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 Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥

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Josh McCarthy
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Josh McCarthy
DATE D'INSCRIPTION : 30/10/2016
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MessageSujet: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Lun 14 Jan - 2:42



June & Josh



Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras.




LOS ANGELES

Je me retournais dans tous les sens dans mon lit. Je ne pouvais pas dormir. Mes pensées étaient bien trop prises, tout se bousculait à l’intérieur. Je ne savais plus quoi penser, plus quoi faire. J’essayais de tout réinterpréter. Si son frère était venu me voir, ce n’était pas pour rien. Des signes ont sûrement dû être laissés par-ci par-là avant son départ. Impossible qu’elle se soit dit que je lui manquais un petit peu en mangeant ses raviolis réchauffés dans la salle de pause de son nouvel hôpital. Et pourtant, j’avais beau tenté de me souvenir, je ne me souvenais pas d’un moindre signe. Vraiment, mon haut coefficient intellectuel ne me servait absolument à rien dans cette situation. J’en revenais à douter de tout, de moi-même. Comment avais-je pu aussi mal interpréter certaines de ses paroles ? Je m’épuisais par ma nullité en matière de relations amoureuses. Je n’avais plus les idées claires. Je quittais mon lit, emportant sans le vouloir la couverture à moi, la laissant tomber contre le parquet. Sortant de ma chambre, la lumière dans le salon était allumée. Qui j’y retrouvais ? Megan, forcément. J’aurais souhaité la retrouver en train de faire la vaisselle, un brin de ménage ou bien du rangement, mais non, elle était affalée dans le canapé devant un film, un seau de pop-corns en main. « Tu ne dors toujours pas ? » lui demandais-je. Question stupide et inutile, bonsoir. « Si si, je suis en plein rêve. Je te rappelle à la pub. » répondait-elle tout aussi stupidement. Question bête, réponse bête. Je soupirais. « C’est plutôt à toi que je devrais demander ça. Tu ne dors toujours pas ? Tu ne bosses pas demain ? » demandait-elle à son tour. « Si, je travaille demain. Mais je n’arrive pas à dormir. Quelque chose me tracasse. Et je précise déjà que je ne veux pas en parler. » Au moins, je m’étais directement les choses au clair. Megan, cette fouineuse, voulait toujours tout savoir. Et je n’avais pas envie de recevoir des remarques, conseils ou autres paroles non désirées de sa part. Elle haussait simplement les épaules, certainement plus intéressée par son film que par mes problèmes, en replongeant sa main dans son pot de maïs soufflé. Elle allait tout prendre sur les hanches avec un encas nocturne comme celui-ci. Il y en avait assez pour cinq personnes dans son saladier. Puis je restais un moment comme ça, les yeux rivés sur l’écran de la télévision, sans pour autant la regarder.

Qu’est-ce que je foutais là ? Je quittais le canapé en trombe, me dirigeant d’un pas décidé vers ma chambre. J’ouvrais d’un geste sec la porte de mon dressing, en sortant ma valise. Une valise généralement utilisée pour les voyages d’affaires, uniquement pour le travail. Il faut dire que je n’avais pas la possibilité de voyage pour le loisir très souvent, voire carrément jamais. Là, ce n’était ni pour les affaires, ni pour le loisir. C’était une nécessité. C’était un voyage obligatoire. J’allais à New York. Sur un coup de tête, certes, mais un coup de tête réfléchi un minimum. Il fallait que j’arrête tout cela, toutes ces pensées se bousculant dans tous les sens dans ma tête. Il fallait que je la voie, que je la retrouve, que je lui parle. C’était urgent, comme un besoin irrémédiable. Il y avait trop de non-dits. J’aurais pu l’appeler, lui envoyer un texto, mais j’avais fini avec ces jeux de gamins. Là, il fallait du concret, du face à face, de vraies paroles directes. Je jetais la valise sur mon lit, n’ayant pas peur de réveiller quelqu’un dans la colocation avec tout le remue-ménage que je faisais. Les murs étaient trop fins pour que ça passe totalement inaperçu. J’attrapais des fringues carrément au pif dans l’armoire, les déposant rapidement dans ma valise pour qu’elle soit remplie au plus vite. J’avais mis le minimum syndical dans ma valise pour un court voyage. Par court voyage, j’entendais un jour ou deux uniquement. Ce n’était pas prévu que ça prenne plus de temps. C’était juste une discussion, pas un événement s’étalant sur plusieurs jours. Puis je prenais la route de l’aéroport.

Arrivé à l’aéroport, je me dirigeais au comptoir en demandant le premier vol pour New York, présentant ma pièce d’identité. « Nous sommes désolés, les vols sont annulés momentanément. Un violent orage nous oblige à suspendre nos lignes aériennes. » présentait l’hôtesse avec un air compatissant. Il était évident qu’on voulait me mettre des bâtons dans les roues quand je semblais prendre une bonne décision. Oui, j’étais persuadé que c’était la chose à faire, pour avancer, tous les deux. Chacun de notre côté, ou bien ensemble. Je reprenais ma pièce d’identité, la glissant tristement dans la poche de mon manteau. Demi-tour. Sur le trajet me ramenant chez moi, je réfléchissais à ce que je pouvais faire. Lui téléphoner ne faisant toujours pas partie des options. Puis une pensée me traversa l’esprit. Los Angeles-New York, ce n’est pas si énorme. Allez, ça fait quoi… Une petite dizaine d’heures de route ?


***


NEW YORK

J’avais été bien loin du compte. J’avais finalement opté pour faire le trajet en voiture. Mais quelle idée ! J’avais déjà fait deux jours route, j’entamais le troisième, avait dormi dans des motels miteux, avait pris un baba cool en stop pendant une centaine de kilomètres, avait dû remettre trois plein d’essence, avait aidé une pauvre âme au bord de la route à changer sa roue qui venait de crever, m’étais perdu dans une cambrousse dont je n’arrivais pas à me dépêtrer… Et le pire dans tout ça, c’est que j’avais oublié de prévenir l’hôpital de mon absence ces prochains jours. J’avais eu la tête tellement occupée à prendre les voiles et filer vers New York que ça m’était sorti de la tête jusqu’à leur appel. Heureusement pour moi, ils ne m’en tiendraient pas rigueur pour le travail exceptionnel que je fais à l’hôpital tous les autres jours de l’année. Mais j’y étais finalement arrivé, à New York, devant l’hôpital de New York. Il faut dire que je n’avais pas d’autres pistes pour la retrouver dans la ville de la grande pomme. Je ne connaissais pas ses habitudes, où elle traînait en-dehors du travail, ni même l’adresse de son appartement. C’était ma seule et unique piste. Je me réarrangeais dans le rétroviseur, histoire de ne pas voir que j’avais passé trois jours dans ma voiture avec pour seule compagnie la radio. Clairement, on pouvait me faire un blind-test des musiques du moment, j’étais imbattable. Je sortais de ma voiture, plus fatigué que jamais. A cet instant-là, je n’avais plus jamais envie de reprendre le volant de ma vie. Trop de route tuait la route. Puis j’avançais doucement vers l’entrée de l’hôpital. Je me demandais désormais si ça se faisait de débarquer à son travail, comme ça, sans prévenir. C’était légèrement impoli, non ?

Arrivant au comptoir des infirmières, je souriais à la bonne femme me faisant face. « Bonsoir. Pouvez-vous me dire où puis-je trouver le service de neurochirurgie, s’il vous plait ? » lui demandais-je bien poliment. J’étais déjà venu dans cet hôpital – par un trajet par avion, je précise – et connaissais donc déjà les locaux. Cependant, si je souhaitais me rendre dans les couloirs de neurochirurgie en toute sérénité, il me fallait un laisser-passer. « Vous êtes ? » me demandait-elle, d’un air méfiant. C’était certainement une femme qui devait se faire prendre pour une pigeonne régulièrement, elle se méfiait d’un rien désormais. Probablement une naïve bien trop gentille. C’est triste. « Josh McCarthy. Neurochirurgien à l’hôpital de Los Angeles. Je n’ai pas prévenu pas prévu de ma visite qui est plutôt improvisée. J’ai besoin de voir un confrère. » me présentais-je avec un large sourire, sortant même mon badge pour donner de la crédibilité et qu’elle accélère le mouvement. Et quelques instants plus tard, j’obtenais mon pass pour entrer dans les coulisses de l’hôpital. C’était l’avantage. Je masquais tout de même la raison de ma vraie venue, à savoir : voir June McGregor. Je ne savais pas encore réellement ce que j’allais dire, comment lui dire, ce qui se passerait ensuite… C’était le flou complet. Mes pensées se mélangeaient à nouveau dans l’ascenseur qui me menait jusqu’à mon ancienne interne. Je ne savais même pas si elle travaillait à l’heure qu’il était, au jour où nous étions, j’étais venu sans la moindre information. Et bien sûr, je n’avais rien demandé à l’infirmière tenant l’accueil en cette fin de journée. Vraiment, des fois, j’avais de bonnes idées. Les portes de l’ascenseur s’ouvraient enfin, les gens présents à l’intérieur de celui-ci sortaient chacun à leur tour, jusqu’à ce qu’il ne reste que moi. Et alors que j’allais sortir de l’ascenseur pour avancer dans le couloir de neurochirurgie, je fus bloqué dans mon élan par la vue de June déambulant dans le couloir. « June. » soufflais-je avant que les portes dudit ascenseur ne se referme lentement. Crétin. Je restais quelques secondes comme cela avant que je percute qu’il fallait que j’appuie rapidement sur l’ouverture des portes avant que celui-ci ne reparte à un autre étage. Je m’exécutais et sortais rapidement de cette cage de fer une fois ses portes ouvertes. Elle était là, au fond du couloir à parler à un collègue. Je restais muet, l’observant silencieusement de loin jusqu’à ce qu’elle finisse sa conversation.

