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 « J'ai seulement choisi l'étoile que j'aimais et depuis ce temps-là je dors avec la nuit. » + Héloïse ♥

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Matthew McGregor
Admin Christian Grey toi même !
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MessageSujet: « J'ai seulement choisi l'étoile que j'aimais et depuis ce temps-là je dors avec la nuit. » + Héloïse ♥   Ven 7 Déc - 22:16

Il était rare que Matthew soit sujet à de fortes angoisses. En règle générale, il affichait une nonchalance qui collait à son état d’esprit. Guère d’un naturel inquiet, son attitude contrastait fortement avec son caractère habituel. D’aucun qui l’aurait vu ainsi jugerait que cela n’augurait rien de bon –en cause de ses humeurs froides et sévères– et se serait empressé de ne pas croiser son chemin. Toutefois, nul trouble professionnel ne venait ébranler son esprit. Le sujet demeurait pleinement personnel, raison pour laquelle il se trouvait à nouveau dans un café d’un quartier plutôt lambda autrement qu’à son bureau en train de travailler. Pourtant, ce n’était pas les dossiers qui lui manquaient, néanmoins, d’autres affaires plus urgentes requéraient toute son attention. Songeur, ses doigts jouaient négligemment avec la bague d’Héloïse. Ce fameux bijou qui scellait dans ses reflets discrets tous les secrets de leur amour et les promesses immuables. Matthew éprouva un léger pincement au cœur. Parmi toutes ces promesses, celle d’une sincérité intangible était de rigueur. Ils ne devaient plus rien se cacher. Plus aucun secret. Une franchise à toute épreuve, après que les mensonges aient failli les détruire tous les deux. Cependant, le poète jugeait qu’il en était mieux ainsi. Avec Héloïse maintenue dans le secret. Pas avant qu’il ne soit pleinement certain de ses doutes. Inutile de l’effrayer pour rien ou de l’inquiéter outre mesure. Matthew la savait forte et courageuse, mais il ne considérait pas nécessaire de la mettre immédiatement dans la confidence et de l’exposer à ses craintes. Après tout, ce n’étaient que de simples suppositions… Des questionnements qu’il souhaitait éclaircir. Il voulait en avoir le cœur net.
Presque comme la première fois, Matthew fut étonné de l’aspect terriblement quelconque de l’homme à qui il avait confié cette charge de mener l’enquête. Un détective privé. Rien de plus logique pour amorcer une enquête toute en discrétion. Pour cela, l’éditeur lui vouait une confiance totale. Désormais, il était temps d’avoir des premières réponses. Après des brèves civilités, ils rentrèrent dans le vif du sujet. « J’ai pu trouver quelques informations sur leur vie. En premier, j’ai pu tracer leur voyage jusqu’en Italie où ils ont vécu quelques années. Ils s’y sont même mariés en été 2014. A vrai dire, il n’y a pas grand-chose à noter quant à cette période. De ce que j’ai pu en tirer, ils étaient un couple plutôt discret. Profondément amoureux l’un de l’autre. » Pour tout dire, Matthew n’était pas passionné par ces informations. Pas plus qu’il n’était ravi d’apprendre que son meilleur ami et son ex-fiancée coulaient des jours heureux sous le soleil latin. Toutefois, il ignorait qu’il y avait eu mariage. Jane n’en avait jamais fait mention. « Mais concernant la mort de James ? » L’éditeur nota un éclat dans le regard de l’homme assis en face de lui. « Pour être honnête, c’est là que ça devient assez intéressant. » Il sortit des papiers de son sac pour les montrer à Matthew. Au premier coup d’œil, il s’agissait de certificats de décès, de rapports d’accident. Il attendit la suite. « Le 4 janvier 2016, James Parker meurt dans un accident de voiture. Un bête accident sur une nationale en pleine nuit. Sa femme témoignera qu’il l’avait appelée un peu plus tôt, complètement bourré. Le véhicule aurait dégringolé d’une falaise, manquant de terminer dans un court d’eau. Aucun corps retrouvé, mais l’enquête a conclu qu’il avait dû être éjecté de la voiture au moment de la chute, terminant tout droit dans le précipice. Du moins, c’est ce que croient les autorités. » - « Et vous, que croyez-vous ? » Le détective se recala plus confortablement dans sa chaise, observant Matthew avec sérieux. « Qu’il y a une possibilité pour que James Parker soit toujours en vie, et je compte bien le découvrir. »

