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 "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip

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Chip Fletcher
Ça titille du levier de vitesse et ... ça se dit MOTARD !
Chip Fletcher
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MessageSujet: "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip   "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip EmptyDim 10 Mar - 22:51




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- Chipits! Lève ta vieille carcasse de ce lit! Tu sors aujourd’hui!, avait poétisé le gardien de prison en frappant chacun des barreaux de ma cellule avec sa matraque.
- Chipotle sort aujourd’hui?, avait questionné un autre en criant presque pour être certain d’être entendu par tous les détenus de l’unité.
- On lui garde sa cellule prête pour la prochaine fois au Chipmunk?, avait ajouté un autre encore, se croyant probablement très drôle.

J’étirai mes longs membres en grognant comme un ours alors qu’on se moquait de mon prénom. Je pourrais vous dire que cela me mettait en colère, mais en vérité je m’en amusais presque autant que les gardiens-humoristes. Ces trois-là, je les aimais bien. Corrompus? Peut-être, je ne vous en dirai pas plus, mais ils m’étaient sympathiques et plutôt cléments lorsqu’il était question de me punir, d’une manière ou d’une autre, pour une émeute causée à la cafétéria ou pour une bagarre générale dans les aires communes. Je soupirai bruyamment et me donnai un élan pour me retrouver en position assise dans ce qui avait pour fonction d’être un lit. Le confort, ce n’est pas vraiment la réalité carcérale, mais on s’y adapte à la longue. Pendant quelques instants, je contemplai la cellule qui avait été la mienne pendant un peu plus d’une année. Nostalgique? Non, mais je savais qu’il y avait une part de vérité dans les plaisanteries des gardiens : nous allions probablement nous revoir plus tôt que je le voudrais.

Pour ceux et celles qui s’y connaissent un peu en matière de gang criminalisé, vous vous demandez certainement pour quelle raison je me retrouvais en tôle si souvent alors que se faire arrêter pour protéger les membres en règle d’un gang fait partie des joies d’être prospect? Eh bien, la réponse la plus simple est que j’ai toujours été le meilleur soldat des Road Keepers. J’éprouvais également une certaine satisfaction à casser moi-même les dents des néonazis de la prison; je n’avais pas oublié le traitement qu’ils m’avaient réservé, il y a plus de vingt ans, alors que je n’étais qu’un petit drogué qui vendait de la dope pour faire de l’argent.

En général, je ne passais jamais plus que quelques mois en dedans, mais cette fois-ci, disons tout simplement que je m’étais arrangé, involontairement ou pas, pour augmenter ma peine d’emprisonnement. À coup de mois, il y avait maintenant presque un an et demi que j’avais été emprisonné pour, ce qui était au début, une voie de fait. Le gars a qui j’avais cassé le nez (et quelques autres os) était ce genre de type qui rôde dans les parcs pour enfants. Je m’étais seulement un peu emporté et semblerait-il que cet homme n’avait rien à se reprocher. Une chose est certaine, l’envie de toucher un enfant ne lui passera jamais par la tête… Appelez-ça de la prévention.

Je pivotai sur ma couchette et posai mes pieds nus contre le sol froid de la cellule. Je me levai et me dirigeai vers la toilette qui se trouvait derrière une petite cloison permettant une certaine intimité et lâchai enfin la bombe qui m’avait fait tourner les entrailles pendant une partie de la nuit. Je fis ensuite ma toilette matinale au petit évier avant d’enfiler ma combinaison orange qui me donnait presque un joli teint. J’entendis mon voisin de cellule se plaindre de l’odeur que je répandais sur l’étage et je ne pus me retenir de rire à gorge déployée.

Quelques instants plus tard, un gardien revenait pour me libérer et ma cellule et me conduire au poste de sécurité où on me remettrait mes quelques effets personnels.


- Essaies de ne pas revenir tout de suite, Chip., avais murmuré certainement le plus vieux gardien de la prison au moment où il m’ouvrit la porte pour me faire sortir à l’extérieur du bâtiment carcéral.
- Tu sais bien que je finis toujours par m’ennuyer de vous…, avais-je dit avec un sourire sincère pour le bon gardien en lui donnant une légère tape sur l’épaule.
- Je prends ma retraite bientôt, j’aimerais mieux que nous allions prendre un café pour fêter ça, après mon dernier jour de travail, au lieu de te revoir ici…, m’avait alors proposé l’homme dont le regard se perdait au loin, à l’extérieur des dernières grilles. Elle est là depuis une heure…

