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 « Penche-toi et tousse. » + Josh

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Matthew McGregor
Admin Christian Grey toi même !
Matthew McGregor
DATE D'INSCRIPTION : 13/03/2016
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MessageSujet: « Penche-toi et tousse. » + Josh   Mar 20 Nov - 21:54

« Monsieur McGregor ? » La voix dissipa le brouillard des pensées de Matthew. Le brouhaha du café où il était assis revint frapper ses oreilles. Il observa l'homme qui venait de l'interpeller de la sorte. Sûrement celui qu'il attendait depuis quelques minutes maintenant. C'était un homme plutôt grand, à la silhouette étirée et mince. Ses cheveux étaient coupés courts sur sa tête et la calvitie commençait à dévorer le sommet de son crâne. Ses tempes grisonnantes parsemaient sa chevelure de poivre et de sel. En s'attardant sur les traits de son visage, il nota les courbes quelconques de ses yeux, de sa bouche et de son front, l'empâtement grossier de son nez. Une figure qui s'oubliait vite, semblable à tant d'autres dans la rue. Il était habillé simplement, ne laissant rien deviner de la profession qu'il exerçait. Néanmoins, Matthew sut qu'il était son homme. Après lui avoir brièvement serré la main, il lui désigna la chaise en face de lui. Ils commandèrent un café, puis ils attendirent en silence, comme si ce qu'ils s'apprêtaient à dire ne pouvait être prononcé sans leur boisson. Finalement, quand ils eurent leurs tasses devant eux et que le serveur s'en fut allé, l'éditeur amorça le dialogue. « J'ai besoin, de vous, une discrétion essentielle. » - « Je ne sais pas procéder autrement. » Matthew hocha la tête, confiant. La situation demeurait plutôt délicate. Il n'était pas homme à s'alarmer particulièrement, mais il ne parvenait à chasser le doute de son esprit. Depuis son weekend avec Héloïse où Jane les avait suivis, les soupçons subsistaient, le harcelaient, le malmenaient. Il lui fallait en avoir le cœur net. Il fallait qu'il sache de quoi il en retournait concrètement. « J'aurai besoin que vous meniez une enquête sur l'accident de quelqu'un. Je voudrais savoir si cette personne est bien morte. » Il sortit une photographie de son porte-feuille. Il n'avait pas été simple de la retrouver dans ses affaires. Au départ, il avait été tenté de voler celle qui se trouvait dans les bagages de Jane, toutefois, la disparition de cette photographie aurait pu éveiller les soupçons de la rouquine. Si ses doutes étaient fondés, alors ils étaient peut-être en danger. Il préférait prendre ses précautions concernant cette affaire. Le détective en face de lui attrapa la photographie, la regarda quelques secondes avant de la fourrer dans sa poche. « Son nom est James Parker. Il est censé être mort dans un accident de voiture en janvier 2016. Vous devriez trouver des informations concernant cet événement. Mais ce qu'il me faut, c'est le reste... » Après tout, était-il vraiment mort dans cet accident ? Matthew n'était plus sûr de rien. En vérité, Jane se montrait bien évasive concernant la mort de son premier époux. Il ne savait pas si c'était par pudeur voilée de tristesse, ou bien si elle cachait quelque chose. Dans tous les cas, il lui fallait des réponses. La vérité pourrait être l'unique solution pour empêcher ce mariage ridicule. Matthew lui remit ensuite une enveloppe.  « Voici pour un premier paiement. » Il se releva et enfila sa veste. « J'ai affaire. Appelez-moi si vous avez quoi que ce soit. C'est plutôt urgent. » Puis il quitta le café. Il avait un beau-frère à latter maintenant.

