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 [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin

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Colin Finningham
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Colin Finningham
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We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are
Garrett Hedlund - Chances Are




Aujourd’hui devait être marqué d’une croix dans mon calendrier; je faisais le ménage de ma maison! Il y avait des incontournables qu’on ne pouvait pas négliger tel que sortir les poubelles ou nettoyer la toilette, mais je ne me souvenais pas avoir passé autant de temps à passer le balai (je n’ai pas d’aspirateur). Ma lessive était faite depuis le matin et puisque la température me le permettait, j’avais suspendu mes vêtements sur la corde à linge, à l’extérieure. Ne cuisinant pratiquement pas, je n’avais eu que quelques ustensiles à nettoyer avant de m’attaquer au rangement des centaines de feuilles de papier et carnets de notes qui occupaient toutes les surfaces planes de la maison. J’avais réussi à cacher la majorité de mes écrits dans mon bureau de travail, mais avais laissé quelques textes et partitions, dont j’étais particulièrement fier, sur la petite table du salon de manière désordonné (je voulais que la maison soit propre, mais pas que ça se voit que le ménage venait d’être fait). Avant d’aller m’enfermer dans la salle de bain pour me doucher, après un dernier coup d’œil au résultat de mon travail ménager, j’ouvris toutes les fenêtres de la maison afin de faire une bonne circulation d’air.

Si je me donnais autant de mal avec le ménage, c’était qu’il y avait une raison toute particulière; j’allais recevoir la visite d’une jeune femme. C’est vrai que je ne faisais pas le ménage chaque fois qu’une demoiselle traversait le seuil de ma porte d’entrée, mais les priorités ne sont pas les mêmes lorsque c’est à la fin d’une soirée bien arrosée (et qu’une seule pièce intéresse ladite jeune femme) que lorsque c’est pour le travail. Et par travail, je parlais d’une collaboration musicale, bien entendu.

L’idée avait d’abord germé dans la tête de mon manager qui, toujours en quête de nouvelles manières d’exploiter mon talent, avait été convaincu par le duo improvisé que nous avions formé, Sora (c’est son nom, charmant n’est-ce pas?) et moi, dans ce bar intimiste dans lequel nous nous retrouvions quelques fois pour parler boulot avec mon manager. Elle était d’abord montée seule sur scène pour chanter un air jazz que je ne connaissais pas, envoutant la foule (et moi le premier) par sa voix rauque aux tonalités orientales, puis je l’avais rejointe. Ensemble, nous avions chanté une chanson à la musicalité country qui se mariait agréablement bien à la voix de Sora, suivie d’une autre pièce et d’une autre. Je ne sais pas combien de fois nous répétâmes l’expérience, car pendant ce moment, j’eus l’agréable impression qu’il n’y avait que la musique et cette femme magnifique qui existaient pour moi.

Je coupai l’eau chaude de la douche et me séchai rapidement. Le miroir de la salle de bain était couvert de buée que j’essuyai d’un rapide mouvement de main afin d’apercevoir mon reflet; une barbe de quelques jours ornait mon visage et je décidai de ne pas la raser. Je coiffai néanmoins mes cheveux et me parfumai avant d’enfiler des vêtements propres. J’avais choisi de porter une chemise foncée en lin et un jean pour un effet décontracté, mais chic.

Ce n’était pas notre premier rendez-vous, à Sora et moi, mais c’était la première fois qu’elle venait à la maison et j’avais décidé de faire bonne impression (oui, je l’avoue, j’espérais qu’elle vienne chez moi pas seulement pour le travail). Outre son incroyable beauté et son talent indéniable, je dois admettre que la demoiselle m’avait charmé plus que je n’aurais cru cela possible. J’avais alors utilisé la proposition de mon manager de faire une chanson avec la belle pour l’inviter dans mon joli cottage.

Je sortis de la salle de bain et m’arrêtai devant la vieille horloge accrochée au mur; Sora ne devait pas tarder à arriver. Je me dirigeai vers l’une des fenêtres du cottage, dont la vue donnait sur la rue, pour vérifier que mon invitée n’était pas déjà arrivée et j’attrapai l’une de mes guitares avant de sortir de la maison. Une galerie couverte faisait presque entièrement le tour de la maison et à quelques endroits stratégiques se trouvaient des bancs en bois pour s'y asseoir et profiter de la vue. C’est sur celui le plus près de la porte d’entrée que je m’assis pour attendre la jeune femme. Posant la guitare sur ma cuisse, je me mis à pincer ses cordes pour reproduire la mélodie d’une de mes plus récentes chansons qui passaient à la radio.

Pourquoi étais-je si nerveux, tout d’un coup?...
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Sora Kang
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MessageSujet: Re: [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin   [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin EmptyMar 5 Fév - 19:50



We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are
Colin & Sora




Tenue | « Sora, viens ! » s'écria la voix de la jolie soprano, d'un large sourire enthousiaste, alors que je rangeais les partitions des diverses chansons de la seconde partie du spectacle. Nous serons bientôt parfaitement au point, et enfin, nous pourrons enchaîner sur la troisième et dernière partie, le final ! L'apothéose, comme disait notre metteur en scène. Les répétitions finies pour la matinée et même la journée, les musiciens s'étaient soudainement emballés dans une improvisation endiablée, dans laquelle ils embarquèrent bien vite les chanteuses, qui n'attendaient que moi pour former ce quatuor de tête d'affiche. Je passais mon tour en levant la main, évitant les clins d'oeil d'invitation musicaux, tout en détachant mes cheveux à la va-vite. J'avais un rendez-vous dans un peu plus d'une heure, et je ne voulais risquer d'être en retard. Un rendez-vous professionnel, qui ne l'était qu'à moitié. Car pour tout vous dire, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, ni comment cela allait se passer. Tout ce que je savais, c'était que j'allais sans aucun doute passer un bon moment avec Colin. Ce dernier était un chanteur, un chanteur de country que j'avais rencontré il y a de cela quelques semaines dans un bar intimiste où il fallait donner un peu de sa voix pour se fondre dans l'ambiance. J'avais esquissé une chanson aux sonorités jazzy, un brin mélancolique je devais le reconnaître, puis l'homme m'avait rejoint en un duo suggéré de son regard bleu lagon. Nous avions quitté la scène ensemble bien une heure après, et les habitués des lieux n'avaient pas semblé nous en vouloir. Nous nous étions enfermés dans une bulle, rien qu'à deux, lui et moi, et l'harmonie avait semblé étonnamment évidente. Les jours étaient passés depuis, les rencontres s'étaient enchaînées, et voilà que je me retrouvais à faire partie d'une collaboration musicale, dont je n'étais même pas certaine d'assumer pleinement. Devais-je rappeler qu'il y a encore six mois, je n'aurais jamais imaginé faire carrière dans le chant ? Cela avait toujours été un hobby, une passion dévorante, mais qui n'avait jamais été un métier à part entière. Et pourtant... j'en avais fait du chemin. Maintenant, après mon quatuor féminin, je m'attaquais à un duo avec un homme qui ne semblait pas manquer de charme, ni de voix. Les deux étaient importants, sinon on s'ennuierait. Appréciant les défis, j'étais tentée de relever celui-ci, d'essayer du moins, afin de ne pas être titillée par un regret frustrant. Je balayais la chevelure d'ébène sur une épaule, et ne pus cacher mes lèvres qui s'étiraient alors que le saxophoniste me tournait autour, pour m'attirer auprès des autres. Il savait que j'avais un faible pour sa musique si particulière, et je finis par me laisser attraper, entraîner. Et la voix de velours s'élança dans l'harmonie qui résonnait.

Trois quart d'heures plus tard, j'étais en route pour Santa Monica. La zone urbaine défila dans mon rétroviseur, puis disparut peu à peu, laissant place à une nature riche et boisée. C'était une très belle journée hivernale, le soleil brillait, réchauffant une forêt endormie par les températures changeantes. Je gagnais une colline accueillante, quelques maisons se détachant à l'horizon, de jolies propriétés où l'on était pas les uns sur les autres comme à Los Angeles. Il y avait de l'espace, de l'espace pour respirer, loin d'une vie urbaine que j'adorais mais étant parfois, bien trop étouffante. Avec cinq minutes de retard suite à une petite route que j'avais raté, j'arrivais finalement à destination. Me garant dans la rue, je sortis de la voiture habillée d'un long manteau bleu ciel, et levais instinctivement les yeux en direction de la maison à la façade blanche, et à la toiture grise qui me faisait face. Je marquais un petit temps de pause, charmée en à peine quelques secondes. Le cottage de Colin était splendide. Il dégageait un je ne sais quoi, une atmosphère positive, chaleureuse que je ne serais expliquer. Je m'engageais sur les pavés en pierre naturelle, admirant nonchalamment les lieux alors que les quelques accords de guitare m'avaient déjà fait repérer le propriétaire des lieux. Il était assis sur un banc en bois à l'entrée de sa véranda, les notes virevoltant au bout de ses doigts. Je lui adressais un sourire naissant, tout en montant les marches. Cette simple expression était un bonjour silencieux, laissant le blond encore quelques instants dans sa bulle, et dans la mienne. J'avançais de quelques pas discrets sous le porche, m'appuyant sur la rambarde pour mieux admirer le jardin. « Peux-tu me dire comment tu arrives à quitter un endroit pareil ? » lui lançais-je un instant plus tard, avant de me retourner vers lui. « Si j'étais toi, je m'enfermerais ici, et je n'en sortirais jamais. » affirmais-je, les yeux amandes le détaillant avec malice. Une brise s'engouffra le long de la maison, des mèches sombres s'échappèrent de l'écharpe en laine que je resserrais doucement autour de mon cou. « Me feriez-vous visiter votre humble demeure, Mr Finningham ? » m'amusais-je à formuler, en penchant légèrement la tête sur le côté.


 

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Colin Finningham
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MessageSujet: Re: [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin   [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin EmptyMer 6 Fév - 2:54


We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are
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Les yeux fermés, je chantais les paroles de la mélodie que je jouais à la guitare, me concentrant sur la musique plutôt que sur la nervosité que je ressentais. Pas que cette sensation soit désagréable, au contraire, c’était le genre d’émotion qui nous fait sentir vivant malgré son intensité, mais il y avait si longtemps que je ne l’avais pas ressenti que j’avais l’impression de la vivre pour la première fois. La vérité, c’est que, pour la première fois depuis cinq ans, j’avais envie d’ouvrir mon cœur à une jeune femme. Je me pensais prêt à tourner la page et à laisser une chance à l’amour; terminé les histoires d’un soir avec une admiratrice de mon talent (ou de mon statut social)… Une chance à l’amour… Étais-je vraiment sérieux, là? Ce n’était pas parce que Sora, contrairement à la majorité des femmes que j’avais fréquentées, avait accepté de me revoir, suite à notre première rencontre, sans savoir qui j’étais et le succès musical que j’avais que cela signifiait qu’elle allait guérir mon cœur, non? Encore fallait-il qu’elle ressente une attirance pour moi autre que professionnelle et pour le moment, je n’en savais strictement rien.

« Hold me like I mean it… » j’ouvris les yeux et eus l’agréable vision de mon invitée qui montait les marches de l’escalier devant la maison, m’adressant un sourire plein de mystères dont elle seule connaissait les secrets. « Say 'til you believe it » poursuivais-je en chantant en la suivant du regard comme si les paroles avaient été écrites pour elle. « And we'll see if we can fill an empty heart » jouant le jeu, comme j’arrivais toujours à le faire lorsque j’étais sur scène, je lui adressai un clin d’œil, ne pouvais à peine me retenir de sourire. « But I won't tell you what the chances are » chantais-je avant d’entreprendre le dernier refrain en me levant, cette fois, du banc sur lequel j’avais attendu Sora. Je m’approchai d’elle en suivant le rythme de la mélodie que je jouais à la guitare et vint me placer près d’elle, suivant du regard le jardin qui semblait avoir toute son attention.

Au moment où je cessai de jouer, Sora me posa une question qui n’en était pas réellement une, mais qui me fit sourire; j’avais eu le coup de foudre pour cette maison et j’étais fier de l’effet qu’elle pouvait avoir sur les autres. J’étais en train de contempler sa chevelure foncée, profitant du fait qu’elle me tournait le dos, lorsque Sora se tourna vers moi, un sourire malicieux aux lèvres, affirmant qu’à ma place, elle s’enfermerait pour ne pas avoir à quitter la maison. Je détournai le regard en souriant de plus belle et dis, d’un air faussement détaché : « En fait, c’est facile. Une fois de temps en temps, je dois aller acheter de la nourriture. Quand on est affamé, c’est fou comme le paysage perd de tout son charme… ». Bon, l’humour ce n’était pas ma force. Heureusement, j’étais chanteur et non humoriste. Je tournai les yeux vers Sora au moment où une brise plus fraiche se fit sentir et qu’elle m’invitait à lui faire visiter ma demeure.

