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 Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait

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Will Edwards
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DATE D'INSCRIPTION : 02/12/2018
MESSAGES : 3

MessageSujet: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 9:46




" Quand on est mort, on ne sait pas qu’on est mort, c’est pour les autres que c’est difficile.
Quand on est con, bah c’est pareil !
"




"William Andrew Caleb Edwards"


◑ Nom Edwards, nom standard s’il en est ◑ Prénom(s) William Andrew Caleb, mais tous l’appellent Will ◑ Date et lieu de naissance 5 décembre 1993 à Phoenix en Arizona, mais à déménagé non loin d'ici à l'âge de 5 ans. ◑ Nationalité Amerlock ◑ Orientation sexuelle Pansexuel hétéromantique, même si pour l'heure il préfère autant ne pas trop user des plaisirs de la chaire autrement qu'en solitaire ◑ Statut civil Célibataire ◑ Profession et/ou études Il étudie l'informatique par correspondance et travail la journée comme caissier dans une supérette ◑ Quartier d'habitation Un petit 30m² à Downtown avec sa soeur ◑ Qualités et défauts de ton personnage
Silencieux :
Si William n’a rien à dire, alors il préfère autant ne rien dire.
Si cela n’a pas toujours été le cas, s’il fut une époque où le jeune homme se trouvait être expansif et volubile à l’extrême, cette dernière est désormais révolue. Il a assez brassé d’air pour le restant de ses jours ; s’est assez époumoné au profit de luttes aussi intempestives que veine et a assez crier contre un ennemi invisible pour savoir que cela n’en valait plus le coup. Pour peu que ça en ai un jour valu le coup, d’ailleurs. Simplement qu’il ne s’en était rendu compte que bien plus tard. Trop tard, diraient certains.

Timide :
Là aussi, ça n’a pas toujours été le cas. Ou plutôt, il n’a pas toujours assumé cette partie de lui, préférant la cacher et l’endiguer au profit d’une idéologie adolescente se basant sur « celui qui crie le plus fort, qui se tient le plus droit, le plus en avant est celui qui dominera le monde ».
Mais William n’a pas et n’a jamais eut le tempérament d’un vainqueur.
Il n’a et n’aura jamais cette facilité qu’on certains à lier des amitiés, des contacts qu’ils soient professionnels ou personnels. Il n’est pas de ceux capables de diriger une équipe ou un groupe sans heurt.
Bon acteur, il savait feindre la force et la confiance, la joie et la colère, le respect et la désobéissance. Il connaissait les règles d’un jeu dans lequel il était rentré bien trop tôt, de manière bien trop brutale. Malgré ça, il savait qu’il n’avait jamais réussi à en gagner ne serait-ce qu'une seule partie. Il était le pion, pas le joueur. En être conscient avait été la première étape de sa remise en question.
Lorsque tout s'était effondré, il avait décidé d’arrêter de faire semblant.
Aujourd’hui, s’il essaie de faire des efforts pour s’adapter à ce monde nouveau, il a encore énormément de mal à aller vers les autres. À fortiori depuis qu’il a appris pour sa maladie.

Franc :
S’il est une chose qui n’a pas changé chez lui, c’est bien sa franchise.
D’aussi loin que puisse remonter ses souvenirs, William n’a jamais aimé les faux semblant, les non dits et les mensonges.
C’est en partie cette haine du faux qui l’a poussé plus jeune dans la vie qui fut la sienne. Il n’a jamais supporté qu’on lui cache des choses, qu’on lui sourit par devant pour mieux se l’enfiler sitôt qu’il aurait le dos tourné.
Même ses propres géniteurs lui avaient plus d’une fois menti, il le savait. Pour son bien, certes, mais à cette époque ingrate qu’était l’adolescence, le bien et le mal se distordaient dans un tourbillon d’hormones l’empêchant de réfléchir correctement.
Il ne supportait pas qu’on le traite comme un enfant, qu’on remette en doute sa capacité à comprendre, à accepter la vérité telle qu’elle était et non pas telle qu’on voulait qu’il la voie.
Il se pensait mature, plus intelligent que d’autres, mais il n’était en réalité qu’un jeune comme un autre.
Un jeune que ses idéaux et son fort tempérament ont poussés à faire de mauvais choix.  ◑ Avatar Cody Fern ◑ Groupe Aucune idée. Aucun ne correspond vraiment ◑ Crédits Moi-même ?

