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 Dès les premières lueurs, oh je sombre. | ft. Liv ♥

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Sasha Kennedy
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DATE D'INSCRIPTION : 08/04/2018
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MessageSujet: Dès les premières lueurs, oh je sombre. | ft. Liv ♥   Mer 12 Sep - 21:27



Liv & Sasha



Dès les premières lueurs, oh je sombre.



Un cauchemar. Je me tournais dans tous les sens. Une nuit agitée.
n cauchemar. Un souvenir. Un bébé. Le passé.
n cauchemar. Une raison. Une famille.


Il y a des jours comme ça, où le simple fait que les rayons du soleil passant à travers les volets et nous arrivant en plein milieu de la face nous agace et nous fait dire que ce sera une journée pourrie. Ce matin, c’était ma pensée. Il était évident que passerais une journée médiocre. Bien sûr, ajoutez à cela des bruits de meuble en train de bouger dans tout l’appartement du dessus et vous avez la totale. Quel bonheur d’habiter en appartement. Tu n’as pas le droit de te plaindre Sasha, tu squattes chez quelqu’un. Et puis, si j’habitais dans une maison, le problème aurait été autre. Un voisin qui tond sa pelouse de 5m² à huit heures du matin, et ce, pendant trois heures alors qu’il a déjà fait le tour de son jardin cinquante fois. Oui, on connait tous ce genre de voisin. C’est l’un ou l’autre. Je me levais alors de mon lit – avec le pied gauche, évidement – les cheveux en pétard et l’haleine fétide. Classe oblige. Molly était encore là, toujours pas partie au travail. « Hey. » la saluais-je simplement et je voyais déjà à son regard qu’elle me maudissait de traîner des pieds. Mais honnêtement, je n’étais pas d’humeur le matin, elle le savait. En réalité, je n’étais pas d’humeur toute la journée. Mais davantage le matin, il est vrai. « Il te reste du café, si tu veux. » me proposait la blonde, de son sourire angélique. Je la remerciais d’un hochement de tête, me dirigeant vers la cafetière pour remplir du liquide marronné une demi-tasse. Chose faite, je me redirigeais vers ma chambre. Que serait un café sans vodka ? Oui oui, de la vodka. Je sortais une bouteille du liquide russe de sous mon lit, afin d’en verser légèrement dans ma tasse. La nuit avait été dure. Très dure. Oui, ça m’avait fait péter les plombs. Oui, je merdais complètement. Mais oui, je savais tout cela. Je savais que j’étais une ratée. Je savais que je faisais n’importe quoi. Je savais que j’étais un cas désespéré et qu’on ne pouvait plus rien en faire. « Waterloo, I was defeated, you won the war. » dis-je simplement, une once de chant. Waterloo était une métaphore. Alors, je craquais. Je replongeais. Je recommençais. « Why, why did I ever let you go? Mamma mia, now I really know. My my, I could never let you go. »


Un cauchemar. Un verre. Puis d'autres.


Je déviais dans les rues, bourrée comme je ne l’avais plus été depuis longtemps. Je sentais le regard des passants de pitié sur moi. Comme dirait Stromae, j’étais fort minable. Mais moi, je m’en moquais. Je continuais ma petite route, dansant et chantant même. Finalement, malgré la nuit pourrie, je montrais une once de bonne humeur. Ou alors, je montrais clairement que j'étais saoule. « Gimme gimme gimme a man after midnight. Won't somebody help me chase the shadows away. Gimme gimme gimme a man after midnight. Take me through the darkness to the break of the day. » chantais-je à tue-tête dans la rue. Les femmes me regardaient comme si j’étais pathétique, une femme de petite vertu en chaleur. Les hommes semblaient intéressés, certains. La journée, suite à cette nuit, était elle-même compliquée. Très compliquée.

Une arrestation. Un poste de police. « The winner takes it all, the loser's standing small. Beside the victory, that's her destiny. » A croire qu’ABBA était de condition aujourd’hui, et que j'étais réellement une grande fan d'eux quand j'avais de l'alcool dans le sang pour connaître tous leurs refrains. Et merde, elle va me tuer. Et quand je pensais à "elle", je pensais à Liv. Liv Jenkins. Cousine de la famille. Une perle dans les avocats. Pourquoi l’avais-je appelée, elle ? Je ne pouvais décidément pas appeler mon frère, encore moins mes parents. En réalité, je ne pouvais appeler personne. C’est là que je me sentais seule. Mais en même temps, soutenue. Car si je ne pouvais pas les appeler, c’était bien pour une seule et même raison : ils ne voulaient pas me voir replonger. Replonger dans l’alcool, dans la drogue, dans tout cet enfer. Seule Liv pouvait peut-être me comprendre, ne pas me mépriser autant que d’autres le ferait. Parce qu’elle, elle avait vu ce que c’était. Parce qu’elle, elle m’avait accompagné à New York. Parce qu’elle, elle était avocate. Je l’apercevais au loin, me levant de mon siège dans la cellule de dégrisement. « LIIIIIIIIIV ! » hurlais-je, la saluant de la main comme une abrutie, comme si elle ne m’avait pas vue ou entendue. Clairement, tout le monde présent dans le poste de police s’était retourné, pour dire à quel point je ne passais pas inaperçue.


