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 « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎

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A. Christopher Canovas
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A. Christopher Canovas
DATE D'INSCRIPTION : 11/02/2016
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MessageSujet: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Dim 30 Déc - 14:17

La page semblait s’être enfin tournée. Le monde semblait enfin l’avoir effacé de sa mémoire. Les années passées à tuer ceux qui se dressaient sur sa route semblait presque lointaine à présent. Alors qu’il coulait enfin des jours tranquilles avec sa fille, que cette dernière parlait de mieux en mieux cette langue qui lui était inconnue, Lola gardait pourtant cette partie française que sa mère lui avait donné. Pourquoi ? Parce que Chris avait la ferme intention que cette dernière garde cet apprentissage de culture dont il ne connaissait rien du tout. Parce que cette langue faisait partie de sa vie, faisait partie d’elle, de son début dans le monde alors que Roxanne la tenait éloignée de son père. Car il s’agit de ses origines. Alors lorsque la petite eut réussi à maitriser l’anglais suffisamment pour continuer à évoluer dans son milieu, Chris insista pour revoir Venus. Parce qu’elle tenait le savoir précieux de la langue qui reliait encore Lola à sa mère et que pour rien au monde ce père ne détruirait l’identité de sa fille. Elle est fille d’une des plus dangereuses personnes au monde et de son bras droit tout aussi meurtrier, elle a vécu tout d’abord caché au fin fond d’un pays inconnu pour lui parvenir. Mais Venus ne devait pas le savoir, elle n’avait pas besoin de savoir et seul Lola sera au courant de tout cela lorsqu’elle sera en âge de comprendre que sa mère et même son père plus tard ont tous les deux agit pour son bien.
Mais Christopher ne pouvait pas plus se tromper.

C’était le 24 décembre, alors qu’enfin sa sœur lui pardonnait ses erreurs, que Lola retrouvait ses 3 cousins que son téléphone se mit à sonner. Ils allaient pourtant déballer les cadeaux, minuit se rapprochait grandement et toute la mise en scène était prête pour les enfants. Lui qui pensait enfin vivre une vie parfaitement normale, lui qui venait à peine de retrouver un travail en détraquant un document ou l’autre, il pensait enfin voir la lumière au bout du tunnel. Au début, il ne tiqua pas en voyant un appel inconnu s’afficher sur son portable. C’était chose commune depuis un moment vu qu’il avait contacter quelques futurs employeurs et il ne possédait pas forcément leur numéro en mémoire. Aussi, son sang se glaça lorsqu’une voix menaçante se fit entendre de l’autre côté du fil. D’un coup d’œil à sa sœur et ses enfants, à Lola, il se glissa plus loin pour prendre l’appel et en découvrir son interlocuteur. « Christopher … On te croyait mort ! » avait d’abord ricaner la voix. « Alors imagine notre étonnement lorsqu’on te découvre en si jolie compagnie … » Qu’il menace ensuite. Immédiatement les pensées du père se tourne vers sa fille, sa petite fille … Douce, innocente quoi que caractérielle, l’ancien tueur en lui s’éveille. Dans un geste familier, sa main vient se poser à sa ceinture, là où siège généralement son arme, absente en ce jour. « Vous ne toucherez pas un seul de ses cheveux. » Qu’il réplique comme il aurait pu le faire autrefois. « Du calme Don Juan ! On pensait simplement qu’après avoir tuer Roxanne, tu ne retrouverais pas aussi facilement quelqu’un, elle est très jolie d’ailleurs. La créatrice d’un magasine, c’est bien ça ? » La voix ricane de nouveau, moqueuse et sournoise alors que Chris se décompose petit à petit. Dans sa folie de protection de sa fille, il n’avait pas pensé à Venus. « Elle n’a rien à voir avec tout ce qu’il s’est passé, laissez-la en dehors de ça ! » Qu’il s’énerve ouvertement, faisant rire de plus belle la voix de l’autre côté. « On dirait que je vise juste. » Et c’est là qu’il reconnu la voix, elle lui avait sembler familière et il avait eu raison. Le chef d’un cartel ennemi à celui de Roxanne, il avait rapidement voulu mettre la main sur son empire, tiré toutes les ficelles pour mettre en œuvre son idée. En vain. « Qu’est-ce que tu veux Nicolae ? » Des rires se font entendre, on souffle la fumée d’une cigarette au combiné comme si elle pouvait touché l’autre qui écoute impatiemment pour obtenir une réponse. « Fait bien attention à toi et ta petite famille, la ville nous appartient maintenant. »

Un silence se fit entendre, de nouveaux rires tandis que Chris ne savait quoi répondre puis la communication s’arrêta.

Le cœur de Chris battait à tout rompre. Le danger n’avait jamais cessé de la guetter tapis dans l’ombre ils attendaient simplement le bon moment pour le déstabiliser, pouvoir lui trouver des faiblesses et il en avait laissé paraître plusieurs. Il regarda longtemps comme un con son téléphone, se sentant ridicule, inutile et soudainement trop faible pour affronter une nouvelle fois cette vie semée d’embûche. La voix de sa sœur lui parvient au fond du salon, mais il ne pouvait pas retourner là bas. Venus était en danger, elle ne pouvait pas rester seule. « Jaz, je dois partir. » Son ton était sans appels, sa sœur le regarda un instant sans prononcer un mot avant de simplement hocher la tête. Elle savait, elle savait que si ce n’était pas été une cause très importante, voir la vie de quelqu’un en jeu, Chris ne les aurait pas quittés à un tel moment de l’année. Mais il devait y aller.

Jamais il ne fit la route aussi rapidement, il la connaissait bien à présent. Il avait déjà proposé quelques fois à Venus de la ramener chez elle ou de passer la chercher. Il ne s’était pas imaginer à quel point cela lui faisait gagner un temps précieux. Une fois devant chez elle il sauta presque de sa voiture pour aller jusqu’à sa porte. La villa était éclairée d’une faible lueur, au vu de l’heure il aurait dû se douter que la lumière serait faible. Et c’est pile lorsque les aiguilles des horloges se postèrent sur minuit et que les douze coups résonnèrent que Chris toqua à la porte de Venus. Cette dernière finit par ouvrir et la tension que Chris ressentait jusque maintenant sembla se dissiper d’un seul coup en la voyant en bonne santé et bien présente devant lui. « Venus ! » S’exclame-t-il en ressentant le plus grand soulagement du monde. « Je … Je me suis dit que tu ne devrais pas passer le réveillon de Noël seule. » Ment-il alors, trouvant une excuse facile quant à sa présence chez elle à une heure aussi tardive.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Dim 13 Jan - 3:15



Christopher & Venus



I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message.