***

Ce qui se révèle plutôt complexe quand on veut parler à un médecin, c'est qu'on ne sait jamais quand est-ce qu'il est disponible. Et Matthew n'avait pas le goût de se renseigner sur les horaires du Docteur McCarthy ou d'avoir la correction de venir à un moment où ils seraient tranquilles. A ses yeux, il faisait parti de ses rencontres prioritaires. La matinée était déjà bien entamée quand il parvint à l'hôpital. L'accueil l'informa rapidement sur la localisation de l'ex-mari de sa sœur. Aujourd'hui correspondait à son jour d'auscultation. S'il n'avait pas pris de rendez-vous pour l'occasion, il était au moins sûr de ce qu'il souhaitait faire aujourd'hui. Matthew fit mine de partir, avant de s'engager dans la salle d'attente. En ces lieux, une population en tout genre s'y massait, beaucoup ayant en commun une propension à se moucher régulièrement et à avoir le nez rouge. Après une brève enquête, Matthew parvint à déterminer le prochain à rencontrer le docteur. Il s'assit à côté du malade qui ne devait pas avoir plus grave qu'un rhume, sortit discrètement quelques billets et vint lui fourrer dans les mains. « Allez vous achetez des vitamines. Ça passera. » #MatthewdoctorQueen Dans la vie, il y avait deux genres de personne. Ceux détenteurs de certaines valeurs, difficilement corruptibles, et puis les autres. Cet homme appartenait à cette deuxième catégorie. Quelques secondes plus tard, il était dehors. Cinq minutes plus tard, le patient sortit du bureau et le fameux Docteur McCarthy appela un certain Monsieur Roberts. D'autorité, Matthew prit sa place et rentra dans la cabinet. Il étudia Josh des pieds à la tête. C'était la première fois qu'il le rencontrait et il ne comprenait pas vraiment comment sa sœur s'était débrouillée pour finir mariée à un homme pareil. Mais il n'était pas vraiment là pour juger. A vrai dire... pourquoi était-il vraiment là ? Il s'assit en face de son bureau, et alors que Josh lui demandait quel était son problème, il décida de ne faire aucun détour. « A vrai dire, ce problème n'est pas vraiment le mien. Il concerne plus particulièrement ma sœur. » Il se redressa légèrement, tendant sa main pour qu'il la serre. « Je me présente, Matthew McGregor. Enchanté de vous rencontrer. Je suppose que June a peut-être déjà dû vous parler de moi. » Ce n'était pas vraiment une question. Bien entendu que sa sœur avait parlé de lui. Il se rassit plus confortablement sur son siège. Si Matthew était bien certain qu'il voulait lui parler, il ne savait pas trop ce qu'il voulait lui dire. Aussi, il amena les choses abruptement. « Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Votre temps, comme le mien, est précieux. Je n'aurai qu'une question : Est-ce que vous aimez June ? »
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Josh McCarthy
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: « Penche-toi et tousse. » + Josh   Mar 18 Déc - 19:30



Matthew & Josh



Penche-toi et tousse.



Des cris. « Bordel, c’est quoi ces hurlements ? » hurlais-je à mon tour en sortant de ma chambre, furibond. A croire qu’il était impossible de dormir éternellement dans cette baraque. Je retrouvais Megan, presque à poil dans le salon avec un pull à la main, pull ayant l’apparence d’avoir rétrécit au lavage. « Bah alors, t’as grossi ? Il ne te va plus et du coup tu hurles à la mort ? » demandais-je, taquin. Avoir des colocataires, c’était bien. Ça tenait compagnie, c’était des potes au quotidien avec nous, ça mettait de l’ambiance. Mais c’était aussi beaucoup d’embrouilles ridicules à base de verre resté dans l’évier plutôt que de le mettre dans le lave-vaisselle pourtant fraîchement réparé, de réveils à l’eau glacée de la douche ayant déjà essuyé plusieurs passages, ou encore de multiples cachettes de la télécommande pour continuer de regarder son programme en toute tranquillité. On ne s’ennuyait jamais dans l’appartement. Il faut dire qu’ils avaient beau m’insupporter par moments, je les remerciais d’être là. Sans que je ne m’en rende vraiment compte, ils m’avaient énormément servi ces derniers mois. Ils avaient été présents, réconfortants, aimants. C’était en partie grâce à eux que je remontais la pente, l’ayant trop longtemps dégringolée. J’avais repris du poil de la bête, je n’allais pas pleurer éternellement son départ, après tout. Il fallait que je passe à autre chose. Après une demi-année, il était temps de passer à autre chose, tourner réellement la page. Elle était partie à New York, j’étais à Los Angeles. 4500 kilomètres nous séparaient, en plus de mots brutaux qui avaient annoncé la fin de tout. Avant, je voyais tout le temps June défiler dans les couloirs, sa queue de cheval se balançant à chacun de ses pas, son parfum enivrant le couloir, c’était insupportable. Je la sentais toujours à mes côtés lors d’une opération, alors qu’elle était loin. Il était clair que l’hôpital n’était pas un endroit sain pour moi depuis son départ, je la revoyais partout les premiers jours, puis son image avait réussi à s’effacer peu à peu. Nombre de fois, j’avais voulu prendre mon téléphone portable pour l’appeler, lui dire qu’elle me manquait, que j’avais besoin d’elle, que je souhaitais qu’elle revienne. Mais je n’étais qu’un lâche. Et en même temps, je savais que je n’étais l’homme qu’il lui fallait. C’était une évidence, je n’étais pas le bon. Il n’y aurait pas eu Vegas, rien de tout cela ne se serait passé. Vegas avait été une erreur, une terrible erreur qui avait fait du mal à tout le monde. Je lui avais certainement empêcher de faire plein de choses durant cette année où nous étions mariés. Maintenant, je regrettais ce temps, tout en sachant que c’était du passé, que c’était mieux ainsi. Pour elle, comme pour moi. Du passé.

