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 Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon

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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Mar 7 Aoû - 21:39

Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière.
Caroline ∞ Jean-Neige
J'ai passé mon après-midi avec mon pote Texas, et je dois avouer que cela m'a fait du bien. Je pense que c'était aussi important parce que je voulais cracher ma haine sur l'homme qui veut du mal à la femme que j'aime. Ouais, cette haine ne part jamais vraiment, mais je sais que Caroline n'a pas besoin que je m'énerve ce soir, pas alors que je viens de sortir de prison et que je vais la retrouver. Disons qu'il a été ma thérapie (et puis j'ai été super heureux de le revoir parce que ca faisait un bail mine de rien.), mais je dois avouer que toute la journée j'ai attendu ce moment. J'ai réfléchi avec lui à une façon de lui faire peur sans pour autant que je finisse sincèrement en taule. On n'a pas vraiment trouvé de solution, ce connard est bien trop puissant pour qu'on puisse s'attaquer à lui avec nos muscles, il faut utiliser notre cerveau et j'en ai pas spécialement l'habitude.
Dans mes affaires il y avait un double des clés de Caroline et je dois avouer que pour le coup ce fut une bénédiction. Je dois avouer que je ne savais pas si elle allait être à la maison, mais lorsque j'ai voulu entrer, la porte était fermée à clé. Au fond de moi, je pense qu'elle travaille un peu plus qu'avant histoire de se changer les idées, et peut-être aussi ne pas être seule avec Eric qui traîne dans le coin. Elle me dit qu'elle n'a plus peur et je l'admire pour cela, mais je pense qu'une partie d'elle a tout de même la crainte de le retrouver, surtout proche de chez elle. Enfin là n'est plus la question car, comme promis je compte bien rester avec elle pendant un long moment, j'espère qu'elle est prête à se mettre en congé parce que j'ai besoin d'elle...

Quand je suis rentré dans la maison vide, j'ai tout de même voulu vérifier qu'elle n'était pas caché quelque part. Mais bon, comme je le pensais, c'était bel et bien vide. Je me suis donc permis de prendre une douche, d'enfiler d'autres vêtements, je me suis occupé de ma barbe qui était beaucoup plus épaisse que d'habitude avec la prison et je me sens enfin comme un homme. Plus important, comme l'homme qui l'a laissé dans ce parc, et pas l'homme qui sort de prison. Histoire aussi de faire les choses en grand pour ma romantique préféré, je me suis même permis de sortir pour acheter un bouquet de fleurs et des pétales de roses. J'ai allumé multiples bougies et me suis installé sur le canapé une fois que j'avais tout préparé pour son retour.
Seulement, ce que je n'avais pas calculé c'est de m'endormir comme un imbécile. J'étais épuisé, ca je le savais mais je pensais que je tiendrais jusqu'à son retour...
C'est un bruit qui fait que je me réveille légèrement en sursaut, ouvrant mes yeux endormis afin de chercher d'où pouvait provenir le bruit. Il ne me faut pas longtemps pour le trouver, puisque Caroline se trouve juste en face de moi, à m'observer avec un sourire alors qu'elle semble émue. Je grogne alors que je me passe une main sur le visage, comme pour me réveiller, et me frotter les yeux aussi au passage. Je secoue la tête alors que je me redresse afin de me mettre debout et de me rapprocher d'elle, bien qu'elle soit à un pas de moi.
- Bon sang... Je suis vraiment nul je voulais te faire la surprise... J'aurais pu foutre le feu en plus... Rho putain je suis vraiment naze..., je grogne à nouveau avant de me reprendre.
Parce que son sourire est toujours là, parce que je sais dans le fond qu'elle est touchée et qu'elle se moque si je ne suis pas parfait, parce que je ne suis plus en prison. Alors je me tais, je la regarde droit dans les yeux et je laisse mon coeur battre plus vite alors qu'elle m'a terriblement manqué. Franchement, je crois que je pourrais en chialer tellement elle m'a manqué, à en crever. Seulement je me retiens, je reste fort et glisse une main sur sa hanche pendant que l'autre se pose sur sa joue avec tendresse.
- Bonsoir...
Oui, rien de tel que commencer par les bases plutôt que de dire de la merde. Je me penche et l'embrasse doucement d'abord, mais rapidement mes lèvres se font plus possessives, ma langue marque son territoire en caressant la sienne et un gémissement m'échappe. Je finis par me reculer et pose mon front contre le sien, gardant un sourire aux lèvres alors que ce contact est si fabuleux. Je me souviens de la frustration quand elle est venue me voir au parloir, non seulement de ne pouvoir la toucher mais pour autre chose aussi.
- Maintenant qu'on est enfin ensemble, je peux te dire ce que je ressens depuis si longtemps, sans une putain de vitre pour nous retenir... cette fois je sens les larmes me monter aux yeux sans vraiment que je ne puisse le retenir, tant l'émotion me submerge. Je t'aime Caroline... Tu dois le savoir, à quel point je t'aime... Et à quel point tu m'as manqué, à en crever...
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Jeu 9 Aoû - 20:00


Cela faisait maintenant plus de quinze jours qu’ils étaient séparés. Plus de quinze jours que Jon était enfermé entre quatre murs, quand Eric était libre. Plus de quinze jours qu’elle vivait d’angoisse et de stress. Plus de quinze jours qu’elle avait le cœur serré, le cœur meurtri de son absence. Plus de quinze jours qu’elle ne parvenait pas à dormir plus de trois heures par nuit, trop occupée à tenter de trouver une solution miracle. Chaque soir, elle imaginait tout un tas de scénarios plus morbides les uns que les autres pour se venger de son ex-compagnon. Lui faire payer le mal qu’il faisait. Lui faire payer ses vices. Lui rendre la monnaie de sa pièce. Le piéger. Sans qu’il ne s’y attende. Oh, que ce serait jouissif que de le voir faiblir et pâlir. Que ce serait jouissif de le voir tomber dans le panneau et regretter amèrement de s’en être pris à eux. De ne pas avoir abandonné. De ne pas l’avoir laissée tranquille. Mais chaque soir, elle ne faisait qu’imaginer et rêver. Espérer et redouter. Caroline n’était pas une femme mauvaise. Caroline n’avait pas une âme vengeresse. Du moins, jamais à n’importe quel prix. S’il lui inspirait que des sentiments négatifs – même haineux – Eric ne méritait pas son temps, son énergie, et il ne méritait pas de mourir dans d’atroces souffrances – qu’elle l’ait espéré ou pas, pense-t-elle en plantant sa fourchette dans sa salade qui lui parait si fade. Tout lui parait fade ces temps-ci, et on lui a déjà fait remarquer qu’elle était bien pâle, bien frêle, qu’elle avait même maigri. Elle trouvait les gens quelque peu mélodramatiques, en quinze jours elle n’avait pas pu changer autant, n’est-ce pas ? Le bonheur irradiait d’elle quinze jours plus tôt. Le bonheur était son avenir quinze jours plus tôt. Le bonheur serait toujours son avenir, se promettait-elle. Jon sortirait bientôt, elle en était certaine. Elle le croyait dur comme fer, parce qu’il n’avait fait que la défendre bon sang ! Légitime défense, ça comptait pour du beurre ? Certainement pas, et son témoignage était plus que primordial. Elle était fière d’avoir donné sa version des faits, fière qu’ils l’aient prise en compte. Fière d’avoir vu la rage dans le regard d’Eric lorsqu’elle l’avait fait. Fière. Et impatiente. Elle ignorait quand Jon sortirait, Jamie lui avait assuré que ce ne pouvait être qu’une question de jours, voire même d’heures. Mais cela faisait deux jours déjà depuis le premier « jugement », et elle n’avait toujours pas de nouvelle. Pas de nouvelle, bonne nouvelle – et elle détestait plus que jamais ce dicton aujourd’hui. Comme chaque être humain dans sa situation, elle tentait donc de s’occuper coûte que coûte pour ne pas perdre la tête, pour ne pas devenir folle. Elle travaillait plus, même si on ne le lui demandait pas. Elle passait du temps avec Deedee et Nate, les adorant de lui occuper l’esprit à leur manière – bienveillants. Ses parents aussi la soutenaient, et ce même si son père ne connaissait pas encore Jon – le simple fait que le boxeur ait foutu une raclée à l’homme qui avait fait du mal à sa fille suffisait à l’idolâtrer jusqu’à la fin de ses jours. « N’empêche, j’espère bien le rencontrer un jour, ce champion, » qu’il lui avait encore dit au téléphone ce midi-même. Elle avait souri, touchée qu’il puisse être si facile d’accepter Jon dans sa vie, dans leur vie. Elle avait commis tant d’erreurs dans le passé sur le plan sentimental, il aurait été naturel pour eux de craindre le pire encore une fois. Pourtant, tous deux avaient confiance en elle. Et cela, par-dessus tout, lui faisait chaud au cœur. « Bientôt, si tout va bien… » « Bien sûr que ça va aller, ma chérie. On ne peut rien contre la légitime défense, et l’autre abruti va vite le comprendre, » qu’il avait rétorqué un soupçon de haine envers le banquier qui lui avait déjà enlevé sa fille une fois. Elle espérait de tout cœur qu’il avait raison, et lorsqu’elle entendait ces paroles réconfortantes et pleines de bon sens, elle retrouvait le sourire et la force d’espérer.

