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 Ils ne savent pas qu'on sait qu'ils savent qu'on sait [Manek]

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Pénélope Solète
Admin hystérique
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DATE D'INSCRIPTION : 02/06/2016
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MessageSujet: Ils ne savent pas qu'on sait qu'ils savent qu'on sait [Manek]   Ven 24 Aoû - 6:41

Il y a des jours où Vénus est une vraie connasse. Parfois, elle est gentille mais sa gentillesse a ses limites, disons qu’elle va sourire avec la moitié de la bouche avant de nous ordonner de continuer notre travail. Et puis, il y a des jours où elle est imbuvable et toute l’entreprise en pâtie, moi la première. Forcément, je suis dans sa ligne de mire, elle passe devant mon bureau quand elle arrive. Et techniquement, je suis la personne la plus proche d’elle quand il s’agit d’ameuter quelqu’un pour exiger une chose complètement loufoque. Là, cette fois-ci, Venus m’a fait courir dans tout Rodéo Drive pour que je puisse aller chercher une robe qu’elle avait vu à Gucci. Elle m’avait montré la photo prise sur son téléphone. Cependant, je suis tombée des nues quand je me suis aperçue que la robe n’existait pas dans cette boutique. Et pour cause, on la trouvait chez Hermès. J’ai eu de la chance que la vendeuse se soit montrée conciliante – même navrée je dirais – aussi j’ai pu récupérer la dite robe, toute contente de moi. Venus allait avoir ce qu’elle voulait. Sauf qu’au moment de lui amener, sourire aux lèvres et les cheveux en bataille, les auréoles de transpiration sous les aisselles #glamour, elle a lâché la bombe atomique. « Finalement, tu peux la ramener, elle ne me plait plus. » Et puis, elle a tourné les talons, exigeant que je lui amène une salade sans vinaigrette avant de claquer la porte d’un geste brusque. J’ai eu deux envies : boire un grand verre de rosé ou me mettre à pleurer sur le champ. Finalement, j’ai fait ni l’un, ni l’autre, il a fallu que je bosse comme une folle suite à l’arrivée d’une énorme commande. Et ça a duré ainsi, jusqu’à ce que midi sonne, et qu’au moment où j’ai amené la salade à Venus, cette dernière m’a finalement dit qu’elle allait manger dehors avec l’un de ses amis. Franchement…Des fois, le manque de respect me sidère. Aussi, je me suis contentée de ranger sa salade sèche dans le sac que j’ai pris, ayant commandé pour moi et Manek, comme chaque midi où nous cassons la croute ensemble.

Dès que Venus a quitté l’entreprise, j’ai senti un poids énorme s’évader de ma poitrine. Aussi, c’est le cœur léger et tout en sourires que je descends à l’étage où se trouve mon ami, là où il a son bureau pour recevoir, se trouvant non loin de la fameuse chambre noire pour y développer ses photos. Je le trouve assis devant un tas de photos glacées se trouvant devant lui. Aussi, je sens encore plus la joie m’inonder entièrement. Avec Manek, c’est une histoire d’amitié qui s’est créée ici. Non sérieusement, avec Venus au milieu. Autant vous dire qu’au départ, j’ai été super méfiante de trop bien m’entendre avec ce bougon tout calme. Puis, un soir, il est venu manger à la maison avec son fils, j’ai foutu le feu à ma dinde qui cuisait dans le four – c’était Thanksgiving les gars, et Jamie était au front comme d’habitude – et nous avons tissé une amitié très forte. Parfois ça jase un peu, mais on s’en fout. On fait nos pauses déjeunes ensemble et c’est le moyen de souffler et pépier au sujet de toutes ces greluches qui traînent ici. « Bien le bonjouuuuuuuuur mon amiiiii ! » Je m’exclame d’une voix enjouée non sans avoir toqué au préalable. « Je ne sais pas si tu as faim, si tu es trop absorbé par ton travail ou je ne sais quoi. Mais c’est l’heure de manger ! » Je me mets à rire et je m’avance devant lui, avant d’annoncer avec fierté. « Cette fois-ci, je vais t’épater ! J’ai fait à manger !! » Et aussitôt, l’expression de Manek change. Est-ce de la peur ? Sans doute, ce qui m’amuse davantage et me fait éclater de rire. « Je t’ai eu ! Non promis, je n’ai pas fait à manger. De toute façon, j’aurais foutu le feu à ma cuisine sinon ! Je me suis contentée d’aller nous acheter des salades mais j’ai pris les Cesar, elles sont grasses à souhait. Sinon, j'ai aussi la salade sans vinaigrette de V. Elle me l'a faite commander pour rien. » Non parce que bien évidemment, venir ici avec un burger/frites, c’est carrément péché. Les filles pourraient vous tuer du regard. Une fois, je suis venue avec un paquet de frites dégoulinant de cheddar, je ne vous raconte pas comment on m’a regardé de travers tant j’avais commis l’impardonnable faute. Sans compter que durant une semaine, ça a pué le fromage à mort. Qu’importe, avec nos salades vertes, tout ira pour le mieux. « Je t’ai glissé des muffins dans ton sachet mais bouffe-les discrètement quoi ! » Parce que bien évidemment, avec ces bureaux tout en vitre, c’est un peu l’open space de la vitre… Tout le monde voit tout mais n’entends pas. Ouf, parce qu’avec Manek, on a la critique facile quand il le faut. Je prends une chaise et je viens la placer à côté de lui tandis qu’il range son bazar. Puis, on s’installe côte à côte, le couloir en face de nous, permettant de voir les allées et venues de tout le monde. « Alooors, tu as passé une bonne matinée ? » Que je ronronne délicatement à l’attention de mon ami tout en mastiquant un crouton se trouvant dans ma salade.