Ce soir, c’était le réveillon de Noël. Le 24 décembre était le jour préféré de l’année pour beaucoup de personnes, alors qu’il n’en était rien pour moi. C’était un jour comme un autre. Un jour froid, avec des gens stressés pour leur soirée qui se voulait festive. C’était surtout une bonne excuse pour manger de la nourriture bien chère, coûtant un bras pour certains ou un simple bout de pain pour les plus riches. Foie gras, homard, Saint-Jacques, caviar… Tout le monde avait ses habitudes, ses traditions. J’entendais Mary-Lou partager la recette de sa dinde fourrée au marron soi-disant délicieuse à Pénélope à travers la porte de mon bureau entre-ouverte. Toujours là pour en faire le moins possible. Surtout en cette journée, alors que personne ne souhaitait être là, mais il fallait tout de même bosser comme tous les autres jours. Elle était payée pour ça. Elle la vendait de telle sorte qu’on pourrait penser qu’elle voulait inviter Pénélope à la manger avec elle. Je levais les yeux au ciel, alors que Bridget venait me fêter à son tour à leur de sa débauche un bon réveillon. Quelle fausse sympathie à vomir. Je voyais bien qu’elle rageait encore, des années après, de ne pas avoir eu le poste que j’avais désormais. Alors elle faisait la gentille avec moi de temps en temps, mais il était clair que moins on se voyait, mieux on se portait. Je lui répondais d’un tout aussi faux sourire, sans pour autant prononcer un seul mot. Je n’allais pas gâcher ma salive pour elle, et encore moins pour dire de fausses gentillesses. Qu’elle s’étouffe avec sa piquette en guide de vin ce soir. Les bureaux se vidaient doucement, mais sûrement. Tout le monde souhaitait se préparer au plus vite pour cette soirée à venir. Ils voulaient se mettre sur leur 31, afin de paraître plus beau que tout le long de l’année. Mais ce n’était que pacotilles, illusion. Mais ça leur faisait plaisir, allons bon. Pour ma part, j’étais parfaite tout le long de l’année, alors je n’avais pas grand arrangement à faire.

Les locaux étaient finalement vides, il ne restait plus que moi et le concierge qui me disait une fois de plus que je plus que je devais rentrer pour partager cette soirée avec ma famille. « Et toi, ça ne t’ennuie pas de travailler aussi tard ce soir ? » lui demandais-je, portant vraiment un intérêt sur sa réponse. Il faut dire qu’on se voyait souvent la nuit. Pas pour s’emporter dans des ébats charnels, mais simplement parce qu’ils se restaient que nous dans les bureaux du magazine à une heure aussi tardive. Je ne comptais plus mes heures supplémentaires, et lui travaillait généralement de nuit. « Arf, vous savez. Ma femme est morte depuis plusieurs années déjà, et mes enfants habitent bien trop loin pour qu’ils fassent le trajet jusqu’ici. » répondait-il de son ton fatigué habituel. Je l’aimais bien. Il avait toujours cette odeur de tabac froid sur lui, des cheveux en bataille comme s’il venait de se lever, et râler toujours quand il retrouvait une boulette de papier juste à côté de la poubelle, comme si la personne avait fait exprès de ne pas bien viser et de ne pas la ramasser. Il en était persuadé. Mais malgré tout ça, ce vieux rabougri me plaisait. « Eh bien ça va être à mon tour de partir. Je te souhaite un bon Noël. » lui dis-je alors, de ce ton sincère qui m’est bien trop rare. Je refermais le book comprenant tous les articles du mois prochain, et donc du début de l’année prochaine. Un numéro important donnant le ton pour l’année 2019. C’est pourquoi je passais toutes mes soirées au bureau dernièrement, il fallait toujours faire plus fort que l’année précédente. Mais qu’il ne s’en fasse pas pour ma soirée, c’était bien prévu. J’avais bien prévu de rentrer et de passer ces quelques heures avant Noël avec mes enfants et mon cousin, Caleb. Un dîner de famille était prévu. Le repas avait déjà été confectionné par un traiteur de choix, des semaines à l’avance. J’avais fait les choses bien. Quitte à ne pas cuisiner, autant apporter de la bonne nourriture.

Arrivée à la maison, la soirée avait déjà commencée. Les enfants étaient dans le salon avec Caleb en train de raconter les dernières nouveautés dans leur vie. Comme d’habitude, je loupais le plus croustillant. J’avais l’habitude maintenant. « Je suis encore en retard, désolée... Vous m’avez attendue pour l’apéro ? » m’excusais-je, faisant presque croire que je n’avais pas vu l’heure défiler, en me dirigeant vers le salon où ils étaient installés autour de la table basse, un feu de cheminée allumé. « On a failli craquer, tu es arrivée de justesse ! » annonça Kyle de son ton plaisantin, bouteille en main, prêt à remplir quatre flutes de champagne. Et la soirée s’était enchaînée de la sorte. Nous avions dîner dans la bonne humeur, puis avons continuer la conversation en offrant nos cadeaux. Ce devait être le seul soir dans l’année où je passais réellement du temps avec mes enfants. Cette année, j’avais remarqué plus que jamais que j’étais une mère distante, pas assez communicative, fuyante. Nous avions tous appris à faire avec. Ils étaient grands, ils se géraient, mais j’avais merdé quelque part. Bien trop tôt, bien trop longtemps. Note à moi-même : prendre plus de temps avec mes enfants en 2019, c’est l’une de mes bonnes résolutions. Ça, et me stopper à trois cafés dans une journée, quatre c’est trop. Alors je savourais cette soirée, même si elle commençait à s’essoufflée au vu de l’heure tardive et de l’annonce de départ de Caleb. Le pauvre commençait presque à s’endormir sur le canapé, n’arrivant pas à tenir jusqu’à minuit. Ma tentative auprès de Caleb pour qu’il reste un peu plus longtemps fut arrêtée par un bruit venant de la porte d’entrée. Quelqu’un toquait. Mon regard se dirigeait automatiquement vers l’horloge du salon. « Qui est assez malpoli pour débarquer chez les gens à une telle heure ? » murmurais-je, plus comme une question rhétorique.  Je laissais alors la charge de faire rester Caleb plus longtemps à Athéna et Kyle. Je me dirigeais alors vers la porte d’entrée afin de découvrir qui se cachait derrière. « Venus ! » entendais-je en apercevant Christopher. J’étais surprise, tellement surprise de le voir que je ne pensais même pas à mes rides d’expression sur l’instant. « Chri… Christopher, mais qu’est-ce que tu fais là ? » demandais-je alors d’un ton légèrement sec. Je détestais être prise de cours de la sorte. Je n’aimais pas trop les surprises. « Je … Je me suis dit que tu ne devrais pas passer le réveillon de Noël seule. » expliquait-il alors. Je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas pourquoi il penserait que j’étais seule lors du réveillon de Noël, ni pourquoi il débarquerait pour autant sans prévenir et à cette heure tardive de la nuit. « Je ne suis pas seule. » annonçais-je d’un ton calme, monotone, en ouvrant un peu plus la porte d’entrée, laissant alors entrevoir ma famille dans le salon. Il semblait étrange, comme si quelque chose le préoccupait. J’entendais que ça bougeait derrière moi, jusqu’à ce que Caleb me frôle. « Bon, je suis parti moi. » dit-il en déposant un baiser sur le haut de ma tête. « Oh, bonsoir. » saluait-il poliment Christopher, avant de filer silencieusement, mais sans oublier de me faire un petit signe bien gênant à base d’un cercle et d’un doigt dans le dos de Christopher. Merci Caleb. Mes enfants avaient échoué, Caleb était parti et j’entendais Athéna et Kyle traîner des pieds en direction du couloir menant à leurs chambres. Qui allait se taper le rangement de la vaisselle ? « Enfin, bientôt si, mais… Qu’est-ce qu’il y a ? Je sens qu’il y a un truc qui te tracasse. » lui demandais-je, sentant bien qu’il avait quelque chose à me dire ou autre. « Tu veux entrer ? » proposais-je finalement pour ne pas passer une éternité dehors, avec ma porte ouverte faisant entrer le froid nocturne dans la maison.