L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire



Tics et manies et de ton personnage
Will est un garçon plutôt effacé. Un astre qui, brillant de mille feux dans sa prime jeunesse, semblait s'être entièrement consumé pour ne plus laisser qu'une coquille vide et fumante.
En règle générale, il parle peu. Il préfère observer. Analyser. Appréhender la meilleure façon de se fondre dans la masse. De ne pas faire de vague.
De ne pas se faire d'amis non plus.
Parce qu'il ne sait pas ce que c'est, les amis. Les vrais. Pas ceux qui t'entrainent dans la déchéance à leurs côtés.

Lorsqu'il est stressé, qu'il réfléchit ou tout simplement qu'il s'ennuie, il n'est pas rare que Will passe une main dans ses cheveux hirsutes, déstructurant l'ersatz de coiffure qu'il arbore quotidiennement.
Le petit cocon de ton personnage
Il habite Downtown, dans l'appartement de sa petite soeur. Un petit F2 de 30m² contenant un salon/cuisine ainsi qu'une chambre/bureau. Il dort dans le salon, sur le canapé. Réveillé au chant du cock par une Ashley partant étudier à l'université.
Que pense t-il de la ville de Los Angeles ?
A dire vrai, il n'en pense pas grand chose.
Il y a du bon comme du mauvais dans cette ville.
Cité hétéroclite de toutes les couleurs et de toutes les catégories sociales. Les noirs avec les jaunes, les rouges avec les blancs, les riches passants à côté des plus pauvre allongé à-même le pavé en plissant le nez de dégoût. Petit bourgeois priant pour que ce déchet humain n'ai pas souillé ses chaussures qui auraient pu lui permettre de se sustenter pour le mois...
Il avait vécu ici à la fois les plus belles et les pires années de sa vie.
Et pour ça, Will devait bien avouer qu'il n'était pas près de la quitter.
Pourquoi avoir choisi ce groupe ?
AUCUNE IDEE DE QUEL GROUPE PRENDRE ! TROP SECTAIRE.
Quel est le petit secret de ton personnage ?
Des secrets ? Sa vie entière en est un.
Son passé honteux, les répercutions qu'il a eu sur son présent...
Sa maladie, par exemple, est un secret qu'il préfère autant gardé caché. Seule sa soeur est au courant. Ni ses collègues, ni ses parents qu'il n'a revu qu'une seule fois depuis son retour dans la vie réelle ne sont au courant.
Ses amants ? Il n'a pas baisé qui que ce soit depuis... avant son entrée à la clinique.
Depuis qu'il a apprit pour son infection.

Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


Parce que nous sommes curieuses, forcément, nous allons te demander touuuuut un tas d'informations bien croustillantes à ton sujet. Ton prénom/pseudo Callum Ton petit âge 23 balais Ce que tu fais dans la vie à part tuer des gens Des études ? Reprises depuis peu... Personnage inventé ou scénario It's mine Où as-tu connu le forum? Partenariat d'un forum trouvé en partenariat d'un autre Un dernier petit mot ? J'ai du mal à comprendre quelles questions sont pour moi et lesquelles sont pour Will dans mon profil mdrr

Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque

Code:
[url=url de la fiche de présentation][color=red]◑[/color][/url] <span class="titlecat1">Cody Fern</span> - Will Edwards
[b]Will Edwards : [/b][i]Downtown[/i]
[b]Will Edwards : [/b] [i]Caissier et étudiant en informatique[/i]





Dessine-moi un mouton




« Va bien te faire foutre ! »
Cria un jeune homme à moitié nu à destination d’un autre d’âge moyen, le regard fuyant et ses vêtements serrés contre son corps gras et flasque.
Ni une ni deux, ce dernier s’éloigna du lit qu’il venait de quitter et de cet homme aux antithèses de sa personne. Le garçon allongé était d’une maigreur extrême et ses yeux injectés de sang semblaient fixer le néant.
Enfilant son pantalon taille XL sous le regard vitreux du plus jeune, il observa une dernière fois son visage déconfit et ravagé par la drogue avant d'abdiquer et sortir de la poche arrière de son jean un porte-feuilles ayant sans nul doute connu des jours meilleurs pour lui tendre cinq billets de vingts dollars. « C’est toi qui te fais foutre Will… Et c’est la dernière fois que je paie pour tes conneries ! »
En réponse à ces mots, l’ainsi nommé grogna. Toujours allongé sur le lit, il n’avait même plus la force de se lever récupérer les billets que le plus âgé finit par poser sur l’oreiller trempé de sueur et de sperme qu’il venait de quitter.
« Tu dis ça, mais tu finis toujours par revenir » Répondit le plus jeune d’une voix presque éteinte, lointaine. « C’était vrai, mais ça à changé… Regarde toi, t’es une loque ! Tu étais pourtant si beau il y a encore trois ans… Je refuse de continuer à baiser une poupée de chiffon utilisant toute ma thune pour se transformer toute seule en Zombie. Même moi, je sais que je vaux mieux que ça ! Et toi aussi. Adieu Will. En espérant que la prochaine fois que je verrais ton nom, ce ne sera pas dans la rubrique nécrologique du journal »