***

Grande heure. Grande jour. L’anniversaire d’Héloïse. Et comme il n’était pas du ressort de Matthew de faire les choses simplement, ce dernier avait eu une idée toute particulière pour fêter ce jour comme il se devait. Dans la confidence, une certaine brune surexcitée et un directeur de comédie musicale plutôt rigide. Toutefois, le jeu en valait la chandelle. Et toute la journée, il lui avait fallu se faire violence pour ne pas révéler l’information à la belle de son cœur, ni même se fendre d’un message pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. En outre, il aurait pu le faire puisqu’ils les avaient pourvus l’un et l’autre d’un téléphone portable. Toutefois, il était un homme qui aimait ménager son suspens. Un homme d’effet. Si bien que lorsqu’il se retrouva le soir à débarquer au conservatoire, il était plus qu’impatient de découvrir la tête d’Héloïse. Cependant, ce fut celle de Naïa qui s’afficha en premier sur le parking. Elle tirait derrière elle une grosse valise. « Matthew !! J’ai tout ce que tu m’as demandé ! Voilà la valise et le passeport. Tu n’as pas idée comme j’ai dû chercher pendant des heuuures pour le trouver. Est-ce que tu crois sérieusement qu’elle le cachait dans une boîte à l’intérieur de la maison de son lapin ? Qui fait ça ? Qui ?! » La jeune femme secoua la tête, éloignant du revers de main le sujet. Enfin bref, là n’est évidemment pas la question ! Et sa valise, j’ai fourré de tout dedaaans ! Elle devrait trouver son bonheur ! Roh là là ce que ça va être excitant ! Tu as tellement eu une idée de génie concernant… » - « Oui oui, Naïa. Merci beaucoup pour ton aide, mais je suis un peu pressé là. » Un véritable moulin à paroles celle-là. Pas étonnant qu’elle soit la meilleure amie d’Héloïse. Néanmoins, elle était plutôt attendrissante dans son genre. Avec un grand sourire, elle lui indiqua qu’elle se trouvait dans sa propre loge, à organiser toutes les affaires pour la nouvelle représentation de demain. Il se hâta donc de fourrer la valise dans son coffre, puis de rentrer dans le bâtiment et de trouver le chemin de la loge de Naïa. Il toqua en premier, heureux de pouvoir entendre la voix de sa dulcinée de l’autre côté. Il ouvrit la porte, la refermant aussitôt pour s’assurer qu’ils soient bien seuls. « Si j’en crois mon fidèle agenda, il me semble que quelque chose d’important se déroule aujourd’hui. » dit-il d’un ton malicieux. La bonne humeur d’Héloïse fut contagieuse. Il la réceptionna dans ses bras et apprécia ce merveilleux baiser qu’elle lui exigea. « Joyeux anniversaire, miss Bennett. » murmura-t-il contre ses lèvres une fois qu’ils n’eurent plus de souffle. La tenant serrée tout contre lui, il caressa sa joue, une lueur particulière dans le regard. « Ce soir, je dois partir en voyage d’affaire. Une petite visite de courtoisie avec nos agréables collaborateurs. Ça te dirait de venir ? » A l’expression interloquée de la brune, il ajouta. « A vrai dire, ce n’est pas vraiment une proposition. Tout est déjà prêt pour qu’on parte. » Il avait même trouvé une remplaçante pour que Goldstein ne s’ulcère pas de perdre une assistante. Il afficha un sourire mutin sur ses lèvres. « Dis-moi, tu connais le Japon ? »
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Héloïse Bennett
Admin Sucrette
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MessageSujet: Re: « J'ai seulement choisi l'étoile que j'aimais et depuis ce temps-là je dors avec la nuit. » + Héloïse ♥   Dim 9 Déc - 22:26