© Ludi.
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Liv Jenkins
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MESSAGES : 1164

MessageSujet: Re: Dès les premières lueurs, oh je sombre. | ft. Liv ♥   Sam 15 Sep - 23:14

Dès les premières lueurs, oh je sombre.
Sasha & Liv

Je passais pourtant une bonne journée. Enfin jusqu’à cet appel. L’appel me disant que ma cousine avait été emmenée au poste de police. Qu’est-ce qu’elle avait encore bien pu faire ? Oh c’était dans ces moments-là que je me maudissais pour l’avoir prise comme cliente. Mais bon en même temps, il fallait avouer que je n’avais pas pu refuser ça. C’était un petit peu difficile vis-à-vis de mon oncle et de ma tante. Je n’avais pas vraiment eu le choix. Jusqu’ici oui j’avais passé une bonne journée. Rien des plus banales, j’avais passé ma journée au boulot, dans mon bureau. Franchement je pouvais vraiment en avoir marre de Sasha. Ce n’était pas en plus la première fois que je devais aller la chercher à pierre paul, jacques. Elle était tout le temps barré ailleurs, et c’était à moi de m’en occuper la plupart du temps. Forcément quand ça concernait le droit, c’était bien à moi qu’on faisait appel. Forcément. Il n’y avait pas d’autres personnes qui étaient mieux placés pour tenir ce rôle en même temps. Non seulement parce que je faisais partie de ma famille en plus, alors j’étais bien la personne qui la connaissait le mieux pour le coup. J’avais été dans l’obligation de l’accompagner à New-York quand ma cousine devait aller en cure de désintoxication. Elle avait eu besoin de quelqu’un pour venir avec elle et forcément ses parents avaient pensé à moi. De toute façon, il n’y avait personne d’autre en qui il avait réellement confiance pour laisser leur unique fille. C’était leur perle rare. Finalement, ça ne m’avait pas dérangé pour que cela de l’avoir accompagné à New-York. Déjà dans un premier temps, ça m’avait permis de connaître la ville que je n’avais pas encore eu l’occasion de visiter et puis, peut-être aussi un peu de me rapprocher de Sasha. On ne pouvait pas dire qu’on s’entendait à merveille toutes les deux, c’était même plutôt le contraire. Même si forcément avec de l’âge, on avait appris à faire ma part des choses, il nous restait quand même encore quelques disputes toutes les deux. Et ça ne m’étonnerait pas qu’il y en ait encore quelques-unes entre nous. Ça ne fait aucun doute. D’ailleurs, je crois bien qu’il y en aurait une autre aujourd’hui. Quand j’irais la chercher au commissariat. Halala, cette fille était vraiment une plaie par moment. Je ne pouvais pas dire le contraire.

C’était ma secrétaire qui m’avait laissé le message. Je décidais donc de remettre tous mes dossiers à plus tard. Je n’avais pas vraiment le choix et direction le poste de police. J’espère bien qu’elle allait tout m’expliquer, savoir pourquoi encore une fois je devais aller la chercher au poste. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire pour se retrouver là toujours et encore. J’avais hâte de savoir ce qu’elle allait pouvoir me sortir, aujourd’hui. Encore un autre mensonge, ça pouvait l’être, mais je n’allais pas lâcher le morceau aussi rapidement cette fois-ci. Je n’avais pas que ça à faire non plus. J’arrivais donc assez rapidement au commissariat. J’étais à peine rentrée à l’intérieur de l’établissement, et je pouvais remarquer ma cousine très très rapidement puisque cette dernière m’appelait. Elle pouvait paraître pour une folle. Ça ne faisait aucun doute en la voyant. Je m’approchais donc de la cellule. « Qu’est-ce que tu as encore fait ? » Demandai-je donc à ma cousine. La jeune femme brune n’ayant même pas eu le temps de me répondre qu’un policier venait vers nous. « Bonjour Maître Jenkins. Vous la connaissez ? » Me demandait le policier. « Oui, c’est bien ma cliente. C’est bon, merci. Je m’occupe d’elle. » Dis-je donc au policier avec un léger sourire. « Très bien. » Disait simplement le policier, ce dernier ouvrait donc la cage et ma cousine pouvait enfin en sortir. Je signais simplement quelques papiers et on pouvait donc enfin partir d’ici. « Allez on n'y va ! » Dis-je en traînant ma cousine par le bras pour se diriger vers l’extérieur.