Je la revoyais enfin.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Jeu 17 Jan - 15:55


Ses yeux étaient rivés sur son cavalier, les mains posées autour de son cou dans une danse sensuelle, elle n’avait d’yeux que pour lui et juste lui. Ce n’était pas une réception simple ni un lieu des plus quelconques. La salle était grande, l’une de ces salles de bals magnifiques que l’on ne trouve plus que dans d’ancienne bâtisse. Une salle de bal aux plafonds peint par des artistes trop peu connus au vu de leur talent, une décoration digne des plus grands décorateurs d’intérieur, les tables se trouvaient autour de la piste de danse. Recouverte de nappe d’un blanc nacré, pour que la robe de la jeune femme paraisse aussi blanche et pure que possible, il y trônait au centre de chaque des décorations dignes de contes de fées. Chacun possédait sa place dans cet orchestre de beauté, les serveurs apportaient quelques coupes de champagne sur de petit plateau argenté. Toute l’assemblée portait des tenues radieuses, la famille McGregor prenait même plaisir à plaisanter avec des personnes inconnues à leur cercle d’amis si restreint. La jeune femme s’autorisa une brève œillade sur ces personnes rassemblées autour d’eux et un sourire peignit ses lèvres tandis que, rougissante, elle posait de nouveau les yeux sur son homme. Son homme. Oui, rien n’y personne ne pourrait plus les séparer désormais. La cérémonie fut solennelle telle que dictée par les conditions de la famille d’aristocrates, la réception également fut gérée par les parents de cette mariée, mais son amour pour cet homme n’était bien que pour elle et elle seule. Personne n’avait à leur dire quoi que ce soit, sur comment ils devaient s’occuper de leur couple, comment se dire « je t’aime » au creux de l’oreille lorsque personne ne les observe, personne n’a le droit de dicter leur conduite car ils sont l’un à l’autre. Et à part l’avis de son époux, de son mari, rien ne compte désormais. Dans un léger soupir, son front vient s’appuyer sur l’épaule de son amant, est-ce que ce bonheur serait éternel ? Allait-elle le ressentir pour toujours maintenant ?
Mais alors que la danse n’est pas terminée, elle sent son homme s’éloigner d’elle. Curieuse elle redresse la tête en ouvrant les yeux. La scène semblait se passer au ralenti devant elle. Personne ne les observait, son amant lui accorda un bref sourire comme l’on sourit à une amie de manière polie. Ses yeux se portaient au loin dans la petite foule d’invités, l’une d’entre eux ressortait clairement du lot. Une blonde, une blonde à la silhouette i parfaite et envoutante que de nombreux regards se posèrent sur ce corps parfait et sans aucuns défauts. La jeune femme voulut rattraper son époux, posant une main sur son bras pour freiner cette course qui semblait irrémédiablement le diriger vers cette inconnue. Avait-elle été invité par des amis à lui ? Ou était-elle venue avec sa famille à elle ? Il partait, il s’éloignait, June fit de son mieux pour ne pas se mettre dans tous ses états alors que cet homme prit l’autre femme dans ses bras, la serrant si fort contre lui que son cœur faillit en exploser en milles morceaux. Elle se reprit, voulut faire un pas en avant … « Josh ! » Dit-elle dans un murmure plaintif, elle ne sentit pas la première larme rouler sur sa joue, ni la deuxième, tant la blessure était vive dans son cœur et alors des paroles qui lui semblaient familières résonnèrent contre les murs de la magnifique salle de bal. « La vérité, c’est que désormais, tout est fini. Plus rien ne nous lie. Tu es libre de faire ce que tu veux McGregor. » Son cœur explosa, se laissant tomber sur le sol dans sa somptueuse robe de princesse tandis qu’il quittait la pièce au bras de cette mystérieuse inconnue, bien plus belle, bien plus intéressante qu’elle.


Un coup sur le côté de son lit la ramena brutalement dans la réalité. Snow venait de sauter sur son lit avec très peu de discrétion. La neurochirurgienne poussa un long soupir en se frottant le visage énergiquement. Encore ? Venait-elle encore de rêver de lui ? Venait-elle encore de rêver de ces horribles paroles qui lui avaient lancées au visage bien avant son départ pour New-York ? Il faut croire que oui. Cela faisait des mois qu’elle n’avait aucunes nouvelles de lui, qu’elle s’efforçait de ne rien regarder de sa page Facebook et qu’elle se freinait des 4 fers pour ne pas lui envoyer un message pour prendre de ses nouvelles. Elle ne s’abaisserait pas à ça, ce serait rendre son humiliation plus grande encore. Comme si fuir à New-York n’était pas encore assez cuisant comme défaite contre cet homme. Son chat se mit à ronronner, avait-il senti la détresse de sa maitresse dans son sommeil ? Elle lui devait une belle friandise pour l’avoir réveillée de ce cauchemar, car, en général, cela si finissait en crise de larme dans sa belle robe blanche, les moqueries de ses parents sur son incapacité à trouver quelqu’un de bon et le regard de profonde tristesse de la part de son frère et de sa sœur. Incapable de bouger ou de faire le moindre pas vers elle, seule contre le monde, comme elle l’est en ce moment à New-York.

Il était 16h. La veille s’était terminée sur une opération très longue et compliquée, enlevée une tumeur du cerveau n’est jamais un jeu d’enfant. Son patient n’allant pas s’éveiller avant de longues heures, elle avait préféré rentrer chez elle pour se reposer et nourrir son chat. Il ne fallait pas l’oublier. Elle était donc rentrée chez elle vers 8h du matin et s’était écroulée sur son lit après une douche rapide.
Son bipper la tira du lit, son patient commençait à émerger et elle devait pratiquer les derniers examens pour voir si tout était bon. Très bien, elle sauta du lit après un bref câlin à son chat, enfila une tenue simple et fila vers son lieu de travail.

« Très bien, les derniers résultats sont bons, tout semble en ordre, en ce qui concerne la mémoire il vaut mieux attendre encore un peu. Il doit encore avoir du mal à se réveiller mais comme tout le reste semble parfait, je pense pouvoir assurer que cette opération fut une réussite ! » Dit-elle en signant des papiers sur un bureau devant la chambre de son patient, parlant avec l’infirmière présente et une de ses amies qui avait participé avec elle. « Très bien ! Alors je rentre enfin chez moi ! » Dit cette dernière en s’étirant longuement. « Quoi ? Tu n’es pas rentrée chez toi ?! » S’exclame June qui aurait été parfaitement incapable de ne pas se reposer après une telle opération. Son amie lui accorda un clin d’œil et la neurochirurgienne sourit, d’accord elle ne s’était pas reposée seule ici. « Tout s’explique donc ! Tu t’es donc réconciliée avec ton urgentiste ? » Dit-elle sur un ton léger, l’enviant un peu de cette relation, certes tumultueuse, mais romantique. « Oui ! D’ailleurs c’était vraiment épi… » La blonde la stoppa directement d’un petit signe de main. Son amie se moquait généralement d’elle en lui racontant les moindres détails de sa vie amoureuse et la jeune anglaise en entendait bien assez pour finir parfois choquée et rougissante. « C’est qui lui ? Pourquoi il nous fixe comme ça ? » S’exclame alors son amie, redressant la tête pour observer un point dans le dos de la blonde. Celle-ci regarda encore les papiers, vérifiant qu’elle n’avait rien oublié pour pouvoir les donner à l’infirmière « J’ai l’impression de le connaître, il me semble l’avoir vu pour donner un coup de main pour un ancien patient en neuro. » Dit la vieille dame en se saisissant du dossier que la chirurgienne lui tendait. « Mais je suis là maintenant ! Vous n’avez plus besoin de qui que ce soit ! » Rie-t-elle de bon cœur, heureusement d’avoir sauvé une vie, du moins l’espère-t-elle. Les deux autres femmes se joignirent à elle et June se saisit de son gobelet de café pour se diriger vers l’ascenseur. C’est alors que ses yeux croisèrent ce regard si familier pour lequel elle se damnerait chaque nuit. Tétanisée devant cette soudaine apparition, elle en lâcha son gobelet sur le sol, étalant le café par terre. Son cœur tambourinait si fort qu’elle crut qu’il allait s’enfuir de sa poitrine, elle entendit son amie s’exclamer, suivit par l’infirmière, toutes les deux s’inquiétant directement pour la santé de la jeune femme qui semblait pétrifiée. Ses yeux ne pouvaient pas s’empêcher de fixer celui qui lui faisait face un peu plus loin, impossible, elle ne pouvait pas se tromper. Sa voix résonnait encore trop clairement dans sa tête et ce qu’elle ressentait pour lui formait une énorme boule dans son estomac. Elle se félicita d’ailleurs de n’avoir rien avaler tellement elle avait l’estomac retourné. « Josh … » Finit-elle par murmurer au bot de longues minutes à étudier cet homme dont elle est littéralement et irrévocablement amoureuse. « Je ne savais pas que l’hôpital avait fait une demande pour te recevoir un moment ici, j’ai finalement réussi par retirer la tumeur toute seule … » Qu’elle commence à murmurer, ne comprennant pas pour quelle autre raison il pourrait bien se trouver devant elle.
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Dim 20 Jan - 23:07



June & Josh



Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras.