Elle n’avait pas pu retourner le voir, parce que les horaires de visites et son emploi du temps concordaient super mal, mais elle s’était promis que, s’il ne sortait pas aujourd’hui, elle trouverait le moyen d’aller au parloir le lendemain. A dix-sept heures, sans nouvelle, elle avait déjà programmé sa journée du lendemain, déplacé des rendez-vous pour pouvoir y inclure Jon. Elle pensait même qu’il lui faudrait un peu plus de temps, histoire d’aller harceler le procureur et quiconque ayant le pouvoir de faire accélérer les choses. Elle pouvait être une véritable tigresse quand elle le voulait… et là, elle le voulait. C’est dans cet état de fatigue, de stress et de colère qu’elle rentre chez elle, pensant retrouver Nate pour la soirée, même s’il ne lui avait rien proposé. Elle avait senti une présence dans le hall, et à qui d’autre aurait-elle pu penser si ce n’est son colocataire « plus tellement colocataire » ? Certainement pas à Jon. Certainement pas à cet homme qui lui manquait terriblement. Certainement pas à cet homme qu’elle aimait follement. En l’apercevant, allongé sur le canapé, endormi, l’air paisible, elle en oublia absolument tout. La colère. Le stress. La peur. La fatigue. Elle remarque bien les fleurs, les pétales de roses, les bougies, l’ambiance romantique et chaleureuse, mais elle n’a d’yeux que pour Lui. Elle ose à peine bouger, tant elle craint à un rêve, une hallucination. Mais il ouvre les yeux et parait horrifié un instant. Elle est aux anges. « Bon sang... Je suis vraiment nul je voulais te faire la surprise... » qu’il se sent coupable de s’être endormi, de ne pas avoir été éveillé à son arrivée. Et elle sourit. « J'aurais pu foutre le feu en plus... Rho putain je suis vraiment naze... » qu’il continue de se morigéner au lieu de se lever pour venir la trouver, la serrer dans ses bras. Mais elle est émue, touchée, attendrie. Parce qu’il est là, parce qu’il est venu la voir, Elle, avant d’aller tout autre part. Parce qu’il a fait l’effort d’acheter des fleurs. Parce qu’il a voulu la surprendre. Parce qu’il a voulu lui faire plaisir. Elle le sait, elle est La romantique du couple, et Jon n’est pas un homme à offrir des fleurs, n’est pas un homme à s’embêter de ce genre de pacotilles. C’est un homme de paroles, un homme d’action. A ses yeux, il est suffisant d’exprimer ses sentiments par des mots et par des gestes. Par des regards, comme celui qu’il lui adresse alors qu’il s’avance enfin vers elle. Elle sourit encore et toujours, les yeux brillants. Elle tremble légèrement lorsqu’il pose enfin sa main sur sa joue, sur sa hanche, qu’il est si proche. Elle ignore pourquoi, mais elle a le cœur qui va et veut exploser. Elle ignore pourquoi, mais elle a l’impression qu’elle va pleurer. De bonheur, de joie. De soulagement. « Bonsoir… » qu’il lui dit doucement alors. Elle est incapable de le lui rendre, là tout de suite, trop émotive. Elle ne peut que tomber dans ses bras, frissonner sous ses lèvres, s’abandonner à son baiser – ce baiser qu’elle espère et qu’elle attend depuis des jours. Il l’a déjà embrassée, un certain nombre de fois, mais jamais, jamais elle n’en aurait assez. Elle soupire d’aise et d’amour, elle s’accroche à lui comme si sa vie en dépendait, et bon sang sa vie en dépend ! La passion qui les unit à cet instant est intacte, intense et les laisse pantois. Et laisse place à une tendresse infinie lorsqu’il se recule et qu’elle encadre son visage de ses mains, comme pour s’assurer qu’il est bien là. « Bonsoir… » qu’elle finit par répondre avant de rire nerveusement. « Tu es sorti… tu es là… » qu’elle parvient à enchainer, ne sachant pas si elle doit être contrariée de ne pas l’avoir su plus tôt, ou si elle est juste soulagée que ce soit enfin le cas. Puis elle jette un regard à droite, à gauche, et prend pleinement conscience des fleurs et des bougies. Elle est heureuse. « Maintenant qu'on est enfin ensemble, je peux te dire ce que je ressens depuis si longtemps, sans une putain de vitre pour nous retenir... » et son cœur bat la chamade de nouveau, et son cœur va et veut exploser de nouveau. Elle sait très bien de quoi il parle, elle sait très bien ce qu’il s’apprête à dire, et elle sait aussi que ça restera à jamais ancré dans sa mémoire. Elle ne baisse pas les yeux, elle affronte son regard, son regard émerveillé et rempli de tendresse. A-t-elle déjà vu pareil regard ? A-t-elle déjà ressenti pareil amour ? Jamais. « Je t'aime Caroline... » qu’elle respire enfin, n’ayant pas réalisé qu’elle avait cessé de respirer, le temps d’un instant, pour savourer ce moment unique. Il l’a déjà dit, mais cette fois, cette fois c’est différent. Cette fois, elle le touche. Cette fois, rien ne les sépare. « Tu dois le savoir, à quel point je t'aime... Et à quel point tu m'as manqué, à en crever... » Elle rit, c’est nerveux, c’est merveilleux, c’est beau, c’est une sensation exquise et extraordinaire. Elle passe ses bras autour de son cou pour l’embrasser de nouveau, pour lui donner son cœur comme elle le fait depuis plusieurs semaines, et pour lui donner son cœur pour des jours, des semaines, des mois, des années à venir, l’espère-t-elle. Quel bonheur que de passer ses doigts dans sa tignasse. Quel bonheur que de savourer ces lèvres, si douces, si dures à la fois. Son odeur, son goût, tout en lui a laissé un vide immense en elle. Aussi a-t-elle soif de lui. Aussi, entre deux baisers enfiévrés, lui répète-t-elle qu’elle l’aime, elle aussi.

