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 This is a dream come true. Or not. ~Dean ~

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TEAM HARRY
Roxane Mayfair
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DATE D'INSCRIPTION : 13/05/2018
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MessageSujet: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Mer 5 Sep - 16:10

Roxane fulmine littéralement. Elle pianote nerveusement sur la table, croisant et décroisant les jambes. Devant elle, un mojito qu'elle n'a pas encore touché. Elle n'est pas attentive au léger brouhaha des autres dîneurs. Non, la jeune femme a du mal à se détacher de son échange avec Marine, sa meilleure amie. Qui a sérieusement intérêt à se faire pardonner. Comment est ce qu'elle a  osé lui faire un coup pareil?!

***
Les deux jeunes femmes ont passées l'après midi ensemble, dans la villa de Roxane, avec Helyos jouant dans le jardin ou venant les voir pour demander un peu d'attention. Somme toute, un moment tranquille et détendu. Jusqu'à ce que la petite blonde lâche sa bombe d'un ton faussement nonchalamment

- Au fait, Roxane, tu as quelque chose de prévu pour ce soir?
-Non, pas spécialement. Tu veux rester et que l'on mange  une fois Helyos couché?
-Désolée ma belle, mais cela ne va pas être possible. J'ai un rendez vous avec l'homme de ma vie!
Le visage de Roxane trahit une certaine surprise. Jusqu'aux dernières nouvelles, celle ci était célibataire. Mais cela fait plusieurs semaines qu'elles ne sont pas vues. Donc.. peut être que... Elle se penche vers son amie et enchaîne
-Et tu ne m'as même pas envoyé de sms ou de whatsapp pour m'en parler plus tôt? Il est comment?
- Il a les cheveux bruns, de grands yeux azur, il est super chou, super bien élévé!  Ce soir, il finit au lit!
-Marine! -ne peut elle s’empêcher de rire devant ses paroles sans fard. -Et il s’appelle comment, ce bel apollon?
-Helyos!
-Qu'est ce que...
-Je garde ton fils pendant que TOI tu sors en ville. Je t'ai réservé une table au Blue Bayou en compagnie d'une charmante personne. -Voyant le visage de Roxane s'assombrir, elle se hate de poursuivre. -J'ai crée un compte Tinder à ton nom, en mettant une de tes photos. Tu n'as pas idée du nombre de Hit que j'ai eu!
-MAIS! Tu es completement folle! Ca ne m'înteresse pas!  Qu'est ce qui t'as pris, putain!
-Ca fait trois ans que tu es séparé de Seth! Trois ans que tu vis presque comme une bonne soeur! Tu es jeune, tu es séduisante, ca suffit! Etre maman, c'est bien, mais être une femme, c'est important aussi!
-Ca ne te regarde pas, bordel! Tu te débrouilles comme tu  veux, mais tu annules! Je vais pas sortir avec n'importe qui!
-Impossible. J'ai aucun moyen de le faire, j'ai confirmé le rendez vous, le lieu, l'heure et tout et tout. Et  j'ai effacé toute information de Tinder! Et comme tu es incapable de poser un lapin même à la personne le plus insupportable de l'univers....
-Je te deteste!
-Je sais. Maintenant, va te préparer pendant que je m'occupe de ton gnome!
-Tu fais chier, Marine. Vraiment! Recommence jamais une connerie pareille! Et il s'appelle comment?
-Surprise, surprise. Tu verra pendant le diner!

Marine disparait dans le jardin avant de se prendre un coussin en pleine tête, laissant la jeune femme completement destabilisée par la situation inattendue devant elle.  De mauvaise grace, elle essaie de se convaincre, que peut etre, juste peut être, ce sera sympa. Qu'elle va s'amuser. Que sortir un peu, en dehors du  cadre du travail lui fera du bien. Sans conviction.

****

Roxane n'en revient toujours pas. Elle écoute distraitement le groupe de contry live qui passe à quelques tables d'elle. Au moins, Marine a choisit un lieu qu'elle adore. Le Blue Bayou est sans doute le restaurant Cajun le plus réputé de toute la ville.  Situé dans l'une des parties les plus luxueuses de la ville, on ne le trouve qu'en  s'engageant dans une des petites rues transversales, bien plus discrete que ses consœurs.  La devanture, un néon bleu qui  flashe avec le nom du restaurant n'indique pas vraiment la nature du lieu. Quand on entre, on est surpris de trouver un vaste billard, avec une ambiance des plus casuals. Puis, on gravit un escalier de bois et on se retrouve nez à nez avec un énorme alligator en bois. Une fois la surprise passée, la salle est chaleureuse. Sur le devant une scène légèrement sur élevée permet à des groupes de musique de jouer pendant que les convives profitent de leur soirée. On a rapidement l'impression de se retrouver dans une cabane au fond du bayou, avec les hautes poutres, les barils en bois disposés un peu partout et les différents elements de décoration qui ornent les murs.  De la cuisine, parviennent les fragrances épicées des plats qui mijotent lentement.

Il lui a fallut un peu de temps avant de choisir une tenue adéquate. Puis, Marine, commençant à être exaspérée par ses atermoiements, a sorti  elle même une robe du dressing. Une robe légère, printanière, qu'elle n'a pas porté depuis... trop longtemps. Pourtant, Roxane en aime le drappage asymétrique qui dévoile l'une de ses épaules. Le motif lavande rehausse les yeux clairs de la jeune femme tout en mettant en valeurs ses jambes sans être non plus ostentacieusement Sexy. Elle doit reconnaitre que le choix est bon!  Elle se sent jolie dedans sans être allumeuse. Pour un premier rendez vous à l'aveugle. Ses pieds chaussés de sandales argentées se balancent au rythme des musiciens qui s'échauffent.  La carte n'est pas encore devant elle, la serveuse lui adressant un sourire complice lorsqu'elle lui a affirmé attendre une autre personne.  Elle est un peu avance. Elle est Toujours en avance. Elle espère simplement que l'autre ne sera pas trop en retard. Quoique. Elle attendra dix minutes de plus que l'heure convenue et s'en ira. Ce sera un bon moyen d'esquiver la soirée sans être directement en tord!










Rip Blue Bayou, restaurant cajun de paris de mon coeur Very Happy
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Dean S. Neverson
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MessageSujet: Re: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Ven 7 Sep - 3:49



Roxane & Dean



This is a dream come true. Or not.



Tout avait été calculé au millimètre près. Pas besoin d’une weeding planneuse quand on avait affaire à Layce Hamilton et Dean Neverson. Une femme beaucoup trop sûre d’elle, n’ayant peur de rien et surtout pas de la moindre folie et excentricité ; et un homme qui voulait gérer uniquement la cuisine sachant que c’était son domaine et que la blonde gérait complètement le reste. Les invités commençaient à arriver en masse. Le bruit des talons aiguilles claquetaient et se faisaient entendre jusque dans la salle où je me préparais en enfilant mon beau costume. Ma mère versait toutes les larmes de son corps sous l’émotion tandis que mon père préférait boire un whisky avec l’aîné des enfants Neverson. Pitié, que l’on me sauve de là ! La porte s’entrouvrait doucement, laissant apercevoir la brune chevelure de Sarah. Alléluia, mes prières avaient été entendues. Des embrassades rassurantes de la part de mon amie, une nouvelle accolade de ma mère et nous étions partis. Les bancs étaient remplis, l’autel me faisait face. J’avançais doucement. Je sentais le regard de chaque invité sur moi, me donnant l’impression de devoir contrôler ma démarche, ainsi je faisais attention, et c’est comme si je ne savais plus marcher. Vous voyez ce genre de moment ? Bref. Arrivé à l’autel, la musique annonçait la venue de Layce que l’on commençait à apercevoir vêtue de blanc dans le fond de la salle. Même de loin, je savais qu’elle était magnifique. Nous n’étions plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, mon cœur battant à tout rompre. Puis la seconde, arrêt. Le drame. L’arrivée de Connor me volant Layce avec ses belles paroles. Des larmes. Beaucoup trop de larmes. L’annulation du mariage.

