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 Quand j’etais petite, on me volait toujours mes chocolatines [Rafiki]

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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
MESSAGES : 6121

MessageSujet: Quand j’etais petite, on me volait toujours mes chocolatines [Rafiki]   Ven 16 Nov - 17:35

Que j’aime le dimanche ! C’est un jour où j’ai décidé d’user de mes pouvoirs en ne bossant pas. Ainsi, je suis au foyer tout le temps, y compris le samedi mais le dimanche, c’est mon jour de repos. Je me donne à fond pour ce job et il me tient à cœur, moi qui était partie pour devenir médecin, j’ai finalement pris le goût de bosser avec des enfants. Ce n’est pas évident tous les jours et forcément, c’est tout le temps ouvert. Je ne pourrais pas me dire, demain « on ferme boutique » car il faut bien les nourrir matin, midi, goûter et soir, il faut les doucher, les occuper les emmener à l’école. On ne s’ennuie jamais. Mais il y a ce dimanche qui est là, qui me permet une belle coupure et surtout, me permet de me coucher à neuf heures du matin après une soirée de folie à faire la con et à boire à l’excès. C’est ce qui se passe. Il est sept heures du matin et je rentre d’une boîte de nuit, en compagnie de Debbie, vingt six ans, avocate en devenir, qui embrasse comme une déesse et m’a promis bien des choses au pieu. Autant dire que je suis excitée comme jamais, et que j’ai trop hâte de l’emmener chez moi, pour lui faire ardemment l’amour. Occupée à chantonner, je n’en ai absolument rien à foutre de réveiller le voisinage encore endormi de Los Angeles. Comme j’ai garé ma voiture dans un autre quartier et que durant la soirée, nous avons fini de bar en bar jusqu’à une boite de nuit, forcément il faut un peu marcher. Mais ce n’est pas grave, on rigole bien : Debbie est pleine d’humour, mais elle parle un peu trop et prend les choses un peu trop à cœur. J’arrive à la faire taire mais il est vrai que la bécoter quand on marche, ce n’est pas évident.  « Tu verras, tu vas vite arrêter de parler quand je te déshabillerai. » Lui dis-je en susurrant d’une voix charmeuse mais ça n’atténue pas le flot de paroles. Debbie rit mais reprend bien vite son histoire que j’ai écouté à demi-mot. Putain, j’ai trois grammes dans le sang, et je veux m’envoyer en l’air, pas entendre les histoires d’école que rencontre cette blonde. Mon dieu… Je m’empresse vite d’envoyer un sms à Otto en lui disant avoir trouvé une Shelly lesbienne intelligente, ce qui est une espèce assez rare ceci dit. D’ordinaire, elles ricanent et baisent furieusement. Or là, ce n’est pas ça. « […]Et tu comprends ! Quand j’ai vu qu’il parlait de cet article de loi, je me suis dit que j’allais gérer. Sauf que le professeur a été un connard ! » Je l’observe avec amusement avant de murmurer un « oooooh » plein de sens, le genre « ooooh je me fais chier, oooooh arrête de parler où je te casse les dents » Mais je ne dis rien, elle m’a trop promis des choses. D’ailleurs, à ce propos. « Et si on parlait de tout ce que tu vas me faire chez moi ? » Debbie rougit alors, passant une main derrière ses cheveux. « Et bien Lou… Tu verras… Mais tu vas aimer. » Là elle m’intéresse la petite coquine. « Et donc pour en revenir à mon histoire… » Et là j’abandonne. Déjà parce que j’ai tous mes sens en éveil et d’autre parce que son histoire ne m’intéresse pas. Et enfin, parce QUE JE VOIS UNE LYRA SAUVAGE SUR LE TROTTOIR D’EN FACE. « Shelly .. » - « Non moi c’est Deb… » - « Tais-toi !! Je reviens ! » Je braille en fonçant vers Lyra.