Le sourire qui était demeuré accroché à mes lèvres s’effaça et je tournai les yeux dans la même direction que le regard du vieillard. Vieillard, on s’entend, les gardiens prenaient généralement leur retraite à soixante ans, sinon avant. Si travailler dans une prison est payant et permet à plusieurs de laisser libre cours à leur désir d’abus de pouvoir, ce n’est tout de même pas un milieu de travail très facile. Je le sais parce que je contribue moi-même à faire des quarts de travail des gardiens un enfer…

Je pourrais vous dire que la présence de la jeune femme qui m’attendait à ma sortie de prison, de l’autre côté des limites de celle-ci, me laissait totalement indifférent, mais ce serait certainement le plus gros mensonge de ma vie. À vrai dire, à cet instant précis, je du battre des cils rapidement pour faire sécher les larmes qui humidifiait mes yeux. Je me raclai la gorge et jetai un dernier regard au gardien de prison qui me salua de la tête avant de fermer la porte derrière moi. Je tirai sur ma veste aux couleurs du club pour me donner une certaine contenance et traversai les quelques mètres qui me séparaient de la dernière grille près de laquelle se trouvait un autre gardien pour me laisser sortir.

Vous vous demandez certainement quelle était l’identité de cette jeune femme qui réussissait à émouvoir le motard que je suis, n’est-ce pas? Non, pas mon épouse, ni une petite-amie. La jeune femme magnifique qui m’attendait, les bras croisés sur sa poitrine, c’est ma fille.

Mettons quelque chose au clair immédiatement : Ivy n’est pas ma fille biologique, mais je la considère comme telle et l’aime éperdument. Ai-je besoin de vous dire que si jamais vous osez lui faire le moindre mal vous risquez de ne plus jamais revoir la lumière du jour?

« À la prochaine, Chip! », avait lancé le gardien après avoir refermé la grille derrière moi; j’étais enfin libre. Quelques pas me séparaient encore de la jeune femme et je dois vous avouer que je n’en menais pas bien large. Dire que j’avais honte serait peut-être un peu exagéré, mais je m’en voulais, d’une certaine manière, de faire vivre ça à Ivy. Elle était toujours là. À chaque fois.

« Hey, Princesse! », avais-je dit en ouvrant les bras en m’approchant de ma fille. Je ne pouvais la forcer à venir se blottir dans mes bras, mais j’espérais que c’était ce qu’elle ferait. J’avais besoin de la serrer et de la bercer ne serait-ce que pour me réconforter moi-même.

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Ivy Sawyer
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MessageSujet: Re: "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip   "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip EmptyLun 11 Mar - 19:12

Il n’y avait jamais eu d’homme fixe dans sa vie. Bien sûr son père, son vrai père, avait bien tenter de montrer qu’il pouvait être une figure forte qui en impose jusqu’à ce qu’il se casse sans dire un mot alors qu’elle avait douze ans. Et la gamine a fini par haïr cette figure paternelle qui devrait sembler si normal de voir tous les soirs en rentrant de l’école ou encore tous les matins avant de partir, ça aurait dû être normal que ce soit sa mère qui prépare le déjeuner de ses deux filles, ça aurait dû être normal qu’elle soit apte à s’occuper de sa progéniture comme toute personne devrait le faire normalement. Putain normalement. Elle avait préféré boire, jouer, puis encore boire, ramener un mec de temps à autre quand elle pensait ses gamines agréablement endormie avec le ventre vide. Oui, Ivy avait détester devoir prendre le rôle de mère, d’être la maman de Maddy, d’être une figure autoritaire auprès de sa mère, elle lui en voulait terriblement de lui avoir donné cette adolescence. Mais un jour, ou plutôt un soir, c’est sur un autre mec qu’elle est tombée. Il était plus jeune que sa mère, il avait l’allure d’un tueur en série ? Ivy se souvient l’avoir vu en se levant le matin, se dirigeant vers la cuisine pour préparer le petit déjeuner de sa sœur comme elle le faisait toujours pour qu’elle ne se sente pas abandonnée. Elle l’avait longuement observé, longuement détaillé, elle l’avait détesté comme tous les autres. Il avait tenté de lui parler, la mère avait rétorqué qu’elle ne parlait pas aux adultes, que sa gamine « avait des troubles mentaux » sur quoi la gamine avait rétorqué immédiatement. Et puis, le gars est revenu plusieurs fois, la mère semblait l’avoir gardé pendant un moment pour jouer avec. Sauf que, putain, Ivy s’était attaché à lui. Maddy aussi.

