Revenir en haut Aller en bas



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
Aaron Samuels
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 832

Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty
MessageSujet: Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]   Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] EmptyDim 17 Fév - 9:51

Il est en colère, la sensation que quelque chose ne tourne pas rond, le taraude. Quoi qu’il fasse, la situation lui échappe et Samuel se sent en danger : C’est constant, permanent. Il le flaire, il a l’impression de vivre avec. Les affaires semblent aller mal, et plus le temps passe, plus il voit d’un mauvais œil le monde l’entourant, observant celui qui l’assiste, bosse pour lui, convaincu qu’il est en train de se faire royalement baiser. Quelqu’un l’a vendu aux mexicains. Ça ne peut être que ça. Mais qui ? Il l’ignore, cherche sans trouver de réponses. Il y a quelqu’un qui vend la came du cartel mais ne remet pas l’argent. Trop de dealers, sans doute, et une place de maître qui se conteste petit à petit. Il sent que quelque chose lui échappe. Comme ça s’appelle déjà ?
Ah oui. Le pouvoir.
La paranoïa le guette, Samuel est méfiant. Et ce soir encore, il agit en homme qui se pense menacé. Tel un serpent, sa langue darde, flaire et croit qu’il a obtenu ce qu’il désire : la fin de cette menace pesant sur lui.
Ils sont dans un bar sordide. Samuel connaît le gérant, considère cet endroit comme un terrain neutre, capable de laisser ce lieu être un terrain de règlement de compte en échange d’une poignée de billets. Ils sont peu. Quatre au total. Trois sont debout face à une silhouette à genoux, et les bras attachés derrière. Il y a Aaron, son fidèle bras droit et Declan, son fidèle bras gauche. Et en face d’eux, trônent Jesse. Samuel est sur : ce rouquin l’a trahi. Ça ne peut être que lui. L’intuition ne le trompe jamais : le chef du cartel est sûr de lui. Alors il jubile quand le condamné à mort supplie.
- Pitié, Patron.
- Tu m’as trahi, Jesse. Tu connais les risques.
- Mais je vous jure que non !! Hurle le condamné, On vous fait croire que je vous veux mort mais c’est faux.
- Tu mens.
La voix claque, grave. Il n’y a pas de retour en arrière quand Samuel décide quelque chose.
Jamais.
- Je vous en prie ! J’ai un enfant, un bébé de quelques mois. Jamais, je ne prendrais un tel risque !!
La voix se brise et Jesse sanglote. Mais ça n’émeut pas. Le diable n’a jamais tremblé, ce n’est pas maintenant qu’il le fera. Son cartel est tout ce en quoi il tient.
Jesse dit peut-être vrai, ou non. Samuel en a besoin pour le présenter comme la figure de ce qu’il se produire à qui voudra le trahir.
- Tu mens.
- PITIÉ !!!!
- La ferme !!! Rugit Samuel, on ne trahit pas Samuel Gallagher. Si tu trahis ta famille, ne t’étonne pas qu’elle te massacre.
- Je vous jure que je n’ai rien fait !!!
Le gosse pleure à grosses larmes. Il supplie mais Samuel est inflexible.
- Cesse de geindre. Tu vas mourir. Souhaites-tu vraiment que tes derniers mots soient des supplications de vieille pédale ?
Sourire carnassier.
Il annonce la mort prochaine et refuse d’entendre les supplications de Jesse. Dans ce lieu désert, les prières sont vaines et Samuel peu enclin à écouter. Il prend l’arme que lui tend Declan, et la pointe sur le front de celui qui lui aura été fidèle. Il ne remarque pas la lueur de triomphe de Declan, l’expression dégoûtée d’Aaron avant que celle-ci ne se modifie pour redevenir neutre.
Si seulement il savait que l’ennemi n’est pas agenouillé, face à lui, mais bien à côté
Derrière les vitres aux persiennes refermées, Los Angeles n’entend pas le coup de feu, le bruit du corps sourd qui s’écroule dans un silence pesant.
L’odeur de la mort envahit le lieu, et un bruit imperceptible se fait entendre. Un claquement, un bruit sourd, un bruit qui veut dire : je suis caché mais la peur m’a fait sursauter.
Qui es-tu donc petit agneau des bois ?
L’odeur de la mort laisse entrevoir celle de la peur, et Declan se dirige vers la source du bruit. Près du bar, derrière le comptoir, le patron leur a assuré que le lieu serait désert. A trois heures du matin, c’est fermé, ça sent encore la bière mais non, il ne doit pas y avoir un témoin gênant. Non, pas cette superbe rousse que Declan extirpe et présente à Samuel, qui l’observe sans rien dire, se grillant une clope.
- Qui es-tu ?
 Il sourit. Il est un sanguinaire. Il aime la souffrance des autres, celle que le pouvoir lui confère, jouant, soudoyant, offrant la mort sur un plateau d’argent.
- Ce lieu est censé être désert. Pourquoi je te trouve là ?
Son alliance trône fièrement à son doigt, il aime son épouse mais il doit avouer que loin de ses cancans incessants, il est plus apaisé, arrive mieux à réfléchir. Il ose un peu plus, redevient l’homme de pouvoir, l’homme à qui on cède facilement, son honneur, son rang, son pognon, ses charmes. Sa vie.
La main s’abat tel un couperet sur la joue de porcelaine. Un claquement qui le ferait presque jubiler mais il se contente de rester neutre, d’observer la tâche rougeâtre naître sur la peau marmoréenne de la rousse. Il aurait pu se la taper, objet de délices et de luxure, mais au lieu de cela, il l’observe avec le sentiment de gâchis. Aaron devra la tuer, c’est sûr. Il a tué Jesse, il a parlé, il en a trop dit et il ne peut la laisser en vie. Elle pourrait très bien le vendre à la police, à ces connards de la DEA qui doivent, certainement, vouloir sa peau. L’écorcher vif, exhiber sa tête tel un trophée, qui enchanterait ses ennemis.
Samuel en a des tas.
- Je ne le répèterai pas une troisième fois : Qui es-tu et que fais-tu ici ?
S’il y a bien quelque chose qu’il déteste, par-dessus tout, et outre la voix de sa femme pouvant devenir stridente, c’est tous ces cailloux dans ces putains d’engrenages.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhan O'Sullivan
Mais tu peux m'appeler Larusso
Siobhan O'Sullivan
DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
MESSAGES : 2212

Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty
MessageSujet: Re: Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]   Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] EmptyMar 19 Fév - 9:17

Lorsque le patron d'un pire des dive bars d'Hollywood la contacte pour faire une soirée en extra, Siobhan hésite. Depuis qu'elle travaille avec Mathias au Feary's head depuis près de deux ans, elle est quasiment sortie de  ces lieux à la réputation des  plus douteuses. En tout cas, en tant professionnelle. Sauf que pour le moment, son patron, qui la regarde parfois comme sa fille adoptive a décidé de cesser de cautionner son attitude destructrice.  Ce qui signifie qu'elle n'a plus de rentrée d'argent.  Et l’alcool n'est pas donné. Encore moins la cocaine. Après une heure ou deux d'hésitation, l'Irlandaise a rappelé Stan, lui confirmant qu'elle était dispo.  Ce qui n'aurait du être qu'une fois se poursuit sur les deux  trois semaines, et le quinquagénaire bedonnant n'a que faire des bleus ou des cernes de son employée, du moment qu'elle sert , selon ses règles , les bouteilles frelatées de la maison. Sans compter les extra qu'elle est payée pour tenir sa langue et devenir aveugle aux divers traffics.

Ironiquement, les quelques heures où elle bosse sont celles où elle pense le moins. Ou elle boit le moins aussi. Elle se contente de faire son taff. Point. Elle ne s'approche pas des clients ni de leurs mains baladeuses. L'Irlandaise est presque étonnée de voir que son professionnalisme, même dans un bouge pareil, la maintient debout. Siobhan mange trop peu, tout le reste est borderline overdose. Aussi, il n'est pas étonnant qu'après la troisième soirée consécutive, la fatigue l'assaille et la terasse. Néanmoins, elle finit son service. Il lui faut près d'une heure et demi , voir deux heures vu les horaires tardifs, pour rentre chez elle et alors qu'elle s'adosse à la porte, cela lui semble insurmontable. Siobhan se change dans l'espace employé, passant un cache-coeur marinière et un jean bleu clair avant de s'allonger un peu dans l'arrière salle dont la porte discrète donne sur l'arrière du comptoir, permettant un passage facile pour les diverses cargaisons de bouteilles et de verres ainsi que les diverses fournitures. Elle se promet juste un  bref endormissement.  Juste entre minuit et minuit trente.  Pas plus.  Le sofa défoncé est quasiment invisible, placé contre un mur, à moitié dissimulé par un mur de cartons.

Ce sont des cris qui la réveillent. Des interjections, des supplications. La curiosité tue le chat, elle met très sérieusement la souris en danger. Un bref coup d'oeil à son téléphone, il est autour de trois heures du matin. Stan aurait du fermer depuis longtemps. Mais plus elle écoute, plus une chose est certaine, ce n'est pas le timbre ravagé par la clope du gérant. Non.  La prudence voudrait qu'elle reste gentiment là où elle est. Sauf que la prudence l'Irlandaise en est salement dépourvue, ces derniers jours. Elle s'approche lentement de la porte de séparation, qu'elle franchit avant de venir s'agenouiller derrière le bar.  Il y a un espace disjoint entre le mur et le comptoir qui lui permet d'avoir une vue parfaite sur la scène qui se déroule.  Et devine immédiatement qu'elle ne devrait pas rester là. Il lui est impossible de ne pas reconnaître la haute silhouette centrale.  La cigarette à la main, les traits durs, et ce regard. Ce regard d'un bleu à l'intensité d'iceberg. Elle a croisé son chemin une seule fois, plusieurs mois plus tôt. Mais Samuel Gallagher n'est pas des hommes que l'on oublie.  Fugitivement, elle se demande si Catham et Neil avaient déjà été l'instigateurs de telles executions. Elle sait que sa décision de retourner en Irlande précipite ce genre de questions, d'interrogations. Elle a ouvert un puits confus. Elle n'a pas encore réussi à rassembler assez de courage pour joindre Catham. Chaque jour, elle se promet de le faire le lendemain.