En tout cas, pour une fille bourrée, je cours vite mais Lyra entend mes pas d’éléphant et elle se décompose puis se met a courir. « ARRETE TOIIIII !! » Je braille en soufflant comme un bœuf. Une nuit blanche n’aide pas mais heureusement Lyra est petite et je la rattrape très vite en lui attrapant l’épaule. Elle proteste en hurlant et en se débattant, alors que je la maîtrise comme je sais si bien faire. Les latter ces chiards, c’est ma spécialité. « Minute, Gamine ! Où vas-tu comme ça !? » Lyra me jette un regard noir avant de se débattre pour s’enfuir. « Lâche-Moi Lou ! » Ce qui a le don de m’enrager un peu plus. « Hey oh ! C’est Mademoiselle Morland, et tu me vouvoies ! Non mais oh, on n’a pas élevé les cochons ensemble ! Et où est ce que tu vas comme ça !? Je te laisserais pas partir alors parle bon sang !!! » Mes arguments mêlés à ma poigne l’empêchant de partir, la font réfléchir un instant. Elle se calme avant de répliquer d’un ton impérieux. « Je vais voir mon père !! Et je lui amène son petit déjeuner. » - « Mais Lyra… » Je soupire déjà prête à m’accroupir et à entamer une discussion pourrie dans laquelle je vais lui expliquer qu’elle n’a pas de père. « Si j’ai un père maintenant ! Et je veux aller voir Papa Raphaël ! Il faut que je lui amène ses muffins ! » Cet enfant me sidère. Je ne comprends pas comment elle peut s’attacher à un type et le considérer comme son père, tout comme elle a pu s’acheter des muffins alors qu’elle n’a pas de pognon. Agile et volatile comme elle est, Lyra a certainement dû aller fouiller dans quelques poches. Mais le problème n’est pas là. « Le dimanche c’est la famille ! » Ajoute l’enfant la plus tenace du monde. Que répondre à ça ? Je la fixe, la tenant toujours, la fatigue de ma nuit blanche venant alors. « Et il habite où Rafiki ? Comment tu sais d’ailleurs ? » - « J’ai mes sources. » Et l’air mystérieux couplé à ce sourire en coin, Lyra a raison de ma faible volonté et dans un soupir, je la lâche pendant qu’elle se glisse contre moi pour me serrer dans contre elle. Comment résister à ça ?

Et puis de toute façon, j’ai perdu ma Shelly, je ne la vois nulle part comme si pouf ! Magie, disparition ! La pression sanguine est redescendue et je dois dire que l’idée de bouffer des muffins me va. Bah quoi ? Vous croyez pas quand même pas que je vais laisser Lyra aller toute seule chez Raphaël ? Je pourrais alors combler mon chagrin de ne pas avoir fait l’amour en martyrisant le papa. Quelle idée fantastique ! Nous avançons, et j’écoute Lyra me conter sa journée d’hier et l’ensemble de ses rêves. C’est là que je remarque combien elle est plus enjouée et avenante, et ce depuis, qu’elle connaît Raphaël. Qui serais-je pour l’empêcher de voir quelque-qu’un qu’elle adore ? Personne. De ce fait, je la suis curieuse de voir où est-ce que ce blaireau habite. En tout cas, nous ne sommes pas voisins et Beverly Hills, il ne connaît pas. Lyra me montre un immeuble dont la porte d’entrée s’ouvre comme si nous entrions dans un moulin. Puis, elle monte quelques étages avant d’attendre patiemment. Elle insiste encore un peu, et voyant qu’elle tape trop doucement, je tambourine comme une folle en braillant sous couvert des rires de Lyra. « OUVRE CONNARD J’AI FAIM ! » Au moins, c’est sur, il entendra.
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Raphaël Grimes
Admin Brisé
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
MESSAGES : 416

MessageSujet: Re: Quand j’etais petite, on me volait toujours mes chocolatines [Rafiki]   Sam 8 Déc - 16:12