Ca c’était passé il y a deux ans, onze mois, une semaine et cinq jours.
William s’en rappelait encore parfaitement, de cette journée, de cette discussion et de la nuit qui avait suivie.
Il se rappelait des jours qui défilaient inlassablement, de la prise de conscience lente et douloureuse qui avait suivie cet électrochoc.
Car lorsque William avait tenté de rappeler cet homme, l’un de ses meilleurs clients depuis plusieurs années, il n’avait reçu aucune réponse.
Pire. Il tombait à chaque fois sur son répondeur.
Il l’avait bloqué.
Cet homme gras, cet homme au visage ingrats et à la calvitie déjà bien entamé l’avait bloqué.
Cette erreur de la nature, ce déchet ne pouvant rêver mieux que lui dans son lit, ne pouvant espérer baiser un jour quelqu’un d’aussi jeune et d’aussi docile que lui l’avait bloqué.
Il n’était pas le premier de ses clients à le laisser tomber au profit d’autres putes en meilleur état, mais il était l’un des plus anciens et l’un des plus laid.
Si même lui ne voulait plus de son corps maigre et contusé, c’était que vraiment quelque chose n’allait plus.
C’est suite à cette prise de conscience que William,  22 ans et allongé sur le matelas miteux de son studio tout aussi insalubre décida de réagir.


Né un matin de décembre de l’an 1993, William est le fils d’Anna et de Daniel Edwards, respectivement serveuse dans un petit restaurant de quartier et employer de bureau.
Des parents normaux pratiquant des emplois normaux et percevant un salaire tout aussi normal.
Normalité était le maître-mot chez eux. Il ne fallait jamais et en aucun cas sortir de cette norme.
Cette norme rassurante, cette stabilité et ces repaires qu’ils avaient mis toute une vie à construire, à gagner.
Lorsque trois ans plus tard ils mirent au monde Ashley, la sœur cadette de William, ils furent enfin comblés. Ils étaient une famille normale, avec deux beaux enfants tout aussi normaux qu’eux.

C’est dans ce climat que le jeune homme grandit, apprenant à se fondre dans la masse et ne jamais sortir du rang. Il devait faire de son mieux à l’école, aider aux tâches ménagères et surtout, surtout, ne pas faire de vague.
Quelle ne serait pas la déception de ses parents si un jour l’école appelait pour leur signifier que leur enfant chéri avait outrepassé ses droits et s’était permit, par exemple, de répondre au prof. Ou s’il avait accumulé trop de retard et devait rester après les cours… Non, ce genre de choses était inconcevable pour des personnes aussi normales que les parents Edwards.

Bridé, emprisonné dans un carcan de normalité, William s'était rapidement sentit étouffé.
Il aimait ses parents, oui, et il savait que ces derniers l’aimaient au moins tout autant, mais il ne supportait tout simplement pas cette façon qu’ils avaient de le lui montrer.
Il ne supportait pas ces sourires, ces faux semblants, ces non dits et tous ces mensonges qu’ils servaient aux profs, aux voisins, aux amis et même aux parfaits inconnu croisés au détours d’une ruelle afin de justifier de leur plus stricte normalité.
Cette mascarade aurait pu être risible si elle n’était pas aussi déprimante.
Même à 8 ans, le garçon se rendait compte que quelque chose n’allait pas.
Pourquoi s’incliner devant des personnes qu’on s’empressait d’insulter une fois rentrer à la maison ? Pourquoi inviter des voisins à déjeuner si c’était pour critiquer leurs rideaux sitôt ceux-ci rentrés chez eux ? Pourquoi toutes ces amitiés factices, tout ces sourires qui lui donnaient la nausée ?
Et surtout, pourquoi se ravir de tant de faux, de temps d’artifices ?
Il ne comprenait pas.
Parfois, il s’enfermait avec Ashley dans leur chambre et il tentait de lui expliquer sa façon de penser, de faire comprendre à sa petite sœur de 6 ans que ce n’était pas normal d’être aussi normal.
Il ne savait pas si sa cadette comprenait ce qu’il lui disait, mais mettre des mots sur ses pensées lui faisait un bien fou.
Mais bientôt, ce ne fut plus suffisant.

