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 When we were young we were the ones. The kings and queens oh yeah, we ruled the world. ♚ Sterling brothers

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Oliver J. Sterling
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DATE D'INSCRIPTION : 15/11/2017
MESSAGES : 593

MessageSujet: When we were young we were the ones. The kings and queens oh yeah, we ruled the world. ♚ Sterling brothers   Dim 11 Nov - 18:22


" The saddest thing about betrayal is that it never comes from your enemies. "
ZAYDE WOLF - RISE UP (from The Hidden Memoir EP) - The Royals

Banques Sterling,
17h27.


Dans l'intimité de sa voiture de luxe, Oliver se grilla une clope et expulsa un long soupir de soulagement à la première bouffée de nicotine. Non pas par dépendance, il ne faisait pas dans cette toxicité-là, mais par lâcher-prise. Certains relâchaient la pression en tapant dans un ballon ou dans les gueules moins bien loties, lui se contentait de plaisir plus raffinés. Les courbes féminines et illicites, la stratégie d'une partie d'échecs, la douce excitation d'une manche de poker rondement menée ... et la clope. L'empoisonnement volontaire. Au volant d'une voiture superbe qu'il venait de garer non loin des banques Sterling, le démocrate était concentré sur des écrits. Pourtant, il était inutile de le nier, l'homme d'Etat était diablement tendu depuis les résultats des MidTerms, son entourage pouvait largement en témoigner. Plus impatient qu'il ne l'était déjà, exigeant impitoyable à en surexploiter ses sous-fifres jusqu'à leur dernière goutte de vigueur. La morsure singulière du Trumpisme et la silhouette du patriarche désarticulée au sourire carnassier tatouée contre ses rétines, Oliver se tuait jour après jour au combat pour ne pas craquer et commettre un meurtre inopportun. Actuellement, il consultait des notes confidentielles ... celles de la future audition de Jeff Sessions devant le Sénat. Un fin sourire mesquin se faufila au bord de ses lèvres alors qu'il s'imaginait déjà la tête déconfite qu'afficherait son cadet lorsqu'il lui en parlerait. Sur ces pensées distrayantes, le blond quitta enfin son amante à la carrosserie argent étincelant pour venir déposer ses clés dans le creux de la main d'un jeune homme qui vint courir à sa suite dès sa sortie du véhicule. Tout son petit peuple s'ameuta pour l'entourer d'une protection rapprochée qui ne lui servirait que le temps de quelques pas, le temps de rejoindre le pas de la porte de l'immense building où bossait actuellement son frère. À l'accueil, des secrétaires tentèrent de lui toucher deux mots mais il n'avait pas leur temps. Que voulez-vous ? Un Sterling n'a déjà que très peu de temps à s'accorder à lui même, alors aux autres, futiles, qui plus est ? Même pas en rêve. Cependant, en bon charmeur, il leur offrit de ces sourires colgate dont elles raffolaient toutes. Il se hâta de prendre l'ascenseur pour rejoindre l'étage du bureau d'Harlan... mais ne le trouva pas dans ce dernier. Il y avait pourtant bel et bien quelqu'un, un vieil homme de ménage avec une moustache hideuse. Oliver soupira et lui accorda un bref regard, dédaigneux. « Où se trouve mon frère ?! » demanda-t-il promptement, surprenant l'inconnu en un sursaut. Le balais à terre, il se retourna pour faire face à l'héritier Sterling. « Bon...Bonsoir monsieur Sterling... Il est euh occupé, chcrois ?... Euh, chui pas assistant, ni secrétaire, 'scusez moi, mais chai pas trop où... » commença à raconter le vieux mexicain dans un accent insupportable et un langage digne d'un gamin de 7 ans. « Sans blague ? Bon, fermez-là maintenant, ça suffit, ramassez vos merdes et dégagez le plancher... Et ne touchez pas à ça !! » s'agaça-t-il en arrachant une statuette en or véritable d'un cheval cabré des mains de cet idiot. Objet précieux qu'il tenait maladroitement depuis le début de leur conversation. Oliver la reposa sur le bureau de son frère et reporta son regard meurtrier sur l’intrus, qui ne se fit pas prier plus longtemps pour déguerpir avec tout son armada de produits ménagers. Finalement, il porta un rapide coup d’œil critique à la pièce. Il était vrai qu’elle était impeccable de propreté. Mouais, bon, encore heureux. Il lui fallait maintenant trouver Harlan. Oliver descendit donc d'un étage et l’aperçut enfin depuis l'open-space qui se fit tout à coup très silencieux à son entrée. Son cher Harlan se trouvait être en réunion avec... un gros con, haha. Un sourire immense fleurit sur les lèvres d'Oliver alors que le regard de son frère capta enfin le sien. Son pauvre partenaire de toujours était complètement, tragiquement épris de l'ennui caractéristique lorsque l'on avait affaire à un crétin pareil qui avait par on ne sait quel miracle atteint un statut lui octroyant un pouvoir certain. Il fallait bien croire qu'Oliver arrivait à point nommé pour le sauver des pattes dégueulasses du stupide économiste, ce qu'il ne fit pas immédiatement, prétextant s'intéresser aux dires de l'un des co-directeurs d'investissement qui eut vent de son débarquement impromptu dans les locaux.