J’étais désormais à New York. J’avais fait tous ces kilomètres pour finalement la voir, la retrouver. J’espérais intérieurement qu’on aurait le droit à de romantiques retrouvailles. On arriverait en slow motion vers l’autre, courant avec le vent dans les cheveux, sourire aux lèvres, pour finalement se serrer longuement dans les bras afin que j’ai le temps de sentir son odeur, son parfum, retrouver toutes ces petites choses qui m’avaient manquées, pour finalement tout sceller par un baiser. Une typique scène de film à l’eau de rose dont on se moque mais dont on rêve de vivre la scène. J’aurais voulu que ça se passe comme ça, juste histoire de vivre une telle scène comme celle-ci dans ma vie, mais rien ne se passait comme dans les films… A peine le pied déposé devant l’entrée de l’hôpital de New York, une peur m’envahissant me demandait de faire demi-tour. Je n’étais pas sûr de moi, je ne l’avais jamais réellement été avec June, sauf le soir à Vegas. C’était l’unique fois où j’étais sûr de moi, où je disais réellement ce que je pensais, que je faisais vraiment ce que je voulais faire. Je ne pensais à rien d’autre, à personne, et encore moins aux conséquences que tout cela engendrait. C’était juste elle et moi. Puis tout s’est compliqué à Los Angeles. Des non-dits, de sombres pensées, de fausses paroles. Tout s’était embrouillé dans ma tête, à un tel point que je pensais avec conviction que j’agissais dans notre intérêt. Mais c’était faux. Ça m’avait pourri l’existence de vivre dans ce déni complet. Ça m’avait complétement dévasté de tout faire dans le sens contraire que ce que j’aurais voulu. Je venais pour remettre les choses en ordre, dire tout ce qui avait été caché tous ces mois, faire tout ce que je n’avais pas osé faire. Cependant, même si mon cœur en mourrait d’envie, ma tête semblait être plus résistante. Et si j’avais bien agi tout ce temps-là et que je venais tout casser ? Si nous avions finalement réussi à se sortir de tout cela, et que je venais tout rassembler inutilement afin de se faire plus de mal ? Je doutais de tout. Mes pieds refusaient de faire le moindre pas vers cet établissement. La peur, l’appréhension. Et si j’étais mal reçu de la part de June ? Peut-être n’avait-elle pas envie de me voir. Elle était partie à New York pour tout rompre avec moi, s’éloigner le plus possible, allant même jusqu’à l’autre bout du pays. Elle avait probablement tourné la page depuis bien longtemps. Elle devait voir d’autres hommes, même si cela me surprendrait un peu, mais qui sait, peut-être avait-elle changé de la sorte. Elle m’avait sûrement déjà oublié, n’étant qu’une poussière dans sa prestigieuse vie, d’un avenir assuré. Je ne devais plus n’être qu’un souvenir, et encore, ce serait me considérer. Elle devait se plaire ici, avoir rencontré de belles personnes et ne plus vouloir jamais en partir. Que faisais-je ici ? Je ne pouvais pas basculer toute sa vie new-yorkaise ainsi, ce serait déplacé après tout ce qu’on a vécu ensemble. Et surtout, après lui avoir eu des paroles comme je lui avais sorties avant qu’elle quitte Los Angeles. J’avais mal agi avec elle, même sans compter cette histoire de mariage bidon. J’avais été dur avec elle, elle qui semblait si fragile pourtant. Et pourtant, je tentais de me convaincre que je l’avais fait pour elle. Oui, je l’avais fait pour elle. Aussi pour moi, afin que je l’oublie au plus vite. A voir ce que ça avait donné… J’étais bel et bien ici, dans la ville de la grosse pomme, prêt à la retrouver. A rouler des heures, des jours, avec la seule envie en tête : revoir son visage. C’était presque si j’avais oublié, après tous ces mois, à quoi elle ressemblait. J’avais beau y réfléchir, y repenser, j’étais persuadé d’avoir oublié quelques signes de son visage. Je ne me souvenais plus de si elle avait les oreilles percées, si elle avait un grain de beauté dissimulé sur son visage de poupée, si elle avait les cheveux qui lui arrivaient au niveau des épaules ou bien en milieu de dos… Je n’avais pas assez mémorisé son visage. J’en perdais son image, mes souvenirs d’elle s’effaçaient un peu plus chaque jour. Je sentais que je la perdais. Et pourtant, je ne voulais pas croire que tout était déjà perdu. J’avais envie de sauver cette histoire, si toutefois il restait quelque chose à sauver.

J’avais finalement réussi à joindre l’étage où se trouvait le service de neurochirurgie, jusqu’à la voir apparaître devant moi. Soudain, tout revenait. Son image. Sa mèche blonde déposée derrière son oreille, sa façon de penser ses lèvres avant de parler, ses stylos tous si bien alignés les uns à côté des autres dans la poche de sa blouse blanche, ses yeux olive et noisette, tout me revenait. Peu à peu, je m’imprégnais à nouveau de tout ce que ma mémoire avait souhaité effacé. J’en hésitais même à presque faire demi-tour à ce moment-même, quand les portes de l’ascenseur se refermaient devant moi. J’aurais pu, elle ne m’avait pas vu, tandis que j’avais vu ce que je voulais voir. Elle allait bien. C’était le principal. J’avais peut-être bien fait de lui dire toutes ces choses pour qu’elle vive une vie qu’elle méritait, une vie sans moi. C’était comme s’il m’avait fallu ma dose de June McGregor et que je pouvais finalement retourner à Los Angeles, mieux. Mais mon doigt en avait décidé autrement pour appuyer sur l’ouverture des portes. J’en sortais, fragilisé par son apparition. J’avais peur d’être faible face à elle, simplement parce que j’avais beaucoup trop voulu que ça arrive, que je la revois. J’avais surtout peur qu’elle me rejette. J’avais peur qu’elle me dise que j’avais été dur, que j’avais eu des paroles autant brutales que blessantes, que j’avais été le pire des hommes. Et j’avais peur par-dessus tout qu’elle me demande de partir, me disant qu’elle ne voulait plus jamais me voir parce qu’elle était mieux sans moi. Moi, je ne serais jamais mieux sans elle…

Je l’observais de loin, faisant par moments comme si j’étais à une exposition de peinture en feintant de regarder les murs blancs comme si c’étaient de véritables œuvres d’art, pour finalement mieux raviser mon regard vers elle. Elle était en grande conversation avec l’une de ses collègues. Leurs sourires en disant beaucoup, elles semblaient bien s’entendre. Et rien qu’à la regarder sourire, j’avais envie de sourire à mon tour. Elle s’était fait de nouveaux amis, et je remerciais lesdits amis pour qu’ils aient fait que son déménagement fut plus facile. Elle avait tout quitté, toute sa vie californienne pour aller dans l’inconnu de New York. Je l’avais fait fuir, j’en étais convaincu. Sa collègue dirigeant son regard vers moi, je détournais le mien pour regarder les autres personnes parcourant le couloir, je regardais mes chaussures pour voir si mes lacets étaient bien faits, puis je jetais un coup d’œil à ma montre. Il était tard, bon sang. L’heure filait à une vitesse monstre. Mes yeux se retournaient finalement, très lentement, vers les deux chirurgiennes pour voir qu’il n’en restait plus aucune à l’endroit où elles étaient jusqu’alors. Paniqué, perdu. Je l’avais à nouveau perdu. Enfin, c’est ce que je pensais avant de regarder un peu plus près de moi, attiré par le bruit d’une femme qui venait de renverser son café sur le sol. June, c’était June. Immédiatement, je courrais vers elle. Je ramassais son gobelet de café, avec plus une seule goutte de café à l’intérieur. Elle avait toujours été gauche. C’est aussi ce que j’aimais chez elle, elle en devenait attachante. « Tu ne t’es pas brûlée ? » lui demandais-je, la regardant d’un air inquiet. Alors que finalement, il ne s’agissait que d’un café. Et puis, les cafés qu’on buvait à l’hôpital étaient rarement chauds, tellement une mettait une éternité à commencer à les boire, toujours appelés au four et au moulin. Au moins, grâce au café, nous avions évité le fameux « Oh tiens June, tu viens souvent ici ? » que j’aurais facilement pu sortir sous le coup de la pression que ces retrouvailles me donnaient. « Josh … » Le son de sa voix. Si reconnaissable, comment avais-je pu l’oublier. Surtout quand celle-ci prononçait mon prénom. « Je ne savais pas que l’hôpital avait fait une demande pour te recevoir un moment ici, j’ai finalement réussi par retirer la tumeur toute seule … » ajoutait-elle, certainement surprise de me retrouver ici, à l’hôpital de New York. Et de toute façon, il n’y aurait pas de raison d’appeler un autre neurochirurgien s’ils avaient June McGregor. Je le savais, je l’avais formée. « Il n’en a pas fait. » répondais-je alors, laissant alors comprendre que je n’étais pas là pour le travail, mais bel et bien pour autre chose. Il ne fallait pas être malin comprendre que j’étais là pour elle. « Je suis là pour… » J’hésitais. Est-ce que je prenais le risque de tout dire ? Est-ce que je lui disais que j’avais fait tout ce chemin pour elle, pour lui dire que je l’aimais ? Ce serait remettre notre histoire passée sur le tapis. Ce serait alors ramener un tas de questions, un tas de doutes. Ce serait demander de remettre nos vies en question. Et si elle aimait New York et les personnes qui s’y trouvait ? Et si je ne comptais pas pour elle, tandis qu’elle était devenue tout pour moi ? « Pour toi. Pour te voir. » dis-je enfin, arrêtant de faire le fier. Les choses devaient être dites. Je ne voulais plus vivre dans le mensonge. « Tu me manquais, McGregor. » Je lui disais enfin. Je n’avais pas eu peur de le dire à voix haute, de le dire directement à June. Elle me manquait. Cruellement. « Je suis désolé de débarquer à l’improviste. Je ne me voyais pas vraiment t’envoyer un message. Je passais à côté, et je me suis dit que j’allais venir voir comment tu te sentais à New York, tout simplement. » Faux. Totalement faux. On sentait le mensonge à plein nez. Elle allait cramer que je mentais, c’était sûr. J’avais le don de ne pas dire réellement les choses, c’était maladif. « Tu as du temps devant toi ou tu es prise ? » lui demandais-je, histoire de ne pas discuter dans le couloir. J’étais déjà bien assez gêné devant elle, je n’avais pas besoin de l’être devant des dizaines d’autres personnes. D’autant plus que le passage me dérangerait sûrement si je disais tout ce que j’avais à lui dire. « De toute façon, tu as besoin d’un autre café, non ? » tentais-je de plaisanter afin d'enlever l’embarras qui m’avait envahi.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Mer 30 Jan - 13:11