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Manek Kirschnen
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 1107

MessageSujet: Re: Ils ne savent pas qu'on sait qu'ils savent qu'on sait [Manek]   Sam 15 Sep - 17:02



Côtoyer une gente féminine très particulière, et en majorité, au travail n’est pas toujours une chose aisée. Depuis que Manek a renoué avec ce monde pour des raisons pratiques et un salaire élevé et assuré chaque mois, il contemple un peu plus chaque jour la sournoiserie, l’hypocrisie qui peut se développer à une vitesse exponentielle au sein d’une même entreprise. Chez Her, il baigne complètement là-dedans. Sa figure de photographe renommé, de père, de célibataire, et d’homme, lui permet de tirer son épingle du jeu sans être mêlé à la bataille silencieuse qui se joue entre les employées, les mannequins cherchant à percer. C’est même vers lui que certaines se tournent pour se confier, le sachant silencieux, mais ignorant le fait qu’il est totalement désintéressé.
Assis derrière son bureau, il fait le tri des photos du dernier shooting réalisé la veille. Une étoile montante, la fille d’une vieille amie de Venus. La jeune fille a à peine quinze ans, et déjà les stigmates de la mode ancrés en elle. C’est d’une tristesse. Il a été témoin de la laideur engendrée par la mode, des cernes cachés par le maquillage et les peaux abîmées d’avoir été trop maquillées ; des corps amaigris, du mental souillé. Jusqu’à transformer complètement une personne. Depuis quand une gamine de quinze ans refuse de s’alimenter plus d’une fois par jour ? Le monde est moche, il ne peut rien y faire, il participe même à montrer ce qui l’insupporte, tout en apposant sa signature sur ces clichés. Honteux. Lorsqu’il relève le regard de son écran, il voit une jeune femme et Venus, en pleine confrontation, ou plutôt en pleine humiliation. Le menton posé dans la main, il décompte les secondes avant de voir l’employée fondre en larmes, pour la troisième fois de la semaine. Il soupire ; si ça continue, elle va finir par faire une dépression nerveuse et ne plus venir au travail.