Puis-je me permettre de vous dire que lorsque Sora prononça mon nom, la tête penchée sur le côté, je priai intérieurement qu’une nouvelle brise vienne me rafraichir? Ah… cette femme! Donc, où en étais-je?

Écartant la guitare que je tenais toujours par son manche de la main gauche, je m’inclinai légèrement à la manière d’un gentilhomme d’une autre époque : « Je le ferai, mademoiselle Kang, et avec grand plaisir! ». Je m’empressai de me diriger vers la porte d’entrée pour l’ouvrir et laisser entrer mon invitée en premier. « Après vous, mademoiselle. ».

La première pièce dans laquelle nous entrions, par la porte avant de la maison, était le salon. Devant se trouvait un petit escalier ancien qui montait à l’étage où devaient se trouver les chambres à coucher et un mur fermé indiquait la présence d’une salle de bain. Dépassé l’escalier et la salle de bain, on pouvait apercevoir la cuisine dont la vue donnait sur l’arrière de la maison. Il y avait également une porte à l’arrière, bien que la maison ne soit pas bien grande. D’autres murs fermés dissimulaient des placards à balais et une descente d’escalier qui menait à un sous-sol (une cave) au plafond bas où rien ne s’y trouvait, mais qui ferait certainement un bon endroit pour y garder des bouteilles de vin.

Lorsque je refermai la porte derrière Sora, je déposai ma guitare dans le coin le plus près (plusieurs guitares et autres instruments à cordes étaient ainsi éparpillés dans toutes les pièces de la maison. « Alors, ici, comme je n’ai pas de vestibule, j’ai installé une patère au mur et le banc qui se trouve juste à côté de la porte me sert de coffre. » Fier de mon meuble, je soulevai le dessus du banc pour montrer l’espace de rangement qui s’y cachait. Refermant le coffre, je tendis les bras vers Sora : « Je peux accrocher ton manteau et ton écharpe? S’il fait frais, j’allumerai le feu de foyer, car oui, j’ai un foyer! » conclus-je en levant le menton à la manière d’un premier de classe qui étale l’étendue de ses connaissances devant ses camarades. Je rigolai moi-même de ma plaisanterie (je vous ai prévenu que l’humour n’est pas ma force); ressaisis-toi Finningham!

La décoration du salon semblait avoir été choisie par les anciens propriétaires de la maison, soit un couple âgé, mais les pièces antiques qui le meublaient avaient été choisies par moi. C’était étonnant de penser que malgré les années de succès et l’argent que cela devait certainement me rapporter (je confirme, j’ai beaucoup d’argent), le cottage ne représentait pas la vie que je menais. Presque comme une copie de la maison dans laquelle j’avais été élevé, par mes grands-parents, cette demeure était mon coin de paradis, l’endroit qui m’aidait à garder les pieds sur terre malgré mes rêves les plus fous.

« Alors, ça, c’est mon salon… Avec… tout ce qu’on retrouve ordinairement dans un salon. » dis-je en passant une main dans mes cheveux, les ébouriffant par le fait même. « Là-bas, il y a la salle de bain, à l’étage il y a ma chambre, mon bureau de travail et une autre pièce qui sert de débarras et tout au fond, c’est la cuisine. Tu veux que je te serve quelque chose à boire, du café, du thé, quelque chose de plus alcoolisé? ». J’avais tapé dans mes mains, prêt à bondir vers la cuisine pour servir la jeune femme qui continuait de me rendre nerveux. Dites, ça se voyait que je l’étais? Je parlais trop? Pas assez? Quoi qu’il en soit, j’espérais que ça ne se voit pas trop; j’avais l’intention de séduire cette femme, pas de la faire fuir ou pire encore, de tomber dans la catégorie de « bon ami, sans plus ».
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Sora Kang
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MessageSujet: Re: [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin   [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin EmptyDim 10 Fév - 15:28



We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are
Colin & Sora




Tenue | Les paroles scandées d'une voix rauque, résonnaient à chacun de mes pas esquissés sur la véranda. Le bois craqua, légèrement, le vent s'engouffrait dans les fissures, les ouvertures et dans les cheveux noirs que je gardais sous leur prison de laine. La guitare se rapprocha, je pouvais sentir les notes passer derrière moi. Elle et l'homme qui appuyait sur ses mots d'un accent dont je ne connaissais l'origine, mais qui n'avait pas la même sonorité que ceux de la ville des anges. Le sien était plus marqué, presque plus chantant, c'était presque drôle pour un chanteur. Lorsqu'il eut terminé son morceau, je me tournais vers lui pour engager la conversation sur le lieu où il habitait. La brise fraîche me surprit, amenant avec elle un parfum brut, un arôme de cèdre et de notes épicées que je n'arrivais pas à définir. L'odorat sensible malgré moi, j'entrouvris lentement les lèvres, qui s'étirèrent bien vite à sa réplique volontairement peu convaincante. Comme si j'allais te croire ! « Oh oui, finalement tu as raison. Ce paysage est d'une banalité, on s'en lasserait si facilement... » jouais-je d'un air snob, le menton relevé, avant de marquer une pause statique. Puis mon visage évolua vers lui, avant de relâcher mon personnage d'un rire franc et naturel, que je contrais d'une main devant la bouche. Je l'appréciais. Il était agréable, j'aimais les personnes avec qui c'était facile de discuter, comme si on se connaissait depuis des années. Je ne ressentais aucun malaise en sa présence, juste ce petit jeu de découverte de l'autre, qui pour l'instant, semblait nous plaire tout d'eux. Et puis, je ne pouvais également nier qu'il était plutôt bel homme, pensais-je en le détaillant une brève seconde quand il détourna le regard. Mais pour bien connaître quelqu'un, et comprendre davantage qui il était, n'était-ce pas évident de parcourir son environnement, là où il vivait ? J'étais curieuse, et ce sentiment se manifesta en une requête susurrée avec charme. Mes prunelles s'étaient agrandies avec malice en voyant Colin jouer le jeu d'une scène d'un autre époque. Il ne se prenait pas au sérieux, quelle belle qualité. Il s'inclina, la guitare toujours à la main, et il prononça mon nom de son accent grave. Qu'est-ce que cela donnerait avec mon prénom... Gentleman, il s'avança pour me tenir la porte, m'invitant à rentrer. Je m'approchais alors de quelques pas, avant de poser délicatement les doigts sur son avant-bras gauche. « Vous êtes bien aimable. » ponctuais-je, sensuelle, ne pouvant entièrement cacher l'amusement dans nos manières.

J'essuyais mes pieds sur le paillasson, avant de rentrer calmement, restant plantée dans l'entrée. Il fallait attendre que l'hôte me dise où aller. Si mon corps patientait, mon regard se posa un peu partout, sur l'escalier massif en bois typique de ce genre de maison, sur la décoration des lieux puis le salon dans son ensemble, dont le premier mot qui m'était venu fût "douillet" pour le qualifier. J'ôtais doucement l'écharpe qui emmitouflait mon cou, déboutonnant le long manteau bleuté, alors que Colin déposa sa guitare dans un coin. « Alors, ici, comme je n’ai pas de vestibule, j’ai installé une patère au mur et le banc qui se trouve juste à côté de la porte me sert de coffre. » me lança t-il en me dévoilant le meuble en question avec une certaine fierté qui me fit sourire. C'était la première fois qu'un homme me présentait un meuble de rangement en venant pour la première fois chez lui ! « C'est en effet très pratique ! » confirmais-je, avant de regarder les bras qu'il tendait poliment devant moi. « Ah, oui c'est gentil, merci. » fis-je en lui donnant mon écharpe. Puis, d'un pas en avant, je lui montrais mon dos de sorte à ce qu'il tienne le tissu épais qui m'entourait. Je pouvais sentir son rire en un souffle chaud contre les mèches sombres. « Tu sembles bien équipé dis-moi. Je parie que tu as un fauteuil confortable devant ce foyer, et qu'il t'arrive souvent de t'y endormir ! » rajoutais-je, en me dégageant de l'étau moelleux, dévoilant un pull à l'encolure découpé sur une peau enneigée, et une jupe courte à carreaux aux rayures d'un rouge passion. « Est-ce que je me trompe ? » murmurais-je en me retournant vers lui d'un sourire plein de chaleur, avant que l'on se décide à s'avancer un peu plus dans son salon.

Il se passa la main dans ses cheveux châtains mi-longs, et me présenta l'ensemble de sa maison, sans oublier la moindre pièce. « Ahh c'est là-haut que cela va se passer alors.. » commentais-je, avant de me rendre compte de la légère ambiguïté dans mes propos. N'était-ce pas inconsciemment voulu, Sora ? « Ton bureau, pour travailler la chanson. » complétais-je le coin de mes lèvres se retroussant en lui jetant un coup d'oeil. Arrête de jouer. Je remis une mèche d'ébène derrière l'oreille, avant d'être parcourue par un petit soubresaut suite à ses mains qui venaient de claquer brusquement. Il passait d'une chose à une autre, étouffant bien vite les petits silences qui pouvaient s'installer entre nous. Silences qui ne me gênaient pas, mais cela ne semblait pas être son cas. Je m'avançais vers quelques meubles, me retournant vers l'homme qui attendait une réponse. Était-il nerveux ? Oui, je commençais à le percevoir, alors que je le regardais avec une certaine douceur rassurante. « Essaierais-tu de me soûler ? Car je suis une toute autre personne avec de l'alcool dans le sang. » lui lançais-je d'un sourire amusé. « Un café, ce serait parfait. » Un café noir, et corsé, comme je l'aimais. Féline, je fis glisser la chevelure sauvage sur une épaule, le regard attiré par quelques photos et souvenirs du chanteur. Je regardais longuement une photo en noir et blanc d'un couple d'un certain âge, entourant un petit garçon que je n'eus aucune peine à reconnaître. Le vieil homme tenait une guitare que je remarquais, accrochée non loin dans le salon. « On dirait que la musique est une affaire de famille chez toi... » Je quittais le cocon du passé, pour déambuler vers d'autres meubles. « D'ailleurs, d'où es-tu originaire ? Tu as un joli accent quand tu chantes. J'ai écouté quelques chansons de ton répertoire, mais je n'ai pas parcouru wikipédia, désolée ! » fis-je taquine, en lui jetant des coups d'oeil dans la cuisine, vers laquelle je m'avançais désormais. Je percevais à nouveau son agitation dans ses déambulations, et ses gestes rapides.

« Est-ce que c'est moi qui te rends aussi nerveux ? » demandais-je de but en blanc, accoudée au comptoir, le menton sagement appuyé sous mes mains croisées. Les pierres amandes le fixaient avec une confiance troublante. « Tu n'as pas l'habitude de recevoir, je parie. » Manquée Sora. Mais n'était-ce pas aussi voulu ? Ne sentais-tu pas le petit jeu de séduction s'installer ? Je penchais doucement la tête d'un sourire naturel. « Je pense être beaucoup plus nerveuse que toi... Pour tout avouer, le chant n'est pas mon métier premier, et je suis encore loin d'être une professionnelle. J'ai plus l'habitude de chanter avec des voix féminines, et je n'ai encore jamais écrit de chanson. » lâchais-je avec une franchise qui me caractérisait. « Même en sachant cela, veux-tu toujours que je devienne ta partenaire de duo ? »  


 

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Avant de faire mon entrée dans le monde des célébrités, je n’avais jamais réellement été le genre de gars à attirer toutes les filles (ou alors, j’étais trop aveuglé par l’amour que j’avais pour Anne pour remarquer les autres demoiselles), mais maintenant, j’avais également du succès avec les femmes. Succès avec lequel je n’étais toutefois pas si à l’aise; d’une part parce que la majorité des femmes que je rencontrais ne voulaient que coucher avec moi pour avoir quelque chose à raconter à leurs copines, d’une autre parce que ces femmes n’étaient intéressées que par ce que je représentais plutôt que par qui j’étais. Le Colin sensible, elles n’en avaient rien à foutre. Ainsi, il était facile d’être détaché émotionnellement, autant envers elles qu’envers moi-même.

Avec Sora, c’était différent. C’était l’homme que j’étais qui avait attiré son attention, pas le chanteur country qui vend des albums partout au pays. Elle était également différente. Outre sa beauté et son talent, il y avait une réelle chimie inexplicable entre nous. Un intérêt commun, un sens de l’humour certain, une force de caractère balancée par une douceur d’âme. Vous ai-je dit que cette fille me rendait fou?