Est-ce que, tout comme ses souvenirs, ses yeux venaient à lui créer des visions ? Nombreuses sont les fois où elle s’imaginait voir le brun passer devant elle en sortant du bloc, nombreuses sont les fois où il lui semblait entendre le murmure de sa voix lorsqu’elle entamait une opération. Nombreuses sont les fois où sa présence semblait lui être à la fois si proche et si distante tout à la fois. Elle l’avait vu partout où elle se rendait, il était au laboratoire lorsqu’elle demandait des analyses, il se trouvait à ses côtés alors qu’elle sentait sa main faiblir lors d’une opération délicate et longue, il la soutenait alors qu’il n’en avait pas conscience, lui donnant la force nécessaire pour arriver au bout des choses. Elle poursuivait son rêve tout en gardant le souvenir de cette ombre qui lui a absolument tout apprit lors de son internat. Chaque jour était plus long, plus dur, plus triste en se trouvant loin de lui. Les cauchemars s’étaient répétés jusqu’à devenir de simples rêves éveillés, la réalité. Elle était partie, elle l’avait quitté pour de bon. Mais quel impact ses derniers mots avaient-ils eu sur ce chirurgien dont le cœur semble entouré d’épais murs de bétons enroulé dans du barbelé ? Cette image lui avait plu tout un temps, elle aimait à croire que c’était lui qui n’était pas capable d’aimer, cela lui donnait un peu de baume au cœur pour tenir les journées de pluie. Lors de ces courts temps elle n’était plus la fille qui n’était pas assez bien pour Josh McCarthy, elle n’était pas la jeune aristocrate anglaise qui révisait ses cours lorsqu’elle ne trouvait rien d’autre à faire chez elle. Elle n’était plus June McGregor la timide, elle n’était plus cette interne qui n’osait que très peu dire un mot de peur de rencontrer des problèmes avec les autres. Mais, est-ce que cette fille là existait-elle encore ? La chirurgienne avait tout de même réussi à partir, tout quitter pour arriver dans un endroit parfaitement inconnu et s’était liée d’amitié avec de nombreuses personnes du service, profitant de moment entre amies même s’ils sont rares. Elle n’était même pas rentrée chez elle pour les fêtes de fin d’année, elle était restée pour ses patients … Alors peut-on encore dire qu’elle est la même qu’avant ? Elle a changé, évolué, devenue cette neurochirurgienne de talent qui fonce pour réussir, sauver des vies, devenir quelqu’un, faire honneur à son nom en levant haut la tête. Mais cette réussit, elle l’a doit bien à quelqu’un, et cette personne se tient devant elle alors que son café heurte bruyamment le sol, laissant couler un peu de liquide sur sa main mais elle n’en ressentit pas du tout la brûlure. Non. C’est son cœur qui lui fait mal en battant trop fort.

Il ne reste pas très longtemps immobile, s’élançant près d’elle à l’instant où son café tombe. Oui, elle avait toujours été maladroite, encore plus lorsque Josh était dans les parages. Elle retient son souffle de peur que le mirage s’efface. Le revoir … La jeune femme en avait longtemps rêvé, espéré de le voir arrivé tel le prince charmant sur son cheval blanc, la couvrant de paroles aimantes et rassurantes, l’embrassant alors comme si sa vie en dépendait, comme s’ils ne pouvaient plus se passer l’un de l’autre. Il lui demande alors si elle ne s’est pas brûlée et elle n’est capable que de répondre par la négative qu’en de léger mouvements de la tête. Restant silencieuse jusqu’à ce que sa voix revienne, que le choc s’efface doucement pour lui permettre de raisonner. Aussitôt une explication logique à sa présence se dessine, effaçant le rêve du prince charmant pour lui permettre de voir la réalité. Mais ce sont les réponses de Josh qui la secouèrent légèrement. Non, ce n’est pas une demande de l’hôpital, non ça n’a rien de professionnelle comme visite finalement. Elle a soudainement peur de mal comprendre, de mal interpréter comme elle l’a toujours fait avant, pendant leur divorce. La douleur se ravive un peu dans sa poitrine et elle porte une main à son collier en retournant le médaillon, comme elle le fait toujours lorsqu’elle est nerveuse, choquée ou complètement chamboulée. Si seulement Josh avait pu avoir une idée du point auquel il lui avait manqué. La chirurgienne n’avait cessé de penser à lui alors qu’elle avait bien fait tout ces kilomètres pour lui échapper, lui et sa future vie aux côtés de belles femmes parfaites et jamais la même. Il semble nerveux devant elle, il ne semble pas du tout à son aise même mais évidemment la blonde n’en voit rien et reste simplement complètement choquée. « Pourquoi ? » Arrive-t-elle simplement à murmurer. C’est ce moment là que choisi son amie pour lui sauter sur le dos, évidemment elle avait suivi toute la conversation, ne ratant pas une miette de cet échange étrange auquel June n’aurait jamais prit part avec un autre ou aurait poliment refusé, comme elle le fait toujours. « Elle est libre, maintenant, tout de suite, elle serait ravie de partager un café avec toi et même plus si affinité ! Je ne veux pas la revoir de la journée alors débrouille toi pour la garder avec toi ! » Son amie lui embrassa la joue, geste encore trop familier pour la chirurgienne qui ne comprenait pas encore tout ce qui venait de se jouer. Allait-elle réellement passé le reste de sa journée avec Josh ? Oui.


***


Elle avait repris une tenue normale, déambulant dans les rues de New York comme une véritable touriste qui découvre la ville pour la première fois. Et c’était vrai, elle n’avait pas encore visité la ville. Et elle se sentait si bien aux côtés de cet homme. C’était mal, elle allait en souffrir, elle le savait mais ne pouvait s’en empêcher. « Alors, comment va la vie à Los Angeles ? » June se demandait s’il avait trouvé quelqu’un, s’il voyait quelqu’un, s’il avait quelqu’un en vue … Les immeubles du quartier de Manhattan ne lui semblaient pas tellement intéressant mais le chemin en valait la peine pour aller voir cette fameuse statue de la liberté avant que les ferrys ne soient mit à l’arrêt. Café en main, comme Josh l’avait proposé, c’est comme s’ils étaient deux inconnus commençant à en apprendre plus l’un de l’autre. Même si la gêne de la chirurgienne pouvait se ressentir aisément, elle se souvenait parfaitement de ce qu’elle lui avait dit juste avant de partir. Se souvenait-il qu’elle lui avait avoué l’aimer ? Que c’était bien le pire qu’il y avait eu dans cette histoire ? Lèvre pincée, elle continue d’avancer en observant autour d’elle. « Josh … J’ai du mal à te croire quand tu dis simplement vouloir me rendre visite. » Qu’elle fini par dire, plongeant un instant leur conversation dans le silence, chacun devant certainement réfléchir à comment sortir indemne de ce … ce quoi ? Rendez-vous improvisé ?
« Est-ce que tu as un problème avec les papiers du divorce ? Ou un problème avec les documents de mon transfert ? Je suis légèrement perdue … » Qu’elle continue alors qu’ils atteignent les files pour obtenir un ticket pour monter sur le ferry lorsque viendra leur tour. Josh lui avait tellement soufflé le chaud et le froid … Elle l’avait senti plus proche par moment et tellement distant à d’autre. Des paroles ne pouvaient pas être effacées entre eux et pourtant tellement de choses ont été cachées, dissimulées derrières des barrières de protection épaisses. Celles que June est à l’instant en train de laisser progressivement tomber.
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Mer 30 Jan - 22:17



June & Josh



Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras.



J’aurais dû lui dire de rester, ce soir-là, quand elle me l’avait demandé.

Elle semblait si forte, même à l’autre bout du couloir, je sentais qu’elle s’était renforcée, endurcie. Elle qui paraissait pourtant si fragile, sensible, quand elle était encore à Los Angeles. A croire que New York lui réussissait. A croire que je faisais une erreur d’être ici et de vouloir mettre à nouveau le bazar dans sa vie. J’avais déjà pas mal bouleversé sa vie certainement tranquille – voire trop tranquille – avec le mariage imprévu de Las Vegas. Il était certain que cette erreur avait été le commencement de toute cette histoire qui n’avait fait que prendre de l’ampleur, négativement parlant. Finalement, à y réfléchir, tout était beaucoup plus simple avant Las Vegas, mais surtout pendant Las Vegas. Quand nous y étions, juste le temps d’une soirée, tout avait paru facile, naturel. A force d’avoir ruminé cette histoire, j’étais presque sûr que c’était une décision voulue. Ce mariage. J’étais presque certain que j’avais vraiment voulu me marier avec elle parce que je pensais que c’était elle, la bonne, celle avec qui je voudrais passer ma vie. Puis je secouais toujours la tête après une telle pensée, comme si je voulais la balayer de mon esprit. Je n’avais jamais été de ceux qui étaient à la recherche de "l’amour de leur vie", pensant plutôt que ce n’était qu’un mythe qu’on voudrait croire existant pour s’accrocher à une personne dont on deviendrait sentimentalement dépendant. Pour moi, dans mon esprit jusqu’alors, il n’existait que de l’attachement physique, qui faisait qu’on voulait revoir plus ou moins une personne. Je ne pense pas être déjà réellement tombé amoureux. Je pense simplement que j’étais grandement attaché à certaines femmes, tout en sachant pertinemment que c’était temporaire, voué à l’échec. Et pourtant, toutes mes idées se bousculaient à chaque fois que je pensais à June McGregor. Je ne pouvais pas me la sortir de l’esprit. Et si ces six derniers mois n’avaient pas atténué les sentiments que j’avais pour elle, c’est qu’il y avait bien une raison. Une raison pure, sincère. Celle d’un véritable amour. Oui, je devais aimer June McGregor, bien plus fort que je ne voulais bien me l’avouer. C’était certainement pour cette raison que je n’avais pas hésité à filer à l’anglaise dans la nuit noire, afin de parcourir les nombreux kilomètres qui nous séparaient, sans jamais regarder derrière moi. Sans jamais penser que je faisais une bêtise d’aller la voir. Et pourtant, maintenant que j’y étais, je remettais toute cette expédition en question. Je me disais que j’aurais peut-être dû rester où j’étais afin de ne pas encore chambouler son monde. Elle avait l’air de bien d’y sentir, de s’être acclimatée à son hôpital, de s’être liée d’amitié avec certains de ses collègues. Alors qui étais-je pour à nouveau vouloir tout basculer ? L’ex-mari dont elle n’avait certainement jamais voulu. L’ex-mari qu’elle n’aurait jamais voulu avoir, disant que cette histoire de mariage avait été une monstrueuse erreur. J’aurais pu tourner les talons. J’aurais pu reprendre la route. J’aurais pu rentrer sur Los Angeles comme si de rien n’était. J’aurais pu, mais je préférais rester planté comme un piquet à cet endroit du couloir du service de neurochirurgie, à l’observer de loin, comme un vrai psychopathe. Parce que oui, là, comme j’étais, je pouvais clairement passer pour un psychopathe qui admire sa proie au loin. Alors je feintais un intérêt pour ce qui m’entourait, jusqu’à ce que je sois accaparé par la maladresse de June.

