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 Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco ~

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Livia Santini
Livia Santini
DATE D'INSCRIPTION : 18/11/2018
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MessageSujet: Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco ~   Mer 9 Jan - 11:27

Assise en tailleur sur son lit, Livia fume distraitement une cigarette, regardant la pluie frapper les vitres du petit cottage niché entre les arbres, lui offrant une once de privauté dans l'immense propriété où ils tournent en poissons rouges dans leurs bocaux, en attendant L'Imperatore. L'italienne n'aime pas cette periode. Dès que Janvier sera dans son dos, elle cessera de ruminer. En attendant, chaque fête est un retour douloureux en arrière. Elle ignore pourquoi Francesco a décidé de maintenir le gros de ses troupes sur le sol américain au lieu de respecter la Trève de la Sacra Famiglia, contrairement aux autres années. Ce qui est sur, c'est que la décision a été majoritairement impopulaire. Malgré près de cinq ans à opérer à Los Angeles, le gros des familles est restés au Pays. Et les occasions pour ces hommes et femmes, pour la plupart amoraux, d'embrasser la Nonna et de manger les pasta par régiments sont rares. Non qu'elle ait quiconque qui l'attendent en Italie. Le Padre s'est assuré de laisser une terre brulée et décimée dans son sillage.

Livia est assez peu concernée. Inspirant une grande bouffée toxique, puis , écrasant le mégot dans un cendrier débordant, elle enfile une paire de hautes bottes en cuir, une veste en jean spécialement coupée qui dissimule parfaitement le holster contenant son Beretta Storm dont la crosse a été moulée à sa main. Si elle possède plusieurs autres armes de poings, c'est vraiment celle ci sa préférée. Un sac à main en bandoulière rejoint sa place habituelle, contenant en plus de ses clefs de voitures, ses cigarettes et son téléphone, une lame papillon en céramique. La jeune femme ne se prépare pourtant à aucun danger. C'est une simple seconde nature. Une évidence. Un instinct tellement ancré qu'elle ne le questionne plus. Livia est armée. En permanence. Les gouttes d'eau glissent le long de sa nuque, profitant de ses cheveux courts. Elle s'ébroue sans y prêter attention, alors que ses talons carrés écrasent les feuilles pourrissantes. Encore une petite heure à tuer avant la réunion hebdomadaire pour faire le point sur les objectifs et les moyens d'y parvenir. Comme dans toutes entreprises. Bien que certains moyens employés soient loin d'être aussi répandues dans les autres boites. D'ailleurs, si elle ne se trompe pas, Diogene avait rendez vous à l'aurore avec un politicien local pour faciliter l'implantation de nouveaux commerces dans une zone protégée du littoral océanique. Histoire de blanchir l'argent en toute tranquillité sous un front honnête. Ou presque.

C'est la vibration de son téléphone dans sa poche arrière qui attire son attention. Un Sms au numéro masqué, sans surprise. Mais bien que ce soit un jetable, les numéros ne sont pas communiqués aux proches. Business. "Rejoins moi au Venice Fishing Pier. Pronto. FV". Il n'y a pas besoin d'autre signature en ce qui la concerne. Elle n'alerte aucun autre des capos, mais se dirige vers sa corvette. Le temps ne se prête pas à une virée en moto. Livia ne perd pas de temps en aternoiement et le moteur puissant avale l'asphalte sous ses roues. Malgré le traffic, il ne lui faudra qu'une petite vingtaine de minutes pour y parvenir. L'agitation qui règne sur le lieu de rendez vous l'incite à la prudence. Au lieu d'emprunter l'allée la plus évidente, elle gare sa voiture dans une petite ruelle parallèle, loin des sirènes hurlantes et des gars en bleu. Ca pue. Fort.

