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 Mon ascension est un empire impitoyable où tu es Reine, où ton chagrin a imposé son terrible règne ♚ Lucya & Oli

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Oliver J. Sterling
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DATE D'INSCRIPTION : 15/11/2017
MESSAGES : 593

MessageSujet: Mon ascension est un empire impitoyable où tu es Reine, où ton chagrin a imposé son terrible règne ♚ Lucya & Oli   Dim 25 Nov - 18:40

Il était une fatalité qu'aucun peuple ne se devait d'ignorer. Celle qui stipulait explicitement qu'un Sterling n'en était pas un s'il ne faisait pas preuve de cette ruse bien particulièrement fielleuse qu'était celle qui coulait abondament tel le venin dans les veines.

Élégamment intronisé au sein d'un large fauteuil en cuir, Oliver J. Sterling maintenait des rétines glaciales férocement rivées sur un visage-miroir qu'il haïssait viscéralement, bien qu'il en avait hérité une grande partie de son caractère présomptueux et tant d'autres choses encore. Il le fixait sans sourciller à travers les écrans et se devait bien d'user de l'intégralité de son impeccable sang-froid (pourtant bien mis à mal) pour maintenir en place l'illusion d'un calme de façade, d'une sérénité qu'il était à mille lieux de ressentir. Parce qu'une fois de plus, son paternel s'amusait à détruire copieusement des semaines de travail, jouant l'adjuvant pour mieux trahir son propre clan, sa putain de dynastie. Oliver était là, lui, il l'était toujours pour soigner les Anges bleus blessés après les morsures du Diable républicain. Son regard s’obscurcissait, mais pas sa vue, mâchoire serrée et poings fébriles, presque rageurs, le démocrate ne bougeait pas d'un millimètre et demeurait là, à écouter son connard de père conter comment il lui était désolant de devoir se forcer à réarranger les rencontres au Sénat pour notamment (disait-il) contrer ses rejetons rebellés. Un soupir, puis un second. Il n'affichait rien d'autre que ses airs placides de gendre idéal, mais à l'intérieur son sang ne fit qu'un tour, plus brûlant que de la lave, à la vue du dernier sourire de J. Sterling, pareil au sien, ourlé de mépris déguisé. « Très bien, Mike. Je comprends tout à fait, tu as fait de ton mieux. » Il abonda dans le sens de son assistant, faussement débonnaire, et se releva prestement pour mieux écraser la figure paternelle à la télé de ce qu'il ne retrouverait jamais : le charisme éclatant de la jeunesse. Le politicien frustré se repliait, griffes rétractées alors qu'à l'intérieur, il avait déjà plus d'une fois écrasé le lourd coupe-papier sur la tempe de son père castrateur. Oliver aligna les pas souples jusqu'à la porte et osa un dernier regard en la direction de ses partenaires politiques très tendus, avant de tourner définitivement les talons. « Ce soir, Johnson tombera avec nous et nous pourrons jouer notre chance face au gouverneur. » assura-t-il dans un sourire mauvais. Les pions tombaient, mais pas la reine, pas le fou du roi.

Et là était l'objectif. Alors, il l'aurait, cet imbécile heureux, lui et sa greluche d'avocate. Mais, pour ce faire, il lui fallait Lucya, elle était un point essentiel à son succès à venir. Evidemment, le dîner était prévu depuis un petit moment et le plan avait été soigneusement élaboré depuis bien plus longtemps encore. Joueur d'échec invétéré, Oliver venait ces jours-ci d'esquisser le coup dit de l'enfumage, de la poudre aux yeux, celui qui se laisse dévorer un ou deux pions seulement pour endormir les consciences et préparer en secret le génie du suivant qui amènera une victoire totale, pleine et entière. Ce soir il n'aurait qu'à inviter la poupée désarticulée et débuter son petit jeu malsain auprès du traître.

...

Le maître des lieux pénétra dans ce manoir loué pour la fratrie, habituellement pétrie de vie entre Harlan, Leo et Kristy, mais sur lequel pesait un silence de mort dès qu'elle était là. Lucrecia. Tel un prédateur aux aguets, il était en mesure de ressentir sa présence avant même de l'apercevoir trottiner jusqu'à lui comme une parfaite maîtresse de maison, les névroses en plus. Lorsque sa charmante fiancée était là, l'air se figeait dans l'atmosphère, lourd de reproches, poisseux de désespoir et tout était trop propre, rangé au carré dans des élans de maniaquerie parfaitement ostentatoires. Déjà las, la colère froide au bout de ses phalanges, Oliver avait choisi de jouer la carte de la paix pour mieux faire passer son manège. Il laissa son attaché-case dans l'immense entrée et arrêta Maria d'un geste vif lorsqu'elle ambitionna de la porter à l'étage, alertant pour sûr la poupée détraquée qui partageait son quotidien. Bientôt, son visage angélique pointa le bout de son nez et il ne leva même pas un regard sur elle, la confinant à la violence de l'ignorance, le mal qui la blessait le plus. Il le savait, Oliver, c'était la raison pour laquelle il choisissait souvent cette arme affûtée. Elle n'était pourtant pas responsable de sa colère froide ni de cette journée mal employée, elle l'était rarement, d'ailleurs. Mais elle était là où il ne la désirait pas, où il ne l'a jamais désirée et ça lui suffisait pour s'autoriser à s'en prendre à elle afin de calmer ses propres nerfs à vif en agitant les siens. Son éternelle voix pâle, affectée, s’éleva et il ne l'écouta que d'une oreille distraite jusqu'à-ce qu'il se décide à lui porter de l'intérêt. Il s'approcha d'elle avec une lenteur mesquine pour ne finir qu'à quelques millimètres de son visage. « Ma douce, as-tu faim ? » lui chuchota-t-il, un sourire mielleux fleurissant en coin, laissait apparaître ses irrésistibles fossettes. Il lui embrassa affectueusement (tout était dans le paraitre, comme il s'aimait à clamer) la joue avant de s'éloigner aussi vite, « Fais-toi belle, nous dînons dehors ce soir. » son ton suave, agréable à l'oreille, indiquait pourtant en substance la réalité : c'était non-négociable et il n'y avait pas de temps à perdre. Pour une fois qu'elle pouvait lui être utile...
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Lucrecia K. Von Rosenborg
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DATE D'INSCRIPTION : 08/11/2018
MESSAGES : 18

