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 « Pas de bras, pas de chocolat. » Dimitri

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Luce H. Kane
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DATE D'INSCRIPTION : 09/11/2015
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MessageSujet: « Pas de bras, pas de chocolat. » Dimitri   Ven 23 Nov - 12:09

Il a cru que tout était facile, il a cru que nous n’aurions pas à nous battre, il a cru que la vie était un long fleuve tranquille, il a cru que j’étais docile, il a cru que j’allais céder, il a cru que notre histoire reprendrait un cours paisible. J’ai cru faire le bon choix, j’ai cru être assez forte, j’ai cru être la bonne personne, j’ai cru que ce serait facile, j’ai cru que tout viendrait au fil du temps, j’ai cru à la bonne étoile et à la poussière de fée, j’ai cru en la magie du bonheur du ventre qui s’arrondi … Oh, si j’avais su.

Le manque ressenti par l’absence de Dimitri ne se comble pas par cette joie intense de porter la vie. Je ne me sens plus complète, je ne me sens plus heureuse, je ne ressens plus cette folie qui me prenait à chaque fois que cet idiot venait à passer le seuil de la porte d’entrée. J’ai toujours cette envie de prendre mon téléphone et de composer son numéro sur l’écran, j’ai toujours ce besoin fou de sentir sa présence, oh si rassurante, lorsque je m’endors. Le bébé ne peut m’apporter ce réconfort que je cherche chaque soir dans un grand lit vide. Je n’ai pas envie de croire que notre histoire va se terminer, pour moi elle est loin d’être finie. Nous avons traversé trop d’épreuves, nous avons été bien trop idiot, nous avons été un couple complètement décalé, amoureux mais décalé. J’ai toujours aimé ce grain de malice que je vois dans ses yeux lorsqu’une pensée lubrique traverse son esprit, j’ai toujours adoré nos échanges, qu’ils soient amoureux ou embrumés par l’alcool, j’ai aimé chaque instant de notre vie à deux. Vie commune qui n’est pas terminée, j’en suis persuadée.

La soirée commençait, coincée devant ma télévision, chocolat chaud entre les mains, je m’autorisais cette pause émotionnelle devant l’un de ces nombreux films de Noël qui débutaient sur les chaines les plus prisées des téléspectateurs. Ne penser à rien mise à part ce qu’il se passe sur le petit écran face à moi devenait primordiale pendant quelques heures lors d’une journée. Je me fatiguais trop rapidement, je me prenais la tête pour rien un rien, je pleurais également pour un rien … Il suffit de voir l’état dans lequel je me suis mise alors que je venais de casser un verre, cette bête chose n’avait pas trouvé mieux que de me glisser des mains avant d’atterrir dans un bruit fracassant. Il y avait des bouts de verres partout, comme si cette connerie voulait me prouver qu’elle était capable de m’envahir totalement dans mon lieu de vie. Je m’étais mise à pleurer, incontrôlable, par chance Liv avait entendu le bruit et était de nouveau entrer sans frapper chez moi. Par chance elle était là ! Après m’avoir rassuré, m’avoir répété qu’il n’y avait pas de problème, que tout allait bien et que personne n’était mort j’avais fini par sécher mes larmes. J’avais un joli ventre maintenant, ma grossesse ne pouvait plus être dissimulée, et Liv prétextait que je devais prendre du repos pour me pousser jusqu’à mon canapé pour que je reste couchée pendant que cette dernière rassemblait les morceaux de verres pour les mettre dans la poubelle.
Voilà le stade hormonal où j’en suis. Tout me fait pleurer, tout ! Devant ce magnifique petit film, l’actrice vient à en ouvrir un pot de glace. Encore. Mais encore j’ai terriblement envie de craquer dans mes réserves de crème glacée, c’est incroyable, dés que je vois quelqu’un en manger, une publicité ou simplement évoqué le sujet je deviens comme affamée. Je meurs d’envie de plonger ma cuillère dans une glace au brownie, à la vanille, à la fraise, à la framboise, au chocolat/caramel, au caramel beurre salé, au … Bref et plus j’en parle et pire c’est.
Soupirant comme la future baleine que je deviens, je prenais une nouvelle fois la direction de mon frigo. A ce stade, mon petit jogging gris qui était un peu plus large s’arrête pile sous mon ventre naissant et vu que je meurs de chaud littéralement tout le temps, je porte généralement un haut large ne couvrant que ma poitrine. En gros, en ce moment, je suis le type de femme qui est complètement tue l’amour à souhait. Le ventre en lui-même étant déjà un tue l’amour parfaitement puissant. En plus de m’empêcher à boire … Une joie.

