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 La première règle du Fight Club ~Texas~

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Siobhan O'Sullivan
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DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
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MessageSujet: La première règle du Fight Club ~Texas~   Mer 29 Aoû - 13:39

Sa rencontre avec  l'étrange jeune femme, dont elle ignore le prénom a secoué la rousse. La manière dont elle aidé Siobhan a se défaire des trois hommes qui l'agressaient continue à la crisper. Sa réaction aux questions de Dimitri, pourtant innocentes et découlant de ses propres propos, tiraille l'Irlandaise.  Ses pensées qui défaillent entre Oliver et le souvenir de Neill qui remonte à la surface involontairement lui donnent envie de hurler. Elle a l'impression d'être une cocotte minute.  Qu'elle va exploser  à la moindre contrariété.  Cela se ressent avec les clients qu'elle sert au bar.  Siobhan a manqué d'en venir aux mains avec l'un d'eux, simplement parce qu'il la regardait d'une façon qui ne lui convenait pas. Alors qu'en temps normal, elle l'aurait à peine remarqué.

Elle est pleine d'une énergie mauvaise dont elle ne parvient pas à se débarasser. Elle a beau multiplier ses plongeons matinals dans l'océan, accellerer la cadence de ses footings sur la plage, prendre de plus en plus d'heures d'extra en réception ou dans certaines  boites de nuit select, cela ne change rien. Siobhan peut s'écrouler, vidée de fatigue à deux heures du matin, dormir cinq heures et se reveiller en ayant envie de frapper les murs qui l'entourent.  Sa lacheté vis à vis de son frère ne cesse de la torturer. Pas une nouvelle. Pas un coup de telephone. Rien. Elle n'a rien adressé à son frère et ses parents depuis que Neill l'a forcé à quitter l'Irlande. Au début, c'était facile de le justifier.  Il fallait faire profil bas. Attendre que les remous du procès, de la virulence s'attenue un peu. Juste un peu. Maintenant? Maintenant, c'est un peu différent. Le danger est toujours là, en filigrane. Mais le risque pourrait se prendre. Juste un coup de fil. D'un burner. D'un telephone acheté dans n'importe quel boui-boui, franchir la ligne d'état, de plusieurs états s'il le faut. Des miles entre l'appel et son appartement pourri.

Journée de repos. Et Siobhan erre, marche, lionne en cage. Cage qu'elle a crée elle même. Dont il ne tient qu'à elle d'abatre les murs, mais dont le mécanisme lui échappe. C'est une vitrine discrète qui attire son oeil.  Une devanture qui ne paie pas de mine mais qui pourrait correspondre à ce dont elle a besoin. Là maintenant tout de suite. Elle traverse sans se préoccuper d'une voiture qui arrive sans vraiment ralentir, s'amusant malgré elle des injures dont elle imagine Dimitri la couvrir pour cet excès.  Siobhan hésite. Est ce qu'elle peut vraiment se permettre les frais d'inscriptions? En même temps, là maintenant, elle s'en moque. Elle a juste besoin de se fouler. De frapper sur un sac de sable jusqu'à ce que ses phalanges ne soient plus qu'un bloc de pierre. Oui, ce serait parfait.

La Sylphide jette un coup d'oeil critique sur sa tenue. Un halter top  grenat, un sarouel à motif abstrait, une paire de sandale. C'est pas franchement la combinaisaon parfaite pour un entrainement, mais c'est toujours mieux que si elle était en jean chemise. Son visage est dépourvu de maquillage, ses méches rousses laissées à leur propre liberté. Cette journée était pour elle, pas pour chercher un flirt quelconque.  Au pire, Siobhan pourra toujours revenir se changer. Après tout, son apprtement n'est pas très loin. Par contre, si l'intérieur de la salle ressemble à une salle de fitness, elle se barre. Elle est totalement mal à l'aise dans ce genre d'environnent posh qui ne lui ressemble pas. Elle aime les salles d'entrainements, les rings de boxe et leurs parfums de sueurs, de sangs et de dépassements forcenés.  Avec un soupire d'agacement pour les restrictions qu'elle s'impose seule, elle finit par poser la main sur la porte d'entrée et la pousser.  Elle fait quelques pas et s'avance jusqu'au comptoir de la reception, attendant que l'homme brun qui  est de dos et en train de chercher quelques choses dans elle ne sait pas trop quoi se retourne et lui accorde son attention. C'est sans impatience qu'elle elève la voix, lui faisant connaitre sa présence.

-Bonjour, vous êtes le propriétaire des lieux?
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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Sam 8 Sep - 15:11


La Première Règle du Fight Club
Une couleuvre au milieu des serpentaires...


Sourire de tueur quand je me retourne. Ah, et la demoiselle est rousse. *bavebave* Non, non, ne pas baver, sinon elle va me prendre pour un fou... ou pire. Mais je lui souris d'un sourire à faire fondre un radiateur. C'est pas de ma faute, c'est un sourire normal pour moi. Je nie du chef alors que je pose les papiers que j'ai trouvé sur le bureau, juste dessous le comptoir.

- Non. C'est pas moi le propriétaire. Je ne suis qu'un petit employé qui cherche désespérément comment le propriétaire a réussi à foutre autant de bordel dans un si petit endroit. Petit suspense de 3 secondes. Je peux vous renseigner peut-être?