Aujourd’hui, je me portais mieux, ce qui n’avait pas été une mince affaire. En particulier, à cause d’une opération qui s’était "plutôt" mal déroulée, ayant la tête "légèrement" ailleurs... Je ne m’en vantais clairement pas, je devais l’avouer. J’avais même été rétrogradé temporairement, n’effectuant plus d’opération de neurochirurgie pour le moment. Je peux vous dire que ça avait jasé dans les couloirs de l’hôpital. Certains petits malins l’avaient relié au départ de June, mais cette rumeur s’était vite dissipée, pour finalement laissé place à celle qui prétendait que j’étais devenu dépressif du jour au lendemain. Du coup, on m’avait filé les tâches dites "faciles" signifiant les tâches "ennuyantes", qu’on se le dise. J’agissais comme un médecin lambda ces derniers temps. Au moins, j’allais bosser sereinement, ce qui était un grand pas en avant, je vous l’assure. Je savais que mes journées allaient être simples, sans stress, dans des couloirs différents de ceux empruntés avec June. Ce qui n’était pas un mal, finalement. C’était peut-être pour cela que j’allais mieux dernièrement. Les auscultations s’enchaînaient tranquillement, doucement, facilement. J’avais même le temps de boire un café entre deux, un très bon point pour moi. Moins pour les patients qui devaient subir mon haleine de café insupportable. « Monsieur Roberts. » annonçais-je en arrivant dans la salle d’attente, remplie de patients qui n’avaient pas bonne mine mais qui m’annonçait une journée remplie, n’ayant pas l’opportunité de penser à autre chose qu’au travail et au choix de l’intensité de mon prochain café. Retournant dans le bureau, je m’installais dans mon fauteuil, ô combien confortable, proposant au patient de s’installer dans le fauteuil me faisant face d’un simple signe de la main. « Alors, qu’est-ce qui vous a fait venir ici ? » questionnais-je mon patient, souhaitant savoir quel était son problème pour que je le soigne au mieux. « A vrai dire, ce problème n'est pas vraiment le mien. Il concerne plus particulièrement ma sœur. » m’annonçait Monsieur Roberts, attisant ma curiosité. Celui-ci se relevait pour me tendre sa main. Par reflexe, mimétisme ou automatisme, je faisais de même pour lui serrer la main, avant de tomber des nues. « Je me présente, Matthew McGregor. Enchanté de vous rencontrer. Je suppose que June a peut-être déjà dû vous parler de moi. » dit-il, si simplement que je restais muet, sous l’incompréhension de la situation. Il était clair que je ne m’attendais pas à cela. Il avait toute mon attention. Forcément, ça parlait de June. Donc Monsieur Roberts pourrait bien avoir son rhume qui empire en sinusite ou en pneumonie que je n’en avais rien à faire. Le frère de June… Si je m’attendais à une telle visite. Surtout maintenant, après autant de temps. Et puis, pourquoi ? « Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Votre temps, comme le mien, est précieux. Je n'aurai qu'une question : Est-ce que vous aimez June ? » demandait-il subitement, mes yeux s’écarquillant à sa question. Je restais silencieux un court instant. « Je… » commençais-je à dire, avant qu’un léger fou rire me prenne. « Enfin, c’est une blague ? » Je ne comprenais pas la raison de sa venue, maintenant, aujourd’hui. Je ne comprenais pas pourquoi, lui, le frère de June, venait me voir pour me demander une telle chose. C’était incroyablement étrange. Je m’adossais correctement contre mon fauteuil, reprenant mon sérieux. « June est… June était mon interne. » commençais-je par présenter. Il faut dire que je ne savais pas ce que June devenait, la réelle raison de la venue de son frère ici… Si ça se trouvait, il voulait me dire que j’avais fait une erreur professionnelle et voulait me coller un procès au cul parce qu’il avait appris quelque chose, ou autre. Les gens étaient barges des fois. « Mais pour répondre à votre question, oui, je l’aimais bien. C’était une bonne chirurgienne. » Ou comment répondre totalement à côté. Moi, par contre, j’empruntais les quatre chemins. « J’ai une question également. Que voulez-vous réellement ? » demandais-je alors brutalement, souhaitant vraiment savoir s’il me voulait du mal ou que sais-je. Quelle était la vraie raison de sa venue ? Oui, j'étais méfiant.