Quelques instants plus tôt, alors que je lui présentais mon semblant de vestibule, après m’avoir tendu son écharpe, elle m’avait tourné le dos pour que je l’aide à retirer son manteau. Une simple action que j’exécutai néanmoins avec délicatesse, faisant glisser l’épais tissu de ses épaules à la manière d’un collectionneur qui découvre une délicate poupée de porcelaine. Sans sembler remarquer tout l’effet qu’elle avait sur moi, Sora plaisanta au sujet de mon foyer alors que mon regard se posait sur le haut de son dos, dévoilé par le pull qu’elle portait. Elle s’était alors retournée vers moi avec grâce, me murmurant une question à laquelle je répondis que par un sourire avant de me ressaisir et poursuivre la « visite ». Avoir eu la certitude de ne pas commettre un geste condamnable et non consentant, je crois que j’aurais emprisonné son sourire de mes lèvres. J’avais alors énuméré les pièces de la maison, exercice dénué de charme, mais qui avait pour but de me rafraichir les idées. Ce ne fut néanmoins pas facile : « Ahh c'est là-haut que cela va se passer alors… » dit-elle avant d’ajouter : « Ton bureau, pour travailler la chanson. » alors que je devais déjà avoir changé de couleur. Elle n’avait qu’un mot à dire pour que je lui fasse visiter mon lit, ça, c’était certain! Je la regardai glisser une mèche de cheveux derrière son oreille et ce fut ce moment que je choisis pour lui proposer à boire en tapant dans mes mains.

« Et quel genre de personne êtes-vous, mademoiselle Kang, lorsque vous buvez trop d’alcool? » lui avais-je demandé sur le même ton amusé qu’elle avait utilisé pour me poser sa question. Sora me rendait nerveux, mais je ne perdais néanmoins pas tous mes moyens. Je m’éclipsai vers la cuisine pour lui préparer son café, la laissant explorer le rez-de-chaussée à sa guise. Profitant d’un moment seul, je levai le poing vers ma bouche et fis un mouvement pour le mordre, technique non scientifique pour faire descendre la pression qui commençait à me donner des chaleurs.

« Ce l’était, effectivement. L’instrument préféré de grand-père était la guitare, celle-là même qui est accrochée au mur du salon, mais vous pouviez lui tendre n’importe quel autre instrument et il réussissait à vous jouer une chanson! Grand-mère chantait. Elle disait souvent que j’avais appris à chanter avant de parler… » répondis-je en me remémorant de bons souvenirs. Je levai les yeux vers le salon et croisai le regard de Sora. « Ça, c’est l’accent du Texas, looker! » fis-je en caricaturant l’accent texan. « Looker, ça veut dire jolie fille, par chez-moi ». J’adressais un clin d’œil à la belle et remarquai qu’elle s’approchait vers la cuisine.

Aussitôt, je sentis la nervosité revenir au galop. Je tournai le dos à Sora, sentant sa présence derrière moi, pour prendre deux tasses dans l’armoire. Si j’avais imaginé que je cachais bien ma nervosité, Sora me prouva le contraire en me questionnant directement. Je me tournai vers elle, les deux tasses aux mains et vint les déposer devant elle, sans détacher mon regard de ses deux prunelles sombres. Je posai les mains sur le rebord du comptoir et penchai mon torse légèrement vers la belle.

« Oui, je veux que tu sois ma partenaire pour ce duo. Le chant n’est peut-être pas ton métier, mais ta voix est magnifique et elle vibre au rythme des émotions des textes que tu chantes. La technique vocale, c’est une chose, mais ce qui fait qu’une voix émeuve, c’est sa vulnérabilité. ». J’avais baissé mon visage à la hauteur de celui de Sora tout en parlant, changeant de position pour poser mes coudes sur le comptoir. « Et non, je ne suis pas nerveux parce que je n’ai pas l’habitude de recevoir… » dis-je à demi-mot en baissant les yeux sur les lèvres pulpeuses de la jeune femme.

Si je n’avais pas réglé ma machine à café pour qu’elle bip lorsque le café était prêt, j’aurais peut-être risqué de foutre en l’air notre collaboration artistique en répondant à l’invitation silencieuse de la belle (et peut-être non voulue, pour ce que j’en savais) de laisser expulser cette tension voluptueuse qui allait finir par me rendre fou. Si nous voulions faire avancer le projet de chanson aujourd’hui, ce petit jeu de séduction devait s’arrêter là… Arg! Au diable la chanson!, fus-je tenté de dire, mais je me contentai de me redressai avec un sourire en coin pour me diriger ensuite vers la cafetière.

Je crois que je n’eus jamais autant de mal à préparer deux tasses de café qu’à ce moment. Verser le liquide bouillant dans une tasse était banal, mais j’y trouvai, tout à coup, une dimension presque sensuelle. Ou alors, c’était le regard de Sora qui épiait chacun de mes mouvements qui ne m’aidait pas du tout. Calme tes hormones Colin! On dirait que tu n’as jamais été en présence d’une femme de ta vie!

« Tu veux le boire ici ou le monter à l’étage et commencer à travailler? » dis-je pour reprendre le contrôle de la situation et de mon esprit en posant la tasse de café devant Sora, gardant la mienne à la main.
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Sora Kang
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MessageSujet: Re: [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin   [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin EmptyDim 17 Fév - 20:16



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Colin & Sora




Tenue | Lorsque j'évoquai l'étage dans une ambiguïté presque involontaire, le visage de Colin vira à l'écarlate. Ce qui manqua de m'arracher un rire ! Je crois que ce que j'appréciais chez lui, c'était son naturel, et cette manière assez adorable de dévoiler ses émotions malgré lui. Quand d'autres étaient dans un contrôle permanent, au visage d'un marbre lisse et froid, le blond était d'une compagnie agréable et pleine de chaleur, que j'appréciais. De plus en plus. J'étais à l'aise avec lui, autant humainement que derrière un micro et je commençais à développer une certaine curiosité envers cette personne. Mise à part quelques unes de ses chansons que j'avais écouté avant de venir à notre rendez-vous, je n'avais pas vraiment cherché plus d'informations sur lui, bien que internet devait en grouiller. Je préférais plutôt voir ce qu'il allait me dévoiler de lui-même, dans une conversation simple, entre un homme et une femme.

« Et quel genre de personne êtes-vous, mademoiselle Kang, lorsque vous buvez trop d’alcool ? » Pourquoi lui avais-je parlé de ça ? Je levais les yeux au ciel, en me mordant la lèvre inférieure, avant de soupirer dans un sourire un peu gêné. « En Corée, les hommes aiment beaucoup quand les femmes ont une attitude "mignonne", ça en est presque ridicule parfois. Et c'est plutôt opposé à mon caractère... sauf que quand je bois, la moitié du temps, je deviens comme ça. » fis-je, alors que le chanteur partait vers la cuisine. Je passais entre les canapés, jetant un coup aux papiers déposés sur la table basse, avant de plutôt m’intéresser à son foyer qu'il semblait adorer. « ... je ne deviens plus qu'amour et affection. J'enlace les gens, je fais ami-ami avec n'importe qui, je clame à quel point je peux aimer quelqu'un... Bref, je suis une guimauve ambulante ! » lançais-je, amusée par ma propre personnalité. « Et la version extrême : je fais un karaoké géant, debout sur le comptoir d'un bar bondé ! » rajoutais-je, en passant la main dans la chevelure sombre, l’ébouriffant d'un mouvement rapide, nerveux. Bref, c'était assez rare de passer inaperçu avec moi dans ce genre de moment. De nombreuses vidéos étaient conservées secrètement par mes amis, qui ne se gêneraient pas pour me les dégainer un beau jour ! « Ta célébrité en prendrait un coup si tu étais avec moi en soirée, mon cher Colin. Tu sais maintenant quand il faut m'éviter. » plaisantais-je en me retournant, faisant une croix devant moi avec mes bras.

Et puis, quelques photographies attirèrent rapidement mon attention. Elles me rappelaient à quel point ma propre famille pouvait me manquer. Assez voyageurs par nature, mes parents s'étaient finalement posés au Japon depuis quelques années, pays d'orient si loin de la ville des anges dans laquelle j'étais installée aujourd'hui. Un vieux cadre photo entre les mains, je détaillais l'expression pleine de chaleur du couple âgé, penché vers le garçon au regard ébahi. Sa bouche était entrouverte, il semblait chanter avec eux et la guitare. J'aimais ce genre de photo, elle me touchait, inconsciemment. J'écoutais l'homme me raconter l'histoire du cliché, histoire qui n'était pas si éloignée de celle que j'imaginais. Il semblait avoir vécu avec de bonnes personnes, c'était ce que je pensais. Cela pouvait expliquer sa personnalité, il n'était pas bien différent de ce petit garçon fasciné, figé sur le papier glacé. « Ils avaient l'air adorables, le genre de personnes qui ont une tonne d'anecdotes à raconter, je suis sûre. » J'en vins à aborder son accent, plus marqué que les natifs de cette région. Sa caricature esquissée me fit sourire, une sonorité qui me rappelait des vieux films de cow-boys. « Looker ! » tentais-je de répéter avec ce même accent, avant d'étouffer ma bouche de mes doigts. « Il faut encore que je m'entraîne.. Le Texas, c'est le berceau de la country en plus, si je ne me trompe pas. » rajoutais-je, en m'avançant vers la cuisine.

Mes pas résonnèrent dans l'espace aéré, le regard esquissant la silhouette de dos de Colin, qui s'agitait à droite et à gauche. Il me jeta un coup d’œil, m'accoudant au comptoir, avant de repartir de plus belle, semblant parfois oublier où étaient les éléments qu'il cherchait. Comment rendre quelqu'un plus nerveux ? En lui posant directement la question bien sûr. Ce qu'il pouvait percevoir comme une petite faiblesse de sa part, était en réalité assez charmant à regarder et je ne me gênais pas pour le taquiner là-dessus. Mais lorsque je réorientais le sujet, l'homme qui se retourna vers moi semblait avoir repris du poil de la bête. Nos regards s'accrochèrent, sans se perdre. Il déposa les tasses sur le comptoir, et se pencha en avant d'un simple mouvement, qui ne me fit pas pour autant reculer. « Oui, je veux que tu sois ma partenaire pour ce duo. Le chant n’est peut-être pas ton métier, mais ta voix est magnifique et elle vibre au rythme des émotions des textes que tu chantes. La technique vocale, c’est une chose, mais ce qui fait qu’une voix émeuve, c’est sa vulnérabilité. » Le menton calé sur mes deux mains, je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit rire discret, qui fuyait entre les doigts fins. « C'est bien la première fois que l'on me parle de vulnérabilité chez moi... » murmurais-je, assez surprise. Un terme presque péjoratif dans une personnalité se voulant résistante et imbattable. Pourtant, sa manière de tourner les mots me le fît étrangement accepter. Les pommettes prirent une légère teinte rosée. « J'avais oublié que tu composais, et que tu savais utiliser aisément les mots à ta guise... » rajoutais-je, avant d'enfin me rendre compte qu'il avait changé de position. Désormais calé sur ses avants-bras, nos regards se retrouvèrent à la même hauteur, à une distance qui excluait l'espace personnel. Les prunelles félines se plongèrent dans le bleu ciel, dans les pierres de l'homme qui dérivèrent plus bas, après quelques paroles susurrées... Et brusquement, je sentis cette tension. Brute, et si familière. Mes lèvres s'entrouvrirent lentement en une invitation soufflée par un corps éveillé. Quelques courtes secondes où j'avais senti ma respiration s'écourter... Une vive sonnerie fit éclater la bulle qui nous entourait, en un léger sursaut. Colin s’éclipsa en un sourire en coin, et j'en profitais pour fermer les yeux un bref instant. Il m'attirait plus que je ne le pensais. Mais joueuse par nature, je n'allais pas m'arrêter à un si court échange de tension.