Elle se faufile sans attirer l'attention, petite jeune femme qui n'attire pas les regards lorsqu'elle ne le désire pas. Livia prend quelques minutes de plus pour éviter les différents barrages, n'hésitant pas à sauter par dessus des grillages fermant des parties privées. Enfin, elle rejoint un petit groupe à l'écart de l'agitation. La haute stature de Francesco est visible de loin. Un phare dans la tempête, ou une lumière de maraudeurs pour noyer les navires innocents. Au choix. A coté de lui, elle reconnait sans mal les épaules voutés de Diogene, les yeux rivés au sol, il a les mains profondément enfoncés dans ses poches. Qu'est ce qu'il a encore fait comme connerie. Son impétuosité l'a mené régulièrement dans des emmerdes diverses. Quand est ce qu'il va apprendre à réfléchir avant d'agir, celui là? Livia n'a aucune estime pour cette grosse brute. Ho, l'homme a ses qualités, mais peu qu'elle lui reconnait. Francesco domine l'espace. A chaque fois, elle est surprise de voir tant de beauté et de charisme chez cet homme qu'elle méprise si profondément. Il attire les regards, il capte les sourires, sans même le connaitre, il y a un désir inconscient de lui plaire. De mériter ses faveurs. Même lorsque son caractère est creusé, il est difficile de résister à cette attraction magnétique.

Elle n'est plus qu'à une centaine de mètre. Il lui serait si facile de sortir son arme. De simplement lui coller une balle en pleine tête. Ou plusieurs. Il n'aurait pas le temps de réagir. Aucun des autres hommes présents non plus. Certes, vu le nombre de flics qui grouillent, elle finirait en taule immédiatement. Quoique, elle n'y pourrirait pas longtemps. Pas sure qu'elle atteigne la garde à vue avant d'être fauchée par les tirs d'un autre Visconti vengeur. Enzo ou Bianca? Livia parierait sur Bianca. Après tout, elle est déjà morte. Elle est morte depuis près de dix huit ans. Non. Ce serait une fin trop douce. Trop clémente pour Il Boia di Milano. Il doit voir son empire ruiné, sa famille explosée à l'heure de son agonie. Sa main s'éloigne de son holster. S'allume une cigarette et s'immobilise juste devant son Padre.

-Que Casino, Boss. Qu'est ce qui s'est passé? -du menton, elle désigne les fourmis qui courent, qui courent et s'activent. Dans ses prunelles, la haine et la colère ont disparues. Pour laisser place au respect qui lui est du, à une déférence qui n'a pourtant rien de servile. Si elle n'est pas son égal, la Lame n'est pas non plus son laquait. Elle est curieuse pourtant, de la raison de sa présence. Et du silence coupable de Diogène qui ne lui adresse aucune salutation. Si c'est attendu de la part de Visconti, de la part du Tonneau, elle apprécie moins et lui décoche une œillade glaciale.
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Francesco Visconti
Francesco Visconti
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MessageSujet: Re: Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco ~   Sam 19 Jan - 16:50


" On dit qu'un homme viendra, un jour. Qu'il aura au bout des lèvres les noms de ceux qui peuvent vivre et ceux qui doivent mourir. On dit qu'il ne sera pas équitable, et qu'il emmènera avec lui, ceux que la Faucheuse aura désigné comme siens. On dit qu'à son arrivé, les anges chanteront puis tomberont, et que l'Enfer le suivra de près sans ne jamais pouvoir l'attraper. On dit qu'un jour il viendra, mais il a toujours été là. "

☛ ☛ ☛

Énième folie nocturne du Don Juan invétéré de ces dames.

Acrobaties sensuelles d'étincelles rassasiant les frustrations du lion. L’ineffaçable sauvagerie des grands acteurs musicaux dans la fierté des ombres. La biopsie des ténèbres aux mâchoires de la mort. Le regard prédateur éphémère. Trait de feu plus atroce qu'un poignard enflammé.

La braise devint tendresse, caresse, l'étouffant tout à coup. Les cendres s'accumulèrent dans les poumons alors que le bel italien crut ressentir presque un baiser sucré se déposer avec audace sur l'os de sa mâchoire. Un frisson dévala son échine à une vitesse fulgurante, le corps féminin s'ondula contre son dos et un soupir s'échappa tout près de son oreille, tout contre l'oreiller si près du sien. Beaucoup trop. « Je vais compter jusqu'à trois et tu ne seras plus là, bambina. » chuchota amoureusement le Padre, les yeux clos et les traits du visage terriblement détendus. Boum. Boum. Boum. Il entendit tout à coup le petit cœur tout contre lui, au creux de cette si délicieuse poitrine, s’accélérer à une vitesse folle. Et il n'en fallut pas davantage pour glacer l'atmosphère si brûlant de la pièce. « Uno, due.... » Mais la femme était déjà devenue ombre. Pas une trace laissée derrière elle. Pas un mot. C'était ainsi que fonctionnait l'italien, il n'était pas de ceux qui laissent les jolies damigella derrière eux sans explication. Bien trop gentleman pour cela.... Bien trop "connard" pour cela ? Ha. C'était elles qui partaient, qu'elles le veuillent ou non, sous l'urgence de sa voix rauque, et au moment qu'il souhaitait, lui. L'on ne refusait rien au Padre. L'on craignait et respectait le Padre.