Un coup d’œil sur l’heure lui indique que la pause de midi arrive à grands pas. Il s’étire longuement dans son fauteuil, tel un chat qui se réveille, avant de bondir hors de son bureau, en voyant passer l’une des secrétaires pour lui demander si Venus avait fait la sélection dans le livret qu’il avait laissé deux jours plus tôt. Un instant plus tard, la petite blonde lui ramène le dit livret. Soupesant la pochette, il devine qu’une partie des clichés a terminé à la poubelle. S’installant à nouveau à son bureau, il étale la dizaine de photos restantes, et dans la foulée, la silhouette de Penny attire son regard juste avant qu’elle ne trouve refuge ici. Un moment d’humanité dans la journée ! Manek l’accueille avec un grand sourire alors qu’elle se tient en face de lui, comme d’habitude lorsqu’elle s’apprête à annoncer le déjeuner. « Tu as l’air d’être en forme ! » constate-t-il en la regardant s’installer. « Je viens tout juste de voir l’heure, et mon estomac se réveille. » Qu’a-t-elle pu lui ramener, se demande-t-il en lorgnant sur le sac en papier qu’elle tient entre ses mains. Lorsqu’elle lui annonce que c’est du fait maison, une légère panique s’insinue en lui et il hésite à se saisir du téléphone pour se faire livrer une pizza, et une à elle aussi, dans la foulée, il n’aurait pas le cœur à lui laisser manger sa propre cuisine. Mais c’était une petite blague ! Elle a l’air tout à fait consciente de son manque de talent en cuisine et cela fait sourire le photographe qui accueille l’annonce d’une salade césar avec joie. « Parfait pour nous, tu as bien choisi ! Que de la salade verte sans sauce pour la patronne ? » demande-t-il, l’air sceptique en regardant Pénélope. « Elle se prend pour un lapin, celle-ci. Tu pourras la donner à la secrétaire au pire, je crois qu’elle suit le même régime que Vee. » Il connaissait Venus depuis si longtemps ; elle avait été à la place de ces jeunes filles qui rêvaient de fouler les podiums de la mode, et la voilà devenue tyran à la tête d’un magazine du même domaine. Elle avait changé… A la mention des muffins, il lui envoie un petit clin d’œil tout en jetant un regard au fond du sac afin de s’assurer qu’ils étaient bien là. « Tu es la meilleure. Je les partagerai avec toi, aux yeux de toutes. » dit-il en dénonçant le premier regard curieux qui se pose sur eux à travers la vitre. A sa question il hausse les épaules. « J’ai parfois l’impression d’être comme un poisson rouge dans un bocal… Mais à part ça, ça va. Je viens de voir que Venus a fait du tri dans ce que je lui ai proposé. » De ses mains, il désigne les photos devant lui et les pousse aussitôt. « Allez, je débarrasse tout ça, passons aux choses sérieuses. » Il sort les deux salades composées, avec les serviettes et les couverts en bois. Toujours plus pour l’écologie. « Et toi, ta matinée ? » demande-t-il en se doutant qu’elle avait été maltraitée une fois de plus. La course pour la salade sans sauce pour rien en était une preuve nouvelle. Il commence à dévorer sa salade et les souvenirs du dîner fait maison en compagnie d’Alex, durant le week-end lui reviennent en tête. « Tu sais, tu pourrais t’inscrire à des cours de cuisine, personnellement ça m’aide beaucoup. J’ai préparé un risotto ce week-end, figure-toi ! » Un petit sourire satisfait naît sur ses lèvres alors qu’il se vante de ses premiers exploits de cuisinier en plein apprentissage. « Peut-être bien que c’est moi qui préparerait la dinde cette année, pour Thanksgiving. »
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Pénélope Solète
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MessageSujet: Re: Ils ne savent pas qu'on sait qu'ils savent qu'on sait [Manek]   Jeu 1 Nov - 10:12

Oh con ! Je suis déjà épuisée et ce n’est que midi, il me reste encore tout l’après-midi à subir les foudres de ma patronne et ses délires étranges. Mais heureusement il y a cette pause déjeuner avec Manek et ça m’aide énormément. Travailler avec quelqu’un qui est devenu, par la suite, votre ami, ne peut que faire du bien. Il connaît ma situation avec Venus, combien j’en souffre souvent. Mais je n’en garde, pas moins, mon moral. C’est important et puis je n’ai pas le choix. Aussi, je me contente de rire quand il compare Venus à un lapin. « Tu me tues avec tes comparaisons. Même si tu as raison, c’est tout à fait ça. C’est quand même triste de se priver sur la bouffe pour ne pas prendre un poil de graisse. » J’esquisse une petite moue, me disant qu’aussi, j’aimerais bien avoir leur physique parfait, à l’inverse de ma chair tendre mais pas moins sexy qui m’enveloppe. Surtout qu’elles ne pourront pas manger de délicieux muffins comme nous comptons le faire avec Manek. « Attends un peu de voir leur tronche quand elles verront … le cœur coulant de chocolat à l’intérieur. » Je rigole déjà, aidant Manek à faire un peu d’ordre et préparer la « table » pour manger. On pourrait se fondre dans le décor et aller manger au réfectoire. Mais non, c’est insupportable de voir tout ce beau monde grignoter un peu de verdure et non pas se péter la panse comme nous le faisons si bien. Je demande à Manek ce qu’il en a été de sa matinée et sa réponse ne m’étonne guère. Lui aussi pâtit de la folie des grandeurs de Venus, de sa façon d’être un tyran. « Alalala… Elle va nous rendre fous à force. » Je hausse les épaules regardant avec envie la jolie salade que nous allons dévorer. « Qui plus est toi… Tu as Venus… ET les modèles. Je ne sais pas comment tu fais. » Non parce que les modèles, on a bien envie de leur claquer le beignet parfois tellement elles sont imbues de leur propre personne. De ce fait, j’ai arrêté d’être gentille et de leur proposer un café. A chaque fois, j’avais toujours cette impression d’avoir proposé un truc horrible comme un burger super gras et des frites dégoulinantes de graisse. Aussi, maintenant, je m’occupe de ma personne et c’est amplement suffisant. Et de Venus aussi. Comment ne pas l’oublier ?