Elle a conscience que ses pensées vagabondent pour ne pas assumer la violence de ce qui se déroule sous ses yeux. La sylphide n'a pas le courage de s'interposer. Elle se prendrait une balle avant même d'avoir pu ouvrir un mot. Sa mémoire bien malgré elle, enregistre le moindre détail. Les mots prononcés, l'expression des visages, les positions. Il n'y a que l'homme agenouillé qui lui tourne le dos. Elle voit parfaitement Samuel, l'homme blond qui se tient à sa droite et le troisieme qui lui tend l'arme.  La jeune femme place son avant bras contre sa bouche, étouffant un cri d'horreur quand la détonation claque. Quand le corps s'abat dans un nuage de particules écarlates et de chairs plus claires.  Il faut qu'elle se tire. Si elle n'a jamais creusé l'identité de Gallagher, elle sait depuis le premier soir qu'il est en total marge de la légalité. Il vient de le prouver de manière éclatante. Quand elle tente de reculer, sa jambe s'appuie sur une latte grinçante du plancher. Cela suffit. Largement. Elle n'a pas le temps de disparaître dans l'arrière salle qu'une main impitoyable agrippe et la relève. Siobhan n'est pas armée. Elle bossait, bordel! Elle n'avait pas prévu de se retrouver au plein coeur d'un règlement de compte.  Malgré tout, elle décoche à celui qui l'a attrapé un coup de poing vicieux dans les côtes. Visiblement, il a déjà essuyé pire et n'aura aucune réaction autre que de la secouer sans ménagement. Mais son regard furieux lui promet un sort plus rude si elle continue à se comporter aini. Sans douceur, elle se retrouve projetée au milieu du trio. Et du corps. Qu'elle ne regarde pas. Elle ne peut plus rien pour lui.

Une cigarette, bordel. Les questions fusent. Sans qu'elle n'ait le temps de vraiment y répondre ou de réfléchir à ce qu'elle pourrait dire. L'ironie de la situation ne lui échappe pas un instant. Ca fait près de cinq ans qu'elle fait un profil bas vis à vis de l'organisation terroriste de sa terre natale, pour se retrouver dans les mailles du filet d'une autre société criminelle, avec  à sa tête, un irlandais. Il ne doit pas aimer le sourire ironique qui lui a échappé. Sa tête part en arrière sous le choc de sa main sans qu'elle ne puisse ni l'éviter ni la contrer.  Des larmes de douleurs lui piquent les yeux et un gemissement lui a échappé. Si elle ne se décide pas à parler, si elle ne rompt pas cette espèce de tétanie, elle peut lire sa mort dans le regard inflexible. Une inspiration alors qu'elle se force à oublier les deux autres membres du trio.  Il est le seul qui compte.  

-Siobhan. Siobhan O'Sullivan. Je suis une serveuse occasionnelle de Stan. Je bossais ici ce soir.
-Comme chaque fois qu'elle est dans une situation de stress, son  accent nord irlandais ressort dans sa diction. Il ne se souvient pas d'elle. La jeune femme pourrait en être vexée, mais ce n'est pas son souci le plus pressant. De plus, même marié, il ne doit pas avoir de problème de choix en ce qui concerne les charmes féminins. -J'ai finit mon service et je me suis endormie avant de rentrer. -Un instant, elle hésite à sortir un mensonge grossier, du genre j'ai rien vue. Mais abandonne rapidement cette option. Le prendre pour un con... mauvaise idée.  Par contre, elle ne perd pas grand chose à essayer de rafraichir sa mémoire- -C'est... tout ca qui m'a reveillé... On s'est déjà croisé, Samuel Gallagher. Une partie de poker dans votre cercle de jeu clandestin de Venice Beach. Je pense que vous m'avez laissé  gagner, ce soir là....

Elle a conscience que de lui faire comprendre qu'elle sait qu'elle connait son identité est un jeu dangereux. Néanmoins, c'est peut être l'occasion d'une ouverture  vers une discussion plus franche. Parce que soyons clair... Si il craint qu'il la balance aux diverses autorités pour ce meurtre, la réponse est absolument sans équivoque. Jamais. La simple perspective la rend malade de dégout. Elle ne trahira pas un autre irlandais. Pas elle. Elle laisse ça à d'autres! A un autre. Il ne peut pas encore le savoir. Peut être que la mort de ce pauvre quidam mérite justice. Probablement. Mais elle ne sera pas ce vecteur là.

-Vous n'avez pas de raison de me croire. Pas encore. Mais je ne parle pas aux flics -Si elle pouvait avoir peur pour sa sécurité personnelle à cet instant, cela ne change absolument rien à l'acier qui couve dans ses prunelles et dans son ton.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
Aaron Samuels
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 832

Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty
MessageSujet: Re: Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]   Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] EmptyVen 15 Mar - 8:44

