AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Il y a des petites connes partout ft. Jahia&Athéna

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Athéna F. Blossom
Athéna F. Blossom
DATE D'INSCRIPTION : 03/03/2017
MESSAGES : 628

MessageSujet: Il y a des petites connes partout ft. Jahia&Athéna   Sam 12 Jan - 19:57


Il y a des petites connes partout.
Jahia & Athéna ✧

Je me retrouvais toute seule à la maison. Comme d’habitude ma mère était au travail et puis, mon frère était toujours barré on ne sait où. Enfin seule hormis les domestiques de la maison bien entendu. Comme j’étais tranquille, j’en profitais donc pour étudier. Comme à ma plus grande habitude, bien évidemment. Faisant rapidement une pause en allant dans la cuisine pour me prendre quelque chose à boire, je pourrais constater qu’il faisait bien beau dehors. Qu’il y avait un beau soleil. J’aimais bien travailler en extérieur dans c’est cas-là, quand il faisait beau comme ça, c’était bien plus agréable d’être au soleil. J’attrapais donc mes affaires, tout ce dont j’avais besoin pour pouvoir me rendre à l’extérieur. J’allais me poser dans le parc où j’avais l’habitude d’aller pour étudier. Je commençais à être connu là-bas d’ailleurs. Ayant mis mes affaires dans la voiture, je me plaçais donc au volant de cette dernière pour me rendre en direction du griffith park, c’était le lieu idéal que j’avais trouvé pour travailler à l’extérieur depuis que j’étais arrivée à Los Angeles. Alors même si je n’étais plus aux études, je continuais d’y venir quand j’en avais besoin. Ou tout bêtement pour prendre l’air et me changer les idées. J’arrivais très rapidement sur place. L’endroit était magnifique, même si c’était qu’un simple parc où il faisait bon de se promener. Je m’installais sur l’une des tables, celle que j’avais l’habitude de prendre quand elle était encore disponible bien évidemment. Il y avait toujours pas mal de monde dans ce parc, mais bon je pouvais parfaitement le concentrer pour travailler. J’étais infaillible niveau concentration de toute façon. Alors ce n’était pas un problème pour moi.

Ainsi je m’installais donc et sortais toutes mes affaires. Ce dont j’avais besoin pour que ça soit impeccable. « Regarde-moi ça. Je l’ai déjà vu l’autre jour, elle était à la même place. Elle n’a rien de mieux à faire de sa vie, celle-là. » Entendais-je, pas très loin de l’endroit où je me trouvais. Des pauvres pimbêches qui parlaient derrière mon dos. Et qui pouvait croire que j’étais conne pour croire que je ne les attendais pas ce foutre de ma personne. En plus c’était des filles que je connaissais. Ce n’était pas la première fois que je les voyais ici, et puis elle était également allée à la fac de Los Angeles. Tout comme moi, il y a encore récemment. C’est clair que je pourrais me rebeller, mais bon ce n’était pas vraiment mon genre. Je fis mine de rien, comme si je n’avais rien entendu. De toute façon, ça ne valait pas le coup de me prendre la tête avec ses pauvres filles qui n’avaient elles aussi rien de mieux à foutre de leur vie que de s’en prendre aux autres. Vous voyez un peu l’âge mental de ces filles. Ça fait pitié, franchement. C’est clair que je ne perdrais pas mon temps avec elles, j’avais bien de meilleure chose à faire. BEAUCOUP plus intéressantes. En même temps, ce n’était pas très compliquée de faire plus intéressants que ces filles-là. Enfin bref, autant ne plus y penser et me reconcentrer sur ce que je suis en train de faire. « En plus, il parait maintenant qu’elle travaille dans un musée. Ça craint… » Entendais-je dans mon dos. Bon, pas la peine de vous demander de qui ça peut venir, hein. On le sait déjà. « Au moins, sa mère était beaucoup plus ambitieuse que sa fille. Rédactrice dans un magasine de mode, c’est la classe ça, au moins. Même s’il parait que sa mère s’occupe bien plus de son travail, que de ses enfants… » Rajoutaient-elles en ricanant. Ouais vraiment, elles n’avaient rien de mieux à faire de leurs vies franchement. Ce n’était même pas le genre de choses qui m’atteignait. Je ne leur laisserais pas ce plaisir. Loin de là. Elles pourraient se brosser pour que cela arrive.
©️ nightgaunt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jahia M. Argent
Modo des cookies
Jahia M. Argent
DATE D'INSCRIPTION : 25/02/2017
MESSAGES : 705