* * *

La journée avait pas trop mal commencé. Entre footing entre les rues désertes de la ville vue l'heure matinale, la fin de course sur le sable de la plage, j'étais motivé pour travailler. Si je travaille pour une grande chaine de fitness comme coach personnalisé (et personnalisable), j'ai aussi le boulot dans cette petite boite minable. Enfin, elle est pas minable puisque j'y travaille. Mais disons que niveau budget communication le propriétaire n'en fout pas lourd. Mais comme c'est assez cool de travailler là, bah c'est ce que je fais. La moitié du temps, je glandouille, les mains dans les poches, vu le manque flagrant de client. Pourtant, elle est pas trop moche sa salle de sport. C'est pas le truc reloud et trop... bio, des salles de sports avec des mecs dont les pecs semblent vouloir éclater dès qu'on les plie ou bien les nanas qui vous regardent bizarrement parce que vous arrêter votre runner à 2 kilomètres 3 au lieu des 43 kilomètres qu'elles font, elles. Non, non, c'est une petite salle des familles où le propriétaire a même gardé des créneaux d'entrainement pour des gamins. Niveau déco, c'est pas le top, les machines pourraient être un peu plus huilées et un peu plus peinturées, mais ça va, ça fonctionne. C'est finalement assez grand, sans être un hangar, et c'est bien aérer. Les claustrophobes ne souffrent pas ici. Donc, comme je le disais, la journée avait bien commencé, sauf qu'une minute après que je sois arrivé, il m'a dit qu'il avait un rendez-vous à la banque et qu'il devait y aller, me laissant, avec toute la merde de paperasse à faire. J'suis pas non plus un expert, alors ça met du temps surtout que je dois trouver le papier nommé "Autorisation d'exploitation commerciale n°..." Raaaah, et pis je suis nul en chiffre. Heureusement que la poulette est arrivée pile-poil à ce moment. Donc je lui souris, lachant les papiers sur le bureau, sous le comptoir.

* * *

- Je peux vous renseigner peut-être? Je lui laisse un peu de temps pour se décider. Parce que théoriquement, c'est pas anodin si on entre dans une salle de sports. Pour tout ce qui est sports de combats, demandez-moi, si c'est pour les cours de gym, ma collègue ne vient que le samedi et si c'est pour un contrôle sanitaire, là faut attendre le patron. Pitié, pitié, qu'elle ne soit pas du contrôle, ils sont chiants... On a pas les prétentions des grandes enseignes, mais on est plus proche de nos clients. Tant qu'à faire, autant faire un peu de pub.

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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Mer 12 Sep - 10:13


L'homme se retourne à son interjection, et Siobhan découvre un grand brun au sourire engageant. Voir même carrement sexy. L'Irlandaise retient un léger rire. Lui, il sait qu'il est séduisant et ne se prive pas pour en jouer. Et de ce qu'elle peut voir de là où elle se tient, il aurait tord de se priver. Elle s'accoude au comptoir, se penchant légèrement vers lui. Sans pour autant entrer dans son espace privé, mais suffisament proche pour que ses iris noisettes s'échappent quelques secondes sur les tatouages qui serpentent sur ses bras. Outch. Il a du sentir les aiguilles, vu la finesse des traits.

Sa remarque l'amuse et sa première nervosité à avoir franchi les portes d'une salle inconnu s'évapore devant le naturel de sa réaction. Siobhan n'est pas du style à rester très longtemps en porte à faux. Elle lui répond, le timbre léger , jetant un coup d'oeil à l'accumulation de papiers et dossiers qu'elle voit dans son dos - Croyez moi, je peux faire pire en moins de temps! Si un jour vous avez besoin de quelqu'un pour donner une touche Passage d'Ouragan, je serais parfaite!

Elle a un instant d'hésitation à sa question. Oui, il devrait pouvoir. Mais est ce qu'elle a vraiment envie? L'Irlandaise pensait avoir laissé derrière elle la violence, en même temps que sa terre natale. Sauf qu'elle doit admettre que ce n'était que charmantes reveries et la réalité a finit par la rattraper. Elle a besoin de pousser son corps. De sentir bleus et courbatures. Les fragrances métalliques de son sang. Si possible dans un environnement sécurisé. De manière à ce qu'elle puisse être serieusement brutale et agressive lorsqu'elle n'a pas le choix. Non, la vie de poupée aux ongles parfaits, ce n'est pas pour elle. Oliver va finir par en prendre réellement conscience. Et là... Non. Elle s'en fout. Un flirt léger et sans conséquence. Ou l'art de se mentir à soi même.

-Il me semble que j'avais rendez vous avec votre employeur pour une inspection des machines et des installations. - Non, elle n'a pas pu s'empecher! Ce n'est pas une perche qu'il vient de lui tendre, c'est une poutre. Et la peste de continuer sur le même ton, le regard et l'attitude parfaitement sérieux, alors qu'elle reprend une position verticale irreprochable. - Nous prenons la sécurité des usagers très à coeur, vous le savez.

Parce qu'elle n'est pas completement sadique, la demoiselle rompt la plaisanterie aux premieres lueurs d'agacements dans le regard de l'homme. Elle n'a pas envie qu'il finisse par la mettre dehors parce qu'elle l'a enervé! Elle lève les paumes en l'air, la gauche portant encore la balafre cramoisi du tesson de verre qui l'a entaillé quelques semaines plus tot.