Lorsque vint l’adolescence, que ses hormones se mirent en rute et qu’il devint de plus en plus compliqué de garder pour lui toute la rancœur qu’il avait emmagasinée durant son enfance, il finit par craquer.
D’abord simplement, avant que ses dérives ne virent au crescendo. Il commença par désobéir à ses profs à l’aide de légères boutades ou de retards, puis resta traîner avec ses potes après les cours plutôt que de rentrer directement chez lui. D’abord une heure, puis deux…
Ensuite vinrent les cassent…
William n’était pas con, simplement rebelle.
Il ne voulait pas finir en prison, non. Il voulait simplement remuer un peu ses parents. Il ne désirait que de les faire sortir de leurs gongs. Leur faire perdre toute cette flegme lui étant devenu au fil des ans viscéralement insupportable. Il rêvait de faire exploser au grand jour tous les non dits.
C’est ainsi qu’arrivé au lycée il commença à fréquenter les mauvaises personnes. La mauvaise graine. La racaille.
Si jusqu’alors il s’était contenté de défier ses profs, de sortir le soir faire le pitre dans les rues et de voler quelques bricoles dans les supérette de quartier, il s’apprêtait désormais à passer supérieur.

À 15 ans, il rencontra Logan lors d'une soirée en compagnie de certains infréquentables de son bahut.
Il était tout ce que ses parents avaient toujours détesté. Tout ce dont ils avaient passé leur vie à nier l’existence.
Son aîné de 3 ans, Logan était un caïd affirmé ; couvert de tatouages tous plus abracadabrant les uns que les autres, de piercings en veux tu en voilà et de traces de coups et de mutilation.
Il ne respectait que ses propres règles et n’hésitait pas à s’en prendre physiquement à ceux tentant de se mettre en travers de son chemin.
Il était également revendeur de drogue à ses heures perdues.

C’est lui qui initia Will au cannabis, aux buvards, aux amphets et, plus tard, à la cock.
C’est lui qui, pour la première fois de sa vie, parla au garçon comme à un égal.
Lorsque Logan s’adressait à lui, il ne passait pas par quatre-chemins, ne le prenait pas pour un gamin limité et incapable de comprendre ce qui était bien pour lui. Lorsqu’il lui parlait, Will se sentait enfin exister.
Il était conscient que ce qu’il faisait était mal, mais on lui avait tellement toujours dit de bien faire qu’il avait décidé de s’en foutre.
Il voulait vivre par lui-même, c’était aussi simple que ça.
C’est à cette période là qu’il se fit ses tatouages et ses piercings, dans des instituts illégaux, par des tatoueurs tout sauf certifiés et dans des conditions désastreuses. Un tatouage de doigt fièrement dressé au niveau du pubis ainsi que deux piercing au niveau des clavicules.
C’est sûrement là que tout à commencé…

Et il a vécu, un temps, avant de se contenter de survivre.
Lorsqu’il eut terminé le lycée, ses parents le dégagèrent de chez eux. Il arrivait sur ses 18 ans et, s'il était encore mineur, ils savaient que jamais cet être abjecte qu'ils avaient prit pour leur fils n'irait se plaindre dans l'état actuel des choses. De toute manière, Will lui-même n'avait aucune envie de partager le même air que ses géniteurs.
Depuis ses 12 ans, il ne se passait pas une seule journée sans que parents et enfant ne se prennent la tête, faute de compréhension et de discussion. Will voulait leur montrer que le monde allait bien au delà de leur simple quotidien bien rangé et insupportable de banalité et eux voulaient faire taire cette haine et cette colère suintant par chaque pore de la peau de leur fils unique. A chaque jour, ils s'évertuaient à le raisonner et feindre le contrôle devant amis et voisin « Ahah, William ? Il traverse une phase, ne vous inquiétez pas. Bientôt il comprendra que ces bêtises et ce look ne lui apporteront rien de bon... Et puis, tant que ses résultats ne suivent pas son comportement... » Car malgré sa rébellion, le jeune-homme faisait de son mieux pour ne pas que ses résultats en pâtissent. Pas pour eux, mais pour lui. Et au milieu de tout ça, Ashley. Sa petite soeur si sage, si effacée. Presque oubliée au travers du tumulte de la vie de son aîné.
Anna et Jake avaient honte, terriblement honte de ce drogué qui se disait être leur fils, et Will avait honte d'avoir des parents aussi fermés d'esprits, aussi normaux...
Si à cette époque l'adolescent consommait déjà régulièrement plusieurs types de stupéfiant, il n’en était pas encore à un point critique et il lui arrivait de conserver de longues périodes de lucidité.
Ce qui ne fut plus le cas sitôt qu’il commença à vivre seul…