Je n’étais qu’à quelques centimètres d’elle. Je ne pouvais bifurquer mon regard de son visage, ses doux traits, ses yeux verts, ses joues rosées, cette mèche blonde couvrant un bout de son œil droit… Tout me revenait. Tout ce que j’aurais pu oublier. J’avais maintes fois tenté d’oublier son visage, mais il perdurait toujours dans mes pensées. A nouveau, je le photographiais dans ma mémoire, au cas où tout se terminerait une nouvelle fois ce soir. C’était envisageable. Peut-être n’avait-elle pas envie de me revoir, débarquer dans sa vie newyorkaise après tant de temps passé. Je pouvais repartir bredouille, avec le cœur en miettes, comme celui que j’avais lors de son départ. Elle avait réussi à partir, elle l’avait fait. Elle l’avait fait pour m’éviter, j’en étais persuadé, pour fuir ce mariage qui n’est désormais que du passé. Elle ne l’avait pas fait parce qu’elle avait une meilleure opportunité professionnelle, ce n’était pas ça, j’en étais convaincu. Quitte à repartir les mains vides, je voulais au moins tout vider. Alors j’osais lui dire qu’elle m’avait manquée. Cruellement. Terriblement. Sans pour autant que je n’aborde les détails. Et je l’invitais même à prendre un café. « Pourquoi ? » répondait-elle simplement, me laissant pantois. Je n’étais pas sûr d’avoir bien entendu. C’était tout ce qu’elle pouvait me répondre alors que j’avais fait tout ce chemin pour elle, parce qu’elle me manquait ? Là, il était clair que ce n’était pas son cas. Je ne l’avais pas manqué et je me demandais alors ce que je faisais ici, à me ridiculiser au plus haut point. « Elle est libre, maintenant, tout de suite, elle serait ravie de partager un café avec toi et même plus si affinité ! Je ne veux pas la revoir de la journée alors débrouille toi pour la garder avec toi ! » annonçait son amie, débarquant comme un cheveu sur la soupe, mais à point nommé. Elle me sauvait d’une humiliation en public, et d’une gêne palpable face à une June sans grande réaction en entendant ce que je venais de lui dire. Alors j’avais attendu June devant l’hôpital, le temps qu’elle change de tenue. Je m’étais regardé dans le rétro de ma voiture, afin de voir si j’avais une tête potable, malgré la fatigue accumulée de ses derniers jours sous mes yeux. Il fallait que je sois présentable devant elle, devant une McGregor qui plus est. Qu’est-ce que je faisais ici ? C’était évident qu’elle n’avait pas spécialement envie de me voir, et encore moins de me parler. Elle n’avait pu l’éviter à cause de sa collègue qui l’avait clairement poussée, mais on sentait une réticence évidente. J’étais persuadé faire tout ça dans l’ultime but de me tourner au ridicule tout le seul. Elle avait tourné la page.

***

Les rues de New York. Nous étions là, l’un à côté de l’autre, à parcourir les rues newyorkaises, ensemble. Cette vision me faisait sourire. C’était la première fois qu’on se baladait tous les deux. La première et unique fois. Alors que toute notre histoire – s’il y en a vraiment eu une – était passée, achevée, archivée. C’était étrange comme sensation. J’aurais presque voulu lui tenir la main, comme si on était un petit couple. Un petit couple vadrouillant les rues newyorkaises pour aller voir la statue de la liberté comme tout bon touriste en voyage d’amoureux. Mais il n’en était rien. Nous n’étions pas en voyage. Et nous étions encore moins un couple. C’était d’ailleurs pourquoi j’agissais avec distance, tout en voulant irrémédiablement me rapprocher d’elle. « Alors, comment va la vie à Los Angeles ? » me demandait-elle, coupant le silence entre nous depuis quelques minutes, préférant être concentré sur notre boisson chaude. « Tranquillement. Les jours se suivent et se ressemblent. » lui dis-je avant de prendre une gorgée de café, pour me réchauffer du froid newyorkais, comme pour cacher mes mensonges. Aucun ne se ressemblaient, parce que chaque jour qui passait loin d’elle était d’une tristesse croissante. « Mais bon, tu la connais la vie à Los Angeles… » D’ailleurs, tu pourrais revenir. « Mais ta vie à New York, alors ? Tu t’y plais ? » lui demandais-je alors, afin de voir si elle y resterait bien ou si Los Angeles lui manque. On en était là, à sortir des questions banales, comme celles qu’on sort à une vieille connaissance pour faire un brin de conversation. Je la sentais aussi gênée que moi par cette situation, j’avais cette impression qu’elle pouvait fuir en courant à chaque coin de rue afin d’éviter tout cela. Afin de m’éviter à nouveau.

« Josh … J’ai du mal à te croire quand tu dis simplement vouloir me rendre visite. » disait-elle finalement, me faisant presque avaler de travers ma gorgée de café. « Tu as raison, ce n’est pas une visite de courtoisie. » avouais-je à demi-mot. Elle n’avait pas totalement tort. Je ne venais pas seulement lui rendre visite, prendre quelques nouvelles d’elle, pour finalement repartir les mains dans les poches après quelques heures. D’un coup d’un seul, la pression montait. J’avais l’impression qu’il fallait que je déballe tout dans la seconde, avant qu’il ne soit trop tard. « Est-ce que tu as un problème avec les papiers du divorce ? Ou un problème avec les documents de mon transfert ? Je suis légèrement perdue … » ajoutait-elle ensuite. J’eue un soupir de soulagement, comme si le fait qu’elle ne comprenait pas solution m’aidait. Enfin, juste parce que je n’avais pas envie de tout déballer maintenant, comme ça, dans les rues de New York, au milieu de tous ces gens. « Non, rien à voir avec ça. Il n’y a aucun problème avec les papiers, comme de ton transfert. » répétais-je afin d’accentuer ces points. Je n’étais en aucun cas venu pour parler de tout ça. La proximité des autres personnes dans la file d’attente pour monter dans le ferry m’embarrassait assez. « C’était pour parler de toi, de moi, enfin de nous et de ce qui a pu se passer… » murmurais-je doucement, souhaitant que cette conversation reste privée. Si ça se trouve, elle n’entendait même pas ce que je baragouinais. Je n’avais jamais dû être aussi gêné devant elle. Et pour cause, j’avais toujours joué au salaud sans cœur avec elle, parce que j’avais moins de difficulté à agir ainsi, plutôt qu’assumer mes pensées et dire mes sentiments à voix haute. Nous atteignons alors la caisse, afin de prendre nos deux tickets pour le ferry. Tout s’enchaînait vite, laissant la conversation en suspens. Le vent du large venait alors caresser nos visages, laissant voler les cheveux de la blonde avec délicatesse. Je me dirigeais vers un bout du ferry, pour avoir une place plus éloignée sur la partie supérieure du bateau. Pas que je n’aimais pas me fondre dans une masse de touristes, mais il fallait vraiment qu’on est une conversation. Une vraie conversation, celle que nous n’avions jamais eue. « June, en effet, je ne suis pas juste pour une visite. » annonçais-je à nouveau, afin de remettre ça sur le tapis, maintenant que nous étions à bord. Les gens autour de nous étaient euphoriques, le sourire aux lèvres, tandis que j’avais le visage fermé, notre conversation à nous se voulant beaucoup sérieuse. « Je suis là parce que je voulais te voir. Il fallait que je te voie… » Je pris une grande respiration, prenant bien l’air marin par la même occasion. « J’ai fait des erreurs. De nombreuses erreurs. J’ai dit des choses que je ne pensais pas, parce que je pensais que c’était ce que je devais faire. Je me suis trompé. J’ai eu tort. Je sais que je n’aurais pas dû venir ici, débarquer dans ta vie sans même prévenir, mais j’avais besoin de te revoir. La vérité est que tu me manques depuis l’instant où tu es partie. Je n’arrête pas de penser à toi. J’ai le sentiment que je t’ai fait du mal, autant que je m’en suis fait. Je me souviens de chaque mot que tu as pu me dire, les bons comme les mauvais. Ce soir-là, j’aurais dû te dire de rester à Los Angeles. Ce soir-là, j’aurais dû te dire que je t’aimais. » Tout était là, comme étalé sur une table, et elle pouvait en faire ce qu’elle voulait. Les balancer comme les prendre. Elle avait le pouvoir sur mon cœur. Pour une fois, j’avais été complètement sincère avec elle, comme ce n’était pas arrivé depuis Vegas, comme ce n’était pas arrivé depuis bien trop longtemps. « Voilà pourquoi je suis venu, pour te dire tout ça. » La corne de brume annonçait le départ du bateau, désormais, elle était coincée avec moi jusqu’à l’amarrage.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Jeu 31 Jan - 14:49

La conversation était d’un timbre si banal que l’on aurait pu se croire lors d’un repas de famille dans la famille McGregor. Des questions bateaux pour prendre des nouvelles de l’autre, creusant légèrement lorsque le sujet est un peu plus épineux, histoire d’aller au fond des choses et de découvrir les intentions de son interlocuteur. C’est de cette manière que la blonde manœuvre pour tenter de savoir si une autre femme partageait le lit de celui qu’elle aime en secret. C’est un mauvais plan, elle en convient parfaitement mais elle ne peut pas se résoudre à lui poser directement la question de peur d’en entendre une réponse trop directe qui lui ferait monter les larmes aux yeux. Oui elle connaissait bien la vie de Los Angeles, elle connaissait la routine, le train train quotidien qui faisait rouler les opérations de l’hôpital, l’adrénaline qui pulse dans le veines lors d’un cas terriblement compliqué mais pas tout à fait impossible. Relever les défis un par un, devenir la meilleure, prouver qu’elle est la meilleure, montrer à Josh, son supérieur, qu’elle est différente par bien des manières. « Oh, les journées sont parfois bien tristes sous la pluie mais on s’y fait rapidement. » Qu’elle avoue à demi-mot qu’elle regrette terriblement sa présence ici, que même si elle adore ses collègues, elle ne peut pas retrouver les siens lorsqu’elle rentre chez elle. Elle ne sait pas les voir quand elle le souhaite après le travail, elle ne voit pas le fils de sa sœur grandir, elle ne voit pas Matthew alors que cette histoire de mariage ne lui annonce rien de bon. Elle regrette d’être partie en laissant derrière elle un homme dont elle aurait voulu partager la vie, elle regrette … Mais quelqu’un qui vit éternellement dans le regret ne devient-il pas quelqu’un de triste au fur et à mesure du temps ? Etait-elle devenue aussi grise que les buildings de New-York qui empêche de voir le soleil ?

