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 Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Ven 19 Oct - 19:33

Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore?
Harlan ∞ Bébé
C'est avec colère que j'arrive dans le bâtiment qui me dégoûte. Portant fièrement le nom de Sterling, j'ai l'impression que les lettres dorées me crachent à la figure et me rappelle là d'où je viens. Je suis en bas de l’échelle alors qu'il est en haut de la tour, surplombant le monde, le haïssant peut-être d'une certaine façon. Cela ne fait que raviver ma colère alors que mes talons claquent sur le sol en marbre de l'entrée.
- Mademoiselle ?
Je n'écoute pas ce qu'on me dit et continue. La personne, assez âgée malheureusement (enfin heureusement pour moi), essaye de m'attraper mais je retire rapidement sa main. Je n'aime pas le contact, si je ne suis pas prête à cela j'ai des frissons et j'ai dû voir beaucoup de psy avant de ne pas fondre en larmes et être totalement en panique. Il n'arrive pas à me retenir mais finit par demander de l'aide à la sécurité. Je dois faire au plus vite et dieu merci, je finis par atteindre les ascenseurs. Je ne sais sur quel bouton appuyer, je le fais au hasard alors que la sécurité court vers moi. Et, comme dans les films, les portes se ferment pile devant leur tête. Je ne peux m'empêcher de rire dans l'ascenseur, mais la colère reprend vite sa place. J'appuie de nouveau sur le bouton du dernier étage, bien sur qu'il doit être tout en haut, c'est parfaitement Sterling ça !
Si Sterling que je me demande comment je n'ai pas pu voir cette situation venir.
La raison de ma venue ?
Je reprends le fil de ma semaine : suite à la soirée chaotique (malgré le succès de la comédie musicale) où j'ai revu Harlan, je n'ai eu de cesse de penser à lui. Les souvenirs étaient encore plus à vif et les cauchemars aussi. Comme pour me rappeler que si je n'étais pas partie, non seulement je ne l'aurais peut-être pas perdu, mais en plus je n'aurais peut être pas été violée.
Et puis, chaque matin quand j'allais courir à la plage j'ai pu remarquer une présence. Présence qui s'éternisait lors de mes étirements sur mon balcon. J'ai fini par en parler à Alaric qui m'a aidé à mettre la main sur ce fichu gars qui me suivait. J'ai vraiment de la chance d'avoir un ami si fort et qui fait peur... Oui, franchement, je fais pas super peur et il n'aurait jamais accepté de répondre à mes questions si je l'ai avait posé sans Alaric. Bref, il a fini par nous dire qui était son patron, quelqu'un qui le payait pour me suivre : Sterling...
Vous devinez bien que j'ai appris ça il y a en gros vingt minutes, qu'Alaric a voulu me retenir mais que j'étais tellement furieuse qu'il a fini par me laisser partir.
Et donc me voilà dans cet ascenseur... Qui fini par s'ouvrir, ouf personne.
J'écoute, je cherche des voix et finalement, c'est la sienne qui se fait entendre. Bingo, ca doit être son bureau. Sans plus de cérémonie, j'ouvre les deux portes en grands et prends la parole :
- Écoute moi pauvre con ! Si tu crois que tu peux me faire suivre sans que je m'en rende compte !!! Non mais tu m'as pris pour une blonde ou quoi ?!
Je le fixe droit dans les yeux, tellement focalisée sur lui que je ne remarque pas tout de suite l'environnement. Quelqu'un se racle la gorge et je me tourne vers l'assistance... Putain il était en réunion... Je me sens rougir alors que je ne sais absolument plus où me mettre... Non mais attendez !!! C'est pas à moi de me cacher !
- ELLE EST LA !
Merde !!! Je dois me cacher !
La sécurité arrive et commence à vouloir m'attraper. Seulement le geste est trop violent pour moi, et je me tourne pour lui mettre un coup de poing. Je me recule finalement, main à la bouche.
- Pardon... je voulais pas faire ça... Je vais partir mais faut pas me toucher sinon ca risque de recommencer... Pas des menaces hein, c'est juste comme ça. Mais fallait que je le remette à sa place avant, je dis en le montrant du doigt.
Je me tourne vers lui et lui fait des yeux noirs avant de lever les mains comme pour montrer que je ne ferais rien et commence à marcher pour quitter la salle. Je trouverais bien un autre moyen de le frapper lui plutôt que sa sécurité...
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Sam 20 Oct - 8:17