Pour ne pas changer, je le suivais du regard, esquissant lentement son dos et sa nuque légèrement courbée vers les deux tasses qu'il remplissait d'une eau bouillante. Je n'étais plus vraiment certaine du choix d'une boisson chaude désormais. Il déposa l'une des deux sur la table, le tenant encore alors qu'il me demandait si je préférais la boire ici, ou à l'étage pour travailler. En un geste gracile, j'avançais la main vers la sienne qui tenait encore la anse du liquide noir. Je la recouvris délicatement, en une caresse du bout des doigts, l'invitant à relâcher silencieusement sa prise. Je lui offris un sourire plein de mystère, avant de récupérer la tasse que je serrais contre moi. « Montons à l'étage. » tranchais-je d'une voix grave, et presque déterminée, alors que je quittais de quelques pas l'espace de la cuisine. Allez, au boulot ! Je m'arrêtais devant l'escalier ancien, laissant poliment passer Colin devant moi pour me montrer le chemin. Puis, je montais les marches à sa suite, qui craquèrent doucement sous notre poids. Les doigts glissèrent sur la rampe étroite d'un bois foncé, jusqu'à ce qu'elle se termine, nous délaissant sur le palier du premier étage. « Tu sais, je n'ai vraiment jamais écrit de chansons. Par quoi est-ce que tu commences ? » Il ouvrit l'une des portes, dans laquelle on pénétra l'un après l'autre. La première chose qui me frappa, se fût l'immense lumière qui éclaira la pièce, me forçant à mettre la main devant les yeux, qui se plissèrent sous l'intensité. Ils se fermèrent, et en à peine deux pas esquissés, je percutais Colin qui venait de s'arrêter. Un rire m'échappa, alors que je tendais la main vers son bras sous la surprise, que je retirais un instant plus tard. « Excuse-moi ! Quelle pièce lumineuse, dis-moi ! » fis-je en me servant de l'homme pour me faire de l'ombre. « Ne bouge pas, tu es parfait. » lui susurrais-je juste devant lui, taquine. Je relevais les yeux vers lui. « Alors... est-ce que tu commences par la mélodie ou les paroles ? Il nous faudrait un thème, un scénario... » On pouvait dire que quand je travaillais, j'étais assez impliquée. Certes, il était plus dans son univers que le mien, mais je ne voulais pas pour autant être inutile dans notre collaboration. Les cils bruns roulèrent, une moue boudeuse trahissant une femme en pleine réflexion. Puis, je cherchais son regard. « Un homme, une femme... Est-ce que nos deux personnages sont en couple ? Se sont séparés ? Hésitent à se déclarer ? Ou... est-ce comme nous... » fis-je lentement, les coins de mes lèvres se retroussant avec douceur. « Une jolie rencontre ? »   


 

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Colin Finningham
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MessageSujet: Re: [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin   [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin EmptyVen 1 Mar - 3:08


We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are
Garrett Hedlund - Chances Are




Je ne partageais pas les mêmes goûts que les Coréens en matière de femme, mais imaginer Sora en Bisounours ambulant m’attendrit et me fit sourire; pendant un instant, j’avais redouté qu’elle ne me dise qu’elle était le genre de femme à pleurer et hurler après n’importe qui avant de se mettre à vomir partout. Ça, c’était désagréable. Ainsi, lorsqu’elle prétendit que ma célébrité souffrirait de son comportement en soirée, j’éclatai d’abord de rire et secouai ensuite la tête lentement; oh, Sora, si seulement tu pouvais savoir comme j’espérais, au contraire, être celui qui t’accompagnerait dans tes futures soirées…

Parler de mes grands-parents me ramenait toujours à une période joyeuse de ma vie; malgré quelques ombres au tableau, mon enfance avait été heureuse et bercée par l’amour. Ils étaient morts depuis plusieurs années maintenant et ils me manquaient terriblement. Les valeurs familiales étaient ce qui m’avait été donné de plus précieux dans la vie et je rêvais de fonder ma propre famille, le moment venu, avec une femme qui serait celle de ma vie. Se pouvait-il que cette dernière se trouve en ce moment dans mon salon alors que je préparais deux cafés en cuisine? J’arrêtai tout ce que j’étais en train de faire pour jeter un regard derrière moi, vers l’endroit où Sora se trouvait. Elle était si jolie, sa longue chevelure noire ondulant au rythme de ses déplacements dans mon salon, quelques mèches lui tombant sur le visage lorsqu’elle se penchait vers une photo ou pour regarder sur la table du salon.

J’observai discrètement sa silhouette, l’imaginant se mouvoir au quotidien dans mon environnement et je souris pour moi-même, l’air rêveur, alors qu’elle se tournait dans ma direction. Nous échangeâmes un sourire tendre, dont elle devait ignorer la signification puis, je lui répondis au sujet de mes grands-parents : « Pour avoir des anecdotes à raconter, ils en avaient! Ils étaient déjà âgés lorsque je suis né alors ils aimaient beaucoup me parler de « l’ancien temps ». J’étais fasciné par toutes les histoires qu’ils me racontaient… Grand-père avait fait la guerre et grand-mère avait chanté quelques fois pour les soldats. C’est ainsi qu’ils s’étaient rencontrés. Je crois que grand-père avait attrapé une guitare et était monté sur scène avec elle pour l’accompagner, si je me souviens bien… ». Je me tus; le parallèle entre cette anecdote et ma rencontre avec Sora me frappa de plein fouet et heureusement qu’elle se trouvait loin de moi, car je me mis à sourire comme un fou qui vient de trouver un vaccin contre la folie. « … je te raconterai quelques histoires, si tu veux bien, un jour… ».

Nous parlâmes ensuite de mon accent. « Tu verras, à force de me côtoyer, tu prendras quelques intonations texanes et tu adopteras aussi quelques expressions. ». Je tentai de m’imaginer la voix sensuelle de Sora me murmurer quelques mots avec l’accent de chez moi à l’oreille, mais dus rapidement me changer les idées; elle approchait de la cuisine!

Je remarquai les pommettes rougissantes de Sora et lui adressa un sourire presque timide lorsqu’elle souligna mon aisance avec les mots. Je m’étais approché et avais baissé les yeux sur ses lèvres; ma seule envie, à cet instant, était de les emprisonnées contre les miennes, mais heureusement (ou malheureusement, selon le point de vue), la machine à café avait choisi ce moment pour sonner. Avec un sourire en coin, je m’étais concentré sur nos cafés; si la tension que je ressentais entre Sora et moi était bien réelle, il y aurait un autre moment, probablement mieux choisi pour exprimer à la belle la profondeur de mon intérêt envers elle.

Je crois que je retins mon souffle lorsque sa main vint se poser délicatement sur la mienne pour prendre possession de sa tasse que je tenais toujours. Décidément, cette femme allait me rendre fou! J’allais ouvrir la bouche, déterminé à lui faire comprendre que notre chanson pouvait attendre lorsqu’elle annonça que nous allions monter à l’étage, se détournant de moi pour quitter la cuisine en quelques pas. Je la regardai, surpris, mais amusé; je sentais l’excitation du prédateur en chasse monter dans mon ventre et j’étais prêt à jouer le jeu. Je contournai le comptoir, le regard fixé sur la belle alors qu’un sourire joueur étirait mes lèvres. Contrairement à la vitesse avec laquelle Sora s’était approché de l’escalier, je la fis languir quelque peu, marchant d’un pas lent pour faire durer ce moment avant de nous mettre au travail.

Nous montâmes l’escalier de bois qui craqua sous nos pas (vieille maison et discrétion ne faisaient pas bon ménage), moi en premier suivit de près par Sora. Dès que nous eûmes atteint le premier étage, ma charmante compagne me questionna et je tournai la tête par-dessus mon épaule pour lui sourire, sans lui répondre immédiatement. J’allais lui montrer! Nous passâmes devant une première porte close derrière laquelle se trouvait ma chambre et pendant un instant, je me demandai si j’avais fait mon lit, mais avant de m’en souvenir, j’ouvrais la porte de mon bureau qui était beaucoup moins en ordre que le reste de la maison.

Cette pièce n’était pas la plus spacieuse de la maison, mais la lumière du jour qui y pénétrait par la grande fenêtre aux rideaux tirés était impressionnante. Mon bureau de travail était couvert de papiers et de carnets de notes empilés les uns sur les autres, une guitare (une autre, encore, oui je sais) était posée contre le mur et on devinait à sa patine usée que c’était la première guitare que j’avais réussi à m’acheter, adolescent, et que je n’y avais pas accordé autant de soin qu’elle l’aurait mérité. Sur une étagère se trouvaient quelques trophées que j’avais remportés au cours des dernières années, lors de diverses occasions, et qui prenaient un peu la poussière (oups! J’avais oublié de les épousseter avant l’arrivée de Sora!). Finalement, contre un mur, se trouvait un canapé, à deux places, qui devait certainement être plus vieux que moi, mais qui était si confortable que je n’avais pas réussi à m’en départir. Je m’y couchais parfois pour réfléchir à de futures chansons avant de courir à mon bureau pour les écrire.

Lorsque j’entrai dans le bureau, je m’arrêtai pour me tourner vers Sora et lui présenter les lieux, mais la belle, aveuglée par la lumière du jour, vint s’écraser contre mon torse. Surprise, elle attrapa mon bras, mais le relâcha rapidement après avoir ri de sa petite maladresse. « C’est pour cette raison que j’aime travailler ici. Attends, je vais… » commençais-je en tentant de me déplacer pour aller fermer les rideaux, mais Sora me chuchota de ne pas bouger. La suite de sa phrase me troubla à nouveau (chose qui était facile à faire de sa part) et je plongeai mon regard dans le sien, baissant légèrement la tête vers elle au moment où elle réitéra la question qu’elle m’avait posée, quelques instants plus tôt.

Raté! Encore une fois. Je portai donc ma tasse de café à mes lèvres pour me donner une certaine contenance en détournant légèrement le regard. Sora venait de tomber en mode travail. « Ça dépend. Parfois, non. Souvent, je commence par les paroles, mais il m’arrive d’avoir une mélodie en tête, de l’écrire et ensuite chercher les paroles qui peuvent s’y apposer. Ce ne sont pas les textes qui manquent… », dis-je en désignant une pile de carnets de notes posés sur mon bureau de travail, après avoir à nouveau dirigé mon regard sur la belle, « … L’inspiration vient généralement facilement, mais ce ne sont pas tous mes textes qui deviennent une chanson. Personnellement, je n’ai jamais écrit après avoir choisi un thème ou un scénario, mais je suis prêt à tenter l’expérience avec toi! » J’observai avec amusement sa moue de concentration alors qu’elle énumérait quelques situations pouvant nous servir de point de départ pour l’histoire de la chanson que nous allions écrire. L’amour entre un homme et une femme, l’amour charnel qui unit deux êtres, à différents stades d’une vie, voilà le sujet qu’elle voulait utiliser et je ne pouvais qu’être d’accord avec ce choix. Si Sora m’avait proposé d’écrire une chanson fraternelle, l’histoire d’un frère et d’une sœur ou pis encore, l’histoire d’un père et de sa fille, je crois que j’aurais été obligé de lui imposer ma vision, mais décidément, nous étions sur la même longueur d’onde.

« Une jolie rencontre? » demandais-je en haussant les sourcils avant de porter ma tasse de café à mes lèvres pour dissimuler le drôle de sourire que je ne pouvais contenir. Pour être une jolie rencontre, ce l’était, effectivement. Après avoir bu une grande gorgée de café, je tournai le dos rapidement à Sora pour me précipiter vers ma vieille guitare usée, déposant ma tasse de café sur mon bureau, au passage. Je l’attrapai d’une main et me dirigeai vers le canapé pour m’y asseoir et poser sa caisse de résonance sur ma cuisse. Je levai les yeux vers le regard sombre de Sora et fronçant légèrement les sourcils en signe de concentration. Au même moment, mes doigts se posaient sur les frettes de la guitare pour reproduire des accords et je vins gratter les cordes. Je me mis à jouer une mélodie nouvelle qui n’avait pour seul but de me dégourdir les doigts. « Attends. Elle n’est pas accordée… ». Je remédiai à la situation facilement puis adressai un sourire presque timide à Sora avant de recommencer à jouer. « Ah. C’est mieux! Alors…  Nous disions une jolie rencontre… »

Je fermai les yeux en improvisant une musique et murmurai avec une voix presque chantante : « Ferme les yeux Sora et repense à cette rencontre… Si des mots traversent ton esprit, chante-les… ». Je continuai à jouer, sans savoir si ma partenaire obéissait à ma demande ou s’en moquait, au contraire. Je balançais mon corps subtilement au rythme de la mélodie. J’avais déjà une bonne idée de certaines paroles que je pourrais chanter pour Sora; ce que la belle ignorait était que l’un de mes carnets de notes comptait déjà une belle collection de texte à son sujet, mais je ne voulais pas lui faire chanter l’une de mes chansons. Ce que je voulais, c’était chanter notre chanson…
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Colin & Sora




Tenue | La lumière extérieure illuminait entièrement la pièce. Généreuse, éblouissante, quelle belle pièce, pensais-je à cet instant, à moitié aveuglée. En effet, je comprenais parfaitement pourquoi il appréciait travailler ici. Je profitais que le chanteur fasse une tête de plus que moi pour m'en servir de parasol. Je m'étais rapprochée d'un pas, m'accommodant de l'ombre qu'il m'apportait, relevant les yeux vers son regard légèrement troublé. Il devait se demander ce que je faisais ! Je lui adressais un sourire comme pour le rassurer de ma soudaine proximité, choisissant de repartir sur le sujet qui nous intéressait. La chanson ! Bon sang, allait t-on réussir à se concentrer pleinement pour l'écrire ?