On se retrouvait donc enfin dehors. Je pourrais peut-être avoir mon explication maintenant. « Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Demandai-je donc à ma cousine. Et je pense qu’elle avait plutôt intérêt à me dire la vérité pour le coup. Déjà que j’avais dû interrompre ce que j’étais en train de faire pour venir la chercher ici. Ça m’agaçait quand même un peu, légèrement. « Je croyais que c’était fini de faire des conneries. » Pouvais-je donc m’empêcher de rajouter. Ouais, on pouvait toujours rêver hein. Je connaissais ma cousine par cœur et je doute fortement qu’un jour, elle arrête de faire des bêtises.

Emi Burton
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Sasha Kennedy
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MessageSujet: Re: Dès les premières lueurs, oh je sombre. | ft. Liv ♥   Lun 17 Sep - 23:30



Liv & Sasha



Dès les premières lueurs, oh je sombre.



J’étais faible. J’étais fragile. J’étais sensible. Je me montrais forte devant tous, essayant de brouiller les pistes, mais il y avait des fois où je craquais. Je craquais, montrant mes plus grosses faiblesses, mes plus profondes fêlures. Alors je faisais n’importe quoi. Je jouais à la plus idiote. Je faisais ce qu’il ne m’était pas permis de faire, ou du moins ce que je m’interdisais. Cette nuit, cette nuit avait été la plus douloureuse de toutes depuis mon retour à Los Angeles. J’aurais souhaité laissé tout cela derrière moi. J’aurais souhaité oublié, absolument tout oublié. J’aurais voulu oublier cet homme et tout ce qui en avait découlé. Mais comment faire quand on le retrouve tout sourire à Los Angeles, nous annonçant qu’il a posé bagages ici ? Impossible. C’était me mettre une claque en pleine figure, me dire que je ne pourrais jamais oublier tout cela. C’était comme me mettre au défi d’être toujours plus forte, plus silencieuse, tout garder pour moi et souffrir intérieurement. Il se pouvait que je le revoie, qu’on se retrouve à n’importe quel coin de rues. Los Angeles pouvait sembler être une grande ville, mais quand on y habitait, on la trouvait beaucoup trop petite. A chaque sortie en ville, nous étions toujours tomber sur une connaissance. C’est peut-être pour ça que je me terrais à l’appartement. Mais cette fois-ci, ça n’avait pas suffi. Il avait fallu que je sorte, que je fasse mon show de nana pathétique dehors pour que tout le monde en profite. Il fallait que je montre mes pitreries au monde entier. Il fallait que je hurle mon mal-être. Il fallait que je cris ma douleur. Ridicule, je l’étais. Et tout cela m’avait mené jusqu’au poste de police. Forcément, une femme qui braille dans tous les sens, puant l’alcool à des kilomètres à la ronde, ça attirait les regards. Il avait certainement suffi d’un appel d’un passant à la police pour qu’on m’embarque quelques instants après.

Dans la cellule de dégrisement, je tournais en rond. Toujours en chanson, bien sûr. Les minutes passaient, les heures aussi. Bordel, vraiment personne ne veut venir me chercher, ce n’est pas possible ! Je ruminais, je chantais à nouveau, je me faisais des amis. Oui, des amis, les types louches toujours présents dans les commissariats, vous savez. Je ne veux pas faire dans le cliché, mais c’était toujours le même type de personnes. Des gens d’un style vestimentaire approximatif, une haleine d’alcool similaire à la mienne, l’allure d’être une personne peu fréquentable… Vous voyez le style. Puis il y avait les mecs dépressifs qui noyaient leur chagrin dans un whisky, puis un deuxième, jusqu’à l’impossibilité de suivre une ligne blanche ou bien de réciter l’alphabet à l’envers – soit dit en passant, même sobre c’est galère – et finissait par se faire prendre par les flics dans les bois avec une prostituée et de la poudre sous le nez après s’être fait abandonné par tous ses potes de beuverie. Et enfin, il y avait aussi les petites nenettes comme quoi qui voulaient faire les malines mais se mettait plutôt une grosse race à base de manzana – oui, cet alcool de pré-pubère là – et qui n’arrête de pas dire à qui souhaite l’entendre que l’alcool c’est de l’eau. Voilà, c’était généralement les trois faunes qu’on retrouvait dans de telles cellules. Et en plus, j’en faisais des caisses. Je ne cessais de dire que j’avais une cousine avocate qui allait me sortir rapidement de là, qu’ils étaient tous idiots et qu’ils ne savaient pas qui j’étais. J’aurais pu être la Reine d’Angleterre, là à leurs yeux, j’étais juste pitoyable.

