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 Hell on Wheels ~Raphaël ~

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TEAM HARRY
Siobhan O'Sullivan
TEAM HARRY
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DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
MESSAGES : 722

MessageSujet: Hell on Wheels ~Raphaël ~    Mer 29 Aoû - 10:15

C'est avec une pointe de surprise que Siobhan constate que cette  nuit est fraiche. Elle a pris goût à ces températures douces de la Californie. Et s'est laissée surprendre à ne pas avoir pris son perfecto de cuir en quittant son appartement pourri. Temporaire, se laisse t'elle à penser avec un demi sourire. Elle commence à avoir assez de coté pour envisager de prendre un appart un peu plus clean, toujours dans Venice. Même si il est loin de son boulot, elle adore ce petit coin de mer, indispensable à son rituel matinal. Frottant machinalement ses mains sur ses bras pour en activer la circulation et se procurer une illusoire sensation de chaleur, l'Irlandaise se dirige d'un pas fatiguée vers la carlingue de sa jeep. Une grimace en constatant l'état de celle  ci. Il faudrait vraiment qu'elle prenne le temps d'aller la laver, mais c'est le genre de passe temps américain qui la laisse de glace.

La nuit a percé malgré les lumières artificielles de la ville. Donnant à ce petit coin calme de Downtown un air presque fragile.  Mathias, dans son dos, finit de ranger et de fermer le bar. Elle a pris le temps le temps de l'aider, mais il est déjà deux heures du matin et elle a finit son service depuis presque une demi heure.  La soirée a été agréable, animée juste ce qu'il faut pour qu'elle ne s’ennuie pas tout en ne finissant pas totalement épuisée. Un parfait équilibre. Siobhan prend le temps de s'allumer une cigarette, inspirant tranquillement. Peut être qu'elle devrait retourner dans le cercle de jeux clandestin dans la semaine? Avant de secouer la tête. Non. Elle s'est discrétement renseignée sur l'homme qu'elle y avait croisé. Et il est plus que marié. Autant rester sur cette envoutante partie de poker et laisser  cette rencontre dans la case des éphémères. Au moins, il n'y aura pas de deception.  

Elle écrase le mégot de cigarette d'un coup de talon, avant de le balancer d'un mouvement de poignet dans la poubelle qui se trouvait à coté. Fumeuse oui, bordelique oui, mais que chez elle. Siobhan deteste bien assez nettoyer la salle et le comptoir pour se permettre de balancer par terre ses déchets et laisser d'autres le faire à sa place. Avec un soupire, elle se glisse au volant, fermant la porte avec plus de force qu'elle ne devrait. Mais le risque que celle ci ne se rouvre à un moment inopportun est plus que réel.  Le moteur a de longues secondes de raté avant de se mettre à ronronner, à peu près, correctement. Elle devrait s'en inquiéter, mais c'est devenu plus qu'habituel ces derniers temps.  Elle s'engage sur la voie quasi déserte, avant de devoir mettre un coup de frein au changement de feu. Coup de frein qui entraine le crissement caractéristique de plaquettes qui commencent à crier grace. Piece of junk. La Sylphide ne s'en préoccupe pas plus que cela, habituée aux crises caractérielles de son véhicule. Cela devient nettement moins drole lorsque quinze minutes plus tard, alors qu'elle allait quitter Downtown pour l' interstate, sa voiture piétine, renacle, ralentit quand bien même sa conduite n'a pas changer.  Elle ne prend pas le temps de réflechir, elle quitte la route principale, machinalement, Siobhan a enregistré un panonceau annoncant un garage à quelques centaines de mètres.  Il n'y a plus qu'à espérer que la vieille Jeep accepte d'aller jusque là.

Sauf que non. Celle ci s'immobilise brutalement dans un grand chuintement de vapeur, ou elle ne sait quoi. Juste le temps de la mettre à peu près parallèle au trottoir. Histoire de ne pas avoir les cops qui la virent directement à la fourrière parce que celle ci bloque la route. Un  coup d'oeil à son portable. Qui lui apprend deux choses. Qu'il est quasiment deux heures vingt du matin, et que son telephone n'a plus que 14% de batterie. FUCK!  Jamais le garage ne sera ouvert! Et le réseau ici est oscillant. Et faire venir un taxi va lui couter les yeux de la tête! En plus, elle n'a pas assez de liquide sur elle. Double Fuck.  Siobhan ne peut s'empecher de donner un gros coup dans le volant, geste aussi vain que libérateur.  La jeune femme finit par sortir de la voiture, la vérouille machinalement et se dirige vers le garage sans grand espoir. Elle n'aime pas le quartier. Il bruisse de mille et un échos. Suffisamment pour la rendre légèrement nerveuse. Quand bien même elle sait qu'elle a largement de quoi tenir tête à qui lui chercherait noise, sa rencontre avec les trois loosers et l'intervention de la mystérieuse jeune femme lui ont démontrés ses limites. Il faut absolument qu'elle retrouve sa hargne passée. Refuse de compter sur qui que ce soit d'autre qu'elle pour se sortir de situations non désirées.  En attendant, elle est arrivée à hauteur du garage.  Et comme une évidence,  elle ne percoit aucune lumière filtrer. Incertaine, elle s'avance malgré tout dans la cour. Sans trop savoir ce qu'elle va faire.
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TEAM HARRY
Raphaël Grimes
TEAM HARRY
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 402