Quand à seize heures, j’ai regardé mon téléphone pour la 839498ème fois, je me suis dit qu’il ne m’enverrait pas de messages, ni ne m’appellerait. Que visiblement, c’était une journée bien trop ordinaire pour lui, et qu’il avait visiblement oublié. Oui, oublié mon anniversaire. Et autant dire que la frustration a été bien grande. Mon téléphone n’a pa cessé de vibrer, sonner en raison des messages, appels que j’ai reçu de la part de ma famille et de mes amis. J’ai même mangé le midi en compagnie d’Elsa et de Naïa, profitant d’un peu de répit de continuer à bosser en vue de la représentation à venir. Mais de Matthew, je n’ai rien eu et ce silence m’a un peu attristée. Même si je n’ai pas cessé de lui trouver des raisons. Trop de boulot, une Jane qui devait l’enquiquiner grandement, un père autoritaire et envahissant, et puis notre relation secrète. C’est sûr qu’il en a des choses en tête… mais quand même… Juste un joyeux anniversaire m’aurait fait plaisir. Mais non, rien du tout. Au lieu de cela, j’ai surtout passé mon temps à avoir de l’espoir en entendant la sonnerie de mon téléphone mais à chaque fois, la déception arrivait au grand galop. Aussi, j’ai fini par ranger mon téléphone, d’un geste rageur, dans mon sac à main, rangé dans le vestiaire. Tant pis pour ceux qui voudront m’avoir. Malgré cela, même si mon téléphone demeure loin de moi, je n’arrête pas d’y penser et je continue mon travail, en étant un peu ailleurs. Ceci dit, heureusement il y a Naïa pour me remonter le moral, qui ne cesse de chanter Joyeux Anniversaire à chaque fois qu’elle me croise, ayant eu le culot de le chanter en pleine répétition, me faisant me ratatiner sur place pendant que tout le monde a repris en chœur. Et pendant ce temps… silence radio pour mon petit-ami. Enfin, je pense… Puisque désormais, mon téléphone est rangé et plus du tout dans mes mains. Ce n’est pas grave, j’ai du travail jusqu’à tard ce soir et quand je rentrerais à la maison, il sera une heure avancée de la nuit et je n’aurais plus besoin de vivre cette journée d’anniversaire. Ce sera le lendemain ! Et tant mieux, j’oublierais qu’il a zappé de m’appeler ce jour-là. « Enfin quand même quoi… » Je pépie sur un ton impatient, occupé à ranger les tenues de Naïa par ordre d’apparition, profitant d'être seule dans la loge. « Bon, d’accord. Ce ne sont que mes vingt-six ans… Mais quand même… Je pensais qu’il n’oublierait pas. En plus… Organisé comme il est, il aurait pu le noter sur son agenda… « Anniversaire de la stagiaire » ou « aller au pressing » qui voulait dire, j’appelle ma copine et je lui chante happy birthday to you my love… » Et sinon, j’ai des revendications dans la vie et je le vis très bien.

Tout à coup, on toque à la porte, bien que Naïa ne soit pas là. Ça ne m’empêche pas de glapir un « KWAA ?! » Légèrement rageur mais bon, ma mauvaise humeur va passer. Et effectivement, elle passe comme la neige fond en plein désert. Elle s’évapore alors qu’un Matthew sauvage apparaît. « Matthew ?! » Oui, sur le coup, je suis bien bête alors qu’il m’apprend une chose fondamentale : il n’a pas oublié. Je répète: IL N'A PAS OUBLIÉ. « Rhooo que je t’aime toi !! » Je m’exclame venant vers lui afin de me jeter dans ses bras. Tout sourire, et là, j’ai droit à mon vœu d’anniversaire tant désiré avec un baiser passionné qui me laisse pantelante, une fois que nous y mettons fin. « Je suis tellement heureuse de te voir même si ce n’est que peu de temps… J’ai une représentation ce soir… » J’esquisse une moue attristée, même si je suis trop contente qu’il soit venu me voir, finalement. « J’aurais tellement aimé rester avec toi… Que vas-tu faire, toi, ce soir ? » Et là… je tombe sur les fesses. Bon d’abord, je dois avouer que je me suis sentie carrément malheureuse à l’idée qu’il puisse partir en voyages d’affaires… mais cette tristesse s’envole aussi vite quand j’apprends que je fais partie de l’aventure. J’en suis même bouche bée, surtout quand il dit que tout est prêt – peut-être pour lui, mais pour moi ? Et mon travail ? – et quand il dit le mot « Japon », je me sens encore plus surprise. « Mais… Je… Et ici… Et les … Enfin… » Je bredouille ne sachant plus où donner de la tête. « Matthew… Je travaille ce soir… » Mais je me tais en fixant son visage malicieux et son expression McGregorienne qui veut dire qu’il a visiblement tout prévu. Ça expliquerait pourquoi Naïa a paru super bizarre et empressée de vérifier si je n’avais pas son pull vert dans ma garde robe. « Toi… » Je souffle d’une voix tendre. « Je suppose que je n’ai plus qu’à dire au revoir et à m’en aller avec toi, hein ? » Néanmoins, mon sérieux laisse place à une excitation sans nom. Je sautille comme une folle, l’embrassant fougueusement. « Et moi qui pensais que t’avais oublié !! Quelle idiote je fais !! » C’est fou comme je suis ravie. Et dire qu’il y a quelques minutes, encore, je pestais contre le monde entier.