L'empire criminel Visconti avait déjà fait son petit bout de chemin sur les terres des immigrés depuis ces cinq dernières années, les affaires ne se concrétisaient nullement sans efforts et Cesco en était particulièrement fier, cependant il était clair que le repos n'était pas de ces plaisirs dont l'italien pouvait le plus s'enivrer. La came, les putains, les jeux, la famille, tout ce qui pouvait largement le satisfaire, , mais jamais un lit douillet pour lui tout seul contre lequel il pouvait se laisser aller au Silence plombant et hypnotisant. Pourtant, ce jour-ci, ces quelques minutes précieuses, il se les accorda égoïstement après le départ de la brunette aux belles courbes. Le Temps lui sembla s'arrêter un long moment. Il se reprit de lui même lorsqu'il entendit depuis le couloir les jappements caractéristiques du petit cabot. Les sourcils froncés, il quitta violemment ses draps, fuyant à grand pas son monde de Silence qui lui donnait un mal de crâne terrible. Francesco n'était pas fait pour le calme. Et même s'il l'appréciait honteusement en de très rares moments, il n'y avait de toute façon aucunement le droit ni le temps. « Dégage, cretino, j'suis pas ton papà. » grogna-t-il contre le chiot de sa voix rauque du matin, tout en le poussant du pied. Quelle ironie. La silhouette robuste du Visconti torse nu vêtu d'un simple jean tout juste enfilé passa le rideau de porte en perles de bois menant aux loges du Casino. Les mots moururent dans les gorges et les regards se tournèrent immédiatement vers le maître des lieux, qui, lui, ne prit pas même la peine de daigner porter ne serait-ce qu'une œillade aux occupants auparavant en grande conversation. « Pas la peine de hurler, ragazzi, on s'entend plus ici... » rit Cesco, face au silence prudent, s'affairant à se servir un bon verre de Campari dans l'optique de s'éveiller drastiquement. Grand lunatique, voilà qu'il avait aisément retrouvé son sourire charmeur et ses paroles rieuses. Mais ni les rires ni les sourires de sa fratrie ne se joignirent aux siens... Étrange. Lorsqu'il releva enfin le menton pour balayer les visages de son regard ébène, la silhouette voûtée de Diogene lui tapa immédiatement à l’œil. Il n'était pas DU TOUT supposé se tenir là, devant lui, en compagnie des deux jumeaux Visconti et d'Enzo, ce pauvre incapable. « Francesco, on a un problème, Diogene a déconné et sa mission ne s'est pas soldée comme elle était supposée le faire, mais il n'y a rien d’irréversible, on peut tout à fait... » commença à s'exprimer Lorenzo, pris par l'urgence, avec tact et mesure, comme il savait si bien le faire. Mais le Padre n'entendait rien des mots de la défense, lui ne voyait que le banc des accusés se préparer à rejoindre les barreaux. « Tiens, Diogene, c'est étrange mais je ne me souviens pas t'avoir invité à venir t’apitoyer sur les épaules de mes frangins dès que tu foires tes missions. Tu m'impressionne. » Cesco sourit, puis but une gorgée de sa liqueur. Il contourna le bar dans une démarche parfaitement calme et maîtrisée et déposa simplement le verre avec délicatesse avant que les gestes ne s'accélèrent inévitablement. Bientôt, le fauteur au regard fuyant se retrouva la tête défigurée dans le vide, et le col entre les poings de son supérieur. « Tu vas chercher tes petits copains et tu vas m'attendre sagement dehors, hum ? J'ai hâte d'entendre ta jolie histoire. » lui souffla le brun, joueur, en haussant les sourcils. « J... Oui, tout de suite, boss. » parvint ce dernier à acquiescer avant de se retrouver à terre, au milieu des bouts de verres.