-Je plaisantais, se hate t'elle d'ajouter, à nouveau souriante. -A vrai dire, je crois que c'est vous que je venais voir. J'ai besoin de me remettre en forme et d'affuter à nouveau mes reflexes. J'ai abandonné depuis quelques années mes anciennes pratiques sportives et je sens que cela me manque. J'ai besoin de brûler à nouveau cette energie nerveuse. Vous voyez ce que je veux dire?

Si il n'a pas la moindre idée de ce dont elle parle, elle s'en va. Elle a besoin de calciner son corps jusqu'à se sentir terrassée de fatigue et ne plus pouvoir penser. Siobhan plante ses prunelles dans le regard de son interlocuteur, histoire qu'il n'y ait pas de confusion sur la personne. - Et pas en faisant du vélo elliptique.

Il y a un autre point qu'elle souhaite aborder. La jeune femme a tout à fait conscience de ses moyens limités et il lui est totalement impossible de mettre 740 dollars pour un abonnement annuel. Ceci dit, elle n'a aucune idée des tarifs qui se pratique. - J'aurais aussi besoin de connaitre les prix? Si c'est un forfait mensuel ou horaire? Est ce qu'il y a des douches à disposition après les entrainements?
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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Mer 12 Sep - 22:13


La Première Règle du Fight Club
Une couleuvre au milieu des serpentaires...


Quel monceau de paperasse. J'aime pas ça. Pourquoi faut toujours que ça me tombe dessus. Et puis, la lecture, ça ne me réussit pas. J'aime pas ça. Les lettres, ok, je lis, j'ai appris, mais bon, quand même. C'est pas ma tasse de thé. Bref, en plus, je sais pas trop ce qu'il faut que je trouve. C'est tellement mal rangé. Je cherche, je cherche. Mais au fait, je cherche quoi? Je regarde ce que j'ai dans la main. Ah oui, les foutus papiers pour... C'est là qu'elle entre. Belle comme un coeur, féline comme une chatte, avec cette cascade de cheveux roux et des taches de rousseurs qu'on dirait un bouquet de mille fleurs. Je ne la connais pas, mais bon sang, elle est belle. Et elle le sait. Elle en joue. Surtout quand elle s'appuie comme ça sur le comptoir. Comment ne pas fondre, hein? C'est comme si vous demandiez à une glace de rester glace alors que vous la posez sur un radiateur allumé. Bah là, c'est exactement pareil. Je souris.

- Passage d'Ouragan? Hmm... Intéressant, quoi que là, je cherche plutôt Maison Témoin. Mais je retiens, Madame, la prochaine fois, je vous appellerais.

Oui, j'ai dit madame, et alors, ça pose un problème? Je sais pas si elle est mariée, mais en tout cas, j'ai horreur de dire "mademoiselle", parce que ça... soit rajeuni la femme au point où on l'infantilise, soit on la vieillit et là, c'est peut-être encore pire. Donc madame et puis c'est tout. Bon, alors, qu'est-ce qu'elle veut la petite dame? -Il me semble que  j'avais rendez vous avec votre employeur pour une inspection des machines et des installations. Et merde, fait chier... Je perds mon sourire. Direct. J'suis déjà pas un type qui s'occupe de la paperasserie, mais alors si en plus il faut que je me farcis les inspecteurs, j'vais pas longtemps travailler pour ce patron qui n'est pas là. La sécurité des usagers? Pff, j'lui fouttrais dans la gu*ule la sécurité des usagers, si je le pouvais. - Je plaisantais. Je redresse un sourcil. Elle plaisantait. P*tain, c'est pas une blague à faire. J'ai failli avoir une attaque cardiaque! Mais je ne montre rien et lui sourit en retour. - A vrai dire, je crois que  c'est vous que je venais voir. J'ai besoin de me remettre en forme et d'affuter à nouveau mes reflexes. J'ai abandonné depuis quelques années mes anciennes pratiques sportives et je sens que cela me manque. J'ai besoin de brûler à nouveau cette energie  nerveuse. Vous voyez ce que je veux dire? Hmm, hmm... - Et pas en faisant du vélo elliptique. C'est à moi de m'appuyer légèrement sur le comptoir pour me rapprocher d'elle.