Ils étaient tous réunis aujourd’hui. Attablés autour de cette longue table en acajou brillant, ils avaient cet air condescendant sur chaque visage, témoin de leur succès, de leur suprématie vis à vis du monde extérieur. La salle de réunion était entourée de ces grandes baies vitrées qui permettaient de voir le quartier d’affaires de Los Angeles. La banque – et surtout ce côté-là – ne possédait de vis-à-vis que celui du soleil qui caressait doucement le visage de chacun. Puissants, grands mais le regard se tournant toujours vers le maître de cette conférence importante. Le regard d’acier, l’absence de sourire, impeccable dans son costume fait par un grand couturier, Harlan respirait l’opulence et le chic à l’extrême. Cela se voyait, les gens le craignaient. Mais par-dessus-tout, il était professionnel, froid et intransigeant. Il fallait que tout fonctionne et en l’occurrence, cette réunion au sommet était destinée à remettre sur le droit chemin un marché qui tendait à être défaillant. Ce qu’il expliquait, installé sur son fauteuil. Il aurait pu prendre une attitude nonchalante, parce que pour le dos, c’était plus agréable et surtout, les fauteuils étaient incroyablement confortables, mais non, il se l’interdisait. Chaque geste était dans la mesure, il n’y avait pas d’action par impulsion. Surtout pas dans ce lieu où il régnait maître, surtout pas là, où il se devait de montrer à l’empire Sterling que oui, il savait ce qu’il faisait et le faisait bien. Tout un challenge. Et passer pour le patron intransigeant était une ligne directive de cet état de fait. « Et donc, le bénéficie moyen, en cette fin d’année, est de deux mille trois cent quatre-vingt milliards. De dollars. Cette somme est acceptable.... » Il laissa ses paroles en suspens, s’abreuvant de la peur qu’il créait en cet instant, vestige de cette colère froide terrifiante dont lui seul avait le secret. « … Mais ce n’est pas suffisant. » Le reproche claqua comme un coup de fouet. D’ordinaire, il arrivait à avoir une parole gentille. Mais depuis quelques jours/Semaines, il n’y arrivait pas. Il y avait cette colère qui le dévorait un peu trop. Il la mesurait mais parfois, elle le rendait un peu trop crispé. « Monsieur Sterling, pourtant… Nous avons réalisé un chiffre plus qu’honorable en comparaison de Goldman. » L’ennemi numéro de l’empire bancaire, le jeune Sterling glissa un regard perçant vers le pauvre gus qui se ratatina sur place. « Si vous observez nos chiffres et les leurs, vous verrez que nous sommes au même montant presque… Nous devons… » Mais il fut bruyamment interrompu par une tornade blonde qui fit tourner de nombreuses têtes, alertées par le hurlement et les paroles qui en découlaient.

Swan.
Telle une illusion, il crut que le monde s’était ralenti, tandis qu’il la fixait, la contemplait aussi déverser toute sa haine contre lui. Elle savait qu’il la surveillait. Et c’était extrêmement agaçant. Il aurait aimé qu’elle ne l’affiche pas ainsi. Mais jamais il ne craqua, il se contenta de la regarder faire, les membres de la sécurité arrivant après elle. Non mais il les payait pour quoi ? D’où elle avait réussi à franchir le portique, la standardiste, la sécurité, les ascenceurs, re-sécurité et il en passait. Avec la menace terroriste, tout était surveillé et pourtant, elle se trouvait là, interrompant une réunion de la plus haute importance, foutant un coup de poing à un membre de la sécurité, avant de finalement s’excuser. Durant tout ce temps, il ne prononça aucun mot, la fixant comme si elle était qu’une salariée insignifiante qui n’apportait que des copies. Il se contrôlait, réprimait l’envie dévorante d’aller la retrouver. Il lança un signe de tête à son employé qui comprit où il devait emmener Mademoiselle Swan. Quand ils partirent, il se cala contre son siège, poussant un soupir ennuyé. « Et bien quel dérangement. Je n’ai pas compris ce qu’elle voulait. » Il sourit un peu avant d’ajouter : « Encore une admiratrice. » Il arriva à déclencher des rires, qui se turent aussitôt qu’il se redressa de sa chaise. Le terrible patron était là et il comptait bien fixer ses objectifs et les forcer à les atteindre. Bébé attendrait.

Parce qu’il savait où il l’avait emmené. Ni dehors, ni dans son bureau. Mais dans une pièce sombre se trouvant au sous-sol, une pièce sans fenêtre, au mobilier sommaire constitué d’une table, d’une chaise, semblable à une pièce d’interrogatoire. Elle avait été installée lors des attentats de 2001 par l’ancien directeur qui avait jugé qu’en cas d’arrestation ou autre, le suspect pouvait être enfermé là en attendant l’arrivée de la police. Mais pour elle, il n’allait pas contacter la police. Oh non. Il avait juste besoin d’avoir une conversation avec elle. Une heure après sa venue, il arriva au sous-sol, l’esprit encore embrouillé de cette réunion et de cette irruption. Qu’allait-il lui dire ? Il la suivait, c’est vrai. Il aurait pu éviter mais c’était plus fort que lui. Il avait ce besoin de ne pas la perdre de vue. Et étant donné qu’il en avait les moyens, le jeune Sterling n’allait pas se gêner. Quand il entra dans la pièce, il constata qu’elle était assise sur l’unique chaise, comme une détenue prête à un interrogatoire. « Tu sais soigner tes entrées. J’aurais presque cru qu’il s’agissait d’une répétition. » Il aborait un sourire amusé, bien qu’intérieurement, il ne riait pas. Au contraire, il n’arrivait pas à réfréner la calvacade de son cœur. C’était plus fort que lui. « Bonjour Swan. Ça me fait plaisir de se voir. » Il avait ce ton tranquille, pourtant, il savait que tôt ou tard, elle allait le défoncer. Il était prêt.

