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 crazy pretty women

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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
MESSAGES : 1032

MessageSujet: crazy pretty women   Dim 12 Aoû - 14:24

Ces dernières semaines, elle n’avait pas véritablement eu l’occasion de vivre normalement. Depuis combien de temps n’avait-elle pas connu d’après-midi shopping entre copines ? Depuis combien de temps n’avait-elle pas profité d’un après-midi avec ses amies ? Depuis combien de temps n’avait-elle pas renouvelé sa garde-robe ? La vérité, cuisante, était que Caroline ne se trouvait plus le temps de rien. Sa vie avait été focalisée sur sa carrière – qu’elle avait dû reprendre à zéro – et sur la reconstruction d’elle-même. Puis, ces derniers temps, sa vie s’était concentrée sur une seule et même personne : Jon. Elle avait été sur un petit nuage pendant des jours, des semaines, avant que le rêve ne se transforme en véritable cauchemar. Elle le savait pourtant, la vie était pleine de surprises, et très souvent elles n’étaient pas bonnes. Revoir Eric l’avait chamboulée, mais pas du tout dans le bon sens du terme. Elle l’avait rayé de sa vie. Elle avait rayé de sa vie tout ce qui concernait Eric et sa vie avec Eric. Et il y avait très peu de choses – très peu de choses – qu’elle regrettait de cette vie fantomatique. L’imagine fugace d’un visage trouble ses pensées tandis qu’elle avance et croise nombres de personnes dans les rues de Beverly Hills. Elle pense souvent à ce visage. Elle pense souvent à ce passé. Elle pense souvent à cette amitié. Elle pense souvent aux bons moments qu’elle a dû abandonner avec son amie, pour se protéger, pour retrouver sa liberté, pour sortir d’un enfer qui la dévorait et consumait entièrement chaque jour. C’était le prix à payer, avait-elle pensé. Car si leur amitié avait été unique et magnifique, elles étaient diamétralement opposées dans cet univers. Là où Anya avait parfaitement adopté et adapté sa vie de Princesse qui n’a pas besoin de bosser pour survivre, Caroline s’était sentie oppressée, démunie et malheureuse. Là où Anya semblait se plaire dans ce monde de paillettes et de pouvoirs, Caroline y était mal à l’aise. Pourtant, chacune à sa manière, à son caractère, avaient su apporter à l’une et l’autre quelque chose d’unique et d’incroyablement précieux. Comment aurait-elle pu ne pas penser à la jeune femme ? Comment aurait-elle pu oublier son amie ? Pourtant, tu l’as oubliée – que lui murmure son démon intérieur. Pourtant, tu es partie et tu l’as laissée, elle aussi – que lui murmure son démon intérieur. Elle pouvait se répéter un million de fois qu’elle n’avait pas eu le choix, qu’elle avait dû fuir, qu’elle avait dû couper les ponts, la culpabilité et la honte ne la quittaient pas. La culpabilité et la honte ne la quitteraient plus jamais. Elle avait hésité, un nombre incalculable de fois de contacter Anya, sans jamais trouver la force et le courage. Pas seulement parce qu’elle avait honte, d’ailleurs, mais aussi et surtout parce qu’elle craignait qu’Eric ne la retrouve pas son intermédiaire. Le banquier n’aurait reculé devant rien pour obtenir ce qu’il voulait – quitte à passer par la jeune femme, voire peut-être la menacer. Oui, elle parvenait à se convaincre que, par son silence et son absence, elle avait rendu une fière chandelle à Anya Gallagher.

Si elle pensait à son amie de la Fac, celle avec qui elle avait partagé tant de choses – une colocation hors du commun, des petits boulots qui ne rapportaient pas beaucoup mais qui leur permettait de survivre, des moments inoubliables, des fous rires interminables, des confidences inavouables – c’était bien parce qu’elle se baladait sur Rodeo Drive aujourd’hui. Elle n’était pas riche, mais quand elle se décidait à faire du shopping, Caroline ne faisait pas semblant et n’hésitait pas à mettre le prix dans ce qu’elle estimait important. C’était à Beverly Hills que les deux jeunes femmes aimaient rêver à l’époque de leurs études, et c’était à Beverly Hills qu’elles n’avaient pas hésité à flâner quand elles en avaient eu l’occasion. Et c’était dans ce même quartier huppé que la nouvelle Anya Gallagher passait son temps – Caroline le savait. Cela dit, lâchement, elle espérait ne pas tomber nez à nez avec la jeune femme. Elle n’était diablement pas prête à l’affronter. Le serait-elle un jour ?