- Et pourquoi pas le vélo elliptique? C'est très sexy. Ca renforce les fessiers et les mollets. Je ris aux éclats avant de faire le tour du comptoir et l'invite à me suivre dans la salle de sports. J'ai pas forcément les chiffres exacts en tête, mais ici, ça doit être entre 350 et 400 dollars l'année. Moins si vous ne faites pas beaucoup d'heures, un peu plus si vous prenez des cours privatisés. C'est très souple, ne vous en faites pas. Il n'y a pas beaucoup de classe, car nous ne sommes pas beaucoup d'instructeurs. Vous pouvez venir pour travailler sur les machines si vous le désirez ou opter pour une entrainement plus personnalisés.
Je la conduis jusqu'à un couloir, tout au fond. Y'a deux portes. Sur l'une y'a le petit bonhomme des toilettes féminines habillée en WonderWoman. Sur l'autre, y'a le même symbole, mais version Batman. J'vous laisse regarder. Y'a des douches, mais y'a pas beaucoup d'eau chaude. L'eau froide, c'est bon pour la circulation. Je souris largement. J'attends qu'elle fasse un petit tour dans les vestiaires féminins où elle trouvera toute une rangée de casiers et quelques cabines de douches. Quand elle revient, je reviens dans la salle principale, celle avec toutes les machines. Ici, donc vous pourrez venir sans rendez-vous, à l'heure que vous voulez, pour utiliser les machines. D'ailleurs, à ce moment, entre deux femmes qui me saluent et se dirigent vers les vestiaires. Deux petites mamies qui restent sur un tapis de marche. Tss, alors qu'elles pourraient aller sur le bord de mer. Mais bon, c'est pas moi qui suis dans leur tête. L'autre salle, c'est pour les cours, privés ou en groupe. Il suffit de se mettre d'accord sur un horaire avec ledit coach et c'est tout. Ca peut être n'importe quelle heure de la journée et de la nuit... Rigolez pas, j'ai eu un élève infirmier de nuit et qui voulait absolument un entrainement d'arts martiaux à 3h du matin parce que c'était son seul créneau de disponible...

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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Ven 14 Sep - 9:32

Madame. Elle fronce les sourcils, elle n'aime pas madame. Elle a l'impression que l'on s'adresse à sa mère. Se retenant de regarder par dessus son épaule chaque fois que c'est ainsi qu'on l'appelle. Néanmoins, Siobhan n'a pas envie de relever, peut être plus tard, si il recommence.Elle aime les sonorités chantantes de Mademoiselle. Un petit rayon de soleil. Son humeur ne s'assombrie pas pour autant alors qu'elle ne peut s'empecher de le taquiner. Sauf qu'il se rembrunit très vite. Et ce n'est pas comme cela qu'elle désire commencer une collaboration avec l'homme. Il a dit qu'il s'occupait des sports de combats et une relation avec un coach, c'est particulier! Elle n'a pas envie de devenir un iritant pour lui dès les premières minutes.

C'est à elle de sentir les traits de son visage qui se figent quand il vante les mérites du velo elliptique. Siobhan sait que son corps ne passerait jamais une inspection pour être mannequin, qu'elle oscille entre du 40 et du 42, selon les coupes de ses vetements, qu'elle n'est pas rentrée dans un 36 depuis ses quinze ans. Mais... mais elle a appris à aimer ses courbes voluptueuses, la paleur de sa peau mouchetée et les flammes de ses cheveux. Et cela lui a pris du temps. Beaucoup de temps. -Je... je ne viens vraiment pas pour cela, balbutie t'elle, prise au dépourvu. Il n'y a aucun mépris dans son ton, elle a un profond respect pour celles qui ont la determination de suer sang et eaux sur diverses machines pour atteindre la forme qu'elles veulent. Simplement, cela ne lui correspond pas. Il finit par éclater de rire et la ligne crispée de ses épaules se détend. Elle lui adresse une grimace, avant d'ajouter - D'accord, c'était de bonne guerre!

Il lui donne les tarifs, qui restent raisonnables, sans pour autant correspondre parfaitement à ce qu'elle cherche. Les cours collectifs et les machines ne l'interessent vraiment pas. -Il s'agira de cours privatisés je pense. A moins que vous ne pensiez qu'une salle de boxe me corresponde mieux? -La question est sincère, dénuée de piège. Siobhan n'a pas l'impression d'enfreindre des limites muettes. La jeune femme a relevé les prunelles vers lui, lui emboitant le pas alors qu'il la guide vers les profondeurs du batiment. Elle ne sait pas exactement ce qu'il lui faut, et pas non plus l'envie de leur faire perdre du temps à tous les deux si elle ne correspond à son style d'apprentissage.

Elle ne peut retenir un sourire amusé en voyant les sigles correspondant aux vestiaires et sur un léger signe de la tête, pousse la porte. L'endroit est propre, un peu vetuste mais bien entretenu. C'est un peu froid, mais non dénuée de personnalité. Elle est loin d'être rebutée par l'endroit. La rouquine ressort et salue brievement les deux utilisatrices qu'ils croisent

-Je ne vous ferais pas venir à trois heures du matin, promis! Je suis serveuse dans un bar et je fais pas mal d'extras. Ce serait plutôt de bonne heure le matin, pour la fréquence, je ne sais pas encore. Je ne sais pas quel est le rythme idéal. Je n'ai pas de but précis, je veux juste faire cela pour moi. Je n'ai pas de deadline particulière.
Elle laisse sa voix s'éteindre quelques secondes, simplement troublé par le léger ronronement des tapis sur lequels les deux femmes marchent en discutant entre elles. -Est ce que vous avez à votre disposition des sacs de sables? des punching ball, des pads d'entrainement? ce genre de matériel? Vous enseignez quels sports exactement?

Elle a envie de connaitre des détails plus précis, et pour celle, Siobhan essaie d'être plus limpide dans ses motivations et son passif. -Je n'ai pas de formation classique, plutot un apprentissage sur le tas, dans la rue, ou en regardant les autres faire. Mais je n'ai pas peur de m'entrainer dur pour atteindre un niveau à peu près convenable.
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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Mar 18 Sep - 11:57


La Première Règle du Fight Club
Une couleuvre au milieu des serpentaires...