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Sam 20 Oct - 17:00

Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore?
Harlan ∞ Bébé
Je marche devant eux, j'en avais assez frappé je crois pour qu'il ne me touche plus. Je commence à vouloir appuyer sur le bouton pour sortir du bâtiment mais un géant (oui c'est triste d'être petite) me stop la main et appuis sur un bouton que je n'avais même pas remarqué. Je le regarde un instant et il comprend ma surprise, si bien que je n'ai même pas à poser de questions avant qu'il ne me réponde :
- Monsieur Sterling veut discuter avec vous, nous vous emmenons dans une salle spéciale.
J'hausse un sourcil.
- Et cela n'aurait pas pu se faire dans son bureau, tout simplement ?
Il sourit, comme si j'avais dit une bêtise.
- Je crois que votre situation n'est pas simple mademoiselle, surtout au vu de votre entrée.
Je fronce le nez alors que les portes s'ouvrent. On marche encore un peu et lorsqu'il ouvre la porte je regarde la pièce. Sombre, lugubre, bétonné, avec seulement une table et une chaise comme mobilier. Tout simplement.
- Vous vous foutez de ma gueule ? Je demande, mais il semble être le plus sérieux du monde.
Comme s'il sentait que je n'allais pas me laisser faire, il me pousse et referme la porte derrière moi. Lorsque je tente de la rouvrir, elle est fermée à clé.
Mais... JE VAIS LE TUER CE PUTAIN DE RICHE, LUI ENFONCER SA PETITE CUILLÈRE EN ARGENT DANS LE CUL !
Alors que je commence à hurler des insultes, j'entends ses pas s'éloigner. Personne ne m'écoute, et pourtant je continue d'hurler toute ma haine envers ce sale petit con...
Pourtant, au fond de moi je n'ai pas cessé de l'aimer...
Enfin si, je crois que là j'ai clairement cessé de l'aimer au moment où il m'a pris pour son chien, comme s'il me possédait. Il aurait pu, d'une certaine manière, s'il n'avait pas joué au con comme d'habitude.
Les minutes passent, lorsque je sors mon portable évidemment il n'y a pas de réseau, même pas il aurait pu me laisser ça. C'est amusant mais c'est comme s'il me faisait payer mon entrée fracassante alors que s'il n'avait pas engagé quelqu'un pour me suivre cela ne se serait jamais produit.
Au bout de ce qui me semble être une éternité, alors que je suis sérieusement en train de me dire que je vais engager un avocat pour le remettre à sa place, la porte s'ouvre. Installé sur la chaise, pied sur la table je ne daigne même pas le regarder. Pas la peine de le voir, en train d'asseoir sur puissance sur moi. Ca ne marchera même pas.
- Tu sais soigner tes entrées. J’aurais presque cru qu’il s’agissait d’une répétition.
Je ne le regarde toujours pas et pourtant j'entends dans sa voix qu'il s'amuse comme un fou. C'est dingue comme on peut changer de comportement, un putain de bipolaire ou alors un Gollum. Ouais, Harlan est un Gollum tout moche et schizophrène. Comment cet enfoiré peut être celui qui, après la soirée chaotique à me conseiller de rentrer pour ne pas avoir froid et à me dire «Je suis désolé de t’avoir causé du tort il y a des années. Je regrette de ne pas avoir su te parler sincèrement... » de façon si sincère peut être le même. Suis-je une idiote d'avoir chéri ces mots même s'ils me transperçaient le cœur. Il s'était excusé malgré tout et se rendais compte qu'il aurait dû s'ouvrir à moi, tout me dire. On en serait peut-être pas là (je dis bien peut-être...)
- Bonjour Swan. Ça me fait plaisir de se voir.
- Arrête de m'appeler Swan, tellement impersonnel..., je grogne presque.
Je déteste ça, pas tant mon nom de famille mais le fait qu'il l'utilise comme si je n'étais rien.
- T'as fini du coup, c'est bon ?, je demande en me redressant.
Il hoche la tête et je m'approche vers lui avant de le gifler de toutes mes forces.
- Tu te prends pour qui hein ? Me traiter comme une moins que rien alors que c'est ta faute si je suis là ! Tu te crois puissant en haut de ta tour, avec tous ses hommes qui te lèchent les pieds mais tu es pathétique. Où est le Harlan dont je suis tombée amoureuse... Parce que tout ça, c'est ce qui l'effrayait le plus lorsque je l'ai rencontré, ce qu'il ne voulait pas devenir à un moment pour pouvoir être aimé pour ce qu'il était et non pour son nom. Et puis lui il savait me traiter avec respect.
Je me retiens de le frapper encore et décide de me rasseoir. Je replace mes pieds sur la table, je sais qu'il n'en a pas fini avec moi mais bon sang, si je dois lui en refoutre une autre, je n'hésiterais pas une seule seconde.
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Mar 23 Oct - 17:52