Elle se souvient de ses premiers tours à moto pour se rendre à l’école. C’était vite devenu un moyen de liberté, de puissance et de folie pure. Elle avait directement aimé alors qu’il l’emmenait chaque matin et venait la rechercher chaque soir. Elle avait même fini par mettre les pieds dans un endroit que des enfants ne fréquentent pas en général, les gamines s’étaient retrouvés au milieu de mec comme le nouveau de leur mère. Elles ont été adoptées par la troupe, adoptée par un univers qu’elles ignoraient complètement … Il faut donc imaginer quel déchirement se fut pour les gamines lorsque Chip fut foutu à la porte par leur mère qui reprit son fonctionnement, reprenant la bière, l’alcool fort, les jeux, les paris, les histoires de fric que les filles ne comprenaient pas encore très bien. Mais jamais elles n’auraient pu couper les ponts avec lui, elles l’aimaient bien trop, remplaçant dans leur cœur le père qu’elles n’ont eu qu’un temps. Il était devenu la présence paternelle, il était devenu celui auquel les filles se soumettaient à l’ordre, s’il n’était pas tout le temps en prison.

Il avait fallu du temps à la danseuse, il lui avait fallu beaucoup de temps avant de comprendre le fonctionnement de ce père adoptif qui avait bien des raisons de faire partie d’un gang aussi dangereux. Ivy comprit son mode de vie au fil des années, voyant ce qu’il se passait en interne par moment. Elle ne faisait pas partie de ce groupe même si elle avait fini par aimer les côtoyer. Et si elle ne connaissait pas tout de leur monde, elle ne savait pas encore si c’était pas crainte de voir une partie révélée au monde ou tout simplement par protection de la jeune femme qu’elle était devenue. Tout ce qu’elle avait fini par comprendre c’est que c’était par choix qu’elle voyait Chip retourner en continu en prison, que c’était pour quelque chose qui lui échappait encore qu’elle le voyait se rendre derrière les barreaux sans rechigner, même avec le sourire parfois. Ca la rendait dingue. D’ailleurs, c’est de cette manière qu’il venait de rater l’année dingue qu’elle venait de passer. IL avait rater l’Italien un soir au cabaret où elle bossait depuis des années comme danseuse. Il avait raté le coup de trop que lui avait porté son patron, l’Italien était tout de suite intervenu, lui prenant la main pour l’entrainer vers un monde encore plus sombre que le gang de motard que fréquentait son père. Devenue escorte, une sorte de poule de luxe qu’on se paye pour afficher à ses côtés et dont on paie un « bonus » si elle vient à coucher … Vivre de cet argent, vivre de sortir avec des hommes riches et influents …

Appuyée contre le vieux Ford F150 dont la carrosserie légèrement rouillée prenait par moment la même teinte que ses cheveux, elle se surprit à sourire à l’idée de lui révéler la nouvelle vie de riche qu’elle peut mener. Mais sans lui expliquer les étapes où elle peut finir nue, et surtout que c’est le même Italien qui l’a sortie de la merde qui lui dit avec qui elle doit se mettre nue. Même si elle a tendance à ne plus être capable de raisonner en présence de Cesco … Non, elle ne pouvait décemment pas tout dire à Chip sans se prendre une bonne baffe. Et d’ailleurs, c’est lui qui allait s’en prendre une à l’instant même où il se pointerait dehors. Elle n’avait jamais aimé rendre visite même si elle le faisait encore bien de temps à autre. Les premières grilles finirent par bouger, la danseuse ne bougea pas d’un pouce tout en continuant son observer bras croisé, adossée contre la carrosserie. Pas de moto pour fêter le retour de son père pour un temps incertain, il allait se sentir enfermé encore un petit moment.
Ses yeux ne quittaient pas la silhouette qui s’avançait calmement vers elle, les lèvres pincées, le regard indéchiffrable, elle ne savait pas si elle devait être en colère ou folle de joie. Après autant de fois à venir le rechercher, elle avait cessé de s’enthousiasmer. Mais malgré la petite colère, lorsqu’il ouvrit les bras ses barrières s’effondrèrent. C’est avec un grand soupir qu’elle le prit dans ses bras. « T’es vraiment un crétin ! » Qu’elle ne put s’empêcher de sourire en se retrouvant contre lui. Peu importe qu’il soit son père adoptif ou non, c’était un con. « Un an et demi, un an et demi putain ! » Elle sent les larmes piquer tandis qu'elle murmure, mauvais plan. Elle finit par se redresser pour lui donner un coup dans l’épaule en fronçant les sourcils pour lui montrer qu’elle était tout de même un peu en colère. « Et je suppose que je ne peux toujours pas savoir ce que tu vas faire encore et encore là dedans ? » Qu’elle demande même si elle en connaît déjà la réponse.
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MessageSujet: Re: "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip   "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip EmptyVen 12 Avr - 18:15