Il avait besoin d’argent pour trouver un logement, mais pas assez de temps pour trouver un travail…
S’il vivait sous les ponts, il serait trop sale pour tenter des entretiens d’embauche et s’il voulait avoir de quoi s’entretenir, il lui fallait d’abord un appartement… Un ami de Logan avait accepté de l'héberger quelques temps, mais à condition qu'il pait une partie de loyer. Dans ce monde, rien n'était jamais gratuit.
C’est à ce moment là qu’il décida de vendre de la cam, puis son corps, plus par la force des choses que par réel intérêt.
Et cette pratique lui permit de se trouver un petit studio à peine salubre qu'il loua à un propriétaire peu scrupuleux se moquant pas mal de son âge et de sa condition tant que l'argent rentrait dans ses poches à chaque fin de mois, mais à quel prix ?
Son corps le dégoûtait. Il voulait oublier.
Et quoi de mieux pour oublier qu’on se répugne qu’un paradis artificiel ?
Sauf que même sa trêve lui revenait chère.
Alors, pour oublier qu’il devait vendre jusqu’à sa dignité, il était obligé de multiplier les passes.
Un cercle vicieux se créa alors. Il baisait pour avoir de quoi payer sa dope lui permettant d’oublier qu’il baisait pour gagner de quoi la payer.
Il vécut ainsi pendant plus de 4 ans avant de finalement se ressaisir.

Le sevrage fut la période la plus horrible de toute sa vie.
Aujourd'hui encore lorsqu'il se sent nauséeux il a l’impression que c’est ce cauchemar qui va recommencer. Encore et encore.
Des journées entières passés à vomir sa bile, à se tordre de douleur dans son minuscule studio, seul et abandonné de tous.
Des mois à se demander si tout ça valait vraiment le coup, s’il ne devait pas plutôt abandonner et replonger dans la drogue, voir tout simplement se jeter du haut de son balcon en espérant atterrir la tête la première sur le bitume.
Même la mort devait être moins douloureuse que ce qu’il vivait à ce moment là.
Mais il tint bon.
Après plusieurs semaines à tenter de se sevrer seul, un voisin finit par alerter la police qui elle-même alerta les secours qui s’occupèrent de conduire le jeune homme alors aux portes de la mort jusqu’à une clinique en périphérie de Los Angeles.
Il y passa près d’un an, passant de 45 à 65 kg.
C’est dans cette clinique qu’il apprit qu’il avait été contaminé par le VIH, le "Virus d’Immunodéficience Humaine", sans savoir ni par qui, quoi, ni quand. Tout ce qu’il savait, c’était que ses T4 étaient légèrement en dessous de la moyenne et que, s’il ne commençait pas tout de suite un traitement, il pourrait devenir l’un des rares Sidéens des années 2010. Il en était à moins de 400 T4 lorsqu'il commença sa trithérapie.
Ce fut là bas également qu’il apprit pour la mort de Logan. Une overdose, sans doute. Peut-être une maladie opportune ou une cirrhose du foie...