MessageSujet: Re: Mon ascension est un empire impitoyable où tu es Reine, où ton chagrin a imposé son terrible règne ♚ Lucya & Oli   Ven 7 Déc - 17:19

Your are that same liar from the beginning

I'm proud of my heart. It's been played, stabbed, cheated, burned and broken, but somehow still works.


Comme presque tous les jours, la journée fut assez banale. Lucrecia avait préféré profiter du grand jardin plutôt que sortir dehors. Le calme qui régnait dans les parages, accompagné des chants d’oiseaux étaient pour elle une libération et un grand soutien contrairement au monde extérieur et à son bruit épuisant. Elle avait donc profité de ce clame paisible pour errer dans sa petite compagne verdoyante et également pour danser. La danse était pour elle une façon de s’exprimer et de se libérer du poids qu’elle portait dans son cœur, c’était l’unique raison pour laquelle elle supportait cet enfer. Elle était pied nu et s’enfichait complètement, sa longue robe traînait dans l’herbe et la jeune blonde en profitait pour faire des tours sur elle-même avant de s’allonger par terre et de regarder longuement le ciel bleu. C’était un peu sa routine lorsqu’elle n’avait rien de prévu dans sa journée. En regardant les oiseaux au-dessus de sa tête, elle avait une manie de les accompagner en chantant quelques refrains qu’elle aimait tant. Quelques fois elle les enviait, ces oiseaux au moins avaient leur liberté contrairement à elle, elle se sentait comme un oiseau dans sa cage qui attendait sagement sa délivrance.

Le soir, on lui avait préparé son bain chaud, et après une longue journée à danser, Lucrecia était bien heureuse d’être au contact de l’eau chaude. Elle ferma les yeux et se laissa aller dans ses propres pensées morbides. Après un long moment, la jeune blonde finit par quitter sa baignoire pour rejoindre sa chambre et s’habiller rapidement. C’est à ce moment là qu’elle sentit qu’il était là. Celui qui lui écrasait le cœur à chaque fois qu’elle posait les yeux sur lui, était arrivé. Et pourtant, malgré tout cela, elle ne pu s’empêcher de quitter sa chambre aussi rapidement que possible pour l’accueillir. Comme à chaque fois, un petit sourire se dessinait sur ses lèvres à l’entente de sa douce voix, cette même voix qui s’amusait à l’ignorer à longueur de journée. Elle s’approcha alors avec une démarche assez lente, profitant de chaque seconde pour admirer et contempler ce bel homme qui se trouvait maintenant à sa hauteur. « Tu as passé une bonne journée ? » Elle posa cette question assez innocemment mais un grand vent lui répondit, les lèvres du jeune homme ne bougèrent point et il ne daigna même pas lever un regard vers elle. Le cœur serré, Lucya prit sur elle comme à chaque fois. Elle n’allait pas en faire toute une scène, elle y était habituée. C’était une manière de lui montrer qu’elle n’était pas désirée dans cet endroit, mais elle n’y pouvait rien. Elle n’avait rien demandé, et pourtant elle était là à vivre ce même cauchemar tous les jours. Laissant de côté sa profonde tristesse, la jeune femme esquissa un petit sourire lorsqu’il s’approcha enfin d’elle et lui demanda si elle avait faim. A vrai dire ce n’était pas le cas, mais elle n’allait évidemment pas le lui dire. Elle préférait simplement passer un peu plus de temps avec lui, alors si c’était autour d’un dîner, elle accepterait volontiers. « Oui, très. Je t’attendais pour le dîner. » Ses lèvres contre sa joue, ce corps ci près du sien, elle avait l’impression qu’elle n’allait plus tenir longtemps auprès de lui. Elle avait une grande envie de le toucher, de le sentir près d’elle, mais elle avait renoncé à tout ceci depuis bien longtemps. Elle se contenta d’en profiter et de sourire. Elle leva alors les yeux vers lui pour lui demander. « Où allons-nous ? Nous serons que tous les deux n’est-ce pas ? Je n’ai pas très envie d’être en compagnie d’autres personnes, je suis déjà épuisée… » Elle s’était un peu éloigné de lui en attendant sa réponse pour aller ensuite se préparer.


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