« EH MERDE ! » hurlais-je en me réveillant, sursautant comme si c’était la première fois que je vivais cette situation. J’aurais préféré qu’il ne s’agisse que d’un cauchemar, mais le retour à la réalité me faisait bien comprendre que cela s’était déjà produit. En gros, il s’agissait simplement d’un acte masochiste, juste histoire de me faire souffrir même pendant que je dormais. Des mois que c’était passé et il fallait encore que j’y pense ! Megan m’avait bien dit que j’y penserais encore jusqu’à ce que je me trouve une autre femme. La blague, comme si c’était aussi simple. Les sites de rencontre, avait proposé Joyce la dernière fois que je l’avais appelé au téléphone au moment de faire la cuisine le soir. On parlait recettes tout d’abord, puis ça dérivait toujours sur le sujet sentimental. Ce n’était clairement pas mon truc. Déjà, je trouvais qu’il s’agissait d’une plateforme pour recherchait des personnes avec qui pratiquer le coït et non pas partager sa vie. « Je t’ai entendu hurler à la mort. » déboula Holly - chez qui je squattais depuis l’échec avec Layce - dans ma chambre, toute paniquée. « Ne t’inquiète pas, ce sera la dernière fois. » déclarais-je, bien décidé à ce que tout cela change.

***

Joyce a toujours été d’excellent conseils. Oui, tout va bien se passer. Ou peut-être que ça va être ridicule à souhait. – Je traînais des pieds dans la rue, me dirigeant vers le lieu du rendez-vous. « Mais qu’est-ce que je fous, sérieusement ? » me questionnais-je à voix haute, m’énervant tout seul. Un regard vers ma montre suffisait pour me dire que j’étais – beaucoup trop – en avance. Super, comme ça, j’aurais le temps de bien stresser devant une chaise vide en attendant qu’elle arrive. Bravo Dean, pourquoi n’es-tu jamais en retard quand il le faut ? – Je stressais peut-être un poil, il fallait l’avouer. Cela faisait un moment que je n’avais pas été dans une telle situation. Enfin, à vrai dire, jamais. Jamais je n’avais eu de rendez-vous avec une parfaite inconnue. Ou du moins, uniquement connue au travers d’un écran avec quelques mots et une photo d’elle. Je n’étais clairement pas à l’aise, et pourtant, je n’étais même pas encore arrivé. Qu’est-ce que cela allait être une fois devant elle ? Une catastrophe, voilà ce que ça allait être ! L’idée me vint de retourner les talons et de retourner dans mon lit. Non, tu ne vas pas fuir. T’y es presque, tu y vas maintenant. Et puis, ça ne peut pas être si terrible. Tu vas sûrement passer un bon moment. Et qui sait, peut-être que ce sera la bonne ! tentais-je de me convaincre par pensées. Des fois, comme dans ce genre de situation, je me pensais schizophrène. Le temps passait, les rues se traversaient mais impossible de trouver le lieu du rendez-vous. « Non mais sans déconner, j’suis aveugle ou quoi ? J’me suis trompé de quartier ? » m’interrogeais-je à voix haute, regardant partout autour de moi avant de m’apercevoir que je m’étais effectivement complètement gouré d’endroit. « Bien sûr Dean, tu n’as qu’à dire oui à ce restaurant en disant que tu l’apprécies énormément alors que tu n’y as jamais foutu les pieds de ta vie ! » baragouinais-je dans ma barbe, à presque m’insulter, baissant la tête pour décamper de cet endroit. Fort heureusement, j’avais regardé sur le GPS avant de partir, et je n’étais pas si loin que ça. Ce devait être ma tête qui me faisait à nouveau des tours. Cependant, il fallait dire qu’on aurait dit que le restaurant, bar ou je ne sais quoi se situait au trou du cul du monde, dans la rue la moins passante de la ville. Ou alors, c’était moi qui était totalement nul en orientation.

Alléluia, les néons de la devanture attirèrent mon regard, j’avais enfin trouvé ! J’entrais en trombe dans le bâtiment, balayant la salle du regard afin de trouver mon rendez-vous. Ok, aucun signe. Si ça se trouve, elle ne viendra pas. Enfin, en soit, je ne voyais qu’un billard pour le moment. Certainement que je devais monter les quelques marches, ce que je faisais pour me retrouver à l’étage supérieur. Nouveau zieutage de salle en avançant d’un pas. Oui, elle est là, déjà assise à la table. Immédiatement, en la voyant, je faisais demi-tour pour redescendre de deux marches. Petit recoiffage de cheveux, ok. Test haleine, ok. On était parti ! Je me redirigeais d’un pas décidé vers la brune déjà installée, jusqu’à arriver devant la table. « Excusez-moi, je ne suis pas en avance. » présentais-je tout d’abord, regardant ensuite ma montre pour m’apercevoir que je n’étais pas non plus en retard. « Vous ne m’attendez pas depuis trop longtemps, je l’espère ? » lui demandais-je timidement. C’était au vouvoiement qu’on pouvait clairement comprendre que je n’étais pas à l’aise. Surtout qu’en plus, sur Tinder, on ne tutoyait. Là, on aurait dit que j’allais à un entretien d’embauche. Mais sans la tenue adéquate, surtout en voyant sa tenue. « Oh, j’aurais peut-être dû m’habiller un peu plus. » murmurais-je en observant ma tenue trop classique à base de jean, et d’un tee-shirt caché sous un pull, soit, ma tenue de tous les jours. Tandis qu’elle, elle s’était habillée. Oui, ça commençait très mal pour moi.


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Roxane Mayfair
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MessageSujet: Re: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Mar 11 Sep - 9:32

Roxane se détend dans l'atmosphère familière du Blue Bayou. Ses nerfs se relachent et sa tension redescend. Après tout, elle n'a aucune raison d'être nerveuse! C'est juste un diner avec un parfait inconnu, après tout! Un sourire crispé répond à celui, chaleureux, de la serveuse. Oui bien sur. Juste. Elle se souvient soudainement qu'elle n'a pas pris le temps de mettre son téléphone en vibreur.  Les yeux baissés, la jeune femme quitte du regard l'entrée de la salle. Quelques secondes pour faire les manipulations nécessaires. Et quand elle relève la tête... c'est pour s'appervoir qu'un  homme se tient devant la table, juste devant elle. Génée, elle se mord les lèvres.  Espérant qu'il n'a pas pris le fait qu'elle trifouille sur son telephone pour un signe d'impatience. Les quelques mots qu'il prononce prouve à quel point il ne parait pas plus à l'aise qu'elle.

-Non, non, ne vous inquitez pas. Dix minutes à peine, lui répond t'elle, l'invitant à s’asseoir en face d'elle. - J'arrive souvent bien trop à l'avance, parce que je deteste être en retard.

Elle parle trop. Elle babille. Roxane s'en aperçoit  mais  ne sait pas vraiment comment réguler son flot de paroles. Il a une attitude... Charmante. Elle ignore à quoi elle aurait du s'attendre, mais les prunelles océanes naviguent sur lui, l'apprenant peu à peu. Puis elle se rend compte de ce qu'elle fait et détourne immédiatement le regard. Et pourtant... Il est séduisant sans chercher à écraser l'autre de sa présence. Elle apprécie sa tenue décontractée, il ne tente pas la poudre aux yeux. Avant qu'elle ne se redresse sur sa chaise. Machinalement, son index enroule une de ses mèches brune, avant de la relacher. -Non, non, c'est très bien. C'est.. c'est moi qui en en fait trop. J'aurais du venir en jean.