Il jubile. Il est content. Il retrouve cette sensation de pouvoir. Ainsi, c’est ça ? Détenir la vie de quelqu’un d’autre dans ses mains ?
Sensation de suprématie alliée à la conviction que les autres vies humaines en dehors de la sienne, ne se valent pas.
Samuel s’en moque, ne regarde pas plus loin que le bout de son nez.
Et ça lui suffit. Être cruel, il jouit de cette peur qu’il crée, qu’il provoque sur son sillage, laissant l’odeur métallique du sang, s’imprégner sur chaque rideau, chaque mur, dans chaque rétine pouvant voir.
Et elle, délicate rousse, voit le carnage, voit cette tache de sang qui s’étale un peu plus. Si elle ne bouge pas, la flaque atteindra ses chaussures. Et ça l’amuse encore plus même s’il ne perd pas de vue qu’elle est un témoin gênant et il n’y a qu’un moyen de les rendre innocents : les éliminer.
Mais il questionne et n’en demeure pas moins surpris quand elle lui dit le connaître, dévoilant son nom et prénom, évoquant une partie de poker clandestine mais il n’arrive pas à mettre son visage.
Ou peut-être si.
- Te laisser gagner ? Il s’étonne. Aurait-il été gentil à ce point ? Je ne laisse pas gagner. JE gagne toujours, point barre.
Il est le chef, le roi.
Il sourit de plus belle, la cruauté faisant briller ses prunelles claires.
Elle se défend, elle lui promet de ne pas le vendre, qu’il n’a rien à craindre d’elle. Elle ne parle pas aux flics qu’elle dit. Et pendant qu’il la fixe, Samuel ne remarque pas l’imperceptible raidissement de son bras droit.
- Tu as raison, dit-il en la fixant, clope au bec.
Il s’avance vers elle, la contourne pour se positionner derrière elle. Et sans aucune douceur, sa main saisit l’arrière de son cou, l’immobilisant.
- Tu as entièrement raison, qu’il ajoute en se rapprochant d’elle. Trop près. La cigarette incandescente se pose sur la peau de velours, dégageant une odeur de grill fort peu ragoûtant. L’humain quand il crame, n’a pas du tout l’odeur de la saucisse.
Il le sait depuis bien longtemps.
Il l’empêche de bouger la tête en la maintenant quelques secondes, ignorant toute tentative de se défendre.
Puis, il la lâche, revenant se positionner devant elle, l’observant, l’une de ses joues marquée par la brûlure de sa clope. Il est fier de lui. Il se sent toujours puissant.
La roue, elle tourne pourtant mais Samuel l’ignore.
Quand on atteint un tel degré de hauteur, on finit par croire que la terre n’existe plus, que la chute n’arrivera jamais.
- Je n’ai aucun moyen de savoir si tu dis vrai ou non, finit-il par dire, un rictus méprisant. Et en règle général, j’apporte peu de crédit aux paroles d’une femme, qui est plus, quand elle bosse dans un bar aussi miteux dans lequel .. Elle s’endort.
Il y a trop de choses étranges dans cette histoire.
Elle doit mourir, c’est clair.
- Aaron, dit-il d’une voix implacable. Occupe toi de cette timbrée. On se retrouvera au QG
- Entendu.
- Il vaut mieux éviter d’avoir trop d’yeux dans ce genre de cas. C’est une soirée parfaite pour enterrer un cadavre de plus.
Il fixe alors le cadavre de Jesse, la tache de sang a atteint les chaussures de la femme. Il pourrait lui dire de s’agenouiller dans la flaque de sang, ça l’amuserait. C’est fou, quand l’humain est à deux de mourir, de voir combien tout devient secondaire.
A genoux dans une flaque de sang, c’est d’une drôlerie !
Samuel fixe la rousse d’un air amusé.
- Si tu as quelque chose à me dire avant de mourir.
Il sourit de plus belle.
- Sois sûre d’une chose, c’est que si je t’ai laissé gagner ce soir-là, c’est parce qu’il s’agissait uniquement de mon intérêt.
Il plonge ses mains dans ses poches, continue à observer la condamnée.
Sans cœur, sans peur, sans loi.
Roi du monde et des enfers.
- Quel gâchis…
Et sur ces mots, il sortit du bar, évitant la flaque de sang, laissant la rousse avec Aaron, tous deux avec un but bien précis.
L’une doit mourir, l’autre doit la tuer.
C’est la loi du plus fort, comme à chaque fois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhan O'Sullivan
Mais tu peux m'appeler Larusso
Siobhan O'Sullivan
DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
MESSAGES : 2212

Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty
MessageSujet: Re: Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]   Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] EmptyLun 18 Mar - 15:24

Le cadavre a encore sur le visage l'expression de supplique avec laquelle il est mort et avec laquelle il sera entéré. Siobhan sait qu'elle devrait s'en écarter, que le sang s'étale peu à peu à mesure qu'il quitte les veines anéanties par le coup de feu meurtrier. Elle a plus urgent à régler. Beaucoup plus urgent qu'un peu d'écarlate sur ses tennis. L'Irlandaise plaide sa cause, mais le regard que Gallagher pose sur elle est bien trop cruel, bien trop dur. Malgré l'éclat de sincérité indéniable de ses paroles, il ne parait y attacher la moindre importance. Et elle finit par réaliser qu'il a vraiment l'intention de la tuer. Maintenant. Ce soir. L'adrenaline et la peur se font une concurence féroce et sa tête tourne un peu sous la force de ses émotions. Elle se mord avec force l'intérieur de la joue. Pointe de douleur aigue qui lui permet de faire reculer le léger vertige. Ce n'est pas le moment. Pas encore le moment de céder à la panique.