***

Excitée comme une puce, je ne peux contenir ma joie de me trouver dans l’avion avec Matthew, assis l’un à côté de l’autre. « Mon dieu… Mon dieu… Mon dieu… Mon dieu… » Je tape dans mes mains discrètement, ne cessant de rire, de m’exclamer, de regarder les films.. On dirait une enfant qui découvre l’avion pour la première fois de sa vie. « On va au Japon !! On va au Japoooon ! Nihaaahoooo Madame ! » Je salue une hôtesse de l’air nipponne avec un grand sourire avant de me tasser dans mon fauteuil, pouffant de rire. « Il faut que je me calme. » Non parce que si ça continue, on va me foutre chez les deuxièmes classes. Mais la joie d’être là est tellement grande. Nous avons tant galéré ces temps-ci, que cette fois, je sais qu’on pourra profiter sans craindre d’avoir été suivi. « En tout cas, il va falloir que je me méfie la prochaine fois ! Avec Naïa, vous avez été des sacrés filous, j’étais à mille lieux de me douter de quelque chose ! » Autant dire que la surprise est réussie. « Et personne n’a eu de soupçon concernant ce voyage ? » Non parce que si on croise Jane, je lui ferais avaler des baguettes. Hors de question qu’elle me gâche mon séjour d’anniversaire.
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Matthew McGregor
Admin Christian Grey toi même !
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MessageSujet: Re: « J'ai seulement choisi l'étoile que j'aimais et depuis ce temps-là je dors avec la nuit. » + Héloïse ♥   Jeu 13 Déc - 19:44

Il n’aurait pas pu oublier l’anniversaire d’Héloïse. Matthew était un homme très méthodique et organisé. Il était rare qu’il rate un rendez-vous qu’il succombe sous le point d’un planning trop chargé. Il conservait toujours le fil de son calendrier, l’exemptant de s’approprier les talents d’une secrétaire sur ce sujet. Il était rigoureux, organisé, pointilleux. Toutefois, l’événement était autrement plus important qu’une réunion d’affaires ou un énième rendez-vous avec auteur capricieux. Nettement plus agréable surtout. Après avoir passé une longue journée à attendre de mettre à jour sa surprise, Matthew pouvait enfin retrouver sa belle à qui il n’avait donné aucune nouvelle. Mais le jeu en valait la chandelle. Il ne s'était guère torturé l'esprit longtemps pour trouver une idée de cadeau qui pourrait la ravir. Matthew n'était pas eu genre à faire les choses à moitié, mais pour cette fois-ci, il avait mis un point d'honneur à ce que cela soit grandiose. Quelquefois, il songeait à l'idée que cet anniversaire aurait pu être souhaité sans lui. Quelques semaines auparavant, ils n'étaient encore que de grands absents dans la vie de l'un et de l'autre. Il n'était pas censé revenir auprès d'elle. Alors, sûrement par volonté de remettre les choses dans leur juste ordre et un peu par culpabilité, le plan s'était enclenché naturellement dans son esprit. Et aussi surprenant et ironique que cela pouvait l'être  c'était son père qui avait allumé les lumières dans son esprit préoccupé. Lors d'une récente réunion, il avait été question de traiter de l'état des différents partenariats éditoriaux qu'ils possédaient à l'étranger. Le cas du Japon était évidemment parvenu. Matthew s'était porté volontaire pour effectuer ce voyage de pure courtoisie. Cela n'avait pas véritablement éveillé les soupçons de son père. Bien au contraire, il mettait sous le coup de son enthousiasme un besoin pressant de s'éloigner de Jane durant quelques jours. De plus, ils auraient la paix pour organiser ce mariage auquel Matthew ne portait aucun intérêt. Il n'était pas un grand passionné de la question et mieux valait qu'il soit à des kilomètres du problème plutôt que de répandre sa mauvaise humeur. L'aubaine avait été trop belle pour que Matthew ne décide pas immédiatement de mettre son plan à exécution. Il avait fallu mettre Naïa à contribution, solliciter Goldstein, faire preuve d'une grande discrétion pour qu'il en soit là ce soir, face à Héloïse, prêt à lui annoncer qu'ils allaient décoller tout droit vers le Japon. Ce pays prodigieux qui avait vu naître leur amour.