C'est en compagnie de son incapable du jour que Cesco rejoint la fête au Venice Fishing Pier, parfaitement apprêté et paré à réparer ses conneries aux grosses conséquences potentielles. Pourtant, il n'était nullement question de s'amuser là-bas. La flicaille grouillait de partout, les faisceaux lumineux bleus et rouges aveuglaient chacun de ses pas assurés, et les journalistes s'empressaient, tels des vautours, de capter des réactions en première ligne. L'italien n'eut pas besoin de se faire prier pour qu'on lui libère le passage derrière le ruban jaune. Les choses devaient se jouer avec autant de discrétion que de précision, et qui de mieux pour cela que Santini ? Non pas qu'elle ne pouvait lui être utile autrement, mais aujourd'hui il n'avait pensé qu'à elle pour l'épauler. Il fallait dire aussi qu'elle était aussi efficace qu'agréable à côtoyer. Point de paroles insensées, de gestes inutiles ou de remise en question de ses ordres. S'ils pouvaient tous être comme elle, sa vie de Padre serait tellement plus simple à supporter. La voilà qui pointait le bout de son couteau. Elle n'avait pas mis longtemps. Il n'était pas étonné. Cesco commençait à donner quelques directives déguisées à Diogene quand elle arriva enfin à leur hauteur, forcément perdue dans ce beau bordel. « Oh, quasi nulla, tu demanderas à ton camarade. » lança mielleusement Cesco avant de porter un rapide coup d’œil sombre à sa lieutenante. Il les laissa tous les deux un petit moment alors qu'il alla toucher deux mots aux deux autres hommes de mains qui se devaient de quadriller le terrain. Une fois chose faite, d'un signe de tête, l'italien invita sa compatriote à le suivre dans la foule. Au loin, il remarqua sans mal les jolies courbes de l'inspectrice Clayton avec laquelle il avait l'habitude de "bosser" de temps à autres. Il l'accueillit, grand sourire charmeur aux lèvres et voix enjôleuse à l'appui : « C'est toujours un tel plaisir de revoir votre si charmante silhouette. » Mais, évidemment, après avoir fait un bref topo de la situation, qu'il ne connaissait que trop bien, elle lui lança un regard noir. Les joues rosies parlaient pour elle, cela lui suffisait. « Non seulement vous ne participez aux enquêtes que lorsque cela vous chante, mais en plus maintenant vous avez l'audace d'amener vos invités... » ronchonna cette dernière alors qu'ils marchaient tous les trois en direction d'un autre groupe de gilets bleus attroupés autour du cadavre au costume teinté de sang. « Ma douce Livia n'est pas mon invitée, je ne vous permet pas. Considérez là comme une alliée supplémentaire pour vous épauler, au même titre que moi. » sourit Francesco, couvant de son regard chaud la jolie italienne qui semblait analyser les lieux et la situation avec cette rapidité imposée par ses soins. Mais la seule réaction qu'il parvint à obtenir de sa "fausse" partenaire de flic ne fut qu'un roulement des rétines exaspéré, qui le fit sourire davantage encore si ce n'était possible. Il savait qu'elle pourrait lui être d'une utilité sans équivalence, une fois encore. Il était si simple de la manipuler. Maintenant, elle n'était malheureusement pas la seule à leurrer parmi les poulets. Il avait du travail. Ils avaient du travail.

La réalité, c'est que malgré les apparences, cette infiltration impulsive s'avérait bien plus risquée et dangereuse que Cesco ne le laissait bien paraître. Que la fête commence.
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Livia Santini
Livia Santini
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MessageSujet: Re: Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco ~   Jeu 14 Fév - 3:34

La vérité, c'est qu'elle n'aime pas cela. Elle n'aime pas que Visconti se mèle si étroitement aux affaires des flics. Livia aurait préférée, de loin qu'il s'en tienne aux bonnes vieilles méthodes. Corruption en sous- main et chantage, moyens de pressions divers. Mais il adore ce rush d'adrénaline, ce jeu de manipulation où il lui faut se tenir, sur la lame du rasoir, quinze mouvements en avant. Et la Milanaise doit le reconnaitre, il y excelle. Elle ignore exactement quelles sont les miettes de pains qu'il leur abandonne, quel contrat non écrit a été signé entre lui et les bleus. Un autre détail. Fondamental. Donner voix publiquement à un désacord avec les décisions du Padre est excessivement mauvais pour la santé.