Il s’écoule une éternité, qu’elle a l’impression, quand elle se recule légèrement pour l’observer. « Est-ce que tu as faim ? » qu’elle finit par demander naturellement. « Il me reste de la paella, que je comptais essayer de finir ce soir… » qu’elle lui propose, elle avait en fait envisager de la jeter, ayant perdu quelque peu l’appétit. Elle a le temps de penser qu’elle préférerait laisser leur désir s’exprimer, trop longtemps séparés, et apprécier jusqu’au bout l’amour qu’il lui porte. Mais en même temps, elle n’a pas envie de se précipiter. Elle a envie que ce moment ne cesse jamais, dure toujours. D’ailleurs, elle est toujours face à lui, les bras autour de son cou, son front contre le sien, son cœur battant à l’unisson avec celui de Jon.

Rien, absolument rien, ne pouvait ruiner ce moment.
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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Sam 11 Aoû - 18:10

Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière.
Caroline ∞ Jean-Neige
J'aurais aimé que nos retrouvailles se passent autrement. Du moins le début. Je l'avais déjà imaginé en train d'ouvrir la porte pendant que je l'aurais attendu debout (ouais parce qu'à genoux ça aurait fait trop formel, et elle aurait pu croire à autre chose) et elle m'aurait couru dans les bras et tout ça... J'ai vu ça dans un film et je me suis dis que ca serait tellement romantique qu'elle en serait ravie. Mais il a fallu que je m'endorme sur le canapé et que je me réveille en sursaut alors qu'elle me fixait, surprise et amusée à la fois. Et lorsque je gueule, lorsque je m'en veux et que je me traite de nul alors que je pourrais aller vite vers elle pour la toucher au plus vite, elle rigole, elle m'observe comme si elle n'en croyait pas ses yeux. Pourtant, je suis bel et bien là et je finis enfin par faire les choses bien, plus ou moins comme je les avais imaginé. Je m'approche, je glisse mes doigts contre sa peau et je finis par l'embrasser, essayant de lui exprimer ainsi tous mes sentiments. Lorsque je me recule, je l'admire, je la vénère même. Oui, j'aime voir ses joues rosies par mon baiser, j'aime sentir ses frissons par nos corps de nouveau collés les uns contre les autres. J'aime voir ses yeux brillant de bonheur mais aussi d'adoration, et j'aime pas dessus tout son sourire qui ne quitte plus ses merveilleuses lèvres.
- Tu es sorti… tu es là…
Je me retiens de rire et hôche la tête. Pas besoin de dire quelque chose, elle a besoin de temps pour le réaliser tout simplement. Elle semble aussi soulagée de voir que je ne suis plus en prison. Je suis certain que, même si j'aurais beau lui répéter sans cesse que ce n'est pas de sa faute, qu'elle se sent fautive pour ce que j'ai vécu, pour ce que je vis même en ayant plus le droit de participer au tournoi pendant toute une année. Alors je me dois de faire la chose que je voulais faire par-dessus tout. Une façon de lui avouer que je donnerais tout pour elle et qu'elle doit me croire. Tout simplement parce que je suis amoureux d'elle, comme jamais je ne l'ai été auparavant. Je sens son regard sur moi, je sens son impatience alors qu'elle sait probablement ce que je m'apprête à dire. Pourtant, une fois que ces mots ont franchi le seuil de mes lèvres, je sens comme une pression qui la lâche, comme si elle réalisait à quel point elle pouvait compter pour moi. Et cela est tellement effrayant de le dire, de me mettre à nu ainsi parce que, dans le fond, elle pourrait me détruire en un claquement de doigt. Mais maintenant que j'ai su ce qu'était de la perdre par le biais de la prison, je me suis promis entre ses quatre murs que je donnerais tout pour elle. Je deviendrai plus romantique si cela me permet de la voir sourire comme en cet instant. Je lui dirais que je l'aime si cela me permet de sentir son souffle couper alors que son coeur semble vouloir sortir de sa poitrine. Je cesserais de boxer pour être avec elle si cela me permets d'avoir le bonheur de faire d'elle un jour ma femme et de fonder une famille ensemble.
Elle saute presque sur moi, ses bras autour de mon cou alors qu'elle m'embrasse avec force, réponse à ses trois mots qu'elle attendait depuis si longtemps. Je m'entends même grogner lorsque ses doigts caressent mes cheveux, chose que j'adore par-dessus tout. J'ai presque envie de la porter comme j'ai pu le faire auparavant, de l'embrasser encore et de la déshabiller pour lui faire l'amour sur le canapé, dans la cuisine, dans sa chambre.
Mais elle ne semble pas vouloir cela, du moins pas pour le moment. Elle se détache de moi, mais je vois bien malgré tout que c'est à contrecœur.
- Est-ce que tu as faim ? Il me reste de la paella, que je comptais essayer de finir ce soir…
Je fronce le nez en riant.
- Tu sais que j'ai toujours faim. Tient que dirais-tu de ça, on commande chinois, et le temps qu'ils arrivent j'en profite pour te faire l'amour et te répéter encore et encore, autant de fois que tu le souhaites en fait, à quel point je suis fou de toi et que je t'aime.
Avant même sa réponse je saisis le téléphone, compose le numéro et parle rapidement, commandant comme d'habitude. C'est bien d'être habitué, ca dure pas longtemps et cela me permets de me pencher légèrement pour passer mes mains sous ses cuisses et la serrer contre moi avant de l'installer sur le canapé. Au-dessus d'elle, j'en profite pour la regarder avant de l'embrasser, de passer par sa nuque, de descendre et de relever son haut pour embrasser son ventre. Pendant quelques secondes, j'imagine à quel point cela sera merveilleux lorsque celui-ci sera légèrement arrondi (d'ici quelques années bien sûr). Et je la déshabille lentement, avec douceur, mais en même temps je l'embrasse avec force et la fermeté qui me caractérise. Et je me déshabille à mon tour avant de finalement lui exprimer mon amour de la façon la plus naturelle au monde, si j'ose dire...