MessageSujet: Re: Il y a des petites connes partout ft. Jahia&Athéna   Dim 13 Jan - 20:28



Athéna & Jahia



Il y a des petites connes partout.



Mon retour à Los Angeles n’avait pas été simple. Ce n’était pas insurmontable non plus, mais je me demandais une nouvelle fois pourquoi j’avais bien remis les pieds dans la ville des anges. Certains avaient été ravis de me revoir, d’autres moins. Je pensais bien sûr à ma sœur aînée, Sam, qui avait très mal pris le fait que je n’avais pas donné de nouvelles pendant une année complète. C’est vrai que sur ce point, je pouvais comprendre. Et encore, je trouvais ça légèrement exagéré. Je dirais juste qu’elle avait trouvé une nouvelle raison de râler un bon coup. Comme à son habitude. Un an qu’elle retenait ses nerfs, et ils se lâchaient désormais sur moi. Ce matin, je me réveillais les pensées brouillées. Noah dormait encore paisiblement à côté de moi. Je l’observais. J’adorais ça, le regarder dormir. Il était si mignon, si vulnérable, dans un état de plénitude que je jalousais. Je m’extirpais doucement, lentement, tel un chat, du lit afin de ne pas le réveiller. Je n’avais jamais été de celles qui savaient la jouer discrète. Généralement, quand j’entrais dans une pièce, on entendait plus que moi par la suite. J’avais une voix qui portait. Plusieurs personnes n’hésitaient d’ailleurs pas à me demander de ne plus hurler, mais c’était simplement ma façon de parler. Et pour les mouvements, c’était la même chose. Ils étaient rarement doux, mais plutôt brutaux, secs, violents. Là, j’essayais de tout mon possible de ne pas le réveiller et BAM, coup de pied dans son mollet en m’extirpant. Vraiment, j’avais ce besoin de cogner malgré moi, c’était incroyable. « Oopsi. » soufflais-je, sans vraiment m’excuser – sorry not sorry –, mais juste pour prévenir que j’étais bien au courant que c’était de ma faute. Il se remuait et se rendormait sur son autre flanc. Bon, au moins, je ne l’avais pas réveillé.

Je sautais du lit et filais dans la cuisine où j’y retrouvais Mia et sa mère. Sam était plongée dans des papiers. Lesquels, je ne sais pas, mais elle semblait focalisée dessus sans qu’on ne puisse la déranger. « Coucou ma petite princesse. » venais-je saluer la petite fille en lui déposant un baiser sur le front. « Qu’est-ce qu’elle t’a donné ta maman au petit-déj’ ? » lui demandais-je, n’attendant pas vraiment de réponse, en regardant dans son bol. « Oh, de la bouillasse. » dis-je d’un ton écœuré. J’étais contente de ne pas avoir le même repas. J’ouvrais alors le réfrigérateur pour prendre la bouteille de jus d’orange. Bien sûr, je ne prenais pas de verre et me permettais de boire directement au bouchon. L’invitée sans gêne, dira-t-on, mais je ne me considérais pas comme une invitée. J’étais simplement revenue chez moi, dans un logement qui m’était également dû. J’attrapais un pain au chocolat – ou chocolatine, je ne créerais pas débat là-dessus mais "chocolatine" c’est quand même grave mignon comme mot – et le découpais en petit bout avec mes doigts. A la première bouchée, je regardais Mia et ce qui se trouvait sous son nez. J’en découpais un nouveau tout petit bout et lui tendais. « Tiens, goûte-moi ça, tu m’en diras des nouvelles. » lui dis-je avant qu’elle ne le mette en bouche. « Mmm, c'est bon ! Merci tata Jahia. » me remerciait-elle de sa petite voix d’enfant trop mignonne. C’est fou ce qu’elle grandissait vite. Quatre ans déjà, ça filait à une vitesse de folie. Demain, j’allais être obligée de l’amener à la fac, puis après-demain elle m’annoncerait son futur mariage, puis le surlendemain elle serait enceinte. Mon dieu, j’en devenais hystérique. « Arrête de grandir, p’tite tête. » lui ordonnais-je en déposant un nouveau baiser sur le haut de sa tête.