- Vous croyez vraiment que je vous proposais du vélo elliptique? Je lève un sourcil, la figure blasée. Je finis par reprendre un sourire ravageur. Non, non, vous, vous n'avez pas besoin de pédaler ou de machine. Ca se voit. Je ris aux éclats. Mais bon, après tout, elle m'a bien cherché avec l'inspection sanitaire, donc je me venge comme je peux. Elle aussi, elle se détend un peu et c'est préférable. Je suis pas le propriétaire ni le responsable de la salle, donc j'ai pas non plus à la regarder de haut ou bien à mettre de la distance dans mes paroles. Je veux que les clients viennent ici pour décompresser, pour se relaxer, pas parce qu'on leur a dit de faire 20 kilomètres pour rester en forme ou pour perdre des kilos, c'est pas mon but. Faut aller dans un grand centre qui cherche à faire du bénéfice. Mais pas ici, c'est pas l'adage de la maison.

Je hausse les épaules, alors qu'elle me parle de salle de boxe. C'est là que j'ai tout appris. C'est peut-être mieux qu'elle aille dans une salle de boxe, parce qu'il n'y a pas meilleure école au monde. Mais la demoiselle n'a pas besoin d'une école. Elle ne va pas devenir boxeuse professionnelle, c'est visiblement pas ce qu'elle cherche. Ce qu'elle veut, c'est soit se dépenser comme une malade pour évacuer une frustration ou parce qu'elle a un besoin incommensurable de se délester de quelque chose.

- Non, la salle de boxe, c'est pour ceux qui veulent du muscles en premier lieu. Vous, vous avez visiblement besoin d'évacuer quelque chose.

Je la fais visiter un peu. Les vestiaires, la salle. C'est pas le grand luxe, c'est en effet un peu vieillot, mais le propriétaire ne roule pas sur l'or non plus. Donc il fait ce qu'il peut avec ce qu'il a. Et ça suffit à ce que tout soit propre, mais sans prétention. J'en viens à parler des horaires. On peut toujours tout arranger. C'est ce qui est bien ici. C'est vrai que je ne manque pas de boulot, mais c'est pas non plus la cohue au portillon. Je suis bien ici. Je ne gagne pas des milles et des cents et c'est ce qu'il me plait. Un boulot sans prise de tête. Je hoche du chef parce qu'elle m'explique qu'elle ne me fera pas venir à des heures horrible. Tant mieux. Je hausse un sourcil quand elle me demande si on a des punching-ball.

- Oui, on en a. Si vous voulez vous entrainer toute seule. J'aime pas les punching-ball. C'est... impersonnel. Je préfère bastonner le type qui est en face de moi. Mais bon, c'est une autre histoire. Visiblement, la donzelle est plus tentée par la boxe. Ou peut-être c'est qu'elle ne voit que la boxe qui pourrait lui faire dépenser toute l'énergie qu'elle a à revendre. C'est très ingrat la boxe. J'aime la boxe, hein, mais pour une demoiselle, non, c'est pas ce qu'il faut. La boxe, c'est un sport d'homme. Boxe, hankido, capoeira, Vovinam... et le vélo elliptique... Nan, je déconne, pas le dernier. Je vais m'occuper aussi du Cross Fit si vraiment les sports de combat ne vous intéressent pas. Ma collègue va faire tout ce qui tourne autour de la gym, fitness... tout ça tout ça. Elle explique ensuite ce qu'elle sait faire et comment elle a su les faire. Je réfléchis un peu avant de retourner vers le comptoir de l'accueil. Ce que je peux vous proposer, c'est de tester un peu de tout et comme ça vous pourrez choisir ce qui vous correspond le mieux. Et pour vous dire mon avis de professionnel, c'est pas la Boxe qu'il vous faut. Votre joli visage n'appréciera pas du tout. La Capoeira est plus une... danse et demande peut-être un peu plus de connaissance, surtout si vous avez simplement appris en regardant. Ce que je vous proposerais donc, ça serait le Vovinam. Vous pourrez alors vous dépenser sans compter.

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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Mer 26 Sep - 9:45

Elle se sent à l'aise avec lui. Leur échange de taquinerie sans acidité est léger, facile. Il est évident qu'il a l'habitude de désamorcer les éventuelles inquiétudes des futurs usagers de la salle ou de ceux qui vont s'entrainer avec lui. Les épaules de Siobhan se détendent et les traits de son visage s'adoucissent alors qu'il l'entraine dans le ventre de la salle. Il réfléchit à la question posée, prenant le temps de peser les implications de cette derniere. L'Irlandaise est à l'aise dans les salles de boxe crasseuses, puantes et miteuses. Elle a longtemps accompagné Catham, montant parfois sur le ring, sans pour autant s'investir durablement. Juste l'adrenaline du combat. Son analyse est juste, et d'un léger signe de menton lui indique qu'il a vu juste.

-Oui, et la course à pied ne me suffit pas. J'aime aussi nager le matin quand la température le permet. Il y a rarement du monde à ces heures là. C'est l'avantage d'habiter Venice.