Bref ! Glace. En fouillant dans mon congélateur, très petit en soi, je ne trouve plus qu’un seul pot. Bien, il faudra donc aller faire des courses en ligne très vite, sinon je risque d’entrer encore dans une tristesse de folie et je sens que ce ne sera pas joli, encore. Je sors l’objet du crime de son froid polaire et tente alors de l’ouvrir pour en respirer le doux parfum du chocolat … Du chocolat … Chocolat … Mais j’ai beau tirer sur le couvercle du pot de glace, impossible de l’ouvrir. Je m’énerve, je tire, je m’énerve encore, les larmes se coincent au coin de mes yeux, je m’énerve, je tire une nouvelle fois, la cuillère vient à tomber sur le sol, je peste, mon orteil vient se taper contre le coin du meuble, je jure, je peste et … je pleure. Je pleure pile au moment où l’on vient frapper à ma porte, que quelqu’un se tape l’incruste chez moi ! « LIV ENTRE JE SUIS PAS EN ETAT ! » Je hurle entre deux sanglots, observant la cuillère sur le sol pour tenter de l’attraper entre eux crises de larmes coulant sur mes joues. J’attrape la cuillère tant bien que mal pour me redresser et poser les yeux sur le pot de glace et puis … Et puis sur Dimitri. Dimitri Cooper. Et je suis en pleine crise hormonale. Génial.
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Dimitri Cooper
Admin cho-cho-cho Lapin
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MessageSujet: Re: « Pas de bras, pas de chocolat. » Dimitri   Jeu 6 Déc - 18:04

Devant l’immeuble de Luce, j’hésite. Je ne sais pas si je dois entrer ou m’en aller. C’est étrange comme émotion, un mélange de chagrin, de désarroi et d’insécurité. Que puis-je réellement penser d’autre que ce magma d’émotions contraires qui s’affrontent dans un combat impitoyable ? J’ai peur, putain, terriblement. Je n’ai pas revu Luce depuis la dernière fois à l’hôpital, je n’ai pas cherché à la contacter, je n’ai pas eu de nouvelles pour autant. Un peu comme lorsque nous nous sommes séparés la première fois. J’ai conscience de n’avoir jamais eu les bonnes réactions avec elle. Mais je suis sure d’une seule chose : c’est que je l’aime. Je l’aime à la folie et elle me manque, et je culpabilise, et je me dis que je suis une mauvaise personne. Peut-être faudrait-il que je cesse de penser à elle, que je la laisse vivre cette vie de maman qu’elle souhaite et que je refuse. Mais … Cet enfant est le mien. Et ça me fait mal, quelque part, de renoncer à cette part de nous que Luce a si bien su nous décrire. Ça me fait mal et je n’arrive pas à passer outre, à oublier cela et à faire semblant. Alors je suis devant la porte de son immeuble. J’ai les clefs de chez elle, je pourrais facilement y entrer mais non, je suis tétanisé. Alors j’essaye de me rappeler, tout ce qui fait que j’aime cette personne, qu’elle m’est précieuse.
Et il y en a des tas, des flashback me reviennent et me font sourire. Ce qui explique pourquoi je suis là.
« Trois petits mots, sept lettres … dit les et je suis à toi.
- Qu’est-ce que tu veux que je te dise.. ? Que je t’aime c’est ça ? Et après ? Que va-t-il se passer une fois que je te l’aurais dit ? »