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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « Penche-toi et tousse. » + Josh   Mer 30 Jan - 21:39

A de nombreux égards, Matthew possédait une personnalité quelque peu ambivalente. Issu d’une éducation stricte et soigneusement normée, il vivait de certains préceptes rigoureux. Néanmoins, pour des raisons plutôt obscures, ou bien fort d’un égo démesuré, le jeune homme vivait dépouillé de le plus évidente des corrections, à croire que les barrières sociales n’étaient plus les mêmes en fonction de la grosseur du compte en banque. Pour Matthew, manifestement, cela était le cas. Toujours est-il que cela lui parut d’une profonde évidence de débarquer dans le bureau de Josh afin de l’entretenir du sujet de sa sœur June. Il fallait l’admettre, cela ne le concernait en aucune manière. Il n’était pas d’usage qu’un McGregor s’implique dans les histoires sentimentales de ses proches. Cette particularité semblait plutôt dévolue à leur père qui se faisait une joie de prendre des décisions à la place de ses enfants. De plus, leur pudeur innée les empêchait de fourrer leur nez dans de telles histoires. Et pourtant, il était là, presque à défoncer la porte du cabinet de Josh McCarthy afin de s’enquérir de sa situation avec sa cadette. A ses yeux, il lui apparaissait légitime de gérer les intérêts de sa sœur, notamment suite à des événements bouleversants dans son existence. Son histoire avec Héloïse lui avait prouvé par plusieurs fois que l’amour n’était pas une chose à négliger, ni même à s’en priver pour des raisons absurdes s’il restait quelque chose à tenter. Il n’était pas trop du ressort du jeune homme de s’avancer sur les sentiments réels du fameux Josh, toutefois, il savait ce qu’il en était du côté de sa cadette. Cette dernière, bien changée depuis son mariage accidentel avec son supérieur, n’était plus vraiment la même. Et Matthew avait suffisamment écrit sur l’amour pour comprendre qu’elle regrettait ce divorce de raison et qu’elle crevait encore d’amour et de chagrin pour cet homme qui avait été son époux durant un temps.