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Dim 20 Jan - 21:14

Son cœur battait si fort alors qu’il remontait le chemin pavé menant à la porte d’entrée de Venus. Il craignait pour la vie de cette dernière, ne sachant absolument pas si les hommes de Nicolae étaient déjà présents, s’ils n’avaient pas encore pris la peine de se déplacer, ne sachant absolument rien de ce qui pouvait bien se tramer avant de démarrer a voiture. Alors oui, c’est un réel soulagement qui peint les traits de cet homme dévasté par le pouvoir des cartels lorsqu’il voit la femme qui était menacée ce soir en vie, en bonne santé, chez elle. Son excuse était complètement bidon, complètement nulle, elle aurait pu le percer à jour à l’instant même où il avait semblé si soulager de la voir en train de respirer. Il devait avoir l’air d’un parfait idiot à débarquer de la sorte à une heure pareille et surtout lors d’un soir aussi important. Heureusement pour lui, Venus ne sembla pas s’inquiéter de l’absence de Lola aux côtés de Chris et il en fut presque soulagé. Mais si Vee avait été la première à être menacée, Lola serait sur le même chemin si Nicolae venait à bout du premier élément qu’il lui semblait important pour l’ancien membre du cartel Dilaurentis. Ce dernier se sentit encore plus idiot lorsque la rédactrice de magasine répondit qu’elle n’était pas seule ce soir, évidemment ! Même elle ne devait pas être seule ce soir, personne ne reste seul pour Noël, même Jazmin avait réussi à pardonne son frère pour tout ce que leur famille avait traverser depuis qu’il était de nouveau rentrer dans leur vie. « Ah ! Eh bien, autant pour moi ! » Dit l’homme dans un demi-sourire, elle n’était pas bête et allait très vite comprendre s’il n’arrivait pas à se reprendre très rapidement. Il manquait de crédibilité, preuve qu’il avait quitter les jeux de manipulations et de mensonges il y a un bon moment déjà. Venus ne out reprendre de suite leur conversation car un homme sortit de chez elle, Chris le fixa aussitôt. Ami ou ennemi ? Les yeux de l’homme étudièrent avec précision celui qui partait. Il semblait familier à Venus, rien qui n’aurait pu prouver qu’il était un homme de main de Nicolae. Mais il est si persuasif quand il le veut … Il devait savoir qui il était, ce qu’il faisait de son temps et s’il avait un rapport de près ou de loin avec le meurtrier qui semble lui courir après. Il se contenta de hocher la tête pour saluer l’homme sans prononcer un mot, son regard froid le transperçant de toute part pour comprendre qui il était. Venus poussa soudainement un soupir, se rendant compte que la soirée s’annonçait finie mais comprenant également qu’il se passait quelque chose. Merde. Il allait avoir besoin d’une excuse et très vite. « Oui, avec plaisir. » Qu’il accepta l’invitation, s’engouffrant dans la maison en prenant Vee par le bras pour la mettre à l’intérieur, en sécurité, tout en essayant de garder un minimum de contrôle sur lui-même.

Il ferma la porte derrière lui en jetant un dernier regard dans la rue, un sentiment étrange se refléta dans la vitre d’une voiture, il aurait juré le canon d’un pistolet bien entretenu mais évita cette hypothèse. Nicolae n’attaquerait pas, pas ce soir, si ? Une fois la porte claquée, verrouillée, il s’acharna sur ses neurones pour trouver une excuse et rapidement. « Lola m’épuise, vraiment, je l’ai laissée avec ma sœur et ses gamins, j’avais besoin de faire le vide, de voir autre chose. » Qu’il dit sans croire un seul des mots qu’il prononce. Il se met alors à inspecter l’intérieur de l’habitacle, promenant ses yeux sur les fenêtres. Deux donnaient sur la rue, deux possibilités d’être touchés de ce côté et s’il était presque sûr d’avoir vu un quelqu’un dehors qui attendait patiemment, il n’était pas prêt à prendre des risques en s’aventurant trop près des deux fenêtres. Alors, sans crier gare, il avança à l’opposé de ces deux dangers potentiels. Allant vers ce qui devait être une cuisine, immense, démesurée, un peu à l’image de Vee finalement. « Ta cuisine te ressemble ! » Dit-il, remarquant les restes d’un repas sur la table de la salle à manger, des assiettes sales, des serviettes roulées en boule, du papier cadeau chiffonné. « Tu veux que je t’aide à ranger ? » Se propre automatiquement Chris, tout était bon pour effacer le trouble qui l’habitait et éloigner Venus des deux fenêtres donnant sur la rue. Il n’y aurait plus de morts autour de lui, plus personne, et il se mettait un point d’honneur à respecter ce dernier. « C’était qui, l’homme qui sortait de chez toi quand je suis arrivé ? » Demande Chris en essayant de prendre un ton désintéressé, Venus pourrait prendre cela comme de la jalousie venant d’un autre mec ou quelque chose du genre. Tout, elle peut penser tout tant qu’elle ne connaît pas la vérité et ce qui l’amène réellement ici.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Mer 30 Jan - 22:22



Christopher & Venus



I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message.



La soirée se déroulait parfaitement. Nous n’avions pas une grande tablée comme certain, mais notre petit comité nous convenait. Nous n’avions pas besoin d’être des dizaines et des dizaines pour passer un agréable moment en famille. Pour ma part, je ne côtoyais plus mes parents depuis de longues années, tellement que je ne les comptais plus depuis bien longtemps, et ceux que je considérais comme mes beaux-parents et donc les grands-parents de mes enfants vivaient encore et toujours à Miami, où il était difficile de me déplacer. Pour raison professionnelle, forcément. Je ne pouvais pas prendre quelques jours de congés pour aller fêter Noël avec eux et embarquer toute la petite famille. Ce n’était pas pour une question d’argent, je n’en manquais pas, mais pour raisons techniques. Nous avions Caleb, le meilleur cousin de l’univers, comme invité pour ce soir. Avec lui, nous étions sûrs de passer une soirée parfaite pour le réveillon. J’imaginais que si je n’étais qu’avec mes enfants, l’ambiance serait tout autre. Une ambiance inexistante, en réalité. Ils seraient certainement sur leur téléphone portable, s’adressant entre eux par textos, parlant de la mauvaise mère qu’ils ont parce qu’elle n’est pas fichue de concevoir le repas toute seule. Non, c’était clair. J’avais fait appel à un traiteur, mais au moins c’était mangeable, et on ne mangeait pas à une heure indécente. Je rentrais déjà bien assez tard du travail, que j’aurais dû passer la soirée aux fourneaux et louper tous les meilleurs moments de la soirée. Nous avions eu de nombreuses conversations. Kyle s’était même allé à quelques confessions sur une jeune femme qu’il trouvait à son goût. Pour une fois, j’avais l’impression de vivre un vrai moment de complicité avec mes enfants. Il faudrait peut-être qu’une figure masculine, comme un père, soit toujours à la maison, comme l’était Caleb ce soir. Peut-être que ça aiderait. Je n’étais pas la mère idéale, je le reconnaissais, alors peut-être qu’il leur fallait un homme dans la maison pour qu’il puisse combler mes failles. Et pourtant, je n’avais jamais eu vraiment l’idée de me poser avec un homme. Je crois même que je n’ai jamais eu de vraie relation avec un homme depuis Micah. Et mon dieu ce que ça remonte… J’avais quatorze ans, à cette époque, quand j’ai rencontré Micah. Quinze, quand j’avais accouché des jumeaux. Mon dieu, j’étais si jeune… Tout cela remontait tellement. Mes enfants avaient désormais vingt-deux ans. Cela faisait donc vingt-deux ans que je n’avais eu personne dans ma vie. Enfin, quelqu’un avec qui j’avais partagé ma vie. D’ailleurs, quand j’y pensais, ça m’attristait assez. Et certainement que ça attristait Athéna et Kyle également. Ou alors, ils s’en moquaient complètement. Mais à lire leurs sourires quand Caleb était présent à la maison, je pouvais lire qu’une figure masculine manquait à la résidence Blossom.