Avec Luce, nous en avons parcouru du chemin. Je lui ai fait tant de mal, mais nous avons été heureux. Et je nous revois être ensemble, grandir et prendre des décisions. Celle de cesser d’être amis pour être quelque chose de plus fort. Elle m’a fait réaliser que je ne pouvais pas être sans cœur, incapable de prendre en compte les sentiments des autres. Et je nous revois, encore dans ce club de striptease en Janvier 2016, à rendre cet amour officiel pour nous, commencer une histoire en prenant conscience que ce ne serait pas évident mais qu’on s’aimait, putain… On s’aimait à la folie. On s’aimait même trop.
« Tout est si noir désormais… J’ai l’impression que je ne vois que le mauvais côté de tout… Que je serais juste capable de te blesser comme je l’ai tant de fois fait… Et encore nous n’étions que des amis. Tu sais, Luce, la seule chose que je veux, c’est entendre ton rire, te voir sourire, te regarder quand tu parles, quand tu réfléchis. Je suis tellement dépendant de toi désormais que je ne veux pas que tu disparaisses de ma vie. J’ai besoin de toi et je ferais tout pour te garder. »
Ces mots que je lui ai dit ont pris tellement de sens. Lorsque nous avons fini par être officiellement en couple, que je l’ai trompé en faisant n’importe quoi. Mais je l’aimais et je l’aime toujours. C’est ce qui a fait que nous n’avons jamais cessé de revenir l’un vers l’autre. Rien ne peut empêcher ça. Pas même le Japon, et un exil de six mois. Nous en avons parcouru du chemin.  Et nous en sommes là : encore une fois, je fais de la merde. Je sais qu’il me faut assumer mais j’ai peur. Alors je me réfugie dans ces souvenirs et je me rappelle combien de fois, j’ai été terrifié de toutes ces nouveautés avec elle. Être en couple. Être amoureux. Se faire des promesses. Se chérir à en mourir.
« Toi, tu crois que tu m'aimes comme tu l'as dit samedi. Mais moi, je sais que c'est une évidence... Que ça sert à rien de se voiler la face...Je t’aime Luce. Et parce que je t’aime, j’ai une putain de peur en moi et de n'être que celui qui te fera pleurer. »

Je finis par sortir les clefs et j’ouvre la porte de l’immeuble en sachant qu’il reste encore l’ascenseur, la porte d’entrée et le courage d’admettre qu’on a fait une connerie. Mais cet enfant… J’ai l’impression qu’il va m’enlever tout ce en quoi je tiens. C’est con quand même, je suis sur que si je me rendais chez un psy, il me dirait que j’ai un véritable problème avec mon enfance. Et c’est peut-être ça le problème ? Mon enfance de merde, des parents en carton. Et si je reproduis les mêmes erreurs ? Et si j’agissais comme ma mère ? Durant une fraction, je suis tenté de rebrousser chemin et de fuir définitivement mais j’entends la voix de Luce, celle qui ce soir là, m’a conforté dans l’idée qu’elle était spéciale. Que j’étais fou d’elle, alors que nous étions amis.
« Je te veux Luce... Je te veux parce que je suis trop dépendant de toi. Je te veux telle que tu es, telle que tu te donnes. Peu importe où nous irons, comment on se comportera... Je te veux et puis c'est tout. Tant que nous voulons la même chose, c'est le plus important. Il n'y a plus besoin de se prendre la tête. »
Je l’entends encore… Tous ces mots d’amour… Mon amour à moi, rien qu’à moi…

Alors je n’hésite plus, je monte à l’étage et une fois que je suis devant la porte. Je toque, simple question de politesse. J’entends la voix de Luce et aussitôt, du plomb me coule dans l‘estomac. Je l’ouvre et entre, entendant le bruit de fond de la télé. Que peut bien faire Luce ? Et la réponse apparaît sitôt que j’entre dans le salon et la découvre dans une position, assez étrange, le visage baigné de larmes, une tenue peu glamour jurant avec la tenue classe que je porte parce que je bossais juste avant. « Euh… » aussitôt, mon sang se glace et j’amorce un pas dans sa direction jusqu’à m’accroupir devant elle pour l’aider à se redresser alors qu’elle tient une cuillère et un pot de glaces . « Luce tu es blessée ?! Tu as mal ?! Tu as des contractions ?! C’est le bébé !? Tu t’es cassée quelque chose !? Bon sang, que t’arrive-t-il !? » La voix est rauque, je suis fébrile, inquiet de tout, inquiet de comment elle réagira face à ma lâcheté constante.
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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: « Pas de bras, pas de chocolat. » Dimitri   Jeu 6 Déc - 20:38