Les deux frères ne s'entendaient peut-être pas toujours sur tout; mais la complicité d'une fratrie soudée ne pouvait qu'illuminer la corruption bien terrible du monde dans lequel ils gravitaient. Et là, à l'instant, Oliver ne faisait que jouer avec son petit frère, tel l'enfant qu'il fut à l'époque, grand frère à chaque fois vainqueur qui choisit toujours les jeux auxquels les plus petits doivent jouer avec lui et qui décide lorsqu'on doit y mettre fin... Et le petit frère qui ronchonne inévitablement dans son coin, ronchonnait-il là, actuellement ? Oliver se dit qu'il devait bien avoir réfléchi à bon nombre de façons de tuer les personnages importants présents dans sa salle. À bout du discours ennuyeux de l'homme cravaté que lui même devait se farcir de son côté, le démocrate l'envoya balader gentiment et entra naturellement dans la dite-salle de réunion, tout sourire, non sans s'être fait interpeller par des crétins devant la porte juste avant. Crétins nuisibles qu'il a bousculé sans effort pour passer. « Harlan, j'ai à te parler. » lança-t-il mielleusement, le regard rieur planté dans celui de son frère. Il ignorait effrontément les autres hommes entourant l'immense table de verre, ne sachant que trop bien à quel point son insolence les agaceraient. « Bonsoir à vous également, monsieur Sterling, nous discutions justement avec votre frère des investissements de Décembre quant aux... » ... « Cela pourra certainement attendre, n'est-ce pas ? Nous avons, nous aussi, bien des affaires à régler... Des affaires de famille, si vous voulez tout savoir. » ajouta-t-il, sans pour autant porter son attention sur l'économiste véreux et son groupe de petits aigrefins aux visages durs. Ces affaires de familles étaient bien réelles et laisseraient pour sûr quelques indices à Harlan quant à l'apparition soudaine de son aîné. En effet, depuis plusieurs semaines Kristen les harcelaient tous pour organiser une soirée avec toute la fratrie... Comme avant. D'après elle, il lui était devenu compliqué de profiter uniquement de ses frères en tant que tels sans que la politique, l'économie ou tout autre aspect professionnel de pouvoir ne viennent les séparer et/ou en obliger un à quitter la table pour telle ou telle raison au bout de 5 minutes. Oliver était venu à accepter et avait bien été le dernier, las de ce petit jeu, il savait sa sœur coriace et effroyablement têtue lorsqu'elle y mettait autant de cœur. Pour tout dire, Oliver avait même plutôt hâte de décompresser en leur compagnie, et uniquement la leur.
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Harlan Sterling
Admin Christian Grey
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DATE D'INSCRIPTION : 19/09/2015
MESSAGES : 1329

MessageSujet: Re: When we were young we were the ones. The kings and queens oh yeah, we ruled the world. ♚ Sterling brothers   Dim 25 Nov - 18:44

l s’ennuyait.