Comment travaillait-il ? Comment lui venaient ses chansons ? Ecrire était un métier à part entière, un talent que je n'avais pas, et j'étais réellement curieuse de cet art des mots. Je lui avais évoqué un peu plus tôt sa manière d'amadouer ces derniers, je voulais connaître son secret. Tout en l'écoutant, je laissais les pierres sombres balayer la pièce éclairée, en cartographiant visuellement l'espace. Un bureau rempli de papiers en tout genre, qui au moindre courant d'air, menaceraient de s'envoler. J'imaginais très bien Colin courir après, et s'agiter dans tous les sens, et cela me fit sourire. Une nouvelle guitare, un autre style, une qui semblait avoir un tout autre vécu que celle de la vieille photographie. Mes sourcils se haussèrent sous ses paroles mais aussi en voyant de nombreux trophées trôner sur une étagère. Était-ce un grammy que je voyais au-dessus ? Non, je n'avais toujours pas pleinement conscience de la popularité musicale du blond, sur lequel je reportai désormais toute mon attention. « Vraiment, tu n'as jamais tenté ? Je crois que si j'écrivais pour la première fois, j'aurais besoin d'une sorte de cadrage pour m'orienter, d'où cette idée de scénario ou thème. Mais toi, tu es un pro, alors je te suis.. » fis-je taquine, en lui lançant volontairement des fleurs. Je lui énonçais tout de même les idées qui me venaient, les énumérant les unes après les autres, en essayant de rester logique dans notre duo d'un homme et d'une femme. Son manager ne l'avait pas dit clairement lors de nos diverses rencontres, mais j'avais bel et bien saisi ses allusions et elles ne devaient pas avoir non plus échappées à Colin. Il souhaitait que la chanson de son poulain et moi-même reflète le duo de deux amants déchirés, ou éperdument amoureux. L'un ou l'autre lui convenait parfaitement, tant que l'on enflammait les charts. C'était pour lui tout ce qui comptait ! Je n'étais pas contre, mais je refusais de collaborer à une chanson qui ne reflétait pas ce que j'étais. Si elle ne me plaisait pas, même si j'appréciais de plus en plus le chanteur devant moi, je ne l'enregistrerai pas. Alors, j'étais bien décidée à ce que l'on soit tous les deux sur la même longueur d'onde, et cela n'était en réalité, pas bien difficile. Il semblait approuver, silencieusement, je le voyais dans ses prunelles pâles penchées vers moi. Je bus une bonne gorgée du café noir qui fumait entre mes mains. Il avait vraiment un joli regard, pas seulement parce qu'il était clair, mais il dégageait une certaine douceur qui m'enveloppait. Tout comme sa voix grave qui résonnait. « Une jolie rencontre ? » Les mots qu'il répéta me fit sourire. « Oui.. Peut-être penses-tu le contraire ? Tant pis si je suis la seule à le penser. » m'amusais-je à lui répondre, avant d'apercevoir cette même expression habiller ses traits. Il était craquant, décidément.

Soudainement, il se déplaça pour poser sa tasse sur le bureau, délaissant la lumière du jour entièrement me peindre. Je suivis des yeux son déplacement, attrapant sa guitare, avant de s'installer sur ce canapé qui semblait des plus douillets. Plissant les cils en l'observant, je ne pus m'empêcher de pencher doucement la tête, alors qu'il se mettait en condition de musicien, les sourcils froncés. Nom de dieu, étais-je entrain de faire comme toutes ces femmes qui craquaient pour un musicien ? Le dernier en date était un pianiste, mais étais-je à ce point si sensible à cette forme d'art ? Était-ce juste cela ? L'instrument était froid, n'avait pas été touché depuis un moment, mais en quelques réglages et accords, il reprit rapidement vie. Puis, il ferma les yeux, et je gardais le silence imposé par sa voix, contrairement à son envie que j'esquisse quelques mots qui me viendraient au gré de mes souvenirs. Je restai de longues secondes à juste le regarder, la chaleur de la tasse s'infiltrant dans mes mains qui la serrait contre ma bouche en une nouvelle gorgée discrète. D'accord, pourquoi pas. La porcelaine rejoignit sa jumelle sur le meuble en bois en un petit claquement qu'il devait clairement identifié. Me fondant dans l'ambiance qu'il venait de créer, je marchais jusqu'à lui, m'asseyant à ses côtés. Je contournai le manche de la guitare qu'il tenait fermement, nos hanches se frôlèrent. J'avais cette impression que pour écrire cette fameuse chanson, pour parler de cette rencontre, il fallait se rapprocher, et s'accorder, l'un avec l'autre. C'était inconscient. J'écoutais ses accords, attentive, glissant dessus pour me souvenir d'un passé récent. Et la première image était là. « Hmmm... Je ne vais pas les chanter. Je vais juste te dire des mots, des impressions et cela sera notre bagage commun pour illustrer cette "jolie rencontre"... d'accord ? » Je n'étais pas assurée d’allier bien les mots entre eux pour en faire quelque chose d'agréable à chanter. Je préférais parler, lui raconter, lui montrer mon propre point de vue, et l'y transporter. Je fermai à mon tour les yeux, et le premier mot qui me venait, était... « Emmerdeur. » lâchais-je, avant de rire de bon coeur, imaginant sa tête à mes côtés. J'entrouvris d'ailleurs une paupière pour l'apercevoir, ce qui me fit rire à nouveau. « Pardonne-moi, mais la première fois que l'on s'est vu, je me suis dit "Qui ose monter sur la scène avec moi, alors que je voulais la dominer seule ce soir !" » Je me rappelais, j'avais un peu bu, et voilà que cet homme souhaitait partager le micro avec moi. J'avais même pensé que c'était une tentative pour me draguer, et cela m'avait rendu encore plus méfiante. Je replongeai dans le noir. « Mais... Tu avais choisi une bonne chanson, tu avais du goût et en plus de cela, je ne sais pas comment dire mais... tu faisais du bien à tout le monde et je crois que j'en avais besoin aussi. » rajoutais-je, écoutant les accords qui évoluaient au fur et à mesure de ce que je disais. « J'avais le mal du pays ce soir là et tu m'as réconforté, en chantant avec moi... » Ma voix ralentissait, trahissant la tendresse que j'éprouvais pour le moment que l'on avait partagé, ensemble. « Surprise, chaleur, réconfort, coup de coeur, alchimie... Voilà ce qui me vient. Et... Tu te souviens de la soirée que l'on a passé dans ton studio d'enregistrement quelques semaines plus tard ? Tout le monde était parti, et on était resté là, à jouer avec les micros ! » continuais-je, en souriant de plus belle. On s'était amusé à s'enregistrer je ne sais combien de fois, des chansons diverses, des mots, des phrases, des soupirs, nos rires aussi. « Quand je t'avais défié de chanter d'une voix aiguë... J'ai encore la vidéo sur mon téléphone, tu étais tout rouge ! » fis-je en revoyant la scène sous mes cils agités. Il y avait tous les instruments de son groupe qui l'accompagnait à certains de ses concerts, et on les avait tous fait sonner entre nos doigts, plus ou moins justes pour ma part. Je passais la main dans la lourde chevelure brune, la calant sur une épaule, me laissant bercer par sa guitare qui adoucissait toujours autant mon humeur, et mes pensées. Était-il entrain de m'envoûter ? Ma langue se déliait toute seule, je disais même plus qu'il n'en fallait pour que des paroles puissent peut être, lui venir en tête. Ou c'était peut-être futile et ce n'était pas avec cela que l'on allait avancer... Et pourtant, j'avais envie de continuer. De lui confier... plus. Et peut-être que ce "plus" ferait une bonne chanson.

Les prunelles noires se dévoilèrent, et esquissèrent son profil, ondoyant sous les tonalités des cordes qui se tendaient, vibraient. Il était beau dans sa passion, pensais-je, avant d'entrouvrir la bouche. « Garde les yeux fermés. » lui demandais-je, avant d'avancer la main droite vers lui. Elle se posa sur son épaule, puis délicatement s'élança derrière sa nuque, les doigts s'y nichant pour l'inciter à se pencher légèrement vers moi. Ses paupières sautillaient sous la surprise du mouvement que je lui imposais. Et je me penchais à mon tour, le menton en avant, les lèvres se déposant sur sa joue de longues secondes en une expiration retenue. Cette même attention que je lui avais donné ce soir-là devant le taxi qui m'attendait à l'extérieur. Ce matin-là devrais-je dire, je l'avais quitté vers six heures du matin, et l'on avait rien fait d'autre que de la musique, à notre manière. Puis, je me tournai vers son oreille, comme pour lui offrir un secret dont il était le seul destinataire. « Ce matin-là, je devais rentrer à cause d'une répétition que j'avais deux heures plus tard. Je n'avais même pas pu dormir... » murmurai-je, ma voix trahissant cet amusement d'une soirée qui me marquait encore. Une soirée envoûtante. Mes doigts glissèrent sur sa peau, alors que l'on percevait la légère hésitation à laisser sortir cette dernière pensée. « Pourtant, je n'avais en réalité pas envie de partir... Je voulais rester encore un peu avec toi. » lui confiais-je de quelques notes graves, que je gardais un moment contre lui, sans bouger. Ce n'était qu'après les avoir dits, que je me rendais compte que ce que je disais ressemblait... à une sorte de déclaration. Pour ma part, j'étais seulement honnête à cet instant. Et soudainement, des paroles me vinrent. De vraies paroles, dont chaque vers s'accordait bien ensemble. Je sentais mon coeur cogner contre une poitrine qui se gonflait nerveusement. La tension était là, à nouveau, aussi perceptible que l'air qu'il expirait contre mes lèvres, alors que je longeais sa mâchoire pour rencontrer à nouveau son regard. Une tension physique qui s'accentua lorsqu'il ouvrit les yeux, et que les mots chantés s'échappèrent, rebondissant contre lui. « You're gonna take my hand, whisper the sweetest words. And if you're ever sad, I'll make you laugh, I'll chase the hurt. » Et sans même m'en rendre compte, le dernier mot fût soufflé sur sa bouche d'une caresse. Mes cils s'abaissèrent, et je capturais sa lèvre inférieure entre les miennes. Sensuellement, impulsivement. Je lui volais un baiser, sans gêne, les doigts glissant dans ses cheveux châtains. La guitare s'était tût, il n'y avait plus que nos souffles qui se confondaient, s'entremêlaient dans une lenteur que je faisais durer. Il fallait dire que j'étais une fervente admiratrice des préliminaires... J'avais goûté ce qui me tentait, et je n'étais pas déçue.

Je relâchais finalement ma prise sur le texan, lui souriant avec une certaine assurance, les joues rosies par la concupiscence qui me guidait. Me dominait. Et maintenant ? Qu'est-ce qu'on faisait déjà... Ah oui ! « ... Hmm... Il faudrait peut être que j'écrive ces derniers mots sur un papier, non ? » fis-je, en m'éclipsant du canapé, pour rejoindre le bureau. Tu joues, Sora. Tu souffles le chaud, et le froid, puis tu vois ce qui se passe. Envahi de partitions, et d'esquisses de paroles, je peinais à trouver une feuille vierge sur le meuble en bois. Dos à Colin, je fermai une brève seconde les yeux en me mordant la lèvre inférieure. Mélanger vie personnelle et professionnelle n'était pas du tout une bonne idée... Cela allait à l'encontre de mon éthique, bravo.


 

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Colin Finningham
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MessageSujet: Re: [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin   [Sujet à tendance tiède] We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are | Sora&Colin EmptyLun 11 Mar - 2:21


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« C’est que, disons que je commence toujours un texte par une émotion ressentie. J’ai toujours un carnet de notes et un crayon sur moi. Par exemple, si je suis en train de faire des courses et que je croise une couple de personnes âgées en train de se tenir par la main, ça me touche et je sors immédiatement mon carnet pour écrire. Parfois j’écris que des mots ou des phrases et c’est que plus tard que je mets toutes ces idées ensembles pour créer une chanson. C’est juste ma méthode de travail, mais partir d’un scénario est une excellente idée! », avais-je répondu à Sora avant d’écouter ses idées de scénario. Écrire avait toujours fait partie de ma vie. Grand-mère avait toujours été fière de raconter à ses amies que j’avais appris à écrire bien avant les autres de mon âge. Être un enfant solitaire avait contribué à développer ce talent. La musique avait rapidement suivi, bien évidemment. D’abord avec mes grands-parents, puis avec ma cousine Alissa et finalement avec Anne…

« C’est ce que je pense également de notre rencontre… », avais-je dit d’un air rêveur pour rassurer Sora alors que j’étais certain que je n’avais pas à le faire. J’avais ensuite attrapé ma guitare et m’étais assis sur le canapé pour jouer. La mélodie produite par l’instrument à cordes était nouvelle, mais à cette étape de création embryonnaire, elle ne ressemblerait probablement pas à la chanson qui jouerait à la radio d’ici quelques semaines (ou mois). Nous allions la travailler, la modifier selon les paroles choisies et le perfectionniste que j’étais y trouverait encore des éléments à changer le jour de l’enregistrement en studio. Néanmoins, l’exercice avait pour but de laisser les idées venir à nous, de nous inspirer pour écrire des paroles. Ce pouvait être intimidant, je vous l’accorde, de chanter des paroles improvisées, mais si Sora préférait ne pas le faire, nous allions trouver une autre méthode de travail.