Il avait conscience de ne pas être réglo. Il avait conscience qu’à trop tirer sur la corde mince, elle allait finir par se briser. Il avait conscience, également, que ce qu’il faisait n’était pas légal, il n’avait aucun droit sur elle. Il n’avait pas à décider, ni à entreprendre d’action qui la rendrait furax. Il avait appris tant de choses à ses côtés, il y a des années de cela. Il avait chéri ce caractère si propre à elle, l’invitant à entrer dans cet univers qu’elle créait si facilement avec cette pointe d’innocence et de magie qui l’avait fait craquer. Mais aujourd’hui, il n’arrivait plus à retrouver cela. Aujourd’hui, ils n’étaient que des âmes vieillies par le chagrin, les responsabilités et ce devoir… Cet éternel devoir l’accablant un peu trop. Si seulement, elle n’avait pas fui. Il aurait pu avoir ce courage qu’il ne disposait plus désormais. Ancré dans ce putain de devoir qui le rongeait, Harlan avait perdu le gout des jolies choses, des bulles qui s’éclataient doucement dans une atmosphère emplie de douceur. Désormais, ce n’était qu’une pièce froide sans fenêtre, ni mobilier, aussi froide et vide que l’était son cœur… Ce palpitant qui battait, cependant, avec force. Il avait cette maîtrise parfaite de lui-même. Il ne broncha pas. Pas même, il ne cilla. Ni quand elle s’énerva qu’il l’appelle Swan, ni même quand elle lui assena une gifle puissante, déversant cette rage qu’il aurait aimé ressentir. Il se contenta de l’observer, dénué de réaction, la laissant parler. De toute façon, c’est ce qu’il faisait tout le temps. Ecouter. Et puis, diriger. Mais surtout entendre les plaintes incessantes et par-dessus, entendre des mots qui, en dépit de tout, faisait mal. Savoir qu’elle regrettait ce qu’il avait été autrefois, n’était pas évident pour l’oreille, le cœur et l’âme. Pourtant, il comprenait et acceptait. Ce qui avait été à Chicago s’était éteint, au milieu de la tristesse et d’un cœur brisé pleurant sans s’arrêter. En recollant les morceaux de cet amour perdu, Harlan y avait perdu sa raison d’être, façonnant un être qui se moquait de tout, froid et souriant, heureux mais vide. Sa réussite l’aidait à ne pas faillir : il était devenu ce que son père avait toujours souhaité. Un Sterling dans toute sa splendeur.

« Je t’appelle Swan comme je l’ai toujours fait. Je pense que t’appeler Clitorine serait assez mal venu. » A ce moment-là, son portable se mit à sonner. Harlan le sortit de sa poche et le mit sur silencieux, jetant un coup d’œil à l’interlocuteur qui tentait de le joindre. Posant le téléphone sur la table, ses yeux noisettes rencontrèrent le visage furibond de Bébé. « Je te prie de m’excuser. » Dit-il poliment, avant de se racler la gorge, droit et fier. « En ce qui ce concerne ce que tu viens de dire. Je suis sincèrement désolé de t’avoir amené ici. Mais vois-tu, je préfère que tes cris ne franchissent pas les murs de cette pièce insonorisée. Je n’aurais pas vraiment apprécié que tout soit entendu. » Il plongea une main dans sa poche et en extirpa son paquet de cigarettes. Il l’ouvrit et s’en grilla une, ignorant superbement le panneau d’interdiction trônant non loin d’eux. « Quant à l’ancien Harlan… Il a bien longtemps qu’il a cessé de croire qu’il pouvait être quelqu’un d’autre, non pas que je souffre de trouble dissociatif de la personnalité. » Il se contenta de hausser les épaules avec cette nonchalance arrogante dont il faisait preuve envers le monde entier. Il avait souffert d’avoir vu son monde s’écrouler, de croire qu’il pouvait définitivement se libérer de ces chaînes que l’empire familial enserrait sur son cou. Il n’en sortirait jamais. C’était sa vie. Son univers dans lequel il n’y avait pas de rire, de bulles de savon et de douceur. Rien d’autre qu’un bal entier d’attaché-case, de costumes trois pièces et de chaussures vernies et cirées avec soin. Un monde dans lequel la présence de Bébé paraissait presque insolente et provocatrice. Son téléphone se remit à sonner et une fois encore, il coupa la sonnerie afin de ne pas être perturbé plus. Il ne pouvait pas s’asseoir et ça tombait bien, il n’en avait pas envie. Il se contentait d’observer le visage de la blonde, fumant sa clope. Puis soudain, il sembla reprendre vie telle une marionnette et ajouta d’un ton neutre. « Et sinon, que me vaut le plaisir de ta visite ? Je te manque, c’est ça ? » Il ne put s’empêcher de sourire, sachant pertinemment pourquoi elle était venue. Il était con, parfois, mais pas sourd. Et il avait un détective à congédier illico presto.