Par intéret personnel? Pour voir la dystanie Visconti étendre sa toile d'araignée et prospérer? Certamente no. Il  a été décidé depuis longtemps qu'elle seule avait le droit de détruire ce colosse aux pieds d'argile. En attendant le bon moment, elle protège au maximum les intérets de la Famille. C'est le visage dénué de toute réprobation qu'elle se porte aux cotés de son Cauchemar personnel. Il n'a pas choisi de l'informer plus précisement dans quel nid de guèpe ils plongeaient la main. Ils fonctionnent régulièrment de cette manière. Cela lui perment d'analyser la situation par elle même et de relever des angles qui ne sont pas forcement les mêmes que les siens.

Bien malgré elle, Livia doit admettre qu'elle adore cette synérgie de pensées et la façon dont leurs raisonnements se completent. L'intelligence de Cesco est aussi brillante que cruelle, se basant aussi bien sur les faits que son intuition et son humeur du moment. Elle est beaucoup plus terre à terre, analytique. Le Tonneau est le direct responsable de ce bordel. Livia abandonne son patron pour s'entretenir directement avec l'incapable. Il a merdé. Serieusement merdé et elle serait étonnée si la sanction n'est pas à la hauteur de son imbécilité. Il deteste l'incompétence. Plus il se justifie, plus elle a envie de le planter. Mais un second cadavre, cela ferait désordre.

-Je ne te ferais pas l'insulte de te demander si tu as pris le temps de te débarasser du costume que tu portais et été voir les chimistes pour te débarasser des résidus de poudres?
Le regard qu'il lui lance à cet instant et la furie qu'il contient bien mal attire sur ses lèvres un sourire acide. Il n'a toujpours pas compris que c'est son manque de controle qui va lui couter la vie? Elle décide qu'il en fera bien la découverte par lui même.
-Garce. Je me ferais un plaisir de m'occuper de toi.
-T'es pas mon genre. Des témoins?
-Non! Tu me prends pour qui!

Mais... quelque chose. Quelque chose dans le ton l'alerte. Une manière de renter le cou, ses prunelles qui se plantent derrière son épaule. Son poids qui se transfère d'une épaule à une autre.  Sa réponse trop rapide. Non. Ho non.  Si Livia est officiellement responsable de toute la branche Prostitution, elle est aussi une tueuse. Tout comme chacun des lieutenants de Cesco. Elle ne bouge pas. Ne le menace pas. Elle se contente d'attendre. De se taire. Toute son attitude promet des repercussions sanglantes si il continue à la prendre pour une conne. Il la dépasse d'une tête en hauteur et largeur, pourtant c'est lui qui recule. Il a déjà vu en prime time le resultat de ses jeux  de couteaux.
-Peut êre, okay! J'allais en parler à Enzo quand Francesco est arrivé. Et j'ai pas trouvé le moment.
Elle ne souligne meme pas à quel point sa ligne de défense est pathétique. Les deux points cramoisis sur ses pomettes sont une indication suffisante. Pas plus qu'en ommétant une information pareille, il se rapproche salement de la trahison. Elle le pensait bête mais loyal. Elle le soupçonne bête et acheté par le cartel Gallagher. Les Irlandais voient d'un très mauvais oeil la progression Italienne sur leur frontière. Mais en ce moment Samuel Gallagher parait plus occupé à culbuter sa jeune épousée que de s'occuper de ses territoires. Visconti ne laisse jamais une baise se mettre en travers de ses intérets.
-Le Témoin possible, Dio. Crache. Et tu préfères me le dire maintenant à moi que de continuer à t'enfoncer dans ta connerie.

Il lui file enfin toutes les information nécessaires et Livia fend la foule pour rejoindre Cesco qui vient de requérir sa présence. Une autre femme les rejoint et le regard de la demoiselle reste tout aussi impassible. Pourtant, pourtant, les flammes d'une lueur amusée sont à peine perceptible. La pauvre. Il est clair que son bureau n'a pas du accueillir que des dossiers lors de leurs réunions tardives. Pour avoir vu le charisme et le magnetisme de l'italien opérer même sur les putes les plus endurcies, l'inspectrice n'avait aucune chance de lui resister. Elle aurait tendance à préférer la timidité un peu maladroite de son cadet. Lorenzo a un charme moins flamboyant et elle s'amuse souvent à le faire rougir sous ses piques lourde de sous entendu Elle ne s'approche pas de Cesco. Pas dans ce domaine. Cela brouillerait trop de choses. Et il doit sentir qu'elle ne fait pas partie de celles qui lui tomberaient dans les bras, il n'a jamais essayé de la séduire.