Aujourd’hui, ça allait être cherche de boulot. J’avais imprimé des curriculums vitae, j’avais mis mon plus beau costume. Non pas une jupe, mais bel et bien un pantalon. Je ne voulais pas croire qu’on m’embauchait pour mes belles jambes, voyons. « On déjeune ensemble ? » demandais-je à Noah, enfin émergé de son sommeil, les cheveux encore en bataille et les yeux toujours plissés. Il acquiesçait d’un signe de tête, et j’apercevais même un fin sourire sur sa bouille d’ange. Et la journée s’était alors passée ainsi. J’avais fait quelques agences d’interim, des agences de voyages, avait déposé quelques CV et j’avais déjeuner avec mon bonhomme d’amour. L’après-midi, c’était rebelote. Noah était reparti vaqué à ses occupations, tandis que je me baladais toujours avec la veste de costume que j’avais trouvé dans les affaires de Taylor restantes à la maison. Avec, je me sentais plus en confiance, sûre de moi, prête à affronter le monde. Alors que le monde ne semblait pas vraiment vouloir m’affronter, mais plutôt affronter quelqu’un d’autre. « Regarde-moi ça. Je l’ai déjà vu l’autre jour, elle était à la même place. Elle n’a rien de mieux à faire de sa vie, celle-là. » entendais-je derrière mon dos, à côté du banc sur lequel j’étais installée le temps de regarder les autres adresses d’agences. Je me retournais, apercevant derrière moi une bande de nanas de petite vertu, va-t-on dire. Des bimbos qui semblaient se croire magnifiques. Mais comment leur expliquer que si elles avaient du rouge à lèvres sur les dents, un fond de teint qui s’oxyde et des fards à paupières non estompés, il valait mieux ne pas se maquiller. Quitte à être un pot de peinture, autant que ce soit un chef-d’œuvre et non pas un chiffon. J’observais ensuite dans la direction de leurs regards. Une fille en train d’étudier. Il est où le problème ? « En plus, il parait maintenant qu’elle travaille dans un musée. Ça craint… Au moins, sa mère était beaucoup plus ambitieuse que sa fille. Rédactrice dans un magazine de mode, c’est la classe ça, au moins. Même s’il parait que sa mère s’occupe bien plus de son travail, que de ses enfants… » ajoutaient-elles en ricanant bêtement. Sans déconner, y en a qui avaient vraiment que ça à faire, de parler sur les autres. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Si je leur rentrais dedans, ça mettrait l’étudiante en position de faiblesse encore une fois. Je ne pouvais pas me charger des pimbêches à sa place en allant jusqu’à la confrontation. Alors que pouvais-je faire ? Je sais ! Je quittais mon popotin de mon banc pour me diriger vers la table de pique-nique où était installée la brune et ses cahiers, en prenant bien soin de vérifier que le regard des pouffiasses me suivait. Je m’installais à la table, comme si je la connaissais très bien. « Meuf, l’autre soir… Tu as ASSURÉE DE DINGUE ! Je ne t’ai jamais vu dans un état comme celui-ci… On ne t’arrêtait plus ! » commençais-je à hurler, comme si je croisais ma meilleure amie et que je reparlais de la soirée de la veille. « Je crois qu’on t’a totalement perdue quand t’es montée sur la chaise pour nous taper un twerk. T’as un boule de folie, tu le sais ça ? Tyler n’a pas arrêté de le dire toute la soirée après ça ! » ajoutais-je pour renforcer l’histoire inventée de toutes pièces par ma personne. Vraiment, j’avais un talent pour inventer des histoires comme celle-ci, non ? Je devrais me lancer dans l’écriture ou dans le théâtre d’improvisation, quelque chose comme ça. Maintenant, elle n’avait plus qu’à arrêter sa tête de merlan fris et rentrant dans mon délire, plutôt que de lire sur son visage qu’elle ne comprend pas ce qu’il se passe. Je lui adressais un clin d’œil, peut-être qu’elle comprendra plus avec ça. Je te viens en aide.