Nus sur le canapé, exténues et pleins de sueurs, c'est dans une position des plus câline que la sonnette retentie. Je grogne, cachant mon visage dans le cou de Caroline avant de me redresser. Impossible que qui que ce soit voit ma Caroline ainsi, même si elle s'amuse à porter tout simplement mon T-shirt. C'est bien trop sexy. J'enfile mon boxer, ouvre sur un homme que je toise presque méchamment alors qu'il ne peut absolument pas voir Caroline. Je prends la commande et ferme presque de façon impolie. Losrque je reviens, je pose nos plats sur la table basse mais mes réinstalles, emportant Caroline de nouveau pour nous allonger l'un contre l'autre. Je pose mon oreille contre sa poitrine, écoutant son cœur. Je savoure sa douceur, je savoure son amour, j'aime sentir ses caresses et me sentir en sécurité sans avoir peur de ce qu'il pourrait m'arriver en prison. Car même si je ne l'avouerais jamais, ouais, j'ai souvent flippé et j'ai rarement dormi plus de quatre heures par nuit.
Mais là, dans ses bras je me sens bien, apaisé, aimé. Et bon sang, je ne changerais ma place pour rien au monde, et bon sang ce que j'aimerais que cela dure, nous deux, nus, entrelacés l'un contre l'autre. Amoureux.
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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Dim 12 Aoû - 17:58

Rien, absolument rien, ne pourrait ruiner ce moment. Elle était dans les bras de l’homme qu’elle aimait. Elle respirait l’odeur de l’homme qu’elle aimait. Elle sentait la peau de l’homme qu’elle aimait. Elle était bêtement heureuse d’être avec l’homme qu’elle aimait. Et cela suffisait à son bonheur extrême. Ils avaient été déjà trop longtemps séparés – quinze jours, c’était une éternité. A cet instant, rien ni personne n’aurait pu l’éloigner de lui, l’éloigner d’elle. Elle avait d’ailleurs du mal à relâcher son étreinte, et il lui semblait tout aussi difficile de la laisser s’éloigner. Non, leurs cœurs battaient à l’unisson, heureux de s’être retrouvés. « Tu sais que j'ai toujours faim, » qu’il lui dit simplement, la faisant rire. Les joues rosies par la joie de le savoir enfin libre, le bonheur de l’avoir enfin près d’elle, elle a les yeux qui brillent d’un amour sans fin. « Je pense pouvoir dire que je te connais plutôt bien, Mr Winchester… » qu’elle dit d’une petite voix amusée et tendre. N’était-ce pas vrai ? S’il existait encore beaucoup de choses à apprendre l’un de l’autre, ils n’avaient pas besoin d’en savoir plus pour s’aimer. Elle savait qu’il était intense, entier, loyal, mais également sensible, têtu et exigeant. Elle savait qu’il était capable de râler, de gronder même et d’être impartial avec ceux qui lui étaient proches, mais que ces mêmes personnes pouvaient compter sur lui dans n’importe quelle circonstance. Elle savait qu’il avait forgé une carapace autour de lui, autour de son cœur, car il avait déjà perdu une partie de lui au décès de sa mère, mais qu’il n’avait pas hésité à la détruire pour elle. Elle savait qu’il n’était pas romantique, mais qu’il n’hésiterait pas à faire l’effort pour elle quand la situation l’exigeait. Elle savait également qu’il n’avait pas besoin de faire cet effort pour qu’elle se sente heureuse et bien avec lui, car son regard et son sourire étaient amplement suffisants. Quelle femme pouvait rester insensible à ces regards et ces sourires, qui comportaient tant de mots, tant d’amour ? Aucune, elle en était certaine. Et ces regards, ces sourires, ils étaient pour elle. « Tiens que dirais-tu de ça, on commande chinois, et le temps qu'ils arrivent j'en profite pour te faire l'amour et te répéter encore et encore, autant de fois que tu le souhaites en fait, à quel point je suis fou de toi et que je t'aime. » Seigneur, qu’elle a le temps de se dire tandis que ses mains avides d’elle caressent sa peau nue sous son chemisier, et que ses lèvres, qui ont soif d’elle, l’embrassent à perdre haleine. Elle a déjà le corps embrasé lorsqu’il recule le temps d’appeler pour commander quelque chose à manger – et elle le regarde les yeux embrumés par le désir et les lèvres gonflées de ses baisers. « J’en dis que c’est une excellente idée, Mr Winchester, » qu’elle murmure alors dans un sourire tandis qu’il l’emporte délicatement sur le canapé. Ses mains veulent aller partout, tout comme ses lèvres. Elle a faim de lui, autant qu’il a faim d’elle. Ils ne sont que soupirs, que gémissements, que tendresse, que douceur, que membres emmêlés, que baisers enfiévrés. La joie de se retrouver est immense. Non, rien, absolument rien, ne pouvait ruiner ce moment. Il la savoure autant qu’elle le savoure. Il la caresse autant qu’elle le caresse. Il l’embrasse autant qu’elle l’embrasse. Elle l’aime autant qu’il l’aime. Et quand ils ne font plus qu’un, enfin, et qu’ils se laissent bercer par le plaisir, c’est dans un souffle qu’elle lui dit qu’elle l’aime.

Ils avaient déjà fait l’amour un certain nombre de fois depuis cette première nuit mémorable, mais chaque fois était toujours plus intense, plus délicieuse et plus inoubliable. Elle découvrait chaque fois quels petits plaisirs caractérisaient Jon, et il découvrait à chaque fois ce qui l’amenait, elle, au paroxysme. Ils se découvraient toujours plus, sans jamais se lasser. « Tu m’as manqué aussi, Jon Winchester, » qu’elle finit par murmurer d’une voix mi-rassasiée, mi-amusée. Et elle rit franchement en l’entendant grogner de frustration quand la sonnette retentit, annonçant l’arrivée de leur repas. « Je peux y aller si tu veux, » qu’elle commence à dire mais il grogne d’autant plus, possessif qu’il est. Elle en profite pour étirer ses muscles merveilleusement endoloris suite à leurs retrouvailles, et elle sent son regard rempli d’envie sur elle, à la voir aussi nue et aussi satisfaite. Sa déesse de l’amour est fière d’elle, et elle sourit à son regard envieux. Puis rit en le voyant disparaitre, l’entendant ouvrir la porte, grogner un « merci » avant de refermer brusquement. Il ne faisait pas dans la finesse, et si certains auraient été outrés, choqués ou agacés, elle, elle riait de ses manières brusques. Il ne lui fallut que quelques secondes pour revenir l’enlacer et l’empêcher de s’éloigner de lui. « Je croyais que tu avais toujours faim, » qu’elle taquine en passant ses doigts dans ses cheveux, lui offrant ainsi un massage du cuir chevelu. Il en raffolait, elle le savait. « Merci, pour les fleurs, » qu’elle murmure quelques minutes plus tard, en souriant. « Et les bougies parfumées, » qu’elle enchaine, toujours souriante. « C’est la première fois que l’on m’accueille ainsi. Et je dois t’avouer que j’adore ça… » qu’elle signifie, avec humour, qu’elle espérait que ce ne serait pas la dernière fois. Mais ils sont déjà tous deux à moitié endormis, accablés par le manque de sommeil des derniers jours, et alors qu’il la serre contre lui et qu’elle ne cesse ses caresses dans ses cheveux, ils s’endorment paisiblement dans les bras l’un de l’autre.

« Tu sais ce que tu as envie de faire pendant un an ? » qu’elle demande alors qu’ils sont installés sur le canapé, toujours, en train de dévorer leurs plats. Elle aime ces moments simples, où elle peut poser ses jambes nues sur celles de Jon, où ils peuvent manger comme ils veulent, échanger leurs plats respectifs, partager une complicité inégalable, tout en papotant de tout et de rien. Elle sait qu’il a le sentiment de ne savoir rien faire, mais elle sait aussi qu’il serait incapable de rester sans rien faire aussi longtemps. Aussi pense-t-elle que son séjour en prison lui a permis de réfléchir et de trouver une façon d’occuper son temps libre pendant un an. « J’ai rencontré Alaric, » qu’elle lui dit alors, sourire aux lèvres. « Vous êtes incroyablement… ressemblants sur bien des points. Il est souvent venu te voir, apparemment… » et elle savait à quel point cela avait dû lui faire plaisir, le rassurer. Avoir quelqu’un sur qui compter, quelqu’un de sa famille, de son sang, c’était plus rassurant encore que tout. « Et je dois t’avouer quelque chose… » qu’elle ajoute en rentrant la tête un peu dans ses épaules, mais le sourire aux lèvres et le regard brillant de malice. « J’ai osé demander quelque chose à Alaric… et j’ai peut-être menti sur un détail, pour qu’il accepte, » qu’elle enchaine dans la même position. « J’ai demandé à conduire ta voiture, et comme il était hésitant, je lui ai assuré que tu m’avais déjà laissé faire, » qu’elle avoue le rouge aux joues et riant nerveusement.