« Evidemment que tu m’aimes, je suis parfait ! » Un léger ton mcgregorien bien particulier avait accompagné ses paroles. Toutefois, son sourire mutin laissait clairement transparaître la plaisanterie. Il réclama à nouveau ses lèvres, très heureux du petit effet qu’il venait de créer en débarquant à l’improviste au travail d’Héloïse. Néanmoins, il ne fallait guère qu’ils traînent. Leur avion n’allait pas tarder à décoller, et même s’ils voyageaient en première classe, la compagnie aérienne ne les attendrait pas. Aussi dévoila-t-il leur destination prochaine, le cœur fou d’attendre la réaction de sa bien-aimée. Cette dernière qui fut totalement décontenancée. Sa nature sérieuse se mit à considérer ses responsabilités et son travail. Certes, elle ne pouvait s’improviser de telles vacances sur un coup de tête. Sauf que Matthew avait tout prévu en ce sens, et son expression le fit comprendre à la jeune femme. Habituée, elle devina bien vite. « En effet, tu es bien perspicace. Tout est déjà minutieusement prévu. Ta valise est dans mon coffre. J’ai ton passeport. Nous n’avons plus qu’à décoller ! » Et enfin, ce fut l’excitation qui gagna la brune, la faisant trépigner de bonheur et d’excitation à l’idée d’atterrir dans ce lieu paradisiaque. Sourire aux lèvres, front contre front, il murmura : « Joyeux anniversaire, mon amour. »

***

Héloïse était presque comme une enfant à côté de lui. Tout le long du trajet vers l’aéroport, elle n’avait cessé de s’extasier sur leur prochain voyage, agrémentant régulièrement son discours d’anecdotes sur leur première escapade au Japon. Pour le coup, la présence d’Héloïse s’était faite sur une fantaisie de l’éditeur. Il comptait la faire venir avec lui dès le départ, mais leur grosse dispute lui avait fait réviser ses plans. Sauf que lorsque la jeune femme s’était présentée à l’aéroport, réclamant qu’ils se réconcilient, il lui avait paru évident qu’elle devait venir. En soi, Matthew considérait qu’il s’agissait là de la meilleure décision qu’il avait pu prendre dans toute son existence. Et dans l’avion, il savourait de retourner au Japon avec Héloïse à son bras et dans son cœur. « Calme-toi, sinon tu vas finir dans la soute et je ne viendrai certainement pas te chercher. » plaisanta Matthew tandis qu’elle s’agitait de tous les côtés. Finalement, elle reprit ses esprits. Néanmoins, il ne pouvait s’empêcher de sourire et d’exprimer son ravissement de la voir si heureuse. Eux qui avaient tant souffert… « Oui, j’ai été agréablement surpris de la discrétion de Naïa. Elle qui parle tant, elle est parvenue à tenir sa langue. » Ce qui n’était pas forcément évidemment, compte tenu de son débit de parole et de sa propension à enchaîner les gaffes. « Non, personne n’a de soupçons. Au contraire, ils sont plutôt ravis que je m’envole à l’autre bout du monde tandis qu’ils préparent ce satané mariage. Je ne suis pas un fiancé très agréable et je crois que la dernière expérience de Jane lui a suffi. » Elle avait été verte de rage de voir tout ce qui avait été fait à ses affaires. Ses accusations s’étaient portées sur Matthew qui avait feint de ne rien savoir. Il s’était pris une gifle, mais cela en valait la chandelle. De toute manière, sans preuve, elle n’y pouvait rien. Même si leurs plans avaient été modifiés, Matthew gardait un très bon souvenir de ce weekend avec Héloïse. Il attrapa l’un de ses mains, la portant à sa bouche pour y déposer un baiser. « Tu ne m’en voudras pas, je n’ai pris qu’une seule chambre cette fois-ci. Je me suis dit que ce serait plus simple pour parler affaires. » Sourire aux lèvres, il observa Héloïse rougir comme elle savait si bien le faire. Ce séjour promettait d’être plus merveilleux encore…

***

Ce fut un soulagement de sortir de l’avion. La première classe était confortable, mais il n’y avait rien de mieux que de se dégourdir les jambes. Une fois sur place, il leur fallait encore passer quelques contrôles pour passer sur le territoire, mais comme tout demeurait en règle, ils furent bientôt à la sortie de l’aéroport où un taxi les attendait déjà. Le décalage horaire le déphasait quelque peu, mais il était certain d’une chose essentielle : « Je meurs de faim ! On dépose les affaires à l’hôtel et on essaye de trouver quelque chose ? »
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