© Ludi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Athéna F. Blossom
Athéna F. Blossom
DATE D'INSCRIPTION : 03/03/2017
MESSAGES : 628

MessageSujet: Re: Il y a des petites connes partout ft. Jahia&Athéna   Jeu 21 Fév - 17:15


Il y a des petites connes partout.
Jahia & Athéna ✧

Je n’avais que faire de ce qu’on pouvait dire de moi. Je savais ce que je valais. Après tout, quand on est une Blossom, on vaut forcément mieux que les autres. Venus sort de ce cooooooorps. Je ne préférais pas m’abaisser à ce genre de niveau. C’était loin d’être ma tasse de thé. Surtout que je ne sors pas de chez moi et part me balader dans un parc pour étudier pour finalement me prendre la tête avec des pimbêches qui n’ont rien de mieux à faire de leurs vies que de ce foutre de la gueule des autres qu’elles ne connaissent pas vraiment. Ces filles qui passaient le plus clair de leur temps à se maquiller comme des putes et se faire sauter par le premier connard qui leurs tombent sous le nez. Ben franchement, je préfère rester du côté de ma barrière. Qui me paraît être la meilleure chose à faire, elles devraient y prendre exemple tiens. Faisant comme si de rien n’était, je continuais de me concentrer sur ce que j’étais en train de faire. C’était bien plus intéressant que d’écouter ce que ces filles pouvaient dire sur moi. Surtout à les attendre après parler de ma mère, elles ne peuvent pas se mêler de leurs culs vraiment ? Surtout que j’ai toujours été ambitieuse, bien autant que ma mère étant donné que je tiens ça d’elle, même. Alors il fallait bien arrêter de parler quand on ne savait rien, surtout. Elles étaient complètement stupides. J’aurais peut-être dû rester à la maison finalement, ça me traversa l’esprit j’avoue, mais bon maintenant c’était bien trop tard pour faire demi-tour. Pour quoi j’allais passer maintenant ? La pauvre petite fille qui ne supporte pas la moindre critique ? Il y a des chances si je m’enfuie comme ça. Ça ne passerait pas inaperçu en plus.

C’est clair que ce n’est pas avec leur QI de poule qu’elles pourraient trouver un job, mais bien avec leurs décolletés qui touchent le sol pour essayer d’en avoir un et coucher avec le patron s’il le fallait pour arriver à leurs fins. Promotion canapé en quelque sorte. Si c’est pour réussir comme ça dans la vie avec un super boulot, ben c’est clair que ce n’est pas ce que je voudrais moi en tout cas. Jamais de la vie. Au moins, avec les connaissances que j’allais, je serais certaine de ne pas passer pour une cruche en société contrairement à elles. Avec leurs ricanements en même temps, j’avais un peu plus de mal à me concentrer dans ce que je faisais. Et puis quelques minutes plus tard, je fus surprise de voir une fille s’approcher de moi, s’installant même à ma table. Comme si on se connaissait toutes les deux. Je commençais à la regarder bizarrement me demandant ce qu’elle pouvait bien raconter comme conneries. Elle devait peut-être avoir un peu picolé et me confondre avec quelqu’un d’autre ? Je n’en sais rien. Quoiqu’il en soit, je ne la coupe pas dans ses paroles. Attendant qu’elle est terminée pour finir par comprendre où elle voulait en venir. D’ailleurs, je n’avais pu m’empêcher d’avoir un petit rire quand la brune me parler de twerk. Moi qui n’avais jamais essayé ça…