Raphaël n’aimait pas les gens en général. Peu importe d’où ils venaient, qui ils étaient, ce qu’ils faisaient. Qu’ils soient blonds, bruns, roux, hétérosexuels, homosexuels, blancs, noirs, jaunes. Tout ceci lui importait peu car il détestait tout le monde sans exception. Et cette aversion du genre humain, il la faisait sentir à tout le monde. Premièrement, en faisant la gueule continuellement pour dissuader quiconque de lui adresser la parole. Ensuite, en travaillant son regard de meurtrier quand un imprudent osait s’approcher trop près de lui ou tentait d’entrer en communication. Enfin, il râlait comme un soûlard dès qu’il le pouvait pour que les gens ne viennent pas chercher sa compagnie. Il appréciait sa tranquillité où il pouvait songer à loisir à toutes ces choses qui l’énervaient dans l’univers, à boire pour oublier qu’il était constamment en colère et à haïr des personnes qu’il n’avait encore jamais rencontré. Raphaël n’était pas sociable. Il n’était pas patient non plus avec les gens. Il ne cherchait pas le contact humain. Et dès qu’il le pouvait, il s’en prenait au reste du monde. Néanmoins, il en allait d’une profonde irrationalité dans sa démarche quand on le retrouvait tous les soirs dans le même bar, à s’enivrer jusqu’à en oublier qui il était véritablement. Et cette nuit ne faisait pas exception à la règle. Son travail au garage lui avait apporté une nouvelle stabilité, une raison de boire moins pour être frais et compétent dans son métier le lendemain. Il en allait de ce qu’Alaric pourrait bien penser de lui. Même s’il s’en défendrait sûrement, cela était important à ses yeux. La présence de Becca lui rappelait qu’il n’était plus tout seul. Qu’il possédait toujours cette famille qu’il avait reniée autrefois, par douleur et par orgueil. Et puis, d’une manière tout à fait singulière, l’existence de Skylar et de Lyra lui donnait l’envie de faire les choses mieux, à défaut de les faire complètement bien. Il n’était pas un homme bon, toutefois, il devenait progressivement une meilleure version de lui-même. Il ne l’avouerait sans doute pas, mais il ne haïssait plus autant cette ville qu’autrefois. L’envie dévorante de quitter Los Angeles, le pied sur l’accélérateur, se faisait moins cuisante. Progressivement, dans son univers, d’autres couleurs tapissaient le ciel de son existence. Des tonalités plus douces, un vent moins violent, des chants moins rauques. Une vie inattendue et des mains se tendaient vers lui sans qu’il ne comprenne véritablement pourquoi.

Sauf que Raphaël oubliait ceux qui étaient présents. Et à ces heures les plus sombres, il ne vivait qu’au travers de tous les absents qui peuplaient ses songes. Ils hantaient son esprit en des ombres informes et mouvantes, menaçant de le jeter du précipice de sa folie. Alors il lui fallait noyer tous les parasites de sa tête dans les vapeurs d’alcool. Effacer le visage de Judith de son esprit. Condamner définitivement le souvenir de Mary à l’antre des morts. Ignorer chaque part de cette histoire qui faisait si mal. Bannir les souffrances de son âme. Pas pour longtemps. Au moins pour quelques heures. Juste pour détenir un semblant de répit au cœur de cette tempête qui le pourfendait de toutes parts. Il se tenait là, solitaire et sombre à cette table qui avait vu défiler tant d’âmes à la dérive. Raphaël n’était qu’un carreau de plus dans cette sombre mosaïque qui ne trouvait pas fin. A ruminer un chagrin qui lui collait au corps, qui se tassait contre ses chairs sans qu’il ne puisse s’en défendre. Puis à annoner des paroles incohérentes et prononcer des mots creux que lui seul pouvait entendre pour combler le silence de ses grands espaces vides. Jusqu’à ce qu’il ne traîne sa carcasse usée en d’autres lieux, titubant plus que marchant pour trouver un chemin qui s’était inscrit automatiquement dans son être. Il retrouvait la route de sa résidence, son appartement pour s’enivrer encore des alcools qui l’attendaient soigneusement dans les placards, comme si ces poisons étaient l’unique chose qui pouvaient tuer ce qu’il y avait à l’intérieur de lui. Un monstre pourrissant. Tout juste vivant. Qui se nourrissait de ses chagrins et de ses faiblesses. Et soudain, le trou noir. Immense. Nébuleux.