Elle laisse passer la flic devant eux et creuse l'éccart entre eux. Elle arrête Francesco d'une main légère sur son poignet. Si la femme se retourne, le langage corporel de l'italienne est celui d'une femme en pleine de crise de jalousie avec son amant volage. Il la connait trop pour se prendre à un tel subterfuge et ce que transmet ses prunelles n'a rien à voir.

-Ne va pas le tuer tout de suite. Diogène ne t'a pas tout dit. Il a laissé un ou deux potentiels témoins. Quand il est arrivé, il y avait la voiture du machab' mais une autre aussi. Il a noté les plaques par reflexes et croit se souvenir d'avoir croisé un couple qui faisait des photos et quelques films du lever de soleil sur la baie. Selon lui, c'était à peu près aux memes heures. Il est possible que les appareils aient enregistrés des éléments pertubants.

Ou peut être pas. Mais l'Organisation n'en est pas arrivée là ou elle est en laissant ce genre de détails au hasard. Elle est un modelè de calme et d'efficacité. Ses prunelles claires maintiennent celles de Visconti dans les siennes. Ce n'est pas le moment pour que son temperament volatile implose. Livia n'est jamais certaine des reactions de son ainé.

-Est ce que tu veux que je les retrouves ou tu préfères que je reste avec toi pour creuser ce que Miss Clayton sait exactement, et mettre une équip différente sur le problème?

Elle hésite. N'a pas encore assez d'éléments pour étayer une possible trahison de Diogene, et ils n'ont pas l'habitude de se  satisfaire de supposition. Non. Si Francesco ne le tue pas de ses mains avant la fin de la journée, elle creusera cet aspect de la question. Pour le moment, Livia choisit de garder le silence.
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Francesco Visconti
Francesco Visconti
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MessageSujet: Re: Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco ~   Aujourd'hui à 17:02

Les sbirri ricains, Cesco les appréciait plus que de raison. Et ça se voyait, ça se sentait : jusque dans ses regards enténébrés ésotériques, dans sa gestuelle provocatrice, sa voix animale, diablement séductrice, pleine de sous entendus, ses sourires mielleux et ravageurs prêts à vous prendre par surprise à tout instant ; un flingue à la tempe, une détonation en attente, et... Où en étions nous, déjà ?

Certains avaient des doutes sur les risques fous qu'il prenait, surtout depuis qu'ils avaient tous rejoint les terres florissantes de l'Amérique. Mais cette bêtise qu'il traduisait en couardise avait don de le mettre hors de lui, ne pouvait-on pas simplement avoir confiance en lui ? Oh, Francesco était, de son côté, pourtant bien loin d'être un grand courageux non plus, mais le fait était étroitement paradoxal. Le danger avait ce goût exquis auquel il ne pouvait résister. Ce parfum savon myrtille digne d'une donzella aux courbes sucrées tentatrices. Il était si faible et si fort à la fois, en compagnie de la folie du Risque, de la rage titanesque que lui procurait la vue du sang dignement coulé pour la prospérité des siens. Il était puissant, il l'était toujours, mais il fallait bien admettre qu'il manquait de beaucoup de contrôle par moment, le jeune Padre au souffle inépuisable. Un don qu'il avait hérité de la Faucheuse. Une maladie qu'il ne cherchait même plus à cacher depuis bien des années, qu'il avait forgé et qu'il hissait fièrement en un bouclier orné de lames meurtrières; le caractère borderline du Padre faisait trembler quiconque s'osait à s'y frotter impunément. Personne n'en ressortait vivant. Ou si peu. Mais par amusement malsain. Jouer avec la nourriture, c'était si mal que ça ?

C'était comme ça. C'était en lui. Il l'avait depuis tout petit. Ce besoin inexplicable de caresser de ses doigts cruellement aguicheurs la velouté de ses proies, jouant lui même au bord du précipice, dansant sensuellement tout bien à l'évidence dans la cour de jeu malsain. Le lion n'était pas plus sûr de s'en sortir que la gazelle. Qu'une question de réflexion évasive, une sorte de jeu d'échec sans règles; où la triche, la bassesse de la trahison et les mauvais coups étaient permis, même conseillés. Francesco était de ces monstres humains sans foi, ni loi, qui se languissaient de la vivacité d'esprit née de cette pulsion naturelle des manipulés : l'instinct de survie. C'était diablement amusant.