J’entendis le son étouffé de sa tasse de café contre le bois du bureau au moment où Sora la posa suivit par le froissement de ses vêtements à mesure qu’elle approchait de moi. Je sentis qu’elle s’assoyait à mes côtés et fus agréablement surpris de sentir sa hanche contre la mienne. « Je suis d’accord! Vas-y comme tu le sens… », lui répondis-je, les yeux toujours fermés pour me concentrer sur la mélodie qui n’avait encore rien de bien particulier. Soudain, Sora prononça le mot « Emmerdeur. ». Mes doigts glissèrent sur le manche de la guitare et je cessai de jouer pour ouvrir les yeux sur le visage amusé de la belle. Son rire résonna comme la plus douce des musiques à mes oreilles et nous rîmes de bon cœur à l’unisson; j’avais été surpris par le choix de son mot, mais n’en avais pas été offensé. Au contraire, ce genre d’humour me plaisait et j’étais heureux de découvrir que cette facette de la personnalité de la jeune femme s’appliquait également aux situations plus sérieuses. « Emmerdeur… », répétais-je, en riant, le regard pétillant alors que je replaçais mes doigts sur les frettes du manche de la guitare. « Rien que ça? », poursuivis-je sans réellement attendre de réponse alors que je me remettais à jouer. Sora justifia l’utilisation d’un tel qualificatif et mon imagination friponne s’emballa lorsqu’elle m’apprit qu’elle voulait dominer seule la scène. Dominer, j’ai besoin d’expliquer? Quoi qu’il en soit, je ne dis rien pour ne pas passer pour le pire des pervers.

Elle avait les paupières clauses et je refermai les yeux également alors que Sora se remémorait le déroulement de la soirée. La mélodie de la guitare évolua, changea doucement selon les nouvelles émotions transmises par les paroles de Sora au sujet de notre première rencontre, me les faisant également revivre. La chanson que j’avais choisie lors de cette soirée, la première d’une longue série, était douce et facile à chanter pour quelqu’un qui ne la connaissait pas. Sora avait relevé le défi que je lui avais imposé et de savoir, aujourd’hui, que cela lui avait fait du bien me toucha. Le choix de ses mots pour décrire notre première rencontre trouva également écho dans mes souvenirs et même dans certains textes que j’avais commencé à écrire. Nous étions sur la même longueur d’onde.

« Tu te souviens de la soirée que l'on a passé dans ton studio d'enregistrement quelques semaines plus tard ? Tout le monde était parti, et on était resté là, à jouer avec les micros ! ». Comment oublier cette soirée! Deux enfants dans un magasin de jouet, voilà comment je pourrais décrire cela. Nous avions testé les différents ajustements de la console de son en enregistrant nos voix pour les transformer en voix extraterrestres ou fantomatiques et nous nous étions amusés à improviser des histoires dont nous étions les héros. Plus tard, nous étions devenus des bruiteurs amateurs, enregistrant tous les sons qui nous passaient par la tête, y compris les instruments de mes musiciens, et finalement, nous avions chanté plusieurs chansons de tous les répertoires que nous connaissions, imitant parfois les chanteurs originaux, ce qui n’avait pas manqué de nous faire rire aux larmes. « Quand je t'avais défié de chanter d'une voix aiguë... J'ai encore la vidéo sur mon téléphone, tu étais tout rouge ! ». Cette fois, j’éclatai de rire. « J’étais rouge à cause de l’effort! », me défendis-je avant de poursuivre : « Kiss, de Prince, c’est juste impossible avec la voix que j’ai… ».

« Garde les yeux fermés. ». Mes sens tombèrent immédiatement en alerte; cette demande suggérait que ma délicieuse compagne me réservait une surprise; Sora était joueuse, je le savais. Au moment où sa main se posa sur mon épaule, je sentis d’agréables frissons me parcourir le corps et lorsque ses doigts effleurèrent ma nuque, ma peau devint bouillante. Sans résistance, je la laissai me tirer vers elle, de plus en plus impatient de découvrir ce qu’elle me réservait. Je sentis alors son souffle chaud contre ma joue et ses lèvres se posèrent délicatement sur celle-ci. J’avais envie d’ouvrir les yeux, de cesser de jouer de la musique, de me tourner vers elle et lire dans son regard ses intentions, mais savourant l’instant présent, je me contentai de sourire tendrement, ralentissant le rythme de la mélodie improvisée, jouant de moins en moins fort, créant une atmosphère plus intime qui s’accordait à la perfection avec le petit jeu de Sora.

Ses lèvres se détachèrent de ma joue et je ressentis immédiatement un manque. Je fronçai les sourcils alors qu’une légère plainte gutturale lui exprimait mon envie de la voir poursuivre cette caresse qui n’avait plus rien de chaste pour moi. Sora me confia avoir été obligée de me quitter, au matin suivant notre nuit d’expérimentation musicale, pour une répétition à laquelle elle n’avait pas réellement eu envie d’assister, avec deux heures de retard. Ses doigts avaient caressé ma peau et elle m’avait avoué avoir désiré rester avec moi. Mon torse se souleva alors que mon cœur battait de plus en plus rapidement, ma respiration plus rapide. Ses mots, la manière dont elle s’ouvrait à moi, je ne pouvais imaginer la déclaration qu’elle me faisait, n’est-ce pas?

J’ouvris les yeux pour plonger mon regard dans le sien : « Sora… », susurrais-je d’une voix rauque de désir. Ses lèvres n’étaient qu’à quelques millimètres des miennes lorsqu’elle se mit à chanter des paroles que je me promettais de ne pas oublier. Son dernier mot mourut en un baiser et à cet instant, je crus que mon cœur exploserait. Cessant de jouer (vous auriez continué à jouter de la guitare vous?), je retirai mes mains de l’instrument qui séparait nos deux corps et attrapai le visage de Sora comme si je craignais de la sentir s’éloigner trop rapidement. Entre vous et moi, heureusement qu’il y avait une guitare entre nous, ne serait-ce que pour dissimuler l’effet que ce baiser langoureux avait sur mon corps.

Trop tôt. Sora mit fin à notre baiser trop tôt. Je tentai de la retenir, mais je n’étais pas en position d’imposer la volonté de mon désir sous cette guitare qui était devenue plus gênante qu’autre chose. Elle prétendit devoir écrire les paroles qu’elle m’avait chantées alors qu’il n’y avait aucun risque que je puisse les oublier. Pas après ce qu’il venait de se passer. Alors qu’elle fouillait mon bureau en quête d’une feuille vierge sur laquelle écrire ses mots, je laissai tomber ma tête vers l’arrière, la posant sur le dossier du canapé et soufflai un bon coup, espérant faire baisser la pression de mon corps faible d’homme.

Lorsque je redressai la tête, Sora était toujours à mon bureau. Le prédateur en moi s’éveilla soudain et je poussai la guitare qui m’avait servi de bouclier et me levai du canapé. Doucement, j’avançai vers ma séduisante proie, la dévorant du regard alors qu’à mon tour, des paroles prenaient vie dans mon esprit et suivant la mélodie et le rythme chanté par Sora plus tôt, je me mis à chanter : « I'm gonna wear you down… I'm gonna make you see… I'm gonna get to you… You're gonna give into me ». Je venais de l’atteindre et je sentis les muscles de son corps se tendre à mon approche. Mes bras encerclèrent sa taille et je la serrai contre moi, l’obligeant à coller son bassin au mien alors que je déposais un baiser sur son épaule dénudée légèrement par la coupe de son pull. Doucement, je mis à bouger au rythme de la mélodie que je jouais plus tôt à la guitare, embrassant maintenant le creux de son cou et je poursuivis, mi-chantant, mi-suppliant : « I'm gonna start a fire… You're gonna feel the heat… I'm gonna burn for you… You're gonna melt for me… ».

J’enfouis mon nez dans les cheveux sombres de Sora, au niveau de sa nuque, et respirai avidement son odeur en la serrant encore plus contre moi, si c’était possible de le faire. « Tu me rends fou… », murmurais-je alors dans un souffle.
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Sora Kang
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Tenue | Mon rire s'entremêla au sien, clair et cristallin, le genre de rire qu'on ne retient plus quand on se sent assez à l'aise avec l'autre. « C'est vrai qu'un bon vieux Louis Armstrong t'irait beaucoup plus mieux ! » Je le revoyais chanter "Kiss", son visage écarlate, une veine bombée sur ses tempes sous l'effet de cette note bien trop haute pour lui. Note que j'atteignis avec facilité, au grand dam de Colin, qui essayait de reprendre son souffle. Epique. C'était le genre de soirée que l'on vivait souvent avec un peu d'alcool dans le sang, mais cela n'avait même pas été le cas. On était sobre, c'était encore mieux. On avait même pas besoin de boire pour faire des folies, et ne pas craindre d'être ridicule. C'était l'une des choses que j'appréciais chez lui, c'était naturel, c'était simple. Comment n'aurais-je pas pu m'entendre avec lui ?

Oh qu'il devait savoir qu'il avait un joli sourire. Même ses yeux fermés, cette expression demeurait assez adorable. Je voulais jouer. Profiter de sa cécité temporaire pour attiser un peu ses sens, et voir, comment il réagirait. Si ce que je dirais, lui inspirera quelques belles pensées pour cette chanson commune. Un ordre, ferme, teinté de la sensualité du souffle de cette bouche qui se pose, embrasse, délaisse l'empreinte d'une affection ressentie. Elle joue cette bouche, elle glisse, susurre d'une voix rauque, sous la caresse des doigts sur la peau masculine. Son pouls accélère. Les paroles exaltent les cœurs, attisent la flamme, jonglent avec ce silence et cette tension délicieuse. Les lippes longent sa mâchoire marquée, chantent quelques mots qui traversent l'esprit d'une femme un brin douce, un brin romantique. Un brin enjôleuse. Mon prénom résonne, de cet octave grave, chaud, alors que je venais de réduire l'espace à néant. Un baiser que je n'avais pu retenir, auquel je n'avais pas vraiment pensé, et pourtant... J'avais suivi un instinct familier, qui me trompait rarement dans mes choix. Ma main se perdit dans ses cheveux, les siennes s'agrippèrent à moi, emportées par l'élan de l'envie. Sous la surprise de mon geste, qu'il ne rejetait nullement. Il suivait le rythme que je lui imposais, alors que je savourais, dans une lenteur presque frustrante, ses lèvres qui commençaient à devenir de plus en plus entreprenantes. Si je ne me retenais pas... Si il n'y avait pas cette guitare entre nous, cela ferait déjà bien longtemps que je me serais hissée sur ses cuisses, pour mieux l'enlacer sur ce canapé... Mais j'étais dans le contrôle. Un contrôle rarement perdu. J'écourtais, je m'éloignais d'un sourire, prétextant devoir écrire les paroles qui m'étaient venues. C'était à la fois vrai, et faux. Je m'avançais vers le bureau, cherchant des yeux de quoi prendre des notes. Je farfouillais dans les papiers massivement noircis des idées du chanteur. Je l'entendis lâcher un soupir, les coins de ma bouche se retroussèrent avec malice, mordillant mon inférieure. Je fis glisser la lourde chevelure brune sur une épaule, dévoilant une nuque gracile, féminine, appelant au regard lointain. J'attendais Colin. Je le testais en quelque sorte, au jeu du chat et de la souris, aux rôles en permanence échangés. Je ne savais même pas pourquoi j'avais envie de le titiller ainsi ! C'était un autre genre de séduction, et j'étais curieuse de sa réponse, de ce qu'il allait faire. Serais-je déçue si il restait assis ?