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Mon cœur de père de substitution se réchauffa au moment où Ivy vint se blottir contre moi. Je fermai les bras autour de ses épaules pour la serrer fermement et la bercer doucement alors que je déposais ma joue sur le dessus de sa tête. Je ne pus m’empêcher de sourire lorsqu’elle annonça que j’étais un crétin, mais derrière ce sourire se cachait une petite pointe de tristesse; je me répète, mais je m’en voulais de faire subir ça à ma fille. Cette jeune femme avait été abandonné par son véritable père, oubliée par sa mère et j’étais devenu, en quelques années seulement, un parent présent et aimant pour elle et sa jeune sœur comme elles n’avaient probablement jamais connus. Ivy pourrait vous parler de la relation que nous avons, elle et moi, et vous dire mieux que moi l’impact que j’ai eu dans sa vie, mais j’aime bien croire qu’à ses yeux, je suis son véritable père et que je suis une sorte de pilier sur lequel elle peut prendre appuie… Alors oui, je culpabilise chaque fois que je suis emprisonné parce que je lui fais revivre l’abandon…

« Un an et demi, un an et demi putain ! », murmura-t-elle et je sentis, au son de sa voix, que mon absence prolongée avait été difficile pour ma princesse. Je la serrai alors plus fort; je n’avais aucun talent pour exprimer mes sentiments avec des mots, mais j’arrivais à me faire comprendre par des gestes. J’étais désolé. Je déposai un baiser dans ses cheveux puis Ivy se redressa. Nos regards se croisèrent et le froncement de sourcils qu’elle me réserva me fit comprendre qu’elle était en colère contre moi. Ça, et le coup dans l’épaule qu’elle me donna. Entre vous et moi, je mérite bien plus comme châtiment corporel pour tout ce que je lui fais endurer, bien malgré moi.

« Où t’as appris à frapper comme un homme? », demandais-je, sans réellement attendre de réponse, en me frottant l’épaule à l’endroit où j’avais reçu le coup. « Ça fait presque mal! T’y as pas été de main morte! », poursuivis-je en rigolant, espérant peut-être détendre l’atmosphère.

Mon petit air rieur s’effaça lorsque ma fille me posa la question qu’elle me posait chaque fois et à laquelle je ne pouvais répondre honnêtement : « Et je suppose que je ne peux toujours pas savoir ce que tu vas faire encore et encore là-dedans ? ». Je tournai la tête dans la direction de la prison derrière moi, de ces grilles que je venais de traverser et derrière lesquelles se trouvaient quelques gardiens effectuant leur tour de garde.

Ce que je faisais réellement en prison? Rien de moins que de petits boulots pour les Road Keepers ou ses alliés. Un mec à menacer, un autre à tabasser, des alliances à solidifier, des guerres à déclarer, des contrats de dope à obtenir, des informations à récolter, des groupes à infiltrer et toute autre tâche connexe profitant au gang, sans oublier quelques pots de vin à offrir aux gardiens…

En ramenant mon attention vers Ivy, je passai une main dans mes cheveux, les ébouriffant au passage et haussai finalement les épaules : « Tu sais bien que j’y paye ma dette envers la société. Je fais une mauvaise action, je vais en prison. C’est pas plus compliqué que ça… J’y vais pour réfléchir, comme qu’ils disent et lorsque je sors, je suis un meilleur citoyen! Tu trouves pas? », terminais-je en effectuant un petit tour sur moi-même, les bras levés de chaque côté de mon corps.

Toujours la même réponse prudente. Ivy n’était pas idiote. Elle devait certainement se douter que son père, membre en règle d’un club de motards criminalisés, affichant fièrement ses couleurs et cachant chez lui armes et drogues n’était pas qu’un petit contrevenant qui allait expier ses péchés en prison. Néanmoins, si elle était assez intelligente pour comprendre, je ne pouvais lui révéler quoi que ce soit, ni même valider ou non ses doutes; il en allait de sa propre sécurité. Malheureusement, lorsque l’on choisit le genre de vie que je mène, on ne peut jamais prévoir d’où arrivera l’ennemi et qu’elle sera sa prochaine tactique pour nous atteindre et nous faire tomber…

Cherchant à tout prix à dévier la conversation, j’orientai mon regard vers la vieille camionnette rouillée derrière ma princesse : « C’était pas nécessaire, c’est trop! T’as sortie le Ford F150 que pour moi? Tu sais bien que la moto m’aurait suffi… », m’exclamais-je, surjouant la surprise à la perspective de faire le voyage du retour à bord de ce vieux taco sur roues. « … mais puisque je ne suis pas en position pour négocier quoi que ce soit… », j’adressai un sourire à Ivy et la contournai pour me diriger vers le côté conducteur du camion, « … c’est moi qui conduit! », m’écriais-je alors, soudainement excité comme un enfant à l’idée d’utiliser un jouet avant son frère ou sa sœur.