La soirée s’était alors déroulé dans les rires, les jeux stupides proposés par Kyle, les conversations plus profondes créées par Athéna et les débats creux commencés par Caleb. On aimait les prises de têtes inutiles suivi des sourires complices beaucoup plus utiles, jusqu’à ce que la soirée ne s’épuise. Les bâillements de Caleb, les regards rivés sur le portable d’Athéna, et Kyle qui s’efforçait de finir chaque dessert encore présent sur la table. Venait l’achèvement de la soirée pour mon cousin, déjà chez lui dans sa tête. Bien sûr, en bonne hôte, je proposais une chambre. Mais il insistait en disant que ça faisait plusieurs heures qu’il n’avait pas bu d’alcool, et qu’il préférait se réveiller chez lui. C’était toujours plus agréable, certes. Et une personne toquait à la porte, à cette heure tardive. Qui cela pouvait-il bien être ? Christopher, à ma plus grande surprise. « Ah ! Eh bien, autant pour moi ! » C’était presque vexant qu’il me pensait seule pour ce réveillon de Noël. Certes, je n’étais pas la mère de l’année, ni du siècle, mais tout de même. Mes enfants m’avaient toujours tenu compagnie en ce fameux soir, plutôt que de filer voir des amis ou que sais-je. « Y a pas de mal. » répliquais-je, légèrement piquée par sa réflexion. Alors quoi, il voulait me tenir compagnie en ce fameux soir pensant que j’étais seule ? Je divaguais plutôt sur une autre question, il semblait agité à l’intérieur, quelque chose le tracassait. C’était visible, presque palpable. Alors je l’invitais même à entrer, ce qu’il accepta. Tout aurait pu se dérouler dans la plus grande des normalités, mais il en fut autrement. Alors que Christopher entrait, il m’attrapait le bras pour me pousser à l’intérieur également, pour ensuite jeter un œil vers l’extérieur. Il m’inquiétait assez. Ça va que j’avais appris à le connaître depuis notre rencontre, sinon j’aurais juré qu’il avait une case en moi ou qu’il avait affaire à un scénario de film d’action ou je ne sais quoi. « Lola m’épuise, vraiment, je l’ai laissée avec ma sœur et ses gamins, j’avais besoin de faire le vide, de voir autre chose. » J’étais donc autre chose. Pensait-il alors que Lola l’aurait suivi jusqu’ici avec ses petites pattes et que c’est pour vérifier qu’il regardait dehors avant de fermer la porte ? Étrange comme attitude. Je ne jugeais pas, je l’avais toujours trouvé spécial comme homme, de toute façon. Alors un peu plus ou un peu moins… « Donc tu es venu voir la pire des mères dans l’espoir qu’elle comprenne un père excédé par son enfant ? » Pas si incroyable que ça, finalement. La conversation que nous avions eu sur son canapé il y a plusieurs mois de ça avait dû aider dans sa réflexion pour qu’il se pointe jusqu’ici. Bizarrement, j’aimais le fait qu’il ait pensé à moi pour faire le vide, de voir autre chose, comme il le dit si bien, plutôt que d’aller se balader le long de la marina à Venice Beach, par exemple. Certainement que l’air frais de l’océan lui aurait fait du bien pour décompresser, mais il avait plutôt choisi de venir jusqu’ici, me voir, moi. Je n’étais pas peu fière, mais je ne le montrais pas. « Ta cuisine te ressemble ! » dit-il en se dirigeant vers celle-ci. « Froide, tu veux dire ? » dis-je avec beaucoup de sérieux, avant d’esquisser un sourire prouvant que je plaisantais. Pire encore, il pensait peut-être qu’elle me ressemblait parce qu’à l’heure qu’il était, elle était sale. Là, je l’aurais vraiment très mal pris. Puis Christopher se proposait de m’aider à ranger. Je m’apprêtais à refuser son aide, puis pourquoi pas. « Tu n’es pas obligé, mais ma foi, une aide n’est pas de refus. Si c’est en rangeant que tu te changes les idées… » lui souriais-je avant d’entamer le rangement de la cuisine. « C’était qui, l’homme qui sortait de chez toi quand je suis arrivé ? » me demandait Christopher, d’un aplomb naturel. « Oh, lui ? Juste mon plan cul du moment. » dis-je simplement, d’un sérieux affligeant, avant de rire joyeusement. « Je rigole. » précisais-je alors, comme si mon rire ne suffisait pas à la compréhension. Décidément, ce soir, j’étais d’humeur fanfaronne. Limite usante. Sûrement que le champagne bu toute la soirée pour ma part et l’euphorie d’avoir passé une bonne soirée, aidait au fait que je veuille faire la comique. Mais clairement, on sentait que je n’avais pas fait l’école du rire pour autant. « T’es bien curieux… Il s’agissait de mon cousin, Caleb. » avouais-je finalement en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Pourquoi ? T’es jaloux ? » dis-je en levant mon regard vers lui, le taquinant. « T’as dû te taper des gosses toute la soirée, pendant que je traînais avec des adultes ? » ajoutais-je en riant de bon cœur. Il semblait fatigué, le pauvre. Certainement que les conversations durant le dîner avaient tourné autour du chien du voisin, des repas jambon-purée à la cantine des enfants de sa sœur, et de la dernière voiture de course télécommandée. « Pourtant Lola n’est pas si terrible, si ? » demandais-je, toutefois étonné qu’il soit dans un tel état, à fuir sa sœur et les enfants, pour aller se vider l’esprit. Peut-être qu’elle était excitée en ce soir de réveillon de Noël parce qu’elle était avec ses cousins et cousines, mais rien de méchant pour autant. Pas de quoi fuir une soirée en famille.


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Lun 11 Fév - 20:48

Son cœur martèle, son cœur ne lui laisse aucun répit, il bat si fort qu’il en devient assourdissant. Il a mal, il a si mal en même temps. Une sombre musique se joue à ses oreilles tandis que les ombres du passé l’encerclent avec délicatesse un peu plus à chaque instant. Il retrouve les anciennes habitudes, bon sang lui qui pensait pouvoir les oublier si facilement. Il détaille l’inconnu comme il l’aurait fait pour protéger Roxanne. Il scrute minutieusement l’espace qui l’entoure, comme pour protéger Roxanne. Il ouvre l’œil, il imagine les scénarios de fuite possible de la pièce, comme pour protéger Roxanne. Il veut porter sa main à sa ceinture, sentir l’acier réconfortant qui l’aide à se débarrasser de ses pires ennemis, comme pour protéger Roxanne. Par flash, il se souvient de fusillade, de corps étendu sur le sol dans des marres de sang, lui se tenant au-dessus sans le moindre état d’âme. Pouvait-il redevenir cet homme ? Allait-il redevenir cet homme ? La tension l’envahit alors que Vee tente de faire un brin d’humour, le regard inquiet, curieux, il explore les lieux en lançant des banalités pour tenter de ne pas se faire démasquer dans son jeu. Les diversions n’étaient pas son truc, c’était la Veuve Noire qui s’élançait dans de prestigieux discours pour détourner les regards du danger qui rôdait à ses côtés. Alors il se retrouvait désarmé, nu, con aussi face à Venus qui devait se demander pourquoi il se trouvait devant elle alors qu’i n’y avait aucune raison apparente. Putain Venus, si seulement tu pouvais savoir ce qui ne va pas ! Il en hurlerait de frustration. Il ne relève pas ses remarques, il ne dit rien du fait qu’i soit jaloux ou non, il se fou bien de tout ce qu’elle peut bien lui dire car elle est encore dehors, sur le pas de la porte certes mais dehors. En un seul mot : exposée. Trop d’ailleurs et il s’empresse de fermé, de vérifier que tout est bon à l’intérieur. « Ouais, des enfants ouais … » Qu’il marmonne comme pour donner un signe de vie sous cette carapace froide et calculatrice qui se remet peu à peu en place.