« Ma matinée ? Et bien si on oublie toutes les choses que Venus m’a demandé de faire, je dirais très bien. Elle m’a fait courir de partout pour aller chercher une robe. Elle m’a envoyée dans la mauvaise boutique pour finalement me dire – une fois que je l’ai trouvée – qu’elle ne lui plaisait plus. » Je me masse les tempes en soufflant doucement. « Un jour, on retrouvera son corps inanimé dans son bureau… » Relevant un œil fatigué vers Manek, j’éclate d’un rire sinistre. « Et je ne serais pas la coupable. Je serais en… En vacances tiens ! » La dernière fois, j’ai vu un film qui s’appelait comment tuer son boss ? Et même si j’ai trouvé Jennifer Aniston, hilarante, je n’ai pu m’empêcher de me dire que la mort n’est pas la solution. Et puis, j’ai besoin de ce poste. Je suis payée pour souffrir, mais bien payée alors bon… On prend sur soi. « Tu veux un peu de vinaigrette à 580 calories le gramme ? » Je pouffe de rire en en versant généreusement dans ma part. Aaah, la nourriture émotionnelle, il n’y a que ça de vrai. Et pendant que je grignote mon plat, Manek me parle de cours de cuisine. Visiblement, il a l’air de se débrouiller comme il faut. « Un risotto ?! La classe ! Quand est-ce qu’on vient avec Charlie le gouter ? » Je suis épatée de ce qu’il arrive à faire. Je n’ai jamais pensé à prendre des cours d’ailleurs. Peut-être que ce serait une solution pour régler ma nullité monstre pour faire des pâtes ? En tout cas, la proposition de Manek est alléchante pour Thanksgiving. « Oh !! Ce serait une bonne idée d’ailleurs ! Je crois même que Jamie aurait une permission. Ce serait l’occasion d’avoir une fête à partager avec lui.. » Le ton est amer malgré tout, et hop une nouvelle bouchée de ma salade grasse et tout va mieux. « En tout cas, cher ami, si tu fais une dinde, je te regarderais avec admiration jusqu’à la fin de mes jours. Et si tu la fous dans la tête comme Mister Bean, je rigolerai jusqu’à la fin de mes jours. » J’engouffre une autre bouchée et je regarde mon ami avec amusement. « Je demanderai à mon fils de faire le dessert. Il s’en sort bien mieux que moi… » Je suis une vraie calamité en cuisine. A ce moment, des jeunes filles passent, elles bossent pour la comptabilité mais elles représentent ce monde que je ne comprends pas. Celui de la beauté et des dictats imposés. Leur rire faux résonne dans le bureau où nous nous trouvons. « Je suis sacrément contente d’avoir eu un fils, je n’aurais pas supporté de voir ma fille devenir ainsi… Les filles d’aujourd’hui ont bien changé. » Je ris jaune, parce que ça devient insupportable de vivre en décalage avec les autres. Mais c’est ainsi, et je crois qu’il faut s’habituer. « Tiens, faut que je te raconte. Ça te dit de rejoindre ma team de défense que j’ai créé il y a peu ? Je livre une guerre sans merci à mon nouveau voisin. Tu sais comment il m’appelle ? Madame Obsolète. Il est fou, je te jure. Charlie refuse de m’aider parce que son fils à lui est son ami d’école. Mais il est insupportable. » Je regarde Manek avec l’expression de Bambi. « Je te paierais en muffins et cœur doublement coulant. »

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