Elle s'arrête juste avant de décréter que c'est de la faute de Marine, parce que ce serait complement stupide. Roxane est une grande fille. Il se dégage quelque chose de... doux de l'homme qui lui fait face. Il ne parait pas être un de ces dragueurs professionnels que l'on trouve par centaine sur les sites de rencontres. Il ne parait pas avoir pour seul objectif de mettre un corps parfaitement curvé dans son lit. Sa timidité est manifeste. Et par un effet de vase communicant, il lui permet de se détendre. Parce que c'est okay de se sentir aussi à sa place qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Elle lui sourit. Un sourire un peu plus naturel, moins dédié aux parfaits inconnus. Bien qu'il le soit encore. Elle ne connait pas encore son prénom!

Un instant, elle est projetée sept ans en arrière. Son journal lui avait demandé de prendre contact avec un jeune photographe dont l'étoile ne cessait de monter. Il avait pris, dès le premier mail, le contrôle de tout. En particulier de l'endroit où se reglerait les premiers détails. Le restaurant l'avait mis fortement mal à l'aise. Une cuisine hautement gastronomique, un lieu extrêmement select dont les reservations sont bouclées des mois à l'avance. Normalement, elle aurait refusé, mais débutant dans son métier, dire non aux exigences de son possible futur collègue n'avait pas été une option. Aussi Roxane s'était retrouvée dans un restaurant grec, tellement snob que par un des employés ne parlaient le moindre mot d'anglais. Seth lui... Seth a géré le repas d'une main de maitre, commandant pour elle ses plats et le vin. En temps normal, elle aurait quitté les lieux, mais était resté muette, happé par la personnalité d'icare du jeune homme.

Elle revient à la réalité en constatant le silence qui vient de s'installer entre eux. Elle n'a pas froid, mais maintenant, elle préferait couvrir son épaule nue. Pourquoi ne s'est elle pas contentée de mettre un top et un pantalon, au lieu de vouloir jouer les vamps? Elle ne va pas lui demander son prénom, c'est débile. Il a déjà du le dire dans les échanges Tinder qu'il a eu avec Marine. Si elle l'interroge là dessus, il va croire qu'il est le xxxxx avec qui elle a ce genre de rendez vous! Non qu'elle n'en ait pas le droit mais.... Ses pensées tournent et tournent, carousel fou. Elle s'impose un vernis de calme.

-Est ce que vous voulez boire quelque chose? La barmaid fait de très bons coktails. J'ai pris un Mojito, je ne suis jamais décue! Est ce que vous aimez la cuisine Cajun?
-Avant de s'apercevoir que c'est peut être un peu tard pour ce genre de question- Et.... je suis désolée. J'aurais du vous le demander avant.

Okay. C'est bon. Elle ferait mieux de partir avant de se ridiculiser d'avantage. Elle n'aurait jamais du venir. Décidement, elle n'est absolument pas prête pour revenir sur la scène des célibataires à la recherche de partenaires. Surtout que Sabrina, la serveuse s'approche déjà. Et le balancement sensuel des hanches, le chaloupé de sa démarche, la manière dont elle se penche vers Dean, mettant ainsi parfaitement en avant les rondeurs de sa poitrine quand elle lui tend la carte, montre que si Roxane n'est pas intéressée, elle par contre... La brunette lui lance un regard légèrement agacé. D'habitude, les manières frontales ne la dérangent pas, mais là, c'est un peu plus rude. Non qu'elle soit intéressée! Enfin. Non. Ils ont échangés dix mots et il doit déjà vouloir se sortir de ce bourbier.
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Dean S. Neverson
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MessageSujet: Re: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Mer 12 Sep - 20:07



Roxane & Dean



This is a dream come true. Or not.



Tout le trajet m’avait servi à une chose particulièrement : me demander pourquoi j’y allais. Parce qu’elle avait l’air fort sympathique. Parce qu’il fallait que je passe à autre chose. Parce que nombreux étaient les personnes m’ayant conseillé de voir des femmes. Parce que la compagnie d’une femme me manquait. Parce qu’il était temps, tout simplement. Temps que je me trouve quelqu’un. Bien sûr, je n’y allais pas dans cet optique premièrement. J’y allais pour parler, faire connaissance, voir du monde. Bien sûr, ces longs derniers n’avaient pas été que solitude, j’avais bien vu du monde, mais du monde connu. Que du déjà-vu. Il fallait du sang neuf, de l’inconnu, du mystère. Il fallait que je me reprenne en main également, ce qui ne semblait pas tâche aisée alors que je m’étais paré d’un simple pull et d’un jean basique. La classe attendra. Mais que je sorte pour voir de nouvelles personnes, et qui sait, trouver la femme de ma vie.

***

Un premier pas avait été fait en m’inscrivant sur un tel site. Un site de rencontres. Honnêtement, je n’aurais jamais cru m’inscrire là-dessus. Je trouve, personnellement, qu’ils ne servent qu’à une chose : trouver quelqu’un avec qui passer la nuit, et non pas une vie. Mais soit, je tentais l’expérience. Les débuts furent silencieux, étant bien trop timide pour aller parler à telle ou telle femme. Je n’étais pas ce genre d’homme entreprenant, loin de là. Je restais dans mon coin, attendant la venue d’une femme avec qui il pourrait potentiellement se passer quelque chose. Et elle était venue. Roxane, vingt-huit ans. Une photo, un sourire. Il faut dire qu’elle était tellement jolie que je me demandais bien ce qu’elle faisait sur un site de rencontres. Elle ne devait pas en avoir besoin, les hommes devaient lui courir après. Ou bien, elle avait un travail pesant qui lui prenait tout son temps ou bien qui l’obsédait tellement qu’elle ne vivait qu’à-travers celui-ci. Pas de place pour une histoire d’amour. Forcément, la question me trottait en tête, mais je la gardais pour moi dans un premier temps, je ne voudrais pas la brusquer. Des conversations aussi bien amusantes qu’intéressantes, et le rendez-vous était rapidement pris. Il valait mieux un bon restaurant pour parler de choses concrètes qu’un chat de site de rencontres où les choses ne pouvaient pas être dites totalement ou interprétées exactement comme on le souhaiterait. Ainsi, la date était calée, réservée. Ce jour-là, je la rencontrerais.

***

J’y étais. J’étais présent. J’étais entré dans ce restaurant, bar ou quoi que ce puisse être. Elle avait choisi le lieu, ce devait donc être un endroit qu’elle appréciait particulièrement. La décoration, l’ambiance… Tout était là pour m’en faire découvrir plus sur elle, sur ce qu’elle aimait. Elle semblait donc mystérieuse, atypique, intéressante. Ce qui avait pour effet de m’intimider, pour une raison que j’ignorais. Très certainement que c’était la situation en elle-même qui m’impressionnais. Je ne savais plus comment agir devant une nouvelle femme, j’étais perdu. Je n’avais jamais vraiment dû y réfléchir auparavant. Détends-toi Dean, tout va bien se passer. Ce ne sera pas la première que vous vous parlez. Relax. Take it easy. « Non, non, ne vous inquiétez pas. Dix minutes à peine. J'arrive souvent bien trop à l'avance, parce que je déteste être en retard. » Première analyse. Elle a une belle voix. En plus d’un regard dans lequel on se noierait. Elle est ponctuelle. Bon point. Installé face à elle, c’est là que la question me passait par l’esprit. Aurais-je dû venir avec un bouquet de fleurs ou que sais-je ? Comment ça se passe dans ces moments-là ? Rho, quel nul. « Oh non non, surtout pas. Une si belle robe, il faut la porter. » répliquais-je quand elle prétendu en avoir fait trop pour la tenue. Pour ne pas dire « Vous êtes magnifique dedans. ». Et son sourire… Il paraît si sincère, si vrai. Je tentais alors de me détendre, je semblais être de bonne compagnie. Peut-être qu’elle s’était inscrite parce qu’elle cherchait honnêtement le grand amour, et qu’elle n’avait pas pu le trouver ailleurs que sur internet.