On ne change pas un homme qui a réussi à donner la mort de sang froid.

Son regard de prédateur plonge dans les yeux de la brune qui lui fait face, il accompagne le mouvement, fuient les fenêtres, s’aventure dans une cuisine sans réellement comprendre ce qu’il dit. Perdu, il replonge dans un passé de tourments et de rage, ne pouvant plus faire face à ce qui sommeil en lui. Il allait la protéger comme il n’avait pas su le faire pour Roxanne. Mais était-ce réellement suffisant ? Car, finalement, lorsque cette dernière est morte dans ses bras, le danger n’était pas venu de l’extérieur mais bien uniquement de lui et de son obstination à sauver sa sœur. Vee s’étonne, non, Lola n’est pas un monstre. Pas comme son père. Son poing se serre, impuissant, rageur, il baisse les yeux un instant pour se concentrer sur ce qu’il fait ici ce soir, pourquoi est-ce que ce jour pourrait être si dévastateur. « Venus … Je suis vraiment désolé. » Qu’il a à peine le temps de prononcer, dans son élan, il avait fait un pas vers elle, sa main touchant à peine son bras à présent. La sonnerie retentit encore, son téléphone ? Non, ce n’est pas son portable, non, ce n’est pas le sien alors putain pourquoi ... Son regard se porte sur celui de Vee, l’écran s’allume, affichant ce numéro qui ne se cache même pas à ses yeux. Elle décroche, intriguée par cet appel mais après tout, elle est patronne de l’un des plus grands magasines qui puissent se faire sur la côte est !
Son cœur recommence à battre plus fort, il a envie d’écharper Nicolae. Il ne sait pas ce qu’il peut lire dans les prunelles de Vee, il ne sait plus comprendre les expressions féminines et il doute à présent que la femme qui lui fait face en ce moment lui adresse de nouveau la parole un jour. Il la voit déglutir, il ne sait pas ce qu’il se dit à travers ce haut parleur qui ne va pas assez fort. A peine un chuchotement en filtre. Puis, son légendaire sang froid refait surface. Il comble la distance rapidement, s’emparant du portable de la brune sans lui laisser le choix. La mettre de mauvaise humeur ? Pour sûr qu’elle allait être de mauvais poil, mais ça, il avait appris à gérer lorsque la demoiselle tentait de mordre. Son expérience avec Roxanne et la manière dont il devait s’échapper du canon de son flingue lui donnait une longueur d’avance. « Je t’ai dit de la laisser en dehors de ça. » Qu’il rétorque, son autre bras garde Venus contre lui, l’empêchant de partir ou de s’échapper de son étreinte. Un rire se fait entendre de l’autre côté de fil. « Quel beau tableau Chris ! Je ne te savais pas si romantique … Roxanne n’a certainement pas eu le temps de s’en apercevoir quand tu l’as tuée. » Il sait, il sait que Venus entend tout, il sait qu’il veut me déstabiliser, il sait que je possède plusieurs points sensibles à présent et n’hésitera pas à en jouer. « Tu me veux, tu m’as. Ils n’ont rien à voir avec les cartels. » Qu’il se révèle, ignorant le regard de Venus, furieuse ? Agacée ? Apeurée ? Il s’en fou. Il ne veut que sa sécurité. « Baissez la tête, les tourtereaux. » Il raccroche mais Chris ne met qu’une demi seconde pour réagir instantanément. D’où provient la balle ? D’une fenêtre. Une menace mise à exécution tandis que Chris se retrouve sur le sol, entourant la brune de ses bras pour la protéger. Comme pour Roxanne … Le soir où la baie vitrée s’est effondrée, que de nombreux de verres les ont blessés et que, dans les bras l’un de l’autre, ils ont fini par s’aimer.

Couché sur le sol, il n’ose la regarder. Il respire pourtant calmement, sachant que l’altercation de ce soir ne serait qu’unique, exceptionnelle, qu’ils étaient loin maintenant. Relâchant alors seulement sa prise autour du corps de Vee, il s’attarde sur son visage pour en découvrir les ravages. « Je sais, tu ne voudras plus me voir à présent. Je sais aussi que Lola peut t’effacer de sa vie. Tout comme je vais m’effacer de la sienne. Je m’effacerais de la mémoire de tout le monde une fois que j’aurais tout prévu pour que tout le monde soit en sécurité. » Il se redresse, s’assoit en tailleur sur le sol, se prenant la tête entre les mains. Les plans ? C’est comme s’ils étaient déjà tout tracés dans sa tête. « N’appelle pas les flics, Vee. Ou du moins, attend que je sois parti. » Qu’il demande en plongeant ses yeux dans les siens.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Lun 4 Mar - 0:26



Christopher & Venus



I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message.



Une question perdurait. Pourquoi Christopher venait chez moi alors que minuit sonnait le jour de Noël ? Plutôt étrange comme timing pour venir voir une personne alors qu’elle était probablement en train de fêter le réveillon de Noël avec ses proches, non ? Personnellement, je m’étonnais de le voir. Son attitude aussi était étrange, mais je passais outre pour l’instant, parce qu’au final, il avait toujours été une personne plutôt bizarre à mes yeux. J’avais toujours eu du mal à cerner cet homme, et ce n’était pas demain la veille que ça allait changer. Alors même si on s’était revus maintes fois depuis ma venue chez lui un fameux jour pour aider Lola, il était toujours cet homme mystérieux que je ne comprenais pas vraiment. Certaines femmes diraient que le mystère provoque ou entretient le désir. Pour ma part, je trouvais juste que Christopher était un homme à l’allure suspecte dans la moindre chose qu’il effectue. La première impression que j’avais eu de lui était mauvaise, forcément, avec sa dégaine laissant à désirer pour une professionnelle de la mode comme moi. Puis elle s’était améliorer avec le temps malgré tout, laissant place à quelques sentiments amicaux à son égard. Parce qu’il n’était finalement le bougre que j’avais pu croire, qu’il n’était pas aussi méchant qu’il le paraissait. Il fallait voir au-delà des apparences avec lui. Probablement que ce qui avait aidé était l’amour qu’il avait pour sa fille. Il paraissait froid, distant, mais on sentait un profond amour pour Lola. Il en était touchant. Il voulait le mieux pour elle, et ça se ressentait. J’étais presque admirative pour ce point, je devais l’avouer. Alors son attitude semblait presque naturelle, à bien y réfléchir. Il semblait tendu, mais j’étais trop dans l’euphorie de la soirée pour me rendre réellement compte, plutôt embrumée par l’alcool dont j’étais imbibée. Faut dire qu’un réveillon de Noël sans champagne ne s’est jamais vu chez les Blossom, et ce n’était pas encore cette année qu’on avait dérogé à la règle. Alors je parlais, trop, bien trop. Je m’essayais à l’humour. Je tentais de détendre l’atmosphère qui était devenue bien sombre avec le visage fermé de Christopher depuis son arrivée. Je ne comprenais vraiment pas ce qu’il faisait ici. Il n’était pas réellement venu parce qu’il pensait que j’étais seule durant cette soirée de fête et voulait me tenir compagnie, si ? J’en doutais, mais j’avais compris qu’il devait être un homme pouvant me surprendre comme il l’avait déjà fait auparavant.