C’était long, compliqué et dénué d’un quelconque intérêt. Pourtant, il était incapable de montrer le moindre signe d’ennui. Le visage concentré, hochant à des réponses pertinentes, il ne perdait pas une miette de ce qu’ils se disaient au sein de cette tablée. Il y avait du monde et tout le monde était sur le qui-vive. D’une part parce qu’il ne s’agissait pas d’une réunion anodine. Et d’autre part, parce qu’il était bientôt l’heure de partir. En l’occurrence, pour une fois, il ne tenait pas ses sous-fifres par la parole mais bien par l’un des l’heures. Peut-être était-ce un besoin de se faire bien voir ? Ou il devait y avoir une quelconque demande trahissant un engouement à éterniser cette plaidoirie. Quand se tairait-il ? Telle était la question qu’Harlan se posait en écoutant les chiffres évoqués, les engagements des banques, les dividendes et les bénéfices se comptant sous forme de milliards. Trop de chiffres tuaient le chiffre et Harlan ne pouvait s’empêcher d’espérer la fin de la réunion, ou une réelle échappatoire qui lui permettrait de quitter cette atmosphère étouffante. Il avait envie de penser à autre chose qu’à cette société dont il s’investissait corps et âmes. Mais ce n’était pas évident, il y avait trop d’enjeux, trop d’apparences parfaites à mettre en place : ce n’était ni le lieu, ni le moment de faire n’importe quoi. Alors il était attentif, en bon élève qu’il était, notant ce que l’autre disait, rêvant parfois à un bon verre de vin qu’il comptait bien boire quand il retrouverait ses frères et ses sœurs, chose qui était prévue en ce soir, où le mot « famille » reprendrait une signification toute particulière.
Heureusement, Oliver arriva tel un apôtre prêt à sauver son Seigneur. Harlan releva le regard vers son aîné lorsque ce dernier entra provoquant un silence poli, destiné à attendre le premier mot du patron. Ce dernier ne sembla pas les remarquer, se contentant d’invoquer la présence de son frère : il avait à lui parler. Il s’apprêta à lui répondre mais celui qui avait vu son discours être tu par l’arrivée nouvelle, sembla avoir plusieurs cordes à son arc. Harlan fronça les sourcils, se demandant à quel moment cet humain cesserait d’avoir tant de choses à dire. Ce ne fut sans compter l’esprit buté de son frère. Il voulait lui parler, rien d’autre. Aussi, le brun se leva-t-il de sa chaise d’un mouvement silencieux. « La réunion est suspendue. Nous la reprendrons plus tard. » Le ton fut sans appel, aussi, le reste servit à se saluer et se souhaiter une bonne soirée avec une politesse que l’excitation, d’une journée finie, camouflait.

Harlan sortit de la salle de réunion en compagnie d’Oliver. « Tu es arrivé au bon moment, mon frère. » Dit-il, avec un sourire en coin. Il s’arrêta juste à son bureau afin de récupérer ses effets personnels. « Je suppose que tu m’embarques dans ta voiture ? » Là où Harlan préférait jouir du confort d’être trimballé d’un point A à un point B sans toucher au volant, il connaissait le gout de son frère pour sa jolie voiture. Elle était belle, mais à ses yeux, cela ne suffisait pas pour s’enquiquiner un peu plus. Il préférait être tranquille. Au moins, il avait tout le loisir pour répondre à quelques appels et mails en souffrance. Il prit son manteau, et une fois prêt, ils purent enfin quitter les locaux. Il y avait encore du monde et beaucoup les observèrent comme s’ils étaient des martiens. Il est vrai qu’il était assez rare de les voir ensemble, encore plus quand ils s’en allaient à une heure presque « matinale » pour paraître normale. Les journées sans fin étaient le quotidien du jeune Sterling. Ce soir était l’exception. Une fois qu’ils furent dans le bolide d’Oliver, Harlan poussa un soupir de soulagement, en se calant plus confortablement. Les vitres teintées le protègeraient des regards et des oreilles attentives. « Mon dieu, mais tu es arrivé au moment parfait ! Je n’en pouvais plus de Winston, c’est un véritable putain de moulin à paroles ! » Il se surprit à rire, sortant son paquet de clopes. Voilà qu’il avait envie de s’en griller une mais il demanda à son frère si c’était possible à l’intérieur ou s’il devait attendre d’arriver chez leur sœur. « Alors, ta journée fut bonne ou tu as eu affaire avec des gens à la langue bien trop pendante ? » Il espérait que ce soir, ce soit assez calme, qu’ils puissent profiter entre frères et sœurs, pour une fois qu’ils avaient la possibilité de le faire.

C’était un fait rare.
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