Mais sur l'instant, ce jour là, dès lors que son regard tranchant eut le malheur de croiser celui lamentablement fuillard de l'un de ses soldats les moins en vogue du moment, Diogene, évidemment ; il sut que le ton ne serait pas tellement à l'amusement. S'il s'était laissé aller, s'il s'était réellement écouté, comme il ne le faisait que trop souvent dans ces circonstances là, il l'aurait déjà flingué depuis bien longtemps. Et il ne serait jamais arrivé jusque là, aux côtés de Santini, à l'écouter d'une oreille balbutier des conneries comme un pauvre môme prit en flagrant délit. Dans sa tête, il voyait des images de son corps gisant sur le sol brillant et luxueux du Shine Bright Casino. Qu'importait la saleté, le poids de la mort sur ses épaules déjà bien lourdes de crimes, tant que sa pulsion était rassasiée. Mais le Padre garderait ce délicieux plaisir pour plus tard. Il avait le temps, et il savait surtout que ce serait une grossière erreur de sa part de flancher dès maintenant. Il avait besoin de tout ce que pourrait apporter ce stupido, et, plus que tout, il avait besoin de ses meilleurs agents sur le terrain pour régler au plus vite la situation. Il avait besoin de Livia Santini. À ses yeux, elle n'était qu'une machine effroyablement efficace ne lui ayant jamais fait faux bon, toujours opérationnelle et avec un certain don pour gérer les putains. Il ne voyait personne d'autre qu'elle pour l'accompagner pleinement dans cette mission périlleuse. Paolo s'était spontanément proposé à l'annonce de la nouvelle, trouvant absolument inconscient de la part du Padre d'y aller de lui même, mais l'on ne pouvait manifestement s'opposer très longtemps à un Cesco déterminé. Son fidèle Consiglière, était déjà bien occupé à gérer les trafiques de jeux clandestins en son absence, aux sous sols du Casino, et il se démerdait excellemment bien... dans tout ce qu'il entreprenait, d'ailleurs. Ce type était une véritable perle, un pion indispensable du jeu, lequel il aurait beaucoup de mal à se passer. De toute manière, il était hors de question que deux personnes aussi importantes du Cartel se déplacent pour une histoire pareille, aussi primordiale et dangereuse était-elle.

Il était temps de charcuter les douces lèvres roses de l'Inspectrice, d'en apprendre un peu plus sur le pétrin dans lequel ils avaient tous été foutus par la faute du futur corps sans vie prénommé Diogene. Alors il entama sa danse charmeuse à en asphyxier les belles poupées les plus tenaces, typique de l'irrésistible étalon qu'il savait être à la perfection... sans s'imaginer qu'il serait si rapidement stopper dans son élan de chasseur, par l’acolyte au cerveau analytique, Livia. Oh, il devait bien avouer qu'elle l'amusait beaucoup lorsqu'elle agissait ainsi, lorsqu'elle était elle même ? Plus terre à terre que jamais, rien ne semblait l'amuser, rien ne semblait lui passer sous le nez. Ils étaient plutôt bons, tous les deux, lorsque, en toute franchise, ils se laissaient guider par l'intensité dévastatrice de leur partenariat complémentaire. La perspicacité et l'efficacité de l'italienne ne l'étonnèrent plus tellement, mais les nouvelles l'agacèrent bien plus. « Ohh, ce n'était pas mon intention, Livia. Pas maintenant. » souffla-t-il de sa voix rauque, la mâchoire tout à coup fermement contractée et le regard sombre dévié vers la silhouette recroquevillée de Diogene, non loin d'eux. Son envie de meurtre s’intensifiait, mais il savait que pour le bien de tous, il lui faudrait se canaliser. « Je savais que je pouvais compter sur toi. Je te laisse le loisir d'éplucher ces suppositions avec le même soin que tu sais porter aux bellezze. » Un sourire charmeur à la Visconti dont il était le précurseur, et le voilà qui reprenait sa marche dans l'optique de rejoindre la belle Inspectrice Clayton. Mais, Livia n'en n'avait visiblement pas terminé avec lui. Toujours à vouloir tout savoir, où se trouvait le mystère dans tout ça ? Elle découvrirait bien tôt ou tard ses plans, c'était ainsi qu'il fonctionnait, et elle n'était pas sans le savoir, alors pourquoi vouloir tout gâcher aussi rapidement. « Surprends-moi. » qu'il répondit simplement, l'accompagnant d'un haussement de sourcils équivoque, avant de l'abandonner pour de bon pour la blondeur californienne de l'américaine.

