle n’avait pas pas tenu le compte. Combien ? Elle n’en sait rien. Elle avait la lèvre ouverte, la pommette légèrement coupée et le tout allait très rapidement se remarquer sous un bleu violacé. Mais elle s’en foutait. On proclamait sa victoire tandis que son adversaire l’avait mauvaise, très mauvaise. Il se releva mais lorsqu’il fut totalement debout, la blonde n’était plus dans l’arène, elle s’était glisser à nouveau dans la foule. Profitant de l’effet qu’elle venait de faire pour retrouver Alaric, celui qu’elle n’avait pas quitté des yeux pour l’impressionner, pour pouvoir continuer et rester.

« J’espère avoir été à la hauteur. » Dit-elle en arrivant vers lui. « Je vais prendre l’air. » Enchaine-t-elle en récupérant ses chaussures et les remettant à ses pieds, sortant ensuite de l’endroit qu’elle trouvait soudainement bondé.

Une fois dehors, l’air frais la frappe de plein fouet. Elle peine à respirer les premières secondes. L’humain, principalement l’homme, continuait de la dégoûter comme au jour de sa rupture.

Clope aux lèvres, geste qu’elle avait fuit depuis quelques semaines, elle reprit rapidement les habitudes de la fumeuse. Un léger sourire flotta sur ses lèvres lorsqu’elle vit le patron des lieux sortir à son tour. « L’autre à péter les plombs et exige une vengeance, je suppose ? » Demande-t-elle, amusée. Il est certain que ce David n’a certainement pas du apprécier sa défaite et au vu du bruit régnant à l’intérieur lorsqu’elle est sortie, elle ne doutait pas de cette théorie. « Parce qu’il n’en aura pas, je risque de l’abîmer un peu trop. » Rie-t-elle silencieusement, soufflant la fumée dans l’air, lui piquant au passage la plaie de sa lèvre. « Tu risques de me voir souvent ici, maintenant que j’ai un laissé passer pour quoi que ce soit. » Elle hausse un sourcil en sa direction, écrasant son mégot sur le sol de la pointe de l’escarpin.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   Dim 12 Aoû - 18:05


Depuis le temps qu’il organisait ces combats illégaux, il en avait vu un sacré nombre se battre. Il en avait lui-même combattu un certain nombre. Depuis le temps qu’il était patron de ce garage, légué par le seul être au monde à ne jamais l’avoir déçu, il en avait vu des âmes brisées. Des hommes. Des femmes. Parfois des gamins à peine entrés dans la vie adulte. Mais qui était-il pour juger, lui qui n’était qu’un gosse à ses premiers coups de poings ? Il n’était personne pour juger quiconque ayant le besoin vital de frapper. Quelque chose ou quelqu’un. Il en avait vu des femmes se battre sur le ring. Des boxeuses professionnelles autant que des femmes éprouvant le besoin de soulager une frustration dans son Arène. Certaines combattaient pour le sport, d’autres combattaient pour la rage. Les combats mixtes, Alaric ne les autorisait quasiment jamais – sauf exception. Certaines femmes en étaient offusquées, voire outrées, qu’il puisse imaginer qu’elles ne sauraient se défendre face à un homme. La vérité était toute autre, il ne doutait pas un instant qu’elles étaient aptes à se défendre. Principalement car beaucoup d’hommes ici présents n’oseraient jamais lever la main sur une femme – pas même pour le sport. Un combat entre un homme et une femme ne pouvait donc être « équitable ». Mais ce soir, ce soir il s’agissait de David. Ce soir, ce soir il s’agissait du champion de l’arène. Ce soir, ce soir il s’agissait d’une femme qu’il ne connaissait pas mais dont le regard transperçait tout ce qu’elle regardait. Peut-être était-il idiot. Peut-être était-il fou. Mais il avait envie de croire au possible, envie de croire que cette rage qu’il percevait dans ses yeux, et non pas dans sa voix car elle la maîtrisait parfaitement, allait faire la différence. Il avait envie de voir ce qu’elle était capable de faire, capable de donner. Car même si elle souriait et narguait, il sentait et percevait aisément la férocité de la jeune femme. Qui était-elle ? Que valait-elle ? Il le saurait. « J’essaierai de ne pas trop le faire gémir, » qu’elle promet, sûre d’elle et sûre de son pouvoir. Mais Ric se méfiait, car beaucoup s’imaginaient imbattables et invincibles avant de rencontrer plus fort qu’eux. Or, David était un gagnant. Et ne reculerait pas devant un beau visage – au contraire. « Tu vas adorer… » qu’elle ose pousser le bouchon et la provocation plus loin, ce qui fait crisper les mâchoires du champion. « Tu la laisses me défier ? Vraiment ? » que David lui demande, les poings serrés. « Tu n’as jamais reculé devant un défi, » qu’il lui répond simplement. « Aurais-tu des remords à l’idée de frapper une femme, David ? » sachant pertinemment qu’il n’en était rien. « Ou aurais-tu peur qu’elle puisse gagner ? » qu’il joue avec ses nerfs, lui aussi. Possible erreur, puisqu’il ne serait pas celui qui le mettrait KO ce soir. Y parviendrait-elle ? Diable, il espérait que oui. Sans quoi, il était bon pour l’amener à l’Hôpital et il n’était pas certain que les flics ne lui tomberaient pas dessus cette fois. La dernière fois qu’il avait emmené une femme aux urgences, on l’avait accusé de l’avoir battue. S’il osait ramener une autre femme esquintée, il était bon pour une enquête.