Les mots se poursuivent, ils arrivent enfin près des guichets mais cela n’empêche pas la blonde de se demander pourquoi, une nouvelle fois. Que faisait-il donc bien ici ? Que lui voulait-il ? Lorsque Josh annonce que cela n’a rien d’une visite de courtoisie, la neurochirurgienne comprit que quelque chose n’allait pas. Les papiers du divorce peut-être ? Ou encore tout simplement son transfert vers New-York qui a pourtant été régler rapidement et tous les documents de son dossier et ses diplômes transférés. Elle qui pensait que tout était régler pour ne plus croiser la route de son ancien supérieur hiérarchique, son ex mari, la voilà qui lui faisait de nouveau face en tentant de sourire vainement. Sachant pertinemment que s’ouvrir à cet homme allait encore lui briser le cœur, l’amour est composé de bien des mystères et elle n’avait pas envie de faire un pas de plus vers lui pour en comprendre d’autres choses compliquées et sinueuses. Mais il lui assura qu’il n’y avait aucuns problèmes de papiers ou rien qui ne soit de l’ordre administratif de ce que pu comprendre June. Elle se pinça un instant les lèvres, soucieuse et anxieuse de la tournure que prenait cette visite. Etait-il donc venu pour lui annoncer lui même qu’il avait retrouver quelqu’un ? Pire, est-ce qu’il allait se marier avec une autre ? Tant de possibilités s’ouvraient devant elle et aucunes ne semblaient la satisfaire malgré le choix de rester loin de lui et de l’oublier malgré le dur prix à payer.

La douce torture prit place un instant, la laissant sans possibilités de continuer directement cette conversation alors que tant de monde se pressait autour d’eux. La file avançait doucement pour les conduire sur le ferry, une brise vient alors souffler le froid de l’hiver sur les passagers. Le vent du large prit le relais lorsqu’ils furent tous monté à bord. Le soleil prenait place dans sa descente vers l’horizon, teintant doucement le ciel d’orange crépusculaire que June aurait prit un plaisir non dissimulé à l’admirer si Josh ne l’avait pas laissée avec une telle bombe dans les bras. Ce qui a pu se passer … Les baisers, le jacuzzi, les vêtements qui sont tombés, le mariage et cette nuit avait eu tout de magique malgré les brumes d’alcool qui l’avaient enveloppée.

Elle le regarda un instant, il s’éloignait vers le bout du pont sur les hauteurs du bateau qui prenait la marche arrière pour se défaire du quai et emmener ses visiteurs vers la fameuse statue que tout le monde souhaite voir. Mais la blonde ne cherchait pas à regarder cette grande dame s’approcher, elle préférait le contempler lui. Peut-être pour lui dernière fois. Mais que pouvait-elle faire de plus ? Le vent jouait de ses cheveux, les envoyant dans un désordre qui lui donnait un air charmant qu’elle ne pouvait nier. Il ne souriait pas, son visage était fermé mais pas comme celui de quelqu’un qui ne veut pas parler, non. Il avait un regard qui permettait de comprendre qu’il était simplement concentré. Seule une personne l’ayant observé à de maintes reprises pouvait l’affirmer. Elle prit encore un instant avant de le rejoindre, se demandant bien à quelle sauve elle allait être dévorée cette fois. Il lui avait dit que plus rien ne les liait, il lui avait dit qu’elle était libre, il ne l’avait pas retenue alors qu’elle lui annonçait qu’elle l’aimait et maintenant, loin de cette ville ensoleillée, les choses semblaient prendre une tournure bien différente de ce elle à laquelle elle s’attendait réellement. La blonde s’approcha doucement de lui, faisant face à son ancien supérieur. Et le rejet auquel elle s’attendait à subir une nouvelle fois n’arriva pourtant pas.

Etait-ce le sel de l’océan qui lui picotait les yeux ? Ou bien était-ce les paroles de Josh ? Elle en aurait dansé de joie si elle n’avait pas été élevée dans l’aristocratie anglaise. Elle aurait bondi à son cou pour le serrer de toutes ses forces pour lui montrer à quel point cela la touchait. Qu’elle l’aimait en retour, qu’il lui avait terriblement manqué également. Aucuns mots ne réussirent à sortir de sa bouche à cause de l’émotion qui la submergeait. L’étau qui encerclait son cœur sembla se fendre dans un énorme fracas et elle porta ses mains à son visage pour que les larmes ne finissent pas par couler le long de ses joues. Elle voulu ouvrir la bouche pour lui parler, mais une boule dans sa gorge l’empêchait de dire le moindre mot. La chirurgienne prit une profonde inspiration pour se calmer, se raisonner, elle tenta même de se mordre l’intérieur de la joue pur se réveiller mais non, Josh était toujours bien là. Josh venait bien de lui dire qu’il l’aimait. Josh venait bien de venir la voir, elle et non pas une autre fille, parce qu’elle lui manquait. Les démonstrations d’affection sont bien rares chez les McGregor, alors June fit ce qui lui sembla le plus approprié pour le moment. Ses mains se saisirent des siennes, en caressant la paume alors que son sourire et ses yeux exprimaient tout l’amour qu’elle lui portait depuis tout ce temps. « Toi aussi, tu m’as beaucoup manqué. » Qu’elle lui murmure, comme si une bulle s’était formée autour d’eux et que rien n’y personne ne pourrait la faire éclater, ils étaient dans leur monde. Elle n’entendit même pas l’annonce faite pour le départ du ferry. Ses yeux se perdirent dans le regard de l’homme qu’elle aime « J’ai toujours cru que je me faisais des idées … » Qu’elle murmure à nouveau en se rapprochant de lui, leurs mains toujours jointent. « Je t’aime. Je t’aime depuis si longtemps. » Elle couvra le reste de distance qui se trouvait entre les deux corps, prenant Josh dans ses bras comme elle se le permet que très rarement. Sa tête s’enfui dans son cou, respirant à plein poumon cette odeur qui lui était si familière et si rassurante à présent. Elle ferma les yeux pour mieux savourer ce moment, ancrer dans sa mémoire les moindres détails de cet instant pour mieux se souvenir encore du bonheur qu’elle a pu ressentir à cette annonce. Timidement elle finit par se défaire de l’étreinte, se pinçant les lèvres, portée par une envie nouvelle de montrer à tout le monde que cet homme était désormais le sien. Au diable les manières à avoir ou non en public. Comme une adolescente se préparant à son premier baiser, elle eut les mêmes réactions réservées, frissonnant d’avance de poser une nouvelle fois ses lèvres sur les siennes. Un fin sourire éclaira ses lèvres alors qu’elle se hissait sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur, ses bras entourant alors la nuque de Josh, elle se sentait entreprenante comme jamais elle ne l’avait été. Avec une délicatesse infinie, June rapprocha son visage jusqu’à ce que leurs lèvres se trouvent pour un baiser doux, si doux et léger que son cœur s’envola de bonheur. Elle ne voyait pas les autres personnes autour d’elle alors que, plusieurs mois auparavant, cette attitude l’aurait fait rougir jusqu’aux oreilles de se comporter de la sorte en public. La vie New-Yorkaise lui avait été bénéfique, cet éloignement avait eu du bon finalement.

Posant son front contre le sien, les yeux clos et un énorme sourire aux lèvres, elle goutait enfin au bonheur qu’elle espérait tant. « J’ai vraiment dû partir de Los Angeles pour que tu le comprennes ? » Mais elle se moquait bien de la réponse, peu importait tout le reste. Il était là, il était enfin là.
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Mer 6 Fév - 22:06



June & Josh



Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras.



J’étais déjà venu maintes et maintes fois à New York, mais je n’avais jamais pris le temps de m’y baladais. J’étais toujours bien trop occupé à l’hôpital, aidant lors d’une opération complexe où j’avais été appelé en renfort. C’était assez fréquent, très régulier. Et pourtant, je faisais juste des trajets en avion, je faisais l’opération, et puis je repartais simplement. Je ne m’étais jamais pris de week-end aux frais de l’hôpital, afin de voir à quoi ressemblaient les environs. Puis je n’étais jamais venu sur des jours de congés pour visiter la ville pour autant. En réalité, j’étais un homme beaucoup trop occupé dans sa vie pour se prendre des vacances, pourtant bien méritée. Alors cette fois-ci, j’avais osé. J’avais osé partir sur un coup de tête, prendre quelques jours de repos pour aller à New York. Pas spécialement pour la visite, dans un premier temps, même s’il s’agissait actuellement de ce que je faisais. C’était surtout pour la compagnie de la femme avec qui je défilais dans les rues. June McGregor. Elle seule pouvait me faire faire de telles choses. Elle seule avec ce pouvoir. Alors je visitais pour la première fois les rues newyorkaises, en compagnie de la raison de ma venue ici. Même si la conversation n’était pas rupture, j’avais l’impression que nous parlions simplement, passant un bon moment malgré tout ce qui avait pu se passer entre nous. Rien n’avait été simple, bien au contraire. Tout avait été d’une complexité affreuse. Je me rendais compte que c’était en partie de ma faute, refusant catégoriquement d’être un modèle d’honnêteté. Les mensonges, les non-dits, les actes involontaires, avaient été les maîtres depuis le retour de Vegas. Aujourd’hui, c’est comme si je prenais ma revanche sur tout ça. Aujourd’hui, je décidais que tout allait être différemment à partir de maintenant. Aujourd’hui, je voulais être totalement honnête, franc, sincère, avec June. « Oh, les journées sont parfois bien tristes sous la pluie mais on s’y fait rapidement. » Donc elle s’y était faite, à cette nouvelle vie à New York. Qu’est-ce que je croyais ? Qu’elle allait m’attendre éternellement, le temps que je me décide à lui dire le fin fond de mes pensées, pendant qu’elle avait dû changer sa vie du tout au tout il y a six mois de ça ? Forcément, elle avait dû s’habituer à sa nouvelle ville, à sa nouvelle vie. Et plutôt rapidement, de ce qu’elle disait. Je me mordais intérieurement la joue, comme une punition de l’avoir laissé filer aussi facilement, mais également pour éviter de ne répondre quelque chose. J’aurais pu lui dire qu’elle n’avait qu’à rentrer à Los Angeles, que la pluie était plus rare, mais ça aurait été trop tôt. Lancé de but en blanc, ça aurait aucun impact. Ou du moins, pas le bon.