Elle lui livre sur un plateau ce qu'elle sait de lui, de leur breve rencontre. Les prunelles glaciales ne marquent aucune reconnaissance. Dans un autre contexte que celui-ci, elle pourrait en être vexée, là cela marque surtout le glas d'une porte de sortie. La rousse n'avait pas saisi la fievre mégalomaniaque dont il fait preuve ce soir. L'ivresse d'avoir déjà abbatu un homme et de pouvoir continuer avec la femme devant lui? Et les deux autres hommes... Silencieux. Invisibles. Pendant quelques breves secondes, elle détourne son attention du chef du cartel pour les dévisager. Pour graver dans sa mémoire leurs visages. Siobhan doute que cela lui serve, mais elle est incapable de s'en empecher, c'est le genre d'instinct qui est gravé dans son adn. -Je ne sais pas ce que vous aviez en tête ce soir là, Samuel.

Tentative bien trop évidente de créer un lien d'humanité avec un être qui semble en être dépourvu cette nuit. Elle argumente sur son peu de point commun avec les forces de l'ordre, sans être pourtant capable de dévoiler les raisons de ceux- ci. La jeune femme a fait du silence sur son passé une vertue handicapante. Qui lui a couté Oliver. Entre autres. Elle refuse de mourir ce soir. Elle n'a pas passé cinq ans à fuir les mains armées de l'Ira pour finir dans ce bar minable. Elle s'accroche de toutes ses forces à cette conviction. Elle a raison? Siobhan ne se détend pas pour autant. C'est trop... facile. Trop rapide. Sa peur monte d'un cran. Elle commence à faire un tour visuel des différentes issues. Fuir maintenant n'aurait comme seule conséquence qu'une balle dans le dos. Heureusement, elle connait déjà le bar, et comment en sortir. Elle ne bouge pas. L'homme s'approche d'elle dans l'indifférence de ses sbires et elle ne bouge pas. Non parce qu'elle n'en est pas capable, mais parce qu'elle est persuadée que ce serait futile. Mieux vaux qu'ils la pensent paralysée de terreur. Qu'ils la sous-estiment. Dans sa bouche, sa salive s'est asséchée et son coeur bat un tambourin fou. Ce n'est pas tout à fait éloigné de la réalité au final.

Elle deteste qu'il disparaisse de sa vue, mais pour son propre malheur, Siobhan a bien trop de fierté pour chercher à tourner la tête et à le regarder. Une crispation totale quand il agrippe sa nuque. Lui interdisant tout mouvement de tete. La présence de la cigarette est trop proche. Elle se cabre séchement quand elle comprend. -Non. NON! -Dénégation bien futile quand la cigarette s'appose sur sa peau. Elle n'a pas eu suffisament de temps pour se préparer à la déferlante écarlate qui l'emporte. Siobhan hurle. Il lui est impossible de comprendre la raison de ce geste. Si il veux la faire tuer, pourquoi lui imposer cette vague de souffrance? La douleur est crucifiante et ses jambes ne la soutiennent plus alors qu'il continue de la marquer. L'odeur de sa peau qui se retracte et bulle sous les 900 degrés qu'il lui impose. La chair qui brule. Les larmes dévalent sur sa joue et le sel de celles ci est une torture supplementaire. Elle ne parvient pas à reprendre son souffle. Contrairement aux apparences, la jeune femme n'est pas une délicate fleur des champs. C'est une herbe folle des bas fonds de la pire cité d'irlande. Elle a déjà été blessé. Mais jamais aussi délibérement et la souffrance vive d'une balle lui traversant l'épaule n'a rien de comparable. Et surtout, Catham etait là. Catham a immédiatement pris soin d'elle. Et celui qui avait tiré était déjà mort. Rien de comparable. Quelques secondes. Il prolonge la brulure pas plus de quelques secondes. C'est une éternité d'un cri qui en devient sourd de trop d'intensité. Elle refuse de tomber. Refuse que sombrer à genoux devant ce sombre enfoiré. Elle retrouve l'usage de ses jambes, tremblante, frissonnante de ce qu'il lui a infligé. Siobhan est secoué de nausées. Malgré tout, elle a tenté d'enfoncer son coude dans son ventre, il a absorbé le coup comme si il n'avait jamais été donné.

Il revient se placer devant elle. Et c'est une certitude implacable qui se lit dans les prunelles rougies par les larmes, dans son regard déformé de douleur. Il devra se méfier. Un jour, si elle ne meurt pas dans les prochaines minutes, elle le tuera pour cela. Jusqu'ici, elle n'a jamais hoté la vie. Mais pour lui, elle fera une exception. C'est une promesse. Elle deversera à ses pieds la somme exacte de ce qu'il lui doit, plus les intérets. Elle se doute qu'il a pléthore d'ennemi qui veulent sa peau. Aucune importance. Ce sera de sa main. Siobhan se maintient debout. A peine. Mais debout. Autour d'elle, la flaque de sang l'a gagné. Aucune importance. Elle n'a jamais eu envie à ce point de buter un autre être vivant. Elle redresse les épaules. Ses mains se referment en poings et ses ongles s'enfoncent dans la chair de ses paumes, tout pour ne pas toucher la plaie gresillante de son visage. Il l'a marqué! La seule marque qu'elle a, c'est sur la nuque, une harpe ornée d'une phrase en gaelique dont elle a quasiment oublié la présence. L'Irlandaise navigue dans une mer de tourment, des ondes malsaines qui s'évadent de la brulure à vif. Elle ne prête qu'à peine attention au sarcasme de ses paroles. Bien d'avantage à l'échange avec le grand blond à sa droite. Bien. Ce sera donc lui qui sera chargé de faucher son âme. Il la condamne et cela l'amuse. Peu à peu, elle se force à cadenasser la souffrance dans un coin de son esprit. A se forcer à réflechir. A respirer. Elle n'est pas encore morte. Elle devrait supplier. Se jeter à genoux pour implorer sa clémence. Ho, il adorerait ca. Elle ne peut pas. L'arrogance chevillée au corps.