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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Mer 24 Oct - 15:15

Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore?
Harlan ∞ Bébé
- Je t’appelle Swan comme je l’ai toujours fait. Je pense que t’appeler Clitorine serait assez mal venu.
Franchement, il pourrait m’appeler comme il veut tant que ça ne semble pas aussi formel. Il m’a perdu il y a des années et pourtant nous retrouver l’un devant l’autre… C’est comme si nous ne nous étions jamais quitté dans le fond. Pourtant beaucoup de choses ont changé. J’ai le cœur meurtri et le corps abimé, je ne parle pas de mon âme et de mes espoirs. Oui, je tente toujours de toucher les étoiles, mais lorsqu’on tombe aussi bas on ne peut qu’espérer les admirer. Alors que lui, lui les touches et même plus, de son orgueil il les piétine et je déteste ça. 

- Je te prie de m’excuser. En ce qui ce concerne ce que tu viens de dire. Je suis sincèrement désolé de t’avoir amené ici. Mais vois-tu, je préfère que tes cris ne franchissent pas les murs de cette pièce insonorisée. Je n’aurais pas vraiment apprécié que tout soit entendu.

Je ne peux m’empêcher de froncer le nez.

- C’est sur qu’apprendre que son patron est un gros con, c’est pas terrible… mais à mon avis ils sont déjà au courant, je murmure, comme une confidence. 

Je pourrais arrêter d’être ainsi sur la défensive, mais c’est clairement plus fort que moi. Encore aujourd’hui, même si je sais que c’est totalement faux, il m’arrive de me dire que c’est de sa faute si je suis ainsi. C’est parce qu’il m’a trompé, trahi, blessé, brisé que j’ai fini par quitter Chicago pour Los Angeles plus tôt. Je n’aurais peut-être croisé son chemin… C’est d’une lâcheté sans nom, mais tellement plus facile de le blâmer lui que moi… du moins de le blâmer avec moi. 

- Quant à l’ancien Harlan… Il a bien longtemps qu’il a cessé de croire qu’il pouvait être quelqu’un d’autre, non pas que je souffre de trouble dissociatif de la personnalité.
Je baisse la tête, le souvenir de ce jeune Harlan si plein de rêves et attentionnée me manque, ça me donne envie de pleurer. Mais je me retiens et je refuse de pleurer devant ce trou du cul. Alors je redresse la tête, plonge mon regard dans les siens alors qu’il fait clairement comme s’il était le roi du monde, la clope au bec. 

- Et sinon, que me vaut le plaisir de ta visite ? Je te manque, c’est ça ?
Je ne sais pas comment je fais pour ne pas lui en refoutre une. A la place je garde mon calme, je me redresse de ma chaise et marche doucement vers lui, ne le lâchant pas des yeux. Je lui pique sa cigarette sans aucun scrupule et prends une taffe avant de lui souffler sur sa gueule (plus haute, j’ai peut-être l’air ridicule mais bon). Je continue de fumer en restant devant lui.
- Je suis là parce que tu me suis. Je ne sais pas pourquoi mais t’as fait qu’un putain de mec me suive… Tu ne te rends pas compte à quel point c’est malsain. Putain j’ai vraiment eu peur d’avoir à faire à un psychopathe… J’ai même cru à un moment que c’était…, lui, mais je ne le dis pas à voix haute. Pourquoi t’as fait ça Harlan… Si tu voulais m’avoir tu le pouvais, que ce soit au théâtre ou chez moi vu que tu as apparemment mon adresse… Alors dis moi… Explique moi pourquoi tu me fais suivre au lieu d’avoir le cran de venir me parler.
Je me mordille la lèvre inférieure alors que je me sens défaillir. Je laisse tomber la cigarette et grogne presque de rage en sentant les larmes me monter aux yeux. Je crois que je suis épuisée, parce que depuis des années je n’ai pu oublier cet homme et que maintenant qu’il est en face de moi, je me sens juste impuissante. 