Un stylo à l'encre noir, et une feuille vierge, j'écrivis d'une écriture italique les quelques phrases chantées qui m'étaient venues un peu plus tôt. Était-ce bien ? Penchée vers l'avant, je les relisais, concluant d'un point final d'un geste vif. Et puis, tout à coup, j'entendis du mouvement. Il venait de se lever. Je sentis mon coeur rater un battement sous l'adrénaline qui coulait dans mes veines. Et sa voix étouffa le silence, de cette tonalité plus bluesy, qui me fit vibrer jusqu'au creux de mes reins. « I'm gonna wear you down… I'm gonna make you see… I'm gonna get to you… You're gonna give into me » J'écrivais, j'écrivais ce qu'il disait, et chaque syllabe me donnait des frissons. Mais il n'en était rien, comparé à sa présence que je sentis tout près de moi. Mon corps se tendit sous les bras d'homme qui enlacèrent ma taille, la pointe du stylo griffa le papier blanc sous l'approche de Colin. Il embrassa le bout d'une épaule offerte, épousant mon dos contre lui. Son buste était chaud, brûlant, de même qu'un cou qu'il marqua d'un nouveau baiser, manquant de me faire défaillir. Une zone si sensible, cette chair pâle... Je penchais légèrement la tête en arrière, sur son épaule solide et j'eus bien dû mal à écrire d'une belle écriture, les paroles qui continuaient à lui venir. « I'm gonna start a fire… You're gonna feel the heat… I'm gonna burn for you… You're gonna melt for me… » Pourtant, je notais, savourant la résonance suppliante à mon oreille. Il bougeait au rythme de la mélodie qui envahissait nos têtes. J'ondulais lentement des hanches, les fesses contre son bassin mouvant. Une douce torture... Tout semblait être au ralenti, les mouvements, les battements, les souffles. On écoutait l'autre, en état d'alerte. Son visage s'engouffra dans ma nuque, et ses derniers mots murmurés, plombèrent mon ventre d'une pierre massive. Une pique s'y planta, d'une douleur si familière que je ne connaissais que trop bien. « Tu me rends fou… » Le désir.

Certes, il n'était pas le premier à me dire cela, mais je me gardais de lui faire remarquer à voix haute. L'égo d'un homme était souvent si tumultueux. Je délaissais le stylo, repoussant celui-ci et la feuille sur le côté du bureau, près de nos tasses presque refroidies. Je n'avais pas envie de fraîcheur à cet instant. Mes mains glissèrent sur ses avant-bras, ses poignets puis ses mains, les incitant à relâcher leur poigne. Assez pour que je puisse doucement tourner sur moi-même, et lui faire face, relevant le menton avec un certain air de défi non dissimulé. Je m'appuyais sur le bureau, puis sans difficulté, m'y hissais, atteignant enfin ainsi, une hauteur similaire à celle de l'homme que je ne lâchais pas du regard. M'éloigner de son étreinte provoqua un manque, et je ne tardais pas à le vouloir à nouveau contre moi. Lentement, j'écartais peu à peu les cuisses. La jupe écossaise remontant avec un brin d'indécence sur les formes pulpeuses de femme. Et puis, sans crier gare, j'attrapais la chemise de Colin, la tirant vers moi pour le faire avancer, et le nicher contre moi. Le bouton du haut céda sous la pression. « Et encore, tu n'as rien vu... » murmurais-je avec fougue, en réponse à ses paroles. Mes cils tombèrent, de même que les prunelles sombres vers un torse découvert. Je m'y penchais, embrassant ce qu'offrait son col entrouvert. Ce parfum.. Cette effluve de cèdre, riche et entêtante, que j'avais senti un peu plus tôt sur la terrasse, une brise l'emportant vers un odorat sensible. « ... Est-ce ce genre d'attention qui te fait écrire d'aussi belles paroles ? C'était splendide... » susurrais-je, en remontant, paresseusement, une main sur sa taille, l'autre dans son dos, l'emprisonnant contre moi. « Ou... est-ce autre chose ? » continuais-je, la pointe de ma langue longeant sa clavicule bombée. Parce qu'il avait imaginé ces paroles si vite, avait-il l'habitude ? Les cuisses se resserraient de tant à autre autour de ses hanches, ne dissimulant pas l'envie de ne pas le laisser fuir. Je relâchais pourtant un peu ma prise, les doigts reposant sur son torse, qui se soulevait rapidement. Il dégageait une chaleur dans laquelle on désirait ardemment se lover. Je relevais ces yeux de chat étirés, à la lueur téméraire et aguicheuse. « On a encore quelques couplets à écrire, il va falloir être inspirés... » suggérais-je, d'un charmant sous-entendu, avant de me pencher en arrière, m'appuyant nonchalamment de la main droite sur le bois strié du bureau du Texan.  


 

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Colin Finningham
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We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are
Garrett Hedlund - Chances Are




Je désirais cette femme. Je désirais posséder son corps, mais également capturer son cœur. C’était un désir bien différent de celui que m’inspiraient les jolies admiratrices qui réussissaient à se faufiler jusqu’à ma loge, à la fin de mes concerts, et il me semblait le ressentir pour la première fois. J’aimais tout de cette fille. Se pouvait-il qu’elle soit en possession de la clé qui ouvrirait à nouveau mon cœur à l’amour? Oui, je suis un romantique! J’avais envie d’aimer à nouveau, de partager mes joies, mes peines, mes doutes et mes peurs, mais aussi mes fous rires et mes instants de bonheur avec une femme qui ferait de moi une meilleure personne. J’avais le sentiment que cette femme était peut-être celle que je tenais si fermement contre moi, tentant désespérément d’étouffer cette pulsion sexuelle qui pouvait envoyer le mauvais message à Sora. Bien sûr que je voulais lui faire l’amour, là, sur ce bureau, mais je voulais que ce moment soit la promesse de quelque chose de plus grand encore. Je souhaitais que par l’unisson de nos corps, Sora sente que je l’appréciais vraiment, que je l’aimais, elle.

Ses mains se posèrent sur mes avant-bras et les caressèrent en se déplaçant jusqu’à mes mains, puis une légère pression me fit comprendre de relâcher mon étreinte. Je reculai légèrement la tête, dégageant mon visage de l’épaisse chevelure foncée de Sora et la laissai pivoter sur elle-même entre mes bras. Je la regardai se hisser sur la tranche de mon bureau, le regard fiévreux et un sourire en coin révélateurs des pensées qui bombardaient mon esprit. Mes mains étaient posées sur les reins de la belle, à la naissance de ses fesses moulées par la coupe de sa jupe et j’avais envie de me presser contre elle, mais Sora était maintenant maître des choses. Son corps ainsi éloigné du mien me fit comprendre que je ne pourrais lui résister bien longtemps. Je baissai les yeux sur les cuisses qu’elle écartait lentement, m’exposant ainsi à une agréable vue qui finirait par me tuer tant mon cœur battait fort contre ma poitrine. Ce n’est pas parce que j’étais encore jeune que je ne pouvais pas mourir d’un arrêt cardiaque… Je remontai les yeux sur le visage de Sora, mordant l’intérieur de mes lèvres.

Soudain, ma sulfureuse compagne attrapa ma chemise pour me tirer vers elle. Inutile de dire que je ne lui opposai aucune résistance. Même le premier bouton de ma chemise ne put résister à Sora. Un sourire amusé étira mes lèvres à cet instant. Je me penchai vers la belle, dans l’espoir de lui voler un baiser, mais cette dernière visait plutôt mon torse. Je posai mes lèvres sur le dessus de sa tête, l’embrassant en déplaçant mes baisers jusqu’à sa tempe, pressant mes paumes sur ses reins, les remontant délicatement sous son pull pour toucher la peau bouillante du dos de Sora. Sa peau était si douce… Ce serait dommage de l’abimer sous mes mains rudes d’homme…

« ... Est-ce ce genre d'attention qui te fait écrire d'aussi belles paroles ? C'était splendide... Ou... est-ce autre chose ? »

La voix de la jeune femme s’éleva parmi le son de nos respirations de plus en plus bruyantes et me ramena douloureusement à notre chanson qui venait d’être reléguée au dernier rang des priorités du moment. Sora ne cessa pourtant pas de me serrer contre elle, embrassant mon corps qui ne vibrait que pour elle. Les femmes étaient capables de faire plusieurs choses bien différentes à la fois. Réfléchir, répondre et me laisser aller aux sensations que me procurait la belle étaient déjà trop pour moi. Je déglutis avant de répondre d’une voix qui trahissait mon manque de contrôle : « J’ai triché… Tu m’as déjà inspiré plusieurs chansons… ». C’était vrai et faux à la fois. Ces paroles chantées plus tôt étaient nouvelles, mais elles n’étaient que la suite logique à toutes celles que j’avais déjà écrites sur Sora et les sentiments qu’elle m’inspirait depuis notre toute première rencontre.

« On a encore quelques couplets à écrire, il va falloir être inspirés... »

Je plongeai mon regard dans celui félin de Sora. Elle n’avait pas à s’inquiéter pour l’inspiration, c’était la dernière de mes préoccupations, mais j’avais bien compris l’invitation subtile qu’elle me faisait. Je la regardai se pencher vers l’arrière sur le bureau rempli de feuilles et si je ne voulais pas laisser un espace se créer entre son corps et le mien, je devais me pencher sur elle. L’une de ses mains s’accrochait au bord du bureau de bois, l’empêchant de perdre l’équilibre et de s’étaler dans le fouillis du bureau. Je retirai mes paumes de la peau de Sora que j’avais continué à caresser et d’un mouvement brusque, je passai les mains sur le bureau pour le dégager de son contenu, faisant voler les feuilles mobiles, les cahiers et crayons dans tous les sens. Même la feuille sur laquelle Sora avait griffonné l’ébauche de nos paroles fut projetée au sol. J’étais visiblement impatient de libérer nos corps de cette tension sexuelle qui devenait délicieusement douloureuse.

Le bureau ainsi dégagé, je me penchai vers Sora, la forçant à lâcher son appui sur sa tranche. Une main contre son dos, je l’invitai à se coucher sur le bureau en douceur alors que mon autre main se posait sur sa cuisse découverte, la caressant en montant vers le centre de ses plaisirs. Il y avait visiblement beaucoup trop de tissus entre nous. Je déplaçai mes mains sur les hanches de la belle en direction de sa taille, remontant son pull pour y découvrir son ventre et la naissance de sa poitrine, dissimulée par un fin soutien-gorge de dentelle rouge passion. J’eus un fin sourire; si sa culotte était faite du même matériel et que Sora les avait assorties en toute conscience pour venir travailler chez moi, alors ce rapprochement n’avait rien à avoir avec un concours de circonstances. Ah… les femmes… Ces diablesses…

Je penchai mon visage vers le nombril de Sora que je me mis à chatouiller du bout de la langue alors que mes mains continuaient de remonter le pull de la belle, caressant au passage les côtés de sa poitrine jusqu’à ses aisselles. Je ne pouvais aller plus loin, longueur des bras oblige. Je remontai donc mes baisers, suivant le creux naturel entre ses côtes menant ainsi jusqu’au centre de sa poitrine. Du bout des dents, je tirai délicatement sur la dentelle de son soutien-gorge alors que je réussissais à faire passer le pull de la belle par-dessus sa tête, la déshabillant ainsi d’un morceau de linge devenu encombrant.