Jusqu’à ce que…

« OUVRE CONNARD J’AI FAIM ! » Ce n’était pas uniquement les mots qui hérissaient chaque fibre de son être. Pas plus que le hurlement qui le tirait brutalement de cet état semi-conscient dans lequel il se trouvait. Toute la rage qui enflait en lui s’éveillait à son de cette voix qu’il n’identifiait que trop bien à force de l’avoir entendue beugler, vociférer, éructer. Qu’est-ce que cette abrutie de Lou Morland venait faire chez lui ? Il grogna une première fois, l’esprit embrumé, le crâne douloureux, la bouche pâteuse, l’œil vitreux. Il lui fallut quelques secondes pour repérer l’endroit où il se trouvait. Avachi dans une position peu naturelle sur le canapé, la gueule de travers. Il se redressa tant bien que mal, se frappa le genou dans le coin de la table basse, jura avec la passion d’un homme qui souffre, et boita jusqu’à la porte qu’il ouvrit avec l’intention féroce de renvoyer cette créature aux enfers auxquels elle appartenait. « Espèce de… » Son juron s’étouffa dans sa gueule au moment où il avisa la petite silhouette qui se tenait à côté de la brune. Lyra. « Papaaaa ! » Elle se jeta au cou de Raphaël sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. Surpris par cette étreinte fougueuse auquel elle l’avait habitué, il tituba légèrement, peu stable sur ses appuis. « Pouah, tu pues l’alcool ! » Son visage se tordit d’une grimace tandis qu’elle se détachait pour l’observer mieux. Qu’est-ce qu’elle foutait ici ? « Puis tu as une sale tronche… » Le motard grogna sans trouver à répliquer davantage. D’autorité, la gamine rentra en toute décontraction dans l’appartement. « Eh mais… » parvint-il juste à émettre avant de se tourner vers Lou. Radicalement différente. Bien habillée. Bien maquillée. Bien coiffée. Elle portait tout juste la marque de la fatigue sur ses traits, si bien que l’esprit de Raphaël s’égara au point de trouver cela charmant. « J’peux savoir ce que tu fous là ? » Des bruits dans la cuisine attirèrent son attention, l’empêchant de mener plus loin son interrogatoire. Il retourna dans l’appartement, Lou sur ses talons pour découvrir une Lyra qui fouillait dans les placards. « Eh touche pas à ça ! » L’appartement était mal rangé, pas aéré. Il y avait des affaires qui trainaient partout. Une vaisselle qui n’était pas faite. Des placards vides et un frigo rempli de bières. « Mais j’ai faim ! » protesta la fillette. Elle fut toutefois forcée de constater que ses désirs ne trouveraient pas satisfaction. « Je n’ai rien… » grommela Raphaël, presque piteusement. Il en oubliait de s’insurger contre le fait qu’elles débarquaient complètement à l’improviste et qu’il avait une gueule de bois atroce. Il songeait plutôt à sa conversation avec lui. Je n’ai rien à lui offrir, lui avait-il confié. Jusqu’à ce que Lou lui dise qu’elle avait besoin d’un repère, d’une famille, d’une stabilité. Mais quel genre de sécurité pourrait-il être pour elle, lui qui n’était pas même capable de lui offrir un petit-déjeuner convenable ?
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