- Que veux-tu de moi, Harlan ?..
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Ven 2 Nov - 8:40


Tell me somethin' girl

Il gardait un calme olympien et se refusait de perdre pied. Il ne l’avait jamais fait et ce n’était pas maintenant qu’il le ferait. Pourtant face à elle, c’était un exercice plus que difficile : il avait trop souvent envie de sombrer, de pouvoir s’écrouler et compter sur cette épaule qui l’avait, autrefois, soutenue. Mais ce n’était plus possible. Cet homme de devoir qu’il était devenu, ne pouvait plus se permettre ce genre de choses. La rancoeur et la fierté l’habitaient tout entier. Il ne pouvait concevoir d’être aidé, lui qui était au sommet et inflexible, loin de cette population qu’il ne comprenait plus. Pourtant, il gardait le sourire même en se faisant insulter. « Ah toi aussi tu connais ce surnom que l’on me donne ? » Ce qui était faux. Mais on lui avait appris, un jour, à ne jamais faillir devant les insultes, les questions gênantes. Chaque jour, il en apprenait davantage en suivant Oliver dans son périple politique. « De toute façon, la plèbe n’aime jamais ce qui est au dessus d’eux. Ils sont jaloux. Et pourtant, c’est grâce à moi qu’ils peuvent avoir un toit, de la nourriture dans le frigo. Et puis, si on va plus loin, c’est aussi grâce à eux que l’entreprise tourne pour toutes ces besognes qu’ils effectuent pour mon compte. Heureusement d’ailleurs. Mais arrêtons-nous au fait que je leur rends un service en les gardant avec moi. » Il arpenta la pièce tout en fumant sa cigarette, tranquille et indolent, loin de réaliser qu’il l’avait enfermé dans une pièce si éloignée du monde extérieur, sans caméra, ni rien. Il aurait été si facile de lâcher prise... Juste une fois. Mais non, il se l’interdisait. Cette fille qui faisait des bulles de savon, fut-un temps, ne pouvait pas être sali par ce monde de pots de vins et de faux semblants, pas le sien du moins. Il continua à ignorer le but de sa visite mais elle, elle n’avait pas oublié. Elle se leva et vint dans sa direction, lui prenait la cigarette de son bec, fumant et lui soufflant dessus, avec toute l’insolence dont elle était capable. Savait-elle ce que ça voulait dire de balancer la fumée sur quelqu’un. Probablement que non... Ou alors... La seconde idée lui fit battre le coeur un peu plus fort.

Ou alors était-ce la présence de Bébé qui le faisait défaillir. Elle savait qu’il la suivait, il était conscient d’avoir engagé quelqu’un. Ce n’était pas dans un but malsain mais simplement de la protéger, parce qu’il en avait la possibilité, parce qu’il le voulait. Et pourtant, il reconnaissait qu’elle n’avait pas tort. Il aurait pu, tout aussi bien, la contacter directement. Ça aurait été plus simple. « Et bien, je crois que je ne ferais plus appel à ses services, visiblement. Je ne pensais que tu le remarquerais. Il était censé être invisible... Tu ne devais pas le remarquer... » Il soupira puis sortit une nouvelle cigarette qu’il s’alluma avec nonchalance. « Ceci dit, ça n’a rien de malsain... Je voulais juste savoir si tu allais bien. » Il se racla la gorge, se sentant un peu couillon. Heureusement, la nicotine avait sur lui un effet apaisant. Ça lui faisait du bien, glissant une plénitude qu’il avait du mal à trouver. Il était tout le temps aux aguets. Son téléphone se mit une nouvelle fois à vibrer, il coupa aussitôt, remarquant qui l’avait appelé. Il n’allait pas pouvoir rester ici indéfiniment. Les rendez-vous s’enchaînaient jusqu’à tard. Tel était son quotidien. « Swan... Ou Clitorine ... Bébé, j’en sais rien... Bref. Je sais que ça n’a rien de conventionnel de suivre quelqu’un ... Tu pourrais me prendre pour un fou... J’assume. » Il plongea son regard dans le sien, sincère, un peu trop seul dans cette vie de dingue qu’il menait. « Je voulais juste savoir si tu étais heureuse... Et puis, savoir où est-ce que tu étais...  » C’était si simple à dire... Mais ce n’était que la surface. La vérité était autre. Elle était plus profonde, plus tenace.
Et surtout, elle lui faisait peur.

Are you happy in this modern world ?