Une chose était sûre, elle était déterminée et n’y allait pas par quatre chemins. A peine le combat précédent terminé, la voilà qui grimpe et qui attend impatiemment son adversaire. Tant d’énergie, tant d’impatience, tant de colère, tant de violence. La jeune femme lui rappelle sa propre impatience, sa propre rage, sa propre violence. Sauf que lui a appris, au fil du temps, à les canaliser. A les dompter. Il savait mieux que quiconque à quel point l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait pouvait être fatal. Preuve étant qu’à peine la sonnerie annonce le début du combat, elle reçoit le premier coup. Alaric serre les mâchoires, doutant pour le coup d’avoir pris la bonne décision. Cela ne serait pas sa première erreur. « T’es pas un peu dingue ? » qu’on lui demande. « Une femme, contre le champion ? Tu as perdu la tête ? » qu’on l’accuse. « Il va n’en faire qu’une bouchée, » qu’on lui fait savoir. « Moi, je parie sur elle. Elle est jeune, elle a la rage, elle a la haine, elle fonce sans réfléchir, sans rien n’avoir à perdre. Alors que lui a tout à prouver, » qu’il entend. David est trop confiant. David n’est pas suffisamment attentif. Ce premier coup lui donne de l’assurance, tandis qu’elle saigne, tandis qu’elle crache, tandis qu’elle est au sol quand lui est debout. Mais Alaric la voit se redresser, et ce n’est plus un jeu. Elle a l’avantage de la surprise et de la rapidité. Elle a l’avantage d’une colère sans nom. Qui la force à frapper, frapper, frapper, sans respirer, sans réfléchir, se moquant des coups qu’elle peut recevoir en retour face à un boxeur entraîné. Mais David est bien trop surpris et choqué pour rétorquer immédiatement. Il encaisse. Il ne peut qu’encaisser. Les coups jaillissent, et c’est une furie qui cogne, une furie qui crie sa rage. Ce n’est pas une boxeuse. Ce n’est pas une combattante. C’est une folle. Complètement folle. Et Alaric est aussi fasciné qu’il est choqué. Il voulait voir, il voyait. Et il voyait le champion invaincu depuis des années, être mis KO par une femme inexpérimentée. C’est la folie autour d’eux lorsque, au bout de plusieurs minutes, on prononce la victoire de la jeune femme. David lance des éclairs, haineux. Il respire mal, mais il est parfaitement alerte. La jeune femme ne profite pas de sa victoire, et redescend presque immédiatement de l’Arène pour le rejoindre, le tout avec une légèreté et une grâce que seule une femme de sa trempe pouvait avoir. « J’espère avoir été à la hauteur, » qu’elle murmure d’une voix rauque sans le quitter du regard. « Puisque tu as gagné, en effet, » qu’il lui dit yeux dans les yeux, tandis qu’elle récupère ses chaussures qu’il n’avait même pas remarqué tenir entre ses mains, avant de dire : « Je vais prendre l’air. »

Une boule de feu, une boule de nerfs. Savait-elle rester en place ? Et parce qu’il connaissait l’effet de l’adrénaline pour en avoir fait les frais un nombre incalculable de fois, il choisit de la suivre. Non pas pour la féliciter, non pas pour la retenir, mais bien pour s’assurer qu’elle allait aussi bien qu’elle prétendait l’être. L’air frais lui fait un bien fou après des heures passées au sous-sol. « L’autre a pété les plombs et exige une vengeance, je suppose ? » qu’elle lui demande sans même se retourner, sans même être certaine que c’était lui, et non pas une âme vengeresse venue régler des comptes. « Parce qu’il n’en aura pas. Je risque de l’abîmer un peu trop, » qu’elle joue du sarcasme et de l’humour comme elle combat. Il ne le dit pas, mais il ne laisserait même pas une chance à David de venir trouver la jeune femme. Elle semble amusée, et cela l’intrigue autant que cela l’irrite. « Tu risques de me voir souvent ici, maintenant que j’ai un laisser-passer pour quoi que ce soit, » qu’elle ajoute en le regardant, soufflant sa dernière fumée avant d’écraser son mégot avec une aisance presque irréelle après ce qu’elle venait d’accomplir. Il l’observe un long moment avant de soupirer et de se pincer l’arête du nez. « Je ne sais pas si tu es totalement folle ou juste inconsciente, mais tu réalises que tu es montée sur ce ring sans savoir ce que tu faisais ? Pour te battre contre un homme qui savait parfaitement ce qu’il faisait ? Tu réalises que tu as eu de la chance, non ? » qu’il lui dit plus qu’il ne lui demande. Histoire qu’elle comprenne dans quel danger elle s’était fourrée, et dans quelle merde elle aurait pu le mettre, lui aussi. « C’est un jeu pour toi ? » qu’il finit par demander en étant incapable de rester inactif, faisant les cent pas. « Tu aurais pu y rester, » qu’il lui fait peur exprès. « Est-ce que t’avais déjà combattu avant ? » qu’il enchaine. Il ne crie pas, il ne hurle pas, il se canalise comme il a appris en apprenant à boxer. « J’ai lu dans ton regard, j’ai lu la rage, j’ai lu l’assurance, j’ai lu la confiance en toi… mais en fait, tu fonces sans réfléchir, advienne que pourra, n’est-ce pas ? » qu’il demande plus fermement. Animé par une rage soudaine, à l’idée qu’elle puisse considérer sa vie, et la vie en générale, sans aucune importance.


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MessageSujet: Re: Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric   

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Where the runaways are running the night, impossible comes true, it's taking over you ♚ Alaric
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