Lui et moi, moi et lui, ce truc que nous avons appelé « nous » sans savoir que nous allions former un 3 en faisant 1+1. Cet amour qui me dévorait alors que, en janvier 2016, j’étais arrivée à cette fête donnée en son honneur. J’avais tout d’abord aperçu notre ami commun, ce Frenchie comme on aimait le nommer qui courait les jupons, qui avait tout doucement commencer une approche de Ophelia. Je me souviens l’avoir vu ensuite, lui, lui dans son éternel costume élégant, cette confiance en lui qui débordait de sa chemise, de son regard amusé alors qu’il plaisantait avec son ami. Je me souviens encore d’avoir voulu faire sensation en choisissant une tenue complètement différente de ce que j’aurais pu porter d’habitude. Oh, comme mes robes courtes du haut comme du bas me manquaient déjà … Mais ce soir là, j’avais l’une de ses robes que seuls les femmes importantes portent lors de ces soirées mondaines chics et huppés. J’avais envie de partager son univers après avoir effacé un certain nombre de disputes à notre compteur. Puis il y a eu le pari pour Ophelia, me pensant être également dans cette répugnante idée. J’avais vite chuté de mon nuage alors que je venais avec les meilleures intentions du monde. Je me souviens de cette terrasse, cette fameuse terrasse … Le lieu où tout à finalement commencer. Le lieu où je lui ai confié que je croyais l’aimé. Oui je le croyais, je n’en étais plus certaine après avoir entendu de pareil idiotie. Tombée amoureuse d’un idiot incapable de me montrer ce qu’il ressentait au fond de lui, j’avais tout donné à cet homme ou du moins je commençais à peine à le faire et on ne peut pas comprendre ce que tout cela signifie pour une fille qui, comme moi, ne possède pratiquement rien. Je l’avais détesté à m’en rendre malade, je m’étais ensuite détestée pour ressentir encore quelque chose pour lui, ce truc qui lui laissait encore une possibilité de s’introduire dans mon cœur pour y faire encore plus de dégâts. Moi qui avait cru qu’en le rendant jaloux comme jamais ce soir-là en me mettant nue devant de parfaits inconnus, je pensais le rendre vert de rage, qu’il sorte de ses gongs pour partir en me laissant gagnante … Je ne m’étais jamais plus trompée que cette nuit. Cette nuit où trois petits mots, sept lettres avaient changés tout un univers. Nos univers. Au début nous n’étions que deux personnes avec le seul et unique but de jouer, de s’amuser, de profiter et de ne jamais regretter et bien je peux dire que malgré le temps, malgré les séparations, la haine, la douleur et la trahison, jamais je n’ai pu réussir à oublier Dimitri Cooper. Car il avait réussi à faire naitre en moi cette chose nouvelle qui me manquait terriblement sans que je ne m’en rende compte : avoir une famille. Il était devenu ma famille, mon point de repère dans un monde sans pitié.

« Dimitri… Je ne sais pas ce qu’il nous arrivera car je n’y ai tout simplement pas pensé. Ce que je sais par contre c’est que nous ne sommes pas comme les autres. Nous ne sommes pas de ces gens romantiques à s’étaler des mots doux. » Je ne pouvais pas avoir plus raison car nous avons toujours été différent, décalé, complètement fou. « Mais je te veux, je te veux comme personne ne t’as jamais eu. C’est peut-être égoïste mais c’est comme ça… Oui, je pense que nous voulons la même chose alors pourquoi pas essayer ? A notre manière… » Nous avons essayé, à notre manière … « En étant juste nous… » Et je lui avais fait cette promesse silencieuse que nous serions ensemble pour toujours, que nous serions ensemble quoi qu’il se passe, que malgré les défis de la vie nous serions encore ensemble dans 50 ans à rire de nos bêtises, à rire de la fois où j’ai retrouvé un string ne m’appartenant pas sous son lit et l’avoir brandit sous son nez en lui mettant la plus grande peur de sa vie, on rira encore de cette nuit où, déclarant que nous étions seulement des amis après son retour du Japon, j’avais enlever mon soutif pour écraser mes seins contre la vitre de sa voiture.