Il s’approcha d’elle, assise sur cette chaise. Il était si grand par rapport à elle. Il vint prendre la cigarette dans sa bouche et se contenta de l’écraser sur la table en acajou sombre. « Tu ne devrais pas fumer. Ce n’est pas bon pour le souffle... » Surtout si elle dansait. Il se savait étrange. Mais il l’avait toujours été, personne n’avait su le comprendre. À part elle... Elle avec ses grands yeux clairs... Elle, et cette chevelure aussi lumineuse que le soleil. Elle qui avait ravagé ce coeur peu destiné à aimer, elle qui lui avait montré une alternative à ce monde qui était le sien, avant de l’emporter dans l’oubli. « Je ne pourrais pas supporter que tu disparaisses encore une fois.. » Se contenta-t-il de dire, alors que le téléphone sonnait encore une fois. Cette fois-ci, il prit son téléphone et décrocha. « Quoi !? » Dit-il sur un ton sec. Il écouta l’interlocuteur tout en fixant Bébé, fumant sa cigarette. L’aveu lui brûlait les entrailles mais il s’interdisait d’en dire plus. Il savait que ce n’était pas une bonne chose, parce que son coeur à elle, demeurait encore tendre, que ses réactions n’étaient pas faites que de haine, il y avait de l’amour, comme le sien qu’il avait enfoui, au plus profond de lui comme autrefois. Quand l’interlocuteur termina, il se contenta de soupirer. « Très bien. J’arrive. » Et il coupa sèchement, reportant son regard sur cette blonde. Puis, sans rien dire, il ouvrir la porte qui n’était pas verrouillée depuis son arrivée. Puis, il se tourna vers elle, l’observant sa clope au bec. Puis, l’enlevant il prit la parole à nouveau. « J’aurais tant à dire... Mais le temps est tout ce que je ne dispose plus désormais. Je suis désolé que t’ai remarqué qu’on te surveillait. On fera attention. » Parce qu’il n’était pas prêt à lâcher l’affaire. Oh non...
Loin de là.

Or do you need more
Is there somethin' else you're searchin' for?


er]
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Bébé B. Swan
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Ven 2 Nov - 18:26

Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore?
Harlan ∞ Bébé
- Ceci dit, ça n’a rien de malsain... Je voulais juste savoir si tu allais bien.
Je suis totalement interdite face à ce qu'il me dit. Il pourrait inventer je ne sais quelle connerie, mais je le vois dans son regard qu'il est sincère. Et pendant quelques secondes, de merveilleuses secondes, je le retrouve, et mon cœur bat la chamade. Mais je me reprends vite, je ne dois pas me laisser avoir par ces mots, je dois de nouveau me protéger même si cela signifie que je serais malheureuse jusqu'à la fin de mes jours.
- Swan... Ou Clitorine ... Bébé, j’en sais rien... Bref. Je sais que ça n’a rien de conventionnel de suivre quelqu’un ... Tu pourrais me prendre pour un fou... J’assume. Je voulais juste savoir si tu étais heureuse... Et puis, savoir où est-ce que tu étais...
Je me mordille la lèvre inférieure alors que je ne sais toujours pas quoi lui dire. Il voulait savoir où j'en étais dans ma vie. Si seulement il savait à quel point je suis perdue, que j'enchaîne les conquêtes pour me croire sexy, pour me faire penser que j'ai la maîtrise de mon corps... Si seulement il savait que j'ai l'impression d’être souillée, que j'avais perdu la confiance que j'avais en moi et que la danse me permet aussi de me donner une certaine contenance. Si seulement il savait que depuis que je l'ai quitté je n'ai cessé de le regretter, d'avoir envie de ses bras autours de moi quand je me réveille après un cauchemar, de sentir ses baisers sur ma peau alors qu'il me souffle qu'il m'aime...
Et alors que je le regarde droit dans les yeux, j'ai envie de lui dire tout ça, j'ai envie de le supplier de venir avec moi, de rester auprès de moi alors que mon cœur est en morceaux depuis que je l'ai revu. J'ai envie de lui dire ce que j'ai sur le cœur, j'ai envie de le supplier de me pardonner et de me revenir, mais je ne peux pas lui dire ca...
Et alors qu'il est juste devant moi, à quelques centimètres de moi, me dominant de sa hauteur, je ne dis toujours rien. Il retire la cigarette de ma bouche et l'écrase sur la table. Je le laisse faire, je ne bouge pas.
- Tu ne devrais pas fumer. Ce n’est pas bon pour le souffle...
Encore une fois, il m'ouvre son cœur à sa manière, me prouvant qu'il s'occupe de moi. Son visage s'approche naturellement du mien et je penche la tête en arrière, comme pour pouvoir l'observer pleinement.
- Je ne pourrais pas supporter que tu disparaisses encore une fois..
Je sens mon souffle se faire court et j'entrouvre doucement mes lèvres. Sans vraiment s'en rendre compte il s'approche à nouveau et moi, je le supplie presque de m'embrasser...
Seulement, son téléphone vient tout gâcher et je me ressaisis vite alors qu'il répond. Sa conclusion me laisse comprendre qu'il doit s'en aller, et même si je sais que je dois m'éloigner rapidement de lui afin de ne pas me brûler à nouveau mes ailes, je suis clairement déçue.
- J’aurais tant à dire... Mais le temps est tout ce que je ne dispose plus désormais. Je suis désolé que t’ai remarqué qu’on te surveillait. On fera attention.
Et voilà qu'en une phrase, la colère et la rage refait surface. Il me tourne le dos, laissant la porte ouverte pour que je puisse partir et je fonce dans le couloir.
- Comment ça, ON fera attention ?!!
Mais bien sûr il ne me répond pas, et je rentre chez moi sans aucune réponse, aussi en colère qu'au début, mais avec quelque chose en plus... La sensation de le vouloir à nouveau dans ma vie, parce que je ne me souvenais plus de ce sentiment, parce qu'il me fait vivre pleinement, intensément, et que je n'ai jamais cessé de l'aimer...
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Harlan Sterling
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   Dim 4 Nov - 8:27