« Venus … Je suis vraiment désolé. » s’excusait Christopher, sans que je ne comprenne la raison. Et tandis que j’allais lui demander pourquoi de telles excuses, mon téléphone se mettait à sonner. Le travail reprenait, très probablement. Noël ne les arrêtait guère, aucun jour de trêve. « Excuse-moi. » dis-je alors pour m’excuser de mettre cours à une conversation sans vraiment de discussion. J’attrapais mon téléphone portable pour répondre à cet appel. Ce n’était clairement pas un appel professionnel, et aucune voix connue ne se faisait entendre au téléphone. Au bout du fil, la respiration grave d’un homme se faisait entendre. « Tu devrais faire attention à l’homme avec qui tu es. Il n’est pas aussi fréquentable que tu sembles le penser. » avaient été les seuls mots que j’avais entendus avant que Chris me prenne littéralement le téléphone des mains pour s’entretenir directement avec la personne au bout du fil, alors qu’il me serrait contre lui. Je ne comprenais absolument rien à ce qu’il se passait à cet instant. J’aurais voulu répondre à cet inconnu, parce que je n’aimais pas rester comme ça, me sentir idiote de ne pas pouvoir répondre par moi-même. Mais Christopher ne me laissait clairement pas le choix. Je fronçais les sourcils, n’appréciant pas ce geste de sa part. Il savait que je n’aimerais pas ça, mais prenais le risque. Il semblait le connaître, lui hurlant de me laisser en dehors de ça. Et là, tout plein d’informations s’enchaînaient, m’enfouissant dans une incompréhension totale. Roxanne n’a certainement pas eu le temps de s’en apercevoir quand tu l’as tuée… Ils n’ont rien à voir avec les cartels… Baissez la tête… La seconde d’après, je me retrouvais plaquée au carrelage de ma cuisine.

Surprise, incompréhension, peur, rage. Tout se mélangeait à l’intérieur de moi. Je ne savais pas comment réagir, que dire, comment voir Christopher après tout ça. Je ne comprenais pas réellement encore ce qu’il se passait, qui il était vraiment ou qui il avait pu être, mais à cet instant, j’étais apeurée. Apeurée, versant presque une larme sous le coup du choc dû à la balle qui nous avait visée quelques secondes plus tôt. Je ne pouvais plus bouger, j’étais pétrifiée. J’avais déjà été amenée à être menacée depuis le début de ma carrière dans la mode, mais jamais jusqu’à ce que ça arrive à un tel point. Les bouts de vitre jonchant partout sur le sol, je m’inquiétais alors pour mes enfants. « Mes enfants… » soufflais-je, la voix quasi coupée, dans l'incapacité de bouger. J’avais cru comprendre que nous étions clairement visés lors de cette fusillade, mais l’instinct maternel pensait à mes enfants présents dans la maison. Je priais pour qu’ils n’aient rien entendu pour ne pas les effrayer inutilement, et mieux, qu’il ne leur ait rien arrivé. Au moins, une seule balle avait été tirée c’était un fait avéré. Encore couchée sur le sol froid de la cuisine, Christopher défaisait doucement sa prise. Un frisson me parcourait tout le corps. Un frisson de peur, effrayée par toute cette situation et l’homme à mes côtés qui redevenait un inconnu à mes yeux. Parce qu’il s’agissait d’un autre aspect de lui, un aspect que je ne connaissais pas et que j’aurais préféré ne pas connaître. Un côté sombre qui cachait de nombreux secrets. « Je sais, tu ne voudras plus me voir à présent. Je sais aussi que Lola peut t’effacer de sa vie. Tout comme je vais m’effacer de la sienne. Je m’effacerais de la mémoire de tout le monde une fois que j’aurais tout prévu pour que tout le monde soit en sécurité. » Tous les mots de Christopher n’étaient qu’à moitié écoutés, paraissant comme de la poussière désormais. Poussière d’illusions, de paraître. Finalement, il avait été cet homme louche depuis le début, j’aurais dû me méfier. « N’appelle pas les flics, Vee. Ou du moins, attend que je sois parti. » Je ne savais pas quoi faire, j’étais complètement perdue. Je ne réalisais pas encore vraiment ce qu’il venait de se passer. Je pense que j’étais encore en état de choc. Sa façon de m'appeler. Son regard. C’était comme un appel à l’aide. Ils semblaient être profond de sincérité. Ce qui contrastait complètement avec toutes les nouvelles que j’avais pu apprendre ce soir. « Je… Je n’appellerais pas les flics. » réussissais-je à dire en me relevant afin de trouver une position assise. Et même s’il ne me l’avait pas demandé, l’idée ne m’aurait même pas traversé l’esprit. Parce qu’il m’avait protégé, malgré que le danger avait été créé à cause de lui, mais il était venu jusqu’ici et avait agis comme il le fallait, pour ma protection. Etrangement, j’arrivais à trouver de bons points. Je me reculais en glissant sur le sol pour m’adosser au comptoir du bar, car je ne tenais pas assise, encore toute tremblante. « Il va falloir qu’on arrête de se voir… » ajoutais-je d’une voix toujours aussi faible, déterminée à éviter les ennuis. Ennuis dont il semblait être remplis. Parce que désormais, c’était un inconnu, un inconnu que je savais être un meurtrier. Je ne savais même pas si j’avais réellement envie d’entendre des explications à tout cela, ou écouter son passé. Moins j’en savais, mieux ce devait être. Et s’il m’arrivait la même chose plus tard et qu’il n’était pas là pour me protéger comme il l’avait fait ce soir ? J’étais complètement perdue dans l’incompréhension de tout ce qui venait de se passer.


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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Ven 8 Mar - 16:51

A partir du moment où son téléphone à sonner, à partir du moment où il comprit que ce n’était pas un moment choisi au hasard, il comprit rapidement que rien n’avait été laissé au hasard, que Nicolae avait une longueur d’avance sur lui et que toutes les personnes qui ont pu être vue en compagnie de Chris étaient en danger. La première commençant par Venus, vue trop souvent en sa compagnie pour parler de Lola, vue chez lui pour aider Lola … Il se sentait tellement coupable d’avoir été négligent, d’avoir laisser des gens entrer dans sa vie et d’avoir mit en danger tellement de personne chère à son cœur. Car oui, malgré tout, malgré la manière dont cette femme est désagréable et utilise le sarcasme pour se défendre, il avait fini par apprécier cette mère qui ne tenait son rôle aussi bien que Chris tenait son rôle de père auprès de Lola. Il craint pour sa vie à elle et non pour la sienne car il se sait pourri jusqu’à la moelle et sait qu’il n’aura jamais sa place au soleil. Il se sentait tellement idiot, tellement con, jamais il n’aurait dû commettre une erreur de la sorte, il était devenu le professionnel du milieu finalement, il connaissait mieux que personne les combines qu’utilisaient les autres : intimider, menacer, exécuter. Son monde n’avait été que danger, il savait mieux que personne que dans ces conditions il s’agissait de chasser ou bien d’être chasser. Le chasseur qui range ses armes devient une proie si facile ! Comment avait-il pu être aussi con alors que les mots de Nicolae semblent résonner dans la pièce ? Le danger … Encore et toujours du danger, est-ce que tout cela ne s’arrête donc jamais ?