Mais dans cette promesse je n’avais pas parlé d’enfants. Je ne parlais pas de bébés tout simplement parce que cette idée ne me traversait même pas la tête. Je n’aurais jamais eu cette idée de devenir mère si je n’étais pas tombée enceinte par accident. Si cette grossesse n’était pas arrivée de cette manière elle n’aurait certainement jamais existée. Et peut-être alors que Dim et moi aurions raté quelque chose, que nous serions passé à côté de l’événement qui nous permettrait de grandir encore, d’évoluer tous les deux une nouvelle fois main dans la main … Ou plutôt comme nous savons si bien le faire : par se séparer pour mieux nous retrouver encore. Mais n’avais-je pas trahi notre couple alors que des années avant je lu promettais que nous allions faire les choses à notre manière ? Que ce serait différent de tous ces couples que l’ont peu observer, qui se mettent ensemble, habitent ensemble, se marient et finissent par avoir un bébé. Alors oui nous n’avions jamais fait les choses dans le bon ordre … Mais n’était-il pas aussi temps que, dans cette grosse crise d’hormone en folie, il soit temps que je me remette également en question pour comprendre tous les changements que cela pouvait apporter à Dimitri ? Avais-je agi en égoïste ?

Je le réalise alors que, assise sur le sol de ma cuisine, je le vois se précipiter vers moi en s’inquiétant de mon état. Il m’aide à me tenir debout en m’assommant d’un flot de parole tandis que je séchais mes larmes. Pas question qu’il pense une nouvelle fois que mes larmes sont à cause de lui car ce n’est en rien le cas. Serait-ce une hallucination ? Un mauvais tour de ma conscience malicieuse et perverse pour me faire comprendre que j’avais bel et bien agit en égoïste en prenant seule cette décision ? « Je … je … je n’arrivais pas à ouvrir la glace … » Je marmonne tandis que mes yeux cherchent les siens, ma main semble accrochée fermement à sa manche de peur de le voir s’envoler encore une fois. Mon cœur bat si fort, ma tête est embrumée de ces pensées nouvelles, de cette remise en question que je n’ai pas faite, des questions que j’aurais dû lui poser avant de prendre cette décision … Je reste un instant face à lui, muette, les yeux écarquillé comme ceux d’une gamine voyant le Père Noël pour la première fois. J’ouvre la bouche mais rien n’en sort, il est là alors que puis-je lui reprocher ? N’avons-nous pas fonctionner de cette manière depuis le début ? On se détruit le cœur, on se retrouve, on recommence … C’est le fil de notre vie. Alors pourquoi m’énervé alors qu’il vient de faire certainement le pas de géant le plus grand de l’histoire ? Plus grand encore que celui du type qui a marché sur la lune. Dimitri Cooper est revenu vers moi alors qu’il sait parfaitement que je suis enceinte de lui et il a tout l’air de l’homme encore amoureux que j’ai connu. Je me pince finalement les lèvres, geste qui est devenu familier lorsque je me retrouve devant lui sans trop avoir quoi lui dire et puis, sans crier gare, je fonds dans ses bras. Plus amoureuse de lui que jamais, plus fière de lui que jamais. « Tu es là. » Je murmure enfin sans m’arracher à cette étreinte, à ce doux parfum qui émane de lui et ses bras fermement liés autour de moi, de nous. « Je suis désolée Dim, je suis désolée de t’avoir imposé ça … » Si c’était à refaire, je serais sortie de cette pièce, je l’aurais pris dans mes bras, nous serions partis sans que je lui explique quoi que ce soit et enfin, enfin seulement je lui en aurais parlé. « Je suis désolée de ne pas avoir tenu ma promesse, je suis désolée de ne pas avoir été comme je te l’avais dit il y a très longtemps maintenant. Je m’excuse de ne pas avoir respecté ce « en étant juste nous » auquel nous tenions tous les deux. » Les mots se perdent ou ne sont plus assez fort pour exprimer ce que je ressens à présent alors je le sers contre moi, je le sers si fort que je pense même que mon ventre fini par l’écraser et nous faire mal à tous les deux.

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MessageSujet: Re: « Pas de bras, pas de chocolat. » Dimitri   

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