Meme si son appartement, lui, ne mérite pas vraiment une mention particulière! Cependant, s'éloigner de l'Océan n'est pas envisageable, donc tant qu'elle n'a pas les moyens de profiter des avantages sans les inconvénients, elle fait avec. Si elle a eu quelques rencontres désagréables en rentrant de certains services tardifs, cela n'a jamais été très loin. Ce genre de prédateurs urbains tourne vite les talons quand la proie se révéle avoir des dents et des crocs. Et une langue de pute. La jeune femme poursuit la conversation sur les divers points qui soulèvent ses interrogations.

-Je pense qu'il y aura les deux, si c'est possible? Parfois des entrainements seule, en équilibre avec ceux que je prendrais avec vous? Selon le temps que j'aurais disponible pour venir, je ne sais pas encore.


Il a l'air de pouvoir enseigner dans un nombre de sports assez impressionnant. A moins qu'il n'offre une plongée sérieuse dans ceux là avant de diriger ceux qu'il a pris en charge vers d'autres lorsque leur capacité atteind des niveaux plus compétitifs? Peut être. Cross Fit, non. Ces gens là sont de grands malades. Ce qu'ils sont capables de faire lui apparait absolument hors de portée et c'est avec un sourire amusé qu'elle lui répond. Faisant miroir à ce qu'il lui a adressé.

-Je ne pense pas être faite pour le Cross Fit, je ne suis pas American Warrior matériel, plaisante t'elle tranquillement. Elle aurait aimé le contredire sur la boxe, mais il a raison, -Je ne peux pas trop me permettre de travailler avec un visage tuméfié. Cela risquerait de faire peur aux clients du bar et je crois pas que mon patron apprécierait que sa serveuse donne l'impression d'être rescapée permanente d'accidents. - Elle lui jette un regard du coin de l'oeil, notant le léger compliment glissé, tout en finesse. Lui, il a l'habitude de travailler aux contacts des femmes. Smooth, very smooth! Un temps de silence avant qu'elle ne sonde l'idée de la Capoeira- J'ai deja vu des démonstrations, c'est impressionnant, limite envoutant, mais j'ai besoin de plus de contacts. Est ce que cela vous dérange si l'on continue de discuter dehors avec une cigarette?

Le vovinam? Le nom ne trouve aucun écho dans ses souvenirs. Siobhan fronce les sourcils, mais aucune évocation ne lui vient. Non. Elle n'a pas la moindre idée de ce que peut être cet art martial en particulier. Cependant, l'idée de finir épuisée au point de ne plus pouvoir bouger et penser. Oui. Tellement. Elle a envie d'une cigarette, d'un café.`

-Je ne sais pas du tout ce qu'est le Vovinam. Mais si vous pensez que c'est adapté, je vous fait confiance. On peut commencer plusieurs heures, acéquir les premières bases et ensuite voir si cela me correspond vraiment? Quels sont les tarifs pour un premier forfait de dix heures avec vous?
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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Lun 15 Oct - 11:25


La Première Règle du Fight Club
Une couleuvre au milieu des serpentaires...


Elle habite donc le quartier. Remarquez, ceux qui viennent à cette salle de sports ne viennent pas pour sa renommée, mais bien parce que ça reste une petite salle de sports locale et très familiale. C'est pas que je veuille me faire de la pub, hein, de toutes manières, j'ai jamais apprécié l'autorité, donc voir un coach toujours me rabâcher de faire ci ou faire ça pour les championnats, ça m'a toujours mis sur les nerfs. C'est pour ça que même si j'ai le niveau pour passer les nationaux et les internationaux, j'ai jamais été un féru de concours. Je suis bon dans ce que je fais et j'ai pas besoin d'une médaille pour le savoir. Bref. Mon sourire s'épanouie encore plus. Elle n'est pas le genre de donzelle à oser la chirurgie plastique pour rajeunir. Non, elle, elle prend soin de son corps avec le sport. Course à pied, natation... et si on ajoute le vélo elliptique, ça donne le triathlon! Ahaha...

- Pourtant, c'est bon pour la circulation, une bonne douche bien froide...

Je ris moi aussi, j'ai du mal à entrer dans l'eau quand c'est bien trop froid. Je l'embête! On en vient à parler des cours proposés. Je lui indique alors des cours et elle accepte aussi bien les séances individuelles que collectives. Bien. Elle progressera plus vite et de différentes manières, c'est bien, c'est ce que je recherche dans mes élèves. Des gars (et des filles) qui en veulent! Je hoche du chef.

Tout le monde peut faire du Cross Fit. Il y a un mauvais marketing et une très mauvaise image en ce moment autour du Cross Fit. Mais c'est une discipline qui est extrêmement bénéfique. Nous ne sommes pas tous des bourrins! La Capoeira semble lui convenir, mais elle hésite encore. Puis elle demande à aller dehors pour fumer. C'est pas bon ça, pas bon du tout. Ca tue les poumons.Je vais vous attendre ici. La cigarette c'est pas bon pour ce que j'ai. Et qu'est-ce que j'ai? Je tape de mes deux mains mes côtes.J'ai des poumons sains. Je vous laisse vous intoxiquer toute seule. Faites attention cependant, il n'y a pas de cendrier autour de la salle, et vous n'avez pas le droit de rester à côté de la porte. Faut aller de l'autre côté de la rue.