Oups.



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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Dim 12 Aoû - 19:27

Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière.
Caroline ∞ Jean-Neige
J'aime être contre elle, j'aime sentir sa peau nue contre la mienne, j'aime entendre son coeur contre moi et j'aime encore plus sentir ses doigts caresser mes cheveux. Elle sait que c'est un de mes points faible, que cela a le don de m'apaiser. Elle sait que je suis en colère souvent, elle sait que je suis un homme qui connaît une certaine rage ou alors tout simplement brusque.
- Je croyais que tu avais toujours faim.
Je grogne de nouveau, l'homme de Cro-magnon est de retour. Cela a le don de la faire rire et je souris bêtement alors que j'ai toujours les yeux fermés contre elle. Ma main caresse aussi naturellement sa peau, fantasmant sur notre avenir. Depuis que j'ai été en prison, je n'ai fait que penser à notre avenir et je me suis rendu compte (encore plus) que je ne peux pas passer ma vie sans elle.
- Merci, pour les fleurs. Et les bougies parfumées. C’est la première fois que l’on m’accueille ainsi. Et je dois t’avouer que j’adore ça…
Je pose mon menton sur son ventre et souris alors que je plonge mon regard dans le sien. Je lui souris tendrement alors que je vois bien qu'elle a apprécié mon geste. C'est le genre de chose que je n'ai jamais fait avec personne, je n'ai jamais autant donné de moi-même ou justement donné pour l'autre. Mais j'ai envie de voir cette lueur dans ses yeux, j'ai envie de voir ce sourire alors qu'elle est charmée. Je ne suis pas le genre d'homme romantique, je ne suis pas le genre d'homme que les femmes veulent si ce n'est pour le côté protecteur. Je sais bien que je ne suis pas un homme parfait, loin de là, mais comme je me le suis promis depuis le début de notre relation, je veux changer pour elle. Je veux devenir meilleur pour, qu’égoïstement, elle reste auprès de moi. Parce que je sais bien que je ne suis pas un parfait petit ami, et elle semble l'accepter cela. Enfin bref, tout ca pour dire que si je fais autant d'effort c'est parce que je sais que je ne pourrais pas vivre sans elle et que je sais que, dans le fond, je ne la mérite pas...
- Tu méritais le plus bel accueil possible...
Et alors je me rallonge contre elle, et alors on se repose de nos ébats et on s'endort pendant quelques minutes, heureux de nous retrouver...

- Tu sais ce que tu as envie de faire pendant un an ?
Je suis en train de manger et je m'arrête net. Ma mâchoire se crispe et je fixe un point dans le vide. J'y ai pensé, en plus de Caroline, mais je n'ai trouvé aucune solution. Je n'ai fait que penser au fait que c'était la seule chose dans lequel j'étais bon, le seul métier que je me voyais faire pendant encore quelques années. Mais voilà qu'on m'avait privé de cela et je me retrouvais totalement dépourvu.
Qu'est-ce que j'ai envie de faire ?..
J'ai envie de rester avec elle, mais elle a un boulot, elle a une vie elle... Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire quand elle ira travailler...
- Non.., je murmure, mais de façon catégorique.
Je suis totalement perdu et j'aimerais tellement trouver une solution, un projet d'avenir. Parce que je le sais, et elle aussi le sait, que je ne resterais pas sans rien faire pendant un an. Je vais faire du sport, oui, mais de façon moins intensive. Certainement le footing du matin mais au final, plutôt que mes entraînements tous les jours cela me prendra qu'une heure ou deux. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire ?.. Qu'est-ce que je vais faire pour gagner ma vie et permettre à notre couple de vivre un parfait avenir.
- J’ai rencontré Alaric.
Je la regarde alors que je vois bien qu'elle essaye de me changer les idées.
- Vous êtes incroyablement… ressemblants sur bien des points. Il est souvent venu te voir, apparemment. Et je dois t’avouer quelque chose… J’ai osé demander quelque chose à Alaric… et j’ai peut-être menti sur un détail, pour qu’il accepte. J’ai demandé à conduire ta voiture, et comme il était hésitant, je lui ai assuré que tu m’avais déjà laissé faire.
Je la vois rire et je sais que normalement j'aurais pu entrer dans une colère monstre. Mais franchement, cela me semble bien futile maintenant. A la place, je la regarde, faussement outré avant de me redresser.
- Tu as osé faire ça ! Je dois absolument voir si elle va bien !
Mais elle me retient en éclatant de rire et je me pose sur le canapé alors que je commence à la chatouiller doucement. J'aime l'entendre éclater de rire et je m'arrête quand même rapidement alors que je suis de nouveau au-dessus d'elle. Je sens le sérieux revenir de nouveau et je sens que j'ai besoin de me confier à elle, parce qu'à l'intérieur je suis en train d'exploser...
- Je me sens perdu... Je n'ai rien à faire et pourtant je ne vais pas pouvoir rester inactif bien longtemps... Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire...
Je finis par secouer la tête avant de me relever pour m'asseoir de nouveau.
- Pardon, je suis en train de tout gâcher avec... et bien tout simplement moi...
Putain je suis vraiment nul pour le coup et vraiment en train de tout gâcher. Je suis vraiment déçu, je voulais rendre cette soirée parfaite pour nos retrouvailles, mais mes vieux démons (ou plutôt récents démon) finissent toujours par revenir.
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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Mer 15 Aoû - 11:36

« Non, » qu’il répond de façon catégorique. Sa manière à lui de clôturer le sujet. Sa manière à lui de lui dire qu’il n’a pas envie d’en parler, d’affronter le problème. Si elle n’insiste pas, dans l’immédiat, c’est uniquement car elle comprend. Qu’elle compatit. Qu’elle se sent aussi encore coupable de sa situation actuelle. Alors elle savoure son repas, lui jette des regards furtifs, lui sourit pour apaiser sa tension et sa nervosité. Elle l’apprivoise autant qu’elle souhaite le voir se détendre. Si lui n’a pas trouvé ce qu’il pourrait faire de son temps libre, elle a songé à plusieurs choses, plusieurs options. Elle ne prétendrait pas avoir LA solution, elle ne prétendait pas avoir réponse à tout mais elle pensait le connaitre suffisamment pour avoir visé juste. Mais elle attend, elle attend le bon moment. Mais elle attend, elle savoure l’instant présent. Ils ne venaient pas de se retrouver, fous amoureux, pour se plomber le moral et penser à des choses qui fâchaient. Ils avaient tous deux supportés suffisamment de stress et d’angoisse pour ne pas profiter de ces retrouvailles le plus simplement possible. Elle l’observe donc, vêtu simplement de son jean déboutonné, ses cheveux ébouriffés comme souvent, la peau plus pâle que d’habitude d’être resté trop longtemps enfermé. Il est magnifique, et il l’aime. Peut-elle être aussi chanceuse ? A-t-elle le droit d’un tel bonheur ? Le mérite-t-elle ? Ce bonheur est si fragile, si nouveau, si soudain, si intense, si profond, c’en est effrayant. Ce bonheur est si inattendu, si puissant, si gigantesque, si incroyable, ça lui coupe le souffle. Elle a tant rêvé, enfant et adolescente, d’éprouver cet amour, de connaitre cet amour, sans jamais vraiment croire qu’il soit possible de le rencontrer. Bien sûr, rêveuse et romantique qu’elle était, elle pouvait fort bien exagérer ses émotions et ses idéaux. Mais ce regard, ce regard elle ne l’inventait pas. Mais ce sourire, ce sourire elle ne l’inventait pas. Mais ce cœur, ce cœur qui bat fort, elle ne l’inventait pas. Mais ces frissons, ces frissons de plaisir, elle ne les inventait pas. Jon était réel, aussi réel qu’étaient leurs sentiments. Et si elle avait encore parfois du mal à le réaliser, à le croire, elle n’était plus prête à lui tourner le dos.