-Tu te souviendra de cette nuit et tu souhaitera n'avoir jamais croisé ma route. -Son timbre est porteur de l'écho des prophéties des sibylles des anciens temps. La peur a été calciné en même temps que sa joue. Elle n'a plus le temps d'avoir peur.

Son sourire trouve un écho morbide chez la rousse. Casse toi. Son intéret, peut être. Mais cela lui a permis d'entrer dans la sphère de la jeune femme. Et il n'a aucune idée des propres adversaires de celle ci. Elle ignore si Baile O'Donaigh veux la tête de Gallagher. Il serait interessant de le savoir. Elle a mis depuis quelques temps en mouvements son retour en Irlande. Il lui manque encore des éléments. Elle ne peut pas encore le joindre directement. Mais diriger l'hydre de l'Ira sur le cartel de Gallagher.... Siobhan est bien placée pour savoir qu'il vaux mieux éviter de provoquer l'organisation. Il sort. Il entraine dans son sillage le brun qui était à sa gauche, pour la laisser seule avec cet Aaron.

Aaron qui n'a toujours pas sorti son arme. Quoi? Il va prendre son temps? Ou il veux prendre son pied en l'exécutant à main nue? Bon courage mon grand. Tu risques de découvrir que j'ai des épines! Son regard perd de sa défiance. Elle s'approche vers lui, et ses prunelles sont celle d'une biche aux abois. Si elle n'a pu supplier Samuel, lui elle le peut. Vraiment? Sa lèvre inférieure tremble si délicatement. La jeune femme semble partager entre la panique, l’impossibilité de prononcer le moindre mot et la volonté de clémence de la part de son bourreau. Elle s'approche. Si fine. Si délicate. Si impuissante. Si.... Vulnérable. Il n'y a probablement qu'une seule personne qui serait capable de se rendre compte de l'illusion qu'elle projette et il est... elle ignore où! Sa joue est un puits rayonnant qui trouble sa concentration. L'envie de toucher, de palper est forte qu'elle lutte en permanence contre. Elle pose les mains sur les épaules masculines. Et tangue. Comme si ce simple effort était deja de trop. Que d'avoir traversé la pièce jusqu'à lui était insurmontable.

Jusqu'à ce qu'en prenant appui sur les omoplates d'Aaron, elle lui envoie son genou en plein abdomen, avec toute la force dont elle est capable. Et Siobhan en a à revendre. Bien plus qu'il n'y parait. Dès que le coup a porté, elle le relache. Elle esquive les mains qui pouraient vouloir la retenir. D'une paume sur le comptoir, elle volte par dessus. Elle ne cherche pas à s'enfuir, pas tout de suite. Non. Elle retourne exactement d'où elle venait. De l'arrière salle reservée aux employés. Son sac à main est posé là où elle l'avait abandonné. Est ce qu'elle est armée? Question stupide. Elle est armée. Dès qu'elle a commencé à faire remuer les choses en Irlande, Siobhan a repris l'habitude de sortir partout où elle se déplace avec une arme de poing. Quelques secondes. Il ne lui faut que quelques secondes pour que la crosse de son glock trouve place dans sa paume. Fuck. Elle avait presque oublié la puissance de cette adrenaline là! Dans son dos, il y a une sortie de secours que les serveurs utilisent parfois pour aller fumer une cigarette. Mais Siobhan n'est pas certaine de pouvoir de l'utiliser avant que le blond ne fasse son apparition. Elle se place dos aux casiers, avec une vue parfaite de la porte qu'elle vient de franchir, sans pour autant etre en ligne de mire si jamais il décide de tirer sans plus de sommation. Son bras est levé et il ne tremble pas alors qu'elle met en joug l'ouverture. N'ayant pourtant aucune envie de tirer à vue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
Aaron Samuels
DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
MESSAGES : 832

Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty
MessageSujet: Re: Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]   Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] EmptyMer 24 Avr - 21:18

Je regarde la flaque de sang s’élargir, s’écoulant de ce corps sans vie. Et je reste neutre, ne cillant pas, me contentant d’adopter la posture que Samuel a toujours préféré ; celle de ceux qui acceptent tout, que ce mec soit celui qui dirige, qui décide et qui se croit tellement être au-dessus des autres. Le pire, c’est qu’il l’est vraiment et j’essaye d’adopter un profil bas, jusqu’à ce que Samuel se décide à partir et me laisse m’occuper de la vie de cette rouquine. Je n’ai rien d’autre à faire que de la buter : elle est un témoin gênant et tout ce que Samuel déteste. Après des années à être infiltré parmi son cartel, j’ai appris à connaître cette figure du mal, ce symbole de ma propre lutte pour que le bien domine face au mal. Ce n’est pas évident, j’ai du mal mais je tiens bon. Il le faut de toute manière. Alors, je demeure silencieux, observant cette femme dont la joue est marquée de la brûlure de cigarette. Un rond parfait qui finira par cicatriser mais demeurera toujours. Après tout, la marque de Gallagher est indélébile, visible ou non, elle se trouve en chacun de nous. Et de cette mission, je sais que, quoi qu’il arrive, je n’en sortirais pas indemne.