Lorsqu’enfin il eut le droit de sortir, sa sœur l’attendait sur le pas de la porte.
C'était la première fois en cinq ans qu'il la revoyait et il avait bien failli ne pas la reconnaître tant elle avait changé. Elle était devenue une femme.
C’est elle qui l’accueilli, leur parents toujours fermement décidés à ne plus rien avoir à faire avec lui.
C’est elle qui lui permis de retrouver pied dans cette réalité qu’à force de poursuivre il avait fini par fuir.
Elle aussi qui l’aida à trouver un travail, à ne pas perdre l’équilibre alimentaire que lui avait offert la clinique. A retrouver son amour propre vendu aux dealers…
C’est elle qui lui conseilla de se mettre au sport, de reprendre possession de ce corps lui faisant horreur. De se trouver un passe-temps afin de ne pas penser à replonger à chaque fois que l’ennuie et que le doute irradiait son coeur blessé.
C’est encore elle qui l’accompagna à l’acceptation de cette maladie si honteuse, cette ombre du passé dont il ne pourrait plus jamais se défaire et qui resterait à jamais là à lui rappeler ses erreurs d’antan.
Elle fut son unique soutient lorsqu’il lui annonça qu’il avait trouvé un métier de caissier dans cette même supérette qu’il avait tant de fois dévalisé plus jeune. Packs de bières et playmobiles. Utilitaire ou simple rébellion pubère.
Et elle se jeta dans ses bras lorsqu’il lui parla de son projet de reprendre ses études. Cours par correspondance en parallèle de son métier. Cours d’informatique. D’infographie. Des compétences qu’il touchait déjà du doigt et qui, une fois siennes, lui permettrait de gagner sa vie par lui-même. D’être son propre patron si le coeur lui en disait.
Il voulait reprendre sa vie là où il l’avait laissé, il y a de ça 8 ans.
Grace à son boulot de caissier, il pouvait subvenir à ses besoins scolaire ainsi qu’à une partie des courses et du loyer, sa soeur le laissant vivre chez elle aussi longtemps qu'il en aurait besoin.
Depuis leur retrouvailles, ils s'étaient énormément rapproché.
Ashley avait bien grandit. Elle était devenu une femme aussi belle que sage et son soutient était sans doute l'unique chose qui faisait que Will tenait bon malgré ses envies de rechutes.

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Matthew McGregor
Admin Christian Grey toi même !
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DATE D'INSCRIPTION : 13/03/2016
MESSAGES : 4368

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 11:13

Bienvenuuue parmi nouuus cute
Et les questions sont pour toi ahah Razz
Bon courage pour ta fiiiche coeur
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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
MESSAGES : 1072

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 12:13

Bienvenue parmi nous hug
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Pénélope Solète
Admin hystérique
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DATE D'INSCRIPTION : 02/06/2016
MESSAGES : 844

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 17:05

Bienvenue **
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Ellie Fields
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DATE D'INSCRIPTION : 07/11/2018
MESSAGES : 164

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 21:14

Bienvenue parmi nous & fighting pour ta fiche. fight
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Will Edwards
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DATE D'INSCRIPTION : 02/12/2018
MESSAGES : 3

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 21:37

Merci à vous tous ! J'vais tenter de faire au mieux Wink Wink
Même si du coup là ça va être chaud en semaine xD
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Voir le profil de l'utilisateur
Young-Soo Rhee
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 26/11/2018
MESSAGES : 32

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 21:59

Bienvenue par ici ! ^^
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Olivia P. Scott
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 01/10/2018
MESSAGES : 159

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Dim 2 Déc - 22:02

Bienvenue parmi nous & bon courage pour ta fichette! coeur
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Voir le profil de l'utilisateur
Alastar Black
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DATE D'INSCRIPTION : 15/09/2017
MESSAGES : 1107

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Lun 3 Déc - 9:33

Mais c'est qu'il est cute celui-ci huhu
Bienvenue parmi nous hug
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Damian Baker
Admin Napkin Head
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DATE D'INSCRIPTION : 23/11/2017
MESSAGES : 173

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Lun 3 Déc - 19:00

En fait, on réalise que l'on a posté trop tôt et que tu n'as pas posté la 2nde partie de la fichette *-* mais pas grave, tu pourras la poster avec la première partie cute
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A. Christopher Canovas
Admin super nanny
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DATE D'INSCRIPTION : 11/02/2016
MESSAGES : 278

MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   Hier à 10:33

Hello toi cute

Alors, il me manque le choix d'un groupe tout de même pour pouvoir te valider et aussi mettre l'url de ta fiche dans la partie du code cheers

Pour le groupe, dit toi qu'il y a les romantiques, les fêtards, les réfléchis et les sanguins, il faut que tu en choisisses tout de même un Smile
Pour les questions dans ton profil, le "in love with" est bien pour ton personnage cute
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MessageSujet: Re: Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait   

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Will Edwards, ou le joueur éternellement insatisfait
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