Un moment de silence s’instaurait. Malheur. C’est ainsi que je me retrouvais comme une nouille, ne sachant que dire. Et pourtant, dieu sait que j’avais des questions en tête. « Est-ce que vous voulez boire quelque chose ? » demandait-elle, cessant le silence pesant. Je l’en remerciais clairement. « Ne vous en faites pas… Enfin... Ne t’en fais pas ? Ça te convient si on recommence à se tutoyer ? » commençais-je à dire, tentant de passer au tutoiement. Probablement que nous serions plus détendus ainsi, et puis, sur Tinder nous nous tutoyons. Alors autant faire de même ainsi. C’est comme si nous étions plus proches d’un coup.  « J’aime la cuisine cajun. Disons que le cliché oblige, un cuisto aime forcément toutes les cuisines, n’est-ce pas ? » poursuivais-je en riant – alors que ce n’était même pas drôle – certainement que je riais car j’étais nerveux. J’essayais de me détendre, voir ça comme un simple rendez-vous, sans pression. Et c’est sans compter sous le regard de la serveuse qui vient vers nous afin de nous apporter les cartes de boissons si nous souhaitions un apéritif. C’est comme si ça m’infligeait une pression supplémentaire, simplement d’être vu par d’autres dans un moment qui m’intimidait plutôt car il s’agissait de me remettre dans le groupe des célibataires en recherche d’amour. J’avais l’impression que ça se lisait sur mon visage "homme qui n’a pas eu de relation depuis trop longtemps". Je me jetais alors sur la carte pour ne pas voir les gens autour, avant de remonter la tête vers Roxane. « Que m’as-tu conseillé ? Un mojito, c’est bien ça ? » demandais-je confirmation à la brune, après qu’elle ait passé sa commande, afin de passer la mienne à mon tour. Gentleman oblige diront certains, je dirais plutôt que c’est naturel, comme si c’était logique. Ma foi, peut-être qu’un petit verre d’alcool aiderait à me décoincer davantage, ce ne sera pas plus mal. « Alors un mojito, s'il vous plait. » commandais-je à mon tour à la serveuse en lui redonnant la carte. Ainsi, je verrais si elle est de bons conseils. Qu’elle revienne vite nous apporter nos consommations, j’ai déjà la gorge sèche.


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Roxane Mayfair
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MessageSujet: Re: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Jeu 13 Sep - 17:22

Peu à peu, un premier pas de danse s'installe entre eux. Hésitant, tremblant, au charme un peu désuet. Il n'est pas encore l'heure des mesures d'un tango sensuel et troublé. Non, c'est un lent menuet dont ils ont oubliés les figures. Ils apprennent. timidement. Ensemble. Ils s'apprenent. Les gestes de Roxane se détendent et la journaliste se prend a espérer que ces heures qui s'annoncent seront agréables.

Parce qu'elle en a envie. Tout simplement. Et sous le léger compliment de son vis à vis, sous  son appréciation délicate de sa tenue, elle se retrouve choquée. Parce que depuis Seth, elle n'a jamais cherché à Plaire. Oh, elle a eu quelques conquêtes, souvent en lien avec son travail, qui ont explosés rapidement, en plein vol. Parce que si sa vie professionnelle est glamour, elle, elle l'est tellement moins! Et à cet homme dont elle ignore encore tout, elle a envie de plaire. Pas forcement de le séduire, non. Ni même de le mettre dans son lit, ce sont des considérations bien trop lointaine. Cependant, le faire sourire? Partager des instants qui resonneront en lui encore quelques heures une fois qu'ils se seront séparés? Oui, Roxane peut vivre avec cette vanité là.

Devant eux, les musiciens commencent à accorder leurs instruments, la chanteuse ajuste son micro. Ils sont encore silencieux, discutant ensemble. Il leur reste quelques minutes avant que la scène ne les reclament. La brunette leur accorde quelques regards, presque jalouse de leur complicité évidente. Le batteur laisse échapper un rire amusé à une remarque qui s'est perdue dans le brouhaha des  convives. Mais son attention reste portée sur Dean, malgré ces breves divagations.

-Bien sur, excuse moi. J'ai tendance à toujours vouvoyer, une de mes manies professionnelles! -Sauf... Sauf que bien sur, lors de leurs discussions Marine devait tutoyer le jeune homme. Et si... non... un instant, ses prunelles se voilent sous la pensée fugitive qui se forme. Mais elle l'écrase sauvagement. Refuse de simplement la laisser prendre forme. -Je suis journaliste, ajoute t'elle alors qu'il précise qu'il est cuisinier. Un rire qui lui échappe et elle en aime les notes rondes, naturelles. Tout en lui s'ouvre quand il sourit, et la jeune femme sent qu'elle y est sensible. Or liquide sinuant dans ses veines. De charmant, il devient incroyablement séduisant.

Impossible de manquer la lueur gourmande qui vient illuminer son regard. Elle se rapproche de la table, et son buste s'incurve vers l'avant, réellement intéressée par le monde mystérieux qu'il dévoile dans ces simples mots. - Je vais avoir l'air d'une groupie, mais tant pis! Si je me débrouille pas trop mal en cuisine, je suis bien loin d'etre une professionnelle! Je trouve que c'est une carrière incroyablement passionnante et diverse, de l'extérieur. Tu as ton propre restaurant?

La serveuse s'approche de la table. Elle se prend à trouver l'attitude un peu trop franche de Melissa désagréable. Si ce rendez vous explose en flamme,  ce sera différent. Mais là... Non. Le jeune homme ne parait pas s'apercevoir de ce manège si typiquement fémimin.  -Oui, leur cocktails sont parfaits. Après cela dépend aussi de ce que tu aimes. -  Roxane désigne son premier verre qu'elle a peine bu, désireuse de l'attendre avant de commencer à boire. -Je n'ai pas eu à le demander -Un sourire amusé devant ses propres habitudes. Tant pis si cela la fait passer pour une femme un peu trop routinière - C'est vraiment un de mes endroits préférés, alors je viens au moins une fois par mois, parfois un peu plus .

Tout en prenant la commande, Melissa a déposé devant eux la carte des menus, les laissant regarder à leur convenance. Le coktail, lui, ne tarde pas à arriver devant Dean, mais en professionnelle, elle ne leur demande pas encore leur commande, ayant bien senti qu'ils n'avaient pas encore eu le temps nécessaire pour faire leur choix.  Roxane prend son verre en main et l'entrechoque délicatement avec celui de Dean

-Cela me fait plaisir de faire ta connaissance.

Okay. Difficile de faire plus tarte. Mais c'est réellement le sentiment qu'elle ressent. Et c'est bien à cause de cela qu'elle se force à continuer. Parce que la pensée qui vrille et remue, qui prend de plus en plus de place refuse qu'elle se taise d'avantage. Elle se recule. Reprend d'avantage de distance. D'un coup, la brunette a trop chaud.

-Il... Il faut  que je te dise quelque chose. J'ai pas envie que cela ne surgisse plus tard et que tu penses que je t'ai piégé ou que c'était une mauvaise blague, ou je ne sais quoi

Bordel, elle se sent mal. Brievement elle aspire une longue gorgée de Mojito, et malgré tout, ses papilles dansent sous l'afflux sensoriels. Elle se force à relever la tête. A croiser son regard. Gosh, il a des yeux magnifiques. Ce regard caramel menace de la faire fondre et rend ce qu'elle veux dire encore plus difficile. Nerveuse, elle finit par reposer son verre et crispe ses mains sur son ventre.

-Je... Ce n'était pas avec moi que tu as échangé sur Tinder. Je ne connais même pas ton prenom -souffle t'elle, un ton plus bas. Avant de reprendre, se forcant à parler plus clairement. -Ma meilleure amie, Marine. C'est elle qui s'est inscrite, pour moi. Pas pour moi, je veux dire, je lui ai jamais demandé de le faire! C'est elle. Elle toute seule. Elle trouve que je suis  célibataire depuis trop longtemps et....  Et... je suis désolée. J'ignore tout de vos échanges. Peut être que c'est avec elle que tu veux vraiment passer ta soirée. Je.. .Je peux te donner son numéro... si... si vous avez vraiment cliqué ensemble... je veux dire.