Sa chevelure blonde. Son élégance. Sa façon hautaine de montrer qu’elle est meilleure que moi, la pauvre crotte qu’elle vient reprendre en cellule de dégrisement. Oui Liv, je sais, je ne suis pas à ta hauteur. « Qu’est-ce que tu as encore fait ? » demandait-elle sans que je ne puisse répondre, un policier interrompant la conversation. Je pouvais lire dans son regard que je la décevais une nouvelle fois. Enfin, j’aurais pu le voir si j’étais sobre. Là, j’avais juste envie de faire la nouba avec elle dans la cellule, spotlights à fond les balles, piste de danse lumineuse comme à la mode disco, un petit disque groovy pour remuer le popotin sur le rythme de celui-ci. « Bonjour Maître Jenkins. Vous la connaissez ? » imitais-je le policier comme une gamine, d’un air aussi sérieux que lui, fière de ma petite blague. Puis j’étais libre. Enfin libre ! Je tapais des checks à mes compagnons de cellule voisine, alors qu’ils me regardaient en mode « c’est qui elle ? » alors que ça faisait des heures que je leur parlais. Ou alors, je me parlais toute seule. Je ne sais plus. Qu’importe. Pour moi, ils étaient devenus des potes à vie, des frères de sang, des vrais. « Woooow, Maître Jenkins, que je suis contente de vous voir aujourd’hui ! » dis-je à ma cousine en passant un bras autour de sa nuque, déposant nonchalamment ma main sur son épaule. Je savais que je pouvais encore me permettre le temps d’aller jusqu’à la sortie car elle faisait bonne figure, elle avait son image sage à garder le temps de quelques secondes encore. Dehors, ce serait tout autre chose. Alors il était temps de faire une dernière connerie pour fêter ma sortie de cellule. Je me mettais à courir comme une dératée, ouvrant la première porte venant en riant. « APPOLONIA ! APPOLONIAAAA ! APPOLONIAAAAAAA ! » hurlais-je, levant les bras en l’air comme une folle, avant que je me fasse complètement virée du commissariat, sous menace de retourner en cage.

Une fois sorties, le visage de Liv se noircissait davantage. « Alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je croyais que c’était fini de faire des conneries. » me demandait-elle, l’air fâché. Moi, je ne pouvais m’empêcher de rire comme une bécasse, comme si je me faisais gronder après avoir fait une bêtise. Je haussais les épaules, regardant en l’air. « J’sais plus. » répondais-je, l’aplomb typique des Kennedy. Là, je sentais que Liv montait en pression, et je l’assimilais à une cocotte-minute en train de bouillir avec la fumée qui en sort, ce qui me décrochait un nouveau sourire idiot. « J’ai peut-être dû boire un verre. » avouais-je à demi-mot, avant de rajouter une fraction de secondes après « Ou peut-être plus. » en pinçant les lèvres pour m’empêcher de rire. Et avant qu’elle ne me dise quoique ce soit, je râlais alors que c’était totalement déplacé. Oui, c’était plutôt à elle de râler. Mais j'anticipais ce qu'elle allait me dire. « C’est bon, roooh, ce n’était pas de la drogue. On ne m’a jamais dit que je devais arrêter de boire, hein ! » Je faisais la maline, mais j’étais loin de l’être. « Madame j’ai-un-balais-dans-le-cul. » marmonnais-je en regardant ailleurs. Oui oui, c’est bien Liv que j’appelais ainsi. Vraiment, les avocats je ne les aimais que dans mon assiette. « Bon. On ne va pas coucher là. T’es venu avec ton épave qui te sert de bagnole ? » demandais-je en voulant passer à autre chose, flemme de me faire enguirlander par ma cousine, c’était bien trop fréquent que c’était devenu redondant, et donc ennuyeux.


© Ludi.
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