Il fallait donc que j’entre dans son jeu, alors que je venais à peine de la voir pour la première fois de ma vie. Bon tant pis. « Oui, c’est clair que j’étais dans un sale état. J’avais bien trop abusé sur la bouteille, je crois. » Continuai-je dans son sens en riant légèrement. Tout en faisant attention à ce que ces filles entendent notre conversation. « Ouiii! Il m’a même téléphoné l’autre jour pour se refaire une soirée. Tu seras des nôtres d’ailleurs, à ce qu’il m’a dit. » Rajoutai-je, léger sourire en coin rendant son clin d’œil à la jeune femme. « Vous venez les girls, on dégage d’ici ! » Entendais-je derrière nous. Ainsi les pimbêches quittèrent le parc, ne voulant pas entendre la suite de l’histoire j’imagine. Même s’il n’y en avait pas pour le coup… « Ces pimbêches sont des plais ! » Pouvais-je m’empêcher de constater derrière leurs dos alors que la brune était toujours là, en face de moi. « Merci… » Rajoutai-je, tout timide. Parce qu’après tout, c’était la moindre des choses puisqu’elle m’avais aidé. C’était triste à voir, d’ailleurs mais m’enfin.
©️ nightgaunt
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jahia M. Argent
Modo des cookies
Jahia M. Argent
DATE D'INSCRIPTION : 25/02/2017
MESSAGES : 705

MessageSujet: Re: Il y a des petites connes partout ft. Jahia&Athéna   Dim 3 Mar - 18:47



Athéna & Jahia



Il y a des petites connes partout.



On me disait tout le temps qu’il ne fallait pas que je mêle des histoires des autres. Je le savais, j’étais complètement conscience que je n’avais aucun conseil à donner ou alors apparaître dans la vie pour X raison. Il fallait que je tourne sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler, et que je me mêle de mes oignons. J’avais la fâcheuse tendance à intervenir quand il ne fallait pas ou bien donner un avis qu’on avait pas demandé. J’étais une grande gueule, doublé d’un naturel impulsif qui offrait le droit à quelques surprises au quotidien. Aujourd’hui, ce serait pour la brune assise à la table non loin de moi. Je les entendais, ces petites pestes sans personnalité, qui commérait sur l’inconnue en train de travailler sagement à sa table. J’avais toujours eu en horreur les rabaissements gratuits de la sorte, à faire les langues de pute dans leur coin sans jamais assumer ensuite. Alors je souhaitais venir en aide à la brune à ma manière. J’aurais pu aller voir les pestes et sortir les poings mais ce n’était clairement pas la meilleure solution. Il fallait quelque chose de plus subtil, de plus fourbe. Là, ça n’aurait été que leur donner raison, en prenant le risque de me faire arrêter par un flic qui passe par là pour trouble à l’ordre public ou que sais-je, j’ai pas fait des études de droit moi ! Et même si j’étais de nature bagarreuse, il ne fallait pas que je fasse la racaille des bacs à sable et m’abaisser à leur niveau. Alors je quittais mon banc pour rejoindre l’inconnue. Là, je déballais un scénario de haute qualité sur une soirée qui se serait déroulée en sa compagnie. J’offrais un spectacle digne d’une vraie comédienne, y mettant de l’intensité avec une montée sur chaise, de la profondeur à coup de twerk, pour finir avec l’apothéose du Tyler qui en rêve encore. Je devrais peut-être faire le tour des troupes de théâtre du coin, j’avais un don évident.