Le patron est très strict pour ça. Je retourne à mon comptoir si la donzelle persiste à aller fumer elle me retrouvera là où je suis. D'ailleurs, faut que je finisse de retrouver le papier avec le bon numéro dessus. Si je ne le trouve pas avant que le proprio revienne, je vais entendre parler du Savon de Marseille, moi, même si j'ai aucune idée de quel pays vient cette expression. Je réponds à ses questions une fois qu'elle revient me trouver et si elle n'est pas partie dehors, alors je lui réponds tout en farfouillant à nouveau les papiers.

Le Vovinam, c'est le nom officiel du Vo Viet Dao. C'est un art martial vietnamien, dérivé du Kung-Fu chinois. C'est bien plus impressionnant que le Kung-Fu. Et il y a une partie beaucoup plus... comment dirais-je... respectueuse que l'on ne retrouve pas dans le Kung-Fu. Non seulement vous allez pousser vos limites mais en plus, il vous faudra me faire confiance, tout comme moi, je vais devoir vous faire confiance... Quant aux prix... Je lui donne un papier où il y est écrit les tarifs. Même pour le vélo elliptique, mais ça, on s'en fiche. Et si vous avez encore un doute, vous trouverez tous les diplômes et les médailles derrière moi. Oui, oui, les miennes. J'en ai quelques unes quand même. J'ai fait les championnats à contre coeur, mais c'était pour avoir une base. Ca m'étonnerait que je recommence de ci-tôt. Excusez-moi...

Je contourne le comptoir et je sors dehors retrouver un type qui toquait à la vitre. Le genre de type à la gueule patibulaire et à la cigarette coincée entre les lèvres. Un type du genre... film de mafia. Je lui serre la main et nos épaules se choquent également dans une embrassade fraternelle. Sans entrer dans les détails, surtout que je suis au boulot, notre conversation est basique, dénuée d’intérêt avant qu'il ne me remette une enveloppe et se casse sans dire au revoir. Je plie l'enveloppe et retourne à l'intérieur, retrouvant mon sourire séducteur.

- C'est tout bon pour vous?

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Siobhan O'Sullivan
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Mer 14 Nov - 10:04

leur échange est tranquille, serein. Tout simplement agréable. Et la jeune irlandaise se laisse bercer dans cet agréable sentiment de normalité. Sa manière de se comporter, détendu et plein d'humour permet à Siobhan de relâcher un peu de ce contrôle quasi permanent qu'elle exerce sur elle. Elle se détend et se laisse glisser dans l'onde paisible de leur échange. Pas d'acidité, pas d'ironie acerbe. Non. Il parait être d'un naturel charmant, charmeur, sans doute que cela explique aussi pourquoi il est aussi populaire en tant que coach. Les personnalités cactus ont bien moins d'attraits! Il develope les différentes options et prend le temps de détendre le cross fit

-Peut être plus tard, si on a envie de changer un peu les séances d'entrainement? -La manière dont il explique qu'il est non fumeur lui attire un large sourire. Okay, elle peut respecter cela! Même si Siobhan est définitivement accroc à la nicotine et qu'elle est très loin de répugner à un joint, plus ou moins régulièrement. -Non, ne vous inquiétez pas. Je fumerais tout à l'heure! Rassurez moi, vous avez quand même quelques vices ou vous êtes un ange déguisé en simple mortel?

Elle n'a pas une envie réelle de griller une cigarette, c'était plus une question d'habitude. Aussi le rejoint t'elle à son comptoir, son pas se calquant par mimétisme sur le sien. Il a visiblement vraiment besoin du document qu'il cherchait à son arrivée et sans s'en sentir offensée qu'elle se perche sur un des tabourets posés devant la reception. Lorsqu'il mentionne le nom Vo Viet Dao, Siobhan hoche la tête. Ce nom là lui est un peu plus familier que Vovinam. -D'accord, j'avoue que je n'avais pas fait le lien. Je ne suis pas un peu trop novice pour débuter dans un art martial? Je n'ai jamais fait de judo, par exemple. -Elle ne va pas lui brosser un tableau de ses prouesses inexistantes! Lui faire confiance. Cela risque d'être un peu plus compliqué. -Vous faire confiance? C'est à dire? Comme en danse acrobatique où l'on compte sur son partenaire pour être rattrapé? -Il n'y a aucune moquerie dans son ton. Elle a, adolescente, assisté à un gala de rock and roll acrobatique, et elle avait été serieusement impressionné! Siobhan récupère le flyer avec les tarifs et le glisse dans son sac à main. Elle l'étudiera plus tranquillement chez elle, et devra probablement calculer son budget pour savoir si elle peut se le permettre. Mais normalement, ca ne coincera pas trop. Il mentionne des médailles et diplomes et la jeune femme se penche légèrement vers l'avant pour les observer un peu mieux. -Vous faites encore de la compétition?