MessageSujet: Re: Hell on Wheels ~Raphaël ~    Hier à 23:48

Ce ne fut qu’une succession de jurons, de grognements, de râles ininterrompus qui franchit les lèvres de Raphaël tandis que la soirée avancée l’avait laissé esseulé au garage. Il n’était pas rare, en dépit des heures imposées par Alaric, qu’il se retrouve plus tard à errer en solitaire au milieu des machines, des voitures et des motos. Son patron n’était pas un homme très regardant à mesure qu’il faisait une pleine confiance à ses employés. Et en Raphaël, il avait une confiance toute entière. Généralement, le motard ne comptait pas ses heures lorsqu’il était à l’ouvrage, appréciant le silence diurne pour s’abîmer à l’ouvrage. Raphaël ne s’était jamais destiné au métier de la mécanique, mais il devait admettre qu’il y était tout prédisposé. Il ne trouvait de calme et de répit que dans un travail long et rigoureux, en contraste avec la vie qu’il menait. Etudier les moteurs, réparer les machines, trafiquer les mécaniques, cela l’aidait à ne plus penser, à s’évader quelque peu, ou à ordonner ses idées, la tempête des sentiments qu’il ne savait pas identifier dans les confins de sa poitrine. Raphaël n’était pas un intellectuel, il n’avait pas plus d’intelligence de cœur, mais il croyait en la réalité des choses concrètes et efficaces. Travailler se révélait être la meilleure méthode qu’il avait trouvée pour s’empêcher de réfléchir, pour éloigner ses démons, pour cacher ses vilaines cicatrices, pour ne pas se noyer ses souvenirs dans les vapeurs d’alcool. En ces heures, il n’avait plus à penser à la perte définitive de Judith, à la fin irrémédiable d’une vie belle et médiocre à la fois ; oublier qu’il avait une fille aussi paumée que lui, une fille qu’il se sentait impuissant à aider ; s’ôter cette autre gamine qui le réclamait sans raison de son esprit ; et jeter dans les oubliettes cette nouvelle rencontre avec l’un des fantômes de son passé. Le cœur empli de chagrin, Raphaël ne savait plus répondre qu’avec amertume, colère et déraison. Alors oui, s’atteler à la tâche lui permettait de ne pas devenir complètement fou.

Sauf que présentement, toute son attention était accaparée par une tâche toute particulière. Des compétences en nouvelles technologiques du motard, il ne fallait pas en attendre grand-chose. Outre le fait que cela le désintéressait totalement, il n’était pas un as quand il s’agissait de progresser sur les petits écrans. Pourtant, à force d’obstination et d’une bonne dose de venin, il était parvenu à faire ce qu’il souhaitait. Sa –présumée– patience, il préférait ne pas se demander où il l’avait trouvée, mais le résultat lui importait plus que ces questions métaphysiques. Ainsi, portable en main, il se retrouvait à remonter un fil d’actualités (du moins, à ce qu’il en comprenait) où apparaissait une quantité phénoménale de charabia incompréhensible, de visuels inutiles, de choses sans queue ni tête. Il rouspétait souvent, s’arrêtait sur quelques photos pour les étudier, déchiffrait des contenus improbables et, plusieurs fois, se demandait bien comment facebook pouvait être une plateforme aussi populaire et incontournable pour ce qui était de la « sociabilisation ». Car, à part exhiber une vie insipide aux yeux des autres, il n’y comprenait rien à ce resserrement des liens. La plupart du temps, les photos exposaient la chevelure flamboyante d’une rouquine qui n’était pas inconnue à Raphaël. Il la suivait au fil de ses pérégrinations, enregistrait quelques visages, notamment celui d’un garçon qui revenait assez régulièrement. Sûrement ce meilleur ami dont elle avait déjà parlé. Puis, à force de remonter dans le temps, il trouva la frimousse d’un garçon plus jeune, encore après, le visage d’un homme qu’il avait connu autrefois mais que le temps avait usé, et enfin, elle. Mary. Elle aussi, les années avaient laissé son empreinte sur ses traits lisses, mais à l’image d’un portrait dont la peinture s’écaille, cela n’en devenait que plus précieux. Elle était belle Mary. Dans le temps et hors du temps. Et ses sourires, ses bouts de vie qui se dispersaient à travers l’écran, Raphaël les contemplait avec la mélancolie du regret et du chagrin, comme tout autant de lambeaux d’existence qui ne lui appartiendraient jamais.

Un bruit dans la cour lui fit redresser le nez de l’écran. Guère d’un naturel nerveux, il se montrait malgré tout méfiant. Qui pouvait bien se pointer à plus de deux heures du matin dans le garage ? « Alaric ? » Il n’aurait pas été étonnant que ce dernier se montre. Il pouvait passer les grandes parties de sa nuit à ses combats clandestins auxquels le motard se joignait parfois, et réapparaître un beau milieu de la nuit. Toutefois, la silhouette fluette qu’il naquit dans l’ombre n’avait rien à voir avec son ami. « Je peux savoir qui vous êtes ? Vous cherchez quelque chose ? » Depuis que Raphaël avait obtenu ce job au garage, il avait tout appris de ce que constituaient les formules de civilités envers un client. Toutefois, au beau milieu de la nuit, il se résolut à penser qu’il y avait prescription. Le ton n’était donc guère aimable. Elle s’approcha un peu plus de la lumière et il put voir son visage de plus près. Elle semblait plus perdue qu’autre chose. « C’est un garage ici. Et il est fermé. » Elle ne pouvait pas aller dormir tout simplement ? A tous les coups, elle devait être bourrée.
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