Il aurait pu agir d’une toute autre manière. Il aurait pu contacter Josh de manière bien plus formelle. Un appel, un message, une demande de rendez-vous. Sans doute cela aurait-il été moins contraignant que de devoir mentir, manipuler, et soudoyer afin de s’offrir une place lors de sa journée de consultation. Mais il fallait le reconnaître, Matthew avait l’art du théâtre et de la mise en scène. Si bien qu’il ne fut pas mécontent de son petit effet quand il vit la mine interdite du médecin quand il lui annonça qu’il l’entretenait concernant sa sœur. A vrai dire, cela pouvait paraître déroutant de prime abord, mais cela le fut d’autant plus quand il se présenta comme étant le frère de June. A cet instant, le doute n’était plus vraiment possible. La consultation médicale n’était qu’une prétexte afin que les deux hommes s’entretiennent l’un et l’autre. Néanmoins, Matthew n’en demeurait pas moins un homme pragmatique et occupé. Son temps était plus que précieux, ainsi ne voulut-il pas perdre plus de temps. Il annonça l’objet de sa venue de but en blanc. Josh aimait-il June ? Evidemment, il aurait été étonnant qu’il obtienne une réponse aussi simple que la question. Cela ne faisait pas partie des choses qui se disaient en toute décontraction. Surtout pas à un frère qu’on vient tout juste de rencontrer et les intentions de Matthew n’étaient pas forcément des plus claires. « Je vous l’ai dit, Monsieur McCarthy, mon temps est précieux. Je n’ai pas le temps de plaisanter. Certainement pas sur ce sujet. » Il ne souhaitait pas que cela dure cinq-cents ans. Néanmoins, il voulait bien les accorder un peu de patience pour démarrer la machine. Eloquent, Josh releva une vérité révolutionnaire : June était son interne. Matthew s’empêcha de lever les yeux au ciel. Il lui fallait du temps. Il le comprenait. Très professionnel et sans trop se mouiller, il répondit à demi-mot. Certes, June était forcément une excellente chirurgienne. Elle était une McGregor ! Cette réponse ne le satisfait aucunement. Il n’était pas venu là pour s’entendre dire cela. Mais ce fut à lui qu’une question fut posée. Décontracté, Matthew y répondit sans détour. « Mes intentions sont plutôt claires. J’ai à cœur les intérêts de June. Il n’est pas vraiment dans mes habitudes de me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais dernièrement, j’ai été témoin de bien trop d’absurdité de l’existence pour rester les bras croisés quand je vois ma sœur… être mal. » Souffrir aurait sans doute été bien trop extrême, bien que la vérité n’était guère loin. Il lui fallait adopter plus de rondeurs. « Vous savez, je n’ai pas été particulièrement un admirateur de votre union… déraisonnée. Et je suis plutôt satisfait de l’issue qu’elle a prise. Nous avons bien assez de scandales dans la famille. » Un divorce. En bonne et due forme. « Toutefois… personne n’ignore que certaines… affinités peuvent se créer suite à un tel rapprochement. Mon propos est plutôt simple en fait. June est partie à New York. A cause de vous, c’est un fait. Même vous, vous ne pouvez l’ignorer complètement. » S’il n’était pas un idiot fini, il l’aurait sûrement compris. Après, peut-être cela l’arrangeait-il dans une certaine mesure. « Mais il est assez évident qu’elle ne se plait pas là-bas. De même que vous lui manquez assurément. Je sais que ce n’est pas évident à admettre dans votre position ou de manière tout à fait personnelle, mais si vous avez le moindre sentiment pour elle, ne la laissez pas derrière. Dites-lui de revenir à Los Angeles. »
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Josh McCarthy
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: « Penche-toi et tousse. » + Josh   Jeu 31 Jan - 0:10



Matthew & Josh



Penche-toi et tousse.



Je ne comprenais absolument rien à la situation. J’aurais dû avoir Monsieur Roberts en rendez-vous, et je me retrouvais devant un tout autre homme. Qui plus est, un McGregor, le frère de June. Je me retrouvais avec le frère de June. Bon sang, ce serait une situation qui pourrait me valoir plusieurs heures de thérapie pour m’en remettre. Il faisait si chic, si propre sur lui. Il sentait même la politesse, c’est pour dire, oui, il la sentait. D’un coup, quand il prononçait le nom de sa sœur, j’avais chaud, puis j’avais froid. Je me demandais si à cette période de l’année on mettait plus le chauffage ou la climatisation. J’avais l’impression qu’il venait régler des comptes après avoir appris toute cette histoire de mariage. J’avais l’impression que tout ce rendez-vous improvisé n’était qu’un guet-apens. J’avais l’impression qu’on voulait me prendre en traitre. Il allait me sortir qu’il avait tout appris au sujet de June et de moi, de ce mariage lors d’une soirée trop arrosée à Vegas. Je me sentais défaillir. A croire que tous les McGregor faisaient le même effet. Matthew ne m’attirait en aucun cas, mais il savait me faire perdre mon assurance. Comme June savait également le faire. Je crois que cette famille m’impressionnait bien trop. C’était d’ailleurs l’une des raisons de pourquoi j’avais pu être avec June, lui disant des choses que je ne pensais aucunement, pour qu’elle ne puisse plus imaginer une quelconque relation entre nous, autrement que professionnelle. Je savais que les McGregor étaient d’un autre rang que le mien, que c’était un cercle privé, élitiste, où il était difficile d’entrer et se faire une place. Je n’avais jamais eu la prétention de pouvoir en faire partie, même lorsque je passais l’anneau à doigt de sa sœur. Notre relation ne pourrait jamais être approuvée par sa famille, c’était un fait. Je n’en étais que bien trop certain, et c’est pourquoi j’avais eu de tels mots durs qui l’avaient fait fuir à New York. Alors maintenant, je me retrouvais face à son frère, son costume à trois pièces et son air sérieux, en attendant de savoir à quelle sauce j’allais être mangé. Et il me sortait la bombe, me demandant si j’aimais June, sa sœur. Que pouvais-je répondre ? Je ne pouvais décemment pas répondre à la positive, comme la réalité l’était pourtant. Oui, je l’aimais. Mais je ne faisais pas partie de leur monde, je ne serais jamais accepté. Et que je sache, June avait fait un trait sur toute cette histoire le jour où elle avait déménagé à New York. Sur cette décision, elle avait balayé d’un revers de main tous ces mois où nous avions entretenu une relation. Certes, sortant de l’ordinaire, totalement foirée et à base de non-dires. Mais une relation tout de même, où nous avions été mariés pendant une année complète. Sur cette décision, elle avait alors accepté de tourner la page, de passer à autre chose, et de m’oublier à tout jamais. Et c’était certainement mieux ainsi, pour tous les deux. Même si je ne le voyais pas encore, parce que j’en souffrais tous les jours, il était sûr qu’un jour tout irait mieux.