Misérable, elle finit par se taire. C'est sur, elle va tuer Marine. Ce qui est le moment choisi par Mélissa , qui se matérialise en lançant  un joyeux :
-Vous avez fait votre choix? Nous avons aussi les plats du Jour qui sont inscrits sur les ardoises, juste à coté de vous
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MessageSujet: Re: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Ven 14 Sep - 3:28



Roxane & Dean



This is a dream come true. Or not.



Maintenant que j’étais en face d’elle, j’étais perturbé. Son regard me perturbait. Des yeux captivants, d’un bleu azur incroyable. Je jurerais ne jamais en avoir vu de tels auparavant. Forcément, une simple photo en toute petite icône au-dessus d’un chat de site de rencontres n’avait rien à voir avec le vrai, la réalité. Mon dieu, c’est là que je me rendais compte que je l’avais fait. J’avais réussi. J’avais pu aller jusqu’au rendez-vous avec une femme rencontrer sur un tel site. Et elle n’avait pas l’air d’une psychopathe, d’un cœur brisé qui ne s’en remettrait certainement jamais, ou quoique ce soit dans le genre. Elle avait l’air tout simplement normale. D’une femme comme une autre, en apparence. Elle semblait calme, elle se tenait bien, elle était polie et ponctuelle. Pour l’instant, c’était un sans-faute. Pas que je comptais les points dans ma tête ou que je les répertoriais dans un tableau avec une première colonne pour les points positifs et la seconde avec les points négatifs. Non, j’avais passé l’âge de faire ça, même si nombreux amis me le conseillaient pour y voir plus clair. Désormais, je savais ce que j’aimais chez une femme, et ce qui montrerait que nous ne sommes pas compatibles. Mon expérience m’avait appris beaucoup pour ça. La seule que je pourrais remarquer, c’est qu’elle semblait peut-être trop renfermée, réservée. Mais n’était-ce pas normal lors d’un premier rendez-vous, et encore plus après seulement quelques minutes de rencontre ? Si, complètement. Alors je ne m’en faisais pas trop là-dessus pour le moment. Pour passer ce cap, je proposais – maladroitement peut-être – de repasser au tutoiement comme nous l’avions entrepris pendant nos échanges sur internet. Comme pour nous mettre plus à l’aise avec l’autre. « Bien sûr, excuse-moi. J'ai tendance à toujours vouvoyer, une de mes manies professionnelles ! Je suis journaliste. » répondait-elle suite à cela, me décrochant un sourire. Une incompréhension également, surtout après nos conversations à échanger en se tutoyant naturellement. Mais soit, je passais outre. Premièrement, elle n’avait pas à s’excuser pour si peu. Deuxièmement, se trouver une excuse était mignon. « Journaliste dans quel domaine ? » m’intéressais-je, haussant même les sourcils, amenant à peut-être un peu trop d’expression. Mais la suite qui venait me rassurait sur ce point. Si j’étais trop démonstratif par mes mimiques de visage, elle, c’était par la parole. Elle me questionnait sur mon métier, s’approchant même un peu plus près de moi. Vraiment, j’allais me perdre dans ses yeux. Finalement, je l’avais joué soft avec ma simple question. Son enthousiasme sur le sujet me fit sourire. Machinalement, je me mordais l’intérieur de la lèvre inférieur. Invisible, mais pas dénué de sens. « Non, je n’ai pas mon propre restaurant. Mais un jour, je l’espère ! » répondais-je d’un large sourire, rien qu’avec ça, elle avait monté d’un grade. Un rêve qui réalisera peut-être, peut-être pas. Je ne me mettais pas de pression avec cela. J’étais du genre rêveur sans limite, mais sans pour autant chercher à tout prix à avoir ce que je voulais. Ça venait quand ça venait. J’avoue que mon ambition sur ce point était restreinte. J’attendais toujours que tout me tombe dessus, comme par miracle. Et si j’avais affaire à une embûche, je faisais avec. Buvant toujours le verre à moitié plein, je voyais du positif dans tout. Ainsi, si je n’avais jamais mon propre restaurant, j’en déduirais sûrement que ce n’était pas ma destinée. On pouvait aussi qualifier cela de naïveté associée à un peu de flemmardise. Probablement.

La conversation allait finalement s’enchaîner autour de verres, après avoir passé commande – pour ma part – à la serveuse. J’allais suivre les conseils de l’experte, Roxane. Roxane qui semblait être une grande habituée des lieux pour avoir déjà son verre à portée de main, certainement depuis son entrée dans le bar. Loin de moi la pensée de croire qu’elle était fan de boisson alcoolisée ou quoique ce soit. Non, je respectais. Je respectais clairement la petite dose de réconfort hebdomadaire. C’est alors qu’elle expliquait qu’il s’agissait de son endroit préféré et qu’elle y venait régulièrement. J’avais également mes petites habitudes, je comprenais cela. « En toute honnêteté, je ne connaissais absolument pas cet endroit. Je suis curieux de savoir ce qu’il vaut. Ceci dit, tu le vends si bien que j’ai l’impression qu’il est fantastique. Mais avant toute chose, commençons par goûter à ce mojito dont tu m’as vanté les mérites. » taquinais-je, prenant mon verre en main afin de l’amener jusqu’au verre de Roxane pour les entrechoquer. « Cela me fait plaisir de faire ta connaissance. » dit-elle, avant que je plonge mes lèvres dans le liquide, et je l’en remerciais sinon j’aurais pu m’étouffer avec. Je n’étais pas prêt à une telle phrase, tout de suite, maintenant. Je voyais l’action de trinquer comme un moment spécial, quand les deux personnes se regardent dans les yeux en amenant le verre à leur bouche. Et de telles paroles sortant de sa bouche à ce moment-même m’avait complètement déstabilisé. Il m’en fallait peu, certainement. « Pareillement. » Mais quel abruti répond uniquement « pareillement » à une telle phrase ? Dean Neverson, bien sûr ! Il faut dire que j’étais perturbé, pour ma défense. La première gorgée passée, la brunette se réinstalla dans sa chaise, reposant à nouveau son dos contre le dossier de celle-ci. Son ton était plus solennel, tendu, grave. Je voyais au léger plissement de ses sourcils, à son regard évitant le mien et à la gorgée supplémentaire bue que l’annonce qui allait suivre ne m’enchanterait guère, ou alors n’était pas ce que j’aurais imaginé à la base. Elle commençait, bredouillait mais avançait d’un pas décidé. Honnêtement, je m’attendais au pire. De toute façon, elle ne pourra jamais faire pire qu’un « Désolée, Dean… Je ne peux pas. » avant de fuir avec un autre. Et puis, ce n’est pas comme si elle pouvait me faire grand mal comme nous venions de nous rencontrer. Elle remettra juste toute ma vie sentimentale en question, me donnera sûrement envie d’acheter un chat, puis deux, puis quinze. « Je... Ce n'était pas avec moi que tu as échangé sur Tinder. Je ne connais même pas ton prénom. » balançait-elle, me laissant silencieux sous la surprise. Ok, je devais avouer que je ne m’y attendais pas à celle-là. Je la laissais poursuivre dans ses explications, sans prononcer un seul mot. Des explications claires, exprimées par saccades, bien que des explications qui pouvaient toutefois faire mal. Légèrement. Je positive en me disant qu’il ne s’agissait pas d’un simple pari ridicule, certes. Mais j’avais tout de même l’impression d’être le dindon de la farce. Je m’en vexais presque. Presque. « Donc… Nous n’avons jamais parlé ensemble avant, c’est bien ça ? » redemandais-je confirmation, au cas où j’aurais loupé une information dans le tas. Il faut dire que ça faisait beaucoup à entendre en si peu de mots. Elle avait pourtant été concise, mais il fallait le temps que l’information monte. « Je… Je dois avouer que je ne sais pas réellement quoi dire. » Et il était vrai, je ne savais absolument pas quoi répondre. J’étais perdu. Elle me lâchait une bombe, naturellement, simplement, calmement. Il m’avait déjà fallu des jours et des jours pour me préparer à un tel rendez-vous. Je crois bien avoir pensé à tous les cas de figures. Mais non, pas lui. Je n’avais pas pensé que des amis pouvait prendre l’identité d’un tel, échanger avec les personnes pour prémâcher le travail, et laisser le reste à la vraie personne concernée. Et si… J’avais finalement eu ce feeling avec cette Marine et non Roxane ? Après tout, cette Roxane n’était qu’une image. Rien de plus. Son physique m’avait évidemment plu, c’était certain. Mais peut-être que je n’en apprécierais pas la personne pour autant. « Vous avez fait votre choix ? Nous avons aussi les plats du Jour qui sont inscrits sur les ardoises, juste à côté de vous. » décidait d’intervenir la serveuse au pire moment possible. Un regard haineux de ma part se tournait vers elle, la maudissant immédiatement. Est-ce qu’on a des têtes à avoir fait nos choix ? NON. « Non, nous n’avons pas fait notre choix encore. Pouvez-vous revenir plus tard, s’il vous plait ? » répondais-je avec un large sourire d’une fausseté effrontée, avant qu’elle ne file s’occuper d’autres clients. Des clients qui, eux, auraient certainement eut le temps de choisir leur plat car il ne s’était pas mangé une telle information en pleine face. Je me retournais à nouveau vers Roxane, qui paraissait désormais comme une inconnue alors que j’avais maintes informations sur elle. Car tout ce qui avait été dit concernait Roxane, et non Marine. Après tout, je ne la connaissais pas cette Marine. Pourquoi m’intéresserait-elle ? Je ne savais rien d’elle. « Bon, j’avoue que je ne m’attendais pas vraiment à cela… » commençais-je à dire doucement, plus calmement que mes pensées antécédentes. « Tu as vraiment une bonne amie. » ajoutais-je, laissant une petite pause silencieuse. « Elle a de bons goûts. Elle a vraiment choisi le meilleur homme de Tinder pour toi. » concluais-je en pouffant de rire, fier de moi. Bien sûr, ce n’était que fausse vantardise, je n’étais pas comme cela. Toujours boire le verre à moitié plein.