Elle avait choisi un magasin de chaussures très prisé – de ces magasins où le prix le plus bas comportait pas moins de quatre chiffres. Sa dernière paire achetée par ici datait de presque sept ans – et à ses yeux cela prouvait que le prix était justifié. Elle venait de flasher sur une paire à peu près similaire et se dirigeait droit dessus lorsqu’elle percutait quelqu’un dans son élan. « Oh, mon dieu, je suis désolée, je ne vous avais pas… » qu’elle commence à s’excuser platement avec le sourire, sourire qui reste suspendu en même temps que son cœur ratait un battement en reconnaissant celle qu’elle avait vainement espéré ne pas croiser. Le destin pouvait parfois jouer des tours cruels. Aussitôt, Caroline sent ses joues rosirent, effet immédiat de la honte et de la gêne. Que dire, que faire, dans pareilles circonstances ? Rester digne, quoiqu’il arrive ? Prétendre que tout allait bien dans le meilleur des mondes ? Prétendre qu’il ne s’était pas écoulé une année entière depuis leurs derniers moments ensemble ? Prétendre que l’une n’avait pas tenté de contacter l’autre pendant des jours, des semaines, pendant que l’autre fuyait ? Prétendre, prétendre, prétendre ? Caroline n’était pas une menteuse, aussi prétendre serait compliqué et impossible. « Anya… » qu’elle prononce inutilement et vainement son nom, comme si cela la ferait disparaitre. Non, rien ne la ferait disparaitre, pas même la honte, pas même la gêne. Aussi se pare-t-elle d’une autre arme, une arme protectrice et instinctive : la colère. « Excuse-moi, mais je souhaiterais récupérer ma nouvelle paire de chaussures, » qu’elle enchaine sur un ton plus ferme et décidé, alors que la Princesse pose spontanément les doigts sur la dite-paire. Elles avaient toujours eu les mêmes goûts en matière de vêtements et chaussures. Et si cela les avait rapprochées, aujourd’hui cela risquait de créer une guerre.



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Anya Gallagher
Admin Regina George
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 231

MessageSujet: Re: crazy pretty women   Dim 12 Aoû - 20:28

Mes doigts pianotent impatiemment sur la table, le bruit de mes ongles étouffé par l’épaisseur de la nappe. Je souffle, vérifie mon portable, prends connaissance de l’heure, repose le portable et souffle à nouveau. Trente minutes de retard. Et outre le fait que je crève la dalle, je n’aime pas avoir la sensation d’être uniquement un créneau dans l’emploi du temps de mon mari. Sa vie surchargée par ses affaires, je peux le comprendre. Tout le monde ne peut pas se targuer d’être à la tête d’un empire colosse de chaîne d’hôtels, de restaurants, d’établissements en tous genres. Et justement, je l’admire pour cela. Mais l’intérêt d’être le big boss, c’est de commander absolument tout, notamment le temps que l’on accorde à sa femme. Et très honnêtement, je pense que je devrais appartenir au rang de priorité. Sauf que son retard m’indique tout le contraire. Dans le fond, je parviens bien à faire des efforts pour être libre pour lui alors que j’ai également une carrière à mener. Ce n’est pas de tout repos d’une être mannequin adulée, d’être harcelée de tous les côtés et de devoir entretenir mon mariage. Sauf que je fais un effort, je prends sur moi, je m’engueule parfois avec mon agent, mais je libère du temps pour mon mari. Chose que, manifestement, il fait avec plus de difficultés. Un long soupir s’échappe d’entre mes lèvres gourmandes, ennuyée par cette situation. Quelques personnes aux tables alentours se retournent, mais je m’en moque. De plus, le restaurant dans lequel je me trouve appartient à Samuel. Autant dire que je fais figure d’autorité, mais le voir briller par son absence, c’est le pur des combles. Et comme je suis livrée à mon oisiveté, je me plonge dans une activité que je ne fais que rarement : observer autour de moi. Mes prunelles se posent sur les personnes attablées, les étudient, tentent de leur imaginer une vie. Dans l’ensemble, tout est fade et sans intérêt. Ce sont des personnes qui ont baigné dans l’argent toute leur vie et qui n’ont aucun sens des valeurs. Ils ne savent pas ce que cela est de se battre pour arriver en haut de l’échelle sociale, pour réaliser ses rêves, nourrir son ambition et la mener à bout. Personne ne se doute que j’ai dû trimer pour en arriver là où je suis. Et brusquement, un visage bien particulier se calque sur ma rétine, fantôme étrange du passé. Comme à chaque fois, je suis troublée et mal à l’aise de cette vision. Je refoule le manque, l’incompréhension pour me focaliser uniquement sur ma colère. Non, je ne songerai pas à elle. Elle ne le mérite pas. Après tout, elle m’a abandonnée sans faire cas de notre amitié. Peut-être avait-elle été trop jalouse de mon succès. Peut-être n’avait-elle pas supporté que je parte à New York pour ma carrière. Et soudain, en dépit de mes efforts pour la bannir de mon esprit, je me demande si elle habite toujours à Los Angeles. Est-ce qu’elle serait toujours dans cette ville ? Est-ce qu’elle sort toujours avec ce Eric ? « Mon petit pruneau sucré, je suis désolé. J’ai eu beaucoup d’affaires qui m’ont retardé. » Samuel apparaît brusquement dans mon champ de vision, chassant mes pensées. Il m’embrasse avant de se poser devant moi, appelant directement un serveur d’un geste autoritaire. Ce qu’il est sexy… Et sa seule présence suffit à endormir toute ma rancune. « Ne t’en fais pas, je comprends mon canard. Aucun problème, au moins ? » Il nie du chef, se lançant dans une brève explication dont je ne comprends pas un traite mot. Finalement, le serveur vient et prend nos commandes. « Juste une salade. Je n’ai pas très faim. » Je crève la dalle, ouais ! Sauf que je ne peux pas me le permettre. Outre le fait que je dois manger équilibrée en général, je fais de plus en plus attention à ma ligne. Dernièrement, j’ai constaté que je rentre difficilement dans certaines robes et pantalons. Cela a été suffisant pour allumer toutes les alarmes en moi. Manifestement, j’ai un peu trop abusé du caviar ! Par chance, j’ai de nombreuses nausées qui me permettent de rejeter la plupart des aliments que je mange et de rétablir ma ligne. Oui, Anya est débile. Les plats ne tardent pas vraiment à nous être amenés. Le repas se déroule plutôt bien, surtout occupé par toutes mes remarques concernant le fait qu’Aaron est imbuvable et que je veux un autre garde du corps. Mais à nouveau, Samuel est intraitable, ce sera lui. Je proteste, mais à une simple pression trop forte de ses doigts sur mon poignet, je comprends que je vais trop loin. D’ordinaire, je me serai engrainée, mais là, il s’agit de Samuel. Il a quelque chose dans son regard, dans son attitude qui me met au respect. Puis je suis folle de lui. « Bon, je dois y aller, mon cœur. » - « Quoi ? Tu t’en vas déjà ? » Il n’a pas sitôt fini sa dernière bouchée qu’il attrape son portable, le consulte et fait la tête de quelqu’un qui a loupé déjà trop d’appels et de messages. « Je suis désolé, une affaire urgente. » J’affiche une mine boudeuse et croise les bras sur ma poitrine qui a grossi elle aussi. « Tu m’avais promis qu’on passerait l’après-midi ensembles. » Pour toute considération, j’ai droit à un baiser sur le front comme à une enfant et la promesse que ce sera pour une prochaine fois. Et il me laisse là, comme une débile, alors que je n’ai même pas terminé ma salade. Je suis partagée entre colère et déception. Puis, manifestement trop dégoûtée par cette situation, la nausée m’agrippe les entrailles et je cours jusqu’aux toilettes pour soulager mon estomac. Néanmoins, juste avant, je me fais la belle promesse d’aller m’acheter une montagne de chaussures avec la carte de Samuel.