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MessageSujet: Re: "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip   "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip EmptyMar 23 Avr - 20:20

« J’espère bien que je t’ai fait mal ! » Qu’elle peste en tentant de garder un visage impassible quelque peu traverser par de la colère. Colère qui monte en pointe, elle a envie de frapper encore un peu plus fort, juste pour qu’il comprenne à quel point elle venait d’être blessée par son absence, par ce qu’elle venait de traverser seule, ce qu’elle avait affronter avec la tête toujours haute et le plus dignement possible. Eponger les dettes de sa mère au fur et à mesure qu’elle continuait de jouer et d’emprunter … La jeune femme n’avait pas eu d’adolescence et encore moins de temps pour elle en grandissant. Alors c’était bien ça qu’elle avait vu en Chip, un être capable de l’aider à traverser les eaux les plus troubles, de lui faire comprendre qu’elle a le tempérament assez fort pour s’en sortir, quelqu’un qui va l’aimer comme un père, comme un parent, cet amour qu’elle n’a que trop peu reçu. Alors oui, oui elle avait eu terriblement mal de cette absence prolongée, de le voir derrière les barreaux une nouvelle fois. Nombreuses sont les fois où elle avait voulu reprendre contact, nombreuses sont les fois où elle s’est résignée à raccrocher en entendant les premières paroles qu’il disait. Elle n’avait pas le courage d’être blessée une nouvelle fois, elle n’avait pas la force d’avoir mal encore une fois. Alors, elle a préféré les silences, s’envelopper du luxe que lui offrait ses clients et s’engouffrer dans un monde dont elle ignorait absolument tout, uniquement pour prouver qu’elle gardait la tête haute, qu’elle était capable de garder la tête hors de l’eau tout en laissant sa petite sœur mener ses études, de tenter de canaliser sa mère … Sans grand résultat, comme depuis longtemps. « J’ai imaginer ta tête en haut d’un punching-ball pendant un an et demi, ça aide ! » Qu’elle rétorque, la colère s’apaisant enfin en voyant son sourire.

Ivy avait bien une idée de ce qu’il fabriquait dans l’ombre, ce qu’il trafiquait dans les coulisses d’une institution qui n’a désormais plus de secrets pour lui depuis longtemps. Elle aussi, elle devait l’avouer, commençait à bien connaître les procédures et pour quelle infraction on risquait de se faire arrêter, tout dépend du fait, du moment, de l’exposition … Malgré tout elle devenait douée au petit jeu que menait son père adoptif mais s’il en jouait, elle n’en ferait jamais rien. « T’es pas meilleur, et je suis certaine que si t’y retournes à chaque fois c’est parce que t’as un mec que t’aimes un peu trop là-dedans ! Mais bon, je sais que tu ne l’avoueras jamais … » Qu’elle hausse les épaules en le taquinant, sachant parfaitement qu’elle n’aurait jamais de réponse claire et précise. La motarde avait beau être appréciée par le gang, elle n’en faisait pas réellement partie, ne participait pas à leurs activités et ne voyait que le côté immergé de l’iceberg. Pour son plus grand bien, sans qu’elle ne s’en rende compte. Déviant la conversation, Chip se tourna vers la camionnette et Ivy ne pu se retenir de rire de bon cœur. Pas question de le ramener en moto, il allait payer son séjour à l’ombre ! Elle allait rétorquer mais ce crétin ne lui en laissa pas l’occasion. La danseuse poussa un long soupir en croisant les bras sur son torse pour observer ce gamin se planter à la place du conducteur. « Je risque de mourir avec toi au volant, t’en es conscient ?! » Qu’elle peste, mais, malgré tout, elle se dirige vers la place du passager. « Je suis certaine que ton permis est soit faux, soit un inconscient te la donner pour que tu arrêtes de le menacer ! » Elle ouvre la portière et se place dans le véhicule, se penchant vers son père tout en le pointant du doigt d’un air réprobateur. « En réalité, je suis certaine que tu l’as eu dans un kinder surprise ! » Qu’elle rit alors qu’ils prennent la route. Ce n’est pas comme s’ils avaient une très longue route à faire mais c’était tout comme. Surtout avec cette voiture menaçant de rendre l’âme. Mais tant pis, c’est tout ce qu’il méritait pour avoir abandonner ses filles une fois encore.

