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 Viens Joséphine dans ma machine qui vole, qui vole s'envole comme une folle. | ft. James ♥

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Venus E. Blossom
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DATE D'INSCRIPTION : 28/09/2016
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MessageSujet: Viens Joséphine dans ma machine qui vole, qui vole s'envole comme une folle. | ft. James ♥   Mar 18 Sep - 2:34



James & Venus



Viens Joséphine dans ma machine qui vole,
qui vole s’envole comme une folle.



Un jour de repos. Depuis quand n’était-ce pas arrivé ? Je ne préférais pas me souvenir. Et encore, c’était un jour de repos sans être du repos. Je travaillais sur mon ordinateur, installée sur le comptoir de la cuisine américaine. L’immense pièce était incroyablement silencieuse. Le calme régnait. Ça m’effrayait presque. Pas de bruit. On sentait que l’été était passé et que les cours avaient repris. C’était parfait, cela me permettait de travailler plus tranquillement, plus posément. Enfin… C’était vite dit. Pénélope, elle, à l’autre bout du téléphone, en prenant plein la face. Car si moi j’étais chez moi, elle, elle était bel et bien au travail pour assurer à ma place. Une assistante, ça servait à cela. Je vous rassure, des fois, elle a des jours de repos. En toute honnêteté, je pouvais assurer sans elle les jours où elle n’était pas au travail, j’avais bien d’autres larbins à qui faire exécuter toutes ces tâches ridicules que j’adorais donner. Mais elle, elle ne pouvait absolument pas gérer au magazine sans mes recommandations, mes ordres et conseils au téléphone. J’étais une patronne sympathique quand même, je l’épaulais au téléphone sur un jour de repos. Ok, il fallait peut-être que je décroche du travail. Et pas du téléphone, hein, t’as vu ce jeu de mots ? « Mais enfin ma pauvre Pénélope, ce que tu peux être bécasse ! Appelle De Marcello pour lui demander illico les tissus que j’ai demandé hier. Ça presse ! Il me les faut demain absolument ! […] Et dit à Susan de me rappeler à propos de ses croquis nuls à chier, il faut tout revoir. […] Quoi ? Tu ne veux pas lui dire ça ? Mais je m’en moque complètement ! Dis-lui juste de me rappeler ! » et je raccrochais en furie. Parce qu’en plus elle allait culpabiliser de mal parler à des gens ? Moi, non. Et surtout pas à elle. Elle est payée en conséquence. Parce que oui, sachez que Pénélope Solète est bien payée. Alors arrêtez d’autant la plaindre ! Il fallait peut-être me supporter, certes, mais JE devais aussi la supporter. Sachez que ce n’était pas tâche facile non plus. Son côté tête en l’air, maladresse incarnée, un peu désinvolte sur les bords. Elle savait soupirer, je l’entendais de mon bureau. Je n’étais pas dupe. Du coup, je lui en demandais toujours plus.

Après m’avoir autant énervée, je quittais mon ordinateur pour m’autoriser une petite pause, ayant presque fini de répondre à tous mes emails en attente. Ce que j’étais demandée, vous n’imaginez même pas… C’est ça être une star. Je me dirigeais vers la machine à café pour m’en faire couler un. Rien que regarder le liquide marronné me détendais. C’était peut-être pour cela que j’étais toujours tendue au travail : on me l’amenait déjà tout fait. Ainsi, je ne pouvais pas me délecter du spectacle de la tasse en train de se remplir. Il en fallait peut-être aussi peu. Le café ayant fini de couler, je le serrais entre mes deux mains, prenant la chaleur de celui-ci. Il n’y avait rien de plus réconfortant. Je me demandais d’ailleurs depuis quand je n’avais pas pris le temps de me caler dans le canapé, me couvrant avec un plaid, avec une bosse tasse de café chaud entre les mains, devant un film à l’eau de rose. Longtemps. Trop longtemps. Je n’avais pas le temps. Je faisais des journées d’acharnée du boulot, m’épuisant toute seule jusqu’à ce que je tombe dans le lit, mes paupières se fermant toutes seules et mon corps ne répondant plus. Le nombre de fois où j’étais rentrée et je n’avais pas pu enlever mes escarpins, ni même retirer le maquillage sur mon visage, que je m’étais endormie. Et le lendemain, je m’obligeais à être fraîche comme un gardon au travail. C’était mon image qui était en jeu. Cette image de patronne forte, dure, au charme incontestable et l’élégance incarnée. Oui, je me voyais ainsi. Mais c’est aussi ce que chaque magazine disait de moi, je n’inventais rien.

Je retournais mon regard vers la baie vitrée, observant mes fleurs encore en floraison pour certaines. Les géraniums allaient bientôt laisser place aux œillets. Mon jardin allait encore changer de couleur cet automne. C’est fou comme le temps passait vite. Et c’est fou comme James n’avait pas encore tué mon jardin. Finalement, j’avais bien fait de l’engager, il faisait du bon travail. Pour un flic, initialement. Il avait animé mon jardin tout cet été, torse-nu pour le plaisir des yeux. Il s’était aussi bien occupé de mes plantes que de mon regard. Il l’avait nourri chaque jour de sa présence. Vraiment, c’était un très bel homme qui méritait qu’on le dévore des yeux comme je le faisais. Cet été, comme actuellement. Il était encore là aujourd’hui. Je ne l’avais que très peu croisé cet été toutefois, mon travail prenant tout mon temps. Mais on s’était entrevus de temps en temps, quand je débauchais et lui repartait chez lui. A ce que j’en avais entendu de Kyle, il faisait un peu trop le beau gosse. Je pense surtout que Kyle se sentait menacé par la présence d’un autre homme dans le secteur, il n’avait pas l’habitude. Athéna, elle, n’avait rien dit à ce sujet. Il ne la dérangeait pas, c’était le principal. J’ouvrais la baie vitrée, tasse de café en main. « Hey, James ! » le saluais-je, comme je n’avais pas eu l’occasion de le faire avant. Bon jardinier qu’il était, il savait qu’il faisait partie du paysage et n’avait donc pas souhaité me déranger en arrivant, comme j’étais en plein dans le travail. « Souhaites-tu un café ? » lui proposais-je, d’une gentillesse plutôt inhabituelle, me rapprochant doucement de lui. Et là, tragédie. Mon talon aiguille – parce que oui, je porte des talons aiguilles même quand je suis chez moi, ça s’appelle le style en toutes circonstances – s’était pris dans un trou de la terrasse en bois et me fait virevolter jusqu’à James, lui renversant toute ma tasse remplie de café brûlant sur son tee-shirt. « Oh merde ! » Vulgarité, bonjour. Ça sortait du cœur. Par contre, le « excuse-moi », on le cherche encore. « Je ne pensais pas à ça quand je te proposais du café, je te rassure ! » Et ce n’était même pas une excuse pour qu’il retire son tee-shirt, promis !


© Ludi.
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