« J’ai demandé à conduire ta voiture, et comme il était hésitant, je lui ai assuré que tu m’avais déjà laissé faire, » qu’elle avoue son audace, qu’elle avoue sa faute. Pourtant, elle sourit. Le regard brillant de celle qui a fait quelque chose de répréhensible mais qui ne le regrette pas. Les joues roses de celle qui est gênée mais fière d’elle. « Tu as osé faire ça ? Je dois absolument voir si elle va bien, » qu’il finit par rétorquer une fois le choc passé. Elle a bien failli éclater de rire à son visage dépité et choqué. Et s’il esquisse un geste pour déguerpir, elle le retient aussi fermement que possible en riant pleinement. « Elle va très bien et tu le sais puisque tu l’as conduite pour venir me voir et me dire que tu m’aimais, » qu’elle lui dit le regard rempli de malice et de fierté, le sourire attendri et amusé. « Promis, elle n’a pas une seule égratignure. Promis, je n’ai fait qu’un petit tour avant que ton frère ne fronce les sourcils, réalise que je m’étais jouée de lui car je ne sais pas la conduire et passer les vitesses comme il faut, et qu’il m’accuse de vouloir le mettre dans l’embarras auprès de toi, » qu’elle lui raconte en souriant, toujours amusée, mais en omettant de dire qu’Alaric ne s’était pas vraiment exprimé d’une façon aussi posée et civilisée. Il ne l’avait pas engueulée, loin de là, il l’avait même fait rire, mais il était aussi bourru que Jon – et la ressemblance était plus que vraie sur ce terrain-là entre les deux Winchester. « Allez… » qu’elle ajoute d’une moue qu’elle se veut choupinette et attendrissante. « J’ai le permis tu sais, et je n’ai jamais eu d’accident… sans compter que tu m’aimes, » qu’elle répète tandis qu’elle l’emporte avec elle sur le canapé, plus parce qu’elle aime cette idée que pour l’amadouer et l’amener à lui prêter les clés de sa très chère voiture.

Mais le sérieux reprend très vite le dessus, effaçant toute trace d’humour et de gaieté pour laisser place aux doutes et à la frustration. « Je me sens perdu... Je n'ai rien à faire et pourtant je ne vais pas pouvoir rester inactif bien longtemps... » qu’il cède et se livre enfin sur le sujet tant redouté. Son sourire s’estompe aussi, mais elle garde cette gaieté dans le regard. Elle garde sa bonne humeur car rien ne saurait la gâcher, pas même lui. « Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire... » Elle caresse sa tignasse comme elle sait si bien le faire, et lui adresse un sourire qui se veut consolateur et réconfortant. « Si tu n’as pas eu d’idées miraculeuses, je veux bien te donner les miennes, » qu’elle lui dit simplement. « Pardon, je suis en train de tout gâcher avec... et bien tout simplement moi... » Jon n’est pas un homme qui complexe. Mais il est un homme qui doute, doute d’en valoir la peine, doute de ce qu’il peut représenter. Et ça la chagrine autant que ça la rend folle de rage. « Tu ne gâches rien, d’accord ? » qu’elle attrape son visage entre ses doigts fins, le forçant à affronter son regard. « Toi et moi, on est ensemble maintenant, » qu’elle ajoute d’une voix douce. « Tout ce qui te concerne, ça me concerne, tout ce qui me concerne, ça te concerne. Aussi simplement que ça, » qu’elle continue, toujours douce. Elle l’embrasse tendrement avant de se rassoir, et de lui faire face. « Je ne prétends pas savoir ce qu’il y a de mieux pour toi – excepté moi, » qu’elle utilise l’humour pour l’apaiser, « mais la boxe est toute ta vie. Tu le dis, je le dis, tout le monde le dit, et tu t’as tellement tout donné, tout investi dans ce sport et dans cette passion, que tu te sens incapable de faire autre chose… Alors, je me suis demandée ce que tu ferais, le jour où tu devrais partir à la retraite – et ce jour arrivera bien assez tôt puisque vous, athlètes, vous n’avez pas à attendre les 70 ans ! » qu’elle explique sa façon de penser. « Du coup, je me dis que si la boxe est ce que tu connais par cœur et ce que tu fais de mieux, pourquoi chercher ailleurs ? A défaut de jouer, tu peux peut-être offrir ton expérience aux autres… entraîner ceux qui ne demandent qu’à apprendre du meilleur, » qu’elle termine en souriant tendrement. Elle ignore si elle vise juste, mais elle vise avec son cœur.


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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Dim 9 Sep - 19:33

Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière.
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- Si tu n’as pas eu d’idées miraculeuses, je veux bien te donner les miennes.
Je suis toujours au-dessus d'elle, la fixant droit dans les yeux alors que je me sens honteux. Honteux de gâcher ce moment romantique qu'elle mérite, honteux de gâcher nos retrouvailles alors que je sors de prison, honteux d'être aussi incertain alors que j'ai toujours su me battre pour mes passions... Mais là on me l'a interdit. On me prive de l'une de mes raisons de vivres... Car s'il y a quelques mois encore elle était MA raison de vivre, Caroline a tout changé. Car elle le sait, je lui ai déjà dit, elle compte plus que la boxe aujourd'hui.
Alors je la laisse caresser mes cheveux, tenter de m'apaiser alors que ma mâchoire se crispe, me maudissant à voix haute.
- Tu ne gâches rien, d’accord ?
Je n'en suis pas si sûre, pourtant je ne dis rien. Elle va m'engueuler encore plus de toute façon si je continue.
- Toi et moi, on est ensemble maintenant. Tout ce qui te concerne, ça me concerne, tout ce qui me concerne, ça te concerne. Aussi simplement que ça.
Et voilà qu'elle arrive à me faire sourire. Je ne suis plus seule, j'ai avec moi une alliée de poids, la plus fidèle qui puisse. Et je n'ai jamais été plus amoureux d'elle qu'en cet instant. Je me baisse légèrement pour l'embrasser tendrement, avec toute la délicatesse que je ressens pour elle. Quand je me recule, je me sens moins tendu, juste... Amoureux.
- Je ne prétends pas savoir ce qu’il y a de mieux pour toi – excepté moi, mais la boxe est toute ta vie. Tu le dis, je le dis, tout le monde le dit, et tu t’as tellement tout donné, tout investi dans ce sport et dans cette passion, que tu te sens incapable de faire autre chose… Alors, je me suis demandée ce que tu ferais, le jour où tu devrais partir à la retraite – et ce jour arrivera bien assez tôt puisque vous, athlètes, vous n’avez pas à attendre les 70 ans ! Du coup, je me dis que si la boxe est ce que tu connais par cœur et ce que tu fais de mieux, pourquoi chercher ailleurs ? A défaut de jouer, tu peux peut-être offrir ton expérience aux autres… entraîner ceux qui ne demandent qu’à apprendre du meilleur.
Je l'écoute sans l'interrompre. Le fait de savoir qu'elle a déjà pensé à ma retraite avant moi-même est une nouvelle preuve de son affection pour moi, et je n'en suis que plus touché. Je lui souris tendrement avant de réfléchir sérieusement à ce qu'elle me dit. Je ne vais pas mentir en disant que je n'y ai pas songé il y a des années, mais je me sens tellement détruit en cet instant que je ne sais pas si je serais bénéfique pour une jeune recrue. Je soupire et détourne le regard, voulant cacher ma tristesse.
- Le truc c'est que... Je n'ai pas encore dit au revoir au ring... Je ne me sens pas prêt à l'abandonner en tant que boxeur... Mais peut-être que, pour une année cela pourrait... m'occuper..., je reste tout de même perplexe et la regarde de nouveau droit dans les yeux.
- Je... Je dois avouer que j'ai toujours eu un rêve... mais que je l'ai gardé pour moi... Préférant garder mon argent pour mon avenir... Notre avenir même, une belle maison, le mariage de tes rêves... Avoir des enfants... Même si je suis pas certain que ce soit le moment d'avoir cette conversation mais... J'adorerais ça, avoir une famille avec toi... Mais j'ai aussi toujours voulu ouvrir une salle de boxe dans un quartier sensible, permettre aux jeunes de se dépenser de façon positive. J'ai connu la colère, la haine, les envies de meurtres... Mais la boxe m'a sortie de ça et m'a permis de voir du positif dans le respect. Peut-être que... Que je pourrais chercher un bâtiment et commencer des travaux... Enfin c'est un projet comme ça, j'en sais rien...
Je déteste être aussi peu sûr de moi, mais je nage tellement dans le flou en cet instant que que je n'arrive pas à me lancer sans avoir une trouille bleue. J'ai l'impression de boxer dans le vide et de me fatiguer sans savoir quand je vais faire KO, ou tomber moi-même KO.
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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Lun 17 Sep - 15:50

En très peu de temps finalement, leur relation est devenue intense, douce, tendre et naturelle. C’est comme s’ils étaient faits l’un pour l’autre – et en grande romantique qu’elle est, elle le pense sincèrement. C’est comme s’il était né pour elle, si elle était née pour lui. Cela lui semble évident quand elle caresse sa crinière flamboyante. Cela lui semble évident quand il la regarde comme si elle était précieuse, plus que tout pour lui. Cela lui semble évident, tant elle a l’impression de le connaitre depuis toujours, tant il semble la connaitre si bien. Cela lui semble évident, à chaque fois que ses mains se posent sur elle – pour une caresse au creux de la main, pour une caresse sur le bras, pour une caresse dans la nuque, pour une caresse dans ses cheveux. Cela lui semble évident chaque fois qu’il lui sourit. Il est CELUI qu’elle attendait depuis toujours, celui qui la faisait rêver plus jeune, celui qui lui a fait croire en l’amour – et encore plus celui qui lui a rappelé que l’amour était réel, pouvait être réel et sincère. Vrai et juste. Après Eric, elle avait cru ne plus jamais être capable d’y croire, du moins pour elle-même. Car quand il s’agissait de Daisy et Nate, elle y croyait à fond. Mais un seul regard sur Jon et son monde avait été bouleversé comme jamais auparavant. Elle aurait dû le savoir ce jour-là, elle aurait dû s’en douter. Et depuis ce jour, tout ce qu’elle apprenait sur lui, sur son être profond, sur son âme, sur sa personnalité, sur son passé, son présent et son futur, elle aimait. Il n’y avait donc rien, absolument rien, qui ne l’empêcherait de le soutenir quoiqu’il choisisse – excepté peut-être de tuer quelqu’un, pensa-t-elle pour elle-même. Heureusement, Jon n’avait rien d’un meurtrier sanguinaire et psychopathe. Surtout pas quand il la regarde, ému de la voir si bien le comprendre. « Le truc c'est que... Je n'ai pas encore dit au revoir au ring... » qu’il lui confie naturellement, et qu’elle comprend parfaitement. « Je ne me sens pas prêt à l'abandonner en tant que boxeur... » « Je comprends, et ce n’est pas ce que ça veut dire, » qu’elle le rassure immédiatement avant qu’il n’enchaine sur la même lancée. « Mais peut-être que, pour une année cela pourrait... m'occuper... » Elle sourit et rit légèrement. « Ca, pour t’occuper, ça t’occuperait. J’imagine déjà la file indienne devant l’entrée pour quémander ton aide et ton entraînement, » qu’elle le complimente sincèrement. Quel jeune boxeur ne souhaiterait pas l’avoir pour entraîneur ? « Je... Je dois avouer que j'ai toujours eu un rêve... mais que je l'ai gardé pour moi... Préférant garder mon argent pour mon avenir... » qu’il continue dans sa confession, et qu’elle aime l’idée qu’il sache se laisser aller avec elle. Qu’il puisse lui faire entièrement confiance, l’aimer entièrement pour oser se dévoiler. Elle savait parfaitement qu’il ne le faisait avec personne. Personne depuis sa mère. Cela valait donc toutes les déclarations du monde, n’est-ce pas ? « Notre avenir même, une belle maison, le mariage de tes rêves... Avoir des enfants... Même si je suis pas certain que ce soit le moment d'avoir cette conversation mais... » et elle a la gorge qui se bloque, une émotion forte et puissante, inattendue et qui menace d’exploser dans sa poitrine. Si elle sait qu’il l’aime, tendrement et puissamment, ils n’avaient encore jamais parlé de l’avenir, pas de cet avenir-là. Ils vivaient le jour au jour, le moment présent. Elle mentirait éhontément si elle osait dire qu’elle n’avait pas imaginé dans son futur de petits rouquins qui courent dans les couloirs de leur grande maison, mais elle n’aurait jamais pensé qu’il puisse, lui, y avoir songé. Elle se contenta de l’observer, la gorge nouée, les larmes quasiment aux yeux, le cœur battant la chamade. Le pire, c’était qu’il avait dit cela d’une façon totalement naturelle, comme si cela était une évidence pour lui. C’est à cet instant, véritable instant, qu’elle saisissait l’ampleur de son amour pour elle. « J'adorerais ça, avoir une famille avec toi... » qu’il confirme encore et qu’elle sourit, émue, en se mordant la lèvre. « Mais j'ai aussi toujours voulu ouvrir une salle de boxe dans un quartier sensible, permettre aux jeunes de se dépenser de façon positive. J'ai connu la colère, la haine, les envies de meurtres... Mais la boxe m'a sortie de ça et m'a permis de voir du positif dans le respect », qu’il évoque cet autre avenir, cet autre rêve isolé dans sa tête. C’est exactement ce à quoi elle pensait. Exactement ce qu’elle le voit faire. « Peut-être que... Que je pourrais chercher un bâtiment et commencer des travaux... Enfin c'est un projet comme ça, j'en sais rien... » qu’il hésite encore, incertain et peu sûr de lui. Qu’il puisse manquer d’autant de confiance en cette idée la sidérait, car Jon ne manquait absolument pas de confiance en lui sur un ring, dans un lit ou même dans la vie de tous les jours. Cela l’attendrissait aussi, et la chagrinait. Elle ferait tout, absolument tout, pour qu’il croie en ses rêves et les exécute. Elle s’en faisait la promesse. « Je suis désolée… » qu’elle répond après plusieurs secondes de silence, en riant et plaçant une main devant sa bouche pour ne pas pleurer de joie contenue. « Je crois que tu m’as coupé le souffle quand tu as parlé de famille, de maison, d’avenir ensemble… » qu’elle lui dit alors qu’ils sont encore enlacés et que son odeur remplie son espace personnelle, comme elle aime. « Je crois que je n’avais pas réalisé, avant ces paroles, à quel point tu m’aimais, vraiment. Je l’ai entendu, je l’ai cru, mais… je ne l’ai pas réalisé, » qu’elle dit en prenant son visage entre ses mains. « Alors, même si ce n’est pas le bon moment, même si c’est trop tôt, peu importe. Sache que je ne vois pas mon avenir sans toi moi non plus, » qu’elle lui assure avant de l’embrasser plus tendrement que jamais. sa fougue à lui se rappelle à eux, et elle rit quand il accentue leur baiser, avant de reculer pour qu’ils ne s’oublient pas encore, même si c’est tentant. « Quant à ton projet, Jon Winchester, je veux lire dans ton regard que tu y croies. Parce que c’est un merveilleux projet. Non seulement ça te correspond, totalement, mais en plus ça marcherait du tonnerre ! Je te le dis, tout jeune boxeur se damnerait pour ton aide et tes conseils. Même Alaric le dit, » qu’elle ajoute car elle sait que, même s’ils ne se voient pas depuis longtemps, les deux frangins accordent une importance intense et primordiale à ce qu’ils pensent l’un de l’autre. « Tu devrais peut-être même lui en parler… après tout, il a été boxeur lui aussi, non ? » qu’elle ajoute en avalant une gorgée de sa citronnade plus très fraiche. « Je sais, je m’emporte vite, mais j’imagine la chose déjà : Winchester’s Brothers Box Club, » qu’elle dit le sourire aux lèvres, aussi excité que s’il s’agissait de son propre projet. « Je mets une option sur le poste de kinésithérapeute-masseuse, » qu’elle ajoute avec fermeté mais humour. « Et on sait déjà qui viendrait te soutenir dans ce projet… » et elle évoquait son équipe entière. « Rien ne t’empêcherait de reprendre les combats l’an prochain, une fois la suspension terminée. Il y a Jaimie, et puis Alaric. Je sais qu’il serait bien plus intéressé qu’il ne l’imagine lui-même. Vous avez la boxe dans le sang, » qu’elle conclut fièrement. N’aurait-elle pas dû être psychologue, tant elle semblait parvenir à connaitre les gens facilement ?