Le panorama se voulait spectaculaire, à bord du ferry. Tout se prêtait à un rendez-vous romantique pour les amoureux présents sur le bateau. Tous ces couples autour de nous m’effrayaient autant qu’ils me donnaient du courage. June, face à moi, était magnifique avec cet arrière-plan aux couleurs chaudes du ciel. C’était le moment. Le moment de tout dire, ce qui m’avait rongé pendant de nombreux et longs mois. Il fallait que je dise tout, avant d’être complètement bouffé de l’intérieur, gardant tout ça pour moi avec difficulté. J’étais concentré en regardant le large, réfléchissant à comment j’allais aborder les choses, dans quel ordre et avec quels mots, alors qu’elle me rejoignait lentement vers le bord du bateau. Pas une once de sourire transperçait mon visage. J’étais plus que sérieux, et je voulais qu’elle le comprenne. Je ne souhaitais pas non plus qu’elle prenne peur, pensant que j’allais encore la couvrir de reproches comme j’avais pu le faire auparavant. J’étais venu ici, pas spécialement pour faire du tourisme, mais bel et bien avec un objectif précis en tête. Celui de lui dire ce que je ressentais pour elle depuis tout ce temps. Ce que je n’avais pas osé lui dire, jamais. La vérité était que je ne voulais plus perdre de temps, comme j’en avais tant perdu auparavant. Une grande inspiration prise, les mots s’écoulaient tous seuls. J’avais eu beau répéter cette scène dans ma tête un nombre incalculable de fois, la façon dont ça se déroulait réellement ne ressemblait à aucune de possibilités émises. C’était encore mieux. Le cadre s’y prêtait à la perfection, offrant sa beauté. Les mots étaient venus facilement, simplement, bercés par le moment, la poésie de l’endroit, le doux visage de la femme que j’aimais. Jusqu’à ce que, à bout de souffle, mes aveux s’éteignent pour laisser place à une réaction de la part de la belle. Malgré que l’endroit était bondé, je ne voyais plus qu’elle. Nous étions seuls, que tous les deux, à bord de ce ferry. Je retenais ma respiration jusqu’à entendre sa réponse. Bien qu’elle avait tenu des propos similaires, ils dataient désormais et il se pouvait probablement qu’ils aient changés depuis. J’avais peut-être trop tardé. Peut-être avait-elle complètement changé de page, de chapitre ou même de livre, pour que son cœur soit à nouveau libre. Libre, comme ce que j’avais pu lui dire qu’elle l’était.  « Toi aussi, tu m’as beaucoup manqué. » répondait-elle, mettant fin à la torture. Je lui avais manqué. Bon sang, je lui avais aussi manqué. « J’ai toujours cru que je me faisais des idées … Je t’aime. Je t’aime depuis si longtemps. » ajoutait-elle ensuite, de sa douce voix. J’avais l’impression de rêver. Ce ne pouvait être vrai. Même après tout ce temps, les sentiments qu’elle m’avait avoués n’avaient jamais cessé d’être. Je m’en retrouvais soulagé, tout autant que bouleversé. J’avais espéré que cette finalité serait la bonne, mais je n’avais jamais été certain, persuadé que ça se passerait réellement de cette façon. J’avais imaginé un scénario moins glorieux, où elle m’aurait simplement dit que trop de choses s’étaient passées, que la douleur s’était à jamais installée et que rien n’y ferait. Puis elle se rapprochait de moins, enfouissant sa tête dans mon cou. J’entourais son corps de mes bras, savourant ce moment que j’avais tant attendu. En regardant le large, je me demandais si je n’étais pas vraiment en train de rêver, tellement ça semblait irréel. Qu’après tout ce temps, les sentiments soient encore présents et qu’on arrive enfin à être réunis. Et l’instant d’après, nos lèvres se rejoignaient pour sceller ce moment unique. C’était comme la première fois, un baiser aussi doux que passionné, pur et intense. Il n’y avait que nous sur ce bateau, à New York, dans le monde entier. Nous étions que nous deux, vivant un moment tellement beau, tellement vrai, qu’on aurait pu le conter dans un livre ou un film. Un scénario de romance pour les amoureux des lectures d’histoires à l’eau de rose. Rose, comme mes joues s’étaient teintées. « J’ai vraiment dû partir de Los Angeles pour que tu le comprennes ? » me taquinait-elle, m’arrachant un sourire gêné. « Je l’ai toujours su, mais il est vrai que je ne voulais pas comprendre. » avouais-je faiblement. J'avais juste était trop lâche pour affronter ces sentiments, voulant fuir les difficultés que ça engendrerait. Rien n’était jamais simple. Il avait fallu qu’on passe par un mariage à Vegas, un divorce, des instants de jalousie silencieuse, de non-dits absurdes, à un déménagement forcé, pour qu’on en soit là, à dire ce qu’on avait caché à l’autre tellement de temps. « D’ailleurs, en parlant de Los Angeles… J’aimerais que tu reviennes. » commençais-je par annoncer, me sentant un peu honteux de demander ça après que je l’ai fait fuir à l’autre bout du pays, mais il le fallait. Elle n’allait tout de même pas rester ici, à New York, après ce moment. On s’était tellement longuement cachés nos sentiments, qu’on ne pouvait plus les ignorer désormais. Je me détachais de ses yeux olive, pour regarder au loin. « Alors certes, ici, tu as la Statue de la Liberté. » plaisantais-je en la regardant pointer le bout de sa flamme. « Mais Los Angeles, c’est là où ta famille et tes amis vivent. Et puis, il y a moi, aussi. On pourrait peut-être vivre ensemble… » Oui, dans ma bouche, ça sonnait comme une proposition. J’y avais longuement pensé, sur le fait de vivre ensemble, et ça ne m’effrayais pas plus que ça. Ce qui m’inquiétait le plus, c’était de savoir si elle se sentait de vivre avec moi, et la réaction de sa famille. Que ce soit celle de ses parents, comme celle de son frère. Frère que j’avais rencontré il y a peu pour me missionner d’aller la rechercher à New York afin de la ramener dans la cité des anges. « La vérité, c’est que je ne veux plus que l’on soit séparés, plus jamais. » Mais c’était ça, la vraie vérité. Toujours un peu plus, je me mettais à nu devant June. Parce que je savais que je ne pouvais pas vivre sans elle. Ces longs derniers mois l’ayant bien prouvés. Je la voulais avec moi, à mes côtés.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Lun 11 Fév - 21:42

Les papillons dans le ventre, le cœur qui palpite, tous les ingrédients sont rassemblés pour que les mauvaises pensées de la chirurgienne se dissipent en un simple coup de vent. Il n’y a plus que Josh et ses lèvres posées sur les siennes. Cette étreinte la berce dans d’agréables pensées réconfortantes, loin se retrouve alors les cauchemars où cet homme se retrouve au bras d’une autre, loin sont les mauvais souvenirs, loin se retrouve l’agitation qu’elle ressentait à imaginer une autre pendue à son bras. Loin se retrouve cette jalousie, cette obsession malsaine car depuis le début, sans le savoir, tout avait été réciproque. Les lumières du soir viennent alors les bercer dans leur cocon, profitant pour laisser la brise les frôler dans une simple caresse faisant voler l’éclat blond des mèches de June. Rien ne compte plus que cet homme qu’elle a aimé si fort depuis bien trop longtemps, cet homme qu’elle avait pourtant essayer d’effacer de ses souvenirs malgré un divorce qu’elle ne pourrait jamais effacer. Elle l’avait eu dans la peau très rapidement, trop rapidement. Elle s’était pourtant convaincue de la meilleure solution, de divorcer correctement sans rien dire à personne puis fuir aussi loin que possible pour ne plus jamais le revoir. Les solutions semblaient si simples … Et la vie si compliquée. Ils étaient faits pour être ensemble malgré les kilomètres qui avaient pu les séparer. Et alors que leur étreinte continue et qu’aucun ne semble vouloir y mettre fin, la nature semble vouloir ajouter à ce tableau romantique une touche plus douce encore en offrant son spectacle les plus beaux, la lumière qui se tamise lentement dans un couché de soleil des plus ravissant. Des couleurs chaudes les enveloppe, June reprenant doucement ses esprits pour taquiner l’homme de ses rêves, son brillant chirurgien, ce dernier répliquant aussitôt avec ce sourire … Bon dieu ce sourire … Elle en avait tellement rêvé et enfin il lui était adressé. Enfin il la regardait avec cette expression sur le visage, celle dont il gratifie ses plus grands exploits, comme lorsqu’il réussi à opérer sans aucuns dommages malgré les risques énormes. Depuis si longtemps elle rêve d’être la raison de ce sourire … Et enfin, enfin elle l’est.

Mais il parle à nouveau de Los Angeles, la blonde fronce automatiquement les sourcils, se demandant bien où il voulait en venir en lui parlant de cette ville qui fut témoin de leur incompréhension des plus totales. « Et tu ne peux pas nier qu’elle est un meilleur témoin qu’Elvis … » Qu’elle murmure, tentant un brin d’humour qu’elle ne s’autorise que trop peu. Mais la suite la laisse complètement silencieuse. Elle devait être encore en plein rêve et il n’allait pas tarder à virer en cauchemar dans les minutes qui suivent. « Josh … » Non, tout est bien réelle, le vent qui souffle agréablement sur eux es bien réel, ses bras autour de Josh y sont vraiment tout comme il la tient dans ses bras également. Elle n’est pas en robe de mariée et il n’y a pas de blonde pulpeuse dans les parages prête à lui arracher l’homme de ses rêves à l’instant où elle lui dévoile ses sentiments le plus profonds pour se faire piétiner par la suite. Elle regarde un instant autour d’elle, confuse. Ne devrions-nous pas apprendre à se connaître avant d’emménager directement ensemble ? C’est ce que la normalité veut, c’est que sa famille voudrait, c’est ce que le monde dans lequel elle vit souhaite avant tout chose ainsi que l’approbation familial du futur potentiel époux. Car il n’est pas question de papillonner d’un homme à un autre. Ses yeux se posent à nouveau dans ceux de Josh et comme à chaque fois qu’elle le regarde, ses joues s’empourpres légèrement et son cœur bat un peu plus fort tandis que ses jambes semblent faites de coton. Non, à nouveau, elle n’est pas dans un rêve.