Elle avait une tête de nana complètement perdue, ne comprenant absolument rien à la vie. Et en l’occurrence, en ce que je racontais. Je vivais totalement mon histoire, tandis qu’elle ne devait pas comprendre où je voulais en venir. Non, je n’étais pas complètement saoule sur la voie publique. Non, je ne la confondais pas avec quelqu’un d’autre. Non, ce n’était pas une technique by Jahia pour draguer ou se faire des potes. Mais c’était bel et bien pour lui venir en aide. J’avais vu ses petits regards en coin alors qu’elle était encore seule à sa table, faisant clairement comprendre qu’elle entendait ce qu’on disait sur elle. Faut dire que les pimbêches n’étaient pas de la plus grande discrétion, bien au contraire. Alors j’étais là pour elle, pour montrer qu’elle pouvait s’amuser comme les blondasses avaient l’air d’en douter fortement. Je pense surtout qu’elles n’avaient pas la même façon de s’amuser. La brune que j’avais désormais à mes côtés semblait être du genre renfermée, mais pas complètement hermétique non plus. Elle devait avoir cette part de folie en elle, qui ne transparaissait malheureusement pas aux yeux des autres. Alors j’allais mettre en avant cette folie invisible jusqu’alors, pour faire comprendre qu’elle n’était pas celle que pensait les autres. On peut clairement dire que j’avais une superbe âme, je sais. Toujours là à aider son prochain, c’est tout moi. Et finalement, elle percutait à la fin de mon discours, elle comprenait que j’étais là pour contrer les dires des pétasses. D’un coup, elle riait, elle souriait, elle se déridait, ce qui n’était clairement pas plus mal. Parce que la tête de merlan frit, ça va deux secondes. « Oui, c’est clair que j’étais dans un sale état. J’avais bien trop abusé sur la bouteille, je crois. Ouiii ! Il m’a même téléphoné l’autre jour pour se refaire une soirée. Tu seras des nôtres d’ailleurs, à ce qu’il m’a dit... » entrait-elle dans le jeu, me faisant sourire largement. Elle avait compris l’idée. « Assurément que je serais des vôtres. Je ne voudrais manquer aucun de tes exploits en soirée ! » plaisantais-je, faisant des allusions à absolument rien du tout au final. Je ne pensais pas que venir en aide à quelqu’un était aussi drôle. Ma foi, j’allais me reconvertir en véritable saint maritaine si je me marrais toujours de la sorte ! On en rajoutait des caisses, mais c’était pour la bonne cause. Jusqu’à ce que les pétasses finissent par se tirer d’ici et foutre la paix à l’inconnue avec laquelle je m’inventais une vie. Les remerciements de l’inconnue suivirent, après avoir bien précisé que ces nanas étaient des plaies. « Désolée de m’être immiscée, mais j’avais l’oreille tendue et la façon dont elles parlaient de toi me déplaisait. » m’excusais-je toutefois, ne me rendant même pas compte que je la tutoyais déjà comme si c'était réellement ma pote, parce que je savais que je m’immisçais trop dans les affaires des autres alors que ce n’était clairement pas mon rôle ni ma place. J’avais horreur de l’injustice, et les mots qu’elles employaient montrait une injustice évidente. Elle n’avait pas l’air si coincée que ça, pour oser rentrer dans le jeu tarabiscoté d’une inconnue. « Je m’appelle Jahia, mais tu m’appeler Jahia la comédienne hors-pair. Je crois avoir trouvé ma vocation ! » plaisantais-je en me présentant. Parce que poser un prénom sur un visage, c’était quand même plus sympa.


© Ludi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Il y a des petites connes partout ft. Jahia&Athéna   

Revenir en haut Aller en bas
 
Il y a des petites connes partout ft. Jahia&Athéna
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» " Petites parenthèses "
» Apéro, petites bulles et tout et tout...
» Mystery Orphanage [La magie est partout !]
» [UPTOBOX] Elle voit des nains partout ! [DVDRiP]
» Les petites drogues du requin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: d'où venons-nous :: Santa Monica :: Griffith Park-