Un soupir.

Voilà le seul son qui sort de ma bouche quand la porte claque et que le chef s’en est allé. J’entends un bruit de porte de voiture qui claque, un bruit de moteur d’une voiture puissante et rugissante ; le démon s’en est allé. Et je ne suis pas obligé de tuer cette fille. Ce n’est pas plus mal, car ce n’est pas ce que je désire, dans le fond. Après tout, elle ne mérite pas d’être éliminée, surtout qu’elle n’a rien fait. Elle s’est juste endormie, au mauvais endroit et au mauvais moment. Un peu con quand même comme attitude, cela dit. D’où tu dors n’importe où ? Mais ma foi, chacun sa merde et je dois la déglinguer. Ça ne m’enchante guère, surtout qu’elle a vu le visage de Samuel, elle l’a vu tuer un gars, elle pourrait donc témoigner. « ça va ? » Je demande en fronçant les sourcils alors qu’elle semble être mal en point, vacillant légèrement. Il faut dire que ce con de Gallagher n’y pas allé avec le dos de la cuillère. Ça a dû lui faire du mal, tout cela. « T’as pas à avoir peur, tu sais… » Non pas avec moi.

Je ne suis pas son ennemi.  Et dans tout ça, réside la force de persuasion : convaincre cette fille de témoigner, voilà ce qui me reste à faire. Ensuite, je n’ai plus qu’à la confier au bureau, ils se chargeront de l’intégrer au programme de protection des témoins, ils la surveilleront pour ne pas qu’elle me balance et fasse capoter l’affaire. Et le tour est joué, nous aurons une nouvelle preuve contre ce connard. Aussi, j’adopte une attitude silencieuse et compatissante, alors qu’elle s’avance vers moi, lentement. Ses mains se lèvent, tremblantes, se posent sur mes omoplates. Ok, elle a l’air vraiment mal en point. Peut-être qu’elle était en train de crever au moment où on a déboulé dans ce bar miteux. Sauf que c’est d’un admirable coup de genou dans le ventre qu’elle me démontre que non, c’est tout le contraire.

Je lâche un cri de douleur quand cette dernière irradie en moi. « Espèce de … P******te !!! » Je hurle pendant qu’elle s’éloigne, s’enfuit en sautant par-dessus le comptoir, et allant se camoufler dans la pièce de derrière. Je dégaine aussitôt mon flingue parce que ouais, il est hors de question que je me fasse descendre. Surtout par une femme, de surcroît, rousse. « Je comptais pas te descendre, abruti !! » Je pointe l’arme vers la pièce où elle se trouve, et j’entends le bruit distinct d’un cran de sûreté que l’on retire. Je  n’ai pas bossé dans la police pour rien. On a nous appris à analyser et à écouter les sons. Le mal réside partout et à être flic, agent des stups et finalement agent du FBI, bah on se forge le caractère et la mise en scène de n’importe quelle situation. « Et bien… et bien … On a eu de l’entrainement à ce que je vois. » Je soupire, me demandant pourquoi les situations partent toujours en l’air, ainsi. Elle aurait pu continuer le numéro de le génisse effrayée, pas celui de Lara Croft qui se défend. En plus, elle m’a fait mal. « Jette ton arme au sol et rends-toi. Je te promets que je ne te veux aucun mal. Je ne suis pas Samuel. » Et je suis bien plus beau, et avec plus de classe aussi, même si… putain la con de ta sœur, elle m’a fait mal avec son genou de rousse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Siobhan O'Sullivan
Mais tu peux m'appeler Larusso
Siobhan O'Sullivan
DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2018
MESSAGES : 2212

Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty
MessageSujet: Re: Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]   Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] EmptyMar 30 Avr - 10:55

La voiture qui s'éloigne. Siobhan s'interdit de soupirer de soulagement. Elle est loin d'être sortie d'affaire. Deux partis, un qui reste. Et celui qui reste a un ordre bien précis. Sauf que jouer les agneaux sacrificiels pour un Irlandais mégalomane, très peu pour elle. Et l'ironie du moment est loin de lui échapper. Qu'est ce que ces putains de têtes de bois ont dans le crâne et comment elle fait pour se retrouver dans ce genre de situation? La rousse préfère ne pas trop creuser la question. D'abord on reste en vie, ensuite on peut se permettre de reflechir à la philosophie pourrie de ses actes. Sa ligne d'action est déjà toute décidée. Elle manque de rompre son acte de théatre quand le grand blond ose lui demander si elle va bien et lui dire de ne pas avoir peur. Il a fumé quoi lui?! Elle vient d'être condmanné à mort, il est son bourreau et elle est censé ne pas avoir peur? A ton avis, je vais comment? Je viens d'être scarifiée à vie, ton boss vient de te dire de me coller une balle entre les deux yeux, mais okay chéri, on va aller prendre des coktails sur la place toi et moi. Mais il a été bercé trop pret du mur! En l'occurence, l'Irlandaise est trop en colère et sa joue lui fait trop mal pour qu'elle puisse avoir vraiment peur. Ca ne fait pas cinq ans qu'elle joue à cache-cache avec l'Ira pour mourir de cette manière là. Si il y a des coktails, ils seront molotov, et c'est moi qui allume la mèche, bébé!