Ça l’agaçait tellement. Parfois, il rêvait de les virer tous, de les congédier en leur sommant de ne plus jamais l’appeler. Mais cet idéal demeurait utopique. Sa condition de gérant des banques Sterling l’en empêchait. Harlan était tout le temps sollicité, que ce soit dans le monde de la finance ou au sein de ce milieu politique qu’il côtoyait depuis qu’Oliver s’était lancé dans cette épopée. Il rêvait aussi de redevenir ce jeune adulte rêveur qui croyait encore pouvoir choisir son destin, et non pas se retrouver à suivre une voie toute tracée. C’était parfois épuisant. Il aurait aimé avoir un peu de répit, du temps pour lui pour souffler. Mais non, il n’était pas né dans la bonne famille pour ça. Il rêvait un peu trop. Il y avait cette unique parenthèse de sa vie qu’il regrettait. Et elle se trouvait devant lui. Que pouvait-il lui dire de plus ? Il devait s’en aller. On l’attendait et il ne pouvait pas s’éterniser plus longtemps. La rage l’habitait mais il gardait son calme. Pourtant, il aurait aimé pouvoir lui prendre sa main et l’emmener loin d’ici, être capable de panser ses blessures et d’avouer l’inavouable. Mais il ne pouvait pas, il ne voulait pas la gâcher, lui faire du mal, la briser un peu plus… Alors qu’elle ne méritait pas tout ça. Il se contenta donc d’être lointain, d’expliquer qu’il devait s’en aller. Puis qu’il ferait attention à la prochaine fois où il la surveillerait encore. Il ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. C’était si contradictoire… D’un côté, il ne voulait pas s’envahir dans ces regrets éternels, de l’emmener dans ce monde de dupes qui était le sien. Et puis, de l’autre, il ne voulait pas qu’elle quitte son sillage, qu’elle soit toujours visible comme pour se convaincre qu’elle n’était pas partie, il y a longtemps, par une matinée froide dans la ville de Chicago.

« On te reconduira vers l’entrée. » Dit-il en désignant l’agent de sécurité qui avait attendu à côté de la porte, à l’extérieur. Il sourit à la blonde, malgré la brûlure de sa joue. Elle n’y était pas allée de main morte. Puis, sans rien dire d’autre, il pivota et se rendit vers les étages où on l’attendait. C’est alors qu’il entendit le cri de Bébé, qu’elle s’insurgeait contre sa dernière phrase et ce qu’elle sous-entendait. Il pivota, avec un sourire presque rieur et ajouta. « Bonne fin de journée, Swan ! » La voix paraissait si enjouée. Il était assez content du courroux qu’il créait. Une certaine façon, aussi, de se venger un peu de ce qu’elle lui avait fait. De toute façon, elle n’avait aucun pouvoir pour lutter contre ça. C’était ça aussi se tenir au sommet d’une tour. On était alors invincible. Et c’est ainsi qu’Harlan se sentait. Même si ça possédait un gout amer sur son palais… Une occasion manquée, une possibilité de se parler et de trouver des réponses à de trop nombreuses questions restées en suspens. Il vit au bout du corridor un autre agent de sécurité, celui qui se trouvait au rez de chaussée, qui aurait dû empêcher Bébé de venir le trouver tout en haut. Elle avait réussi à échapper à tant de tour de contrôle. Il en était, à la fois, impressionné et mécontent. « Veillez, la prochaine fois, à ce que personne n’entre à l’étage. Ce n’est pas un bordel, ni un supermarché. » Sa voix était glaciale, faisant ciller l’agent de sécurité. « Je… Je serais plus vigilant, Monsieur. » Avec un sourire satisfait, Harlan referma sa veste, prêt à remonter dans les étages. « C’est parfait Smith. Soyez attentif, surtout quand il s’agit d’une femme en colère. Ce sont les pires. » Et sur ces propos misogynes, Harlan retourna au sommet de sa tour, inaccessible et satisfait.

FIN.
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MessageSujet: Re: Tell me something boy, aren't you tired tryin' to fill that void ? Or do you need more, ain't it hard keepin' it so hardcore ? ❅ Harlan&Bébé   

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