« Moi non plus, je ne veux plus vivre loin de toi … mais … » Mais elle a des patients ici, des gens qui comptent sur elle, pouvait-elle réellement repartir comme elle est venue ? Sur un simple coup de tête ? « Mais j’ai un chat et … » Et elle ne trouve pas vraiment d’autres raisons car elle sait très bien que les patients dont elle à la charge pourraient très bien être transféré si elle venait à changer de service, d’hôpital, de monde, une nouvelle fois. La chirurgienne se rend compte de sa bêtise, elle sourit, enfouit son visage contre Josh en espérant échapper à son regard moqueur. Bon sang ce qu’elle avait envie de lui dire oui ! Non, elle allait lui dire oui ? Tout simplement parce qu’elle est incapable de lui résister plus de cinq minutes. « Tu serais prêt à affronter le clan McGregor au complet simplement pour que je vienne habiter avec toi ? » Mais un détail lui échappait, Josh ne vivait pas seul, il était bien dans une colocation, avec plusieurs filles … Beaucoup de filles. June fit très vite le rapprochement, ne voulant pas imposer sa présence. « Mais tu n’habite pas seul ! Tu ne peux pas prendre cette décision tout seul ! » Qu’elle le sermonne gentiment. Dans ce formidable moment, tout deux ne voient pas la statue qui se rapproche encore de pus près, le bateau arrivant rapidement sur l’autre quai pour décharger ses passagers. Timidement, l’aristocrate glissa sa main dans celle du prestigieux neurochirurgien pour l’entrainer à sa suite. « Je peux te demander quelque chose ? » Dit-elle en rougissant telle une pivoine. Ses yeux glissent un instant sur Josh, n’y restant pas tant la timidité la reprends avec force. « Est-ce que tu restes longtemps ici ? » Dit-elle d’une petite voix. « Car je me disais … Que peut-être, enfin si tu veux bien entendu, tu pourrais rester à l’appartement le restant de ton séjour, ce sera certainement plus confortable qu’un hôtel et je te promets d’être une hôte d’exception ! » Qu’elle s’empresse d’ajouter, les yeux brillants de passer le plus de temps possible avec lui.
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥   Lun 25 Fév - 19:46



June & Josh



Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras.



Jusqu’à il y a trois jours, rien de tout cela n’était envisagé. J’avais bien pensé maintes et maintes fois à venir jusqu’à New York pour aller voir June, lui parler, lui dire qu’elle me manquait, que je souhaitais qu’elle revienne… Mais jamais je ne m’étais permis d’y penser réellement, de le faire vraiment. Et pourtant, maintenant j’étais là, devant elle à tout lui dire. J’ai souvent eu la sensation de perdre mon temps, mais jamais autant que ses six derniers mois. Par ma venue ici, je souhaitais récupérer le temps perdu, quitte à être déçu que ça ne fonctionne pas comme je le voulais. Alors je ne perdais pas de temps, sans pour autant trop me précipiter. Je ne voulais pas venir dans sa nouvelle ville, débarquer comme une fleur dans sa nouvelle vie, pour la chambouler du tout au tout alors qu’elle avait fui pour m’éviter. Elle me l’avait bien dit, elle ne pourrait pas travailler dans le même endroit que moi et même rester dans la même ville était trop dur pour elle. J’aurais tellement dû la retenir ce fameux soir… Mais j’avais été faible, stupidement insensible face à ses aveux. J’avais tout foiré à ce moment-là. J’étais alors là pour corriger mes erreurs. Il m’avait fallu du temps – beaucoup trop de temps – mais j’agissais finalement. S’il fallait que je fasse 4500 kilomètres pour la retrouver, braver les tempêtes, j’allais le faire. Et je l’avais fait. Et quelle bonne idée… Gentiment soufflée par le frère McGregor, certes. J’avais juste eu besoin qu’on me pousse un peu, me chuchotant subtilement que la blonde avait encore des sentiments pour moi. Et pourtant, même avec ça, j’en avais douté. Puis ça s’était avéré juste. Je crois bien que ce moment était de loin mon préféré avec June. Ces retrouvailles, ce cadre incroyable, ses couleurs dans le ciel, ce baiser… Tout était réuni pour en faire un moment parfait, digne des plus grands films romantiques. Puis ses mots… Je t’aime. Je t’aime depuis si longtemps. La plus douce des poésies.

Alors si on s’aimait comme on le prétendait, pourquoi devrions-nous vivre loin l’un de l’autre ? Timidement, je lui demandais de revenir à Los Angeles, et lui proposais de venir vivre avec moi. « Moi non plus, je ne veux plus vivre loin de toi … mais … » commençait-elle à dire, tandis que son mais eu l’effet d’un coup de poignard en plein cœur. Il ne devrait plus y avoir de mais entre nous. Il y en avait eu tellement, de mais, qui n’avaient étaient que de terribles erreurs. S’ils n’avaient pas été là, nous pourrions certainement être heureux, ensemble, depuis bien longtemps. Nous avions eu le droit à plein de complications inutiles qui avaient nuis à nos vies respectives. Nous ne devrions plus tolérer les mais. Alors je me voyais déjà refaire demi-tour seul ou bien avec un désespoir consternant, la laissant à New York comme je l’avais laissée il y a six mois de ça. J’avais envie qu’elle revienne, mais je n’avais pas envie d’à nouveau mettre le bazar dans sa vie de la sorte et qu’elle en souffre. Ma déception était visible depuis qu’elle avait prononcé ce fameux mais, mais je restais muet. « Mais j’ai un chat et … » ajoutait-elle, me laissant statique le temps d’un court instant. Un chat ? Puis elle souriait. Elle souriait, et automatiquement je faisais de même, comprenant qu’elle n’avait que de mauvaises raisons à donner pour rester ici. « Tu serais prêt à affronter le clan McGregor au complet simplement pour que je vienne habiter avec toi ? » Elle n’avait pas idée de tout ce dont j’étais capable de faire pour elle. « Absolument. » affirmais-je, sachant qu’à moitié ce dans quoi je m’embarquais. Je savais que ça ne serait pas aussi simple que j’aimerais bien le croire. « Mais tu n’habites pas seul ! Tu ne peux pas prendre cette décision tout seul ! » Sa remarque me réveillait bien trop brutalement. Tellement je souhaitais qu’elle revienne, qu’elle vive avec moi, que j’avais presque oublié les colocataires avec qui je vivais. Qu’elles n’apprennent pas que je les ai oubliées le temps d’un instant, sinon elles me trucideront. « Ne t’en fais pas pour ça, je gère. » Et je savais très bien que mes colocataires n’y verraient pas d’inconvénients, au contraire. Il faut dire qu’elles avaient dû me subir moi et mon état végétatif pendant ces six derniers mois, qu’elles en avaient clairement marre de ma morosité. Alors elles céderaient facilement, y voyant là un moyen de me remettre le sourire. Parce que j’avais compris que je ne pouvais plus vivre sans June. Plus une seule seconde de mon existence, et que je souhaitais l’avoir auprès de moi chaque nuit et chaque matin. Il semblait alors qu’emménager ensemble était la meilleure solution. J’aurais même été prêt à chercher un appartement pour vivre avec elle, si jamais elle voulait qu’on ne soit que tous les deux. J’aurais pu comprendre. Mais à ma plus grande surprise, ça ne semblait pas la déranger autant que je l’aurais cru. Peut-être même que ça l’arrangeait, ne se voyant pas vivre directement avec un homme, ce qui serait assez difficile à expliquer à ses parents ou que sais-je. Sa seule hantise était que je ne pouvais pas prendre la décision seul, et ça me faisait sourire. Elle avait ce don-là, June, de me sourire par des propos du genre.

La Statue de la Liberté. Sa main dans la mienne. Je la suivais. « Je peux te demander quelque chose ? » demandait-elle, de son naturel timide ressenti dans sa voix. « Bien sûr. Je t’écoute. » répondais-je, hâtif de savoir ce qu’elle avait à demander. J’appréhendais toujours ce qu’elle aurait à me demander, mais là, j’étais étonnement confiant. Même en ne sachant pas ce qu’elle voulait, je sentais que je n’aurais pas de mal à répondre. De toute façon, maintenant que toutes les barrières avaient été soulevées, il n’y avait plus de malaise sur tel ou tel sujet. En tous cas, pour ma part. Et ce qui s’en suivi me surprenait tout autant que me plaisait. « A vrai dire, je pensais retourner à Los Angeles directement dans la nuit, afin de reprendre le boulot au plus vite… » avouais-je d’une petite voix, n’assumant pas réellement de dire ça à voix haute. Mais il était vrai que j’avais trois jours de route à faire pour retourner dans ma ville, et que c’était alors des jours de congés que je prenais sans avoir prévenir l’hôpital avant de fuir de la sorte. Ils m’en voudront sûrement, mais après tout, un tel événement ne se produit pas toujours dans une vie. « Mais ils arriveront à se passer de moi encore un peu. Et puis, j’adorerais voir ton chez-toi et voir l’hôtesse que tu es. » disais-je finalement en souriant tendrement. Même ça, c’était une belle preuve d’amour à mes yeux. Parce que je ne loupais que très rarement le travail, parce que je souhaitais être toujours présent, voulant être le meilleur neurochirurgien de tous. J’avais ma petite réputation à tenir quand même. Mais en repensant aux derniers événements, j’acceptais alors de me prendre des petites vacances supplémentaires à New York en compagnie de celle dont j’étais éperdument amoureux. « Puis, ça donnera un avant-goût à notre cohabitation… » Un subtil moyen de rappeler qu’on va habiter ensemble à son retour à Los Angeles.


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Un jour tu verras, ton cœur chantera et tu comprendras. | ft. June ♥
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