***

« Tu ne peux pas faire attention, toi ! » j’agresse nonchalamment une femme qui vient de me percuter. Est-ce qu’elle réalise qu’elle a failli me décoiffer cette blonde ?! Et tout à coup, c’est un coup en plein cœur. Cette tignasse si soyeuse que je connais bien pour l’avoir brossée de nombreuses fois, de la même manière que cette fille brossait mes cheveux à moi. délire lesbien chelou Puis il y a cette bouille que je reconnaitrais entre mille pour avoir fait les 400 coups avec elle, pour avoir sceller de nombreux secrets avec ses lèvres, pour avoir eu le même éclat dans ce regard lorsque nous rêvions de grandeur. Bref… Caroline. Lorsque cette dernière prononce mon nom, j’affiche une expression dédaigneuse. « Oh, parce que tu te souviens de mon prénom maintenant ? Quel miracle ! » Amère, je le suis car on ne décide pas de rayer Anya Cooper de sa vie d’un simple claquement de doigt. Et pire encore, on ne vole pas la paire de chaussures sur laquelle j’étais en train de flasher. Au moins, cette remarque m’indique que nous avons toujours les mêmes goûts. J’affiche le sourire le plus hypocrite du monde. « Ça, j’en doute, trésor. J’ai vu ces chaussures avant toi. » Mes doigts parfaitement manucurés se posent sur la paire en même temps qu’elle. Je tire vers moi, puis elle tire vers elle, et nous effectuons ce manège plusieurs fois sans qu'aucune ne cède. « Ne te fais pas d’illusions, Brady. Tu as toujours eu le pied plus fort que le mien. Ces chaussures ne t’iront pas, à moins que tu te coupes le talon ! » Un peu comme les méchantes sœurs dans Cendrillon. Tiens d’ailleurs, c’est ce qu’elle est ! Une méchante sœur, car moi, je la considérais comme telle à l’époque. Je m’agrippe plus fermement à ma prise, mais au même moment, un léger haut-le-cœur me saisit. Mes joues se gonflent brièvement. Je plaque ma main sur ma bouche et l’autre sur mon estomac. Bordel, j’ai la gastro ou quoi ? Sauf que la vile blonde en profite pour s’emparer du trophée. « Eh ! Pas si vite, tu crois aller où avec mes chaussures ?! » Je reprends un peu de contenance, bien que j’ai toujours l’estomac en vrac et je fonce sur elle. D’un geste brusque, je lui prends la boîte des mains. « Elles sont à moi. En plus, je suis persuadée que tu n’as pas l’argent pour te les acheter ! » La guerre pouvait commencer.
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