Couché sur le sol, protégeant Venus du mieux qu’il le peut car il ne sait pas vraiment à quoi s’attendre de cette attaque, il attend que le mauvais temps parte avant de pouvoir laisser sa prise se desserrer autour du corps de la brune. Elle s’inquiète alors pour ses enfants, d’un sourire malheureux Chris la rassure. « Il s’en fou, je ne les connais pas. Il veut me toucher moi, pas toi. » C’était vrai, faire des morts est une chose et même si la morale semble être perdue depuis bien longtemps dans le milieu, uns emblant d’humain s’éveille parfois en chaque homme. Pour le moment les enfants de Vee ne risquaient absolument rien du tout, tant que Chris ne marquait pas la moindre attention envers eux. Venus est d’ailleurs une proie trop facile que pour s’attaquer à des personnes supplémentaires pour le moment. C’est elle qui est en danger … A cause de lui. Alors il lui explique ce qu’il semble être le plus juste, disparaître de sa vie comme de celle de sa propre fille. Une fois que Christopher aura réussi à mettre tout le monde à l’abri de ses conneries peut-être qu’il pourra envisager de revenir … Ou pas. Il tente de la convaincre, il la voit chancelante, perdue, apeurée, choquée également. Elle se redresse, tentant de garder une posture assise et lui, incapable de la laisser à présent, incapable de ne pas l’aider à retrouver son calme. « Hey … » Il la fixe, ne sachant pas encore qu’elle réaction elle allait avoir même si elle acceptait de ne pas mêler la police à ce qu’il vient de se passer. Un mince sourire vient éclairer les lèvres de l’ancien tueur lorsque Venus lui dit qu’ils doivent arrêter de se voir. « Oui, je sais. » Qu’il réplique simplement. Oui, il devra. Mais pas maintenant. « Mais pas tout de suite. » Le cœur au bord des lèvres, se sentant toujours aussi con d’avoir été si imprudent, sa main vient se poser sur celle de la brune dans un geste qui se veut réconfortant. Il s’assit en face d’elle, prenant soin de ne pas faire de gestes brusques. « Venus … C’est ma faute s’il te traque. Je n’ai pas été assez distant avec toi parce qu’il y avait Lola. Puis j’ai aussi fini par aimer nos rencontres devant un mojito. Ou un whisky. » Qu’il tente d’alléger la situation pour qu’elle reprenne main dans la réalité. « Je vais te mettre en sécurité, toi et tes enfants. Je vais les mettre hors d’état de nuire. » Ses yeux azurs percutèrent avec force les prunelles brunes de Vee. « Je ne suis pas le gentil père qui a récupérer sa fille parce que sa mère est morte il y a quelques années. Roxanne … C’était la mère de Lola. Elle est morte par accident dans une fusillade, elle était la chef du cartel le plus puissant que le monde ait pu voir un jour, j’étais son bras droit. Je fais partie d’un monde qui ne lâche pas facilement l’affaire. » Qu’il fini par déclarer, se sentant presque obliger de s’expliquer sur les récents évènements. « Roxanne avait caché Lola de ce monde, je ne connaissais rien de son existence. J’ai quitter les cartels, les combats … Mais certains ne voient encore en moi que celui qui a protéger Roxanne trop longtemps en exécutant le moindre de ses ordres. » Il ne voulait pas lui dire qu’il avait tué plus de personnes qu’il ne le souhaite en réalité. Il rit nerveusement, se prenant le visage entre les mains et se frottant assez fort, tentant de se défaire du mauvais rêve dans lequel il se sent coincé. « J’ai tout fait pour quitter ce monde, être quelqu’un de bien pour ma fille. Et c’est lorsqu’on pense faire un pas en avant qu’en réalité on replonge complètement. » Parce qu’il allait retrouver ses armes, ses habitudes, il allait traquer, tuer … Uniquement pour la sécurité de sa fille, de Venus, de sa sœur …
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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Ven 8 Mar - 18:28



Christopher & Venus



I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message.



A cet instant, j’étais pétrifiée par ce qu’il venait de se passer. Tout était allé si vite, et pourtant je sentais que cette frayeur allait tenir sur la durée. Je n’étais absolument pas prête à vivre de telles choses. D’autant plus qu’il y a seulement vingt minutes, j’étais encore en train de fêter le réveillon de Noël avec ma famille, bien tranquillement, posés dans le salon. Les rires avaient laissé place à l’incompréhension, la peur, la surprise, la colère. Cela me faisait, certes, une bonne histoire à raconter plus tard, mais pour l’heure, j’étais perdue. Perdue, devant un homme qui m’était désormais inconnu. Je ne connaissais rien de lui, ça me le prouvait bien. Il avait toujours eu cette part de mystère, et finalement tout s’éclairait. Maintenant, je comprenais d’où venait ses parts d’ombre. Je n’avais pas l’intégralité de l’histoire, ce serait certainement bien trop long et je n’étais probablement pas prête à l’entendre, mais j’avais eu des bribes donnant les informations importantes. Face à moi, n’était plus le Christopher que je connaissais. Je ne connaissais pas et ne souhaitait pas réellement connaître l’homme de cartel qui aurait assassiné une certaine Roxanne. Je ne voulais même pas savoir si ça avait été nécessaire, le contexte ou que sais-je d’autre. « Il s’en fou, je ne les connais pas. Il veut me toucher moi, pas toi. » tentait-il de me rassurer, alors que je m’inquiétais pour mes enfants. Donc j’avais été visée parce que je connaissais Chris, c’était ce qu’il était en train de me dire. A cet instant-là, je savais que je devais mettre des distances entre Chris et moi. Je m’étais pourtant attachée à lui, même si ça n’avait pas été gagné, mais tout venait d’être ruiné ce soir, par cette fusillade surprise. Si jamais le côtoyer engageait de tels risques, je devais rompre toute relation avec lui. Je ne voulais pas vivre dans la peur de me faire tirer dessus à chaque moment, simplement parce que je faisais partie des connaissances de Chris. D’autant plus que celui-ci semblait vivre la situation dans un naturel déconcertant. J’avais l’impression qu’il trouvait ça quasi normal, comme si c’était inscrit dans sa routine.

Adossée contre le comptoir de la cuisine, je n’osais presque pas relever mon regard vers Christopher. Comme si le regarder pouvait marquer l’affection que j’avais pour lui, l’affection qui me mettrait en danger. Ou alors, comme si le regarder jouerait sur la difficulté à couper les ponts avec lui. Et en même temps, j’avais désormais l’impression de regarder un autre homme. Un homme devenu plus dangereux que seulement mystérieux. « Hey … » Et pourtant, sa voix semblait si douce à cet instant, une voix se voulant chaleureuse pour rassurer. Je ne pouvais pas être rassurée, pas après ce qu’il venait de se passer, surtout durant une telle nuit. Ces gens n’avaient donc aucun scrupule à gâcher une soirée de réveillon de Noël comme celle-ci. Et s’ils avaient réussi à toucher quelqu’un avec leur balle ? Christopher affirmait qu’il savait qu’on devrait arrêter de se voir suite à mes mots, mais précisait que ça ne pouvait pas se faire tout de suite, pas maintenant. La main de Christopher venait doucement se poser sur la mienne, avant de venir s’installer face à moi. Je n’eue pas de mouvement de recul, étrangement. Pourtant, à cet instant, il m’inspirait confiance comme jamais. Ça contrastait avec la situation dans laquelle nous étions. Par son geste, par ses mots, il montrait cette part d’humanité que j’avais connue et qui semblait être inconnue dans les dires de l’homme au téléphone. Sa paume chaude arrivait à m’apaiser, sans pour autant arrêter l’état de choc dans lequel j’étais. « Pourquoi ? » arrivais-je à souffler dans ma terreur. Dans ma tête, c’était tout de même clair, je devais arrêter de le voir dès maintenant. Il aurait dû prendre la porte dans la seconde, et il aurait dû s’agir de nos dernières secondes ensemble.