Estimant le silence avoir été assez long, Ivy se décide finalement à parler, elle n’avait aucune envie de lui avouer mais il valait mieux que Chip apprenne tout ça de sa bouche plutôt que venant d’un autre. « T’es parti longtemps … Il y a eu pas mal de problèmes avec maman. Elle a emprunté beaucoup d’argent à l’un de ces connards qui trainent près des casinos en promettant de belles sommes… » Qu’elle dit calmement sans oser le regarder, préférant fixer l’horizon. « J’ai quitté le cabaret, le patron m’a frappé une fois de trop … Et j’ai rencontrer un Italien assez sympa qui m’a proposé un boulot qui paie vraiment bien. » Qu’elle continue toujours sans poser les yeux sur Chip, sachant parfaitement la réaction qu’il pourrait avoir si elle venait à tout lui dire. « Beaucoup de monde a voulu rembourser la dette de maman, mais avant que tu ne le demandes à ton tour, je vais m’en sortir, seule. On s’en sort bien avec Maddy. Mon boulot suffit. » Qu’elle tente de couper court à cette histoire de fric, encore, encore de l’argent ! Le monde ne tourne vraiment qu’autour de ça finalement.
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Chip Fletcher
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MessageSujet: Re: "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip   "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip EmptyDim 5 Mai - 16:03




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« J’espère bien que je t’ai fait mal ! J’ai imaginé ta tête en haut d’un punching-ball pendant un an et demi, ça aide ! »

Coup de poignard directement dans mon cœur de père. Cela faisait deux fois qu’Ivy me reprochait la durée de mon incarcération en quelques minutes seulement et de dire que je ne le remarquais pas aurait été mentir. Vous savez maintenant quel effet cela me faisait de me faire remettre sous le nez la détresse dans laquelle j’avais laissé mes deux filles alors je ne le répéterai pas. Néanmoins, déterminé à faire de ces retrouvailles un moment de bonheur et non de reproches, je répondis seulement : « Je plains celui qui tentera de s’attaquer à toi, Princesse! ». Je savais qu’Ivy pourrait très bien se défendre, mais n’oubliez jamais que si quelqu’un venait à lui faire du mal, qu’elle lui ait cassé les dents et les os du corps pour lui faire payer ou pas, et que cela venait à mes oreilles, je serais le dernier visage que cette personne verrait de son vivant.

« T’es pas meilleur… », commença-t-elle et je posai une main sur mon torse, à l’endroit où se trouvait mon cœur, « … et je suis certaine que si t’y retournes à chaque fois c’est parce que t’as un mec que t’aimes un peu trop là-dedans ! Mais bon, je sais que tu ne l’avoueras jamais … », conclut-elle et j’éclatai de rire. « Hey! C’est les agents qui sont amoureux de moi! Ils font pression sur la police pour qu’ils me coincent chaque fois! Même le vieux Bob, là-bas (dis-je en donnant un coup de tête vers la prison), vient de me proposer d’aller prendre un café avec lui lorsqu’il prendra sa retraite. Ton père est sexy, que veux-tu?... ».

J’ouvris la portière de la camionnette, côté conducteur, et y montai immédiatement, sautillant sur mes fesses et tournant le volant dans tous les sens comme un enfant qui fait semblant de conduire, produisant même des sons de moteur avec ma bouche. « Perdre une jambe, peut-être, mais mourir, je te promets que non! », répondis-je avec un clin d’œil alors que la belle s’approchait du côté passager de la camionnette. Les vitres des portières baissées permettaient qu’Ivy et moi puissions poursuivre notre conversation, avant que vous vous posiez la question. « Toutes ces réponses. », dis-je d’un air sérieux en tournant la tête vers ma fille qui ouvrait la portière pour se placer à mes côtés. N’étant pas du genre à capituler rapidement, Ivy poursuivit, un doigt accusateur pointé sur moi : « En réalité, je suis certaine que tu l’as eu dans un kinder surprise ! ». Nous rîmes ensemble et pour seule réponse, je lui dis : « Ça n’existait pas dans mon temps, les Kinder Surprise… ».

Je tournai la clé pour démarrer le vieux tacot rouillé et le moteur de celui-ci nous fit comprendre qu’il aurait préféré rester endormi. Je jetai un bref coup d’œil à Ivy qui voulait dire « Sérieux? Pas de moto? », mais ne dis rien. La radio s’alluma immédiatement et l’air country qui remplit l’habitacle de la camionnette m’était familier. « Oh! Colin Finningham! J’adore la voix de ce mec! ». Je tournai le bouton du volume pour augmenter celui-ci et me mis à chanter (très mal), avec le chanteur country :