J’attrapais ensuite une des deux cartes que la serveuse avait déposées sur notre table, cachant ainsi mon sourire satisfait de ma dernière phrase. Seuls mes yeux pouvaient être vus au-dessus du menu, et je ne me cachais pas pour la regarder de temps à autre. J’en amenais à me dire que si son amie m’avait choisi, c’est peut-être parce que je respectais les critères physiques de la brune qui se situait face à moi. Ce qui me faisait à nouveau sourire stupidement derrière mon menu. Reposant le menu à plat sur la table, je relevais le regard vers Roxane pour la fixer avec un sourire taquin. « Donc tu ne sais pas comment je m’appelle, c’est bien ça ? Ecoute, on va tout recommencer du début, comme s’il n’y avait eu aucune conversation sur Tinder. » Quitte à ce que je sois là maintenant, autant faire de nouvelles connaissances et repartir sur des bases saines. Et puis, je n’allais pas quitter les lieux le ventre vide maintenant ! « Alors, je m’appelle Dean, enchanté. Comme tu l’as compris, je suis cuisinier. Sous-chef, pour être précis dans les termes. J’ai vingt-six ans, et… Je crois que ce n’est pas mal déjà pour un début, non ? » me présentais-je comme si c’était la première fois. Du moins, face à Roxane. Le reste des informations viendra plus tard, en temps voulu. « Et je pense qu’on va pouvoir commander avant que la serveuse ne désespère de nous servir. » ajoutais-je finalement, faisant même un petit clin d’œil complice comme si nous étions déjà proches. Ça c’était mon côté je-suis-ami-avec-tout-le-monde qui ressortait. Au moins, cette histoire avait clairement permis de me décoincer !


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MessageSujet: Re: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Mar 18 Sep - 10:25

Roxane doit admettre que ce n'était pas du tout ce à quoi elle s'attendait. Quand Marine lui a asséné son rendez vous de ce soir, elle craignait un individu dragueur et sur de lui, un de ces kéké des plages qui abondent tellement à Los Angeles, Ville jumelle de Las Vegas pour son attrait des paillettes et de la supercialité. Mais.... Mais elle doit reconnaitre que l'homme en face d'elle est désarmant. Il est passionné, et ses yeux ont quelque chose de tendres, intimes. La manière dont il la regarde, avec une intensité contenue la fait frissonner. Il vient de lui poser une question sur son travail, mais elle l'a à peine entendue. Perdue dans les notes caramels de son timbre de voix. Elle croise ses jambes et finit par répondre -Journaliste mondaine, je couvre les oscars, les grands galas, les inaugurations, ce genre d'évènements

Son ton est léger, détaché. Elle apprécie énormément les rapports humains que son travail lui permet de construire, mais elle a aussi conscience que c'est un métier de vent et de plume. Elle a envie d'en savoir d'avantage sur lui, mais ne désire pas non plus qu'il se retrouve sous une avalanche de question! Le restaurant a l'air de lui plaire, la compagnie aussi. En tout cas, son telephone n'a pas sonné. De ces appels prévus en cas de detresse.  Pour se sortir d'un rendez vous qui tourne au vinaigre. Non, il est là, et la jeune femme commet sa première bourde. Elle le décèle dans sa réponse un peu maladroite. Mais qu'est ce qui lui a pris de lui sortir ca, aussi! Serieusement, elle se comporte comme une ado de quinze ans à son premier rendez vous! Roxane sent qu'elle rougit. Que ses pommettes prennent une teinte écarlate qui ne peut être dissimulée. Elle finit par avaler une longue gorgée du coktail, manquant de peu de s'étrangler, mais réussissant à éviter ce désastre.

Finalement, elle se lance à l'eau. Elle se décide à avouer ce qui la plombe depuis qu'il est entré pour s'assoir face à elle et qu'elle a pris conscience qu'il y a quelque chose chez lui qui l'attire. Beaucoup. Si l'homme en face d'elle lui était indifférent, elle ne chercherait pas à dissiper tout malentendu, mais si jamais... si jamais il y a un second rendez vous. Il est surpris, mais pas en colère.

-Non, c'est la première fois. Je ne voulais vraiment pas t'attirer dans un traquenard ou quoi. J'ai appris l'existence de ce compte tinder il y a quatre heures. - Elle se mordille la lèvre inférieure, avant de sentir que son coeur manque un battement. Et si c'est vraiment Marine qui l'attire? Si ils avaient sextotés pendant des heures avant que son amie ne décide d'arrêter les frais? Melissa se matérialise et disparait aussi sous la remarque acide de Dean, et elle ne peut lui en vouloir. Elle lance au couple un regard un peu mécontent, alors que devant eux résonnent les premières notes de musiques. De la country largement assaisonnée de Louisiane. Une reprise de Tim Mac Graw, et malgré la tension entre Dean et elle, ses pieds marquent le rythme. Avant qu'il ne fasse une remarque qui la sèche totalement. Elle éclate de rire à ses mots et  tous les doutes qu'elle conservait viennent de s'envoler. Même si ils ne se connaissent pas, il est bien là pour elle et c'est une chape de plomb qui la libère.

-Je commence à le penser aussi, lui répond t'elle d'une voix délicieusement feutrée, sans le quitter du regard. Il est délicieusement brun et ses iris océans sont captivant. Seth était blond, d'un blond cendré et chatoyant, avec des yeux verts, légèrement en amande. Est ce pour cela que Marine a choisi Dean? Parce qu'il est à l'opposé de son ex? C'est une très bonne manoeuvre!