Je me redressai légèrement pour contempler le fruit de mon travail, lançant le pull de Sora au loin au passage. « Tu es si belle… », dis-je dans un souffle en attrapant soudainement les hanches de Sora pour la tirer vers moi, ses fesses sur le bord du bureau pour me permettre de me placer au-dessus d’elle en gardant les pieds collés au sol. Comme je l’avais fait plus tôt, j’attrapai son visage entre mes mains pour lui voler un baiser, mais me dégageai rapidement pour plonger mon regard dans le sien. Je devais lui dire. Avant d’aller plus loin, elle devait savoir. Je déglutis, ayant de plus en plus de difficulté à me contenir et lui dis : « Sora, je t’… je t’apprécie beaucoup, tu sais… Je veux que ce soit parfait… ». Ce l’est presque, cesse de parler Colin! Je passai ma langue sur mes lèvres et chantai de nouvelles paroles, à demi-voix : « My heart is set on you... I don't want no one else... And if you don't want me... I guess I'll be all by myself... ».
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Sora Kang
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We'll see if we can fill an empty heart, but I won't tell you what the chances are
Colin & Sora




Tenue | J'embrassais délicatement ce torse que je venais de découvrir. Je prenais mon temps. Du bout des doigts, j'étirais légèrement les pans de sa chemise, afin de me dégager un peu plus de peau à parcourir. Elle était chaude, son parfum d'homme m’enivrait. La cage thoracique se soulevait et s'abaissait à un rythme irrégulier, dont j'étais parfaitement consciente d'en être la cause. L'esquisse de mes lèvres forma un sourire séducteur, les laissant frôler cet épiderme tremblant d'une tension si familière. Si tentante. Les siennes se posèrent sur mes tempes, mais ce fût ses mains qui m'arrachèrent ce frisson violent, au moment même où elles caressèrent le creux de mes reins. J'expirais cet air retenu durant quelques secondes... Quelques mots s'en étaient échappés, alors que je continuais mon aventure jusqu'à sa clavicule, mes bras enlaçant possessivement Colin pour qu'il ne puisse m'échapper. Les femmes étaient comme ça, elles avaient ce talent de savoir gérer tant de choses à la fois. C'était un jeu permanent, une jonglerie d'expert. Il ne savait sans doute pas sur quel pied danser, lorsque j'ondulais avec aisance sur une musique qui était mienne. Une musique dont je savourais tenir les rennes. « J’ai triché… Tu m’as déjà inspiré plusieurs chansons… » Sa voix trahissait un souffle bien trop saccadé, tourmenté par une pression dont j'étais certainement l'heureuse responsable. Mais c'est ce qu'il avoua qui me fit papillonner un instant des paupières. Je lui avais inspiré des chansons... moi ? « Vraiment ? » lâchais-je, réellement surprise par cette information. Quelle drôle d'idée. Mais je devais reconnaître que j'étais assez curieuse de ce qu'il avait pu écrire, si cela était vrai... Et il écrivait bien, je le savais déjà. Ma tonalité perdit de son étonnement, retrouvant la sensualité d'une femme pétris par ses envies naissantes. Je jouais, je jouais de mots à double sens. Parfois, je pouvais me montrer si directe, et puis, je finissais à nouveau par tendre une perche, attendant patiemment que l'on daigne la saisir au vol. Nonchalamment, je me penchais en arrière, plaçant la main libre sur le plan de travail derrière moi, pour ne pas perdre l'équilibre. On pouvait dire que c'était une pose d'attente, ou de "Attrape-moi si tu peux". Je le titillais, pour voir ses réactions et la manière dont il allait me répondre.

Il n'avait pas eu besoin de parler. Ce fût d'un mouvement brusque qu'il bondit, m'arrachant un léger sursaut, avant qu'un éclat de rire ne vienne rompre ma stupeur. Il venait de balancer tout ce qui se trouvait sur le bureau, toutes les feuilles qui le peuplaient, s'envolaient toutes autour de nous, s'étalant peu à peu sur le sol. « Mais qu'est-ce que tu-... Colin, ton travail ! » m'exclamais-je, en essayant d'en retenir une ou deux au passage, d'un sourire amusé. Comment allait-il s'y retrouver ensuite ? J'avais rattrapé de justesse un cahier à la couverture bleutée, il penchait dangereusement dans le vide. Je le tenais fermement, mais fus perturbée par le chanteur qui se penchait tout à coup vers moi, non dans la demande d'un baiser, mais pour m'inciter à me coucher. Sa main dans mon dos accompagnait ma descente, la seconde s’intéressait davantage à ce qui était déjà dénudé, appelant aux caresses. Ainsi allongée, je la sentis parcourir ma cuisse, y remonter, lentement, mon expiration se raréfia quelques secondes... Elles agrippèrent le bas de mon pull, la fraîcheur inonda la peau blanchie qu'il venait de découvrir jusqu'à la poitrine. A peine ses lèvres l'avaient-elles touché, que je ressentis une violente douleur au creux de mon bas ventre. Au bout de la table, le carnet que je tenais encore du bout des doigts, tomba, brusquement. Le bout de sa langue me fit resserrer les muscles ciselés par la danse. A mon tour, cet air qui parcourait ma gorge devenait de plus en plus difficile à contrôler, ou du moins, je ne pouvais plus cacher l'effet qu'il me procurait, aux moindres de ses gestes sur un corps affamé. Alors que ses paumes s'aventuraient sur mes flancs, les miennes se nichaient dans la nuque et les cheveux de Colin, le suivant dans son exploration, jusqu'à ma poitrine habillée. Je lâchais un léger soupir lorsqu'il en atteignit le creux de quelques baisers papillons, puis j'étirais les bras au-dessus de ma tête pour l'aider à retirer le tissus beige, qui rejoignit toutes sortes de choses sur le plancher, faisant voler de nouvelles feuilles. La lourde chevelure noire retomba sur le bois clair, quelques mèches ébouriffées entouraient mon visage aux pupilles fixées sur l'homme qui se redressait. Par instinct de séduction, le creux de mes reins se courba, mettant un peu plus en avant une poitrine esquissée d'une dentelle rouge passionnel. J'entrouvris cette bouche pas encore assez rougie par la sienne, qui m'offrit d'ailleurs un joli compliment... Mes prunelles s'éclairèrent un instant, avant de refléter la taquinerie lorsqu'il agrippa fermement mes hanches pour me tirer brusquement vers lui. « Ouuuh... mais c'est sexy ça ! » le taquinais-je justement, avant de l'étreindre contre moi. Mon visage pris en coupe, je le laissais à nouveau m'embrasser. Les jambes remontèrent contre ses cuisses, se hissant doucement autour de ses hanches pour réduire à néant la distance entre nos deux corps enlacés. Je voulais enflammer un peu plus le baiser qu'il avait entamé, mais à mon grand regret, retenant sa lèvre inférieure entre les miennes, il se redressa finalement sur ses avant-bras.

Quoi quoi quoi ? Mon regard en amande aux prunelles dilatées, le transperça de cette pulsion sexuelle dont j'étais désormais entièrement l'esclave. Il criait clairement que j'avais très envie de lui à cet instant, quand celui-ci, après une hésitation que je ressentis malgré le voile de désir sur tout ce qui m'entourait, prit la parole. « Sora, je t’… je t’apprécie beaucoup, tu sais… Je veux que ce soit parfait… » Un aveu qui me prit de court. J'entrouvris lentement la bouche, en le fixant, avant que sa voix chantée ne vienne reprendre le dessus... « My heart is set on you... I don't want no one else... And if you don't want me... I guess I'll be all by myself... » Réellement hébétée, je regardais l'homme droit dans les yeux. Un million de choses me passait en tête, et une seule, me percuta. Était-il vraiment entrain... de me faire une déclaration ? I don't want no one else... Ses mots me touchèrent les uns après les autres, mais je n'étais certainement pas prête à en recevoir d'aussi forts. Déstabilisée, je marquais un long silence sans vraiment le vouloir. Seule la rougeur qui colorait mes pommettes, trahissait un phrasé qui avait fait tout de même mouche. Je découvrais alors qu'il était bien plus fougueux que moi quand il fallait exprimer ses sentiments. Pour séduire, je n'avais aucun soucis, mais quand cela devenait plus sérieux, je prenais bien plus de temps, comme si... je me méfiais naturellement de trop m'ouvrir. Les jambes relâchèrent leur prise autour de lui. Me sentant soudainement moins à l'aise dans cette position où il me surplombait, je détournais les yeux, gênée par ma propre réaction qu'il voyait. Cette absence de réplique immédiate. Délicatement, je posais la main sur le torse de Colin, l'incitant à se reculer pour que je puisse me relever. En position assise, je réfléchissais, de longues secondes, essayant de mettre de l'ordre dans mes idées. Mes doigts, doucement, s'accrochaient à la chemise du chanteur, de légères caresses pour calmer inconsciemment ses propres pensées qui devaient le parcourir.

« ... Excuse-moi, je... J'ai été prise de court. Il faut dire que cela fait un moment qu'un homme ne m'avait pas fait une telle déclaration, du moins si c'est bien cela... » Ne m'étais-je pas trompée au moins ? Les coins de ma bouche se recourbèrent naturellement... Pourtant, on m'en disait, des je t'aime, des vivons ensemble, des cadeaux à gogo ... Mais c'était des hommes que je savais seulement de passage dans ma vie. On pouvait dire que cela me passait alors au-dessus de la tête. Pourquoi alors ce que Colin venait-il de me dire, m'avait tout d'un coup davantage marqué ? N'avais-je pas dit un peu plus tôt, qu'il était un homme qui savait manier les jolies paroles ? Il était peut-être juste plus adroit que les autres... Il respirait pourtant, la sincérité. Une sincérité maladroite. « Cela n'a pas à être parfait, tu sais... » lâchais-je soudainement, avant de détacher un bouton de sa chemise. « En disant cela, tu nous mets une pression inutile. C'est mieux quand c'est imparfait, cela marque mieux les souvenirs. » affirmais-je, d'un fin sourire, continuant à défaire lentement un à un chacun de ses boutons, jusqu'à entrouvrir entièrement la chemise. Mes mains s'y engouffrèrent, se perdirent sur son ventre, son torse, puis ses flancs et ses reins qui s’arquèrent sous mon passage. Puis, je la fis glisser le long de ses bras, elle rejoignit mon pull sur le sol. Sans gêne, je le reluquais un instant... Alors, pour reprendre un contrôle perdu, je fis ce que je savais le mieux faire : jouer de mes atouts. Je relevais enfin le menton vers lui. « Enlève ma jupe. » lui lançais-je, de cette tonalité qui ressemblait à un ordre, mais qui était agréablement adoucie d'un sourire persuasif et des plus aguicheurs. Mes pieds regagnèrent le sol, laissant l'homme me dévêtir du tissus écossais, pour dévoiler le bas finement dentelé, épousant parfaitement les formes de femme dont j'étais pourvue. La descente qu'il effectuait, me força à m'appuyer légèrement sur le bureau derrière moi... Ma respiration s'était écourtée, à nouveau, et lorsqu'il se redressa, d'une main sur son torse nu, je le forçais à se reculer. Il percuta le canapé et sous la pression que je lui imposais, s'y laissa tomber. D'une expression enjôleuse, je restais un instant devant lui, avant de me hisser lentement sur lui. Je resserrais les cuisses de chaque côté des siennes, glissant les bras sur l'appui du canapé, de chaque côté de sa tête. Ainsi confortablement assise, dangereusement, je me penchais vers lui. Lèvres qui frôlent celles qui appellent. Je lui volais un baiser d'un sourire tendre. Puis, un autre, nos regards s'attrapant sans se perdre une seule seconde dans une affection naissante.

Allez Sora, réponds-lui. Ne le laisse pas sur une incompréhension, un malentendu qui n'en est aucunement un... « Tu sais... Je t'apprécie aussi, vraiment. » commençais-je, légèrement hésitante. Je cherchais les mots justes. « ... Je me sens bien avec toi, et j'aime... j'aime partager des moments à tes côtés. » rajoutais-je. Que dire de plus ? Il me plaisait, c'était indéniable, comme tout un tas d'hommes. Avait-il quelque chose en plus ? Certainement, puisque je pensais moins aux autres, et davantage à lui. Éprouvais-je des sentiments ? Je n'étais pas femme à avoir le coeur qui fond en si peu de temps. Ce n'était pas dans ma nature, m'engageant beaucoup moins que la plupart de mes amies. A croire que certaines ne pouvaient vivre sans relation de couple. A peine elles en quittaient un, qu'il en fallait aussitôt un autre. L'amour et le sexe étaient tout deux délicieux, mais se retrouver en tête en tête avec soi-même était tout aussi plaisant. Mais il y avait quelque chose chez Colin, je ne pouvais le nier. Une alchimie dès la première rencontre, qui ne m'avait pas échappé. Ce genre de réaction chimique n'était pas à prendre à la légère. J'avais commencé par simplement vouloir suivre mes instincts les plus primaires, comme à mon habitude, mais je ne pensais pas que le blond éprouvait déjà des sentiments plus prononcés à mon égard... Sentiments qui reflétaient déjà certaines de mes pensées. « Peut-être... que l'on pourrait tenter quelque chose, nous deux ? » osais-je lui demander, voulant également l'inciter à prendre notre temps. Il était l'un des premiers hommes rencontrés à Los Angeles, avec qui je me sentais aussi à l'aise... Que craignais-je ? « Mais là, tout de suite... » J'agrippais le haut du canapé, m'aidant à glisser contre lui. Hanche contre hanche, ventre contre ventre. La poitrine écrasée contre son torse d'homme. Et puis, je me mis lentement à onduler. A onduler sur un point particulièrement stratégique. Je rapprochais mon visage du sien, lâchant un soupir fiévreux, la pointe de ma langue goûtant sa lèvre inférieure. « ... J'ai surtout envie que tu sois mon amant, Colin. » lui susurrais-je avec volupté, avant de sceller ma demande d'un baiser. Un baiser brûlant, relâchant enfin pleinement toute la tension que j'éprouvais pour lui...  


 

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