Quelqu'un dans son dos attire l'attention du jeune homme et c'est naturellement qu'elle se tourne pour les observer. Oui, elle est sans doute indiscrète, mais la pointe de curiosité qui pointe dans son regard est difficile à nier. L'individu qui vient de surgir devant le club est de ceux qui provoque une méfiance instinctive. Et Siobhan doit avouer que naviguer dans les zones troubles lui manque. La respectabilité, c'est chiant! Depuis quelques temps, elle recommence à avoir envie d'action borderline, en marge de la loi, de retrouver cette part d'elle qui ne se soucie pas de sécurité. Elle a conscience qu'il s'agit d'une réaction à Oliver et son futur présidentiel, à sa vie si parfaitement lisse et parfaite. La manière dont les deux hommes se saluent témoignent d'une certaine intimité et elle ne peut s’empêcher de se demander dans quoi il trempe pour être si familier avec un mec qui parait ne pas être très respectable. Cependant, les apparences peuvent être trompeuses et il s'agit peut être d'un avocat qui vient juste là payer une séance de sport. Elle a bien vu l'enveloppe changer de main. Et elle doit se retenir d'échafauder mille théories farfelues.

-C'est tout bon. Je m'appelle Siobhan. Si tu deviens mon entraineur, Mademoiselle risque de devenir rapidement lassant! Juste une dernière chose, et je te laisse à ton dénichage de papier. Tes tatouages sont tous l'oeuvre d'un même tatoueur ou il y a eu différents artistes? Je cherche depuis un moment un bon tatoueur à Los Angeles mais je n'ai pas encore trouvé celui qui me convient. Si tu as deux trois conseils?
Non. Elle ne demande rien sur la courte entrevue, bien que la tentation soit grande. Mais en même temps, cela fait plusieurs mois qu'elle a une idée précise de tatouage et qu'elle ne l'a pas encore concrétisé. Si il a des propositions sérieuses, et vu le nombre d'encre dont il est paré cela devait être le cas, Siobhan est totalement disposée à les noter.
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Texas Beaumont
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MessageSujet: Re: La première règle du Fight Club ~Texas~   Hier à 18:59


La Première Règle du Fight Club
Une couleuvre au milieu des serpentaires...


Elle ne dit pas non à la douche... Qui ne dit mot consent, non? J'ai un petit sourire qui nait sur mes lèvres, mais pas le même que celui que j'arbore le plus souvent. Un petit sourire malicieux qui imagine déjà la scène. Je secoue un peu la tête alors que je retourne au comptoir. Faut que je trouve le papier. Elle me suit d'ailleurs. Elle peut fumer tout à l'heure. No soucy. Mon sourire s'étire sur quelque chose de plus espiègle.

- J'ai des vices, oui... plein. Je me penche à nouveau pour me rapprocher d'elle, mais pas trop et je fais bouger mes sourcils. Mais faudra me passer sur le corps pour les découvrir.

Je ris de bon coeur. J'aime bien ce genre de discussion, c'est pas un truc sérieux, c'est pas un truc trop chiant, c'est vraiment chouette je trouve. Et puis, j'explique un petit peu ce qu'elle pourrait bien faire. Le Vo Vi Nam, non, c'est pas forcément quelque chose d'inateignable, bien au contraire. De toutes manières, il faut bien commencer quelque part si on veut pratiquer les arts martiaux. J'ai bien commencé par la boxe, je m'en suis pris plein la gueule au départ, mais c'est pas pour ça que j'ai arrêté, au contraire. Je secoue la tête.

- Vous pouvez commencer n'importe quel art martial et en réalité n'importe quel sport à n'importe quel âge et à n'importe quel niveau. Elle réexprime ce que je viens de dire et je hoche la tête. Oui, c'est ça.

Elle range le papier que je lui donne dans son sac et je retourne juste un moment vers mon propre tas de papiers pour retrouver celui que je veux. Non, non, non, c'est mort, il est pas dans ce bureau. Mais où donc est-ce qu'il peut être? Après tout, le patron, il range ses papiers dans son armoire, juste là, derrière moi, mais j'ai tout fouillé. Au pire, il le pose sur le bureau et... Putain, mais que je suis con. C'est sans doute ça qu'il a fait! J'ai fouillé SOUS le bureau, mais j'ai pas regardé au dessus! Triomphant, je brandis le papier en question comme Simba est montré à toute la pleine africaine le jour de sa naissance. MAAAAATIWENGAAAAAAAA, TIWAWI TIWAWOOOO NENGAAAAAWA. C'est là qu'elle m'interrompt dans mon délire pour me demander si je fais toujours de la compète. Je hausse les épaules.

- Seulement quand je le dois ou que je n'ai pas le choix... Je... J'aime pas trop les démonstrations comme ça avec... tous les codes à respecter. Je sais, c'est un peu déroutant pour quelqu'un qui demande de faire confiance, mais c'est comme ça. J'aime pas quand on m'oblige à faire quelque chose. Passe l'épisode du type patibulaire. Bienvenue, Siobhan. Je souris, aux anges. Je suis Texas... oui, comme l'état. Je regarde les tatouages à mes bras. Nan, ils ne viennent pas tous des mêmes tatoueurs. Mais oui, j'en ai quelques uns que je peux te recommander. Tout dépend du style de tatouage que tu veux... Ensuite, faut trouver le tatoueur qui va pouvoir te faire le style en question. Je soulève un peu mon t-shirt pour qu'elle voit tous les styles possibles que je peux avoir. Je suis tatoué d'un peu partout. Alors, on commence quand? Toujours avec ce sourire de tombeur.

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La première règle du Fight Club ~Texas~
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