Alors je répondais à côté. Je préférais me taire sur mes sentiments amoureux, tout en mettant en avant le fait que c’était une bonne chirurgienne, et que par cela, je l’aimais bien. Le talent de répondre C, quand on nous demande de choisir entre A et B. « Je vous l’ai dit, Monsieur McCarthy, mon temps est précieux. Je n’ai pas le temps de plaisanter. Certainement pas sur ce sujet. » dit l’homme sérieux, bien trop sérieux, face à lui. Techniquement, c’était à moi de ne pas apprécier qu’un inconnu débarque sur mon lieu de travail, prétextant un rendez-vous médical, pour finalement parler sentiments. Honnêtement, il m’effrayait assez. Tellement que je n’avais aucunement envie de rire avec lui. Mais lui, que faisait-il ici ? Pourquoi venait-il donc parler de June aujourd’hui, à mon travail, en ayant pris le rendez-vous d’un certain Monsieur Roberts ? Je m’empêchais alors de poser la question à l’intéressé. D’une déconcertante décontraction, il répondait à ma question. Je relevais les points les plus importants à mon sens : June était mal ; il n’avait pas apprécié notre union déraisonnée – il était donc au courant de cette histoire de mariage qui avait dû être un scandale à ses yeux – ; appréciait la finalité ; June est partie à New York à cause de moi ; je manquais à June ; je devais lui dire de revenir à Los Angeles si j’avais le moindre sentiment pour elle. C’est ce que j’avais retenu. Je restais muet un instant. Pas trop longtemps non plus, afin de ne pas user du temps si précieux de Matthew McGregor, comme il ne cessait de le répéter. « J’ai des sentiments sincères pour votre sœur, oui. » avouais-je faiblement, assez gêné par cette situation. Mais il était là pour connaître l’état des choses et il ne fallait pas tourner autour du pot inutilement. Je me réinstallais plus profondément dans mon fauteuil. « Je ne voulais pas qu’elle déménage à New York à cause de moi pour autant. Il se peut que j’aie eu de durs mots avec elle, mais c’était pour des raisons qui me semblaient justes. Je ne pouvais décemment pas lui dire que j’avais des sentiments pour elle, alors que je savais que ça pourrait la mettre dans l’embarras. » Je connaissais les McGregor, pour en avoir côtoyer une longuement. J’avais eu vent de leur rang aristocratique. De toute façon, ça se lisait sur le visage de June depuis le départ. Elle ne venait pas d’une famille de fermiers. Je savais pertinemment que lui avouer mes sentiments aurait été source de combat. Si elle m’aimait, comme elle l’avait prétendu le dernier soir, elle aurait dû se battre avec sa famille. Chose que je n’acceptais pas. Elle valait mieux que moi, j’en étais persuadé. « Je ne vois pas comment je pourrais lui demander de revenir à Los Angeles. Si elle avait voulu revenir à Los Angeles, elle serait déjà rentrée depuis bien longtemps. » Je ne pouvais pas débarquer dans sa vie pour à nouveau mettre le bazar gratuitement. Et puis, elle se plaisait peut-être bien à New York malgré tout. « Mais pourquoi me dire tout cela, si vous n’approuvez pas cette relation ? Vous devriez être plutôt heureux que ça se passe ainsi, qu’elle réussisse professionnellement dans une autre ville, qu’elle puisse s’épanouir ailleurs. » Même si je la manquais, comme il le disait, ça finirait par passer. Ce n’était qu’une question de temps.


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