-Dean, répète t'elle, laissant la syllabe chanter sur le bout de sa langue.  Pour ma part j''ai ving huit ans,  et un jour j'aurais le Pulitzer, ajoute la jeune femme avec une arrogance qu'elle surjoue.  -J'espère que Marine ne t'a rien raconté de trop embarassant, hein... Elle n'a pas pris la carte, n'en a pas besoin. -Tu veux des entrées?  Si jamais, il y a une  soupe aux écrevisses qui est absolument divine! Et je t'avoue que pour moi, en plat, rien ne vaux leur Goumbo. Le Jambalaya est aussi une superbe découverte. Je ne suis pas trop pour les beignets frits par contre. Est ce que tu voudra aussi un peu de vin?

L'attitude de Roxane est nettement plus déliée, et elle est impatiente d'apprendre à le connaitre d'avantage. Tout en ayant peur de bruler les étapes. Elle ne sait plus comment se comporter. Ignore quels sont les codes en vigueurs. Melissa revient à leur table, et cette fois repart avec leurs commandes, ayant laissé le temps à Dean de lui poser quelques questions et précisions à sa convenance avant que les choix ne soient arrêtés.  Roxane la regarde s'éloigner et prend une gorgée d'eau avant de se pencher une nouvelle fois vers lui.

-Tu voudrais ouvrir un restaurant de quel type de cuisine à Los Angeles? Il faudra que je vienne diner dans le restaurant où tu travailles, si tu le veux bien. Je suis curieuse, maintenant. Je ne suis par originaire de Californie pour ma part, je viens d'Utah. Et non. Je ne suis pas Mormone, un sourire rayonne sur son visage, amusée par le cliché le plus répandu sur son état d'origine. Certes, l'Eglise De Jesus Christ des Saints des Derniers Jours (atchoum) est née à Salt Lake, mais elle est de Saint Georges, Bordel! - Je ne partage pas l'homme que j'aime. -Oh, comme son ton est innocent.

Roxane se doute que la présentation de Dean ne couvre pas le centième de l'homme qu'il est. Mais elle comprend sa retenue. Néanmoins, la Plume se demande ce qui pousse un homme comme lui à s'inscrire sur une app de rencontre. Il n'a pas l'air de chercher un coup d'un soir.  Elle ne mentionne pas Helyos, son fils de trois ans n'est pas un test de relation. Il est bien trop important pour elle pour qu'il soit sujet d'une curiosité non sincère. Elle ne veux pas non plus d'un homme qui s'interesserait à son enfant juste pour lui plaire. Plus tard, oui. Mais pas ce soir. Sa main se pose à plat sur la table, proche de celle de Dean, sans le toucher pour autant. La brune ne peut se demander si sa peau est aussi veloutée qu'elle en a l'air.  Il a de belles mains, malgré quelques coupures en voie de  cicatrisation, sans doute les risques de son métier. L'envie brulante de glisser ses doigts dans le creux de sa nuque puis ses mèches sombres. Juste pour savoir. Pour apprendre le contact de sa peau contre la sienne. Heureusement, c'est à ce moment que les plats arrivent. La sauvant d'un geste bien trop inconsidéré. Mais qu'est ce qui lui prend! Sa paume se recule et prend sagement place à coté de son assiette, attendant que la serveuse revienne avec la bouteille de vin choisi.

-Tu es en voiture? J'espère que tu n'as pas eu trop de mal pour venir?
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MessageSujet: Re: This is a dream come true. Or not. ~Dean ~   Dim 30 Sep - 3:17



Roxane & Dean



This is a dream come true. Or not.



Je ne m’étais clairement pas préparé à tout cela. Je ne m’attendais pas à ce qu’une telle bombe sorte de sa bouche. Elle n’était pas la femme de Tinder avec laquelle j’avais discuté pendant de longues minutes, heures, voire plus encore. Elle n’était que l’amie. L’amie de la fille qui s’était inscrite sous l’identité de Roxane pour espérer que la brune trouve l’homme de sa vie. Le plus étrange dans cette histoire était la sensation d’être face à une inconnue en sachant tout plein d’informations sur cette personne. Je ne lui avais jamais parlé jusqu’alors, mais je savais comment elle s’appelait, ce qu’elle faisait dans la vie, l’âge qu’elle avait, toutes ces petites informations nécessaires pour faire connaissance avec quelqu’un. Elle n’était que la fille de la photo, finalement. Elle n’était qu’une image, mais je ne savais pas comment elle s’exprimait réellement. Ou bien, son amie, Marine, avait joué Roxane à fond en l’imitant jusqu’à la façon de parler. Elle avait peut-être utilisé le même humour, emprunté les mots que Roxane aurait certainement dit dans chaque conversation que l’on avait eue. J’avais l’esprit complètement brouillé. Je ne savais pas trop que penser de tout cela. Etais-je un pigeon dans l’histoire, s’il s’agissait d’une blague entre elle, ou alors étais-je l’homme que Marine considérait comme parfait pour son amie ? La question était là. Si Marine avait voulu entamer une conversation avec moi, c’est peut-être qu’elle estimait que j’étais un homme qui pourrait convenir à Roxane, et qu’elle offrait directement sa bénédiction. Est-ce que je réfléchissais trop ? Probablement. Toutes les questions fusaient à l’intérieur de moi, sans que je ne puisse réellement avoir de réponse. Roxane s’était expliquée sur toute cette histoire, mais elle ne devait pas en savoir bien plus sur les pensées de son amie Marine. Qu’importe. Je n’allais pas partir pour autant. Après tout, tout se passait bien depuis que j’étais arrivé, et il fallait avouer que j’avais faim, donc il fallait que je mange immédiatement. Et puis, Roxane était d’agréable compagnie pour le moment, alors pourquoi partir ?

Finalement, je choisissais d’en rire. Je n’étais pas le genre de personne à s’énerver pour un rien. Et là, clairement, ce n’était pas grand-chose. A bien y réfléchir, c’était une bonne intention de la part de Marine et peut-être que ça en sera profitable pour Roxane et moi. Qui sait. Ainsi, je me débridais. Je me présentais comme si c’était la première fois qu’on se rencontrait – ce qui était d’ailleurs le cas – mais je répétais, à défaut de ne pas lui avoir dit via le site de rencontres, mais à son amie qui avait probablement oublié de partager les informations sur ma personne. Roxane semblait être une femme intéressante, bien que mystérieuse. Mais ça donnait un certain charme à la demoiselle. Rien que son métier me passionnait, bien qu’effrayait un poil. Une journaliste, oui, c’est classe en plus de ça. Et quand elle avait précisé journaliste mondaine, couvrant les oscars et autres événements dans le milieu, ça m’époustouflait. C’était assez impressionnant en même temps. Elle devait être habituée à un certain luxe, pour être toujours dedans finalement. Moi, je n’étais qu’un simple type, un mec banal comme il y en a plein d’autres. Après, peut-être que c’était une spécificité qu’elle ne recherchait pas obligatoirement. Son travail ne la reflétait peut-être pas entièrement. Il faut dire que moi, en étant sous-chef dans un restaurant gastronomique, il aurait pu s’agir d’être chef dans un bistrot, j’aurais accepté tout autant. J’aimais juste la cuisine, pas forcément le superflu qui l’entourait. Mais il est vrai qu’elle semblait être une femme de grande classe. Rien que la façon dont elle se tenait. Droite, les jambes croisées. Mais elle semblait tout autant douce, fragile, sensible, d’autant plus quand elle avait dit être heureuse de me rencontrer en rougissant par la suite. Elle était de celles que l’on n’arrive pas à mettre dans une case, d’un mystère encore absolu qui nous donne envie d’en découvrir plus. Elle m’intimidait, oui, mais je ne souhaitais pas le montrer. Je feintais donc une aisance naturelle.