Sans même que je ne les ai demandés, les explications suivaient. Si je n’étais pas dans cet état de choc, j’aurais certainement souri alors qu’il disait apprécier nos moments ensemble. Il prétendait n’avoir pas été assez distant avec moi, et pourtant je l’avais toujours trouvé bien éloigné. Je pouvais enfin comprendre la raison de ce distance instaurée jusqu’alors. J’avais appris à faire avec, mais il semblait avoir à baisser sa garde jusqu’à arriver à la catastrophe de ce soir. C’était comme une leçon pour lui pour avoir été plus faible qu’avant. Il semblait réellement affecté par ce qu’il venait de se passer, malgré tout, en disant qu’il allait d’abord mettre en sécurité ma famille. Je n’avais pas mon répondant habituel, je me sentais complètement faible. J’avais toujours réussi à gérer tout toute seule, sans l’aide de personne. Je savais pourtant que là, j’avais besoin de lui, parce que lui saurait gérer cette situation, les connaissant parfaitement. Tandis que moi, je ne comprenais absolument rien à ce qu’il se passait. C’est comme si ma vie était entre ses mains, que lui seul pouvait me protéger de ces hommes. Alors que c’était également de sa faute si ces hommes s’en prenaient à moi pour le toucher lui. J’étais complètement perdue, ne sachant pas réellement si je devais avoir peur de Chris, ou bien si je devais réellement m’en remettre à lui pour notre protection. Les informations qui suivaient me faisaient frissonner. Je buvais ses paroles sans rien dire, j’avalais chaque information pour les mémoriser et ne jamais les oublier. Parce que même si je n’avais pas souhaité entendre tout cela, c’était nécessaire. A ce moment, je n’étais pas en état de réfléchir, de penser à tout ça. J’étais bien trop choquée. La seule chose que je pouvais commenter était sa dernière phrase. « Tu avais réussi. » affirmais-je avec ce que j’avais pu voir. Quand il était avec Lola, malgré que les débuts aient pu être difficiles pour les deux, il avait réussi à la comprendre et bien agir avec elle. Il avait réussi à devenir l’homme bien qu’il décrivait. « Tu n’es pas obligé de replonger pour autant, si ? » demandais-je, naïvement, alors que la réponse était déjà claire. Chris ne me faisait pas aussi peur que ce qu’il devrait être, car il avait cette part rassurante et sincère, l’autre partie de sa personnalité, celle que j’avais connue jusqu’alors. « Tu peux être ce quelqu’un de bien. » C’étaient plutôt les autres, qui m’effrayaient.


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MessageSujet: Re: « I do believe in killing the messenger. You know why? Because it sends a message. » Venus ♥︎   Lun 11 Mar - 22:07

La peur le rongeait, la peur de perdre Venus le rongeait, il le sait, il ne s’en remettrait pas. Il ne ferait pas une autre mort à cause de sa négligence. Roxanne … C’était déjà de trop. Simplement parce qu’il s’est rendu compte au moment où elle mourrait dans ses bras qu’il aurait pu aimer cette femme si le contexte avait été différent, il l’aurait aimé parce qu’elle était forte, belle et intelligente. Et maintenant … Et maintenant il s’agissait de Venus. La femme forte, belle et intelligente. Une nouvelle fois. L’aimé ? Il ne s’en sentait pas capable, il ne s’en sentait pas le droit après tout ce qu’il avait vécu avec la veuve noire. Pas après avoir vécu autant de non dit, de faux semblant, de mot dans le vide, des paroles blessantes, des fuites, des affrontements, un enfant. Il n’était pas bon à aimé, c’était la deuxième femme à mourir alors qu’elle se trouvait un peu trop proche de lui. Jazmin, sa sœur, sa petite sœur semblait épargnée par ce mauvais sort. Mais pas Amber, par sa première fiancée, par Roxanne qui l’avait conduit sur le chemin de la vengeance en emportant le peu d’humanité qui restait en lui. Il n’était pas bon a aimé car il était trop blessé par le passé, parce qu’il trainait cette malédiction derrière lui depuis depuis années et qu’elle ne semble pas s’être effacée. Il prie chaque jour pour que Lola soit épargnée de toute cette horreur qu’est sa vie, malheureusement Venus est frappée. Malheureusement Venus voit qui il est à présent, dans quel monde il vit, ce qu’il était depuis dix bonnes années à servir de bras droit à la femme la plus puissante du monde à ses yeux. Mais non, non il ne laisserait pas toute cette horreur tuer Venus. Il en était le responsable, il ferait tout pour qu’elle ne subisse pas le même sort. Alors même s’il semble d’un parfait sang froid alors qu’une balle vient de passer par la fenêtre, c’est un véritable feu intérieur qui rugit pour savoir par quel bout il faut attaquer. Le premier étant de mettre en sécurité, de mettre en sûreté. Il y avait Jaz, il y avait ses enfants, il y avait Lola et Vee … Mais ce n’était pas possible de mettre tout ce petit monde dans un avion direction sa famille pour les mettre de côté le temps que tout se calme ici. Le temps qu’il tue le responsable, le temps qu’il puisse redevenir quelques temps le Christopher Canovas dont le nom faisait trembler les autres cartels lorsque Roxanne l’envoyait « négocier ». Il allait reprendre le flingue …

« Tu avais réussi. » Les paroles de Vee résonnent, non il n’a jamais réussi. Il n’a jamais pu se détacher de ses armes, il n’a jamais pu raccrocher complètement. La nuit, son couteau n’était jamais bien loin. Il guettait encore parfois en regardant par la fenêtre de la chambre de Lola en la regardant dormir. Il n’a jamais pu calmer cette part d’ombre en lui qui lui dit de se méfier de tout ce qui bouge dans le noir. Que tout est un danger et que n’importe qui peut cacher une âme aussi obscure que les anciens membres de cartel tel que lui. Il savait que personne n’avait renoncer à le chercher alors il avait continué à faire attention … Jusqu’à relâcher prise et se retrouver happer dans le monde de personne qui travaille de manière légale. Il poussa un soupir, calmant le feu intérieur pour tenter de répondre à Vee. « Je n’ai jamais réussi, quand un jour tu fais un mort tu t’attires pas forcément que des amis, encore moins dans un cartel qui suscite toutes les jalousies tellement il est riche. » Qu’il avoue dans un demi-sourire. Il était détesté de presque tous, il le sait. La preuve, Jaz n’aurait pas été enlevée si ça n’avait pas été le cas, il n’aurait pas dû courir dans tous les sens pour la récupérer, il n’aurait pas affronté Roxanne pour pouvoir faire un échange de personne. Il ne l’aurait pas tué. « Je dois le traquer, c’est ce qu’il cherche. Alors si, je vais devoir reprendre quelques contacts et je risque bien de leur devoir quelques faveurs en échange. » Il ne laissait pas vraiment de place à l’imagination de Vee pour ces faveurs mais il ne voulait pas les verbaliser à voix haute.

Il sourit. Il avait été quelqu’un de bien. Quelqu’un de bien qui avait fini aveuglé par la vengeance et le sang. Un soldat revenu de combat pour enterrer sa fiancée, morte, au lieu de célébrer leur mariage. « J’ai été quelqu’un de bien, il y a très longtemps. » Qu’il avoue en fixant le sol. « J’étais dans l’armée, je devais me marier. Mais elle est morte, une balle perdue dans un règlement de compte … J’ai trouvé Roxanne à ce moment, elle m’a promis la vengeance et je l’ai suivie pour avoir cette revanche. » Il tourne la tête pour affronter le regard de Vee. Paniquée, choquée, il soupire avant de se déplacer pour se mettre à côté d’elle et entourer ses épaules de son bras, lui permettant de cette manière de poser sa tête sur son épaule, de se reposer sur lui. « Tu peux compter sur moi, il ne t’arrivera rien. » Il laisse un silence s’installer, tout le poids des évènements commençant seulement à peser lourdement sur ses épaules. « Je suis tellement désolé de t’avoir entrainé là dedans. » Qu’il murmure en fixant le mur.
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