Dès qu'elle est assez proche d'Aaron, elle agit, aussi rapidement et avec autant de force possible. Le plaisir de le voir se plier en deux n'a d'égal que sa capacité à pouvoir filer rapidement dans l'arrière salle.Le hurlement de douleur de Blondin, son insulte sont éminemment satisfaisants. Il lui permet de gagner de précieuses secondes. Le contact métallique de son glock contre sa paume. Familier, rassurant. Merde. Elle se sent en vie. Qu'est ce qui ne va pas chez elle?! Elle a presque envie d'éclater de rire, hystérie dont elle sent la pointe menacante. Il faut qu'elle se calme. La seule chose dont elle est certaine, c'est qu'elle n'a pas envie de le tuer. Jusqu'ici, la rousse est parvenue à éviter de salir son âme à ce point. Si elle peut se tirer de se baril de poudre sans commettre un meurtre, justifié ou non, elle le fera. Pas au point de risquer sa propre vie. Il ne comptait pas la descendre. Son visage la brule, tire, étend ses ongles douloureux jusqu'à ses tempes. Elle secoue la tête à ses paroles.

-Arrete de me prendre pour une conne. Tu peux être franc avec moi au point où on en est. Ton boss, le patron de cartel Samuel Gallagher vient de te donner un ordre direct. Tu peux pas désobéir sans risquer ta vie. -Finit elle par retorquer d'un ton bie plus calme que ce qu'elle ne ressent. Cette situation, elle la connait par coeur. Baile O'Donaigh exige un assassinat, il est rempli. Quelque soit les crises de conscience de ses soldats. Elle doute que Samuel soit plus clément avec les membres de son organisation. Ses doigts ne relachent pas la crosse, sans pour autant s'approcher de la détente. -Mettons que tu veuilles vraiment pas me descendre. Tu vois la suite comment? Parce que tu vois, j'ai pas spécialement envie de te tirer dessus.

Il n'empeche qu'elle retire le cran de sureté. Juste parce que. Et qu'il essaie pas de lui sortir le couplet classique du "Tu peux partir, tout ira bien. On fera semblant que je t'ai tué". A quel point elle lui parait naive? Il a entendu le bruit caractéristique de l'arme. Il est attentif. Très attentif. Et loin d'être novice. En même temps, il vient d'etre désigné exécuteur par le patron. Ca prouve forcement qu'il a une connaissance accrue. -Je suis d'Irlande du Nord et catholique, bébé. Je suis née avec une arme dans les mains et crois moi, je sais m'en servir.

Comme si cela expliquait tout. Et quelque part.. pour la jeune femme, c'est le cas. La guerre civile Irlandaise a beau etre etouffée, presque discrète, elle n'en est pas moins brulante depuis plus d'un siècle. Entre savoir s'en servir et etre capable de tirer sur un homme, la différence est immense. Si elle ne passait plus ces journées en étant armée, la sirène n'a jamais cessé de se rendre dans des clubs de tirs de manière à ne pas se rouiller. A garder ses reflexes. Mais... mais elle n'a jamais eu besoin de s'en servir dans ce cadre là. Peut être pas besoin de le lui préciser. Si elle a déja usé d'un flingue pour blesser, c'était pour protéger Catham et elle avait à peine la vingtaine. Soudain elle se crispe. Les paroles qu'il vient de prononcer. Non. Se rendre vulnérable. Plus jamais. Et le ton de sa voix est devenu presque trop... officiel. Une résonance désagréable et honnie. Quelque chose qui la met encore d'avantage sur le qui-vive sans qu'elle ne puisse mettre le doigt dessus exactement.

-Je peux pas faire ca. Je suis désolée, mais c'est pas possible. J'ai aucune confiance en toi. Ton ordre était trop evident. T'es pas Samuel, tu es son bras armé. Aaron... j'étais serieuse. Je parle pas aux forces de police. Jamais. Donne moi une porte de sortie. Et je te jure que tu me revoie plus jamais. Mais le flingue, je le garde.
-Okay. Peut etre que le "couplet classique" n'est pas dénué de valeur.

Bon. Finalement, ils ont l'air d'etre presque raisonnable. Si il voulait agir, il l'aurait fait. Ou peut être pas. Au final, Siobhan n'en sait rien. Mais il y a une pointe de quelque chose qui lui ferait presque croire qu'il n'a réellement pas envie de l'assassiner dans ce bar sordide. Doucement, gardant l'angle du pistolet et son bras droit, elle finit par ressortir de la pièce. C'est un risque. Un risque qu'il lui faut prendre, elle n'aurait jamais le temps de filer par la porte de derrière si il se décide à agir. La rousse reste le dos au mur, et l'arme pointée vers Aaron, concevant la protection du comptoir entre eux. Ses prunelles noisettes ne le quittent pas une seule seconde. -On fait quoi, maintenant?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé

Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty
MessageSujet: Re: Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]   Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan] Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Faut que je me dégote un psy balaise si je ne veux pas finir l'histoire en vrac [Siobhan]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» faut que j'me dégote un psy balaise si j'veux pas finir l'histoire en vrac (lyséa)
» Il ne faut pas boire de sang.
» Il faut vivre.
» La curiosité est un vilain défaut ! [Livre 1 - Terminé]
» Faut-il remettre en question les habiletés du PDT du Sénat ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: d'où venons-nous :: Hollywood-