Et on était là, à faire connaissance. Une seconde fois, pour ma part, mais avec la bonne personne. Elle avait appris l’existence de ce compte Tinder il y a à peine quatre heures, et la pauvre s’était excusée platement. Est-ce que je pouvais lui en vouloir ? Absolument pas. Elle était tout autant une victime dans l’histoire. Et elle semblait sincère. Elle avait ce regard qui donnait l’impression qu’elle était la bonté incarnée, d’une vraie gentillesse. Une qualité de haute importance. Alors je me permettais de plaisanter. Comme à mon habitude. Je devenais alors plus naturel. « Je commence à le penser aussi. » répondait-elle à ma bêtise, après avoir ri à celle-ci. Ses paroles, son regard… Elle me chamboulait totalement. Honnêtement, je me sentais bien avec elle, dans cette ambiance de country vraiment agréable. C’était plus fluide qu’escompté, beaucoup plus naturel que je ne l’aurais cru. J’appréciais beaucoup ce moment. Non pas parce qu’elle rigolait à ma blague – même si ça me faisait extrêmement plaisir, parce que l’humour nous sauvera tous – mais parce que ce rendez-vous se passait vraiment bien. Il aurait pu être fracassé à cause de la nouvelle, mais je trouvais que ça amenait quelque chose à la rencontre. Finalement, j’en finirais presque à me dire que c’était une bonne chose. « J'espère que Marine ne t'a rien raconté de trop embarrassant, hein... » ajoutait Roxane après une rapide nouvelle présentation d’elle qui avait eu le mérite de me faire sourire pour son arrogance surjouée que j’avais hautement apprécié. Je plissais alors les sourcils, regardant ailleurs comme pour affirmer que des informations compromettantes sur sa personne ont été dites. « Eh bien… Peut-être que deux ou trois choses ont été dites, si… » Est-ce que je commençais à m’amuser de cette histoire ? Totalement ! Mais il fallait qu’elle fasse confiance à son amie, elle avait parfaitement géré à sa place, en dire assez sans en dire trop non plus. Le juste milieu. Je laissais planer le doute sur la vérité de mon affirmation, pour me pencher sur l’étendue des plats proposés, la taquinant un petit peu. Roxane, habituée des lieux, me donnait alors quelques recommandations. Une femme parlant de cuisine était terriblement sexy à mes yeux, j’appréciais grandement. Certains préféraient que les femmes disent des choses salaces pour les exciter, moi, t’avais simplement des noms de plats à me donner pour me fasciner. La serveuse revenait au même moment pour prendre nos commandes, qui étaient finalement faites. J’allais me laissais guider une nouvelle fois par Roxane. « Votre Jambalaya, vous la faites avec du blanc de poulet ou de dinde ? » demandais-je à la serveuse. J’avais osé. J’avais osé faire le lourd. On me le disait souvent, il fallait que j’arrête de faire le connaisseur de la sorte. Il paraît que ça dérange. Mais c’était toujours plus fort que moi. « Alors je vais prendre ça. Mais ne mettez pas trop de piment, s’il vous plait. Et on prendra une bouteille de vin également. » demandais-je en redonnant la carte du menu à la serveuse. Vraiment, je me retenais de faire l’œnologue en demandant un Rully premier cru Champs Cloux rouge qui se marierait parfaitement avec la Jambalaya. Finalement il semblait évident qu’un vin de la côte nord californienne serait sur notre table.

Je retournais finalement mon regard vers Roxane, un peu gêné pour tout cela. J’espérais surtout ne pas faire trop arrogant, prétentieux ou je ne sais quoi qui ne me ressemblerait pas. « Désolé, quand il s’agit de cuisine, je suis un peu trop pointilleux. Défaut professionnel. » m’excusais-je comme il semblait utile de le faire d’après les dires de mes proches qui vont au restaurant avec moi et qui étaient gêné après ça. Mais finalement, la brune semblait s’intéresser à mon travail, me demandant quel type de restaurant je souhaiterais ouvrir, précisant également qu’elle n’est pas californienne d’origine. Utah, mais pas mormone pour aussi. Cette dernière remarque me fit énormément rire, parce que je devais avouer avoir eu ce cliché directement en tête. Je ne partage pas l’homme que j’aime, qu’elle disait. Information à mettre dans un coin de ma tête, au cas où. « Un restaurant simple, qui me ressemble plus que celui dans lequel je travaille. Actuellement, je travaille dans un restaurant gastronomique. Je préférerais une ambiance plus champêtre, tu vois ? J’aime bien la cuisine française aussi, c’est de la poésie pour les papilles. » expliquais-je en rêvant légèrement, avant que je revienne à la réalité. « Enfin, ce ne sera pas pour tout de suite, c’est sûr. » Si ça se trouve, je la saoulais carrément avec ma cuisine. Je devenais un vrai moulin à paroles quand on abordait le sujet. « Mais bien sûr, tu pourras venir au restaurant. Je te préparerais personnellement ton plat ! » précisais-je avec un large sourire, c’est comme si je me donnais un défi personnel. Juste pour tenter de l’impressionner. J’aurais pu dire que je pourrais lui préparer un plat au restaurant, comme en-dehors du restaurant, mais ça aurait fait trop d’un seul coup. Soyons raisonnables.

Puis il y avait ce moment de flottement, ce moment propice au rapprochement, moindre soit-il. Elle déposait sa main sur la table, proche de la mienne. J’aurais presque pu en sentir la douceur qu’elle semblait avoir. J’aurais pu prendre ça comme un signe, un geste de rapprochement. Mais non, je préférais me dire qu’elle l’avait simplement posée, ici comme ça aurait pu être autre part. Il faut dire que quelque chose m’attirait irrésistiblement vers elle. Ou plusieurs facteurs. Sa voix, son regard, sa prestance, son sourire, la sensibilité qui se dégageait d’elle. Mais ce moment était vite interrompu par l’arrivée de nos plats. Chose notable : le service était rapide. L’odeur était déjà délicieuse alors j’osais imaginer le goût. Je savourais déjà, rien qu’à l’odorat, attrapant mes couverts, impatient de goûter au plat, tandis que la serveuse finissait de nous verser le vin dans nos verres. « Bon appétit ! » disais-je alors avant d’entamer mon plat. Plat qu’elle m’avait recommandé, je précise, donc j’allais pouvoir à nouveau juger ses goûts culinairement parlant. Et honnêtement, c’était un pur délice, un régal absolu. Ce mélange de saveurs, divin. « Tu es en voiture ? J'espère que tu n'as pas eu trop de mal pour venir ? » me demandait-elle alors que ça me demandait de me remémorer tout le trajet. Trajet qui avait été un enfer, forcément. « Non, je ne suis pas en voiture. Par contre, pour trouver, j’avoue avoir un peu tourner en rond. Il faut dire que c’est bien caché ici ! Mais peut-être que je ne regardais pas bien aussi, ça m’arrive. » Comme me disait ma mère « regarde avec tes yeux, pas avec tes fesses », brillant conseil. Et il faut dire que je me perdais souvent, très régulièrement. Je n’avais pas le sens de l’orientation, de base, et souvent j’oubliais par où je passais et je tournais en rond. « Et toi, tu viens dans cet endroit depuis que tu es arrivée en Californie ? Tu es partie de l’Utah il y a longtemps ? » lui demandais-je, vraiment intéressé d’en savoir plus sur elle. Au moins, ce n’était pas un sujet abordé sur le chat du site de rencontres. Là, elle pourrait me l’apprendre de sa bouche. « Et d’ailleurs, pourquoi apprécies-tu autant cet endroit ? » Là, c’était uniquement pour avoir des informations supplémentaires sur ses goûts, ses préférences, ce qui découlerait forcément de son caractère. Est-ce qu’elle appréciait cet endroit pour son calme, sa musique, sa cuisine, sa chaleur, son originalité ? Indirectement, j’en apprenais sur elle. « Dis-moi tout, vas-y. Tes passions, ton enfance dans l’Utah, ta famille… » Ok, j’en demandais un peu trop. Au pire, elle n’aurait qu’à trier et donner les informations qu’elle souhaitait. Pour le coup, j’étais peut-être un poil trop euphorique.


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