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MessageSujet: Re: Il en va souvent ainsi, c'est dans le silence que se retrouvent les gens qui s'aiment si fort que leur amour, au moment des retrouvailles, devient un monde à part entière. ❅ Caroline&Jon    Aujourd'hui à 21:06

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Je lui dis tout ce que j'ai sur le cœur. Certes, je passe du coq à l'âne et en même temps, pas tant que cela. En effet, je parle de mon avenir, même de notre avenir. Je lui avoue le plus simplement du monde que je voudrais fonder une famille et que j'espère clairement que ce sera Caroline. Parce que je suis amoureux d'elle, clairement et que je ne vois personne d'autre devenir la mère de mes enfants. Parce que je sais qu'elle a des valeurs, qu'elle est douce, tendre et qu'elle me permet de me sentir meilleur un peu plus chaque jour. Je sais que c'est un sujet sérieux et qu'on est peut-être que ce n'est pas le moment mais elle me connaît, je parle et je suis authentique. Parfois je le regrette, mais là absolument pas.
Mais alors que je n'ai plus rien à dire, alors que je la regarde elle garde le silence... Merde, j'aurais dû fermer ma gueule franchement.
- Je suis désolée… Je crois que tu m’as coupé le souffle quand tu as parlé de famille, de maison, d’avenir ensemble…
Je me mordille la lèvre inférieure, je ne suis pas du genre timide mais putain je suis clairement intimidé par ce qu'elle pense. Et si on n'était pas du tout sur la même longueur d'onde, et si elle réalisait qu'elle ne voulait pas cela et qu'elle me dise qu'on ne peut pas continuer de vivre ensemble...
- Je crois que je n’avais pas réalisé, avant ces paroles, à quel point tu m’aimais, vraiment. Je l’ai entendu, je l’ai cru, mais… je ne l’ai pas réalisé.
Je redresse la tête et plonge mon regard dans le sien. Je sens tout mon corps frissonner alors que je tente de comprendre ce qu'elle est en train de me dire et ce qui se trame dans sa petite tête.
- Alors, même si ce n’est pas le bon moment, même si c’est trop tôt, peu importe. Sache que je ne vois pas mon avenir sans toi moi non plus.
Je crois qu'elle peut sentir mon corps se détendre alors que mon sourire grandit. Elle m'embrasse et je réponds à son baiser avec toute la tendresse dont je suis capable, l'accentuant pour lui montrer à quel point je l'aime. Je pose mon front contre le sien et me sens à ma place, tout simplement.
- Quant à ton projet, Jon Winchester, je veux lire dans ton regard que tu y croies. Parce que c’est un merveilleux projet. Non seulement ça te correspond, totalement, mais en plus ça marcherait du tonnerre ! Je te le dis, tout jeune boxeur se damnerait pour ton aide et tes conseils. Même Alaric le dit.
L'entendre parler de mon frère me fait sourire, on ne se connaît pas depuis longtemps et pourtant c'est comme si on se connaissait par cœur. En fait c'est surtout qu'on se ressemble tellement qu'on sait ce que l'autre pense, ce que l'autre va faire pour telle ou telle situation...
- Tu devrais peut-être même lui en parler… après tout, il a été boxeur lui aussi, non ? Je sais, je m’emporte vite, mais j’imagine la chose déjà : Winchester’s Brothers Box Club.
Je la regarde des étoiles dans les yeux. Je parle d'un rêve timide qui vit en moi depuis plusieurs années, et à peine je lui partage ce secret et elle est tellement enthousiaste.
- Je mets une option sur le poste de kinésithérapeute-masseuse. Et on sait déjà qui viendrait te soutenir dans ce projet…
Je souris en la gardant contre moi.
- Je ne suis pas certain que je sois prêt à te partager... Même si dans le fond je le fais déjà, je dis en fronçant le nez. Maintenant que j'y pense, je préférerais qu'elle soit juste ma kiné personnelle, mais ca serait entravé à sa liberté et je me refuse de faire ça.
- Rien ne t’empêcherait de reprendre les combats l’an prochain, une fois la suspension terminée. Il y a Jaimie, et puis Alaric. Je sais qu’il serait bien plus intéressé qu’il ne l’imagine lui-même. Vous avez la boxe dans le sang.
Parler avec elle m'a redonné du courage et de la force. Dire qu'il y a quelques heures j'étais encore en prison et que je me vois déjà appeler la banque demain pour prendre rendez-vous et concrétiser ce projet qui me semblait encore fou hier.
- Tu le réalises que maintenant, mais bon sang ce que je peux t'aimer ! Et je vais te le montrer un peu plus, je dis en souriant avant de me redresser, la soulevant au passage pour l’amener dans sa chambre. La nuit ne fait que commencer, et je dirais même plus, notre vie ensemble ne fait que commencer.
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