Il n'y avait besoin de personne lorsque se tenait Il Diavolo en personne, sur son propre territoire jonché de cendres et de corps carbonisés. Et depuis qu'ils étaient là. Depuis ces cinq années loin de la casa, il s'était fait sa petite réputation auprès des enquêteurs de LA. Il les baladait à sa guise, leur faisant croire qu'il les aidait sans ne jamais leur offrir rien de réel et tangible. Le tour n'était que d'illusion. L'illusion du vainqueur. « Votre petite amie n'a pas l'air très commode. » Mais il ne releva rien, se contentant de lui sourire, mystérieux. « Une idée de ce qui a pu se passer, Inspectrice ? » demanda-t-il, le sourire ravageur. « C'est assez flou pour le moment, ça prend une telle ampleur médiatique. On pense à un règlement de compte entre le Sénateur et le corps politique israélien. L'affaire est très délicate, on n'a pas le droit à l'erreur, le Procureur attend beaucoup de nous. » déclara la jeune demoiselle, très clairement préoccupée par tout l'enjeu de l'affaire. « Si vous pensez réellement que ce n'est que Politique, je vous suis, vous savez que vous pouvez compter sur la popularité de mes Casinos pour vous récupérer des infos croustillantes. Les hommes de pouvoir sont si vénales, je n'aurai pas grand mal à en piéger quelques uns si cela peut vous être utile. » minauda-t-il, cependant très sérieux et calculateur dans sa démarche faussement généreuse. « Je vois où vous voulez en venir, je... En temps normal je n'aurais pas accepter, mais là... Les experts n'ont toujours pas trouvé de traces sur le corps, ce devait être une élimination préméditée. » ... « Et l'arme ? » lança-t-il, tout à coup, le cœur battant légèrement plus vite. « Pas de traces de l'arme du crime non plus... Nous n'avons pas grand chose de tangible, pour le moment... » Une lueur réchauffante traversa les prunelles opaques du Padre alors qu'il réalisait petit à petit que son plan s'assemblait à merveille, qu'il maitrisait au mieux la situation, pour le moment du moins. Ils avaient fait leur boulot. Les preuves matérielles avaient bien été effacées et/ou éparpillées comme il l'avait gentiment ordonné. Et l'arme. L'arme en revanche restait le point culminant à ne pas manquer au risque de faire tout écrouler. Il leur restait du temps pour la retrouver de leur côté, avant que la Crime' ne s'en charge avant eux. Une course contre la montre. « Ne vous en faites pas, Chloe, je vous promets qu'on éclaircira cette affaire ensemble, comme toujours. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter, ce n'est que le commencement, après tout. » la rassura-t-il de son ton protecteur. Il prit ses aises à ses côtés et déposa délicatement, mais paradoxalement assez fermement, sa main sur son épaule pour lui montrer son soutien.

✘ . . ✘ . . ✘

Voilà un bon moment qu'il faussait les pistes et récoltait ses indices. Mais qu'en était-il de Livia ? Avait-elle trouver ceux pouvant tout faire capoter, les putains de témoins qu'avait laissé s'envoler Diogene, et peut-être même avait-elle trouver plus intéressant encore ? La brunette ne cessait jamais de le surprendre. « Tout est sous contrôle, pour le moment. Les sbirri sont totalement perdus, mais ceux que je crains le plus, ce sont les rapaces. » aka les journalistes, et toutes les petites merdes des médias. Francesco n'admettait jamais ses craintes que si la situation était vraiment inquiétante. Elle l'était, sans l'être vraiment.

Et dire qu'il aurait pu profiter de sa matinée tranquille entre les cuisses d'Ivy ou d'une autre si cet imbécile n'avait pas été aussi imbécile... et/ou traitre. Mais il était bien trop crétin pour que Cesco ne se persuade d'une telle aberration. L'ennemi avait-il vraiment choisi le plus cretino des cretino comme taupe ? Vraiment ? Si c'était le cas, c'était désolant.
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Au vent mauvais qui nous emporte ~Cesco ~
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