Après mon petit numéro de chant, seules les chansons de la radio venaient briser le silence de la camionnette. Je risquais parfois quelques petits regards discrets vers la belle qui regardait la route défiler, mais n’osais entamer une nouvelle conversation.  Je ressentis un soulagement lorsque ma fille ouvrit la bouche pour parler : « T’es parti longtemps … ». Encore un rappel de mon absence prolongée, encore un coup de poignard. Combien de temps allait-elle m’en vouloir? « … Il y a eu pas mal de problèmes avec maman… ». La mère de mes filles (car vous savez depuis le début que je n’ai aucun lien de sang avec elles) avait été un coup d’un soir. Nous avions beaucoup bu, tous les deux, elle était désespérée, j’avais envie de baiser et elle était baisable alors je l’avais suivie chez elle. J’ignorais, à ce moment, qu’elle avait deux jeunes filles, seules à la maison, et ce n’est qu’au matin, alors que je m’apprêtais à partir tôt, souhaitant ne plus jamais revoir cette femme de ma vie, que j’avais croisé Ivy à la cuisine qui préparait son petit déjeuner et celui de sa sœur plus jeune. Vous vous doutez de la suite des évènements. Je ne suis pas parti. Je n’ai jamais aimé la mère des filles, mais être avec elle m’avait permis de réaliser un rêve; celui de devenir père. « …Elle a emprunté beaucoup d’argent à l’un de ces connards qui trainent près des casinos en promettant de belles sommes… ». Je donnai un coup de paume sur le volant de la camionnette en jurant. Toujours la même histoire avec cette femme. « Combien, cette fois? », demandais-je plus comme exclamation que comme une réelle question. « J’ai quitté le cabaret, le patron m’a frappé une fois de trop … ».

Cette fois, je donnai un coup de volant vers la droite pour stationner la camionnette en bordure de la route : « Quoi?! ». « … Et j’ai rencontré un Italien assez sympa qui m’a proposé un boulot qui paie vraiment bien. », poursuit-elle, souhaitant probablement tout me dire sans aucune interruption, chose que j’ai bien de la difficulté à faire, laissez-moi vous le dire!  « Attends, attends, attends! L’enfoiré t’a frappé? Et c’est qui cet Italien? Quel genre de boulot? », que je demande, en passant une main dans mes cheveux. Trop d’informations en trop peu de mots. Décidément, j’ai manqué beaucoup de choses de la vie de ma fille pendant mon séjour en prison. Ivy poursuit, toujours sans me regarder, ce qui me fait penser qu’elle doit me cacher encore beaucoup de détails qu’elle préférerait garder pour elle : « Beaucoup de monde a voulu rembourser la dette de maman, mais avant que tu ne le demandes à ton tour, je vais m’en sortir, seule. On s’en sort bien avec Maddy. Mon boulot suffit. ».

Cette fois, je coupe le contact pour éteindre le moteur. La radio s’éteint, le silence revient et je fixe Ivy d’un air grave. « Regarde-moi. Premièrement, il est hors de question que je te laisse rembourser seule les dettes de cette folle (désolé de parler ainsi de ta mère). J’ai pas d’argent, mais je peux en trouver, tu dois seulement me laisser le temps. Putain! Ivy! Pourquoi tu m’as jamais parlé de tout ça? C’est pas parce que je suis en prison que je suis sans ressources! Le gang, c’est ta famille aussi! C’est incroyable… ». Je soupire, tournant les yeux vers la route devant nous et une nouvelle fois, je frappe le volant de la camionnette (la pauvre). « Ton patron… tu veux que je m’en occupe? », que je demande, d’un ton froid. Je n’ai pas besoin de l’approbation de ma fille pour lui faire payer d’avoir osé lever la main sur elle, il va le regretter d’une façon ou d’une autre, mais ça me donne meilleure conscience. « Le trou de cul… », ajoutais-je pour moi-même, imaginant déjà mon poing lui défoncer la gueule. « Si j’avais su… ». Nouveau coup contre le volant. Et puis, j’ai besoin de sortir de cette camionnette.

Enragé, j’ouvre la portière et la referme brusquement en descendant de la camionnette. Je dois me calmer. Les psychologues parmi vous diront probablement qu’une partie de ma colère était dirigée vers moi puisque je me sentais impuissant face à la situation dans laquelle j’avais laissé ma fille pendant mon absence… je vous emmerde!

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MessageSujet: Re: "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip   "I know I'll be coming home soon" | Ivy&Chip EmptySam 18 Mai - 22:11

Enfin elle fini par ouvrir la bouche pour arrêter le massacre de la chanson passant sur le poste de radio. Pas que la musique la dérangeait ni la voix pas terrible de son père mais il fallait qu’elle parle et le lieu s’y prêtait. Il valait mieux tout avouer avant que tout s’effondre comme un château de carte ou pire, qu’il apprenne cela de la part d’une autre personne malveillante envers eux tous. La danseuse n’a jamais souhaité provoqué les colères de son père ni le décevoir aussi. Mais malheureusement certains chemins poussent à faire des choix pour la survie de tous. Et pour sa famille, Ivy a donc dû choisir entre l’argent et le confort ou la pauvreté et une vie de galère en restant dans son ancien cabaret. Il y a un peu plus d’un an maintenant, tout s’était terminé. Il y a un peu plus d’un an à présent elle était devenue l’escorte favorite du clan Visconti mais aussi la favorite dans les bras de Cesco. Alors elle parle à voix basse, avouant doucement les nouveautés de sa vie, provoquant tout de même la colère de Chip, grondant au fin fond de lui au départ. Elle ne répond pas aux questions, elle ne lui dit pas combien sa mère avait prit cette fois et quelle somme devait être remboursée. Il y avait bien trop et Ivy pouvait y subvenir seule au fur et à mesure avec son nouveau travail. La camionnette ralentit, tandis que le cœur d’Ivy se met à marteler plus fort dans sa poitrine. « T’en fais pas pour mon ancien boss … Je crois qu’il a eu ce qu’il méritait. L’Italien a certainement dû se charger de son cas. » Mais elle ne dit pas qui il est, elle ne révèle rien des activités de Francesco qu’elle sait plus que douteuse. Chip n’est pas tout blanc mais il vaut mieux garder certaines choses sous silence. Mise à part l’intituler de son nouveau poste, là, elle n’aura pas le choix que de lui expliquer que des mecs hypers riches se paye sa compagnie mais qu’elle ne couche pas forcément avec eux … Comment le lui faire comprendre sans qu’elle ne se fasse hurler dessus ? Mystère.

Elle lui explique qu’elle ne souhaite aucune aide pour rembourser la dette et cette fois, ça doit être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Chip coupe le moteur, Ivy lui glisse un regard sans oser l’interrompre quand il lui demande de le regarder. Non, elle refuse tout aide car il s’agit de sa mère et donc de ses propres emmerdes, pas celles des autres ni celles de Chip, mais bien les siennes et uniquement à elle. C’est sa mère, sa propre mère qui la fou dans la merde jusqu’au cou avec Maddy. Il n’y a qu’elle et uniquement elle qui puisse sortir de sa famille hors de l’eau. Ivy n’avait pas besoin d’aide, n’avait besoin de personne pour régler cette histoire un jour. Chip vient frapper le volant d’un coup sec, Ivy retient son souffle en reculant légèrement, non sans surprise du geste de son père. « Pas besoin de t’en occuper. C’est déjà fait, je pense. » Qu’elle hausse les épaules pour tout de même lui apporter des réponses. Si elle venait à être trop silencieuse, il se poserait des questions. Il s’énerve, elle peut presque sentir la colère qui monte en prenant les révélations en pleine gueule. La danseuse se pince les lèvres tout en le regardant sortir de la voiture. Elle laisse s’écouler à peine dix secondes avant de sortir à son tour, sans claquer la portière de cette carcasse qui serait capable de les laisser tomber juste pour tout le mal qu’ils lui font.

« Papa … Je travaille, un bon boulot même. J’ai pas demandé d’aide au gang parce que je n’en ai pas envie. » Et parce qu’elle n’a aucune envie d’avoir encore plus de problème, ne sachant pas si le prêteur sur gage de leur mère avait beaucoup de contacts ou non dans le domaine. Ou encore s’il était réellement influent comme il le prétend. Elle n’était pas en mesure de pouvoir vérifier tout ça mais elle finira bien par trouver le temps de continuer à mener l’enquête pour savoir comment détruire cette pourriture. Et aussi comment arrêter sa mère de jouer et de tout dépenser.

Prenant un risque, la blonde s’avança vers lui, s’approchant de manière à être assez proche de lui pour poser sa main sur son épaule pour tenter de l’apaiser. « Il y a eu des emmerdes pendant ton absence, c’est vrai. » Qu’elle commence d’une petite voix. « Mais tu te souviens bien de comment tu m’as retrouvé avec Maddy, au tout début … » Qu’elle tente de jouer sur la corde sensible. « On a jamais eu la vie simple, même si t’as été là plus que besoin, alors t’inquiète pas. Encore une fois, je joue mon rôle de grande sœur pour trouver de quoi manger au petit dej’ chaque matin. » Qu’elle sourit, aussi triste cela soit-il. « Je sais que tu es là pour nous aider, mais là … C’est les conneries de maman. Pas les tiennes. Et c’est moi sa fille. » Qu’elle sourit malgré tout.
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